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  1. #121
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    "Google a manipulé son système d'enchères publicitaires pour favoriser ses propres annonces
    De la manipulation chez "Gogol"? Mais qui peut le croire?

    Il est intéressant de constater ce qui se passe au niveau du référencement naturel.

    Depuis plusieurs années, on constate chez nos clients que les prises de contact via les formulaires de leur sites internet ne se font pas tout au long de l'année: Aucun contacts reçus pendant l'année, sauf 2 ou 3 périodes d'une durée de une semaine où se regroupent toutes les prises de contacts de l'année.

    Hasard me direz-vous? Biais statistiques?

    Mon avis est plutôt que ces clients qui croient avoir un bon référencement chez "gogol" les plaçant dans les 1er résultats de recherche ne le sont en réalité que périodiquement: Ils sont affichés en début des résultats de recherche que durant 2-3 semaines par an et le reste du temps ils se retrouvent déclassés!

  2. #122
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    En même temps, si tout le monde suit bien les règles pour être bien référencé, comment tout les sociétés peuvent-elles être en tête du classement ?
    Maintenant, en surfant, j'ai l'impression d'avoir les mêmes informations sur différents sites mais présenté et rédigé différemment.
    Pour le shopping, la fiche produit est la même pour tous donc comment faire ressortir tel ou tel site en premier ?

  3. #123
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    Google favorise sa principale source de revenue, Apple favorise ses applications sur l'App Store, Amazon copie les produits les plus vendeurs sur sa plateforme, Microsoft a tout fait pendant des année pour imposer son OS sur les pc, Facebook utilise les données générées sur ses plateformes pour faire du profit.

    Y en a vraiment qui sont encore étonnés par de telles annonces ? les GAFAM n'ont jamais été des sociétés philanthropiques et ce n'est pas prêt d'arriver.

  4. #124
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    Bonsoir,

    Qu’en pensez-vous ?
    Vu le poids de Google dans la collecte d'infos de recherches, je ne suis même pas surpris. Compte Google ouvert = collecte de data et croisement avec les datas de recherches. Quand un mail arrive, que Google arrive le scanner et détecter des factures/comportements d'achats c'est le jackpot

    Google peut placer ses produits et services en laissant les miettes aux autres.

    Les sociétés de publicité en ligne comme Google cacheraient-elles encore beaucoup d’autres choses sur leurs stratégies pour dominer sur les concurrents ?
    Comme dans toutes entreprises , il y a des secrets de "fab" pardi . Donc oui Google à des avantages sur la concurrence.

  5. #125
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    quelle surprise !
    Il y a 10 sortes de personnes dans le monde : ceux qui comprennent le binaire et les autres

  6. #126
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    Par défaut La commission de la Chambre US approuve un plan directeur de répression contre la "Big Tech"
    La commission de la Chambre des représentants des États-Unis approuve un plan directeur de répression contre la "Big Tech",
    Qui vise à limiter leur pouvoir de marché

    La commission judiciaire de la Chambre des représentants des États-Unis a formellement approuvé un rapport accusant les grandes entreprises technologiques d'acheter ou d'écraser les petites entreprises, a déclaré le bureau du représentant David Cicilline dans un communiqué jeudi. « Amazon, Apple, Google et Facebook détiennent chacun un pouvoir monopolistique sur des secteurs importants de notre économie. Ces monopoles doivent prendre fin », a déclaré Cicilline, président de la commission antitrust de la commission judiciaire de la Chambre des représentants.

    Le rapport de 450 pages, qui détaille les abus de pouvoir de marché d'Apple, Amazon, Google d'Alphabet et Facebook, deviendra, grâce à cette approbation au cours d'une audience marathon et partisane, un rapport officiel de la commission et le plan directeur d'une législation visant à limiter la domination de ces géants de a technologie. Le rapport a été approuvé par un vote de 24 contre 17 voix, divisé selon les partis. Les entreprises ont nié tout acte répréhensible qui leur reproché.

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    Le rapport, qui constitue le premier examen de l'industrie technologique par le Congrès, a été publié en octobre dernier et proposait des modifications importantes de la législation antitrust tout en détaillant des dizaines de cas où les entreprises avaient abusé de leur pouvoir. La commission a constaté lors de ses investigations que les GAFA utilisaient des « acquisitions tueuses » pour frapper leurs rivaux, facturaient des frais exorbitants et forçaient les petites entreprises à conclure des contrats « oppressants » au nom du profit.

    La commission antitrust avait conclu pour Amazon qu’il est dominant dans les ventes en ligne. Entre ses ventes de première partie et son marché tiers, Amazon contrôle environ 50 % du marché américain du commerce électronique et un pourcentage beaucoup plus élevé dans certains secteurs, comme les livres électroniques. Et la société utilise ce pouvoir monopolistique de contrôle de manière déloyale, selon le rapport.

    Le rapport mentionne également qu’Amazon est en concurrence directe avec les vendeurs pour lesquels il fournit des infrastructures et qui dépendent de la plateforme en ligne pour leur subsistance. Selon le rapport, il récupère les données des ventes de tiers pour informer ses propres lancements de produits. Amazon exploiterait également une entreprise de logistique qu'elle force les vendeurs à utiliser en permettant à son algorithme opaque de "boîte d'achat" de pénaliser les vendeurs qui ne le font pas.

    La commission a constaté qu’Apple contrôle environ 45 % du marché américain des smartphones et 20 % du marché mondial des smartphones. Si le fabricant d’iPhone n’est pas seul sur le marché des smartphones, ce qui ne fait pas de lui un monopole, le rapport conclut qu'Apple a une emprise monopolistique sur ce que l'on peut faire avec un iPhone. Apple a un contrôle total sur App Store, son magasin en ligne. Ce contrôle monopolistique permet à Apple de « générer des profits supranormaux » à partir de la boutique, selon le rapport, et ces profits sont devenus un pourcentage considérablement plus élevé des revenus d'Apple au fil du temps, générant maintenant des milliards de plus que ce que la société dépense annuellement pour gérer l'App Store.

    Selon le rapport, Facebook a carrément « un pouvoir de monopole sur le marché des réseaux sociaux », et ce pouvoir est « fermement ancré et peu susceptible d'être érodé par la pression concurrentielle » de quiconque en raison « des barrières à l'entrée élevées – y compris les effets de réseau importants, les coûts de changement de fournisseur élevés, et l'avantage significatif de Facebook en matière de données – qui découragent la concurrence directe d'autres entreprises pour offrir de nouveaux produits et services ». Cependant, Facebook prétend qu'il est en concurrence avec d'autres plateformes telles que Twitter, TikTok, Snapchat et Pinterest.

