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  1. #741
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    La rémunération au travers du web et toujours complexe. Avant, il y avait des bannières publicitaire, maintenant il y a du tracking partout.

    Dès qu'il faut payer, on se rend très vite compte de ce qui est indispensable au quotidien.

  2. #742
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    Vous croyez que payer n'empêchera pas le tracking ????
    J'en doute fort surtout en connaissant les méthodes de Meta Google et consorts
    Par exemple :
    https://www.01net.com/actualites/com...e-1827125.html

  3. #743
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    Citation Envoyé par BlueScreenJunky Voir le message
    Alors je trouve que ça pose une bonne question : Comment finance-t-on le contenu sur internet et le fonctionnement des sites ?
    Vous semblez amalgamer tracking et publicité. On peut faire de la publicité dans tracker les gens. Dans le modèle actuel c'est moins rentable. Mais si les données de tracking disparaissent, les publicités non ciblées reprendront le dessus.

    Honnêtement cette histoire de publicité sur internet est devenue hors de contrôle, le RGPD a fait du bien; voir que le moindre site à 800 à 1000 "partenaires" qui ont besoin de mes données, on marche sur la tête, même en trackant, il doit y avoir moyen d'avoir un modèle financier fiable sans distribuer des données à 900 entreprises.

    Je pense que le pire du pire dans ce domaine, ce sont les sites communautaires avec peu de contraintes techniques, qui ont accumulé leur contenu gratuitement et qui le "revendent" au prix de milliard de pubs, et des fois pire, font des bouquins avec! Oui, marmiton, c'est à toi que je pense.

  4. #744
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    Je comprend pas trop, tu as simplement trois choix :
    • Payer pour ne pas que tes données personnelles soit exploités (soi-disant au passage)
    • ne pas payer et claquer la porte
    • ne pas payer et vendre tes données personnelles


    Pour moi le choix est libre. Si les gens sont prêt à compromettre leur données personnelles parce qu'ils pensent qu'ils ont plus besoin du service fournis par le site, c'est un choix libre. Un compromis reste un choix libre.

    Alors on pourrait dire "oui mais les GAFAs ils profitent qu'ils sont bien installés depuis si longtemps", bah qui les a laissé s'installer et aspirer tout le monde sans rien faire pendant quasiment 15ans ?

    Mon choix ? j'ai déjà claquer la porte depuis longtemps, c'est pas mon problème

  5. #745
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    Citation Envoyé par walfrat Voir le message
    Je comprend pas trop, tu as simplement trois choix :
    • Payer pour ne pas que tes données personnelles soit exploités (soi-disant au passage)
    • ne pas payer et claquer la porte
    • ne pas payer et vendre tes données personnelles


    Pour moi le choix est libre. Si les gens sont prêt à compromettre leur données personnelles parce qu'ils pensent qu'ils ont plus besoin du service fournis par le site, c'est un choix libre. Un compromis reste un choix libre.

    Alors on pourrait dire "oui mais les GAFAs ils profitent qu'ils sont bien installés depuis si longtemps", bah qui les a laissé s'installer et aspirer tout le monde sans rien faire pendant quasiment 15ans ?

    Mon choix ? j'ai déjà claquer la porte depuis longtemps, c'est pas mon problème
    Oui, tu as raison, mais le choix n'est pas présenté ainsi, et devrait-être.
    • Payer et ne pas avoir de pub (les données personnelles ne sont pas exploitées)
    • Ne pas payer et claquer la porte
    • Ne pas payer et avoir des pubs (les données personnelles ne sont pas exploitées)


    En quoi est-ce qu'exploiter les données personnelles des personnes est une option ?

  6. #746
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    Citation Envoyé par Jon Shannow Voir le message
    Oui, tu as raison, mais le choix n'est pas présenté ainsi, et devrait-être.
    • Payer et ne pas avoir de pub (les données personnelles ne sont pas exploitées)
    • Ne pas payer et claquer la porte
    • Ne pas payer et avoir des pubs (les données personnelles ne sont pas exploitées)


    En quoi est-ce qu'exploiter les données personnelles des personnes est une option ?
    Bah c'est l'option qui existe depuis bientôt 20ans avant que nos "politiques" se décident de se bouger le cul et qui a déjà largement été ancrées dans les esprits.

