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  1. #201
    Chroniqueur Actualités

    Covid-19 : l'UE publie un guide de mise sur pied d'apps de traçage respectueuses de la vie privée
    La Commission de l'UE veut des applis mobiles de suivi de la propagation du Covid-19 respectueuses de la vie privée, installables sur la base du volontariat
    Et publie donc un guide de mise sur pied

    Les applications mobiles dont usent les pays de l'UE pour endiguer la propagation du coronavirus doivent respecter les règles de l'Union en matière de protection de la vie privée et obtenir le consentement des personnes concernées pour utiliser des données personnelles, mais exclure les données de localisation. C’est de façon ramassée ce qui ressort d’une récente note d’information de la Commission européenne.

    Les recommandations de l'exécutif européen font partie d'une approche unifiée pour l'utilisation de la technologie dans la lutte contre le COVID-19. Grosso modo, il s’agit d’un guide pratique de mise sur pied des applications de suivi de la propagation publié à l’intention des États membres. C’est une boîte à outils qui définit les exigences essentielles pour ces applications. Dans les grandes lignes on retrouve entre autres : la conformité totale aux règles de l'UE en matière de protection des données et de la vie privée ; la mise en œuvre en étroite collaboration avec les autorités en charge de la santé publique et l’approbation par ces dernières ; l’installation sur la base du volontariat et la suppression lorsque ces applications ne sont plus nécessaires ; l’utilisation des dernières technologies permettant d’améliorer la vie privée, notamment, Bluetooth qui évite de pister les individus ; l’utilisation de données sous anonymat ; l’interopérabilité dans toute l’Union.

    Dans sa dernière publication, la Commission de l’UE répertorie un ensemble d’initiatives en cours, qui si elles ne le sont pas déjà, devront s’aligner aux exigences formulées au sein de la boîte à outils. En effet, le 10 avril dernier, Google et Apple ont passé l’annonce conjointe du lancement d’une initiative relative à l’utilisation du protocole Bluetooth comme socle des applications de traçage de la propagation du Covid-19. Il s’agit de s’appuyer sur Bluetooth Low Energy (BLE) pour la détection des téléphones à proximité, les échanges de données pertinentes dans le cadre de l’opération et l’émission d’alertes destinées aux utilisateurs du système. D’après ce que rapporte Reuters, des discussions entre membres de la Commission de l’UE et responsables chez Google et Apple sont en cours pour arrimer leur initiative aux exigences de la boîte à outils de l’UE.



    Après, il faut souligner que la publication de la Commission européenne arrive au moment où le projet dénommé Pan-European Privacy Preserving Proximity Tracing (PEPP-PT), qui mobilise 130 experts, a en principe débouché sur la mise sur pied d’une plateforme technologique sous licence. La plateforme dite de traçage de proximité fait un usage anonyme de la technologie Bluetooth des téléphones portables d'une manière qui respecte le règlement général de l'Union européenne sur la protection des données (GDPR). Cela évite d’effectuer un suivi intrusif des données de localisation. Le système enregistre (pendant deux semaines) les connexions établies entre les smartphones sur ces derniers, plutôt que sur un serveur central, en utilisant un chiffrement fort. Seules les autorités sanitaires locales sont considérées comme des personnes de confiance pour télécharger des données afin de pouvoir avertir les personnes à risque d'infection et leur dire de s'isoler.

    « En trouvant et en isolant des tiers avec lesquels une personne atteinte a été en contact étroit, on prend une longueur d’avance », expliquent les chercheurs.



    À date, 28 pays de par le monde ont chacun déployé des applications de suivi de la propagation du virus. Dans ce lot, l’Europe compte près de la moitié ; onze pour être précis. En France, la récente sortie de la Commission européenne devrait permettre de peaufiner un peu plus les détails de l’application StopCovid en cours de gestation. Ce projet s’appuie lui aussi sur la technologie Bluetooth qui permet à des smartphones d’identifier des appareils à proximité et non de recueillir des données de géolocalisation.

    Applications mobiles alignées sur le guide de l’UE : pourquoi ça pourrait ne pas marcher ?

    L’efficacité des solutions proposées par les différents acteurs repose sur une adoption de masse des outils qu’ils mettent à la disposition du public. Or, deux facteurs risquent de jouer contre l’atteinte de cet objectif : l’installation sur la base du volontariat et le fait que tout le monde ne dispose pas de smartphone. Sur le deuxième axe de réflexion en effet, près de 23 % de la population en France ne possède pas de téléphone dit intelligent, d’après Statista. L’Espagne, l’Italie et l’Allemagne affichent de façon respective des taux de pénétration de cette technologie de 60,8 %, 70,4 % et 79,9 %. C’est donc un paquet important de la population qui est susceptible de s’ajouter au lot de ceux qui pour une raison ou une autre ne procéderont pas à l’installation d’une des applications de suivi.

    En sus, quelques problèmes d’ordre technique se posent. La technologie Bluetooth sur laquelle se basent ces applications ne serait pas suffisamment précise pour permettre de mesurer si l'on se trouvait à plus (ou moins) des deux mètres de distanciation sociale recommandés par les autorités sanitaires. La qualité du signal aussi dépendrait de facteurs additionnels : le terminal utilisé, sa batterie, la qualité de ses composants, etc.

