Discussion :
Bravo à eux , toutes les municipalités devraient faire de même .
Ca devrait être un projet gouvernementale et ainsi ne plus être dépendant des GAFAM .
Il faut du courage de l'indépendance d'esprit , de l'intégrité , et de l'honnêteté pour mettre cette politique en place , malheureusement ce n'est pas les valeurs qui ont la cote dans notre classe politique actuelle .
Pour information Munich est revenu en arrière car il y avait du lobby microsoft dans les administrès.
Les gens arrivent à utiliser MacOS, Android....donc avec un peu d'habitude linux fonctionnera aussi.
A part pour pouvoir "dialoguer" avec des entreprises utilisant le format microsoft, sinon LibreOffice fonctionne très bien.
Bonjour,
Et c'est ce que je crains pour les villes françaises. Soit le lobby, qui est très présent, en même temps, Microsoft a beaucoup de moyens, soit après avoir lu cette annonce, Microsoft a passé un coup de téléphone aux bonnes personnes et a proposé une jolie réduction du prix.
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Qui connaît l'erreur, connaît la solution.
ou plus simplement foirer la migration.
Mauvaise gestion des couts, des gens pas compétents aux mauvais postes, pas de prise en compte des retour terrains, le mauvais choix du/des prestataires, le refus du changement par les salariés/fonctionnaires, ou plus simplement un changement de politique aux prochaines élections en 2026... le risque de tous projet en génie logiciel.
J'ai déjà vu par exemple la méthode agile échoué juste car les salariés ne voulait pas l'appliquer (sans même essayer), la boite a du laisser tomber.
«Le passage à des alternatives open source représente une opportunité substantielle de réaliser des économies budgétaires à grande échelle.»
Il est donc NÉCESSAIRE ET SUFFISANT de mentionner LES COÛTS comme CRITÈRES DE CHOIX dans l' APPEL D'OFFRE.
TOUT CHANGEMENT a un côut au début, mais pouvoir SUPPRIMER des redevances de licences peut économiser BEAUCOUP à l'avenir .
Un État allemand remplace Microsoft Exchange et Outlook au nom de la souveraineté numérique et adopte les solutions de messagerie open source Open-Xchange et Mozilla Thunderbird pour ses 30 000 fonctionnaires
Dans le cadre d'une transition majeure vers la souveraineté numérique, l'État allemand du Schleswig-Holstein a achevé la migration de ses 30 000 fonctionnaires vers des solutions de messagerie électronique open source, telles qu'Open-Xchange et Mozilla Thunderbird, afin de s'éloigner de Microsoft Exchange et Outlook. Cette initiative s'inscrit dans une stratégie plus large visant à réduire la dépendance de l'État vis-à-vis des grandes entreprises technologiques, à améliorer le contrôle des données, la transparence et la sécurité. Ce changement souligne la tendance croissante en Europe en faveur des logiciels open source dans l'administration publique.
Cette migration s'inscrit dans la continuité d'une démarche entamée en 2024, lorsque le Schleswig-Holstein a fait passer 30 000 PC de Microsoft Windows et Microsoft Office à Linux, LibreOffice et d'autres logiciels libres et open source. Cette initiative fait suite à un projet pilote concluant et à la mise en garde du Contrôleur européen de la protection des données concernant l'utilisation de Microsoft 365 par les institutions publiques européennes.
Le 2 octobre 2025, l'État allemand du Schleswig-Holstein a achevé une migration de six mois qui l'a éloigné de Microsoft Exchange et Outlook. Les 30 000 employés de l'administration publique de cet État utiliseront désormais des solutions de messagerie électronique open source, notamment Open-Xchange et Mozilla Thunderbird.
Cette décision s'inscrit dans le cadre d'une stratégie plus large visant à devenir indépendant des grandes entreprises technologiques et à garder le contrôle sur ses systèmes informatiques et les données des citoyens. La migration a impliqué la transition de plus de 40 000 boîtes mail et de plus de 100 millions de messages et d'entrées de calendrier. Le Schleswig-Holstein s'est ainsi considérablement rapproché de son objectif d'un environnement de travail informatique souverain sur le plan numérique.