    En ce qui concerne Google, le rapport a constaté qu’au cours des 20 dernières années, l'entreprise a modifié son comportement « pour classer les résultats de recherche en fonction de ce qui est le mieux pour Google, plutôt que de ce qui est le mieux pour les utilisateurs », « que ce soit en préférant ses propres sites verticaux ou en allouant plus d'espace aux annonces ». La commission a également constaté que Google a étendu sa portée sur Android de manière anticoncurrentielle en regroupant et en donnant la préférence à de nombreuses autres fonctionnalités de Google, notamment Google Search.

    Mettre fin au monopole de la "Big Tech"

    « Amazon, Apple, Google et Facebook détiennent chacun un pouvoir monopolistique sur des secteurs importants de notre économie. Ces monopoles doivent prendre fin », a déclaré le représentant Cicilline dans un communiqué jeudi. « J'ai hâte d'élaborer une législation qui répond aux préoccupations importantes que nous avons soulevées ».

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    Des premiers projets de loi ont déjà été présentés. La sénatrice Amy Klobuchar, présidente de la commission du règlement et de l'administration du Sénat, a présenté en février un projet de loi plus large visant à renforcer la capacité des autorités antitrust à mettre un terme aux fusions en abaissant le seuil des transactions et en donnant plus d'argent aux législateurs pour les combats juridiques. En mars un groupe bipartisan de législateurs américains, dirigé par les démocrates Cicilline et Klobuchar, a présenté un projet de loi visant à faciliter la négociation collective des organismes de presse avec des plateformes telles que Google et Facebook.

    Plus tard en mars, le président de la commission antitrust de la commission judiciaire de la Chambre des représentants a déclaré lors d’une interview qu’il s'apprêtait à présenter au moins dix projets de loi visant les grandes entreprises technologiques. « Notre enquête ne laisse aucun doute sur le fait qu'il existe un besoin clair et impérieux pour le Congrès et les autorités antitrust de prendre des mesures qui rétablissent la concurrence, améliorent l'innovation et protègent notre démocratie », a-t-il dit.

    La stratégie de la commission antitrust consistant à produire une série de projets de loi plus petits vise à réduire l'opposition des entreprises technologiques et de leurs lobbyistes à l'égard d'un seul texte de loi, a déclaré Cicilline. Au lieu de cela, dans son rôle de responsable de la commission antitrust de la commission judiciaire de la Chambre, il prévoit d'élaborer une série de projets de loi plus petits, 10 ou plus, qui seront prêts en mai.

    Le rapport bipartisan lui-même proposait un menu de changements potentiels dans la loi antitrust. Les propositions législatives contenues dans le rapport vont des plus agressives, comme l'interdiction potentielle pour des entreprises comme Amazon.com d'exploiter les marchés sur lesquels elles sont également en concurrence, aux moins controversées, comme l’augmentation des budgets des agences chargées de faire appliquer la loi antitrust – la division antitrust du ministère de la Justice et la Commission fédérale du commerce.

    Le rapport exhorte également le Congrès à accorder aux autorités antitrust une plus grande marge de manœuvre pour empêcher les entreprises d'acheter des rivaux potentiels, ce qui est actuellement difficile.

    Les républicains ont critiqué les grandes entreprises technologiques pour avoir censuré les discours conservateurs, en rappelant que Facebook et Twitter ont gelé ou interdit l'accès de l'ancien président Donald Trump à leurs plateformes. La plupart des républicains ont envisagé de priver les entreprises de médias sociaux des protections juridiques qui leur sont accordées en vertu de la section 230 du Communications Decency Act. Cette loi accorde aux entreprises l'immunité sur les contenus publiés sur leurs sites par les utilisateurs. Les législateurs ont par ailleurs entendu les PDG Mark Zuckerberg, Sundar Pichai et Jack Dorsey sur la question de la modification de cette loi.

    Source : Le représentant David Cicilline

    Et vous ?

    Qu’en pensez-vous ?
    De nouvelles lois contre la big tech permettront-elles de résoudre le problème de leur pouvoir de marché ? Quel est votre avis à ce sujet ?

    Voir aussi :

    Amazon, Facebook, Apple, et Google ont des pouvoirs de monopoles, c'est pourquoi ils doivent être démantelés, d'après le rapport parlementaire US
    Les PDG des GAFA ont été auditionnés par le Congrès américain dans le cadre d'une enquête antitrust, une séance marquée par des échanges tendus entre les participants
    USA : le rapport antitrust parlementaire propose un démantèlement des GAFA, alors que de nouvelles informations sur l'acquisition d'Instagram par Facebook retardent la remise du rapport
    Mark Zuckerberg propose des réformes limitées de la Section 230 avant son audition devant le Congrès, les entreprises ne bénéficieraient de cette loi que si elles suivent les meilleures pratiques
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  7. #127
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    Par défaut Google a manipulé son système d'enchères publicitaires pour favoriser ses propres annonces
    Et dire qu'il y en a qui paie cher pour être en tête de liste alors quand beaucoup de monde paie pour être le premier, forcément il y en a qui ne le sont pas

  8. #128
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    Bonsoir,

    Qu’en pensez-vous ?
    J'ai l'impression qu'après les USA , les pays de l'UE vont prendre ou essayer de prendre le même type de loi . Au final cela se retournera contre les entreprises tech en Europe

    De nouvelles lois contre la big tech permettront-elles de résoudre le problème de leur pouvoir de marché ?
    Absolument pas.

    Le poids est tellement énorme, que cela risque de mettre à dos d'autres acteurs liés à ceux de la tech. Genre des banques, l'industrie , ou le secteur des télécoms. Le gouvernement va vite rétropédaler Pour un poids encore plus lourd ... Quoi qu'on face le montre grossit.

    Le problème de ce monstre qui grossit, c'est comme le monstre de la fontaine dans Kirikou ... Sauf que c'est nous que les alimentons !

  9. #129
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    Par défaut Une enquête antitrust formelle de l'UE vise les services ad tech de Google
    Une enquête antitrust formelle de l'UE vise les services ad tech de Google,
    L'interdiction par Google des cookies tiers dans Chrome sera également examinée

    Google, qui s'est déjà vu infliger des amendes antitrust d'un montant de plusieurs milliards de dollars en Europe, fait maintenant l'objet d'une nouvelle enquête formelle de l'UE. Cette fois, l'enquête porte sur la position de poids de Google dans le domaine de la technologie de l'affichage publicitaire en ligne, un secteur qui représentait environ 24 milliards de dollars dans l'UE il y a quelques années. La division antitrust de la Commission européenne craint que Google ne fausse la concurrence en ne permettant pas aux autres entreprises de technologie publicitaire de consulter certaines données – sur l'identité et le comportement des utilisateurs – qu'il réserve à son propre usage.

