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  1. #721
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    Par défaut Ce n'est pas que sur le territoire de l'EU
    Meta ne vise pas uniquement les citoyens de l'Union européenne.
    En tant qu'utilisateur d'un pays qui ne fait pas partie de l'UE, je dois également choisir entre l'option 'gratuite' et l'option payante.
    La décision de faire payer ou non l'utilisateur par Meta ne repose pas sur la géolocalisation de l'adresse IP.

    Pour ceux qui l'ont oublié, en Chine, Apple a tenté de mettre en place une mesure similaire à celle de Meta.
    L'entreprise souhaitait stocker les données sur le sol américain, à l'abri des régulations telles que le GDPR.
    La 'grande démocratie chinoise' a exigé d'Apple qu'elle construise des centres de données sur le territoire chinois, gérés par du personnel chinois.
    Apple n'a pas discuté et a fait ce que la Chine lui a dit de faire.
    Cela n'a rien coûté aux utilisateurs chinois, et Apple réalise d'importants profits dans cette région.
    La 'grande démocratie chinoise' peut ainsi contrôler les données et ses citoyens, et tout le monde semble satisfait.

    Je ne défends pas la 'grande démocratie chinoise', mais je constate qu'au sein de l'Union européenne, la Commission prend des décisions qui entraînent des coûts pour les citoyens européens et rapportent de l'argent aux sociétés américaines.
    Pourquoi la Commission n'a-t-elle pas imposé à Meta de construire des centres de données en Europe, gérés par des Européens ?
    Cela n'aurait peut-être pas évité de payer, mais aurait assuré le respect du GDPR.

  2. #722
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    Par défaut Meta veut que vous payiez pour votre vie privée : l'approche de Meta est erronée, d'après Tuta
    Meta veut que vous payiez pour votre vie privée : est-ce légal ? L'approche de Meta, qui consiste à "payer pour sa vie privée", est erronée à bien des égards, d'après Tuta.

    Meta a annoncé un nouvel abonnement payant sans publicité pour ces plateformes Facebook et Instagram. Mais d'après Tuta, cette nouvelle approche qui consiste à "payer pour sa vie privée" ferait que les pauvres soient privés de leur droit à la vie privée. Dans un article, Tuta donne son avis et démontre que cette approche de Meta est erronée à bien des égards.

    Récemment, une Cour européenne a jugé que la manière dont Meta collecte et utilise les données des personnes en Europe était en violation de la réglementation sur la protection de la vie privée entre 2018 et 2023. Meta a maintenant annoncé une option de Facebook et Instagram sans publicités personnalisées pour 120 euros par an. Les utilisateurs européens auraient la possibilité de payer ou d'accepter les publicités personnalisées. Mais votre droit à la vie privée est-il à vendre ? Tuta donne son avis sur la question.

    Payer pour ses droits ?

    Après que Meta a dû payer une amende record pour avoir violé le droit à la vie privée des Européens, le géant technologique de la Silicon Valley vient d'annoncer qu'à partir de novembre, les utilisateurs de plus de 18 ans pourront s'abonner moyennant paiement pour utiliser ses produits sans publicité. Selon le lieu d'achat, il en coûtera 9,99 €/mois sur le web ou 12,99 €/mois sur iOS et Android.

    Facebook et Instagram souhaitent désormais proposer une version payante – sans suivi ni publicités personnalisées. Mais est-il possible que Meta demande aux utilisateurs de payer pour leur droit à la vie privée ?

    Le droit à la vie privée est un droit de l'homme fondamental inscrit dans la Déclaration universelle des droits de l'homme (article 12), la Convention européenne des droits de l'homme (article 8) et la Charte européenne des droits fondamentaux (article 7).

    Max Schrems, le célèbre avocat qui a poursuivi Meta à plusieurs reprises pour violation de la vie privée dans le cadre du RGPD, a commenté les plans avant l'annonce :

    "Les droits fondamentaux ne peuvent être vendus. Allons-nous ensuite payer pour le droit de vote ou le droit à la liberté d'expression ? Cela signifierait que seuls les riches peuvent jouir de ces droits, à une époque où de nombreuses personnes ont du mal à joindre les deux bouts. L'introduction de cette idée dans le domaine de votre droit à la protection des données constitue un changement majeur. Nous nous battrons devant les tribunaux."
    Meta peut-il réellement vous facturer le respect de votre droit à la vie privée ?


    Six petits mots

    Meta s'appuie sur l'un des récents arrêts de l'UE pour justifier son approche consistant à offrir un service payant, sans publicités personnalisées.

    Dans cet arrêt de 18 548 mots, six petits mots ont été inclus pour dire qu'il doit y avoir une alternative aux publicités "si nécessaire moyennant une redevance appropriée". Bien que ces six mots constituent ce que l'on appelle un "obiter dictum", une considération supplémentaire d'un tribunal qui n'est pas directement liée à l'affaire et qui n'est généralement pas contraignante, Meta s'appuie sur cette minuscule phrase.

    Schrems, de NOYB, se prépare déjà à lutter contre cette nouvelle approche de Meta visant à contourner le RGPD :

    La CJUE a déclaré que l'alternative aux annonces doit être "nécessaire" et que les frais doivent être "appropriés". Je ne pense pas que 120 euros par an soit ce qu'elle avait à l'esprit. Ces six mots sont également un "obiter dictum", un élément non contraignant qui va au-delà de l'affaire principale soumise à la CJUE. Pour Meta, il ne s'agit pas de la jurisprudence la plus stable et nous nous battrons clairement contre une telle approche.
    Protections juridiques de la vie privée

    Robert Bateman a rassemblé d'excellents extraits juridiques pour expliquer en détail pourquoi il est juridiquement improbable que l'approche de Meta consistant à demander aux gens de payer pour leur vie privée fonctionne.

    Extrait du RGPD

    Nom : 1.png
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Taille : 591,8 Ko

    Ces extraits du RGPD européen montrent clairement que le consentement doit être "librement donné" et "facile à retirer".

    On peut se demander si c'est le cas lorsqu'il faut payer pour retirer son consentement au suivi et aux publicités personnalisées.

    Comité européen de la protection des données, Lignes directrices 5/2020

    Nom : 2.png
Affichages : 1931
Taille : 687,1 Ko

    Le Conseil européen de la protection des données indique que le contrôleur européen, qui vérifie si les mesures de protection de la vie privée de l'entreprise sont conformes au RGPD, doit démontrer que le retrait du consentement n'entraîne "aucun coût" et qu'il est possible de retirer son consentement sans préjudice.

    Meta peut-elle vous demander de payer ?

    On doit donc se poser la question suivante : Meta peut-elle vous demander de payer pour votre droit à la vie privée ?

    La situation juridique n'est pas claire à 100 %. Alors que le RGPD stipule que le consentement doit être donné librement et qu'il ne doit pas y avoir de frais en cas de retrait, les six mots de la récente décision du tribunal de l'UE stipulent qu'une version alternative doit être proposée à l'Européen "si nécessaire, moyennant une redevance appropriée".

    Toutefois, les experts juridiques s'accordent à dire que le RGPD lui-même doit toujours être considéré comme la source la plus solide. Les six petits mots, les "obiter dictum", ne sont pas juridiquement contraignants et ne pèsent pas autant que le RGPD.

    Il semble que les procès européens contre Meta vont se poursuivre. L'organisation à but non lucratif NOYB prépare déjà une nouvelle affaire contre Meta si elle donne suite à son annonce de faire payer les Européens pour le respect de leur droit à la vie privée.

    Selon l'avis de Tuta, il serait normal que Meta demande aux utilisateurs de payer pour un service sans publicité. Toutefois, la version gratuite de Meta (celle qui inclut les publicités) doit également respecter le droit à la vie privée des utilisateurs et, si ces derniers révoquent leur consentement à des publicités personnalisées, seules des publicités générales sans suivi ni personnalisation seront affichées.

    Source : Tuta

    Et vous ?

    Pensez-vous que l'avis de Tuta est crédible ou pertinent ?
    Quel est votre avis sur le nouvel abonnement payant de Meta ?

    Voir aussi :

    Facebook oblige les Européens à choisir : payer 10 € par mois pour une expérience sans pistage ni publicité ou les accepter pour continuer à utiliser le site gratuitement

    Meta condamnée à une amende record de 1,3 milliard de dollars et sommée de cesser d'envoyer aux États-Unis les données d'utilisateurs européens, ce qui pourrait nuire à l'activité de Facebook

    La Cour de justice de l'Union européenne (CJUE) déclare illégale l'approche RGPD de Meta, en voulant contourner l'obligation de consentement par le biais de cinq autres bases juridiques
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  3. #723
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    Imaginez maintenant que les CLUFs étaient mal rédigées et que le quidam lambda européen n'ait pas donné son accord pour donner ses données personnelles en temps que paiement... Ce serait la facture du siècle.

    "Facebook, c'est gratuit (et ça le restera toujours)"

  4. #724
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    Fb ne fait que s'aligner sur une pratique déjà existante et prétexte de même que les premiers acteurs cités, d'indépendance, de libre expression et agissent finalement pour le profit.
    Le RGPD n'a pas vocation à délier les mauvaises foi.

  5. #725
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    Par défaut NOYB dépose une plainte RGPD contre Meta Facebook à propos de "Pay or Okay"
    NOYB dépose une plainte RGPD contre Meta Facebook à propos de "Pay or Okay", la protection des données pourrait bientôt coûter 35 000 € par famille si tout le monde en fait autant

    Aujourd'hui, NOYB a déposé une plainte contre Meta auprès de l'autorité autrichienne de protection des données. Les utilisateurs européens ont désormais le "choix" de consentir à être suivis à des fins de publicité personnalisée ou de payer jusqu'à 251,88 euros par an pour conserver leur droit fondamental à la protection des données sur Instagram et Facebook. Non seulement le coût est inacceptable, mais les chiffres de l'industrie suggèrent que seulement 3 % des personnes souhaitent être suivies, tandis que plus de 99 % décident de ne pas payer lorsqu'elles sont confrontées à des "frais de confidentialité". Si Meta s'en sort, ses concurrents ne tarderont pas à lui emboîter le pas. Sachant qu'en moyenne, 35 applications sont installées sur un téléphone, la protection de la vie privée pourrait bientôt coûter environ 8 815 euros par an.

