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  1. #181
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    Par défaut Apple introduit le chargement latéral et les boutiques d'applications alternatives sur l'iPhone dans l'UE
    Apple introduit le chargement latéral et les boutiques d'applications alternatives sur l'iPhone dans l'Union européenne avec iOS 17.4
    l'entreprise se plie ainsi aux exigences du DMA

    Apple a publié jeudi la première version bêta d'iOS 17.4 et introduit des changements majeurs dans la distribution d'applications sur l'iPhone pour les utilisateurs dans l'Union européenne. Cette nouvelle mouture ouvre pour la première fois l'iPhone à ce qu'Apple appelle "des places de marché d'applications alternatives". Apple affirme que cela permettra aux développeurs de proposer leurs applications iOS en téléchargement sur des places de marché d'applications alternatives et contribuera à protéger leur propriété intellectuelle. Ces changements interviennent avant la date limite du 6 mars 2024 fixée par l'UE pour se conformer à la loi sur les marchés numériques (DMA).

    Apple annonce la prise en charge des places de marchés d'applications tierces sur iOS

    Apple se plie aux exigences de la loi européenne sur les marchés numériques (Digital Markets Act - DMA) après avoir passé des mois à le contester. Cela force l'entreprise à effectuer le plus grand changement au sein de l'écosystème des applications iOS depuis le lancement de l'App Store en 2008. Apple autorise pour la première fois les boutiques d'applications tierces sur iOS, ce qui met fin à la position de l'App Store en tant qu'unique distributeur d'applications pour l'iPhone et ouvre la voie à de nouvelles expériences pour les utilisateurs. Selon Apple, ces changements seront effectifs avec la sortie d'iOS 17.4 en mars.

    À partir d'iOS 17.4, les utilisateurs de l'UE pourront télécharger une place de marché à partir de son site Web. Pour pouvoir être utilisées sur un iPhone, ces places de marché doivent passer par le processus d'approbation d'Apple, et une fois que vous en aurez téléchargé une, vous devrez lui donner explicitement l'autorisation de télécharger des applications sur votre appareil. Mais une fois la place de marché approuvée et installée sur votre appareil, vous pouvez télécharger tout ce que vous voulez, y compris des applications qui ne respectent pas les règles de l'App Store. Le fabricant de l'iPhone ne peut pas vous en empêcher.

    Nom : Apple-EU-Digital-Markets-Act-updates-hero_big.jpg.large.jpg
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Taille : 22,1 Ko

    Vous pouvez même définir une place de marché n'appartenant pas à l'App Store comme place de marché par défaut sur votre appareil. Apple prévoit toujours de surveiller de près le processus de distribution des applications. Chaque application, quels que soient le lieu et le mode de distribution, devra satisfaire aux exigences de la notarisation. Dans le cadre de ce processus, les applications recevront une clé d'installation, passeront par une série de contrôles automatisés et seront soumises à ce qu'Apple décrit comme un examen humain de base. Apple précise que la notarisation vérifiera les points suivants :

    • exactitude : les applications doivent représenter fidèlement le développeur, les capacités et les coûts pour les utilisateurs ;
    • fonctionnalité : les fichiers binaires doivent pouvoir être examinés, ne pas présenter de bogues ou de pannes graves et être compatibles avec la version actuelle d'iOS. Ils ne peuvent pas manipuler le logiciel ou le matériel de manière à nuire à l'expérience de l'utilisateur ;
    • sûreté : les applications ne peuvent pas inciter l'utilisateur ou le public à subir des dommages physiques ;
    • sécurité : les applications ne peuvent pas permettre la distribution de logiciels malveillants, suspects ou indésirables. Elles ne peuvent pas télécharger de code exécutable, lire en dehors du conteneur ou inciter les utilisateurs à réduire la sécurité de leur système ou de leur appareil. En outre, les applications doivent être transparentes et permettre à l'utilisateur de donner son accord pour qu'une partie puisse accéder au système ou à l'appareil, ou reconfigurer le système ou d'autres logiciels ;
    • vie privée : les applications ne peuvent pas collecter ou transmettre des données privées ou sensibles à l'insu de l'utilisateur ou d'une manière contraire à l'objectif déclaré du logiciel.


    Les développeurs, quant à eux, peuvent choisir d'utiliser les services de paiement et les achats intégrés d'Apple ou d'intégrer un système de paiement tiers sans payer de frais supplémentaires à Apple. Si le développeur souhaite s'en tenir au système de paiement intégré existant d'Apple, il devra s'acquitter de frais de traitement supplémentaires de 3 %. Les développeurs ne pourront distribuer qu'une seule version de leur application dans différents magasins d'applications, et ils devront toujours se conformer à certaines exigences de base de la plateforme, notamment la recherche de logiciels malveillants.

    Comment fonctionneront les places de marchés d'applications alternatives sur l'iPhone

    Afin de rendre leur application disponible sur une place de marché alternative, les développeurs devront contacter le développeur de la place de marché pour recevoir un jeton de sécurité requis pour la distribution alternative. Ensuite, en utilisant App Store Connect, les développeurs pourront ajouter et supprimer des places de marché et sélectionner les applications qu'ils ont l'intention de distribuer sur chaque place de marché. Un développeur peut, par exemple, choisir de rendre son application disponible sur une ou plusieurs places de marché tierces et sur l'App Store. Ou il peut choisir de ne pas utiliser l'App Store.

    Cela signifie que le développeur souhaite distribuer son application uniquement par le biais de places de marché tierces. Apple prélèvera une commission de 0 % sur les applications distribuées en dehors de l'App Store. Dans le même temps, les développeurs des places de marché d'applications alternatives doivent payer une nouvelle redevance technologique de base de 0,50 € par installation annuelle, pour le téléchargement de la place de marché d'applications alternatives elle-même. Pour les places de marché d'applications, la redevance s'applique immédiatement - il n'y a pas de million d'installations gratuites.

    L'entreprise précise : « la suppression d'un développeur de place de marché autorisé empêche l'installation de nouvelles applications et de mises à jour à partir du site Web du développeur. La suppression d'une application de place de marché supprime toutes les données associées de l'appareil et arrête les mises à jour des applications de cette place de marché, ce qui peut affecter les caractéristiques et les fonctions des applications installées à partir de la place de marché ». À l'avenir, les développeurs pourraient ne payer aucune commission à Apple dans l'UE, selon la manière dont ils distribuent leurs applications.

    Apple modifie le mode de fonctionnement de ses structures tarifaires, tant pour l'App Store que pour les applications nouvellement distribuées en dehors de celui-ci. Les développeurs peuvent choisir d'utiliser ces nouvelles conditions commerciales ou de s'en tenir au modèle existant et de continuer à distribuer leurs applications par l'intermédiaire de l'App Store. Selon les nouvelles conditions annoncées par Apple, les applications distribuées par le biais de l'App Store qui choisissent d'utiliser un système de paiement alternatif paieront une commission de 17 % (au lieu de 30 %) sur les biens et services numériques.

    Ce taux de commission tombe à 10 % pour les applications qui bénéficient actuellement du taux réduit d'Apple pour les "petites entreprises". La commission supplémentaire de 3 % s'applique alors aux développeurs qui choisissent d'utiliser le système de traitement des paiements d'Apple. Apple estime que plus de 99 % des développeurs "réduiront ou maintiendront les frais qu'ils doivent à Apple" dans le cadre des nouvelles conditions commerciales et que "moins de 1 %" des développeurs paieront une redevance de technologie de base.

    Les effets du DMA sur les pratiques anticoncurrentielles présumées d'Apple et des Big Tech

    En plus d'autoriser d'autres magasins d'applications et systèmes de paiement, Apple ouvre également d'autres aspects de l'écosystème iOS dans l'UE. Les moteurs de navigateur alternatifs à WebKit seront autorisés pour la première fois, et les utilisateurs auront le choix entre plusieurs navigateurs alternatifs à installer lorsqu'ils ouvriront Safari pour la première fois sur iOS 17.4. Dans le même temps, l'App Store lui-même s'ouvre finalement également pour autoriser les services de streaming de jeux dans le monde entier, qui, jusqu'à présent, étaient pratiquement interdits en vertu des politiques existantes d'Apple.

    Comme l'a annoncé la Commission européenne la semaine dernière, Apple se prépare également à autoriser les développeurs de l'Espace économique européen à proposer des paiements NFC dans leurs applications tierces. Le DMA a contraint Apple à ouvrir davantage l'écosystème iOS qui était jusque-là un jardin clos sur lequel Apple exerçait un contrôle excessif et était à la fois juge et partie. Au fils des ans, de nombreux développeurs, dont Epic Games, ont poursuivi Apple pour ses pratiques, mais le fabricant de l'iPhone s'en est toujours relativement bien sorti. Toutefois, le DMA vient changer radicalement la donne.

    Adoptée en septembre 2022, la DMA est la tentative la plus forte de l'UE pour contrôler les pratiques anticoncurrentielles présumées des Big Tech, que la loi qualifie de "gatekeepers" (gardiens ou contrôleurs d'accès). En septembre dernier, l'UE a désigné Apple comme contrôleur d'accès et a listé son App Store, son navigateur Safari et son système d'exploitation iOS comme des services de plateforme de base qui devront se conformer aux règles de la DMA. Le règlement est vaste, mais la Commission européenne affirme qu'il contient les exigences nécessaires pour protéger les utilisateurs et leur donner encore plus de choix.

    Les développeurs qui ont critiqué le contrôle exercé par Apple sur la distribution des applications iOS devraient s'emparer de ces changements. En début de semaine, Spotify, qui critique depuis longtemps la commission de 30 % d'Apple, a annoncé son intention de réintégrer les achats intégrés dans son application iOS pour permettre aux utilisateurs de mettre à jour leurs abonnements ou d'acheter des livres audio dans l'UE après l'entrée en vigueur de la DMA. Toutefois, on ne sait pas si l'entreprise acceptera de continuer à payer une commission de 17 % à Apple si elle utilise un autre processeur de paiement de l'App Store.