    La Commission européenne, qui est l'organe exécutif de l'UE et le principal responsable de l'application des règles antitrust dans l'Union, a annoncé mardi qu'elle avait ouvert une enquête formelle afin de déterminer si Google avait enfreint les règles de concurrence de l'Union européenne en favorisant ses propres services de technologie de publicité par affichage en ligne au détriment des éditeurs, annonceurs et services de technologie publicitaire concurrents. La Commission cherche notamment à déterminer si Google restreint l'accès des tiers aux données des utilisateurs à des fins publicitaires sur les sites Web et les applications.

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    Il s'agit d'une enquête importante, car elle porte sur l'activité principale de Google, la publicité en ligne, qui a généré 147 milliards de dollars de revenus pour l'entreprise l'année dernière. Environ 16 % de ses revenus proviendraient de son activité d'affichage ou de réseau, dans le cadre de laquelle d'autres sociétés de médias utilisent la technologie de Google pour vendre des annonces. C'est la première fois que l'UE enquête sur l'activité de Google dans le domaine de la publicité par affichage en ligne, où l'entreprise sert d'intermédiaire entre les annonceurs et les éditeurs pour remplir les espaces publicitaires sur les pages Web et les applications.

    « Google collecte des données qui seront utilisées à des fins de publicité ciblée, il vend des espaces publicitaires et agit également en tant qu'intermédiaire publicitaire en ligne. Google est donc présent à presque tous les niveaux de la chaîne d'approvisionnement de l’affichage de publicités en ligne », a déclaré la responsable de la concurrence de la Commission européenne, Margrethe Vestager, dans un communiqué publié mardi. « Nous sommes préoccupés par le fait que Google a rendu plus difficile la concurrence des services rivaux de publicité en ligne dans ce qu'on appelle la pile ad tech ».

    Antitrust, vie privée et FLoC

    Dans ce qui est une autre indication de la confluence croissante de la réglementation antitrust et de la protection de la vie privée dans le contexte de la big tech, Mme Vestager a ajouté que son unité examinera également « les politiques de Google en matière de suivi des utilisateurs pour s'assurer qu'elles sont conformes à une concurrence loyale ».

    La Commission a indiqué que son enquête porterait sur les services de Google, notamment Display & Video 360 (DV360) et Google Ads, qui permettent d'acheter des publicités en ligne sur YouTube, Google Ad Manager, qui est utilisé par les éditeurs pour mettre aux enchères des espaces publicitaires, et AdX, qui est l'une des nombreuses places de marché pouvant gérer des enchères. La Commission s'intéresse au fait que les annonceurs qui achètent des spots sur YouTube doivent utiliser ces plateformes pour le faire, ainsi qu'à la "préférence apparente" de Google pour son propre système d'échange d'annonces AdX dans les services.

    « Il est essentiel que les règles du jeu soient équitables pour tous les acteurs de la chaîne d'approvisionnement. Une concurrence loyale est importante – à la fois pour que les annonceurs puissent atteindre les consommateurs sur les sites des éditeurs et pour que les éditeurs puissent vendre leur espace aux annonceurs, afin de générer des revenus et de financer le contenu ».

    Un autre volet important de l'enquête concerne les récentes mesures prises par Google pour mettre fin au suivi par des tiers des utilisateurs de Chrome et d'Android. Si cette décision est censée être favorable à la protection de la vie privée, elle a suscité la colère d'autres entreprises de technologie publicitaire et d'éditeurs, qui ne seront plus en mesure de cibler les individus aussi directement qu'ils le faisaient depuis des années.

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    À la place des cookies tiers, Google adopte un mécanisme de suivi appelé FloC ou "Federated Learning of Cohorts", qui fait partie d'un nouveau cadre appelé "Privacy Sandbox". C’est une méthode pour les navigateurs qui permet de faire de la publicité basée sur les activités et les intérêts des utilisateurs. Elle fonctionne en collectant les données des utilisateurs par le biais de leur historique de navigation, puis en rassemblant les groupes d'utilisateurs ayant les mêmes activités dans des cohortes. Les algorithmes utilisés pour créer ces cohortes observent principalement les URL des sites Web que les utilisateurs ont consultés et le contenu de ces sites. Les données relatives aux cohortes sont ensuite utilisées à des fins publicitaires.

    Google a déclaré avoir développé le Privacy Sandbox afin de remplacer les cookies tiers « par des alternatives viables et respectueuses de la vie privée, développées aux côtés des partenaires de l'écosystème, qui aideront les éditeurs et les annonceurs à réussir tout en protégeant la vie privée des personnes lorsqu'elles se déplacent sur le Web ». Google fait valoir que le système qu'il envisage est plus protecteur de la vie privée des utilisateurs que les méthodes actuelles, car il suit des groupes de personnes plutôt que des utilisateurs individuels.

    Cependant, FloC a été critiqué par des groupes soucieux de la vie privée des utilisateurs, comme l'Electronic Frontier Foundation. Les fabricants de navigateurs concurrents ne l'apprécient pas non plus, comme l'a récemment déclaré Mozilla, le fabricant de Firefox : « Nous n'adhérons pas à l'hypothèse selon laquelle l'industrie a besoin de milliards de points de données sur les gens, qui sont collectés et partagés sans leur compréhension, pour servir des publicités pertinentes ». Le fabricant de navigateurs Brave a déclaré que « le pire aspect de FLoC est qu'il porte matériellement atteinte à la vie privée des utilisateurs, sous couvert d'être respectueux de la vie privée

    Google et les autorités antitrust et de protection de la vie privée du Royaume-Uni ont récemment conclu un accord qui est actuellement ouvert à la consultation. S'il est adopté, Google devra éviter toute discrimination à l'égard de ses rivaux en matière de publicité et de technologie publicitaire dans ses technologies "Privacy Sandbox" post-cookie – et les changements qu'il apportera, sous le regard des régulateurs britanniques, seront applicables dans le monde entier.

    La réaction de Google à l’enquête antitrust officielle

    L'enquête officielle intervient alors que l'activité ad tech de Google est également sous le feu des critiques aux États-Unis, où le ministère de la Justice, rejoint par certains États, l'a poursuivie l'année dernière pour abus de sa position dominante dans les annonces de recherche. Un groupe d'États, emmené par le Texas, a ensuite intenté une action en justice pour comportement anticoncurrentiel dans le domaine des réseaux.

    Cette enquête est la dernière mesure antitrust prise par l'UE à l'encontre de Google. Elle est le signe d'un nouvel effort de Margrethe Vestager, responsable de la concurrence à la Commission européenne et vice-présidente exécutive pour le numérique, pour limiter le pouvoir de marché de Google.