    NOYB est une organisation de protection de la vie privée, similaire à La Quadrature du Net et Digitalcourage. L'organisation à but non lucratif est basée à Vienne, en Autriche, et a été cofondée par l'avocat autrichien Max Schrems, sa devise est Ma vie privée est None Of Your Business. NOYB a pour but de lancer des affaires judiciaires stratégiques et des initiatives médiatiques en faveur du règlement général sur la protection des données (RGPD), de la proposition de règlement ePrivacy et de la confidentialité des informations en général.


    Une nouvelle tentative de contourner les lois européennes sur la protection de la vie privée

    La Cour de justice de l'Union européenne (CJUE) a statué en juillet que le traitement par Meta des données des utilisateurs à des fins de personnalisation des publicités était illégal. Mais ce n'est pas tout : En janvier, le Comité européen de protection des données a condamné Meta à une amende de 390 millions d'euros pour cette violation et a ordonné à l'entreprise d'obtenir le consentement des utilisateurs, sur la base d'une plainte du NOYB datant de 2018. Dans sa prochaine tentative de saper le droit de l'UE, Meta veut maintenant faire payer les gens qui choisissent un paramètre respectueux de la vie privée. Depuis le début du mois de novembre, les utilisateurs d'Instagram et de Facebook doivent choisir entre payer jusqu'à 251,88 € par an ou voir leurs données personnelles surveillées à des fins de publicité ciblée.

    Le consentement "librement donné" à un prix élevé ?

    En vertu de la législation européenne, le consentement au suivi en ligne et à la publicité personnalisée n'est valable que s'il est "librement donné". Cette disposition vise à garantir que les utilisateurs ne renoncent à leur droit fondamental à la vie privée que s'ils le font de leur plein gré. Meta vient de mettre en œuvre l'exact opposé d'un choix véritablement libre : Facebook seul introduira des "frais de confidentialité" pouvant aller jusqu'à 12,99 euros par mois si les utilisateurs ne consentent pas à ce que leurs données personnelles soient traitées à des fins de publicité ciblée. Chaque compte lié (comme Instagram) coûtera 8 euros supplémentaires, soit un total de 251,88 euros par an pour une personne utilisant Instagram et Facebook. À titre de comparaison : Meta indique que son revenu moyen par utilisateur en Europe entre le troisième trimestre 2022 et le troisième trimestre 2023 était de 16,79 $. Cela équivaut à un revenu annuel de seulement 62,88 € par utilisateur - et rend les frais mensuels tout à fait disproportionnés.

    Selon Felix Mikolasch, avocat spécialisé dans la protection des données chez NOYB : "La législation européenne exige que le consentement soit le fruit de la volonté réelle de l'utilisateur. Contrairement à cette législation, Meta impose une "redevance de confidentialité" pouvant aller jusqu'à 250 euros par an à toute personne qui ose exercer son droit fondamental à la protection des données".

    3 à 10 % des utilisateurs veulent des publicités personnalisées, mais 99,9 % y consentent

    Toutes les recherches scientifiques disponibles suggèrent que les systèmes dits "Pay or Okay" sont l'antithèse du consentement libre et affectent fondamentalement le "libre arbitre" des utilisateurs. Par exemple, le PDG du fournisseur de services "Pay or Okay" contentpass a déclaré que 99,9 % des visiteurs acceptent le suivi lorsqu'ils sont confrontés à une redevance de 1,99 €. Dans le même temps, des enquêtes objectives suggèrent que seuls 3 à 10 % des utilisateurs souhaitent que leurs données personnelles soient utilisées à des fins de publicité ciblée.

    "Lorsque 3 % des gens veulent nager, mais que 99,9 % finissent dans l'eau, chaque enfant sait qu'il ne s'agit pas d'un choix "libre". Ce n'est ni intelligent ni légal - il est tout simplement pitoyable que Meta continue d'ignorer la législation européenne.", déclare Max Schrems, président de NOYB.

    La protection des données pourrait bientôt coûter 35 000 euros par famille

    Si Meta parvient à défendre cette nouvelle approche, il est probable qu'elle déclenchera un effet domino. D'ores et déjà, TikTok serait en train de tester un abonnement sans publicité en dehors des États-Unis. D'autres fournisseurs d'applications pourraient suivre dans un avenir proche, rendant la protection de la vie privée en ligne inabordable. Selon Google, une personne a en moyenne 35 applications installées sur son smartphone. Si toutes ces applications suivaient l'exemple de Meta et appliquaient un tarif similaire, les utilisateurs devraient payer un "droit fondamental" de 8 815,80 euros par an. Pour une famille de quatre personnes, le prix de la confidentialité des données s'élèverait à 35 263,20 euros par an, soit plus que le revenu moyen d'un travailleur à temps plein dans l'Union européenne. Il est évident que ces chiffres sont encore plus extrêmes dans les États membres de l'UE où le revenu moyen est plus faible.

    "Les droits fondamentaux sont généralement accessibles à tous. Combien de personnes exerceraient encore leur droit de vote si elles devaient payer 250 euros pour le faire ? Il fut un temps où les droits fondamentaux étaient réservés aux riches. Il semble que Meta veuille nous ramener plus de cent ans en arrière.", rajoute Max Schrems.

    La protection de la vie privée n'est réservée qu'aux riches

    Si ce prix est extrêmement élevé en général, il ne tient absolument pas compte des niveaux de revenus très différents dans les pays de l'UE - et du fait que 21,6 % de la population de l'UE est menacée de pauvreté ou d'exclusion sociale. Le plaignant dans cette affaire, par exemple, est en situation de détresse financière et bénéficie d'une aide au chômage. Il ne peut tout simplement pas se permettre de payer 250 euros de plus par an, alors qu'il a déjà du mal à payer son loyer.

    D'après M. Schrems : "Plus de 20 % de la population de l'UE est déjà menacée de pauvreté. Pour le plaignant dans notre cas, comme pour beaucoup d'autres, un système "Pay or Okay" signifierait payer le loyer ou avoir une vie privée".

    L'autorité autrichienne de protection des données devrait engager une procédure d'urgence

    Compte tenu de la gravité des violations et du nombre inhabituellement élevé d'utilisateurs concernés, NOYB demande instamment à l'autorité autrichienne de protection des données d'engager une procédure d'urgence pour mettre fin au traitement illégal. En outre, NOYB suggère que l'autorité impose une amende dissuasive, afin de s'assurer qu'aucune autre entreprise ne commence à copier l'approche de Meta.

    Source : "noyb files GDPR complaint against Meta over “Pay or Okay”" (NOYB)

    Et vous ?

    Quel est votre avis sur le sujet ?

    Voir aussi

    Facebook veut que vous payiez pour préserver votre vie privée : est-ce légal ? L'approche de Meta, qui consiste à "payer pour préserver vie privée", est erronée à bien des égards, d'après Tuta

    Facebook oblige les Européens à choisir : payer 10 € par mois pour une expérience sans pistage ni publicité ou les accepter pour continuer à utiliser le site gratuitement

    La Cour de justice de l'Union européenne (CJUE) déclare illégale l'approche RGPD de Meta, en voulant contourner l'obligation de consentement par le biais de cinq autres bases juridiques
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  6. #726
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    les meta données que recoltent ces sites ne dit pas grand choses de dangereux sur nous.
    donc on s'en fou un peu. et vu le nombre de gens qui preferent chrome a firefox juste parce,
    qu'il est un peu plus performant alors que c'est un snifer ultime de méta données, créé pour une société qui a comme modele economique le commerce de meta données,
    je me demande qui sont ces gens qui ralent ? 1% des utilisateurs ? 0.1% ?

  7. #727
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    Par défaut Les abonnements sans publicité de Meta font de la protection de la vie privée un produit de luxe
    Les abonnements sans publicité "hors de prix" de Meta font de la protection de la vie privée un produit de luxe : l'UE dépose une plainte, les conditions de collecte de données par Meta sont encore trop vagues

    Un mois seulement après son lancement, le modèle d'abonnement sans publicité de Meta a commencé à susciter des réactions négatives dans l'Union européenne.

    Le Jeudi 30 novembre, le plus grand groupe de consommateurs d'Europe, le Bureau européen des unions de consommateurs (BEUC), a déposé une plainte auprès du réseau des autorités chargées de la protection des consommateurs. Dans un communiqué de presse, le BEUC affirme que les frais d'abonnement de Meta pour un accès sans publicité à Facebook et Instagram sont si déraisonnablement élevés qu'ils enfreignent les lois conçues pour protéger la vie privée des utilisateurs en tant que droit fondamental.


    Choisir de perdre avec Meta

    Meta a apporté des modifications à son service dans l'UE en novembre 2023, qui exigent des utilisateurs de Facebook et d'Instagram qu'ils consentent au traitement de leurs données à des fins publicitaires par l'entreprise, ou qu'ils paient pour ne pas voir de publicités.

    Cependant, l'approche du géant technologique consistant à payer ou à consentir est injuste et doit être stoppée.