    De plusl'économie de la pub internet fait que mettre des pubs sur lesquels les gens ont quasi aucune chance de cliquer, faute de ciblage, ne rapportera pas assez d'argent.

    Enfin les données personnelles ne sont pas seulement qu'une affaire de publicité. En bref s'ils peuvent faire 1k€ sur ton dos à l'année, ils veulent gagner 1k€ d'une façon ou d'une autre. Et ils le feront pas avec seulement des pub non ciblé, et même ciblé d'ailleurs je dirais, soit une perte sèche.

    Après comme dit AoCannaille il n'est pas impossible de refaire devenir à internet un modèle ou ce qui règne est la pub non ciblé. Faut juste que l'ensemble des pays du monde entier soient d'accord pour moucher les USAs, sinon ils le feront jamais

  7. #747
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    Citation Envoyé par walfrat Voir le message
    Bah c'est l'option qui existe depuis bientôt 20ans avant que nos "politiques" se décident de se bouger le cul et qui a déjà largement été ancrées dans les esprits.

    De plusl'économie de la pub internet fait que mettre des pubs sur lesquels les gens ont quasi aucune chance de cliquer, faute de ciblage, ne rapportera pas assez d'argent.

    Enfin les données personnelles ne sont pas seulement qu'une affaire de publicité. En bref s'ils peuvent faire 1k€ sur ton dos à l'année, ils veulent gagner 1k€ d'une façon ou d'une autre. Et ils le feront pas avec seulement des pub non ciblé, et même ciblé d'ailleurs je dirais, soit une perte sèche.

    Après comme dit AoCannaille il n'est pas impossible de refaire devenir à internet un modèle ou ce qui règne est la pub non ciblé. Faut juste que l'ensemble des pays du monde entier soient d'accord pour moucher les USAs, sinon ils le feront jamais
    Je suis d'accord avec toi. Je dis juste qu'il y a eu dérive, et qu'aujourd'hui on en voit les conséquences...

  8. #748
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    Citation Envoyé par walfrat Voir le message
    Pour moi le choix est libre. [...]
    Mon choix ? j'ai déjà claquer la porte depuis longtemps, c'est pas mon problème
    Non, le tracking est plus profond que ce que tu penses. Quand tu regarde ce qu'est le facebook pixel, tu penses ne pas utiliser les services de facebook, pourtant je te garanti à 200% que tu es parfaitement identifiés dans leurs bases de données.

    Tu ne peux aujourd'hui pas dire que le choix est libre quand en allant sur le moindre site n'ayant en apparence rien à voir avec les GAFA, des pompes à données qui redirigent tout chez l'oncle sam.

  9. #749
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    Citation Envoyé par BlueScreenJunky Voir le message
    Alors je trouve que ça pose une bonne question : Comment finance-t-on le contenu sur internet et le fonctionnement des sites ?
    Ca dépend du contenu : le contenu n'a pas la même valeur aux yeux de tous.

    Héberger son blog est devenu faisable aujourd'hui avec l’essor de la fibre et donc il y a juste à avoir un nom de domaine pour 10-15€/an (3€ en .ovh). Après la disponibilité est plus variable.

    Le contenu des réseaux sociaux ont peu de valeur pour les gens, on remonte rarement sur de longues périodes.

  10. #750
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    Citation Envoyé par Jon Shannow Voir le message
    Oui, tu as raison, mais le choix n'est pas présenté ainsi, et devrait-être.
    • Payer et ne pas avoir de pub (les données personnelles ne sont pas exploitées)
    • Ne pas payer et claquer la porte
    • Ne pas payer et avoir des pubs (les données personnelles ne sont pas exploitées)


    En quoi est-ce qu'exploiter les données personnelles des personnes est une option ?
    Je trouve cette exploitation de données tout aussi insupportable que vous tous.
    Je suis tout à fait d'accord avec @AoCannaille quand il dit qu'il est scandaleusement impossible d'y échapper.