    La dernière grosse amende antitrust de l'UE infligée à Google, un gros montant de 1,7 milliard de dollars prélevé en 2019, concernait également la publicité. Cependant, elle concernait la gestion par Google de ses boîtes AdSense for Search que les entreprises peuvent inclure sur leurs sites Web. Les amendes antérieures comprennent 5 milliards de dollars pour la gestion de la plateforme mobile Android par Google, prélevés en 2018, et une amende de 2,7 milliards de dollars l'année précédente pour la promotion excessive du service d'achat de Google dans ses résultats de recherche.

    En réaction à la dernière enquête antitrust officielle, Google a déclaré qu'il allait « s'engager de manière constructive » avec la Commission européenne. « Des milliers d'entreprises européennes utilisent chaque jour nos produits publicitaires pour atteindre de nouveaux clients et financer leurs sites Web », a déclaré la société dans un communiqué. « Elles les choisissent parce qu'ils sont compétitifs et efficaces ». Google affirme que de nombreux grands annonceurs utilisent jusqu'à quatre plateformes pour acheter des annonces, et que ses technologies sont interopérables avec 700 plateformes publicitaires rivales, et 80 plateformes de publication rivales.

    Une nouvelle enquête de l'UE pourrait finir par viser l'ensemble de l'empire publicitaire de Google, selon Reuters. Selon l'entreprise d'études de marché eMarketer, Google pourrait contrôler 27 % des dépenses publicitaires mondiales en ligne cette année, dont 57 % pour les annonces de recherche et 10 % pour l'affichage. Si ces chiffres ne semblent pas représenter un monopole à première vue, les annonceurs et les rivaux affirment que les différents logiciels de Google jouent un rôle dans tellement de facettes du marché qu'il est impossible d'éviter l'entreprise.

    Source : Communiqué de presse

    Et vous ?

    Que pensez-vous de la nouvelle enquête de l’UE qui vise les services ad tech de Google ?

    Voir aussi :

    Le ministère US de la Justice accuse Alphabet (Google) de protéger illégalement son monopole sur le marché de la recherche à coups de milliards de dollars, et n'exclut pas un démantèlement
    Antitrust : la Commission européenne ouvre une procédure d'examen contre Google, relative à ses pratiques de collecte de données et de publicité
    Google teste le "FLoC" sur les utilisateurs de Chrome du monde entier, voici comment découvrir si vous faites partie de ce test
    4,3 milliards d'euros ! C'est l'amende infligée à Google par la Commission européenne, pour abus de position dominante avec Android
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  10. #130
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    Par défaut Google pourrait bientôt faire l'objet de plaintes antitrust concernant Play Store de la part des États US
    Google pourrait bientôt faire l'objet de plaintes antitrust concernant Play Store de la part des États américains,
    Le magasin d’applications est également examiné dans d’autres pays

    La Caroline du Nord et l'Utah font partie d'un groupe d'États qui prévoient d'intenter une action antitrust contre Google d’Alphabet Inc au sujet des pratiques de sa boutique d'applications Play Store. La plainte du groupe de procureurs généraux d'États pourrait être déposée dès la semaine prochaine, accusant le géant de la recherche et de la publicité d'avoir violé la loi antitrust dans la gestion de son magasin d'applications pour appareils Android, selon trois sources au courant de la question. L'enquête des procureurs généraux des États est menée par le Tennessee, New York, en plus des deux États cités plus haut. On ne sait pas encore combien d'États au total participeront à l'enquête.

    Les malheurs du géant de la Silicon Valley s'aggravent alors que le nombre de procès contre lui augmente progressivement. La domination des grandes entreprises numérique sur un large éventail de marchés au centre de la vie quotidienne des consommateurs est de plus en plus surveillée aux États-Unis. La nouvelle action en justice prévue fait suite à des plaintes de développeurs d'applications concernant la gestion par Google de son Play Store pour les appareils Android. L'action en justice est en préparation depuis l'année dernière et a déjà été retardée, mais elle semble à nouveau proche, selon les sources.

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    L'affaire sera probablement portée devant un tribunal fédéral de la Californie du Nord, où des affaires connexes sont en cours d'examen. Il s'agit notamment d'un procès intenté l'année dernière par le fabricant de jeux vidéo Epic Games Inc. contre Google, qui l'accuse d'appliquer des règles anticoncurrentielles en matière de boutiques d'applications. Le procès devrait avoir lieu en 2022.

    Le même juge est également saisi de deux propositions de recours collectif concernant Google Play Store. Si les États veulent participer aux dépositions et aux autres activités préalables au procès, ils devront déposer leur dossier assez rapidement. Le procureur général de la Caroline du Nord, Josh Stein, fait partie des nombreux procureurs généraux des États qui ont déjà poursuivi Google pour comportement anticoncurrentiel présumé. Cette plainte a été déposée en décembre.

    Apple Inc et Epic attendent le verdict d'un procès similaire en Californie, qui s'est terminé le mois dernier. Les préoccupations principales dans cette affaire sont la rigidité de la commission de 30 % et les règles d'Apple interdisant aux développeurs de communiquer des moyens d'acheter des biens numériques hors plateforme. La juge Gonzalez a décrit les bénéfices qu'Apple tire des développeurs de jeux comme étant « disproportionnés ». Mais Tim Cook, PDG d’Apple, a répondu en disant que les commissions sont un moyen de « fournir un retour sur investissement » et que les règles visent à protéger les clients des logiciels malveillants.

    Concernant le procès prévu contre Google, un porte-parole de Google a soutenu sa boutique d'applications comme étant ouverte : « Android est le seul système d'exploitation majeur qui permet aux gens de télécharger des applications à partir de plusieurs magasins d'applications. En fait, la plupart des appareils Android sont livrés avec deux ou plusieurs boutiques d'applications préinstallées. Les utilisateurs peuvent également installer des magasins d'applications ou des applications supplémentaires directement à partir de leur navigateur s'ils le souhaitent », a déclaré le porte-parole.

    À l'origine, Google était considéré comme plus ouvert qu'Apple dans la gestion de son magasin d'applications en ligne, mais il a récemment resserré les règles et renforcé leur application. L'action en justice devrait se concentrer sur l'exigence de Google selon laquelle certaines applications doivent utiliser les outils de paiement de la société pour vendre des abonnements et du contenu et verser à Google jusqu'à 30 % des ventes. (Google a décidé de se limiter à une réduction de 15 % sur le premier million afin d’aider les petits développeurs d’application).

    Les fabricants d'applications comme le service de streaming de musique Spotify Technology et le géant des services de rencontre Match Group, qui possède l'application Tinder, accusent depuis longtemps Google et Apple d'être anticoncurrentiels en exigeant un partage obligatoire des revenus.

    Les activités de Google sous le feu des projecteurs des régulateurs

    Cette dernière action en justice est prévue à un moment où le débat est inhabituellement vigoureux sur la question de savoir si l'application de la législation antitrust fédérale est trop laxiste. De nombreuses personnes, dont la sénatrice Amy Klobuchar, qui préside le comité antitrust de la commission judiciaire du Sénat, ont demandé une application plus stricte de la loi.