    Source : Commission UE

    Et vous ?

    Que pensez-vous de cette initiative de la Commission européenne ?
    Quels sont d’après vous les facteurs susceptibles de la mener à un échec ?
    Quels sont ceux qui concourent à ce qu’elle soit une réussite ?

    Voir aussi :

    StopCovid : quelle serait l'utilité de l'application de traçage qu'étudie le gouvernement français*? Quels obstacles techniques sont rencontrés ? Voici quelques éléments de réponses
    StopCovid : la France travaille sur une application qui va tracer l'historique des contacts avec les malades, mais la piste de la géolocalisation est écartée
    Les Français devront rester libres de ne pas installer l'application de tracking StopCovid, juge la CNIL qui ajoute que le fait de refuser l'application n'aurait aucune conséquence préjudiciable
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  2. #202
    Membre régulier
    langage (en) courant
    les mots (maux) sont en passe d'êtres adoptés dans le langage comme protagoniste devant le sida qui avait été à l'origine des expressions "j'ai pas le sida" (ce qui est une forme de dénigrement)... C'est une forme d'adoption d'un mal par son appropriation dans la langue (les médias nous y aident bien).
    C'est la voie "traditionnelle" des faits de société.
    Voilà une maladie bien documentée qui trouve des extensions jusque dans nos smartphone: doit-on appréhender de nos jours la maladie sous sa forme numérique pour être dans l'actualité puisque l'hyper-médiatisation ne convient pas seulement? Les pays du sud de l'hémisphère risquent d'être surpris de se voir gratifier d'applications de surveillance afin de seconder les mesures de contrôle! Ceux du nord de ne pas avoir l'influence nécessaire pour imposer la technologie comme nouveau mode d'analyse.
    La largesse des mesures ne s'arrêtera pas avant d'avoir concernée tous les traits de nos sociétés, pas seulement la santé. Peut-on parler de révolution covid?
    Il faut rappeler que le risque est grand de voir l'émergence de formes thérapeutiques létales à la fois dans les actes médicaux que dans la gestion de la crise ou les mesures de prévention (préhension).
    La voie du peuple ne pourra de nouveau s'élever qu'avec la réouverture des stades!!!

  3. #203
    Membre extrêmement actif
    Coronavirus : à Singapour, l'application de traçage qui fait rêver la France
    Comment ça marche ? Vous installez TraceTogether sur votre smartphone. Vous activez le bluetooth. Chaque fois que vous passez près d’un individu qui a lui aussi installé l’application (à moins de deux mètres de distance), et que vous restez ensemble au moins 30 minutes, votre téléphone va enregistrer ses données - et lui les vôtres.
    (...)
    Le principe, c’est celui du volontariat : personne ne vous oblige à installer cette application, et c’est sa première faille. Pour que ça fonctionne, il faut en effet qu’au moins 60% à 70% de la population soit équipée. Or même à Singapour, la smart city ultra connectée, avec une culture digitale très forte, où le taux d’équipement en téléphones portables est très élevé, le gouvernement annonce un peu plus d’un million de téléchargements : pour une population de moins de six millions d’habitants, on est très loin du compte.
    Je crois qu'à Singapour le plan c'était que si suffisamment de gens utilisait l'application il n'y aurait pas besoin de faire un confinement de toute la population, avec les tests et le traçage le gouvernement aurait pu ne confiner que les personnes infectés.
    Mais même là-bas il n'y a pas eu assez de volontaire. Pourtant ce sont des asiatiques donc ils sont moins dans le trip des libertés individuelles et ils pensent à la communautés avant tout. Donc en France il y aura probablement moins d'1 personne sur 6 qui va installer l'application. De toute façon en France on ne test pas suffisamment pour que le traçage serve à quelque chose. C'est au moment où il y a des gros symptômes qu'on commence à tester... Bon ça servirait un peu, parce qu'une fois qu'une personne dans état grave est diagnostiqué on pourrait prévenir toutes les personnes qu'il a rencontré dans les semaines précédentes.

    Coronavirus: hausse record de contaminations à Singapour
    La cité-Etat figure parmi les premiers endroits de la planète à avoir détecté des cas de Covid-19, après son apparition en Chine. Elle avait été vue comme un modèle en réussissant à en contenir la propagation grâce à une stratégie de contrôle très stricte et de traçage des contacts avec les personnes infectées.
    Keith Flint 1969 - 2019

  4. #204
    Chroniqueur Actualités

    StopCovid : l’INRIA dévoile son protocole ROBERT en réponse à celui d’Apple et Google
    StopCovid : l’INRIA dévoile ROBERT, un protocole mis au point pour la construction d’applications mobiles de suivi de contacts,
    en réponse à celui d’Apple et Google

    StopCovid a suscité de nombreuses réactions dans presque toutes les couches de la population française depuis qu’elle a été annoncée pour combattre le covid-19. Certains se sont même donné des raisons de croire à l’échec du projet avant sa mise en application. Alors, où en sommes-nous aujourd’hui ? L’INRIA, qui dirige le projet, a publié ce week-end sur GitHub les spécifications du projet basé sur un protocole du nom de ROBERT. L’institut, à travers son PDG, a aussi précisé qu’il ne faut pas parler d’une application de tracking, mais plutôt d’une application de traçage.