    Spotify a déjà critiqué les projets d'Apple de facturer une commission de 27 % sur les paiements alternatifs aux États-Unis. L'on devra attendre pour voir si les changements apportés par Apple satisferont Epic Games, son détracteur le plus virulent, qui s'est battu contre ce que l'on appelle la "taxe Apple". Mais après des années de débats théoriques et d'âpres discussions devant les tribunaux, nous sommes sur le point de savoir si les utilisateurs, du moins dans l'UE, se soucient autant des boutiques d'applications et des méthodes de paiement alternatives ou s'ils choisiront de s'en tenir aux options internes d'Apple.

    La Commission européenne a également désigné Amazon, Meta et Microsoft, ainsi que ByteDance, la société mère de TikTok, et Alphabet, la société mère de Google, comme étant des contrôleurs d'accès dans le cadre du DMA. Meta, Google et Microsoft ont déjà annoncé qu'ils allaient modifier leurs services à la suite de l'entrée en vigueur du DMA. Le système d'exploitation Android de Google a également été désigné comme un service de plateforme principal en vertu du DMA.

    Cependant, selon les analystes, il est probable qu'Android devra apporter moins de changements qu'iOS étant donné qu'il autorise déjà techniquement le chargement latéral et les boutiques d'applications tierces (même si ses politiques en la matière se sont avérées controversées). La Commission européenne a refusé de commenter les annonces faites jeudi par Apple.

    Source : Apple

    Et vous ?

    Quel est votre avis sur le sujet ?
    Que pensez-vous des changements annoncés par Apple dans l'écosystème iOS ?
    Quels impacts ces changements pourraient-ils avoir sur les utilisateurs de l'iPhone ?
    Les utilisateurs se soucient-ils autant des boutiques d'applications alternatives et du chargement latéral ?
    Quels impacts les changements d'Apple pourraient-ils avoir sur les développeurs d'applications ?

    Voir aussi

    Apple devrait autoriser le chargement latéral à partir d'iOS 17, mais cette fonctionnalité pourrait n'être disponible qu'en Europe, le DMA de l'UE contraint Apple à mettre en place ce changement

    DMA : moyennant des frais et quelques restrictions, Apple prévoit d'autoriser les téléchargements d'applications en dehors de l'App Store pour la première fois sur iPhone en Europe

    Apple annonce iOS 17 avec le mode de chargement StandBy et une meilleure correction automatique. Toutefois, la mise à jour délaisse ses applications phares et manquerait d'innovation

  2. #182
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    Ils ont établi un tarif à la Unity... qui pourrait bien accepter une telle restriction ?!

    Les seules actions justifiables sont les suivantes :

    - Les utilisateurs devraient jouir du droit d'installer ce qu'ils désirent à partir de n'importe quelle source, sans avoir besoin d'un compte Apple et sans être confrontés à des messages alarmants !

    - Les développeurs devraient avoir le droit de distribuer leurs applications depuis n'importe quelle source, sans être contraints à utiliser un compte Apple et sans avoir à rendre des comptes à cette entreprise.

    - Les développeurs devraient être identifiés uniquement par un certificat de signature de code valide sur toutes les plateformes. Et bien sûr, plusieurs fournisseurs de ces certificats doivent exister pour une concurrence saine. Sous Windows, cela marche plutôt bien et c'est un bon compromis entre sécurité et liberté.

    Point final.

  3. #183
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    Je suis tout à fait d'accord. Par contre personne ne nous oblige à acheter un iPhone, alors pourquoi ils ne sont pas boycottés ? Jamais je n'acheterais un iPhone, et pourtant je déteste l'ergonomie d'Android par rapport à iOS.
    Ma page sur developpez.com : http://chrtophe.developpez.com/ (avec mes articles)
    Mon article sur le P2V, mon article sur le cloud
    Consultez nos FAQ : Windows, Linux, Virtualisation

  4. #184
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    Citation Envoyé par juju26 Voir le message
    Ils ont établi un tarif à la Unity... qui pourrait bien accepter une telle restriction ?!

    Les seules actions justifiables sont les suivantes :

    Les utilisateurs devraient jouir du droit d'installer ce qu'ils désirent à partir de n'importe quelle source, sans avoir besoin d'un compte Apple et sans être confrontés à des messages alarmants !
    Les développeurs devraient avoir le droit de distribuer leurs applications depuis n'importe quelle source, sans être contraints à utiliser un compte Apple et sans avoir à rendre des comptes à cette entreprise.

    Point final.
    Dans un monde idéal, c'est évident et c'est comme ça que ça se passe pour le desktop, en gros.
    Mais voyez le niveau des utilisateurs de smartphone : Même avec des gardes-fous, ils se font arnaquer en continu sur leurs téléphones.
    Libérez les sources d'installation, et vous aurez dans les cinq minutes un abruti qui appellera le support Apple pour se plaindre de la magnifique application qu'il vient d'installer de n'importe où. Puis, comme le support n'y pourra rien, le fâcheux se répendra sur les réseaux sous la forme "Apple, c'est dégueulasse", comme ça se pratique déjà très couramment.
    Je crois donc que la pesée d'intérêts qui a abouti à l'app store est très pertinente.
    Il y a un monde entre le comportement rationnel et les réseaux sociaux, et il est bien connu que plus on fait hurler la meute, plus on a de succès.
    Qu'on s'entende : J'ai apprécié le Apple des années Jobs, le retour. Aujourd'hui, je suis très dubitatif même quant à l'avenir de cette société, engluée dans une mythologie irrationnelle et ayant perdu les fondamentaux de sa créativité. Mais ce n'est pas pour autant qu'il faut la fragiliser davantage en lui cassant les pattes arrières.

  5. #185
    Responsable Systèmes


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    Je suis d'accord avec tes arguments, la problématique étant qu'ils prennent 30% des gains passant par l'appstore, c'est là le prob.
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  6. #186
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    Citation Envoyé par TJ1985 Voir le message
    Dans un monde idéal, c'est évident et c'est comme ça que ça se passe pour le desktop, en gros.
    Mais voyez le niveau des utilisateurs de smartphone : Même avec des gardes-fous, ils se font arnaquer en continu sur leurs téléphones.
    Libérez les sources d'installation, et vous aurez dans les cinq minutes un abruti qui appellera le support Apple pour se plaindre de la magnifique application qu'il vient d'installer de n'importe où. ...

    Les arnaques financières se font essentiellement par SMS ou email. Dans cette logique, Apple devrait donc vérifier chaque conversation avant que l'utilisateur ne l'ouvre !!

    iOS n'est-il pas censé être sécurisé et les applications fortement isolées dans des conteneurs ? Une application ne peut donc pas lire/écrire en dehors de son conteneur, sauf via une faille de sécurité.

    Sous Android, par exemple, Daam exploite des failles sur les modems 5G.

    C'est la conception et la maintenance du système d'exploitation qui sont la clé de la sécurité... pas le contrôle des applications tierces qui n'est là que pour une question d'argent.

  7. #187
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    Citation Envoyé par chrtophe Voir le message
    Je suis d'accord avec tes arguments, la problématique étant qu'ils prennent 30% des gains passant par l'appstore, c'est là le prob.
    + le droit de vie ou de mort sur vos applications (dernier exemple ici).
    Distribuer une application sur iOS est risqué car vous n'avez pas plusieurs clients, mais un seul : Apple. Avoir une entreprise avec un seul client est bien trop risqué.

  8. #188
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    Par défaut Insulte éhontée, conformité malveillante, régime d'extorsion : l'industrie réagit aux changements d'Apple
    Insulte éhontée, conformité malveillante, frais inutiles, régime d'extorsion : l'industrie réagit aux changements proposés par Apple en Europe
    concernant la loi sur les marchés numériques

    En réponse aux nouvelles réglementations de l’UE, Apple a annoncé jeudi qu’il permettrait aux développeurs iOS de distribuer des applications en dehors de l’App Store à partir de mars, à condition qu’ils soumettent toujours leurs applications à l’examen d’Apple et qu’ils paient des commissions. Mais les critiques estiment que ces changements ne vont pas assez loin et qu’Apple conserve trop de contrôle.

    Apple a fait une annonce importante concernant les changements apportés à iOS, Safari et l'App Store dans l'Union européenne en réponse à la loi sur les marchés numériques (DMA).

    Avec l'adoption du DMA, Apple est contraint de modifier son modèle. L'entreprise ne l'a pas fait sans sa combativité habituelle (l'entreprise a tenté jusqu'au dernier moment de se faire retirer de la liste des « gardiens » à qui cette loi va s'appliquer, indiquant par exemple qu'elle gère cinq différents App Store et non un seul comme le prétend l'Union européenne) et d'une manière largement insatisfaisante.

    Il faut dire que cela est loin d'être une surprise : la position d'Apple a été de défendre au maximum ses pratiques contre tout changement. L'entreprise prétend que seule Apple peut protéger la sécurité et la vie privée des utilisateurs et qu'elle est la seule à pouvoir innover sur ces marchés.

    Pour mémoire, le DMA stipule que les services numériques qui ont plus de 45 millions d’utilisateurs actifs par mois et plus de 10 000 utilisateurs professionnels actifs par an dans l'UE doivent être classés comme "gatekeepers" (ou "gardiens") et sont soumis à une série de règles et d’obligations. En vertu du DMA, l'UE a classé l'App Store d'Apple comme un gardien. Cela signifie qu'Apple doit autoriser la concurrence sur le marché des applications pour l'iPhone. Apple a été contraint dans un premier temps d'autoriser le téléchargement des applications en dehors de l'App Store sur les appareils iOS, mais le DMA force également l'entreprise à autoriser des boutiques d'applications concurrentes sur l'iPhone.