    Google fait déjà l'objet d'une action en justice fédérale intentée par le ministère de la Justice l'année dernière et d'actions antitrust connexes intentées par deux groupes distincts de procureurs généraux. L'un est dirigé par le Texas et se concentre sur la publicité, tandis que l'autre vise les efforts présumés de Google pour étendre sa domination dans le domaine de la recherche à de nouveaux marchés, comme les assistants vocaux.

    Google fait également l’objet d’une enquête officielle dans l’UE depuis mardi. Cette fois, l'enquête porte sur la position dominante de Google dans le domaine de la technologie de l'affichage publicitaire en ligne. La division antitrust de la Commission européenne craint que Google ne fausse la concurrence en ne permettant pas aux autres entreprises de technologie publicitaire de consulter certaines données – sur l'identité et le comportement des utilisateurs – qu'il réserve à son propre usage.

    L'autorité antitrust indienne a ordonné une enquête sur les allégations selon lesquelles Google aurait abusé de la position dominante d'Android sur le marché des téléviseurs intelligents du pays. Cette nouvelle intervient quelques heures après l'ouverture de l’enquête de l'Union européenne.

    « La Commission est d'avis, à première vue, qu'en subordonnant la préinstallation des applications propriétaires de Google (en particulier Play Store) à la signature de l'ACC (Android Compatibility Commitments) pour tous les appareils Android fabriqués/distribués/commercialisés par les fabricants d'appareils, Google a réduit la capacité et l'incitation des fabricants d'appareils à développer et à vendre des appareils fonctionnant avec d'autres versions d'Android, c'est-à-dire des forks d'Android, et a ainsi limité le développement technique ou scientifique relatif aux biens ou services au préjudice des consommateurs, en violation de la section 4(2)(b) de la loi », a déclaré l'organisme de surveillance dans une ordonnance, selon des médias indiens.

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    Google, qui compte l'Inde comme son plus grand marché en termes d'utilisateurs et s'est engagé l'année dernière à investir 10 milliards de dollars dans le pays, a nié tout acte répréhensible. « Nous sommes convaincus que nos pratiques d'octroi de licences pour les téléviseurs intelligents sont conformes à toutes les lois applicables en matière de concurrence », a déclaré un porte-parole de l'entreprise dans un communiqué.

    La Commission indienne de la concurrence a ajouté que, selon elle, le fait que Google exige des fabricants de téléviseurs qu'ils préinstallent toutes ses applications « incontournables » et qu'ils n'aient pas la possibilité de choisir parmi d'autres solutions « revient à imposer une condition injuste aux fabricants d'appareils de télévision intelligents et contrevient ainsi à la section 4(2)(a)(i) de la loi ».

    « Cela revient également à tirer parti, à première vue, de la position dominante de Google sur Play Store pour protéger les marchés pertinents tels que les services d'hébergement de vidéos en ligne offerts par YouTube, etc. en violation de la section 4(2)(e) de la Loi. Tous ces aspects justifient une enquête approfondie », a ajouté le régulateur de la concurrence.

    L'ordonnance de mardi est la troisième enquête antitrust en cours que l'Inde a ouverte contre Google. À la fin de l'année dernière, l'organisme de surveillance antitrust indien a ouvert une enquête sur Google pour avoir prétendument abusé de la position dominante de sa boutique d'applications afin de promouvoir son service de paiement dans ce pays d'Asie du Sud.

    C'est une semaine difficile pour les géants américains qui sont sur le marché indien. Lundi soir, le deuxième marché Internet mondial a proposé des règles strictes en matière de commerce électronique qui pourraient nuire à Amazon et à Flipkart de Walmart. L'Inde a proposé d'interdire les ventes flash sur les plateformes de commerce électronique et d'empêcher leurs entités affiliées d'être répertoriées comme vendeurs.

    Et vous ?

    Que pensez-vous de la nouvelle plainte prévue contre Google de la part des États américains ?
    Quels commentaires faites-vous de la multiplication des actions contre Google à travers le monde ?
    Ces actions emmèneront-elles Google à revoir ces pratiques de concurrence sur l’ensemble de ses marchés ?

    Voir aussi :

    Le ministère US de la Justice accuse Alphabet (Google) de protéger illégalement son monopole sur le marché de la recherche à coups de milliards de dollars, et n'exclut pas un démantèlement
    Le procureur général du Texas annonce une enquête antitrust contre Google, alors que 30 autres États américains prévoient d'autres mesures antitrust contre la société
    Une enquête antitrust formelle de l'UE vise les services ad tech de Google, l'interdiction par Google des cookies tiers dans Chrome sera également examinée
    Les bénéfices de l'App Store d'Apple semblent "disproportionnés", a déclaré un juge américain au PDG Cook, Apple ne ressent aucune « pression ou concurrence » pour réduire le prix
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  11. #131
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    Apple semble étonnament protégée par rapport à Google en ce qui concerne ses pratiques anticoncurrencielles sur les Stores. Quand à Google versus Inde, les fabricants de tv sont quand même bien content d'économiser de la R&D sur la partie logicielle de leurs hardwares.

  12. #132
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    Par défaut Des États américains allèguent que Google préserve « illégalement » le monopole du Play Store
    Des États américains allèguent que Google préserve « illégalement » le monopole du Play Store,
    et lancent une action en justice contre l'éditeur d'Android

    Mercredi 7 juillet 2021, 37 procureurs généraux des États et des districts ont poursuivi Google d'Alphabet Inc, alléguant qu'il avait racheté des concurrents et utilisé des contrats restrictifs pour maintenir illégalement le monopole de sa boutique d'applications sur les téléphones Android. Les allégations concernant le Play Store de Google découlent d'une enquête impliquant presque tous les États américains qui a commencé en septembre 2019 et a déjà donné lieu à trois autres poursuites contre la société. Ces poursuites judiciaires menacent de forcer des changements majeurs dans la façon dont il génère des milliards de dollars de revenus dans ses activités, y compris la publicité, les achats intégrés et les gadgets pour la maison intelligente.

    La domination des grandes entreprises numérique sur un large éventail de marchés au centre de la vie quotidienne des consommateurs est de plus en plus surveillée aux États-Unis. La nouvelle action en justice fait suite à des plaintes de développeurs d'applications concernant la gestion par Google de son Play Store pour les appareils Android.

    Un porte-parole de Google a soutenu que la boutique d'applications Play Store est ouverte : « Android est le seul système d'exploitation majeur qui permet aux gens de télécharger des applications à partir de plusieurs magasins d'applications. En fait, la plupart des appareils Android sont livrés avec deux ou plusieurs boutiques d'applications préinstallées. Les utilisateurs peuvent également installer des magasins d'applications ou des applications supplémentaires directement à partir de leur navigateur s'ils le souhaitent ».