    Alors que la pandémie du coronavirus fait rage dans le monde, de plus en plus de gouvernements commencent à faire appel à la technologie pour freiner la propagation du virus. Dans le cas de la France, la solution porte le nom de StopCovid. Il s’agit d’une application censée tracer tous les contacts d’un individu déclaré positif au covid-19. L’objectif est de prévenir les personnes qui ont été en contact avec un malade testé positif afin de pouvoir se faire tester soi-même, et si besoin d’être pris en charge très tôt, ou bien de se confiner.

    ROBERT, un protocole mis au point pour la construction d’applications mobiles de suivi de contacts

    Ce week-end, l’INRIA (Institut national de recherche en informatique et en aéronautique) et l’institut allemand Fraunhofer pour la sécurité appliquée et intégrée (AISEC) ont publié le protocole ROBERT (ROBust and privacy-presERving proximity Tracing) dans le cadre du projet StopCovid. Mis en place par les chercheurs des deux institutions, ROBERT pourra être utilisé pour la construction d’applications mobiles de suivi de contacts. Il a été conçu pour respecter strictement le cadre européen de protection des données et pouvoir être résistant à des attaques crédibles.

    Selon une courte description sur le site officiel de l’INRIA, ROBERT est une contribution conjointe dans le cadre de l'initiative PEPP-PT (Pan European Privacy-Preserving Proximity Tracing), dont l’objectif est de permettre la mise en place d’outils interopérables de suivi de contacts, respectueux des règlementations européennes en matière de protection des données, de vie privée et de sécurité, dans le cadre d’une réponse plus globale à la pandémie. De par cette publication, l’INRIA espère convaincre monsieur tout le monde du bien-fondé du projet.

    Toutefois, ce n’est qu’un document de spécification qui a été publié. Les sources de StopCovid et l’application ne seront probablement pas mises à la disposition du public avant le 11 mai comme l’annonçait le secrétaire d’État au numérique, Cédric O. Le protocole ROBERT ne semble pas encore totalement finalisé. Ainsi, comme souligné plus haut, ceci est d’abord fait dans le but de sensibiliser sur l’architecture qui sous-tend le projet. À côté de cette publication, l'institution a également pris soin de faire la lumière sur certaines zones d’ombre soulevées par les détracteurs du projet.

    ROBERT ne permet pas la surveillance et serait totalement anonyme

    C’est Bruno Sportisse, PDG de l’INRIA qui s’est chargé de le faire. « Il me semble très utile de commencer par rappeler ce qu’une application qui reposerait sur le protocole ROBERT n’est pas, eu égard aux interrogations légitimes qui s’expriment et aux confusions qui peuvent avoir lieu » a-t-il déclaré. « Sa conception permet que PERSONNE, pas même l’État, n’ait accès à la liste des personnes diagnostiquées positives ou à la liste des interactions sociales », a-t-il poursuivi. Selon Bruno Sportisse donc, il ne s’agit en aucun cas d’un protocole qui permet le tracking.

    En outre, toute application basée sur ce protocole n’est pas non plus une application de surveillance : elle est totalement anonyme. Elle n’est pas non plus une application de délation : dans le cas où je suis notifié, je ne sais pas qui est à l’origine de la notification. « Dans le smartphone de mon voisin, il n’y a aucune donnée concernant mon diagnostic médical, aussi encrypté soit-il. Il y a une liste des crypto-identifiants de tous les smartphones rencontrés », a déclaré Bruno Sportisse pour expliquer que les données personnelles ne sont pas sauvegardées.

    Toujours pour rassurer sur l’utilisation des données de l’application, il a déclaré ce qui suit : « Les paramètres du modèle de transmission et les données statistiques anonymes sont entre les mains de l’autorité de santé qui fixe l’utilisation de ce système. Pas d’une compagnie privée, aussi innovante soit-elle ». Par ailleurs, Sportisse estime que StopCovid n’est pas un remède miracle contre le Covid-19, mais qu’elle fait partie d’une longue liste de mesures visant à freiner la propagation du virus. Ils espèrent qu’elle leur donne de la visibilité face à un ennemi invisible.

    À l’heure où le déconfinement se précise de plus en plus, StopCovid pourrait être un élément clé pouvant faciliter cela. L’application n’est pas obligatoire et certains utilisateurs pourraient couper leur Bluetooth quand ça leur chante, rendant ainsi l’application inopérante. Les contestations se poursuivent, car des individus estiment qu’il n’y a pas de risque zéro dans le monde numérique. D’autres parts, certains soulignent le fait que les gens seront bientôt confrontés à deux choix : faut-il continuer à rester à la maison ou faut-il accepter de se faire tracer pour être libre de ses mouvements ?

    Sources : Annonce de l’INRIA, Protocole ROBERT

    Et vous ?

    Que pensez-vous de ROBERT ?
    Ce protocole va-t-il vraiment convaincre les détracteurs de StopCovid ?