    Le BEUC a déposé une plainte auprès du réseau des autorités de protection des consommateurs (CPC) au motif que Meta se livre à des pratiques commerciales déloyales à de multiples égards :

    1. Meta bloque partiellement l'utilisation de Facebook et d'Instagram jusqu'à ce que les utilisateurs aient choisi l'une ou l'autre option, ce qui constitue une pratique agressive au regard du droit européen de la consommation. En insistant et en créant un sentiment d'urgence, Meta pousse les consommateurs à faire un choix qu'ils ne souhaitent peut-être pas prendre.
    2. En outre, de nombreux consommateurs pensent probablement qu'en optant pour l'abonnement payant tel qu'il est présenté, ils bénéficient d'une option respectueuse de la vie privée qui implique moins de suivi et de profilage. En fait, les utilisateurs continueront probablement à voir leurs données personnelles collectées et utilisées, mais à des fins autres que la publicité.
    3. Meta fournit des informations trompeuses et incomplètes aux consommateurs, ce qui ne leur permet pas de faire un choix éclairé. Meta les induit en erreur en leur présentant le choix entre une option payante et une option "gratuite", alors que cette dernière option n'est pas "gratuite" puisque les consommateurs paient Meta en fournissant leurs données, comme l'ont déjà déclaré des décisions de justice antérieures.
    4. Compte tenu de la puissance de marché des services Facebook et Instagram de Meta dans l'UE et des effets de réseau très importants des plateformes de médias sociaux (puisque tous vos amis sont sur Facebook et Instagram), les consommateurs n'ont pas vraiment le choix, car s'ils quittent les services, ils perdront tous les contacts et les interactions qu'ils ont établis au fil des ans. Les frais d'abonnement très élevés pour les services "sans publicité" sont également dissuasifs pour les consommateurs, ce qui signifie qu'ils n'ont pas de véritable choix.

    Les membres du BEUC participant à cette action sont : Асоциация Активни потребители (Bulgarie), dTest (République tchèque), Forbrugerrådet Tænk (Danemark), UFC-Que Choisir (France), EKPIZO & KEPKA (Grèce), Adiconsum (Italie), Latvijas Patērētāju interešu aizstāvības asociācija (Lettonie), Vartotojų aljansas (Lituanie), Consumentenbond (Pays-Bas), Forbrukerrådet (Norvège), Federacja Konsumentów & Fundacja Konsumentów (Pologne), Spoločnosť ochrany spotrebiteľov (S. O.S.) Poprad (Slovaquie), ZPS (Slovénie), Asufin & CECU (Espagne), Sveriges Konsumenter (Suède), Union Luxembourgeoise des Consommateurs (Luxembourg) .
    Source : "Choose to Lose with Meta" (communiqué du Bureau Européen des Unions de Consommateurs (BEUC) sur le dépôt de plainte contre Meta)

    Et vous ?

    Quel est votre avis sur le sujet ?

    Voir aussi

    Facebook et Instagram vont proposer des abonnements payants sans publicité en Europe en novembre, Meta cherchant à "se conformer à l'évolution de la réglementation européenne"

    Facebook oblige les Européens à choisir : payer 10 € par mois pour une expérience sans pistage ni publicité ou les accepter pour continuer à utiliser le site gratuitement

    Meta veut faire payer 13 euros par mois aux utilisateurs de l'UE qui n'acceptent pas les publicités personnalisées sur Facebook et Instagram

    Facebook veut que vous payiez pour préserver votre vie privée : est-ce légal ? L'approche de Meta, qui consiste à "payer pour préserver vie privée", est erronée à bien des égards, d'après Tuta
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  8. #728
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    L'UE ou un organisme privé (BEUC) ?

  9. #729
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  10. #730
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    Par défaut Meta ignore illégalement le droit des utilisateurs de retirer facilement le consentement, selon Noyb
    Meta ignore illégalement le droit des utilisateurs de retirer facilement le consentement, les autorités devraient ordonner à Meta de conformer son traitement des données au RGPD, selon Noyb.

    Selon Noyb, Meta ignore illégalement le droit des utilisateurs à retirer facilement leur consentement. Les autorités devraient ordonner à Meta de mettre ses opérations de traitement des données en conformité avec la législation européenne sur la protection des données. Voici l'avis de Noyb.

    Depuis le début du mois de novembre, les utilisateurs d'Instagram et de Facebook qui ne veulent pas être suivis doivent payer des "frais de confidentialité" pouvant atteindre 251,88 euros par an. Alors qu'un seul clic (gratuit) suffit pour consentir à être suivi, les utilisateurs ne peuvent retirer leur consentement qu'en passant par le processus compliqué du passage à un abonnement payant.

    C'est illégal, car le RGPD stipule clairement que le retrait du consentement doit être "aussi facile" que de le donner. En plus d'une plainte précédente concernant la phase de consentement du système "pay or okay", noyb a déposé une plainte supplémentaire auprès de l'autorité autrichienne de protection des données afin de prendre en compte la situation de retrait.

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    La dernière tentative de Meta pour contourner les lois européennes sur la protection de la vie privée. Cela fait à peine six mois que la Cour de justice de l'Union européenne (CJUE) a jugé illégale la manière dont Meta traitait les données de ses utilisateurs. Pourtant, le géant des médias sociaux a lancé sa troisième tentative de contourner les lois européennes sur la protection de la vie privée. Au lieu de demander le consentement des utilisateurs, Meta fait désormais payer les personnes qui choisissent un paramètre respectueux de la vie privée. À partir du début du mois de novembre 2023, le maintien du droit fondamental à la protection des données sur Facebook et Instagram coûtera jusqu'à 251,88 euros par an. Les utilisateurs qui ne veulent pas payer devront accepter d'être suivis pour de la publicité ciblée. Noyb a déjà déposé une plainte contre cette approche en novembre 2023.

    Un retrait de consentement coûteux. Mais l'approche gravement défectueuse de Meta en matière de consentement libre n'est pas le seul problème qui se pose. Une fois que les utilisateurs ont consenti à être suivis, il n'y a pas de moyen facile de le retirer à une date ultérieure. Cette situation est illégale. Bien que l'article 7 du RGPD stipule clairement que "le consentement doit être aussi facile à retirer qu'à donner", la seule option pour "retirer" le consentement (en un seul clic) est de souscrire un abonnement de 251,88 euros. En outre, le plaignant a dû naviguer à travers plusieurs fenêtres et bannières pour trouver la page où il pouvait effectivement révoquer son consentement.

    Massimiliano Gelmi, avocat spécialiste de la protection des données chez Noyb :
    "La loi est claire : il doit être aussi facile de retirer son consentement que de le donner. Il est malheureusement évident que payer 251,88 euros par an pour retirer son consentement n'est pas aussi simple que de cliquer sur le bouton "OK" pour accepter le suivi."
    Une violation manifeste. Le Conseil européen de la protection des données (EDPB) mentionne même les coûts monétaires comme un exemple de charge incompatible avec le principe de l'article 7 du GDPR dans ses lignes directrices, ce qui montre clairement que Meta fait en sorte que le retrait du consentement ne soit pas aussi facile que de donner son consentement.

    Plainte déposée en Autriche. Noyb a déposé une plainte auprès de l'autorité autrichienne de protection des données (DSB) au nom d'un plaignant. L'autorité devrait ordonner à Meta de mettre ses opérations de traitement en conformité avec la législation européenne sur la protection des données et de fournir aux utilisateurs un moyen simple de retirer leur consentement - sans avoir à payer de frais. En outre, Noyb suggère que les autorités imposent une amende pour prévenir d'autres violations du GDPR. L'affaire sera probablement transmise par l'ORD autrichien au DPC irlandais, qui est l'"autorité chef de file" pour Meta dans l'UE.


    Les concepts de Noyb

    Noyb utilise les meilleures pratiques des groupes de défense des droits des consommateurs, des militants de la protection de la vie privée, des pirates informatiques et des initiatives de technologie juridique et les fusionne en une plateforme européenne stable d'application de la loi. Grâce aux nombreuses possibilités d'application du règlement européen sur la protection des données (RGPD), Noyb est en mesure de soumettre des cas de protection de la vie privée de manière beaucoup plus efficace qu'auparavant. En outre, Noyb suit l'idée d'un litige ciblé et stratégique afin de renforcer le droit à la vie privée. Noyb utilise également des initiatives de relations publiques et médiatiques pour souligner et garantir le droit à la vie privée sans avoir à aller devant les tribunaux. Enfin, Noyb est conçu pour joindre ses forces à celles des organisations, ressources et structures existantes afin de maximiser l'impact du RGPD, tout en évitant les structures parallèles.

    #MakePrivacyReal (faire de la vie privée une réalité)

    De nombreuses entreprises ignorent les lois rigoureuses sur la protection de la vie privée en Europe. Cela est possible, car il est trop compliqué et trop coûteux pour les utilisateurs individuels de faire valoir leurs droits. Noyb comble le fossé entre la loi et la réalité en appliquant collectivement les droits, de sorte que ces droits deviennent une réalité.

    Une mise en œuvre stratégique et efficace

    Noyb poursuit une mise en œuvre stratégique et efficace en analysant minutieusement et en hiérarchisant les violations de la vie privée, en identifiant les points faibles juridiques de ces affaires et en les plaidant avec la meilleure stratégie possible et la méthode la plus efficace pour obtenir un impact maximal.

    Effort de collaboration

    Noyb comble une lacune structurelle dans l'application des lois sur la protection de la vie privée par le secteur privé. Nous coopérons activement avec les ONG et les groupes existants dans les domaines de la vie privée, de la sécurité informatique et de la protection des consommateurs.

    Moment crucial

    En mai 2018, le nouveau règlement sur la protection des données ("RGPD") est entré en vigueur - annonçant une nouvelle ère dans la protection de la vie privée de l'UE avec de sérieux et nouveaux mécanismes d'application. Il permet aux ONG, telles que Noyb, de faire respecter collectivement les droits numériques des utilisateurs.

    Une équipe et des membres expérimentés

    Noyb a été créée par Max Schrems (avocat autrichien et défenseur de la vie privée) et rassemble un grand nombre d'experts et d'institutions des secteurs de la vie privée, de la technologie et des droits des consommateurs de toute l'Europe et d'ailleurs.

    Priorité à la protection de la vie privée dans le secteur commercial

    Noyb se concentre sur les violations commerciales de la vie privée et de la protection des données, car elles sont largement répandues, fréquentes et affectent des millions de personnes. Ces violations de la vie privée et des droits numériques par les entreprises ne sont actuellement pas prises en compte par d'autres organisations.