Ampleur de la migration vers l'open source
Selon le ministre chargé de la numérisation, Dirk Schrödter, ce projet fait de l'État allemand un « véritable pionnier », car il existe peu de projets gouvernementaux comparables de cette ampleur dans le monde, ce qui constitue une avancée significative en matière de souveraineté numérique.
« De la chancellerie d'État et des ministères à la justice et à la police régionale, en passant par les autres autorités régionales, nos quelque 30 000 collaborateurs se sont engagés ensemble dans une nouvelle voie », a déclaré le ministre de la Numérisation, Dirk Schrödter. « Nous voulons devenir indépendants des grands groupes technologiques et garantir notre souveraineté numérique. Nous pouvons désormais affirmer que notre mission est accomplie en ce qui concerne la communication par courrier électronique. »
Cette transition n'est pas un événement isolé ; elle fait suite à des années de planification et s'inscrit dans le cadre de l'initiative « Stratégie d'innovation ouverte et open source du Schleswig-Holstein » visant à remplacer les logiciels propriétaires par des solutions open source à tous les niveaux. Avec la migration actuelle du système de messagerie, Microsoft Office est désormais progressivement désinstallé des ordinateurs du gouvernement régional.
Vers plus de sécurité, de transparence et de capacité d'innovation
La « stratégie d'innovation ouverte et open source du Schleswig-Holstein » englobe d'autres domaines informatiques du Land : le logiciel Nextcloud remplace par exemple progressivement Microsoft SharePoint en tant que plateforme centrale de collaboration et est déjà activement utilisé dans de nombreuses administrations. Pour les vidéoconférences, le gouvernement régional mise sur la solution OpenTalk. L'utilisation du système d'exploitation Linux comme alternative à Windows est également à l'essai. Enfin, les systèmes téléphoniques devraient également être convertis et fonctionner avec une solution open source.
« Tous ces éléments sont des jalons importants sur la voie vers la souveraineté numérique du Schleswig-Holstein, avec plus de transparence et de sécurité pour notre administration ainsi qu'une force d'innovation pour le site numérique », déclare le ministre Dirk Schrödter. « Le Schleswig-Holstein est d'ores et déjà devenu plus indépendant sur le plan numérique, plus moderne et mieux préparé pour l'avenir. »
Implications plus larges pour les alternatives à Microsoft
La migration vers l'open source du Schleswig-Holstein reflète une tendance croissante au sein de l'Union européenne, où les gouvernements se sont détournés de la technologie américaine, notamment l'armée autrichienne, les agences danoises et la ville de Lyon en France.
Les préoccupations relatives à la sécurité des données et à la dépendance vis-à-vis des fournisseurs poussent de nombreuses administrations publiques à explorer et à adopter des alternatives à Microsoft.
Cette évolution politique et technologique met l'accent sur le passage à des systèmes offrant une plus grande transparence et un meilleur contrôle, positionnant les logiciels open source comme un outil essentiel pour parvenir à l'autonomie gouvernementale à l'ère numérique.
En abandonnant Outlook et Exchange, le Schleswig-Holstein confirme ainsi sa rupture avec l'écosystème Microsoft. Pour rappel, l’État a récemment annoncé en avoir fini avec Teams, suivant ainsi l'exemple de Munich et de la Basse-Saxe. Ces initiatives, souvent marquées par des contraintes techniques et des coûts de migration, illustrent la complexité du passage à l'open source face à la domination technologique de Microsoft.
Source : État allemand du Schleswig-Holstein
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Quel est votre avis sur le sujet ?
Trouvez-vous cette initiative de l'État du Schleswig-Holstein crédible ou pertinente ?