    Voir aussi

    StopCovid : la France travaille sur une application qui va tracer l'historique des contacts avec les malades, mais la piste de la géolocalisation est écartée

    StopCovid : quelle serait l'utilité de l'application de traçage qu'étudie le gouvernement français ? Quels obstacles techniques sont rencontrés ? Voici quelques éléments de réponses

    Pourquoi le projet français d'application StopCovid fera très probablement un bide ? Voici quelques pistes de réflexion

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  5. #205
    Membre expert
    Le protocole est une chose, l'implémentation de celui-ci en est une autre. Or j'imagine mal l'implémentation pouvoir respecter parfaitement l'anonymat, surtout si on doit respecter des obligations légales. Par exemple comment notre chère loi "informatique et libertés" peut-elle s'appliquer sur une application utilisant le protocole ROBERT ?
    "Ils ne savaient pas que c'était impossible alors ils l'ont fait." Mark Twain

    Mon client Twitter Qt cross-platform Windows et Linux. (en cours de développement).

  6. #206
    Chroniqueur Actualités

    StopCovid : le gouvernement saisit le Conseil National du Numérique pour examiner l’application
    StopCovid : le gouvernement saisit le Conseil National du Numérique pour examiner l’application,
    qui ne serait probablement pas prête avant le 11 mai, selon Cédric O

    Le 17 avril 2020, le Conseil National du Numérique a été saisi par Cédric O, secrétaire d’État auprès du ministre de l’Économie et des Finances et du ministre de l’Action et des Comptes Publics, chargé du numérique, afin d’évaluer l’application StopCovid, sur lequel planche le gouvernement pour détecter les chaînes de contagion.

    « Le caractère inédit de cette application, sans précédent en France, appelle une réflexion poussée sur les nombreux enjeux portés par cet outil, en termes de réponses à la crise sanitaire et de respect des libertés publiques », explique le Conseil National du Numérique dans un communiqué.

    Dans la lettre de saisine, Cédric O déclare : « Le projet « StopCovid » entend respecter pleinement les cadres légaux français et européen de protection des libertés, notamment le Règlement Général de Protection des Données. Il est fondé sur une installation volontaire de l’application et une anonymisation des données, de telle manière que personne ne puisse être capable ni de retracer la liste des personnes testées positives, ni le cas échéant, de reconstituer qui a contaminé qui. Le gouvernement veille à associer la CNIL au travail du projet « StopCovid ». Les spécifications de l’application lui seront soumises. Le projet est destiné à être open source, c’est-à-dire que le code de l’application sera rendu public et que n’importe qui pourra prendre connaissance de ses principes de fonctionnement ».

    « Pleinement conscients des questions légitimes que la mise en place d’une telle application pourrait susciter, nous souhaitons poursuivre notre démarche de transparence, qui nous l’espérons, permettra une adhésion forte du citoyen dans un outil qui doit participer à sa protection et à celle de tous », a-t-il ajouté.

    En outre, Cédric O, a demandé au Conseil National du Numérique de rendre ses recommandations et ses conclusions au plus tard le 24 avril.

    Vendredi dernier, le secrétaire d’État a également été auditionné par la commission des affaires économiques de l’Assemblée nationale pour débattre, notamment, de l’application et la souveraineté numérique, alors que la réunion s’est déroulée via le logiciel Zoom, « qui soulève des questions de sécurité », a affirmé Roland Lescure, le président de la commission.


    Cédric O a alors répondu que « cette période de confinement nous confirme que le numérique est devenu l’épine dorsale de nos sociétés, de nos institutions et de nos entreprises. En la matière, l’Europe est en retard ». Ce retard « concerne les outils numériques utiles au fonctionnement de nos institutions » et « se manifeste aussi dans la vie quotidienne », a-t-il ajouté. Et « ce qui poste un problème de souveraineté, c’est que notre fonctionnement et notre vie quotidienne reposent sur des outils essentiellement anglo-saxons et que nous n’avons pas le choix. Ce constat valide, en quelque sorte, les efforts consentis depuis trois ans par le Gouvernement. La Startup Nation, telle qu’elle a parfois été raillée, a permis à un champion français d’émerger dans le domaine de la télémédecine », a affirmé Cédric O.

    « Le numérique va aussi servir au déconfinement et à la maîtrise de la maladie, notamment par l’identification et le dépistage. La capacité à intervenir très vite et de manière quasi industrielle explique la réussite de l’Allemagne et de la Corée du Sud – dans ces pays, 20 000 équivalents temps plein (ETP) sont exclusivement consacrés à l’enquête sanitaire de départ. C’est à ce stade qu’interviendrait l’application StopCovid, en totale conformité avec la protection des libertés publiques et les lois en vigueur », a-t-il abondé.

    Le député LaREM Éric Bothorel a alors répondu : « Le seul débat sur l’application StopCovid, tout à fait en phase avec nos principes et nos valeurs et fondamentales, devrait se limiter à son efficacité sanitaire. (…) Comment favoriser son adoption par la population pour atteindre le seuil de 60 % d’utilisateurs auquel certaines études conditionnent son efficacité ? Quelles seraient ses conséquences sur la vie en entreprise ? Une alerte constituerait-elle une cause d’exercice du droit de retrait pour un salarié exposé au public ? »

    L’efficacité du dispositif est également remise en question par Sylvia Pinel, députée Libertés et Territoires, tandis que le député Jérôme Nury (LR) a carrément affirmé que « l’État n’a pas la capacité de garantir la sécurité et la confidentialité des données », en citant le cas de Zoom.