    Une interprétation de la loi pensée pour dissuader les développeurs de s'essayer à autre chose

    L'interprétation d'Apple

    Tout d'abord, Apple n'a pas d'autre choix que d'autoriser d'autres magasins d'applications, mais souhaite conserver un large contrôle. Bien que les différentes étapes que devront franchir les aspirants fournisseurs de boutiques d'applications ne soient pas tout à fait claires, il est probable qu'elles soient onéreuses. À plusieurs reprises, Apple a cherché à introduire des frictions pour rendre les changements difficiles (par exemple, en réponse aux conclusions de l'autorité néerlandaise de la concurrence selon lesquelles elle avait commis un abus de position dominante). On peut s'attendre à la même approche dans le cas présent. Mais en tout état de cause, les magasins d'applications tiers alternatifs seront confrontés à de sérieux défis.

    Deuxièmement, Apple a également l'obligation de permettre le "sideloading" (qui inclut la possibilité de télécharger des applications directement à partir d'un site web, comme les logiciels peuvent être téléchargés à partir de sites web sur les PC), mais l’entreprise interprète cette obligation de manière extrêmement restrictive : « Le sideloading fait référence au téléchargement d'applications iOS en dehors d'une place de marché d'applications officielle - et dans l'UE, les utilisateurs auront la possibilité d’effectuer leurs téléchargements sur d'autres places de marché qui proposent des applications à télécharger ». En d'autres termes, le téléchargement direct d'applications ne sera pas possible à partir du web (bien que cela soit parfaitement possible à partir des PC, y compris les iMacs).

    Curieusement, Apple affirme que « le sideloading est l'une des nombreuses raisons pour lesquelles, dans l'Union européenne, les modifications apportées par le DMA aboutiront à un système moins sûr que le modèle en place dans le reste du monde », et s'en sert comme excuse pour introduire une série de contrôles qui brouilleront ses obligations au titre de l'article 6, paragraphe 4, du DMA. Par exemple, les applications devront être notariées, Apple définissant la notarisation comme « un examen de base qui s'applique à toutes les applications, quel que soit leur canal de distribution, axé sur les politiques de la plateforme en matière de sécurité et de protection de la vie privée et sur le maintien de l'intégrité de l'appareil ». Si tel est le cas, on ne voit pas bien pourquoi les applications notariées ne peuvent pas être téléchargées directement depuis le web.

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    Les implications pour les développeurs

    Troisièmement, Apple a fait l'objet d'une enquête de la part de diverses autorités de la concurrence pour avoir obligé les développeurs d'applications qui vendent des produits et des services numériques à utiliser sa solution de paiement in-app (IAP). Apple n'a pas réussi à convaincre les régulateurs de la nécessité de l'IAP obligatoire, et l'article 5, paragraphe 7, du DMA le rend désormais illégal. Apple n'a donc pas d'autre choix que de permettre aux développeurs d'applications d'utiliser un autre prestataire de services de paiement ("PSP") ou d'établir un lien pour l'achat. Mais cette possibilité est soumise à une série de conditions qui dissuaderont les développeurs d'applications d'utiliser des PSP alternatifs :
    • Tout d'abord, Apple a décidé de rendre difficile l'utilisation de ces options en obligeant les développeurs d'applications désireux d'utiliser d'autres PSP à passer par de multiples étapes. Apple introduit des avertissements destinés à dissuader les utilisateurs d'utiliser les applications.
    • Deuxièmement, les développeurs d'applications utilisant d'autres options de paiement seront toujours soumis à une commission d'Apple. Cela dissuadera financièrement les développeurs d'applications d'utiliser ces options, car ils n'ont que très peu (voire rien) à y gagner.
    • Enfin, et surtout, les développeurs ne seront pas autorisés à « proposer à la fois l'achat dans l'application et d'autres PSP et/ou un lien d'achat aux utilisateurs dans leur application App Store sur la même vitrine ». Voilà pour le choix de l'utilisateur. Cette mesure place également les développeurs d'applications dans une position délicate. S'ils décident d'utiliser une autre option de paiement, non seulement ils ne seront pas incités financièrement à le faire, mais ils perdront probablement des revenus en raison de la réduction du taux de conversion associée aux frictions.

    Quatrièmement, Apple propose de nouvelles conditions commerciales alternatives pour les applications iOS dans l'UE. Celles-ci comportent trois éléments principaux :
    • « Commission réduite - Les applications iOS sur l'App Store paieront une commission réduite de 10 % (pour la grande majorité des développeurs, et pour les abonnements après leur première année) ou de 17 % sur les transactions de biens et services numériques, quel que soit le système de traitement des paiements choisi » ;
    • « Frais de traitement des paiements - Les applications iOS sur l'App Store peuvent utiliser le traitement des paiements de l'App Store moyennant des frais supplémentaires de 3 %. Les développeurs peuvent utiliser un fournisseur de services de paiement dans leur application ou relier les utilisateurs à un site web pour traiter les paiements sans frais supplémentaires de la part d'Apple » ;
    • « Frais de technologie de base (CTF) - Pour les applications iOS à très fort volume distribuées à partir de l'App Store et/ou d'une place de marché d'applications alternative, les développeurs paieront 0,50 € pour chaque première installation annuelle au-delà d'un seuil de 1 million. Selon les nouvelles conditions commerciales pour les applications européennes, Apple estime que moins de 1 % des développeurs paieront des frais de technologie de base pour leurs applications européennes ».


    Ainsi, pour les développeurs qui utilisent l'IAP, ce que la plupart d'entre eux continueront à faire pour les raisons susmentionnées, la redevance totale sera de 17% ou 10 % + 3 % + la redevance de technologie de base.

    Si l'on exclut les frais de technologie de base, la commission standard pour les développeurs d'applications utilisant l'IAP a donc été réduite de 10 %, bien que pour les petits développeurs d'applications et les abonnements après la première année, la réduction ne soit que de 2 %. Pour les développeurs d'applications utilisant des méthodes de paiement alternatives, la commission standard est réduite de 13 % et la commission pour les petits développeurs d'applications et les abonnements après la première année de 5 %, mais ils doivent payer les frais de traitement des paiements à leur propre PSP. Les frais de traitement des paiements varient en fonction d'un certain nombre de considérations. Le recours à d'autres prestataires de services de paiement ne permettra pas de réaliser beaucoup d'économies.

    Quant à la redevance sur les technologies de base, il s'agit d'une nouvelle redevance "de pacotille", qui affectera de manière disproportionnée les développeurs d'applications dont les revenus sont limités, mais dont les applications sont largement téléchargées. Il semble qu'il s'agisse d'un moyen astucieux pour Apple de récupérer les commissions réduites. Il est à noter que les développeurs de places de marché d'applications alternatives paieront le FCT pour chaque première installation annuelle de l'application, y compris les installations qui ont lieu avant que le seuil d'un million ne soit atteint. Ainsi, si un développeur d'applications décide de distribuer ses applications par l'intermédiaire d'une boutique d'applications tierce, il ne paiera aucune commission à Apple, à l'exception du FCT et de la commission qui sera facturée par la boutique d'applications en question.

    La question est bien sûr de savoir si les développeurs d'applications devraient être satisfaits de ces commissions réduites et si ces commissions sont FRAND (et donc conformes à l'article 6(12) du DMA).

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    Des développeurs en colère

    Plusieurs voix se sont élevées contre les dispositions prises par Apple.

    Le PDG d’Epic Games, Tim Sweeney, a déclaré : « Ils obligent les développeurs à choisir entre l’exclusivité de l’App Store et les conditions du magasin, qui seront illégales selon le DMA (Digital Markets Act), ou à accepter un nouveau système anticoncurrentiel également illégal, truffé de nouveaux frais abusifs sur les téléchargements et de nouvelles taxes Apple sur les paiements qu’ils ne traitent pas ».

    David Heinemeier Hansson, de 37signals, qui est également le créateur de Ruby on Rails a déclaré :

    Commençons par le régime d'extorsion qui s'abattra sur tout grand développeur qui serait tenté d'héberger son application dans l'un de ces nouveaux magasins d'applications alternatifs que l'UE a forcé Apple à autoriser. Prenons l'exemple de Meta. Leur application Instagram est utilisée par plus de 300 millions de personnes en Europe. Disons simplement, pour faciliter les calculs, qu'il y a 250 millions de personnes dans l'UE. Pour distribuer Instagram sur, disons, un nouveau Microsoft iOS App Store, Meta devrait payer à Apple 11 277 174 $ PAR MOIS ( !!!) en tant que "Core Technology Fee". Soit 135 MILLIONS DE DOLLARS par an. Juste pour le privilège de mettre Instagram dans un magasin concurrent. Il n'y a pas de frais s'ils restent exclusivement dans l'App Store d'Apple.

    Sacré racket, Batman ! Il s'agit peut-être de la tentative d'extorsion la plus flagrante jamais commise par une entreprise technologique dans le cadre d'une politique publique. Et Meta a de nombreuses applications à succès ! WhatsApp est encore plus populaire en Europe qu'Instagram, ce qui représente plus de 135 millions de dollars par an. Ensuite, ils doivent aussi payer pour l'application Facebook. Il y a aussi l'application Messenger. Vous ajoutez une centaine de millions ici et une centaine de millions là, et tout d'un coup vous parlez d'argent réel ! Même pour une grande entreprise comme Meta, ce serait une dépense insensée que de proposer toutes ses applications dans ces nouveaux magasins d'applications alternatifs.