Voir aussi :
Linux et non Windows ? Le Schleswig-Holstein, un État fédéré allemand, veut faire passer 25 000 PC à Linux et LibreOffice, le plan prévoit une migration à LibreOffice à l'horizon 2026, Linux suivra
L'utilisation de Microsoft 365 par la Commission européenne viole la loi sur la protection des données pour les institutions et organes de l'UE, le CEPD impose des mesures correctives à la Commission
"L'Europe, une colonie logicielle de Microsoft", le documentaire toujours d'actualité qui refait surface et crée un énorme buzz sur le net, suite à la migration d'un État fédéral allemand à Linux, LibreOffice
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Prochaine étape, passer sous NixOS pour reproduire les postes à l'identique(vu les compétences nécessaires, peu d'utilisateurs feraient des bêtises)
Effet domino (Wikipedia)pour déclencher l'effet dominant
Je rajoute que c'est bien Microsoft le dominant, en situation de quasi-monopole avec les logiciels Exchange, Outlook, etc. sur ses marchés historiques, dont les administrations.L’effet domino est une réaction en chaîne provoquée par un phénomène initial perturbateur, parfois mineur, propageant de proche en proche une cascade d'événements ultérieurs. (.../...)
Bravo à l'état fédéré du Schleswig-Holstein
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Pendant que la France remplace Teams par Visio, Munich tente une approche différente :
un score de souveraineté numérique rappelant le Nutri-Score pour mesurer sa dépendance aux GAFAM
À force d’être invoquée, la souveraineté numérique est devenue un concept usé, rarement traduit en décisions techniques concrètes. À Munich, la municipalité tente une approche différente : transformer cette notion politique en indicateur mesurable, suivi dans le temps, capable d’influencer réellement les choix d’architecture et de gouvernance IT.
En clair, pendant que l’Europe multiplie les discours sur son autonomie technologique, Munich choisit de compter plutôt que de proclamer. En créant un score de souveraineté numérique, la ville met en lumière une réalité souvent occultée : sans indicateurs concrets, la souveraineté reste un slogan. Reste à savoir si mesurer suffit à reprendre réellement le contrôle. Une démarche qui interpelle bien au-delà des frontières allemandes.
La souveraineté numérique est devenue un mantra omniprésent dans les discours politiques européens, souvent invoqué à grands renforts de communiqués, mais rarement objectivé. La ville de Munich tente aujourd’hui de sortir de cette abstraction confortable. En annonçant la mise en place de son propre indicateur de souveraineté numérique, la capitale bavaroise fait un pas supplémentaire vers une approche plus technique, plus mesurable et surtout plus opérationnelle de son indépendance numérique.
L’initiative, révélée par la presse allemande spécialisée, marque une rupture avec une logique déclarative longtemps dominante. À Munich, la souveraineté numérique n’est plus seulement un objectif politique, mais un état mesurable, suivi dans le temps, et susceptible d’être amélioré ou dégradé en fonction de décisions concrètes prises par l’administration.
Munich n’en est pas à son premier coup d’essai. Pour les professionnels de l’informatique, la ville reste indissociable de l’épisode LiMux, ce projet emblématique de migration vers Linux et les logiciels libres dans les années 2000, souvent cité comme cas d’école — autant pour ses ambitions que pour ses revers. Si la ville est ensuite revenue partiellement vers des solutions propriétaires, l’idée d’une autonomie technologique n’a jamais complètement disparu de l’ADN municipal.
Ce nouveau score de souveraineté numérique s’inscrit clairement dans cette continuité. Il ne s’agit plus de défendre une posture idéologique en faveur de l’open source, mais de se doter d’outils de pilotage capables de répondre à une question simple et redoutablement concrète : dans quelle mesure l’infrastructure numérique de la ville dépend-elle de fournisseurs, de technologies ou de cadres juridiques extérieurs à son contrôle ?
Un baromètre visuel inspiré du quotidien
La ville allemande a développé son propre instrument de mesure pour évaluer la souveraineté numérique de son parc informatique : le Digital Sovereignty Score (SDS). Une initiative qui s'inscrit dans une démarche stratégique visant à reprendre le contrôle sur ses systèmes d'information.
L'approche munichoise se distingue par sa simplicité apparente. Le SDS ressemble visuellement au Nutri-Score que nous connaissons tous sur nos emballages alimentaires. Mais au lieu d'évaluer la qualité nutritionnelle, il jauge le degré d'indépendance des systèmes informatiques vis-à-vis des fournisseurs individuels et des juridictions étrangères. Cette analogie n'est pas anodine : elle rend accessible au grand public et aux décideurs politiques une problématique technique complexe.