    Mais maintenant, je vais me faire l'avocat du diable : la plupart des sites gratuits financés par la pub ont mis beaucoup de temps à trouver leur équilibre financier, avec ce paradoxe d'une valorisation boursière énorme tout en étant en déficit permanent. Youtube y a quasiment renoncé en poussant au maximum les gens vers sa solution payante.
    La question est donc Facebook peut-il être rentable, avec seulement de la pub et sans exploitation des données personnelles ? Pas si certain.

    Avant tout, un système ne devrait pas pouvoir exploiter mes données si je n'utilise pas ses services.

  11. #751
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    Une chose que beaucoup "oublient" et les sites web en premier (volontairement), c'est que refuser les cookies, le tracking, permettant d'utiliser nos données personnelles pour de la publicité ciblée, n'empêche en rien les sites en question d'afficher de la pub. ça ne remet pas en question leur business model comme ils veulent le faire croire.

    Ils veulent faire payer les utilisateurs pour utiliser leurs données personnelles afin de leur poposer de la publicité ciblée, c'est gagnant gagnant pour eux face à nombre d'incrédules qui payent pour se voir proposer de la publicité tout en légitimant l'exploitation de leurs données personnelles.
    Tous ces gens qui signent sans lire les ptites lignes...

  12. #752
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    Par défaut La plage du bord de mer...
    Un hébergeur devrait être comme une plage du bord de mer (par exemple, et pour ceux qui aiment !) :
    - la personne, l’association peut s'en offrir une petite, une moyenne ou une grande,
    - l'entreprise peut y installer sa vitrine.
    Comme avant, finalement !
    Le monde irait bien mieux sans les espionnages et inquisitions suscités par Internet. Pour moi, Internet est devenu infréquentable. La délinquance gagne du terrain dans tous les mondes.

    Je n'en croyais pas mes yeux : j'ai acquis une petite machine genre CNC, et pour être tranquille, je me suis équipé d'un laptop Windows. Ce système me demande en permanence de le paramétrer pour que je puisse utiliser le nuage MicroChrotte pour sauvegarder mes données. Donc : il vous est offert une sauvegarde de vos données pour connaître le contenu de vos fichiers. J'espère que les entreprises se protègent de leurs salariés les plus ignorants et irresponsables qui clique sur le bouton de couleur sympa plutôt que sur l'autre, triste et discret. Tous les utilisateurs ne lisent pas le contenu des fenêtres que les applications leur ouvrent, je l'ai observé chez plus d'un !

  13. #753
    Expert confirmé Avatar de AoCannaille
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    Citation Envoyé par shenron666 Voir le message
    Une chose que beaucoup "oublient" et les sites web en premier (volontairement), c'est que refuser les cookies, le tracking, permettant d'utiliser nos données personnelles pour de la publicité ciblée, n'empêche en rien les sites en question d'afficher de la pub. ça ne remet pas en question leur business model comme ils veulent le faire croire.
    Aujourd'hui, les grosses boites utilisent des procédés imparables pour nous identifier. Par exemple la frappologie qui permet de reconnaitre quelqu'un grâce à sa façon de taper. c'était tellement prometteur en 2016, date de l'article en lien, qu'ils y pensais pour remplacer les mdp.

    De même, des méta-données sont envoyées de partout de sorte que tu peux supprimer tous tes cookies, ta combinaison de paramètre de navigateur, d'extension installés, de paramètres d'extension etc. fourni un identifiant quasi unique.

    A vrai dire les cookies, c'est obsolète pour le tracking.

  14. #754
    Communiqués de presse

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    Par défaut Avis de l'EDPB : Meta ne peut pas s'appuyer sur le système "Pay or Okay"
    Avis de l'EDPB : Meta ne peut pas s'appuyer sur le système "Pay or Okay", cette décision interdit à Meta d'utiliser une demande de consentement illégale pour le traitement de données à caractère personnel.

    L'EDPB a rendu sa première décision sur le "Pay or Okay" en relation avec les grandes plateformes en ligne telles qu'Instagram et Facebook.

    Rapportée par Politico, cette décision interdit à Meta d'utiliser une demande de consentement illégale pour le traitement de données à caractère personnel. Il semble que Meta soit désormais à court d'options pour continuer à utiliser les données des personnes à des fins publicitaires dans l'UE sans un mécanisme de consentement qui soit réellement conforme à la loi.

