"Sans la coopération de la Chine, les Etats-Unis ne parviendront pas à entamer l'épidémie de morts par opiacés", a-t-il souligné,
estimant que la Chine en assurait 85% de la production mondiale.
Mais même si Pékin combat efficacement le trafic,
les producteurs pourraient tout simplement travailler depuis d'autres pays afin d'arroser le marché américain.
"Le gouvernement renforcera sa coopération avec les autres pays, y compris les Etats-Unis, afin de combattre le défi mondial que pose le fentanyl", a promis M. Liu.
Le haut responsable chinois n'en a pas moins rejeté les accusations américaines quant au rôle de la Chine dans le trafic d'opiacés, les jugeant "sans fondement et contraires à la réalité".
"Si les Etats-Unis veulent vraiment résoudre le problème, ils doivent faire le ménage chez eux", a-t-il plaidé.
D'après lui, la crise est liée avant tout à l'abus par les Américains d'opiacés vendus sur ordonnance, au rôle de l'industrie pharmaceutique et à une culture qui associe la drogue à "la liberté et l'individualisme".
"L'appât du gain dans l'industrie pharmaceutique" et la surprescription des opiacés ont joué un rôle dans l'épidémie, reconnaît M. Vigil.
"
Si la Chine enraye le trafic du fentanyl et des autres opiacés à destination des Etats-Unis, cela aura un impact énorme, mais cela n'arrêtera pas l'épidémie", avertit-il.
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