Le développement de cet outil a mobilisé l'expertise de la prestigieuse Université Technique de Munich (TUM), garantissant ainsi une approche scientifique rigoureuse. Cette collaboration entre administration municipale et recherche académique témoigne d'une volonté d'ancrer la démarche dans une méthodologie solide et reproductible.
L’originalité de la démarche munichoise réside dans sa volonté de transformer un concept flou en métrique exploitable. Le score développé par la ville vise à évaluer différents aspects de son système d’information, depuis le degré de dépendance à des éditeurs propriétaires jusqu’à la capacité réelle de migration ou de réversibilité des solutions utilisées.
Contrairement aux audits classiques, souvent ponctuels et limités à un périmètre restreint, ce score a vocation à être suivi dans le temps. Il permet d’observer l’impact réel des décisions d’architecture, des choix de prestataires ou des renouvellements de contrats. Une migration vers une solution cloud extra-européenne, par exemple, ne sera plus seulement évaluée en termes de coûts ou de performances, mais aussi en termes de perte mesurable de souveraineté.
Pour les DSI, cette approche change profondément la nature du débat. Elle introduit un langage commun entre décideurs politiques et équipes techniques, là où la souveraineté était jusque-là souvent invoquée sans traduction concrète dans les architectures systèmes.
Premier bilan : des résultats encourageants mais nuancés
Entre septembre et octobre 2025, le département informatique de Munich a mené une première campagne d'évaluation d'envergure. Sur un total de 2780 services applicatifs municipaux, 194 ont été sélectionnés pour leur caractère particulièrement critique et analysés selon cinq catégories distinctes. Les résultats révèlent un tableau contrasté mais globalement positif. Deux tiers des services évalués (66%) atteignent les niveaux les plus élevés de souveraineté numérique (SDS 1 et 2), démontrant une relative maîtrise de leurs infrastructures critiques. À l'opposé, seulement 5% se situent au niveau critique 4, tandis que 21% occupent le niveau le plus préoccupant, le niveau 5.
Cette dernière catégorie regroupe notamment des services juridiquement obligatoires pour les marchés publics électroniques, des applications provenant de grandes institutions de droit public bavaroises et hambourgeoise, ainsi que des logiciels destinés aux dossiers médicaux électroniques. Ces dépendances imposées légalement illustrent les limites actuelles de l'autonomie numérique, même pour une administration volontariste.
Ce que mesure réellement le score munichois
Le SDS ne se contente pas d'évaluer les dépendances techniques. Son approche holistique examine également les risques juridiques et organisationnels. Le département IT de Munich définit la souveraineté numérique comme la capacité des individus et des institutions à exercer leur rôle dans l'univers numérique de manière indépendante, autodéterminée et sécurisée.
Concrètement, l'outil repose sur un questionnaire qui examine les services IT selon plusieurs axes de risque. Les effets de verrouillage par les fournisseurs (vendor lock-in), les dépendances envers des juridictions étrangères, et la disponibilité de standards ouverts constituent les principaux critères d'évaluation. Dit autrement, il est question notamment de contrôle exercé sur les données, de la capacité de modification et d’audit des logiciels utilisés, ainsi que de la dépendance contractuelle vis-à-vis de fournisseurs uniques. La notation s'articule autour de cinq catégories, dont la composition détaillée a été documentée dans une proposition de résolution accessible au public
Le système de notation fonctionne selon une logique binaire et cumulative : des facteurs particulièrement critiques entraînent un zéro, tandis que le respect de critères standards influence positivement l'évaluation. Cette transparence permet d'identifier précisément les faiblesses et d'orienter les actions correctives de manière ciblée.
L’objectif n’est pas d’atteindre une souveraineté absolue (concept largement illusoire dans un écosystème numérique mondialisé) mais de rendre visibles les zones de fragilité. Un service critique reposant sur une technologie non maîtrisée, sans alternative crédible ni plan de sortie, devient immédiatement identifiable comme un point faible stratégique.
Cette logique de transparence interne est particulièrement intéressante pour les collectivités, souvent enfermées dans des choix historiques difficiles à remettre en question faute d’indicateurs clairs.