    « Il est légitime que le Parlement s’interroge et que la CNIL se prononce à son sujet. Mais dès lors qu’on se sera assuré qu’elle présente toutes les garanties, il me paraît que nous devons nous en doter. Que l’application soit téléchargée sur 60 % des téléphones n’est pas une condition en soi ; simplement, plus les Français se la procureront, plus l’action des autorités sanitaires gagnera en efficacité », a répondu Cédric O.

    « Les conditions techniques dans lesquelles l’application est développée n’appellent aucune modification, ni réglementaire ni législative, de notre droit. Cependant, le Gouvernement, conscient des interrogations qu’elle suscite, a proposé à l’ensemble des groupes parlementaires d’en débattre. Quant à faire suivre le débat d’un vote, sur quoi celui-ci porterait-il, sachant que l’application ne sera pas finalisée pour les 28 et 29 avril – le sera-t-elle, d’ailleurs, pour le 11 mai ? Les députés ne peuvent pas voter oui, en mettant des conditions, et à quoi bon une abstention massive ? », s’est-il questionné.

    « Enfin, nos possibilités de contact tracing manuel sont, en effet, limitées et il faut qu’elles augmentent d’ici au 11 mai. Nous n’en sommes pas encore à communiquer sur l’application », a conclu Cédric O.

    Sources : Conseil National du Numérique, Vidéo

    Et vous ?

    Selon vous, cette application pourrait-elle être proposée aux Français avant le début du déconfinement ? Si oui, comment ?

    Voir aussi :

    StopCovid : l'INRIA dévoile ROBERT, un protocole mis au point pour la construction d'applications mobiles de suivi de contacts, en réponse à celui d'Apple et Google
    Pourquoi le projet français d'application StopCovid fera très probablement un bide ? Voici quelques pistes de réflexion
    StopCovid : quelle serait l'utilité de l'application de traçage qu'étudie le gouvernement français ? Quels obstacles techniques sont rencontrés ? Voici quelques éléments de réponses
    StopCovid : la France travaille sur une application qui va tracer l'historique des contacts avec les malades, mais la piste de la géolocalisation est écartée
    La Commission de l'UE veut des applis mobiles de suivi de la propagation du Covid-19 respectueuses de la vie privée, installables sur la base du volontariat, et publie donc un guide de mise sur pied
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  7. #207
    Membre habitué
    Cette application ne va pas échapper à la malédiction des logiciels commandés par l'état :
    - un cahier des charges ubuesque (différents services auront rédigé des spécifications contradictoires et se tireront dans les pattes),
    - elle arrivera trop tard,
    - elle sera tellement de buguée qu'elle dégoutera les fameux volontaires,
    - elle coutera 10 fois le prix normal (parce que l'état a de hautes exigences de qualité),
    - les serveurs seront sous dimensionnés,
    - elle sera lancée en grande pompe devant les caméra par des ministres tout souriants,
    - elle va planter dès le premier jour rien qu'avec les journalistes qui voudront l'utiliser,
    - (à compléter).
    La bureaucratie étatique est incapable de respecter les délais, les couts et les performances. C'est congénital.
    Elle n'est toujours pas capable de faire fabriquer assez de tests covid, ni d'organiser l'utilisation de ces même tests. Alors faire développer une appli smartphones en 3 semaines.

  8. #208
    Membre habitué
    J'ai pas compris, y aura combien d'applications. Celle de :
    - La France
    - L'europe
    - Google et Apple (une API)
    - Orange

    Ils peuvent pas bosser ensemble ?

  9. #209
    Chroniqueur Actualités

    StopCovid : le gouvernement demande à Apple de lever certaines restrictions liées à Bluetooth dans les iPhone
    StopCovid : le gouvernement demande à Apple de lever certaines restrictions liées à Bluetooth dans les iPhone,
    pour permettre à l’application de fonctionner

    L’application StopCovid, actuellement en phase développement, fait face à une impasse alors que sa mise en service était initialement prévue le 11 mai, date annoncée du déconfinement. En effet, StopCovid est censé faire du traçage des chaînes de contacts en utilisant le Bluetooth. Et l’équipe de développeurs chargée de mettre au point l’application rencontre actuellement des « difficultés techniques avec le système d’exploitation des mobiles de marque Apple », a déclaré Cédric O, secrétaire d’État au numérique, lors de son audition par la commission des Lois du Sénat.

    D’après Cédric O, le problème réside sur le fait que les applications fonctionnant en arrière-plan seraient « progressivement éteintes et déconnectées » automatiquement par l’iPhone. « Nous avons besoin qu’Apple modifie cet élément (…) faute de quoi l’application européenne telle qu’elle a été conçue, ne pourra pas fonctionner correctement », souligne-t-il.

    D’ailleurs, « toute autre solution qui ne passerait pas par la modification des conditions de fonctionnement » des systèmes d’exploitation « serait une espèce de bricolage », a-t-il ajouté.


    Cédric O, secrétaire d’État au numérique

    Le gouvernement a alors décidé d’envoyer une demande à Apple pour qu’elle lève les restrictions. « Ce que nous leur demandons, et j’ose espérer qu’ils y répondront favorablement, c’est de faire en sorte d’apporter les modifications techniques impératives pour que les États puissent mettre en place les applications sanitaires qui peuvent être utiles à la lutte contre le virus », explique le secrétaire d'État.