    À l'origine, Google était considéré comme plus ouvert qu'Apple dans la gestion de son magasin d'applications en ligne, mais il a récemment resserré les règles et renforcé leur application. L'action en justice devrait se concentrer sur l'exigence de Google selon laquelle certaines applications doivent utiliser les outils de paiement de la société pour vendre des abonnements et du contenu et verser à Google jusqu'à 30 % des ventes (Google a décidé de se limiter à une commission de 15 % sur le premier million afin d’aider les petits développeurs d’application).

    Les éditeurs d'applications comme le service de streaming de musique Spotify Technology et la grande enseigne de services de rencontre Match Group, qui possède l'application Tinder, accusent depuis longtemps Google et Apple d'être anticoncurrentiels en exigeant un partage obligatoire des revenus.

    Les procureurs généraux des États ont déclaré dans une plainte déposée mercredi devant un tribunal fédéral de San Francisco que Google avait utilisé des tactiques anticoncurrentielles pour contrecarrer la concurrence et garantir que les développeurs n'avaient d'autre choix que de passer par le Google Play Store pour atteindre les utilisateurs. Google perçoit ensuite une commission « extravagante » pouvant aller jusqu'à 30 % sur les achats d'applications, ont déclaré les États.

    Google a été accusé d'avoir payé Samsung Electronics Co., le plus grand fabricant d'Android, pour s'assurer que la société coréenne ne développe pas sa propre boutique d'applications concurrente. De plus, après que le fabricant de Fortnite Epic Games Inc. a commencé à distribuer son application en dehors du magasin de Google, Google aurait « acheté » les développeurs pour les dissuader de faire de même, selon la plainte. Les détails de ces paiements ont été masqués dans la plainte.

    Google a récemment étendu les frais pour couvrir davantage de produits numériques achetés sur le Play Store, en ciblant particulièrement un certain nombre d'applications de premier plan qui avaient auparavant pu contourner la taxe. La plainte complète répertorie les défendeurs comme Google, Alphabet et leurs filiales en Irlande et en Asie.

    En août, le développeur de Fortnite, Epic Games, a poursuivi Google pour des motifs similaires, affirmant que les pratiques de l'entreprise avaient conduit à l'augmentation des prix pour les consommateurs en ligne, bien que le procès ait été largement éclipsé par l'affaire parallèle d'Epic contre Apple et son App Store. Toutefois, le procès intenté par les procureurs généraux des États est susceptible d'avoir plus de force, étant donné qu'il est lancé par des régulateurs désignés au niveau de l'État.

    Le procès intervient dans un contexte de pression fédérale croissante sur Google, qui fait déjà face à trois poursuites antitrust fédérales, y compris une affaire en cours du ministère de la Justice accusant la société de pratiques monopolistiques dans la publicité sur son moteur de recherche.

    Android a généralement été considéré comme une menace antitrust moins importante que l'iOS d'Apple, car il ne nécessite pas Google Play comme seule source de logiciels sur le téléphone. Cependant, la pression croissante sur Apple a remis en question de nombreux aspects de la structure tarifaire du Play Store. Lors d'audiences récentes, les législateurs et les régulateurs ont remis en question à plusieurs reprises la capacité d'Apple et de Google à faire de leurs magasins d'applications les valeurs par défaut sur les appareils mobiles, une pratique qui s'étend souvent à des applications spécifiques. Plus récemment, Google a rejoint Apple pour abaisser ses frais à 15 % pour les petits développeurs, une décision largement considérée comme une réponse à la pression croissante du public.

    La réaction de Google

    Dans un billet de blog, la société a déclaré que le procès « se trompe » en limitant la définition du marché des applications aux appareils Android et en ignorant que Google est en concurrence avec Apple Inc. pour les développeurs et les consommateurs : « La plainte limite sa définition du marché des applications aux appareils Android uniquement. Cela ignore complètement la concurrence à laquelle nous sommes confrontés d'autres plateformes telles que l'App Store incroyablement réussi d'Apple, qui représente la majorité des revenus des magasins d'applications mobiles selon les estimations de tiers. Nous rivalisons pour les développeurs et les consommateurs, et si nous ne leur offrons pas la meilleure expérience sur Google Play, ils ont le choix entre d'autres alternatives ».

    Wilson White, Senior Director of Public Policy chez Google, a déclaré :

    « Nous avons bâti Android pour créer plus de choix dans la technologie mobile. Aujourd'hui, n'importe qui, y compris nos concurrents, peut personnaliser et créer gratuitement des appareils avec le système d'exploitation Android.

    « Nous avons également créé une boutique d'applications, Google Play, qui aide les utilisateurs à télécharger des applications sur leurs appareils. Si vous ne trouvez pas l'application que vous recherchez sur Google Play, vous pouvez choisir de télécharger l'application depuis une boutique d'applications concurrente ou directement depuis le site Web d'un développeur. Nous n'imposons pas les mêmes restrictions que les autres systèmes d'exploitation mobiles.

    « Il est donc étrange qu'un groupe de procureurs généraux des États ait choisi de porter plainte contre un système qui offre plus d'ouverture et de choix que d'autres. Cette plainte imite une action en justice tout aussi infondée déposée par le grand développeur d'applications Epic Games, qui a profité de l'ouverture d'Android en distribuant son application Fortnite en dehors de Google Play ».

    Voici la ligne de défense de Google :

    Android augmente la concurrence et le choix

    « Cette plainte allègue que les consommateurs et les développeurs n'ont d'autre choix que d'utiliser Google Play. Mais ce n'est pas correct. Le choix a toujours été un principe fondamental d'Android. Les fabricants d'appareils et les opérateurs peuvent précharger les magasins d'applications concurrents aux côtés de Google Play sur leurs appareils. En fait, la plupart des appareils Android sont livrés avec au moins deux magasins d'applications préchargés. Et les appareils Android populaires tels que la tablette Amazon Fire sont préchargés avec une boutique d'applications compétitive et pas de Google Play Store

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    « Les consommateurs peuvent également faire du "sideloading", ce qui signifie qu'ils peuvent les télécharger directement depuis le site Web d'un développeur sans passer du tout par Google Play. Les gens téléchargent des applications à succès comme Fortnite, ainsi que des magasins d'applications entiers comme Amazon Appstore, aucun d'eux n'étant distribué via Google Play.

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    « Contribuant à cette ouverture et à ce choix, nous donnons également aux développeurs plus de moyens d'interagir avec leurs clients par rapport aux autres systèmes d'exploitation. Par exemple, Google Play permet aux développeurs de communiquer avec leurs clients en dehors de l'application au sujet des offres d'abonnement ou d'une offre à moindre coût sur une boutique d'applications concurrente ou sur le site Web du développeur ».