    Avis sur les grandes plateformes en ligne. Comme l'a fait valoir noyb dans des affaires antérieures, l'EDPB semble avoir suivi la seule interprétation logique de l'expression "consentement librement donné" lors de l'analyse du système "Pay or Okay" de Meta, qui facturait aux utilisateurs plus de 250 euros par an pour Instagram et Facebook s'ils ne consentaient pas "d" à l'utilisation de leurs données à caractère personnel.

    Politico cite l'EDPB : "Dans la plupart des cas, il ne sera pas possible pour les grandes plateformes en ligne de se conformer aux exigences d'un consentement valable si elles ne confrontent les utilisateurs qu'à un choix binaire entre consentir au traitement des données personnelles à des fins de publicité comportementale et payer une redevance".

    Max Schrems, président de noyb :
    Dans l'ensemble, Meta n'a plus d'options dans l'UE. Il doit maintenant offrir aux utilisateurs une véritable option oui/non pour la publicité personnalisée. Il peut toujours faire payer les sites pour leur portée, s'engager dans la publicité contextuelle et autres - mais le suivi des personnes à des fins publicitaires nécessite un "oui" clair de la part des utilisateurs.
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    La discussion est lancée : des preuves sont nécessaires. L'avis rendu par l'EDPB devra être analysé plus en détail lorsqu'il sera publié dans son intégralité. Il est probable qu'il ne s'agisse que du point de départ d'une discussion plus large sur le "Pay or Okay" dans divers contextes, étant donné que l'EDPB a l'intention de publier plus tard cette année d'autres lignes directrices qui vont au-delà des "grandes plateformes en ligne".

    La question centrale reste de savoir si le modèle "Pay or Okay" peut répondre à l'exigence légale selon laquelle le consentement doit être "librement donné" et que les "souhaits réels" des utilisateurs soient respectés. Après tout, consentir au traitement de données personnelles revient à renoncer au droit fondamental à la protection des données. En règle générale, les droits fondamentaux ne peuvent pas être "vendus" ou accordés moyennant paiement. Jusqu'à présent, l'EDPB a largement décidé dans le vide, sans preuve indépendante et complète de la manière dont le modèle "Pay or Okay" interfère avec le choix véritable et libre des utilisateurs.

    Max Schrems :
    Nous nous réjouissons que l'EDPB ait entamé une discussion plus nuancée sur le "Pay or Okay" et ait au moins clarifié le fait que les grandes plateformes ne peuvent pas utiliser le "Pay or Okay". Cependant, nous sommes préoccupés par le fait que le premier avis rendu aujourd'hui est plutôt prudent et qu'il est basé sur des faits limités. Une fois que tous les faits seront sur la table, nous sommes convaincus que la méthode "Pay or Okay" sera déclarée illégale dans tous les cas. Nous savons que le système "Pay or Okay" fait passer les taux de consentement d'environ 3 % à plus de 99 % - il est donc aussi éloigné d'un consentement "librement donné" que la Corée du Nord l'est d'une démocratie. Il est essentiel d'obtenir tous les chiffres pertinents pour prendre des décisions au-delà de Meta et des grandes plateformes.
    Une troisième option est nécessaire. L'EDPB a également évoqué la possibilité d'introduire une troisième option au-delà du "Pay or Okay", qui a jusqu'à présent été largement ignorée par le secteur. En fait, il existe de nombreuses façons de monétiser un site web, comme la publicité contextuelle, le placement de produits, le contenu payant ou les modèles "freemium", où certains contenus ne sont disponibles que moyennant paiement. Alors que l'industrie tente de limiter la discussion à deux options ("payer" ou "ok"), l'EDPB a souligné que le RGPD ne limite pas les autres moyens de financement des produits - même s'ils peuvent être moins rentables.

    "Pay or Okay", c'est la fin du consentement "librement donné". Le "Pay or Okay" entraîne des coûts énormes pour les consommateurs (facilement 35 263,20 euros pour une famille de quatre personnes), qui dépassent de loin les revenus publicitaires actuels des éditeurs, qui ne s'élèvent souvent qu'à quelques centimes d'euros. Le revenu moyen actuel de la publicité programmatique dans l'Union européenne est de 1,41 euro par utilisateur et par mois, tous sites confondus. Dans des pays comme l'Autriche, l'Allemagne, la France, l'Espagne ou l'Italie, visiter les 100 premiers sites web peut déjà coûter plus de 1 500 euros par an si l'on ne consent pas au suivi.