    Ce qui, bien sûr, est tout à fait normal. Apple ne veut pas que Meta, ou qui que ce soit d'autre, utilise ces magasins d'applications alternatifs. Ils veulent que tout reste exactement en l'état, afin de pouvoir continuer à rafler la mise sans être dérangés. Cette pilule empoisonnée est donc explicitement conçue pour garantir qu'aucun magasin d'applications de seconde partie ne prenne jamais son essor. Sans aucune des grandes applications, il n'y aura pas de tirage au sort, et il n'y aura pas de magasins. Tous les efforts déployés par l'Union européenne pour créer une concurrence sur les marchés numériques n'auront servi à rien. Et Apple peut envoyer un signal clair : Si vous interrompez nos activités, nous vous le ferons regretter et nous vous le ferons payer. Ne résistez pas, laissez faire. Espérons que l'UE ne se contentera pas de laisser faire.
    Coalition of App Fairness, un organisme sectoriel qui représente plus de 70 entreprises, dont Tinder, Spotify, Proton, Tile et News Media Europe a déclaré :

    « Apple n'a manifestement pas l'intention de se conformer à la DMA. Apple introduit de nouveaux frais sur les téléchargements directs et les paiements qu'ils ne traitent pas, ce qui est contraire à la loi. Ce plan n'atteint pas l'objectif de la DMA d'accroître la concurrence et l'équité sur le marché numérique - il n'est ni juste, ni raisonnable, ni non discriminatoire », a déclaré Rick VanMeter, directeur exécutif de la Coalition for App Fairness.

    La proposition d'Apple oblige les développeurs à choisir entre deux options anticoncurrentielles et illégales. Soit ils s'en tiennent au terrible statu quo, soit ils optent pour un nouvel ensemble de conditions alambiquées qui sont néfastes pour les développeurs comme pour les consommateurs. Il s'agit là d'une nouvelle tentative de contourner la réglementation, comme nous l'avons vu aux États-Unis, aux Pays-Bas et en Corée du Sud. Le "plan" d'Apple est une insulte éhontée à la Commission européenne et aux millions de consommateurs européens qu'ils représentent - il ne doit pas être accepté et doit être rejeté par la Commission.
    Sources : Apple, Spotify, Coalition of App Fairness

    Et vous ?

    Que pensez-vous des changements proposés par Apple ? Sont-ils suffisants pour respecter le DMA ou sont-ils une tentative de le contourner ?
    Quels sont les avantages et les inconvénients de permettre aux développeurs iOS de distribuer leurs applications en dehors de l’App Store ?
    Quel impact ces changements auront-ils sur les utilisateurs iOS en termes de sécurité, de confidentialité, de choix et de prix ?
    Quelles sont les alternatives possibles pour réguler les pratiques des plateformes numériques dominantes comme Apple ?
    Comment l’UE devrait-elle réagir aux propositions d’Apple ? Doit-elle les accepter, les rejeter ou les modifier ?
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  9. #189
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    Citation Envoyé par chrtophe Voir le message
    Je suis d'accord avec tes arguments, la problématique étant qu'ils prennent 30% des gains passant par l'appstore, c'est là le prob.
    D'accord pour discuter de la quotité. Mais bon, validation plateforme, hébergement, moteur de recherche, publicité, sans compter les outils de développement que je n'aime pas mais qui sont quand même efficaces, mis à disposition pour des cacahuètes... Ça se défend.

    Pour s'en assurer il faut se faire le budget que représente le développement et la commercialisation d'une application.

    Au final, rien n'est gratuit, sauf chez Mélenchon, tout se paie, toujours. J'ajouterais qu'on en a souvent pour son argent, vieux lieu commun mais toujours pertinent.

  10. #190
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    Sauf que là la "taxe" est prohibitive.
    Ma page sur developpez.com : http://chrtophe.developpez.com/ (avec mes articles)
    Mon article sur le P2V, mon article sur le cloud
    Consultez nos FAQ : Windows, Linux, Virtualisation

  11. #191
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    Citation Envoyé par TJ1985 Voir le message
    D'accord pour discuter de la quotité. Mais bon, validation plateforme, hébergement, moteur de recherche, publicité, sans compter les outils de développement que je n'aime pas mais qui sont quand même efficaces...
    Une plateforme dépourvue d'applications tierces est condamnée à l'échec, comme en témoigne l'histoire de Windows Phone qui n'a pas réussi à attirer les développeurs.

    Pour qu'Apple puisse vendre avec succès ses ordinateurs et smartphones (à des prix élevés), elle a besoin du soutien des développeurs tiers. Ce n'est pas aux développeurs de supporter financièrement Apple.

  12. #192
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    L'Europe n'a pas dit avec le dma de faire un nouveau store régit par le constructeur, mais de s'ouvrir à la concurrence.
    Repeat after me
    Le monsieur lutte pour la défense des libertés individuelles et collectives

    Repeat after me...

  13. #193
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    je trouve que l'idée du "Core Technology Fee" ne respecte l'esprit de la lois européenne.

    un dev qui code avec un ide non apple, et déploie pour ios sur un store non apple avec un systeme de paiement non apple, apple n'a pas a percevoir le moindre centime.
    Apple doit etre rémunéré si on utilise ces outils dans le processus de développement et/ou de vente, achat/abonnement d'une licence pour Xcode ou pour utiliser des api apple en ligne. Et si on passe par app store et/ou le systeme de paiement.

    Un dev windows va payer MS pour acheter la licence Visual studio code et déployer son app dans le ms store ou pour utiliser des fonctionnalités sur le cloud azure mais c'est tous.
    les api win32/modernui sont gratuite, meme chose coté android et linux.


    Donner 0.5$/installation au delà du millions d'install, ca veut dire qu'on aura jamais un store comme f-droid dans le monde d'apple avec des logiciels libres et open source.
    c'est pour moi un très gros problème !

    j'espere que l'europe refusera ces conditions.
    mais meme si ils acceptent, on peut déja dire que l’Europe a réussie a réduire les monopoles des plateformes avec ca lois, que d'autres pays dans le monde annonce suivres notre réglementation et pour les dev, dans tous les cas ils vont y gagner en liberté (pouvoir utiliser d'autres moteurs que webkit, faire des apps de streaming de jeux....) et l’extorsion Apple va passer de 30% à 20%

    Donc pour une 1ere réglementation c'est déja bien mais insuffisant.

    Selon moi il manque dans cette loi:
    l'ouverture du bootloader pour qu'un utilisateur puisse y installer n'importe quel autre os.
    la mise a disposition des drivers quand le produit n'es plus supporté, afin que des communautés puisse développer des alternatives efficacement et prolongé la durée de vie de l’appareil.
    Un support du produit (upgrade d'os) de au moins 5ans (perso j'irais même jusqu’à 7-10ans mais bon)
    un extension a tous les appareils connectés et pas uniquement aux pc/smartphones/tablettes. Donc les consoles de jeux, les montres connectés...

    si cela vous semble ridicule, au départ on pouvait installé linux sur la ps3 et cela a été utilisé par des entreprises

  14. #194
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    Par défaut Apple contraint d'ouvrir son App Store, mais les changements apportés sont déjà qualifiés de « déchets »
    Apple vient d'être contraint d'ouvrir son App Store, mais les changements apportés sont déjà qualifiés de « déchets radioactifs »
    par des développeurs qui sont mécontents des nouvelles règles

    Apple a été contraint de faire quelque chose qui aurait semblé impensable il y a quelques années : il a ouvert son App Store. Le fabricant de l’iPhone a modifié la façon dont la distribution des applications fonctionne sur les iPhones pour se conformer à une nouvelle loi de l’Union européenne. Cela devrait être une victoire pour les développeurs, mais beaucoup s'en plaignent.

    Spécifiquement, les changements prennent effet dans l’Union européenne, où Apple a été poussé à se conformer à la loi sur les marchés numériques (DMA) d’ici mars de cette année. C’est une loi qui désigne l’App Store, qui prend une commission allant de 15 à 30% aux développeurs, comme un “gardien” injuste en agissant comme le seul magasin numérique à partir duquel les applications peuvent être vendues et achetées sur les iPhone.

    Les développeurs de l’UE ne pouvaient auparavant vendre des applications que par l’intermédiaire de l’App Store d’Apple.

    Malgré avoir essayé de conserver ce contrôle sans relâche au fil des ans, les changements d’Apple face à la législation de l’UE signifient deux choses principales pour les développeurs :
    • Premièrement, les magasins tiers seront enfin autorisés sur le système d’exploitation d’Apple une fois qu’iOS 17.4 sera sorti. Cela signifie que les développeurs peuvent simplement contourner l’App Store.
    • Deuxièmement, la part d’Apple sur les transactions passera de 30% à 17%, avec des frais supplémentaires de 3% pour l’utilisation de son système de traitement des paiements.

    Tout cela a rendu Apple très mécontent. Dans un communiqué annonçant les changements, Apple a déclaré que ce nouveau système sous le régime de la DMA « ouvre de nouvelles voies aux logiciels malveillants, à la fraude et aux escroqueries », ainsi qu’à d’autres contenus nuisibles.

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    Mais les changements proposés par Apple ont également rendu beaucoup de professionnels très mécontents

    Tim Sweeney, PDG d’Epic Games, le créateur de Fortnite, a qualifié les changements de « déchets radioactifs » en soulignant les petits caractères qui compliquent apparemment les choses pour les développeurs.

    Apple, par exemple, aura un contrôle étroit sur les magasins d’applications tiers qui finiront par se retrouver sur son système et qui seront en concurrence avec lui. Apple a déclaré que cela était fait « pour s’assurer que les développeurs de marché s’engagent à respecter les exigences permanentes qui aident à protéger les utilisateurs et les développeurs ».

    Sweeney suggère le contraire : « Apple propose qu’il puisse choisir quels magasins sont autorisés à concurrencer leur App Store », a écrit Sweeney sur X. « Ils pourraient empêcher Epic de lancer l’Epic Games Store et de distribuer Fortnite à travers lui, par exemple, ou bloquer Microsoft, Valve, Good Old Games, ou de nouveaux entrants ».

    Le plan d'Apple pour contrecarrer la nouvelle loi européenne sur les marchés numériques est un nouvel exemple de conformité malveillante.