    Portée européenne, impact mondial

    La nouvelle loi européenne sur la protection des données s'applique également à toute entreprise internationale exerçant des activités en Europe. En pratique, cela signifie que l'application effective de la législation européenne renforcera la protection de la vie privée dans le monde entier, car les produits et services internationaux devront respecter ces "normes d'or" de l'UE.

    Soutenir les entreprises

    Noyb souhaite soutenir les entreprises qui cherchent à se conformer à la loi, par exemple en publiant des lignes directrices et des bonnes pratiques. Noyb considère également que l'application de la loi contre les pratiques illégales est un élément qui contribue à une concurrence loyale.

    #InvestInPrivacy (Investir dans la vie privée)

    Pour que Noyb continue à fonctionner, elle a besoin d'un financement stable. Noyb espère trouver suffisamment de personnes qui accordent de l'importance au droit à la vie privée et qui s'engagent à verser une contribution annuelle de leur choix.

    Source : Noyb

    Et vous ?

    Pensez-vous que l'avis de Noyb est crédible ou pertinent ?
    Quel est votre avis sur le sujet ?

    Voir aussi :

    Les abonnements sans publicité "hors de prix" de Meta font de la protection de la vie privée un produit de luxe : l'UE dépose une plainte. Les conditions de collecte de données sont encore trop vagues

    NOYB dépose une plainte RGPD contre Meta Facebook à propos de "Pay or Okay". La protection des données pourrait bientôt coûter 35 000 € par famille si tout le monde en fait autant

    La Cour de justice de l'Union européenne (CJUE) déclare illégale l'approche RGPD de Meta, en voulant contourner l'obligation de consentement par le biais de cinq autres bases juridiques
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  11. #731
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    Par défaut Meta a été sanctionné par une amende massive de 2,8 milliards de dollars pour avoir enfreint le RGPD
    Amendes imposées aux entreprises de Mark Zuckerberg : le géant des médias sociaux Meta a été sanctionné par une amende massive de 2,8 milliards de dollars pour avoir enfreint le RGPD

    Meta reste l'une des entreprises préférées des fonctionnaires de l'UE, qui l'ont ciblée à gauche et à droite pour plusieurs violations du RGPD.

    Il ne serait pas faux de qualifier l'Irlande de "principale autorité de régulation des données" au monde, qui continue d'imposer des amendes massives aux grandes entreprises technologiques du secteur qui ne respectent pas la loi rigoureuse du RGPD qui a vu le jour en 2018.

    Meta est un grand acteur de l'espace numérique et il fait l'objet d'actions en justice depuis des années, il ne faut pas oublier comment des amendes d'une valeur de plusieurs milliards ont été remises. Les violations du RGPD encourues par Meta ont été une préoccupation constante pour Zuckerberg et, d'après la situation actuelle, ce n'est pas près de s'arrêter.

    L'entreprise a été pénalisée à hauteur de 442 millions de dollars en septembre 2022, puis une autre amende de 425 millions de dollars a été imposée à Meta Limited en janvier 2023. Et au fil du temps, les choses ne se sont pas arrangées. Il est intéressant de voir comment le régulateur irlandais a pénalisé l'organisation dès le début du RGPD. La majorité des amendes que Meta a été contrainte de payer proviennent d'ici.

    Pour rappel, WhatsApp Ireland a également été le premier à infliger une amende à l'entreprise en 2021, de sorte que la situation n'est pas tout à fait claire. Mais une chose est sûre, Meta a beaucoup à faire pour revenir dans les bonnes grâces de l'entreprise.

    La Commission irlandaise de protection des données a appliqué un record de la part du lion, avec 1,78 milliard d'euros au cours de l'année écoulée.

    La plupart des entreprises technologiques ont leur siège en Irlande et il est choquant de constater à quel point le pays est depuis longtemps le principal responsable de l'application des règles de confidentialité des données. Les amendes frappent les géants de la technologie à droite et à gauche, et Meta est le plus durement touché d'entre eux. Quelle pourrait être la raison de tout cela ?

    Facebook et Instagram sont désormais mis en cause pour traitement illicite de données. Leurs applications ont enfreint le RGPD pour la plupart des mêmes raisons et beaucoup ne peuvent s'empêcher de se demander pourquoi Meta ne tire pas les leçons du passé.

    Le responsable de la confidentialité des données en matière de cybersécurité a indiqué qu'il semble que l'organisme de réglementation des données du pays ait plus à voir avec son environnement favorable qu'avec toute autre chose. Mais des rapports récents ont prouvé que le nombre d'amendes infligées dans l'UE au cours de l'année écoulée est principalement dû à des appels interjetés avec succès dans plusieurs juridictions. Nombreux sont ceux qui pensent que cela est dû au fait que les opinions ont été divisées concernant plusieurs décisions, y compris celles du Comité de protection des données de l'UE.

    En mai 2023, l'entreprise s'est vu interdire de transférer des données appartenant à des citoyens de l'UE vers les États-Unis, ce qui, selon les enquêteurs, constituait une énorme violation de la vie privée. Le géant de la technologie s'est vu imposer des sanctions transfrontalières et a été mis en garde contre la répétition de ce type d'action à l'avenir. Aujourd'hui, Meta est sanctionné pour traitement illégal de données, ce qui a entraîné une perte de plusieurs milliards d'euros.

    Meta s'est retrouvé sous le feu des critiques pour une autre raison majeure. Sa décision de mettre en place des abonnements sans publicité pour les abonnés Premium a été dénoncée pour avoir enfreint la législation européenne. Comme vous pouvez le constater, le non-respect de la législation européenne semble être la principale raison pour laquelle Meta continue d'être pénalisé.


    Et vous ?

    Qu'en pensez-vous ?

    Voir aussi :

    La Cour de justice de l'Union européenne (CJUE) déclare illégale l'approche RGPD de Meta, en voulant contourner l'obligation de consentement par le biais de cinq autres bases juridiques

    Meta lance sa nouvelle application de réseaux sociaux dénommée Threads pour rivaliser avec Twitter, elle ne sera pour le moment pas disponible en Europe car incompatible avec le RGPD

    Meta ignore illégalement le droit des utilisateurs de retirer facilement le consentement, les autorités devraient ordonner à Meta de conformer son traitement des données au RGPD, selon Noyb
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  12. #732
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    sujet facile à traiter .... ne plus utiliser les applications de meta : facebook, whatsapp etc
    c'est le client qui décide .... plus de client, plus d'applications
    Quand les clients vont penser un petit peu :-) ?

  13. #733
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    Citation Envoyé par Phil35sm Voir le message
    sujet facile à traiter .... ne plus utiliser les applications de meta : facebook, whatsapp etc
    c'est le client qui décide .... plus de client, plus d'applications
    Quand les clients vont penser un petit peu :-) ?
    Il y a quand même une position dominante compliquer à conquerir. Au moment du lien fort entre whatsapp et Meta, Ils avaient garanti que la gestion de la vie privée resterait celle de whatsapp. Un an ou deux aprés, ça a changé.
    à ce moment j'ai installé signal et j'ai encourager tout le monde à migrer autour de moi.
    ça fait quelques années maintenant et j'ai grosso modo une demi-douzaine de personne que je contacte uniquement par signal, et l'extreme majorité toujours sur whatsapp.

    Un système de communication ne vaut rien sans les communicant.

    Personnellement je préfererais être libre de toute application centralisée, et que les SMS s'enrichissent suffisamment pour gérer correctement toutes les options qu'ont ces messageries centralisées : Partage de photo, de vidéo, de localisation en direct, et surtout, SURTOUT, gestion des groupes. Tout ça, évidement chiffré de bout en bout.

  14. #734
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    Citation Envoyé par Phil35sm Voir le message
    sujet facile à traiter .... ne plus utiliser les applications de meta : facebook, whatsapp etc
    c'est le client qui décide .... plus de client, plus d'applications
    Quand les clients vont penser un petit peu :-) ?
    oui sauf que Meta collecte aussi des données de personnes qui ne sont pas clientes
    dès lors où tu visites un site internet contenant des widget Facebook ou autre produit de Meta, ils collectent des données dont l'adresse IP
    si tu es connecté sur ce site, il y a ton pseudo et potentiellement des données personnelles associées au compte utilisateur
    Tutoriels OpenGL
    Je ne répondrai à aucune question en MP
    - Si c'est simple tu dis que c'est compliqué et tu le fait
    - Si c'est compliqué tu dis que c'est simple et tu le sous-traite ou le fait faire par un stagiaire.

  15. #735
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    Par défaut Les autorités européennes devraient s'opposer au service d'abonnement sans publicité de Meta
    Les autorités européennes devraient s'opposer au service d'abonnement sans publicité de Meta, car il exige une redevance pour le respect de la vie privée, selon un groupe de 28 organisations.

    Les autorités européennes chargées de la protection de la vie privée devraient s'opposer au service d'abonnement sans publicité de Meta Platforms, lancé en Europe en novembre dernier, car il exige des utilisateurs qu'ils paient une redevance pour garantir leur vie privée, un modèle susceptible d'être copié par d'autres entreprises, a déclaré un groupe de 28 organisations.

    La lettre commune adressée au Comité européen de protection des données (CEPD) par le groupe de défense de la vie privée NOYB de Max Schrems, le Conseil irlandais pour les libertés civiles, Wikimedia Europe, le Centre d'information sur la vie privée électronique et d'autres organisations intervient alors que le CEPD s'apprête à publier dans les prochaines semaines des orientations sur le modèle "consentir ou payer". Cette démarche fait suite à une demande d'avis adressée au régulateur européen de la protection de la vie privée par les organismes néerlandais, norvégiens et hambourgeois de protection de la vie privée.

    Meta a réitéré que le service qui s'applique à Facebook et Instagram vise à se conformer aux règles de l'UE pour donner aux utilisateurs le choix si leurs données peuvent être collectées et utilisées pour des publicités ciblées, tandis que les utilisateurs qui consentent à être suivis obtiennent un service gratuit qui est financé par les revenus publicitaires.