    Dans une vidéo d'information, noyb a également mis en évidence la dynamique décisionnelle problématique du "Pay or Okay", qui fait passer le "libre arbitre" des utilisateurs de 3 % qui souhaitent une publicité personnalisée à 99,9 % qui cliquent (à contrecœur) sur "d'accord" si l'alternative est une facture salée.

    Max Schrems :
    Lorsque plus de 90 % des utilisateurs acceptent quelque chose qu'ils ne veulent pas, il n'est pas nécessaire d'être juriste pour comprendre qu'il ne s'agit pas d'un consentement "librement donné". En fait, cinq ans après l'entrée en vigueur du RGPD, il ne s'agit là que de la dernière "astuce" visant à saper la législation européenne, ou du moins à retarder la mise en conformité de quelques années supplémentaires. Il est très problématique que les autorités n'aient pas encore adopté une position claire à ce sujet. Dans les affaires que nous avons introduites en Autriche ou en Allemagne, nous constatons plutôt que les autorités ferment les yeux sur le "Pay or Okay" parce qu'il a d'abord été introduit par les médias d'information, avec lesquels elles ne veulent pas interférer - même si la loi est la même pour tout le monde.
    Contexte

    Jusqu'à ce que le RGPD devienne applicable le 25 mai 2018, Meta a utilisé le "consentement" en vertu de l'article 6(1)(a) RGPD comme base juridique pour le traitement des données personnelles des utilisateurs, par exemple pour la publicité. En vertu du RGPD, le consentement doit être spécifique, informé, non ambigu et donné librement. Meta craignait que le fait de donner aux utilisateurs une telle option oui/non ne limite ses possibilités de gagner de l'argent dans l'UE. À minuit le 25 mai 2018, Meta a donc commencé à soutenir que l'affichage de publicités faisait partie du contrat de l'utilisateur, en invoquant l'article 6, paragraphe 1, point b), du RGPD. La Cour de justice de l'Union européenne (CJUE) et le Comité européen de la protection des données (CEPD) ont jugé cette pratique illégale en 2023.

    En 2023, Meta a ensuite brièvement fait valoir qu'elle avait un "intérêt légitime" à traiter des données à caractère personnel à des fins publicitaires en vertu de l'article 6, paragraphe 1, point f), du RGPD, jusqu'à ce qu'elle commence à revenir au "consentement" en vertu de l'article 6, paragraphe 1, point a), du RGPD - en demandant aux utilisateurs de consentir ou de payer une redevance pouvant aller jusqu'à 20,99 € pour Instagram et Facebook combinés.

    Les autorités de protection des données norvégiennes, néerlandaises et hambourgeoises ont renvoyé le programme "Pay or Okay" devant l'EDPB, qui vient de rendre une décision. Toutes ces tentatives de contournement de la loi ont été menées avec le soutien actif de la Commission irlandaise de protection des données (DPC), en tant que principal régulateur du siège européen de Meta en Irlande. Tous ces "accords" avec le régulateur irlandais ont ensuite été jugés illégaux par l'EDPB ou la CJUE.

    Source : Noyb

    Et vous ?

    Pensez-vous que cette décision est crédible ou pertinente ?
    Quel est votre avis sur le sujet ?

    Voir aussi :

    "Pay or Okay" : 1 500 € par an pour protéger votre vie privée en ligne ? Le Comité européen de la protection des données (CEPD) décidera bientôt de l'avenir du consentement libre en ligne

    Meta ignore illégalement le droit des utilisateurs de retirer facilement le consentement. Les autorités devraient ordonner à Meta de conformer son traitement des données au RGPD, selon Noyb

    Les abonnements sans publicité "hors de prix" de Meta font de la protection de la vie privée un produit de luxe : l'UE dépose une plainte. Les conditions de collecte de données sont encore trop vagues