    De leur côté, Apple et Google sont en train de développer une application commune, « entièrement packagée aux États qui n’auraient plus qu’à mettre leur logo », avait affirmé Aymeril Hoang, chargé du numérique au sein du conseil scientifique sur le Covid-19, le 15 avril dernier. En réaction, le secrétaire d’État a déclaré : « S’ils souhaitent développer de leur côté leur propre application, quelque part, ça les regarde. (…) Si Apple et Google devaient développer une solution qui viendrait en plus de ce qui est développé par les gouvernements, cette application devra respecter l’ensemble des lois et des règlements français et européens en vigueur ».

    Pour conclure, Cédric O a tenu à souligner que l’application sera prête à temps, à condition que la firme de Cupertino lève ses restrictions.

    Source : Public Sénat

    Et vous ?

    Qu'en pensez-vous ?

    Voir aussi :

    Pourquoi le projet français d'application StopCovid fera très probablement un bide ? Voici quelques pistes de réflexion
    StopCovid : le gouvernement saisit le Conseil National du Numérique pour examiner l'application, qui ne serait probablement pas prête avant le 11 mai, selon Cédric O
    StopCovid : la France travaille sur une application qui va tracer l'historique des contacts avec les malades, mais la piste de la géolocalisation est écartée
    Les Français devront rester libres de ne pas installer l'application de tracking StopCovid, juge la CNIL, qui ajoute que le fait de refuser l'application n'aurait aucune conséquence préjudiciable
    StopCovid : l'INRIA dévoile ROBERT, un protocole mis au point pour la construction d'applications mobiles de suivi de contacts, en réponse à celui d'Apple et Google
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  10. #210
    Nouveau Candidat au Club
    Apple ne devait accorder aucun dérogation, ça serait la porte ouverte aux abus. Surtout que l'on peut faire tourner le Bluetooth en fond, mais les développeurs qui font cette application sont des bras cassés qui doivent encore programmer en Objective-C alors que le langage préconisé pour iOS est Swift depuis 6 ans, faudrait qu'ils se mettent à niveau...

  11. #211
    Membre extrêmement actif
    Il faudrait peut-être regarder ça :
    Tous surveillés - 7 milliards de suspects : le documentaire de Arte à voir absolument
    Ce mardi 21 avril 2020 à 20h55 sera diffusé, sur la chaîne Arte, un documentaire consacré à la ruée des grandes puissances mondiales (Chine, Etats-Unis, Union Européenne,...) vers les technologies de surveillance.
    (...)
    Pendant une durée de 90 minutes, le journaliste et enquêteur Sylvain Louvet invite les téléspectateurs à découvrir pourquoi les grandes puissances du monde telles que la Chine, les Etats-Unis ou encore la France sont amenées à s'équiper de technologies pour surveiller massivement leurs populations.

    Cette investigation au cœur du nouveau « totalitarisme numérique » mondial nous mène notamment du côté de Nice où, suite aux attentats du 14 juillet 2016, Christian Estrosi (maire de la capitale du département des Alpes-Maritimes) veut faire de sa ville une safe city et ce, malgré la présence de 2 000 caméras de surveillance déjà présentes dans la commune.
    Si ça se trouve le SARS-CoV-2, va faire comme le SARS-CoV-1 est disparaître assez vite.
    Comment s'est terminée l'épidémie de Sras en 2003 ?
    Après, et même pendant la crise, l'OMS a vivement critiqué la Chine pour avoir tenté de dissimuler l'ampleur de la pandémie. "Chaque autorité locale préférait nier le problème : chacune était en concurrence avec l’autre pour avoir le moins de cas possible, ou pas de cas du tout. De son côté, le gouvernement central a aussi clairement manqué de clairvoyance et d’esprit de décision dans cette affaire", décrypte François Godement. Pour l'historien, les autorités chinoises ont enchaîné les erreurs : "La première erreur a été de dissimuler l’existence même du coronavirus, puis l’ampleur de la contamination en Chine même, en niant la dangerosité, puis de retarder les mesures de prophylaxie qui ont entraîné une diffusion plus grande du virus y compris à l’étranger." En avril, les autorités reconnaissent que le nombre de cas signalés est dix fois supérieur aux 37 initialement évoqués. Pire, elles avouent que le premier cas a été gardé secret pendant près d'un mois.

    Les dissimulations laissent placent à des mesures drastiques : "La Chine d’outre-mer en particulier, Hong-Kong et Singapour, ont été mis sous séquestre : la population a été très largement restreinte dans ses mouvements pendant toute une période au printemps 2003", rapporte François Godement. Des conditions d'hygiène extrêmement strictes ont été instaurées : interdiction de cracher, port de masque sanitaire, obligation de se laver souvent les mains, de passer sur des paillassons désinfectés avant d'entrer, et ce quel que soit l'endroit.
    SRAS
    Pour faire face à cette épidémie, les équipes de l’Institut Pasteur se sont mobilisées, en proposant plusieurs stratégies vaccinales, dont un candidat-vaccin basé sur la « plateforme du vaccin contre la rougeole » (le vaccin contre la rougeole peut être recombiné et utilisé comme un véhicule pour induire une réponse immunitaire contre d’autres agents pathogènes, ici SARS-CoV-1).
    En 2004, ce candidat-vaccin contre SARS-CoV-1 a fait l’objet d’une déclaration d’invention (DI). Ce candidat-vaccin contre SARS-CoV-1 n’a pas été expérimenté chez l’homme car, quand il était prêt, l’épidémie était heureusement terminée, et il n’y avait plus de patients sur lesquels proposer de le tester.