    Google Play aide les développeurs à réussir :

    « La plainte suggère que Google Play inhibe en quelque sorte la capacité des développeurs à se développer. Même si les développeurs disposent d'une gamme d'options de distribution sur Android, nous sommes fiers qu'en février 2020, les développeurs aient gagné plus de 80 milliards de dollars via Google Play. Et en 2020, l'économie des applications Android, y compris Google Play, a permis de créer près de 2 millions d'emplois aux États-Unis.

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    « Nous fournissons des ressources pour aider les développeurs à créer d'excellentes applications, à réduire leurs coûts et à développer leurs activités. Cela inclut des outils qui aident les développeurs à réduire les charges de test, à exécuter des tests bêta et à surveiller leur application à grande échelle. Nous investissons également considérablement dans la sécurité. Google Play Protect, notre service de sécurité, analyse désormais plus de 100 milliards d'applications chaque jour*; en 2019, il a empêché 1,9 milliard d'installations de logiciels malveillants ».

    Le modèle économique de Play et Android profite aux développeurs

    « La plainte est parsemée d'un langage incendiaire conçu pour détourner l'attention du fait que nos règles sur Android et Google Play profitent aux consommateurs. Nous soutenons les applications distribuées sur Google Play, nous avons donc quelques règles pour assurer la sécurité du magasin, protéger la confidentialité et prévenir la fraude. Par exemple, nous avons des règles concernant le spam, les avis sur les applications et le contenu inapproprié. Ces règles ne nuisent pas aux consommateurs ; elles contribuent à protéger leur sûreté et leur sécurité. Les gens veulent et s'attendent à cela lorsqu'ils utilisent leur téléphone.

    « En vertu de notre politique de facturation Google Play, les 3 % de développeurs qui vendent réellement des produits ou contenus numériques utilisent le système de facturation de Google Play et sont soumis à des frais de service progressifs*: 15 % sur le premier million de dollars gagné (99 % des développeurs qui paient des frais gagner moins d'un million de dollars), puis 30 % pour les gains supérieurs à 1 million de dollars. Certains grands développeurs d'applications, comme Epic, souhaitent des tarifs préférentiels et souhaitent utiliser leur propre système de traitement des paiements, mais cela nuirait à l'écosystème dans son ensemble.

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    • Premièrement, notre modèle commercial actuel profite à l'écrasante majorité des développeurs. Aujourd'hui, environ 97 % des développeurs ne vendent pas de contenu numérique sur Google Play et ne sont donc pas soumis à des frais de service. Moins de 0,1 % des développeurs – qui sont les plus gros et les plus rentables sur Google Play – sont soumis à des frais de service de 30 % sur certaines transactions. Ce procès est essentiellement au nom de 0,1 % des développeurs. De plus, la plainte omet manifestement de mentionner que nos frais sont comparables à ceux d'autres magasins numériques concurrents, notamment le Samsung Galaxy Store, l'Amazon Appstore, la Microsoft Xbox, la Sony PlayStation, la Nintendo Switch et l'Apple App Store.

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    • Deuxièmement, un système de facturation centralisé protège les consommateurs contre la fraude et offre aux consommateurs un moyen simple de suivre leurs achats en un seul endroit. Cela nous permet également de fournir des contrôles parentaux et de sécurité robustes et des outils de gestion des abonnements essentiels à la confiance des consommateurs.

    « Même avec ces règles, cela vaut la peine de le répéter*: les développeurs qui n'aiment pas nos politiques peuvent toujours distribuer leurs applications aux utilisateurs d'Android directement ou via des magasins d'applications concurrents sans utiliser notre système de facturation ni nous payer un centime – et beaucoup le font ».

    Un procès sans fondement qui ignore l'ouverture d'Android

    « Nous comprenons qu'un examen minutieux est approprié et nous nous engageons à collaborer avec les régulateurs. Mais Android et Google Play offrent une ouverture et un choix que les autres plateformes n'offrent tout simplement pas. Ce procès ne vise pas à aider les plus petits ou à protéger les consommateurs. Il s'agit de stimuler une poignée de grands développeurs d'applications qui souhaitent profiter des avantages de Google Play sans payer pour cela. Cela risque d'augmenter les coûts pour les petits développeurs, d'entraver leur capacité à innover et à rivaliser, et de rendre les applications de l'écosystème Android moins sécurisées pour les consommateurs ».

    Sources : plainte, réaction Google

    Et vous ?

    Quelle lecture en faites-vous ?
    Que pensez-vous des propos de Google concernant ce procès lorsque l'éditeur déclare : «  Ce procès ne vise pas à aider les plus petits ou à protéger les consommateurs. Il s'agit de stimuler une poignée de grands développeurs d'applications qui souhaitent profiter des avantages de Google Play sans payer pour cela. Cela risque d'augmenter les coûts pour les petits développeurs, d'entraver leur capacité à innover et à rivaliser, et de rendre les applications de l'écosystème Android moins sécurisées pour les consommateurs » ?
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  13. #133
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    Par défaut Biden choisit un "ennemi" de Google pour diriger le département de la Justice en matière d'antitrust
    Biden choisit un "ennemi" de Google pour diriger le département de la Justice en matière d'antitrust,
    Alors qu'il prépare un plan pour démanteler la Big Tech

    La pression sur les grandes entreprises technologiques s'accentue alors que Joe Biden choisit un autre critique pour le poste clé de la Justice. Le président américain a nommé mardi l'avocat et critique de Google Jonathan Kanter au poste de responsable antitrust du ministère de la Justice, dernier signe en date de la détermination de la Maison-Blanche à mettre au pas les plus grandes sociétés du monde, en particulier les grandes entreprises technologiques. La Maison-Blanche a qualifié Kanter de « défenseur et expert de premier plan dans l'effort de promotion d'une application forte et significative de la loi antitrust et de la politique de concurrence ». S'il est confirmé par le Sénat, Kanter prendra la tête d'une série d'affaires contre la Big Tech menées par le ministère de la Justice, notamment une action en Justice pour monopole déposée contre Google en octobre dernier.

    Les géants de la technologie font l'objet d'une enquête depuis environ deux ans. En octobre, un groupe d'experts de la Chambre des représentants des États-Unis a publié un rapport indiquant qu'ils avaient recours à des "acquisitions dévastatrices" pour repousser leurs rivaux, qu'ils facturaient des frais exorbitants et qu'ils obligeaient les petites entreprises à signer des contrats "oppressifs" au nom du profit. Les militants qui préconisent une application plus stricte de la loi antitrust ont fait pression pour la nomination de Kanter, qui a récemment créé son propre cabinet d'avocats, Kanter Law Group LLP, qui se présente comme une "boutique de défense de la loi antitrust", selon la Maison-Blanche.