  15. #755
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    Par défaut CEPD : le régulateur européen estime que le « payer ou accepter » de Meta incompatible avec le RGPD
    CEPD : le régulateur européen estime que le « payer ou accepter » de Meta incompatible avec le RGPD,
    les plateformes ne devraient pas confronter les utilisateurs à un «choix binaire» sur l'utilisation des données personnelles

    Le Comité européen de la protection des données (CEPD ou EDPB, de l'anglais European Data Protection Board, qui regroupe les CNIL européennes) a récemment émis un avis concernant le modèle de « Payer ou Consentir » mis en place par Meta, la maison mère de WhatsApp, Facebook et Instagram. Ce modèle permet aux utilisateurs de choisir entre deux options : accepter que leurs données personnelles soient collectées (et accéder aux plateformes « gratuitement ») ou payer un abonnement pour éviter d’être la cible de publicité ciblée.

    Soucieux de se plier aux règles européennes, Meta avait commencé en 2023 à proposer un abonnement à 9,99 € par mois pour Facebook et Instagram afin d’offrir une alternative aux financements via la collecte de données personnelles. Malheureusement pour l’entreprise, le CEPD estime que ce modèle n’est pas compatible avec le règlement européen sur les données personnelles (RGPD) « dans la majorité des cas ». Selon le comité, il ne sera pas possible pour les « grandes plateformes en ligne » de se conformer à l’exigence du RGPD du « consentement éclairé », si elles « confrontent les utilisateurs uniquement à un choix entre le consentement au traitement des données personnelles à des fins de publicité comportementale et le paiement d’un abonnement ». En d’autres termes, le droit fondamental à la protection des données ne doit pas être transformé en fonctionnalité payante.

    Le président du CEPD, Anu Talus, a déclaré: « Les plateformes en ligne devraient donner aux utilisateurs un véritable choix lorsqu’ils utilisent des modèles de consentement ou de paiement. Les modèles que nous avons aujourd’hui exigent généralement que les individus donnent toutes leurs données ou qu’ils paient. Par conséquent, la plupart des utilisateurs consentent au traitement afin d’utiliser un service, et ils ne comprennent pas toutes les implications de leurs choix.»

    Le CEPD considère que le fait d’offrir uniquement une alternative payante aux services qui impliquent le traitement de données à caractère personnel à des fins de publicité comportementale ne devrait pas être la voie à suivre par défaut pour les responsables du traitement. Lors de l’élaboration de solutions de remplacement, les grandes plateformes en ligne devraient envisager de fournir aux particuliers une «alternative équivalente» qui n’entraîne pas le paiement d’une redevance. Si les responsables du traitement choisissent de facturer une redevance pour l’accès à la «alternative équivalente», ils devraient envisager de proposer une solution de remplacement supplémentaire. Cette alternative gratuite devrait être sans publicité comportementale, par exemple avec une forme de publicité impliquant le traitement de données à caractère personnel réduites ou nulles. Il s’agit d’un facteur particulièrement important dans l’évaluation du consentement valide en vertu du RGPD.

    Le CEPD souligne que l’obtention du consentement ne dispense pas le responsable du traitement d’adhérer à tous les principes énoncés à l’article 5 du RGPD, tels que la limitation des finalités, la minimisation des données et l’équité. En outre, les grandes plateformes en ligne devraient également tenir compte du respect des principes de nécessité et de proportionnalité, et elles sont chargées de démontrer que leur traitement est généralement conforme au RGPD.

    Citation Envoyé par CEPD
    Le CEPD rappelle que les données à caractère personnel ne peuvent être considérées comme une marchandise négociable et que les grandes plateformes en ligne doivent garder à l'esprit la nécessité d'éviter que le droit fondamental à la protection des données ne soit transformé en une fonctionnalité que les personnes concernées doivent payer pour en bénéficier. Par conséquent, l'offre d'une (seule) alternative payante au service qui inclut le traitement à des fins de publicité comportementale ne devrait pas être la voie à suivre par défaut pour les responsables du traitement. Au contraire, lors de l'élaboration de l'alternative à la version du service comportant de la publicité comportementale, les grandes plateformes en ligne devraient envisager de fournir aux personnes concernées une "alternative équivalente" qui n'implique pas le paiement d'une redevance (par exemple, en incluant une forme différente de publicité qui n'est pas de la publicité comportementale).
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    « Les frais facturés ne peuvent pas amener les individus à se sentir obligés de consentir »