    Le savoir-faire développé en 2003 contre SARS-CoV-1, et le candidat-vaccin breveté en 2004, sont actuellement appliqués par les scientifiques concernés pour un projet en cours de vaccin potentiel contre SARS-CoV-2 (responsable de Covid-19), notamment en utilisant la plateforme rougeole.

    Depuis 130 ans, L’Institut Pasteur, dont l’une des missions principales est la lutte contre les maladies infectieuses fait partie des acteurs principaux qui tente d’endiguer les épidémies qui continuent d’émerger.
    Pourvu que l'épidémie se termine avant qu'un vaccin soit prêt a être testé sur l'homme.
    Bon déjà dans 3 semaines des écoles devraient rouvrir donc l'immunité devrait augmenter.
    Keith Flint 1969 - 2019

  12. #212
    Membre émérite
    Bonsoir,

    Citation Envoyé par bk417 Voir le message
    J'ai pas compris, y aura combien d'applications. Celle de :
    - La France
    - L'europe
    - Google et Apple (une API)
    - Orange

    Ils peuvent pas bosser ensemble ?
    Oui ... mais non .

    Comment dire .

    Dans l'UE tu as Vodafone, Telefonica (Movistar + O2) , Telekom Austria, Deutsche Telekom , Orange, Telenor, Telia Sonera , Altice , Telecom Italia . Déjà faut réussir à faire travailler les gros opérateurs nationaux. A côté les petits opérateurs genre Free, Bouygues, Belgacom, Base, Hutshison et j'en passe ...

    A côté tu as les opérateurs périphériques British Telecom et Swisscom .

    On prend certains opérateurs mais pas d'autres , fonction du pays et de la nature de la connexion a Schengen ou l'UE , si c'est un opérateur ancien monopole ... Un vrai merdier quoi .

    Google et Apple > eux vont court-circuiter tout le monde.

    Citation Envoyé par gros_rougeot Voir le message
    Cette application ne va pas échapper à la malédiction des logiciels commandés par l'état :
    - un cahier des charges ubuesque (différents services auront rédigé des spécifications contradictoires et se tireront dans les pattes),
    - elle arrivera trop tard,
    - elle sera tellement de buguée qu'elle dégoutera les fameux volontaires,
    - elle coutera 10 fois le prix normal (parce que l'état a de hautes exigences de qualité),
    - les serveurs seront sous dimensionnés,
    - elle sera lancée en grande pompe devant les caméra par des ministres tout souriants,
    - elle va planter dès le premier jour rien qu'avec les journalistes qui voudront l'utiliser,
    - (à compléter).
    La bureaucratie étatique est incapable de respecter les délais, les couts et les performances. C'est congénital.
    Elle n'est toujours pas capable de faire fabriquer assez de tests covid, ni d'organiser l'utilisation de ces même tests. Alors faire développer une appli smartphones en 3 semaines.
    En gros le truc qui sert à rien et que j'utiliserai pas.

    Citation Envoyé par Snooo Voir le message
    Apple ne devait accorder aucun dérogation, ça serait la porte ouverte aux abus. Surtout que l'on peut faire tourner le Bluetooth en fond, mais les développeurs qui font cette application sont des bras cassés qui doivent encore programmer en Objective-C alors que le langage préconisé pour iOS est Swift depuis 6 ans, faudrait qu'ils se mettent à niveau...
    C'est décidé , je vais couper d'office le bluetooth sur tout mes appareils. Mobile + fixe.

  13. #213
    Membre actif
    Citation Envoyé par Snooo Voir le message
    Apple ne devait accorder aucun dérogation, ça serait la porte ouverte aux abus. Surtout que l'on peut faire tourner le Bluetooth en fond, mais les développeurs qui font cette application sont des bras cassés qui doivent encore programmer en Objective-C alors que le langage préconisé pour iOS est Swift depuis 6 ans, faudrait qu'ils se mettent à niveau...
    Tu connais vraiment pas grand chose au monde du développement. Je vois pas quelle est le problème si les développeurs programme leur appli en c++, java, Objective-C. Le problème qu'il ont a leur actuelle, c'est que l'appli ne fonctionnera plus en arrière-plan, au bout d'un certain temps.

    Personnellement je pense que cette appli va faire un flop comme tout celle qui ont été faite par l'état.

  14. #214
    Membre extrêmement actif
    Citation Envoyé par steel-finger Voir le message
    Personnellement je pense que cette appli va faire un flop comme tout celle qui ont été faite par l'état.
    Je crois qu'il y a une application de rencontre qui informe les gens des personnes qu'ils sont croisés.
    Happn : l’application qui te fait rencontrer les gens que tu croises
    Mais par contre ça utilise probablement le GPS et pas le Bluetooth, donc c'est encore autre chose. Je crois qu'il y a un jeu Pokemon sur DS où il se passait quelque chose quand 2 joueurs se croisaient.