    Apple oblige les développeurs à choisir entre l'exclusivité de l'App Store et les conditions du Store, qui seront illégales en vertu de la loi sur les marchés numériques, ou à accepter un nouveau système anticoncurrentiel, lui aussi illégal, qui prévoit de nouvelles taxes sur les téléchargements et de nouvelles taxes Apple sur les paiements qu'ils ne traitent pas.

    Apple propose de choisir les magasins autorisés à concurrencer son App Store. Elle pourrait empêcher Epic de lancer l'Epic Games Store et de distribuer Fortnite par ce biais, par exemple, ou bloquer Microsoft, Valve, Good Old Games ou de nouveaux entrants.

    L'Epic Games Store est le 7e magasin de logiciels au monde (derrière les 3 magasins de consoles, les 2 magasins mobiles et Steam sur PC). Nous sommes déterminés à nous lancer sur iOS et Android et à entrer dans la compétition pour devenir le premier magasin de logiciels multiplateforme, sur la base de la concurrence en matière de paiement, de frais de 0 à 12 % et de jeux exclusifs comme Fortnite.

    Epic a toujours soutenu la notion de notarisation Apple et de recherche de logiciels malveillants pour les applications, mais nous rejetons fermement le fait qu'Apple déforme ce processus pour saper la concurrence et continuer à imposer des taxes Apple sur des transactions dans lesquelles elle n'est pas impliquée.

    L'annonce d'Apple contient encore bien d'autres choses. Il faudra plus de temps pour analyser les parties écrites et non écrites de ce nouveau spectacle d'horreur, alors restez à l'écoute.
    Prix élevés

    Les critiques d’Apple ont averti que les compromis sous les nouvelles règles d’Apple offrent peu d’avantages.

    Andy Yen, fondateur et PDG de Proton, une entreprise de logiciels axée sur la confidentialité, a déclaré : « Permettre des paiements et des marchés alternatifs semble positif en surface, mais les conditions attachées aux nouvelles politiques d’Apple signifient qu’en pratique il sera impossible pour les développeurs d’en bénéficier ».

    Paulo Trezentos, PDG d’Aptoide, un magasin d’applications alternatif, a déclaré : « Nous avons entendu des rumeurs selon lesquelles certains changements allaient arriver, mais nous ne nous attendions pas à ce qu’ils soient aussi radicaux. C’était certainement un bon geste, mais les frais sont toujours trop élevés ».

    Nikita Bier, qui a fondé des entreprises rachetées par Discord et Meta, s'en prend à la nouvelle « taxe sur les technologies de base » introduite par Apple. Cette redevance signifie que les applications vendues à partir de l'App Store ou de vitrines tierces de téléchargement devront payer « 0,50 € pour chaque première installation annuelle au-delà d'un seuil de 1 million ».

    En utilisant le calculateur de redevance d'Apple, il a estimé que les entreprises qui réalisent un chiffre d'affaires de 10 millions de dollars auprès de 10 millions de clients se traduiraient par une réduction annuelle de 6,2 millions de dollars pour Apple. Toutefois, lorsque le revenu par utilisateur est supérieur à 1 dollar, les créateurs d'applications obtiennent de bien meilleurs résultats.

    Source : X

    Et vous ?

    Que pensez-vous des changements apportés par Apple à son App Store ?
    Pensez-vous que ces changements sont suffisants pour respecter la loi sur les marchés numériques de l’UE ?
    Quels sont les avantages et les inconvénients de permettre des magasins d’applications tiers sur iOS ?
    Comment ces changements affecteront-ils les développeurs et les utilisateurs d’applications ?
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  15. #195
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    Par défaut Le PDG de Spotify affirme que les nouveaux frais d'Apple constituent une "extorsion pure et simple"
    Le PDG de Spotify affirme que les nouveaux frais appliqués par Apple constituent un "nouveau coup bas" et une "extorsion pure et simple"
    et que cela pourrait nuire aux développeurs et aux startups

    Les nouveaux frais mis en place par Apple autour de l'écosystème iOS dans le cadre de sa conformité à la loi européenne sur les marchés numériques (Digital Markets Act - DMA) continuent de susciter des réactions négatives. Le PDG de Spotify, Daniel Ek, un critique virulent d'Apple depuis de nombreuses années, affirme que ces nouveaux frais constituent "un nouveau coup bas" pour toutes les personnes qui contribuent au succès de l'écosystème iOS, notamment les développeurs et les entreprises comme Spotify. Il dénonce une forme de "cupidité" chez le fabricant de l'iPhone et a ajouté que ces nouveaux frais ne sont rien d'autre qu'une "extorsion pure et simple".

    Apple a annoncé récemment la prise en charge du chargement latéral et des boutiques d'applications tierces pour les utilisateurs en Europe. Ces changements historiques entrent dans le cadre des efforts d'Apple pour se conformer à la loi européenne sur les marchés numériques (DMA). Seulement, Apple n'a pas fait que cela. L'entreprise a également profité de l'occasion pour réviser sa politique sur les commissions, introduisant de nouveaux frais pour les développeurs européens. Cela a attisé l'ire de la communauté et la liste des dirigeants qui ne sont pas enchantés par ces nouvelles politiques ne cesse de s'allonger.

    Vendredi, le PDG de Spotify, Daniel Ek, a publié un billet sur X (ex-Twitter) dans lequel il fait part de son opposition ferme aux nouvelles politiques d'Apple. Il a déclaré que les changements apportés par Apple représentent "un nouveau coup bas". Cette déclaration est intervenue après que Spotify a publié un communiqué reprochant au fabricant de l'iPhone d'agir comme s'il ne pensait pas que les règles s'appliquaient à lui. Spotify a déclaré que les nouvelles règles montrent qu'Apple ne recule devant rien pour protéger ses profits. Il a appelé les autorités à intervenir pour interdire les nouveaux frais.

    Daniel Ek pense que la plupart des développeurs d'applications ne seront pas en mesure d'adopter les nouvelles conditions d'Apple. En effet, le fabricant de l'iPhone a annoncé qu'il va autoriser pour la première fois les développeurs à créer et à distribuer des applications par l'intermédiaire de boutiques d'applications après le lancement d'iOS 17.4. Ces changements ne prendront effet que dans l'Union européenne. Cela peut sembler une victoire pour les développeurs, car cela ouvrira davantage de canaux de distribution, mais ils se plaignent du fait qu'Apple a mis en place une nouvelle stratégie pour les ponctionner.

    Apple conservera non seulement le contrôle des places de marché tierces qui seront intégrées à son système, mais l'entreprise facturera également des frais pour les téléchargements effectués sur ces boutiques d'applications tierces. Les frais s'élèvent à 0,50 euro par installation et par an (après 1 million d'installations). Selon Daniel Ek, cela constitue une extorsion. Il a déclaré que Spotify se trouve dans une "situation intenable". Avec les nouvelles règles d'Apple, Spotify devrait payer 0,50 euro par utilisateur, ainsi qu'une commission de 17 %, ce qui est identique, voire pire, qu'avec les anciennes règles.

    Daniel Ek affirme qu'une offre alternative sur l'App Store pourrait potentiellement décupler les coûts d'acquisition de clients en raison de la nécessité de payer la commission même pour les non-abonnés. « Si nous parvenions à retirer notre application de l'App Store et à n'exister que dans un magasin d'applications tiers, cela ne fonctionnerait toujours pas. Avec une base d'installation Apple dans l'UE de l'ordre de 100 millions d'utilisateurs, cette nouvelle taxe sur les téléchargements et les mises à jour pourrait faire grimper en flèche nos coûts d'acquisition de clients, en les décuplant potentiellement », a-t-il déclaré.

    Il ajoute : « En effet, nous devons payer pour chaque installation ou mise à jour de notre application gratuite ou payante, même pour ceux qui n'utilisent plus le service ». L'entrepreneur estime qu'Apple force les développeurs (y compris les entreprises avec un énorme chiffre d'affaires comme Spotify) à rester dans le statu quo, ce qui va à l'encontre de l'objectif du DMA. L'avenir que Spotify a esquissé en début de semaine, promettant une meilleure expérience pour les utilisateurs dans l'UE, est "moins clair". Daniel Ek appelle les commissaires européens à rejeter le "mépris flagrant" d'Apple pour le DMA.

    D'un autre côté, Daniel Ek fait également l'objet de controverses de la part de certains critiques. « Daniel Ek a peut-être raison de dire que ce que fait Apple est discutable, voire illégal. Cela dit, il n'est absolument pas la bonne personne pour faire valoir ce point de vue. Spotify a été publiquement critiqué par des musiciens qui affirment que l'entreprise rend presque impossible pour les musiciens qui ne sont pas des superstars de vivre de leur art. En formulant la même plainte contre le traitement réservé par Apple aux développeurs d'applications, la réputation du messager a peut-être noyé le message », note un critique.

    « C'est une leçon que tout chef d'entreprise ou entrepreneur devrait prendre en compte avant de partager une opinion dans un forum public. Il estime que Spotify lui-même est confronté à une situation intenable. C'est une belle ironie, car c'est exactement ce qu'un grand nombre de musiciens ont dit à propos de Spotify. Comme la plupart des musiciens sont payés moins d'un demi-centime pour chaque flux de leurs chansons, il faudrait environ 360 000 flux par mois pour gagner le salaire minimum. Entre-temps, les services de streaming en général ont détruit le marché des ventes d'albums », a ajouté le critique.