    "L'abonnement sans publicité tient compte des derniers développements réglementaires, des orientations et des jugements partagés par les principaux régulateurs européens et les tribunaux au cours des dernières années", a déclaré un porte-parole de Meta. "Plus précisément, il est conforme aux orientations données par la plus haute juridiction européenne : en juillet, la Cour de justice de l'Union européenne (CJUE) a approuvé le modèle d'abonnement comme moyen pour les personnes de consentir au traitement des données à des fins de publicité personnalisée."

    Les 28 organisations ont averti que d'autres entreprises pourraient suivre l'exemple de Meta. "Si le "pay or okay" est autorisé, il ne se limitera pas aux pages d'actualités ou aux réseaux sociaux, mais sera utilisé par n'importe quel secteur d'activité ayant la possibilité de monétiser des données personnelles par le biais du consentement", ont-elles déclaré dans la lettre.

    "En pratique, cela saperait avec succès le GDPR, la norme européenne élevée de protection des données, et laverait toutes les protections réalistes contre le capitalisme de surveillance", ont-ils déclaré, faisant référence aux règles historiques de l'UE en matière de protection de la vie privée adoptées en 2016. "Nous pensons que Meta, et d'autres entreprises susceptibles de suivre le mouvement, sont conscientes du fait qu'une majorité d'utilisateurs ne seront ni capables ni désireux de payer une redevance."

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    28 ONG demandent aux autorités de protection des données de l'UE de rejeter le "Pay or Okay" de Meta

    Le Comité européen de la protection des données (CEPD) rendra bientôt ce qui sera probablement son avis le plus important à ce jour : il déterminera si les Européens continuent de disposer d'une option réaliste pour protéger leur droit à la vie privée en ligne.

    En novembre 2023, Meta a adopté l'approche "Pay or Okay". Depuis lors, les utilisateurs sont contraints de payer une "redevance de confidentialité" de 251,88 euros par an ou d'accepter d'être suivis. Les autorités néerlandaises, norvégiennes et hambourgeoises chargées de la protection des données ont donc demandé au CEPD de rendre un avis contraignant sur cette question.

    Si le "Pay or Okay" est légitimé, des entreprises de tous les secteurs industriels pourraient suivre l'exemple de Meta - ce qui pourrait marquer la fin du véritable consentement à l'utilisation des données européennes. Noyb a maintenant joint ses forces à celles de 27 autres ONG (dont Wikimedia Europe, Bits of Freedom et le Conseil norvégien des consommateurs) pour exhorter l'CEPD à émettre un avis qui protège le droit fondamental à la protection des données.


    Meta dit "payez pour vos droits". Après que la Cour de justice de l'Union européenne (CJUE) a déclaré illégal le traitement des données des utilisateurs par Meta en juillet dernier, Meta a sauté sur la meilleure option suivante pour contourner le GDPR et a mis en œuvre un système appelé "Pay or Okay".

    Depuis novembre 2023, les utilisateurs d'Instagram et de Facebook sont contraints de payer une redevance pouvant atteindre 251,88 euros par an ou d'accepter d'être suivis à des fins de publicité ciblée. En d'autres termes : Au lieu de demander finalement un consentement oui/non, Meta fait payer 251,88 € pour cliquer sur le bouton "rejeter". En réalité, la plupart des gens n'ont pas d'autre choix que d'accepter l'exploitation de leurs données lorsqu'ils sont confrontés à une redevance.

    Cet effet est clairement illustré par des études scientifiques : Par exemple, le PDG du fournisseur "Pay or Okay" contentpass a déclaré que 99,9 % des visiteurs acceptent le suivi lorsqu'ils sont confrontés à une redevance de 1,99 €. Dans le même temps, des enquêtes objectives suggèrent que seuls 3 à 10 % des utilisateurs souhaitent que leurs données personnelles soient utilisées à des fins de publicité ciblée.

    Max Schrems :
    "Selon la législation européenne, les utilisateurs doivent disposer d'un "choix libre et véritable" lorsqu'ils acceptent d'être suivis à des fins de publicité personnalisée. En réalité, ils sont contraints de payer une redevance pour protéger leur droit fondamental à la vie privée".

    Les cases pré-cochées sont illégales, mais les frais de "rejet" sont acceptables ? Les autorités néerlandaises, norvégiennes et hambourgeoises chargées de la protection des données ont demandé l'avis du CEPD sur cette approche, qui déterminera l'avenir du consentement libre en ligne.

    Les conséquences possibles de cet avis vont bien au-delà de la collecte des données des utilisateurs par Meta : Si l'approche "Pay or Okay" est légitimée, elle se répandra comme une traînée de poudre. C'est ce que l'on constate en Allemagne, où 30 % des 100 premiers sites web utilisent déjà la méthode "Pay or Okay" pour augmenter le taux de consentement.

    Si la CJUE et les autorités ont jusqu'à présent clairement indiqué que les "cases pré-cochées" ou les boutons de rejet sur la deuxième couche d'une bannière étaient illégaux, il semble que le simple fait de demander de l'argent ne soit pas considéré comme un problème évident. Si les autorités chargées de la protection des données n'adoptent pas une position claire à cet égard, les Européens pourraient rapidement perdre le "choix véritable ou libre" d'accepter ou de refuser le traitement de leurs données à caractère personnel, qui était l'une des pierres angulaires du RGPD et qui a été confirmé à plusieurs reprises par la CJUE.

    Max Schrems :
    "Il est clair que l'approche de laissez-faire sur le "Pay or Okay" dans certains États membres est un échec. Par exemple, l'Allemagne a été inondée de systèmes "Pay or Okay" en seulement neuf mois après que les autorités l'aient autorisé. Les autorités ont maintenant la possibilité d'inverser leur approche nationale lors du vote à Bruxelles."
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    Tentative ratée de soutenir les médias d'information. Les premiers systèmes "Pay or Okay" ont été introduits par des organismes de presse en difficulté qui perdaient de plus en plus de revenus publicitaires. Il semble donc que les autorités chargées de la protection des données aient donné leur feu vert à ces systèmes dans l'espoir de soutenir l'industrie de l'information.

    En réalité, les éditeurs n'obtiennent que les miettes de pain restantes des recettes publicitaires si les internautes acceptent le suivi. En outre, jusqu'à 99,9 % des personnes choisissent l'option "Okay", ce qui conduit à des ventes minimes d'abonnements payants. Les bénéfices réels des publicités personnalisées restent entre les mains de grandes entreprises telles que Meta et Google.

    Max Schrems :
    "On espérait que l'option "Pay or Okay" sauverait les médias d'information qui avaient perdu leurs revenus publicitaires au profit des "big tech". Cela n'a pas fonctionné, car 99,9 % d'entre eux refusent de payer pour récupérer leurs propres données. L'ironie de la chose, c'est que les 'big tech' utilisent maintenant cette faille pour elles-mêmes".

    Les droits fondamentaux, un bien de luxe ? Si un grand nombre d'entreprises et de sites web passaient au "Pay or Okay", les coûts deviendraient rapidement incontrôlables. Un Européen moyen possède 35 applications installées sur son smartphone. Si toutes ces applications suivaient l'exemple de Meta et facturaient une redevance similaire à 251,88 euros par an, le prix dépasserait le budget de la plupart des gens. Plus précisément, une famille de quatre personnes disposant de seulement 35 applications par téléphone se retrouverait avec une facture de 35 263,20 euros par an. Le droit à la protection des données deviendrait ainsi largement inaccessible, et pas seulement pour les 22,6 % de la population européenne qui sont actuellement menacés de pauvreté ou d'exclusion sociale.

    Max Schrems :
    "Chaque mois, les utilisateurs ont affaire à des centaines de sites web, d'applications et d'entreprises. Tous pourraient simplement facturer des frais de confidentialité si vous n'acceptez pas que vos données soient collectées, partagées ou vendues. Si vous faites le calcul, cela représente des milliers d'euros par an."

    28 ONG demandent à l'CEPD de protéger le libre consentement en ligne. Les 28 ONG et organisations de défense des droits des consommateurs soussignées (dont Wikimedia Europe, Bits of Freedom et le Conseil norvégien des consommateurs) demandent donc à l'CEPD et à toutes les autorités nationales chargées de la protection des données de s'opposer fermement au système "Pay or Okay" afin d'empêcher la création d'une faille importante dans le GDPR.

    L'avis de la CEPD façonnera l'avenir de la protection des données et de l'internet pour les années à venir. Il est de la plus haute importance que l'avis garantisse réellement aux personnes concernées un "choix véritable et libre" concernant le traitement de leurs données personnelles.

    Max Schrems :
    "28 organisations de la société civile appellent maintenant les autorités à s'assurer que les droits fondamentaux ne deviennent pas une marchandise ou un bien de luxe. Il s'agit probablement de la décision la plus importante concernant les droits de l'UE en matière de protection de la vie privée depuis une décennie."
    Source : NOYB

    Et vous ?

    Pensez-vous que cette demande est crédible ou pertinente ?
    Quel est votre avis sur le sujet ?

    Voir aussi :

    NOYB dépose une plainte RGPD contre Meta Facebook à propos de "Pay or Okay". La protection des données pourrait bientôt coûter 35 000 € par famille si tout le monde en fait autant

    Meta ignore illégalement le droit des utilisateurs de retirer facilement le consentement. Les autorités devraient ordonner à Meta de conformer son traitement des données au RGPD, selon Noyb

    Facebook veut que vous payiez pour préserver votre vie privée : est-ce légal ? L'approche de Meta, qui consiste à "payer pour préserver vie privée", est erronée à bien des égards, d'après Tuta
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  16. #736
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    Par défaut Meta accusé par le BEUC d'avoir procédé à une collecte massive et illégale de données
    Meta accusé par des groupes européens de défense des droits des consommateurs d'avoir procédé à une collecte massive et illégale de données,
    suite à sa fonctionnalité demandant aux utilisateurs de payer ou de consentir aux pubs ciblés

    Meta, propriétaire de Facebook et Instagram, est au cœur d’une controverse concernant la collecte de données. Des groupes de défense des consommateurs européens ont accusé Meta de mener une opération de collecte de données « massive » et « illégale » auprès de centaines de millions d’utilisateurs dans la région.