    Les gouvernements vont peut-être partir dans un trip totalitaire, ils vont changer les constitutions pour pouvoir créer des lois qui vont obliger les citoyens à se faire surveiller. Ça pourrait finir avec des implants de balise GPS ^^ (on rigole mais la réalité fini souvent plus mal que la fiction, donc on ne sait jamais). Quoi qu'au final il suffit d'imposer à chaque citoyen d'avoir un smartphone en permanence et voilà on trace tout le monde.

    Google sait déjà où ton smartphone se trouve à partir du moment où il y a les données et le GPS qui sont activés. Parfois ton smartphone te demande de noter un endroit que t'as visité.
    Donc pour Google ce serait facile de trouver les gens qui sont à proximité l'un de l'autre, ils ont les coordonnées GPS et les identifiants, mais les gouvernements ne peuvent pas faire pareil parce qu'il y a l'RGPD.
    Keith Flint 1969 - 2019

  15. #215
    Membre à l'essai
    Un protocole n'est pas une application !
    ROBERT est un juste **protocole** appelé à être testé, critiqué, cassé, amélioré....

    Des exemples de critiques intéressantes (pas spécifique à ce protocole) :
    https://risques-tracage.fr/docs/risq...es-tracage.pdf

    -- Maurice

  16. #216
    Candidat au Club
    Traçage anonyme : dangereux oxymore
    Voir le site web "risques-tracage.fr"


    Résumé
    { Il n'y a pas de base de données nominative des malades => VRAI
    { Les données sont anonymes => FAUX
    { Il est impossible de retrouver qui a contaminé qui => FAUX
    { Il est impossible de savoir si une personne précise est malade ou non => FAUX
    { Il est impossible de déclencher une fausse alerte => FAUX
    { L'utilisation du Bluetooth ne pose pas de problème de sécurité => FAUX
    { Ce dispositif rend impossible un fi chage à grande échelle => FAUX

  17. #217
    Futur Membre du Club
    En même temps, c’était prévisible. L’Etat devrait laisser les sachants faire, et se cantonner à la gestion de l’épidémie. Les problèmes de fragmentation d’OS ou de différence de fonctionnement sont connus et seront mieux gérés par Google et Apple que via une application.

    Le problème du Bluetooth, c’est qu’en complément du wifi, du gps, de la 4g, ça tire énormément sur la batterie. Quant bien même elle serait développée et mis à disposition, elle serait très vite desinstallée.

  18. #218
    Membre à l'essai
    Le nouveau moyen-âge
    Durant les grandes pestes du moyen-âge et les soi-disant épidémies de lèpre, le marquage d'individus par d'autres individus sur base de leur terreur de la mort à conduit à la destruction de ce qui ferait de nous des êtres humains.
    Pour rappel : dans les tempêtes les marins sont obligés par les Lois Internationales de se porter au secours des naufragés sans tenir compte des risques personnels encourus, s'ils ne le font pas ils sont passibles de très lourdes, peines!
    Les malades sont par nature faits pour être soignés , pas pour être traqués , dénoncés , enchaînés ou abattus !

    JE REFUSE DE METTRE LE DOIGT DANS L'ENGRENAGE !

    Crier à la sorcière , au juif , au noir ou au malade : très peu pour moi

    Si nos dirigeants deviennent fous , il faut les soigner , pas entrer dans leurs délires paranoïaques !

    Et la technologie ne change rien à l'affaire.

    Einstein disait : "Science sans conscience n'est que ruine de l'âme" et il a regretté toute la fin de sa vie d'avoir créé un monstre comme Frankenstein ; un monstre indestructible ensuite.

  19. #219
    Membre extrêmement actif
    Il y a un collectif spécialiste du numérique qui n'est pas content :
    « StopCovid est un projet désastreux piloté par des apprentis sorciers »
    Le mardi 28 avril, les parlementaires français seront amenés à voter sur StopCovid, l’application mobile de traçage des individus imposée par l’exécutif. Nous souhaitons que, par leur vote, ils convainquent ce dernier de renoncer à cette idée tant qu’il est encore temps. Non pas de l’améliorer, mais d’y renoncer tout court. En fait, même si toutes les garanties légales et techniques étaient mises en place (anonymisation des données, open source, technologies Bluetooth, consentement des utilisateurs, protocole décentralisé, etc.), StopCovid serait exposée au plus grand des dangers : celui de se transformer sous peu en « StopCovid Analytica », une nouvelle version du scandale Cambridge Analytica [siphonnage des données privées de dizaines de millions de comptes Facebook].
    Encore une fois le gouvernement essaie d'utiliser la peur pour convaincre le peuple de se faire surveiller.
    Keith Flint 1969 - 2019

  20. #220
    Futur Membre du Club
    Einstein disait : "Science sans conscience n'est que ruine de l'âme [...]"
    Petite correction. La citation est de Rabelais dans Pantagruel (source). Cependant, le mot n'a alors pas le même sens que maintenant mais désigne plutôt l'ensemble des savoirs dans un sens beaucoup plus large. L'application technique des connaissances scientifiques n'existaient pas à l'époque. C'est le sujet d'une vidéo Youtube sur la chaîne du Stagirite (c'est sa première vidéo, elle manque de rythme et le son est pourri). Il y dit que "[Rabelais] était dans l'incapacité conceptuelle d'envisager des dégâts occasionnés par une application irréfléchie de la science."



    Mais sur le fond je suis d'accord et me méfie comme de la peste des soi-disant bonnes intentions de nos gouvernements.