    Spotify a déclaré que cette redevance pénalisera probablement les développeurs, les startups potentielles et ceux qui proposent des applications gratuites et qui n'ont peut-être pas les moyens de payer Apple, en particulier si leur application devient soudainement virale. Pour sa part, Apple a déclaré dans un communiqué la semaine dernière qu'il cherche à soutenir les développeurs. L'entreprise a indiqué qu'elle était heureuse de soutenir le succès de tous les développeurs et qu'en vertu des nouvelles conditions commerciales, plus de 99 % des développeurs paieront le même montant, voire moins, à Apple :

    « Nous sommes heureux de contribuer à la réussite de tous les développeurs, y compris Spotify, qui possède l'application de diffusion de musique en continu la plus populaire au monde. Les changements que nous proposons pour les applications dans l'Union européenne donnent aux développeurs le choix, avec de nouvelles options pour distribuer les applications iOS et traiter les paiements. Chaque développeur peut choisir de conserver les mêmes conditions que celles en vigueur aujourd'hui. Et selon les nouvelles conditions, plus de 99 % des développeurs paieraient le même montant, voire moins, à Apple ».

    Après qu'Apple a annoncé ces nouvelles politiques, le PDG d'Epic Games, Tim Sweeney, un autre grand critique du fabricant de l'iPhone, a partagé des idées similaires à celui de Daniel Ek. Pour Sweeney, les modifications apportées à l'App Store constituaient un "nouvel exemple de conformité malveillante" visant à contrecarrer le DMA. Epic Games a déclaré que Fortnite reviendrait sur iOS cette année par le biais de sa propre boutique d'application Epic Games prévue sur l'iPhone. Mais l'entreprise a ajouté qu'elle continuerait à faire valoir auprès des tribunaux et des autorités de régulation qu'Apple enfreint la loi.

    Source : Daniel Ek, PDG de Spotify

    Et vous ?

    Quel est votre avis sur le sujet ?
    Que pensez-vous des plaintes du PDG de Spotify à l'égard de la politique d'Apple ?
    Partagez-vous les différentes critiques qui visent Spotify lui-même et son PDG ? Pourquoi ?
    Le PDG de Spotify est-il bien placé pour critiquer le traitement réservé par Apple aux développeurs ?
    Les régulateurs européens peuvent-ils intervenir dans cette nouvelle affaire qui oppose Apple aux développeurs ?

    Voir aussi

    Spotify s'en prend à la commission "scandaleuse" de 27 % imposée par Apple et accuse cette dernière de "ne reculer devant rien" pour protéger ses profits

    Apple vient d'être contraint d'ouvrir son App Store, mais les changements apportés sont déjà qualifiés de « déchets radioactifs » par des développeurs qui sont mécontents des nouvelles règles

    Insulte éhontée, conformité malveillante, frais inutiles, régime d'extorsion : l'industrie réagit aux changements proposés par Apple en Europe concernant la loi sur les marchés numériques DMA

  16. #196
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    Par défaut DMA : les développeurs se révoltent contre les nouvelles règles de la boutique d'applications d'Apple
    DMA : les développeurs se révoltent contre les nouvelles règles de l'App Store d'Apple qui menacent leur liberté et leur rentabilité
    et dénoncent une violation du règlement européen

    Apple a introduit de nouvelles règles qui, en apparence, assouplissent son contrôle sur l’App Store. Mais les développeurs locaux sont furieux du nouveau système, qu’ils jugent renforcer le pouvoir qu’Apple exerce déjà sur leurs activités. Ils se lancent maintenant dans une rare révolte ouverte, faisant pression sur les législateurs pour qu’ils interviennent.

    Depuis des années, Apple rejette les mises à jour des applications qui incluent des liens vers le site web des développeurs, ou qui proposent des systèmes de paiement alternatifs à celui d’Apple, qui prélève une commission. Les développeurs espéraient que les réformes de l’App Store imposées par le Digital Markets Act (DMA) de l’UE leur permettraient d’être moins étroitement liés à Apple. Au lieu de cela, ils sont déçus par les nouvelles conditions proposées.


    Une bataille pour le contrôle se déroule à l'intérieur des iPhone à travers l'Europe. Alors qu'Apple a introduit de nouvelles règles qui, en apparence, relâchent son contrôle sur l'App Store, les développeurs locaux sont furieux contre le nouveau système, qui, selon eux, renforce le pouvoir qu'Apple exerce déjà sur leurs activités. Ils se révoltent ouvertement, ce qui est rare, et font pression sur les législateurs pour qu'ils interviennent.

    Jusqu'à présent, ils ont accusé les nouvelles conditions commerciales d'Apple d'être « abusives » et de « ridiculement punitives ».

    « Apple rançonne les fournisseurs d'applications comme la mafia », affirme Matthias Pfau, PDG et cofondateur de Tuta, un fournisseur de messagerie chiffrée. La grande enseigne de la technologie traite les iPhone comme son territoire, se plaint Pfau, contrôlant étroitement l'accès des développeurs avant de prélever une partie de leurs bénéfices. « Quiconque souhaite fournir une application iOS doit payer une rançon à Apple ; il n'y a aucun moyen d'y échapper ».

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    « Apple se comporte comme un dictateur »

    Depuis des années, Apple rejette les mises à jour de l'application Tuta si elles contiennent des liens vers le site web de l'entreprise. Comme toutes les applications iOS, Tuta n'a pas non plus été en mesure d'accepter les paiements in-app directement de ses clients. Apple joue le rôle d'intermédiaire et facture des frais. Pfau espérait que les réformes de l'App Store imposées par la loi européenne sur les marchés numériques (DMA) rendraient les entreprises comme la sienne moins étroitement liées à Apple. Au lieu de cela, il est déçu par les nouvelles conditions proposées. « Ce qu'ils ont inventé est la meilleure preuve qu'ils abusent massivement de leur position dominante sur le marché », déclare-t-il. "Apple se comporte en fait comme un dictateur ».

    Apple a été désigné comme « contrôleur d'accès » dans le cadre du DMA, l'UE ayant décidé que l'App Store constituait une passerelle importante entre les entreprises et les consommateurs. L'entreprise, ainsi que d'autres grandes enseignes de la technologie, a jusqu'au 7 mars pour procéder à une série de changements. Pour éviter des amendes pouvant atteindre 20 % de son chiffre d'affaires mondial, le fabricant de smartphones a annoncé ses nouvelles règles à la fin du mois de janvier.

    Ces règles permettent techniquement aux utilisateurs de son matériel de télécharger des applications à partir d'autres magasins d'applications et aux développeurs d'utiliser leurs propres systèmes de paiement, en contournant la commission d'Apple.

    Mais pour accéder à ces nouvelles fonctionnalités, les développeurs doivent souscrire à de nouvelles conditions commerciales. Selon Pfau, ces conditions comprennent des restrictions qui dissuadent les développeurs de s'éloigner du statu quo. Si son entreprise, Tuta, devait tirer parti du nouveau système, les iPhone émettraient des avertissements - appelés "écrans de peur" par les critiques - informant les utilisateurs des risques de sécurité liés à l'utilisation de systèmes de paiement qui ne sont pas gérés par Apple. D'après les tests effectués par Tuta sur l'impact des popups sur les mises à jour in-app, il estime que ces avertissements dissuaderaient 50 % des utilisateurs de procéder à l'achat.

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    Apple demande une « redevance de technologie de base »

    En outre, bien que les nouvelles conditions permettent à Pfau de rendre Tuta disponible dans un magasin d'applications alternatif, elles exposent également l'entreprise à une « redevance de technologie de base » chaque fois qu'elle est téléchargée ou mise à jour plus d'un million de fois au cours d'une période d'un an. Pfau admet que Tuta, qui compte selon lui plus de 100 000 abonnés payants, pourrait ne pas avoir à payer cette redevance la première année. « Mais nous sommes en pleine croissance », insiste-t-il. « Il est donc certain que nous devrons payer cette redevance au cours des deux prochaines années ».

    Pour la société suédoise Spotify, la taxe sur les téléchargements constitue un problème plus immédiat si elle devait accepter les nouvelles conditions commerciales d'Apple. « Avec une base d'installation Apple dans l'UE de l'ordre de 100 millions, cette nouvelle taxe sur les téléchargements et les mises à jour pourrait faire grimper en flèche nos coûts d'acquisition de clients, les multipliant potentiellement par dix », a déclaré Daniel Ek, PDG de Spotify, sur X, peu après la publication de la proposition d'Apple. « Alors qu'Apple se comporte mal depuis des années, ce qu'ils ont fait hier représente un nouveau bas niveau, même pour eux ».

    Pour cette raison, Spotify, comme d'autres applications, pense qu'elle n'a pas d'autre choix que de s'en tenir à son accord actuel, a expliqué Ek lors d'un appel aux investisseurs la semaine dernière. Cela signifie qu'ils doivent continuer à payer une commission à Apple et à référencer leur application iOS exclusivement sur l'App Store d'Apple. « Aucun développeur sain d'esprit ne souhaite choisir l'une des nouvelles conditions », a déclaré Ek. S'en tenir au système actuel n'aggrave pas la situation pour des entreprises comme Spotify, a-t-il ajouté, mais cela signifie qu'elles ne perçoivent pas les revenus des utilisateurs qui achètent des produits tels que des livres audio, un nouveau centre d'intérêt pour la plateforme, par l'intermédiaire de l'application de l'entreprise. (Spotify ne vend pas de livres audio dans son application iOS afin d'éviter les frais de commission d'Apple). « Ainsi, certaines des choses les plus innovantes que nous aimerions faire, nous sommes actuellement limités dans l'écosystème iOS ».

    Des changements conformes au DMA, selon Apple

    Apple maintient que ses changements sont conformes à la loi sur les marchés numériques tout en étant nécessaires pour protéger les appareils de ses utilisateurs de l'UE contre les risques de sécurité qui, selon elle, sont introduits par la nouvelle loi. « L'approche d'Apple vis-à-vis du Digital Markets Act a été guidée par deux objectifs simples : se conformer à la loi et réduire les risques inévitables et accrus que le DMA crée pour nos utilisateurs européens », déclare Julien Trosdorf, porte-parole d'Apple. « Cela signifie qu'il faut créer des garanties pour protéger les utilisateurs de l'UE dans toute la mesure du possible et pour répondre aux nouvelles menaces, notamment les nouveaux vecteurs de logiciels malveillants et de virus, les possibilités d'escroquerie et de fraude, et les défis à relever pour garantir le fonctionnement des applications sur les plateformes d'Apple ».