De la mesure à l'action : une transformation systémique
« Avec notre score, la souveraineté numérique devient mesurable pour la première fois, car nous ne pouvons améliorer que ce que nous pouvons mesurer », explique Dr. Laura Dornheim, responsable informatique et Chief Digital Officer de la ville de Munich. Cette maxime managériale, appliquée au domaine sensible de la souveraineté numérique, traduit une approche pragmatique : impossible de progresser sans indicateurs concrets.
Suite à la décision du conseil municipal, le SDS sera désormais intégré dans l'ensemble des processus informatiques et des procédures d'approvisionnement. Cette intégration systématique marque un tournant dans la gouvernance IT municipale. Dorénavant, les appels d'offres devront comporter des exigences plus strictes concernant les standards ouverts.
Le département informatique prévoit également l'élaboration de scénarios de migration pour éviter les situations de verrouillage technologique. Cette planification anticipée témoigne d'une vision stratégique à long terme, consciente que la dépendance se construit progressivement et qu'il faut agir en amont pour la prévenir.
La méthodologie continuera d'évoluer en collaboration avec la TUM, assurant ainsi une amélioration continue fondée sur la recherche. Un rapport annuel sur les progrès en matière de souveraineté numérique sera présenté au conseil municipal dans le cadre du rapport sur l'e-gouvernement et le gouvernement ouvert, institutionnalisant ainsi le suivi de cette priorité politique.
Munich, laboratoire d'une tendance européenne
L'initiative munichoise s'inscrit dans un mouvement européen plus large de reconquête de la souveraineté numérique. Pendant que le Bundestag allemand travaille sur des concepts visant à réduire la dépendance envers les géants technologiques américains et que la France introduit sa propre solution de visioconférence avec Visio pour remplacer Microsoft Teams et Zoom, Munich adopte une approche systématique : d'abord mesurer, puis améliorer de manière ciblée.
Cette démarche méthodique distingue Munich d'autres initiatives souvent plus réactives. Plutôt que de simplement bannir tel ou tel fournisseur, la ville bavaroise construit un cadre d'évaluation qui pourra servir de référence à d'autres collectivités. Le SDS n'est d'ailleurs pas destiné à rester cantonné à son périmètre initial : son extension à d'autres domaines informatiques est prévue pour l'avenir.
Vers un modèle reproductible ?
L'innovation munichoise pourrait bien faire école. En rendant la souveraineté numérique mesurable et comparable, le SDS offre un outil de pilotage qui manquait cruellement aux décideurs publics. Sa conception modulaire et sa documentation transparente facilitent son adaptation à d'autres contextes administratifs.
Toutefois, plusieurs défis subsistent. L'évaluation de 194 services sur 2780 ne représente qu'un échantillon, certes critique, mais limité. L'extension progressive du dispositif permettra de tester sa pertinence à plus grande échelle. Par ailleurs, la question de l'interopérabilité avec d'autres systèmes d'évaluation européens se posera inévitablement si d'autres villes ou régions développent leurs propres instruments.
La véritable révolution ne réside peut-être pas tant dans l'outil lui-même que dans le changement de paradigme qu'il symbolise. En plaçant la souveraineté numérique au cœur de ses processus décisionnels, Munich affirme que l'indépendance technologique n'est pas un luxe idéologique mais une nécessité opérationnelle. Les administrations publiques ne peuvent remplir leurs missions de service public que si elles maîtrisent réellement leurs outils numériques.
Le Digital Sovereignty Score de Munich marque ainsi une étape importante dans la maturation de la réflexion européenne sur l'autonomie technologique. Reste à savoir si cette innovation trouvera des émules et contribuera à l'émergence d'un standard continental. Les prochains rapports annuels munichois apporteront des éléments de réponse sur l'efficacité opérationnelle du dispositif et sa capacité réelle à transformer les pratiques.
Sources : proposition de résolution, Heise
Et vous ?
Le Digital Sovereignty Score munichois peut-il réellement devenir un standard européen, ou restera-t-il une initiative locale sans lendemain ?
Les administrations françaises devraient-elles adopter un système similaire ? Quels obstacles juridiques, techniques et politiques rencontreraient-elles ?
Comment garantir l'interopérabilité entre différents systèmes d'évaluation si chaque pays ou région développe son propre score ?