    Le Bureau européen des unions de consommateurs (BEUC), qui regroupe 45 associations de consommateurs, a indiqué que huit d'entre elles déposaient jeudi des plaintes auprès de leurs autorités nationales respectives chargées de la protection des données. Les groupes affirment que Meta recueille une quantité inutile d'informations sur ses utilisateurs - telles que des données utilisées pour déduire leur orientation sexuelle, leur état émotionnel ou même leur susceptibilité à la dépendance - auxquelles ils ne sont pas en mesure de consentir librement.

    Les pratiques de l'entreprise, selon les groupes, enfreignent certaines parties de la loi sur la confidentialité des données de l'Union européenne, le Règlement général sur la protection des données (RGPD). « Avec ses pratiques illégales, Meta alimente le système de publicité basé sur la surveillance qui suit les consommateurs en ligne et recueille de grandes quantités de données personnelles dans le but de leur montrer des publicités », a déclaré le BEUC dans un communiqué.

    Ursula Pachl, directrice générale adjointe du Bureau européen des unions de consommateurs (BEUC), a déclaré :

    Meta a essayé à maintes reprises de justifier la surveillance commerciale massive à laquelle il soumet ses utilisateurs. Son choix injuste de "payer ou consentir" est le dernier effort de l'entreprise pour légaliser son modèle commercial. Mais l'offre de Meta aux consommateurs n'est que de la poudre aux yeux pour dissimuler ce qui est, au fond, la même vieille collecte de toutes sortes d'informations sensibles sur la vie des gens, qu'elle monétise ensuite par le biais de son modèle publicitaire invasif. Les modèles commerciaux fondés sur la surveillance posent toutes sortes de problèmes au regard du RGPD et il est temps que les autorités chargées de la protection des données mettent un terme au traitement déloyal des données par Meta et à la violation des droits fondamentaux des personnes.
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    Meta conteste ces allégations

    « Nous prenons nos obligations réglementaires extrêmement au sérieux et sommes convaincus que notre approche est conforme au RGPD », a déclaré un porte-parole de l'entreprise. « Depuis 2019, nous avons remanié la protection de la vie privée chez Meta. Nous sommes tenus responsables de la protection de la vie privée des gens par les régulateurs, les décideurs et les experts. Nous travaillons avec eux pour nous assurer que ce que nous construisons suit les meilleures pratiques et répond à des normes élevées en matière de protection des données », a-t-il ajouté.

    Les plaintes déposées jeudi risquent d'exposer l'entreprise, qui fait depuis des années l'objet d'une surveillance réglementaire intense en Europe, à de nouvelles poursuites judiciaires.

    En mai dernier, les régulateurs de l'UE ont infligé au géant de la tech une amende record de 1,2 milliard d'euros pour avoir enfreint les règles du RGPD en transférant les données personnelles des utilisateurs de Facebook vers des serveurs situés aux États-Unis. Selon le Comité européen de protection des données, cette amende reste la plus importante jamais perçue en vertu de la loi, qui s'applique dans l'UE depuis 2018.

    « Nous sommes gravement préoccupés par les pratiques de Meta », a déclaré un porte-parole de l'Autorité norvégienne de protection des données. « La protection des données est un droit humain pour tous, pas une fonctionnalité premium réservée aux riches. Nous espérons que les plaintes pourront susciter un examen plus approfondi de la réglementation au niveau européen », a déclaré le porte-parole, ajoutant que la Norvège transmettrait la plainte aux autorités irlandaises, les principaux régulateurs de Meta en Europe.

    Graham Doyle, commissaire adjoint à la Commission irlandaise de protection des données, a déclaré que l'autorité n'avait encore reçu aucune des plaintes de ses homologues. « Nous nous attendons à ce que ces plaintes fassent l'objet d'un examen initial par les autorités de protection des données respectives avant d'être transmises à l'autorité de protection des données pour examen », a-t-il déclaré.

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    Payer ou consentir à l'affichage des publicités personnalisées et ciblées

    En octobre, les autorités de régulation de l'UE ont contraint Meta à demander le consentement explicite de ses utilisateurs pour traiter leurs données personnelles dans le but de leur proposer des publicités ciblées.

    Quelques jours plus tard, Meta a lancé un service d'abonnement permettant à ses utilisateurs européens de payer jusqu'à 12,99 euros par mois pour utiliser les versions sans publicité de Facebook et d'Instagram. À partir de vendredi, Meta prévoit également d'introduire des frais mensuels supplémentaires pour chaque nouveau compte créé par un utilisateur dans le cadre de cette offre :

    Citation Envoyé par Meta
    • Meta proposera aux habitants de l'UE, de l'EEE et de la Suisse de payer un abonnement mensuel pour utiliser Facebook et Instagram sans publicité. Ils peuvent également continuer à utiliser ces services gratuitement tout en voyant les publicités qui les concernent.
    • Nous croyons en un internet gratuit et financé par la publicité - et nous continuerons à offrir aux gens un accès gratuit à nos produits et services personnalisés, quels que soient leurs revenus.
    • Que les utilisateurs choisissent d'utiliser nos produits gratuitement avec des publicités ou de s'abonner pour ne plus voir de publicités, nous nous engageons à préserver la confidentialité et la sécurité des informations des utilisateurs, conformément à nos propres politiques et au règlement général sur la protection des données (RGPD) de l'Union européenne.

    Les habitants de ces pays pourront s'abonner moyennant paiement pour utiliser nos produits sans publicité. Selon le lieu d'achat, il en coûtera 9,99 €/mois sur le web ou 12,99 €/mois sur iOS et Android. Quel que soit le lieu d'achat, l'abonnement s'appliquera à tous les comptes Facebook et Instagram liés dans le centre de comptes d'un utilisateur. Comme c'est le cas pour de nombreux abonnements en ligne, les prix pour iOS et Android tiennent compte des frais facturés par Apple et Google dans le cadre de leurs politiques d'achat respectives. Jusqu'au 1er mars 2024, l'abonnement initial couvre tous les comptes liés dans le centre de comptes d'un utilisateur. Toutefois, à partir du 1er mars 2024, des frais supplémentaires de 6 €/mois sur le web et de 8 €/mois sur iOS et Android s'appliqueront pour chaque compte supplémentaire répertorié dans le centre de comptes d'un utilisateur.
    Meta a déclaré que le service faisait partie de ses efforts pour se conformer au RGPD

    La publicité personnalisée permet également aux entreprises de toutes tailles - en particulier les petites et moyennes entreprises - de trouver les clients les plus susceptibles d'être intéressés par ce qu'elles proposent. Cela crée une valeur considérable pour les entreprises : en Europe, chaque euro dépensé pour nos publicités génère en moyenne 3,37 euros de revenus pour les annonceurs, ce qui représente plus de 84 milliards d'euros de revenus pour les entreprises chaque année.

    Cependant, le paysage réglementaire européen évolue. Et avec les nouvelles interprétations réglementaires des bases juridiques autorisées pour la publicité personnalisée dans le cadre du RGPD, ainsi que l'entrée en vigueur de la loi sur les marchés numériques, nous sommes désormais tenus d'offrir aux personnes de l'UE, de l'EEE et de la Suisse une autre façon d'utiliser Facebook et Instagram.

    C'est pourquoi, en octobre, nous avons annoncé que les personnes de l'UE pouvaient choisir de continuer à utiliser Facebook et Instagram avec des publicités, ou qu'elles pouvaient choisir de payer un montant mensuel pour un service d'abonnement sans publicité sur Facebook et Instagram. Si une personne choisit de s'abonner, elle ne verra pas de publicités et nous ne traiterons pas ses informations à des fins de publicité personnalisée.

    Nous avons introduit ce choix, appelé "Abonnement sans publicité", comme solution de consentement pour se conformer à une combinaison unique d'obligations réglementaires de l'UE liées et parfois se chevauchant avec des délais de conformité différents.

    Les abonnements en tant qu'alternative à la publicité sont un modèle commercial bien établi et économiquement viable dans de nombreux secteurs, de l'édition d'informations aux jeux en passant par la musique et les divertissements. C'est pourquoi nous pensons qu'il s'agit de la meilleure solution en matière de conformité. Comme d'innombrables autres entreprises, nous pensons qu'elle nous permet de répondre à l'évolution des obligations réglementaires tout en offrant aux utilisateurs un choix clair.

    L'abonnement sans publicité tient compte des derniers développements réglementaires, des orientations et des jugements partagés par les principaux régulateurs européens et les tribunaux au cours des dernières années. En particulier, il est conforme aux orientations données par la plus haute juridiction européenne : en juillet, la Cour de justice de l'Union européenne (CJUE) a approuvé le modèle d'abonnement comme moyen pour les utilisateurs de consentir au traitement de leurs données à des fins de publicité personnalisée. Avant même cette décision, la validité d'un service d'abonnement dans le cadre d'un modèle permettant d'obtenir un consentement valable avait été reconnue par de nombreuses autorités européennes de protection des données, notamment en France, au Danemark et en Allemagne.

    Un avis que ne partage pas le BEUC

    Mais le BEUC a fait valoir jeudi que le service d'abonnement de Meta offre aux utilisateurs "un choix injuste et trompeur" car le traitement des données n'est pas transparent, ce qui signifie que les utilisateurs ne peuvent pas savoir comment le fait de s'abonner modifierait la manière dont leurs informations sont traitées. De plus, la position dominante de Meta sur le marché signifie que les utilisateurs ne peuvent pas facilement quitter ses plateformes sans se couper de leur famille et de leurs amis.

    En novembre, l'organisation a déposé une plainte auprès des autorités européennes chargées de la protection des consommateurs, arguant que cette approche "pay-or-consent" était un exemple de pratique commerciale déloyale et "agressive" interdite par la législation de l'UE.