    Les développeurs d'applications n'ont pas beaucoup de pouvoir pour faire changer Apple de cap. Ils espèrent toutefois que leurs critiques forceront la Commission européenne, une branche du gouvernement de l'UE, à prendre des mesures. Après la date limite du 7 mars, les fonctionnaires devraient évaluer les propositions d'Apple et la réaction du marché. « La Commission européenne doit maintenant rejeter la proposition d'Apple et même envisager d'imposer une amende si aucune autre amélioration n'est apportée », déclare Sebastiano Toffaletti, secrétaire général de l'Alliance européenne des PME du numérique, un groupe industriel.

    Andy Yen, PDG de Proton, un service suisse de messagerie électronique et d'informatique dématérialisée, est moins diplomate. « Si j'étais la Commission européenne, je considérerais probablement cela comme une insulte », déclare-t-il à propos des conditions commerciales proposées par Apple. « C'est une gifle ».

    Tim Sweeney, PDG d’Epic Games, le créateur de Fortnite, a qualifié les changements de « déchets radioactifs » en soulignant les petits caractères qui compliquent apparemment les choses pour les développeurs.

    Apple, par exemple, aura un contrôle étroit sur les magasins d’applications tiers qui finiront par se retrouver sur son système et qui seront en concurrence avec lui. Apple a déclaré que cela était fait « pour s’assurer que les développeurs de marché s’engagent à respecter les exigences permanentes qui aident à protéger les utilisateurs et les développeurs ».

    Sweeney suggère le contraire : « Apple propose qu’il puisse choisir quels magasins sont autorisés à concurrencer leur App Store », a écrit Sweeney sur X. « Ils pourraient empêcher Epic de lancer l’Epic Games Store et de distribuer Fortnite à travers lui, par exemple, ou bloquer Microsoft, Valve, Good Old Games, ou de nouveaux entrants ».

    Le plan d'Apple pour contrecarrer la nouvelle loi européenne sur les marchés numériques est un nouvel exemple de conformité malveillante.

    Apple oblige les développeurs à choisir entre l'exclusivité de l'App Store et les conditions du Store, qui seront illégales en vertu de la loi sur les marchés numériques, ou à accepter un nouveau système anticoncurrentiel, lui aussi illégal, qui prévoit de nouvelles taxes sur les téléchargements et de nouvelles taxes Apple sur les paiements qu'ils ne traitent pas.

    Apple propose de choisir les magasins autorisés à concurrencer son App Store. Elle pourrait empêcher Epic de lancer l'Epic Games Store et de distribuer Fortnite par ce biais, par exemple, ou bloquer Microsoft, Valve, Good Old Games ou de nouveaux entrants.

    L'Epic Games Store est le 7e magasin de logiciels au monde (derrière les 3 magasins de consoles, les 2 magasins mobiles et Steam sur PC). Nous sommes déterminés à nous lancer sur iOS et Android et à entrer dans la compétition pour devenir le premier magasin de logiciels multiplateforme, sur la base de la concurrence en matière de paiement, de frais de 0 à 12 % et de jeux exclusifs comme Fortnite.

    Epic a toujours soutenu la notion de notarisation Apple et de recherche de logiciels malveillants pour les applications, mais nous rejetons fermement le fait qu'Apple déforme ce processus pour saper la concurrence et continuer à imposer des taxes Apple sur des transactions dans lesquelles elle n'est pas impliquée.

    L'annonce d'Apple contient encore bien d'autres choses. Il faudra plus de temps pour analyser les parties écrites et non écrites de ce nouveau spectacle d'horreur, alors restez à l'écoute.
    Sources : Matthias Pfau, Tim Sweeney, Daniel Ek

    Et vous ?

    Que pensez-vous des nouvelles règles de l’App Store d’Apple ? Sont-elles justes et conformes au DMA ?
    Avez-vous déjà été confronté à des problèmes ou des restrictions en tant que développeur ou utilisateur d’applications iOS ?
    Quels sont les avantages et les inconvénients de l’écosystème d’Apple par rapport à d’autres plateformes comme Android ou Windows ?
    Comment voyez-vous l’avenir du marché des applications mobiles ? Quel rôle devraient jouer les autorités européennes pour réguler les grandes enseigne de la technologie ?
    Quelles sont les alternatives possibles à l’App Store d’Apple ? Quels sont les critères que vous utilisez pour choisir une application ou un magasin d’applications ?
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  17. #197
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    Par défaut iMessage d'Apple et Bing de Microsoft exemptés des règles de l'UE en matière de technologie
    iMessage d'Apple et Bing de Microsoft exemptés des règles de l'UE en matière de technologie, ils ne remplissaient pas les conditions pour être considérés comme des services de contrôle d'accès

    L'iMessage d'Apple et le moteur de recherche Bing de Microsoft sont exemptés des nouvelles règles de l'UE en matière de technologie, ont déclaré les régulateurs antitrust de l'UE, après avoir accepté l'argument des entreprises selon lequel les services n'étaient pas des passerelles permettant d'atteindre les utilisateurs finaux.

    La nouvelle loi sur les marchés numériques entrera en vigueur dans trois semaines. Elle oblige notamment Microsoft, Apple, Google d'Alphabet, Amazon, Meta Platforms et ByteDance à autoriser des applications ou des boutiques d'applications tierces sur leurs plateformes et à permettre aux utilisateurs de passer plus facilement des applications par défaut à des applications rivales. Il est également interdit aux entreprises de favoriser leurs services.

    À l'issue d'une enquête de cinq mois, la Commission européenne a conclu que iMessage, Bing, Edge et Microsoft Advertising "ne remplissaient pas les conditions requises pour être considérés comme des services de contrôle d'accès", a déclaré l'exécutif européen dans un communiqué. La Commission a déclaré que l'App Store d'Apple, le système d'exploitation iOS et le navigateur Safari continueraient à être classés comme des services de contrôle d'accès, de même que le réseau social Linkedin de Microsoft et le système d'exploitation Windows.

    Elle a déclaré avoir procédé à "une évaluation approfondie de tous les arguments, en tenant compte des contributions des parties prenantes concernées". Elle n'a pas fourni de détails sur les arguments des entreprises.


    Apple a salué la décision de la Commission. "Les consommateurs ont aujourd'hui accès à une grande variété d'applications de messagerie et en utilisent souvent plusieurs à la fois, ce qui montre à quel point il est facile de passer de l'une à l'autre", a déclaré un porte-parole.

    Microsoft a déclaré que Bing, Edge et Microsoft Advertising fonctionnent comme des challengers sur le marché. "Nous continuerons à collaborer avec la Commission et l'ensemble du secteur pour veiller à ce que les autres plates-formes désignées de Microsoft soient pleinement conformes au DMA", a déclaré un porte-parole.

    Source : Régulateurs antitrust de l'UE

    Et vous ?

    Quel est votre avis sur le sujet ?

    Voir aussi :

    DMA : Apple conteste son statut de contrôleur d'accès pour ne pas avoir à ouvrir ses services à ses concurrents en Europe. Un appel qui intervient après celui de Meta et du propriétaire de TikTok

    Les Big Tech comme Amazon, Microsoft, Meta et d'autres sont accusés par des entreprises européennes rivales de ne pas respecter les nouvelles règles de l'UE en matière de concurrence

    DMA : la Commission européenne désigne six grandes enseignes du numérique qui seront soumises à ses nouvelles règles antitrust, notamment cinq entreprises américaines et une entreprise chinoise
    Publication de communiqués de presse en informatique. Contribuez au club : corrections, suggestions, critiques, ... Contactez le service news et Rédigez des actualités

  18. #198
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    Par défaut DMA : Apple confirme avoir volontairement cassé les progressive web app sur iPhone dans l'UE
    Apple confirme avoir volontairement cassé les progressive web app sur iPhone dans l'UE avec la deuxième version bêta d'iOS 17.4,
    invoquant la législation sur les marchés numériques (DMA)

    Avec la deuxième version bêta d'iOS 17.4, Apple a désactivé une grande partie des fonctionnalités des Progressive Web Apps (PWA) dans l'Union européenne. On a pu penser qu'il s'agissait d'un changement temporaire ou d'un bogue lié à certaines mises à jour de l'écosystème des applications en Europe, mais Apple a confirmé que les PWA avaient été intentionnellement supprimées et qu'elles ne reviendraient pas.

    Une progressive web app (PWA) est une application conçue pour le Web et offrant une expérience semblable à celle d'une application mobile. Les PWA sont rapides et offrent de nombreuses fonctionnalités disponibles sur les appareils mobiles. Par exemple, elles peuvent fonctionner hors connexion et envoyer des notifications.

    Il s'avère que ce n'est pas un bogue qui a interrompu les PWA pour iPhone dans l'Union européenne. À la suite de plaintes de développeurs et d'articles de presse indiquant que les PWA ne fonctionnaient plus dans l'Union européenne après l'installation des dernières versions bêta d'iOS, Apple a mis à jour son site web pour en expliquer les raisons. Sans surprise, la grande enseigne de la technologie accuse la nouvelle réglementation de l'UE, la loi sur les marchés numériques, d'être à l'origine de ce changement, en expliquant que les complexités liées à l'exigence de la loi sur les marchés numériques d'autoriser différents moteurs de navigateur en sont la cause première.

    Pour la petite histoire, le chercheur en sécurité Tommy Mysk et Open Web Advocacy ont remarqué pour la première fois que les PWA avaient été rétrogradées au rang de raccourcis de sites web lors de la publication de la deuxième version bêta de l'iOS 17.4. Au départ, on ne savait pas s'il s'agissait d'un bug de la version bêta - des choses plus étranges sont arrivées - ou si l'intention était de saper la fonctionnalité des PWA dans l'UE, un marché où Apple est désormais contraint d'autoriser des boutiques d'applications alternatives, des paiements par des tiers et des moteurs de navigateur alternatifs, entre autres choses. Dans les versions bêta, les PWA, qui permettent généralement aux applications web de fonctionner et de ressembler davantage à des applications iOS natives, ne fonctionnaient plus. Les développeurs ont remarqué que ces applications web s'ouvraient comme un signet enregistré sur l'écran d'accueil.