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    Kanter est un avocat connu pour ses critiques à l'égard de Google et prendra la tête de la division antitrust alors que celle-ci examine un plan de Joe Biden visant à annuler les fusions nuisibles et à briser les monopoles. L’administration Biden l’a décrit comme « un éminent avocat un avocat antitrust distingué, avec plus de 20 ans d'expérience » et a été « un avocat et un expert de premier plan dans les efforts visant à promouvoir une application forte et significative de la législation antitrust et de la politique de concurrence », selon un communiqué de la Maison-Blanche.

    Le site Web de son cabinet indique que Kanter représente ses clients devant le ministère de la Justice, la Federal Trade Commission, le Congrès et les procureurs généraux des États. Kanter a également travaillé en tant qu'avocat au bureau de la concurrence de la FTC entre 1998 et 2000.

    « Pendant l'administration Obama, Microsoft a engagé [Kanter] pour inciter les responsables antitrust à prendre des mesures contre Google. Plus récemment, il a représenté des clients, dont Yelp Inc, qui ont exhorté le ministère de la Justice à poursuivre Google l'année dernière », a rapporté Bloomberg mardi. « À quand remonte la dernière fois où vous vous souvenez qu'une grande agence antitrust a intenté une affaire de monopolisation ? La raison pour laquelle vous ne pouvez pas vous en souvenir est qu'ils ne l'ont pas fait », a déclaré Kanter lors d'un événement consacré à Amazon en 2016, cité par Bloomberg.

    Kanter a exposé certain de ses points de vue sur Google dans un éditorial publié en 2016, écrivant : « La FCC doit s'assurer que Google n'adopte pas le même comportement lorsque les utilisateurs effectuent des recherches depuis leur téléviseur. En l'absence de surveillance de la FCC, le dossier suggère que Google favorisera ses propres services vidéo dans les résultats de recherche, tout comme il le fait aujourd'hui pour les achats, les informations et d'autres catégories.

    Google a également l'habitude de nuire aux fournisseurs de contenu. Pour attirer les utilisateurs et les annonceurs vers ses services, Google a besoin de contenu. Mais comme il perd des recettes publicitaires provenant de recherches supplémentaires lorsque les utilisateurs quittent son moteur de recherche, il copie souvent ce contenu, parfois en petits morceaux, auprès de tiers.

    Par exemple, le moteur de recherche d'images de Google affiche des images haute résolution et grand format provenant de sites tiers, ce qui favorise la piraterie. Google semble également favoriser les sites qui s'appuient sur la publicité plutôt que sur les frais d'abonnement, une pratique qui a réduit les marges bénéficiaires des organes de presse. Ce type de pratiques prive les fournisseurs de contenu de revenus et freine les investissements dans la création de contenu ».

    Le DOJ pourrait poursuivre la Big Tech avec l’arrivée Kanter

    La sénatrice américaine Amy Klobuchar a applaudi la nomination de Kanté dans un communiqué. « Pendant des années, Jonathan Kanter a été un chef de file dans les efforts visant à renforcer l'application de la législation antitrust contre les monopoles par les autorités de concurrence fédérales, étatiques et internationales. Sa grande expérience juridique et son passé de défenseur d'une action agressive font de lui un excellent choix pour diriger la division antitrust du ministère de la Justice », a-t-elle déclaré.

    Le récent décret de Biden vise à promouvoir la concurrence en mettant l'accent sur les entreprises technologiques. Le décret comprend un nouveau mandat exigeant « un examen plus approfondi des fusions, en particulier par les plateformes Internet dominantes, avec une attention particulière à l'acquisition de concurrents naissants, aux fusions en série, à l'accumulation de données, à la concurrence des produits "gratuits" et à l'effet sur la vie privée des utilisateurs ». L'ordonnance demande également à la Federal Communications Commission et la Federal Trade Commission de rendre de nouvelles décisions pour promouvoir des objectifs politiques tels que le "droit de réparer" et la neutralité du réseau.

    En tant que chef de la division antitrust, Kanter décidera s'il y a lieu d'engager des poursuites contre des entreprises telles que Google, Amazon, Facebook et Apple, qui font toutes l'objet d'un examen minutieux de la part du Congrès, les démocrates proposant des règles antitrust plus strictes qui pourraient démanteler les grandes entreprises technologiques.

    « Kanter possède l'expertise et les valeurs appropriées pour le moment que nous traversons en matière de politique technologique et de communication », a déclaré Charlotte Slaiman, directrice de la politique de concurrence au sein du groupe de défense des consommateurs Public Knowledge. « Le public a besoin d'un procureur général adjoint possédant à la fois un solide savoir-faire juridique et l'audace nécessaire pour défier les "gardiens" et les marchés consolidés, y compris les fournisseurs de large bande et les plateformes numériques. Jonathan Kanter répond à ces critères ».

    Kanter n'est que la dernière nomination de Biden marquant une avancée significative dans l'application de la législation antitrust, en particulier dans le secteur des technologies. Au début de l'année, le président Biden a nommé Lina Khan, pionnière de la lutte antitrust dans le secteur des technologies et auteur du document juridique largement cité "Amazon's Antitrust Paradox", à la présidence de la Federal Trade Commission. Tim Wu, un autre champion antitrust progressiste, siège actuellement au Conseil économique national.

    Kanter s'aligne étroitement sur Khan et Wu. Mais contrairement à Khan, qui a besoin d'une majorité de voix à la FTC pour faire appliquer la loi antitrust, Kanter serait en mesure d'intenter des procès pour stopper les fusions de son propre chef en tant que procureur général adjoint. Biden doit également nommer un membre de la Commission fédérale des communications pour sortir d'une impasse d’égalité 2-2 entre les démocrates et les républicains, et il doit encore choisir un président de la FCC. Jessica Rosenworcel a été la présidente par intérim tout au long du mandat de Biden jusqu'à présent, mais elle a été paralysée par l'absence d'une majorité démocrate.

    Source : Communiqué de presse

    Et vous ?

    Que pensez-vous de la nomination de Jonathan Kanter à la tête de la division antitrust du ministère de la Justice ?
    Ce changement pourra-t-il permettre de défaire certaines fusions déjà effectuées par les géants de la technologie ?

    Voir aussi :

    L'enquête antitrust du gouvernement américain et des États sur Google approche la ligne d'arrivée, le ministère de la Justice cherchant les documents finaux pour mener à bien son enquête
    Le gouvernement US demande à Google des données granulaires sur la monétisation de son moteur de recherche, pour comprendre comment l'emprise de l'entreprise sur le marché de la recherche a évolué
    Le ministère US de la Justice accuse Alphabet (Google) de protéger illégalement son monopole sur le marché de la recherche à coups de milliards de dollars, et n'exclut pas un démantèlement
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