    « L'offre de Meta aux consommateurs n'est que de la poudre aux yeux pour dissimuler ce qui est, au fond, la même vieille collecte de toutes sortes d'informations sensibles sur la vie des gens, qu'elle monétise ensuite grâce à son modèle publicitaire invasif », a déclaré Ursula Pachl, directrice générale adjointe du BEUC, dans un communiqué publié jeudi.

    Sources : BEUC, plainte, Facebook

    Et vous ?

    Pensez-vous que les entreprises technologiques devraient être plus transparentes concernant la collecte de données des utilisateurs ?
    Quelles mesures pensez-vous que les régulateurs devraient prendre pour protéger la vie privée des utilisateurs en ligne ?
    Croyez-vous que les utilisateurs devraient avoir plus de contrôle sur leurs données personnelles et leur utilisation à des fins publicitaires ?
    Comment percevez-vous l’offre d’abonnement sans publicité de Meta ? Est-ce une solution viable pour les utilisateurs ?
    Quelles alternatives existent pour les utilisateurs qui souhaitent protéger leur vie privée tout en restant connectés sur les plateformes de réseaux sociaux ?
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  17. #737
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    Par défaut L’UFC-Que Choisir porte plainte auprès de la CNIL contre Meta pour non-respect du RGPD
    L’UFC-Que Choisir porte plainte auprès de la CNIL contre Meta pour non-respect du RGPD
    Dans le cadre de son offre d’abonnement donnant l'accès à des versions sans publicités de ses réseaux sociaux

    Meta a, au troisième trimestre de l’année précédente, déclaré son intention de demander aux utilisateurs de l'UE leur consentement explicite avant de permettre aux entreprises de cibler la publicité en fonction de leurs activités sur ses plateformes. Y faisant suite, le géant des réseaux sociaux a annoncé aux utilisateurs européens de Facebook et Instagram la possibilité de s’abonner pour utiliser les réseaux sociaux sans aucune publicité. Ce sont deux offres en principe non liées sauf que Meta conditionne le refus du consentement de l’utilisateur au paiement d’un abonnement pour donner accès à ses plateformes. C’est ce qui lui vaut la plainte de l’UFC-Que Choisir qui met en sus en avant des craintes selon lesquelles l’abonnement ne garantit pas l’exploitation des données personnelles de l’utilisateur à son insu.

    L’intégralité de la prise de position de l’UFC-Que Choisir

    En novembre dernier, Meta a soumis une offre controversée aux utilisateurs de Facebook et d’Instagram : souscrire un abonnement payant pour permettre de refuser le traitement de leurs données personnelles. Au-delà des nombreuses pratiques commerciales trompeuses récemment épinglées par l’UFC-Que Choisir (1), cette offre met plus que jamais Meta en contravention avec les dispositions impératives du règlement européen sur la protection des données personnelles (RGPD). En conséquence, notre association, dans le prolongement de sa campagne « Je ne suis pas une data » et dans le cadre d’une action coordonnée avec 7 autres associations européennes membres (2) du Bureau européen des unions de consommateurs (BEUC), dépose aujourd’hui une nouvelle plainte contre Meta auprès de la CNIL, invoquant le non-respect par l’entreprise des dispositions du RGPD.

    Le nouvel abonnement de Meta : un écran de fumée destiné à détourner l’attention du consommateur quant au traitement illicite de ses données personnelles

    À la suite de plusieurs décisions de justice européennes constatant que Meta avait collecté et traité des données personnelles pendant des années sans base juridique valable, la plateforme a finalement décidé de solliciter, désormais, le consentement des consommateurs à ce que leurs données fassent l’objet d’un traitement. Le consommateur doit ainsi accepter explicitement que ses données personnelles puissent être utilisées par Meta à des fins publicitaires. Cependant, Meta conditionne le refus de consentement à la souscription d’un abonnement payant (3). Autrement dit, soit le consommateur consent, soit, à défaut, il paye. Ce modèle d’abonnement a suscité des préoccupations chez les régulateurs à travers l’Europe, qui ont désormais lancé une enquête formelle pour déterminer sa conformité au RGPD.

    Ce sujet d’importance masque toutefois une autre problématique concernant les pratiques de Meta : les consommateurs ne sont pas en mesure d’évaluer l’ampleur ni les conséquences du traitement des données opéré par Meta, ce qui rend tout consentement valable totalement impossible, illusoire et inefficace, et ce quelle que soit la décision des régulateurs concernant le droit de Meta à pouvoir exiger un paiement. En outre, le traitement des données ne se limite pas à ce qui est strictement nécessaire, le rendant déloyal, de sorte que Meta viole les principes fondamentaux du RGPD.

    Le prétendu choix que Meta propose aux consommateurs ne respecte pas les exigences du RGPD

    Rappelons que le RGPD impose que le consentement au traitement de données personnelles soit notamment éclairé et donné librement. Or ces exigences légales ne sont pas respectées par Meta. Si l’entreprise collecte auprès de ses utilisateurs un ensemble de données personnelles et les traite à diverses fins telles que l’affichage de publicités, la personnalisation de contenus et/ou la fourniture de services commerciaux à d’autres entreprises, elle ne spécifie pourtant pas la finalité précise de chaque type de traitement opéré sur ces données collectées. Pour le consommateur, il est donc impossible de comprendre les changements exacts induits par la souscription (ou non) à la nouvelle offre d’abonnement payant de Meta. L’entreprise collectera-t-elle effectivement moins de données ou cessera-t-elle simplement de diffuser des publicités sans pour autant réduire son « pistage » massif ? Impossible de le savoir.

    Le caractère brumeux des pratiques de Meta en termes de traitement des données est également démontré par la communication faussement rassurante faite auprès des utilisateurs. Alors qu’elle se contente de leur présenter une simple liste statique de sujets publicitaires assez génériques sur la base desquels l’entreprise diffuserait de la publicité, elle vante dans le même temps aux entreprises qui souhaiteraient avoir recours à ses services de publicités ciblées une technologie puissante, fondée sur des algorithmes, et censée actualiser en permanence le profil publicitaire du consommateur en se basant sur des informations personnelles extrêmement détaillées. Difficile de faire plus contradictoire !

    Le traitement des données personnelles par Meta enfreint les principes fondamentaux du RGPD

    Outre les exigences en matière de consentement, le RGPD impose aux entreprises de limiter la collecte et le traitement au strict nécessaire, en toute loyauté. Cependant, Meta ne démontre pas limiter la collecte de données, au contraire. L’entreprise aspire simplement toutes les données possibles et imaginables, tout en (i) dissimulant systématiquement l’ampleur de ses pratiques, (ii) en utilisant un langage volontairement ambigu et (iii) en ne révélant que la partie émergée de l’iceberg de ses pratiques de « pistage ».

    En réalité, l’entreprise fait usage de technologies dites « espionnes » présentes dans la majorité des applications et sites web afin d’effectuer un profilage constant des consommateurs, lequel est basé sur l’analyse en temps réel de leurs activités, leur géolocalisation, leur personnalité, leurs comportements, leurs attitudes, leurs émotions… Les consommateurs ne peuvent raisonnablement s’attendre à une telle intrusion massive dans tous les aspects de leur vie privée et de leur personnalité. Dans l’ensemble, les pratiques de Meta enfreignent donc de façon patente les principes fondamentaux établis par le RGPD.

    Soucieuse de garantir la maîtrise des données personnelles des consommateurs, comme le souligne sa campagne « Je ne suis pas une data », l’UFC-Que Choisir passe à nouveau à l’action. En collaboration avec ses homologues européens, l’association dépose une plainte auprès de la CNIL et demande à l’autorité française de contraindre Meta à se conformer aux règles et principes du RGPD. Par ailleurs, l’association rappelle qu’elle met à disposition des consommateurs un outil gratuit leur permettant de découvrir ce que les plateformes en ligne savent sur eux et de reprendre le contrôle de leurs données personnelles.

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    Une plainte du Bureau européen des unions de consommateurs (BEUC) confirme les craintes de collecte illicite des données personnelles des utilisateurs même en cas de paiement d’un abonnement

    Le Bureau européen des unions de consommateurs (BEUC), qui regroupe 45 associations de consommateurs, a indiqué que huit d'entre elles déposaient jeudi des plaintes auprès de leurs autorités nationales respectives chargées de la protection des données. Les groupes affirment que Meta recueille une quantité inutile d'informations sur ses utilisateurs - telles que des données utilisées pour déduire leur orientation sexuelle, leur état émotionnel ou même leur susceptibilité à la dépendance - auxquelles ils ne sont pas en mesure de consentir librement.

    Les pratiques de l'entreprise, selon les groupes, enfreignent certaines parties de la loi sur la confidentialité des données de l'Union européenne, le Règlement général sur la protection des données (RGPD). « Avec ses pratiques illégales, Meta alimente le système de publicité basé sur la surveillance qui suit les consommateurs en ligne et recueille de grandes quantités de données personnelles dans le but de leur montrer des publicités », a déclaré le BEUC dans un communiqué.

    « Meta a essayé à maintes reprises de justifier la surveillance commerciale massive à laquelle il soumet ses utilisateurs. Son choix injuste de "payer ou consentir" est le dernier effort de l'entreprise pour légaliser son modèle commercial. Mais l'offre de Meta aux consommateurs n'est que de la poudre aux yeux pour dissimuler ce qui est, au fond, la même vieille collecte de toutes sortes d'informations sensibles sur la vie des gens, qu'elle monétise ensuite par le biais de son modèle publicitaire invasif. Les modèles commerciaux fondés sur la surveillance posent toutes sortes de problèmes au regard du RGPD et il est temps que les autorités chargées de la protection des données mettent un terme au traitement déloyal des données par Meta et à la violation des droits fondamentaux des personnes », a déclaré Ursula Pachl, directrice générale adjointe du Bureau européen des unions de consommateurs (BEUC).

