De nombreuses voix continuent de réclamer le départ du chef de l'Etat. Depuis lundi matin, les responsables de La France insoumise remettent sur la table l'hypothèse d'une destitution d'Emmanuel Macron. "On voit bien que c'est son obstination qui bloque le pays", estime le député LFI de Seine-Saint-Denis Eric Coquerel sur France Inter. "
Nous demandons l’examen immédiat de la motion déposée par 104 députés pour la destitution d’Emmanuel Macron", réclame Jean-Luc Mélenchon sur X(Nouvelle fenêtre).
Les insoumis exigent le départ d'Emmanuel Macron depuis l'été 2024 et son refus de nommer un Premier ministre de gauche malgré l'arrivée du Nouveau Front populaire en tête aux législatives, avec une majorité très relative. Jugée alors recevable par le bureau de l'Assemblée, leur procédure de destitution avait été largement rejetée en commission des lois, le 2 octobre 2024. Le 11 septembre, les insoumis ont déposé une nouvelle motion(Nouvelle fenêtre), également signée par des députés des groupes écologiste et communiste. Le bureau de l'Assemblée, où la gauche ne possède plus la majorité depuis la semaine dernière, doit l'examiner mercredi.
La réforme constitutionnelle de 2007 a mis en place une procédure de destitution du président de la République, "en cas de manquement à ses devoirs manifestement incompatible avec l'exercice de son mandat". Mais de nombreuses étapes sont nécessaires avant de la voir aboutir, avec, d'abord, l'aval du bureau de l'Assemblée, puis de la commission des lois. Il faut ensuite que les deux tiers des élus de l'Assemblée et du Sénat votent pour, puis que les deux tiers de l'ensemble des parlementaires réunis en Haute Cour l'approuvent. Depuis sa mise en place, cette procédure n'a encore jamais abouti.
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