    Apple confirme le changement

    Dans une mise à jour de son site web pour les développeurs, Apple indique qu'elle supprime les applications de l'écran d'accueil pour les utilisateurs de l'UE parce que leur mise en conformité avec le Digital Markets Act (DMA) impliquerait « une architecture d'intégration entièrement nouvelle » qu'il n'est « pas pratique » de construire en plus des autres changements qu'elle a été forcée d'apporter. L'un de ces changements exige qu'Apple laisse les navigateurs tiers utiliser leurs propres moteurs sur iOS.

    Dans son billet, Apple affirme que les applications web sont construites « directement sur WebKit » - le moteur utilisé par Safari - ce qui permet aux applications web de « s'aligner sur le modèle de sécurité et de confidentialité des applications natives sur iOS ». Avec le changement apporté à iOS 17.4, les sites web ajoutés à l'écran d'accueil n'agissent plus que comme des signets qui ouvrent un nouvel onglet dans votre navigateur, plutôt que comme des services (potentiellement) autonomes capables d'envoyer des notifications et d'afficher des badges, une fonctionnalité qu'Apple a ajoutée aux applications web l'année dernière.

    Les applications web progressives sur iOS sont également capables de stocker des données séparément de l'instance de votre navigateur, ce qui s'avère pratique si vous souhaitez accéder rapidement à un site sans avoir à vous connecter en permanence. Certains services, comme Facebook Gaming, utilisent les applications web pour contourner l'App Store d'Apple et ses frais.

    Maintenant que des moteurs de navigateur alternatifs sont proposés dans l'UE, Apple affirme qu'il s'agit d'un risque pour la sécurité, notant que « des applications web malveillantes pourraient lire les données d'autres applications web et récupérer leurs autorisations pour accéder à l'appareil photo, au microphone ou à la localisation d'un utilisateur sans son consentement ». Elle affirme également que les navigateurs pourraient installer des applications web à l'insu de l'utilisateur, même si les téléphones Android proposent des applications web avec différents types de navigateurs depuis des années.

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    Mise à jour sur les applications distribuées dans l'Union européenne

    Ci-dessous, le communiqué d'Apple :

    Apple communique les modifications apportées à iOS, Safari et l'App Store, qui ont un impact sur les applications des développeurs dans l'Union européenne (UE) afin de se conformer à la loi sur les marchés numériques (Digital Markets Act, DMA). Ces modifications offrent de nouvelles options aux développeurs, notamment en ce qui concerne la distribution des applications sur iOS, le traitement des paiements, l'utilisation des moteurs de navigateur web dans les applications iOS, l'interopérabilité avec les fonctionnalités matérielles et logicielles de l'iPhone et d'iOS, l'accès aux données et aux analyses relatives à leurs applications et le transfert des données des utilisateurs de l'App Store.

    Les changements sont disponibles pour les développeurs qui distribuent des applications dans l'un des 27 pays membres de l'UE et ne s'appliquent qu'aux applications disponibles et distribuées aux utilisateurs dans l'UE. Pour les développeurs existants qui souhaitent que rien ne change pour eux - par rapport à la façon dont l'App Store fonctionne actuellement et dans le reste du monde - aucune action n'est nécessaire, et ils peuvent continuer à distribuer leurs applications uniquement sur l'App Store et à utiliser son système privé et sécurisé d'achat dans les applications (In-App Purchase).

    iOS, Safari et l'App Store font partie d'un système intégré de bout en bout qu'Apple a conçu pour protéger la sécurité et la vie privée de ses utilisateurs et leur offrir une expérience simple et intuitive. Nous nous efforçons de gagner la confiance des utilisateurs en résolvant rapidement les problèmes liés aux applications, aux achats ou à la navigation sur le web grâce à App Review, à l'assistance clientèle AppleCare, etc.

    Le DMA exige des modifications de ce système qui entraînent des risques accrus pour les utilisateurs et les développeurs. Il s'agit notamment de nouvelles voies pour les logiciels malveillants, les fraudes et les escroqueries, les contenus illicites et préjudiciables, et d'autres menaces pour la vie privée et la sécurité. Ces changements compromettent également la capacité d'Apple à détecter, prévenir et prendre des mesures contre les applications malveillantes sur iOS et à aider les utilisateurs touchés par des problèmes liés à des applications téléchargées en dehors de l'App Store.

    C'est pourquoi Apple met en place des mesures de protection - notamment la notarisation des applications iOS, une autorisation pour les développeurs de places de marché et des informations sur les paiements alternatifs - afin de réduire les risques et d'offrir aux utilisateurs de l'Union européenne l'expérience la plus sécurisée possible. Même si ces mesures de protection sont en place, de nombreux risques subsistent.

    Les mesures de protection des utilisateurs et les outils et technologies pour les développeurs que nous avons mis au point reflètent notre engagement à ce que l'iPhone et iOS restent la plateforme mobile la plus sûre que les utilisateurs puissent choisir, et l'écosystème d'applications qui offre à tous les développeurs les meilleures opportunités.

    Les développeurs peuvent commencer à utiliser ces options dans la version bêta de Xcode 15.3 et d'iOS 17.4 à partir d'aujourd'hui. Les changements seront disponibles pour les utilisateurs des 27 pays membres de l'UE à partir de mars 2024.

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    Distribution alternative sur iOS dans l'UE

    Pour tenir compte des modifications apportées par la DMA, les utilisateurs de l'UE peuvent installer des applications provenant de places de marché alternatives dans iOS 17.4 et les versions ultérieures. Les utilisateurs pourront télécharger une application provenant d'une place de marché alternative à partir du site web du développeur de la place de marché. Les développeurs peuvent accéder à ces options de distribution dans App Store Connect après avoir accepté les conditions commerciales applicables aux applications dans l'UE via developer.apple.com.

    Si elle n'est pas correctement gérée, la distribution alternative présente des risques accrus pour la vie privée, la sécurité et la sûreté des utilisateurs et des développeurs. Il s'agit notamment des risques liés à l'installation de logiciels provenant de développeurs inconnus qui ne sont pas soumis aux exigences du programme Apple Developer, à l'installation de logiciels qui compromettent l'intégrité du système avec des logiciels malveillants ou d'autres codes malveillants, à la distribution de logiciels piratés, à l'exposition à des contenus illicites, répréhensibles et nuisibles en raison de normes de contenu et de modération moins strictes, et à l'augmentation des risques d'escroqueries, de fraudes et d'abus. Apple est moins à même de faire face à ces risques, d'assister et de rembourser ses clients sur ces questions. Même avec des mesures de protection, bon nombre de ces risques subsistent.

    Bien que nous ayons développé de nouvelles capacités pour continuer à prendre en charge les fonctionnalités d'iOS dont les utilisateurs dépendent dans leurs applications, il est important de comprendre que certaines fonctionnalités peuvent ne pas fonctionner comme prévu pour les applications utilisant une distribution alternative. Les fonctionnalités telles que le temps d'écran, le contrôle parental et Spotlight continueront à fonctionner et à respecter les normes d'Apple en matière de sécurité, de confidentialité et de sûreté. Les fonctionnalités telles que les restrictions sur les achats In-App dans Screen Time et Family Purchase Sharing, l'achat universel, ainsi que Ask to Buy ne sont pas prises en charge car l'App Store et son système de commerce privé et sécurisé ne faciliteront pas ces achats. Apple ne sera pas en mesure d'aider les utilisateurs en ce qui concerne les remboursements, l'historique des achats, les annulations et la gestion des abonnements, les violations de la confidentialité des données des utilisateurs, les abus, les fraudes et les manipulations, ainsi que les problèmes qui rendent l'expérience de l'utilisateur moins intuitive. Il incombera aux développeurs, ou à la place de marché alternative à partir de laquelle leur application a été installée, de résoudre ces problèmes avec les clients.

    Sources : Open Web Advocacy, Apple

    Et vous ?

    Que pensez-vous de la décision d’Apple de briser les applications web dans l’UE ?
    Croyez-vous les propos d'Apple selon lesquels l'entreprise agit par souci de respecter le DMA ?
    Pensez-vous que les applications web sont une menace ou une opportunité pour l’App Store et les développeurs ?
    Quelles sont les conséquences de la limitation des applications web pour le web ouvert et ses principes ?
    Quelle solution alternative Apple pourrait-il proposer pour les applications web ?
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  19. #199
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    Par défaut ah mais c'est nul
    Je ne connais pas leur modèle de sécurité, mais en gros leur argument c'est que les PWA héritent de la sécurité du navigateur. L'Europe nous fait installer des navigateurs moins sécurisés que le magnifique safari. Donc on laisse le code des PWA s'exécuter, mais seulement en-ligne ???

    Il auraient pu se contenter d'un obscur sous-menu déconseillant fortement à l'utilisateur de changer de moteur de rendu (rien que cette phrase est obscure pour 99,5% de la population).

    Car si l'on veut déployer une app. FOSS sur iOs, comment fait-on maintenant ? j'ai pas envie de payer 100$ par an pour déployer un truc gratuit, et la PWA c'était pas mal pour une app sensée fonctionner hors ligne.
    Certainement pas avec un magasin alternatif, si apple taxe de 0,5$ chaque téléchargement.

    Edit : j'aimerais bien que la personne qui m'a moinsé m'explique en quoi je me trompe, et idéalement quelle alternative cross-plateforme aux PWA il y a pour déployer du FOSS sur iOS sans payer 100$/an parce que ça m'arrangerait.

  20. #200
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