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    Le BEUC fait valoir à ce sujet que le service d'abonnement de Meta offre aux utilisateurs "un choix injuste et trompeur" car le traitement des données n'est pas transparent, ce qui signifie que les utilisateurs ne peuvent pas savoir comment le fait de s'abonner modifierait la manière dont leurs informations sont traitées. De plus, la position dominante de Meta sur le marché signifie que les utilisateurs ne peuvent pas facilement quitter ses plateformes sans se couper de leur famille et de leurs amis.

    En novembre, l'organisation a déposé une plainte auprès des autorités européennes chargées de la protection des consommateurs, arguant que cette approche "pay-or-consent" était un exemple de pratique commerciale déloyale et "agressive" interdite par la législation de l'UE.

    « L'offre de Meta aux consommateurs n'est que de la poudre aux yeux pour dissimuler ce qui est, au fond, la même vieille collecte de toutes sortes d'informations sensibles sur la vie des gens, qu'elle monétise ensuite grâce à son modèle publicitaire invasif », a déclaré Ursula Pachl, directrice générale adjointe du BEUC, dans un communiqué.

    Source : Twitter UFC-Que Choisir

    Et vous ?

    Pensez-vous que les entreprises technologiques devraient être plus transparentes concernant la collecte de données des utilisateurs ?
    Quelles mesures pensez-vous que les régulateurs devraient prendre pour protéger la vie privée des utilisateurs en ligne ?
    Croyez-vous que les utilisateurs devraient avoir plus de contrôle sur leurs données personnelles et leur utilisation à des fins publicitaires ?
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  18. #738
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    Pensez-vous que les entreprises technologiques devraient être plus transparentes concernant la collecte de données des utilisateurs ?
    Je ne penses pas qu'elles devraient être plus transparentes, je penses qu'elles devraient l'être tout court. Comme les autres entreprises d'ailleurs.
    Quelles mesures pensez-vous que les régulateurs devraient prendre pour protéger la vie privée des utilisateurs en ligne ?
    Je penses que la question est obsolète parce que le régulateur n'a, au final, pas de moyens.
    Mais ma réponse va de la pénalité à l'interdiction de diffuser sur le territoire.
    Mais l'interdiction est à la fois une pénalité pour la pateforme que pour certains de ses utilisateurs, notamment les petites associations.
    Croyez-vous que les utilisateurs devraient avoir plus de contrôle sur leurs données personnelles et leur utilisation à des fins publicitaires ?
    Les utilisateurs devraient maitriser leurs données et leurs utilisations.
    Mais c'est très loin d'être le cas et la position est difficile à défendre parce qu'au final 80% d'entre eux s'en foutent voir s'en réjouissent.
    Comment percevez-vous l’offre d’abonnement sans publicité de Meta ? Est-ce une solution viable pour les utilisateurs ?
    Le problème de facebook n'est pas (que) les publicités mais l'ensemble de la Timeline qui est de moins en moins pertinente.
    Quelles alternatives existent pour les utilisateurs qui souhaitent protéger leur vie privée tout en restant connectés sur les plateformes de réseaux sociaux ?
    A partir d'un certain âge les jeunes semblent s'éloigner des réseaux sociaux classiques.
    Une grande partie des jeunes de mon asso n'ont aucun des réseaux sociaux classiques (facebook, twitter, instagram, TikTok, etc). Ils semblent se rabattre sur des trucs moins ouverts (Discord, slack)

  19. #739
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    Par défaut "Pay or Okay" : 1 500 € par an pour votre vie privée en ligne ?
    "Pay or Okay" : 1 500 € par an pour votre vie privée en ligne ? Le Comité européen de la protection des données (CEPD) décidera bientôt de l'avenir du consentement libre en ligne

    Suite à l'introduction par Meta d'un système "Pay or Okay" l'année dernière, le CEPD émettra un avis contraignant. Si l'approche est légitimée pour Meta, des entreprises de tous les secteurs pourraient suivre l'exemple du géant des médias sociaux. Cela pourrait finalement conduire à l'érosion du consentement libre en ligne. Mais quelle est la situation actuelle dans les États membres ? NOYB a recueilli des données sur la mise en œuvre actuelle de l'approche "Pay or Okay" dans une sélection d'États membres. Dans certains d'entre eux, la protection de la vie privée est déjà très coûteuse.

    Le consentement libre est menacé. Après que la Cour de justice de l'Union européenne (CJUE) a déclaré illégal le traitement des données des utilisateurs par Meta en juillet 2023, l'entreprise a adopté un système "Pay or Okay" pour contourner une fois de plus le RGPD. Au lieu de demander à ses utilisateurs de donner leur consentement par oui ou par non, l'entreprise leur fait payer une redevance pour refuser son suivi invasif à des fins de publicités personnalisées. Ce système pourrait désormais s'étendre à l'ensemble de l'internet, mettant en péril le consentement libre de millions d'Européens.

    1 500 € pour protéger votre vie privée en ligne ? Mais où cela pourrait-il mener ? Si, dans certains pays, la pratique du "Pay or Okay" ne semble pas encore constituer un problème majeur, d'autres montrent clairement ce que l'avenir pourrait nous réserver. Moins d'un an après que les autorités allemandes ont légitimé cette pratique, 30 % des 100 premiers sites web d'Allemagne utilisent déjà la méthode "Pay or Okay" pour augmenter le taux de consentement. L'utilisation de ces sites web sans suivi pour les publicités personnalisées coûterait déjà plus de 1 500 euros par an. En Espagne, les utilisateurs devraient débourser environ 1 460 euros, tandis qu'en France, le prix de la protection de la vie privée dépasse déjà 1 100 euros.

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    Ce n'est qu'un début. Il ne s'agit là que de quelques exemples qui illustrent clairement le problème du "Pay or Okay". Si le CEPD légitime l'approche de Meta, de plus en plus d'entreprises suivront l'exemple et passeront au "Pay or Okay", ce qui rendra le droit fondamental à la vie privée pratiquement inutile. Aujourd'hui encore, le prix à payer pour la protection de la vie privée est trop élevé pour le budget de la plupart des gens. Et la situation ne fera qu'empirer à l'avenir, du moins si le CEPD et les autorités nationales chargées de la protection des données n'adoptent pas une position claire contre le "Pay or Okay".

    Un prix plus bas ne conduit pas à la conformité. L'annonce récente par Meta d'une baisse du prix de son abonnement payant ne change rien à ce fait. Le RGPD indique clairement que le consentement doit être donné "librement". Meta, en revanche, cache le bouton "refuser" derrière un paywall. Des études scientifiques montrent clairement que cette pratique laisse de nombreuses personnes sans choix : Par exemple, le PDG du fournisseur "Pay or Okay" contentpass a déclaré que 99,9 % des visiteurs acceptent le suivi lorsqu'ils sont confrontés à une redevance de 1,99 €. Dans le même temps, des enquêtes objectives suggèrent que seuls 3 à 10 % des utilisateurs souhaitent que leurs données personnelles soient utilisées à des fins de publicité ciblée. En d'autres termes : Ce n'est pas une question de prix, mais le système "Pay or Okay" dans son ensemble.

    A propos de NOYB
    NOYB utilise les meilleures pratiques des groupes de défense des droits des consommateurs, des militants de la protection de la vie privée, des pirates informatiques et des initiatives de technologie juridique et les fusionne en une plateforme européenne stable d'application de la loi. Avec les nombreuses possibilités d'application du règlement européen sur la protection des données (RGPD), NOYB est en mesure de soumettre des cas de protection de la vie privée d'une manière beaucoup plus efficace qu'auparavant. En outre, NOYB suit l'idée d'un litige ciblé et stratégique afin de renforcer votre droit à la vie privée. Il utilisera également les relations publiques et les initiatives médiatiques pour souligner et garantir votre droit à la vie privée sans avoir à aller devant les tribunaux. En fin de compte, NOYB est conçu pour unir ses forces avec les organisations, les ressources et les structures existantes afin de maximiser l'impact du RGPD, tout en évitant les structures parallèles.

    Source : ""Pay or Okay": 1,500 € a year for your online privacy?" (NOYB)

    Et vous ?

    Quel est votre avis sur le sujet ?

    Voir aussi :

    NOYB dépose une plainte RGPD contre Meta Facebook à propos de "Pay or Okay", la protection des données pourrait bientôt coûter 35 000 € par famille si tout le monde en fait autant

    Meta ignore illégalement le droit des utilisateurs de retirer facilement le consentement, les autorités devraient ordonner à Meta de conformer son traitement des données au RGPD, selon Noyb

    Meta accusé d'avoir procédé à une collecte massive et illégale de données en Europe, suite à sa fonctionnalité demandant aux utilisateurs de payer ou de consentir aux publicités ciblés
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  20. #740
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    Alors je trouve que ça pose une bonne question : Comment finance-t-on le contenu sur internet et le fonctionnement des sites ?

    Tout le monde a pris l'habitude du tout "gratuit", mais ça ne me parait pas totalement aberrant qu'on consomme effectivement chacun pour des centaines d'euros par an sur des sites internet. Si la majorité des personnes refusent le tracking et/ou utilisent des bloqueurs de pub (ce qui est normal vu qu'internet est devenu quasi inutilisable sans bloqueur de pub), il faut bien trouver un financement ailleurs.

    Les 1500€ par an (125€ par mois) sont probablement excessif car on part du principe qu'on prend l'abonnement premium à 30 sites différents individuellement. Pour moi le problème est surtout que payer une petite somme à chaque site n'est absolument pas pratique ni intéressant : Jamais je ne vais payer 6€ pour aller voir une page Facebook (ce qui m'arrive à peine une fois par mois). Par contre si je pouvais payer une abonnement mensuel (mettons ~25 euros par mois / ~300 euros par ans ?), ne plus avoir aucune pub ni tracking nul part, et que mon abonnement soit reversé aux sites au pro-rata de ce que j'ai consulté (à la manière d'un flattr) ça m'irait très bien.

    Bref, je suis le premier à pester contre cette méthode du "pay or ok", mais je pense qu'il ne faut pas simplement interdire aux sites de se rémunérer via le tracking de leur utilisateurs, mais aussi réfléchir à d'autres solutions de financement.

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