
Envoyé par
LouiG
Il est évident qu'une grande partie des utilisateurs de t411 l'utilisait pour accéder à du contenu qui n'était pas encore libre de droits.
Cherchons maintenant une explication logique, et remarquons que t411 était le seul «*fournisseurs d'accès*» à certains services, et que la SACEM (et autres) se tire une fois de plus une balle dans le pied.
Quels contenus étaient mis en ligne sur t411 ? Cela incluait :
- des films libres de droits, et totalement introuvables ailleurs dans le commerce ou sur internet, mais qui étaient disponibles sur t411 grâce à l'excellent système de ratios ; c'est une partie de la culture qui peut désormais tomber dans l'oubli : un film introuvable est un film non visionné. Un tel film appartiendra désormais à l'histoire, et seuls des historiens ayant accès à des archives y auront accès (car il serait connu que les vidéothèques puissent apporter une solution ; ce n'est pas le cas).
- des épisodes de séries sortis récemment, et introuvables dans le commerce car non encore sortis en DVD ou sur des services comme netflix. Bien que certaines solutions se développent, ces dernières comportent des lacunes ; en effet, pourquoi l'amateur devrait-il payer un abonnement complet à la BBC alors qu'il souhaite seulement regarder en différé le dernier épisode de Doctor Who du vendredi soir ?
Dans toutes ces situations, aucun service légal ne permet donc de se les procurer.
Bien entendu, il y avait beaucoup de contenu illégal que l'ont pouvait se procurer : par exemples les films sortis en DVD. Pour ceux-ci, et seulement pour ceux-ci, je pense que la SACEM a raison.
M'est avis que le streaming cause d'ailleurs bien plus de pertes à ces organismes que t411...
En ce qui me concerne, et je sais ne pas être le seul, j'achète régulièrement et a posteriori (ie après l'avoir découvert) du contenu que j'apprécie que ce soient des CD de musique ou des DVD ; mais au prix que cela coûte, il serait débile que j'achète tout ce que j'ai envie d'écouter/voir, parce qu'il faudrait que je le revende ensuite ; mais c'est de toute façon impossible, faute de services, comme nous venons de le voir.
Ainsi, interdire la découverte de contenu ne permet pas à la SACEM ou autre de gagner plus d'argent (du moins de ma part) : je n'achèterai pas plus de contenu qu'avant, le budget n'étant pas extensible. Et au contraire, n'ayant pas la possibilité de découvrir le contenu avant l'achat, j'aurais tendance à moins acheter. Eh oui, un investissement est risqué par nature ! Si je ne suis pas sûr, je n'achète pas, et c'est tout. Plus on consomme, plus on consomme ; et en ce qui me concerne, plus je consomme de contenu gratuit (légal, ou pas), plus je consomme de contenu payant.
Et puis comment ces organismes peuvent-ils évaluer le préjudice ? Il est absurde de prétendre que les utilisateurs auraient tous payé pour voir le film qu'ils ont téléchargé illégalement ! Du point de vue de la logique pure, il suffit d'un unique témoignage, et voici le mien : je ne suis pas prêt à payer plus que je le fais déjà pour plus de contenu. Et ce raisonnement est valable ailleurs : je refuse de voir des publicités, donc j'ai adblocks, et si un site internet me refuse l'accès à son contenu parce que j'ai adblocks, eh bien ok, je ne le regarde pas. Pourtant Youtube ne m'interdit pas de regarder le contenu, alors même qu'il est censé être monétisé et que j'ai adblocks, comment ce fait-ce ? Le fonctionnement de Youtube m'intéresse, il semble avoir tous les avantages sans les inconvénients (pour un contenu différent).
Pourquoi les chanteurs publient-ils leurs contenus sur Youtube, apparemment disponibles à tout le monde ? Pourquoi ce système ne pourrait-il pas être adapté ?
D'ailleurs, c'est un peu un fonctionnement similaire pour le jeu vidéo League of Legends : gratuit, et on ne paye que si on veut. Et ça marche très bien ! Il en va de même pour Facebook (même si je ne cautionne pas le fait que Facebook impose les publicités aux utilisateurs). Ces modèles économiques de Youtube, League of Legends ou Facebook ne seraient-ils pas transposables ? Les journaux ont déjà tenté de s'y
On ne parle pas ici d'une pratique qui ne concerne qu'une petite partie de la population, et sans dire qu'il faut changer le système, je pense qu'il faut l'adapter. C'est le principe d'une manifestation ou d'une pétition : ça permet de se rendre compte d'un problème de grande ampleur ; et ce n'est pas en mettant des œillères qu'on le résoudra, ça c'est sûr.
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