Un indicateur de souveraineté peut-il réellement influencer des décisions budgétaires face à des solutions propriétaires souvent perçues comme plus efficaces ou plus matures ?
Voir aussi :
Un État fédéral allemand fait passer 30 000 PC de Microsoft Windows et Microsoft Office à Linux, LibreOffice et d'autres logiciels libres et open-source
France et Allemagne dévoilent Docs : l'alternative à Google Docs et Microsoft Office 365 a été lancée en open source dans un souci d'indépendance numérique le projet devra convaincre au-delà du symbole
Un État allemand abandonne Microsoft Exchange et Outlook au nom de la souveraineté numérique et adopte les solutions de messagerie open source Open-Xchange et Mozilla Thunderbird pour ses 30 000 fonctionnaires
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Très bonne idée!
Le problème reste que comme la dépendance extérieure (pas qu'aux GAFAM) est par essence subjective (Qu'est-ce qui est "intérieur"? quel est le scope qu'on accepte).
Tendre vers un score parfait impliquerait donc de finir par réinventer la roue par chaque organisation.
J'imagine qu'être entièrement open-source et sans limites d'utilisations (je pense à certains moteurs 3D qui interdisent explicitement l'usage militaire par exemple), c'est déjà pas mal.
Il reste le risque éternel du changement de licence lors d'un changement de version, ce qui potentiellement bloquerait dans une version de plus en plus obsolète.
Je pense par exemple à une proposition de mettre un serment d'hyppocrate dans la licence MIT (https://www.lemondeinformatique.fr/a...rce-99017.html) ce qui pourrait quand même un effet big bang sur l'indicateur.
"par essence"
en panne sèche, si je veux utiliser ma bagnole, je dépend "un peu" de la seule station service du coin (horaire, prix, service...)
cette dépendance n'a rien de subjectif par essence.![]()
Tu m'as mis le doute, mais j'utilise l'expression correctement :
https://www.larousse.fr/dictionnaires/francais/essence
Envoyé par Larousse
https://www.larousse.fr/dictionnaires/francais/essence
on a tendance à l'oublier mais c'est un forum francophone, et je pense que la root cause c'est qu'il est belge, toi français et qu'il ne connait pas le double sens de ce mots.
Dans le meme registre, parlant beaucoup avec des chinois, anglais, russes,...etc, personne ne comprends ce qu'on les français avec les trains, car bon nombres d'expressions contiennent ce mots (être en train de faire, a ce train la...etc)
La France est un pays qui redistribue tout sauf de l'espoir.
« Un peuple qui est prêt à sacrifier un peu de liberté contre un peu de sécurité, ne mérite ni l'une, ni l'autre, et finira par perdre les deux. »
Attribué indistinctement à :
Thomas Jefferson
Benjamin Franklin
Albert Einstein !
Très subjectif mais il faut bien avancer. Je dirais que l'on peut imaginer des ratios plus ou moins élevés en fonction si l'application proprio est une niche ou très utilisé.
Une applis de niche est moins important à migrer parce que l'on moins répicable et donc moins bénéfique. Il faut arbitrer sur les applis les plus courantes et celles les plus facilement remplaçables
je ne vois pas ce que ça a de subjectif.- effets de verrouillage par les fournisseurs (vendor lock-in),
- dépendances envers des juridictions étrangères,
- disponibilité de standards ouverts
admettons ! La douleur est subective (on ne la ressent pas tous de la même manière), mais on peut la mesurer.
ex: je me pète le genou, j'ai mal.
cette douleur peut être quantifiée selon le degré de handicap qu'elle induit :
- je peux (ou pas) plier ou tendre le genou jusqu'à ce que la douleur m'empêche de compléter librement le mouvement
- combien de fois je peux accomplir le mouvement avant de ne plus supporter la douleur
il y a des gens dont c'est le métier de mesurer une qualité.
Et dans le cas du genou, des gens dont le métier inclut de te dire, en gros, combien de temps tu vas avoir mal.
En gros, parce qu'il y a des paliers : très douloureux en permanence, douloureux en permanence, très sensible, sensible ...
La finesse de la prévision ne va peut-être pas jusque là.
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