    En ce qui concerne la nécessité d’un consentement libre, il convient de tenir compte des critères suivants: conditionnalité, préjudice, déséquilibre du pouvoir et granularité. Par exemple, le CEPD souligne que les frais facturés ne peuvent pas amener les individus à se sentir obligés de consentir. Les responsables du traitement devraient évaluer, au cas par cas, à la fois si une redevance est appropriée et quel montant est approprié dans les circonstances. Les grandes plateformes en ligne devraient également examiner si la décision de ne pas consentir peut conduire l’individu à subir des conséquences négatives, telles que l’exclusion d’un service de premier plan, le manque d’accès aux réseaux professionnels ou le risque de perdre du contenu ou des connexions. Le CEPD note que des conséquences négatives sont susceptibles de se produire lorsque les grandes plateformes en ligne utilisent un modèle de «consentement ou de paiement» pour obtenir le consentement pour le traitement.

    Les responsables du traitement doivent également évaluer, au cas par cas, s’il existe un déséquilibre de pouvoir entre l’individu et le responsable du traitement. Parmi les facteurs à évaluer figurent la position des grandes plateformes en ligne sur le marché, la mesure dans laquelle la personne dépend du service et le public principal du service.

    En outre, le CEPD fournit des éléments permettant d’évaluer les critères de consentement éclairé, spécifique et sans ambiguïté que les grandes plateformes en ligne devraient prendre en compte lors de la mise en œuvre des modèles de «consentement ou de paiement».

    Le président du CEPD, Anu Talus, a ajouté: «Les responsables du traitement doivent veiller à tout moment à éviter de transformer le droit fondamental à la protection des données en une fonctionnalité dont les particuliers doivent payer pour bénéficier. Les individus devraient être pleinement conscients de la valeur et des conséquences de leurs choix.»

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    Meta ne partage pas ce point de vue

    Un porte-parole de Meta a déclaré : « L'année dernière, la Cour de justice de l'Union européenne a statué que le modèle d'abonnement est un moyen juridiquement valable pour les entreprises de demander le consentement des personnes pour la publicité personnalisée. L'avis rendu aujourd'hui par le CEPD ne modifie pas ce jugement et l'abonnement sans publicité est conforme à la législation de l'UE ».

    Meta devrait poursuivre son dialogue avec la Commission irlandaise de protection des données, son principal régulateur dans l'UE. L'avis ne devrait pas avoir d'impact sur les services de Meta.

    En novembre de l'année dernière, le groupe de défense de la vie privée noyb (None Of Your Business) a déposé une plainte auprès de l'autorité autrichienne de protection des données contre Meta pour avoir introduit le modèle d'abonnement.

    À l'époque, Felix Mikolasch, avocat de noyb spécialisé dans la protection des données, avait déclaré : « La législation européenne exige que le consentement soit le fruit d'un véritable libre arbitre de l'utilisateur. Contrairement à cette loi, Meta facture des frais de protection de la vie privée allant jusqu'à 250 euros par an si quelqu'un ose exercer son droit fondamental à la protection des données ».

    En février, des associations de consommateurs ont déposé leur propre plainte pour empêcher Meta de donner aux utilisateurs de l'UE un « faux choix » entre l'offre d'abonnement et l'acceptation d'être profilés et suivis par le biais de la collecte de données.

    Les plaintes déposées par huit membres du Bureau européen des unions de consommateurs (BEUC) se fondent sur le règlement général sur la protection des données (RGPD) de l'UE. Ils affirment que le modèle de paiement ou de consentement de Meta enfreint les principes de protection des données de la loi, notamment les principes de limitation de la finalité, de minimisation des données, de traitement équitable et de transparence, ledit traitement permettant à l'entreprise de « déduire des détails privés sur le consommateur ».

    Conclusion

    Meta pourrait donc être contrainte de revoir son modèle économique en Europe. Le CEPD souligne que les plateformes doivent donner un « véritable choix entre le consentement ou non » à un service comportant de la publicité comportementale, évoquant par exemple une forme de publicité n’exploitant « peu (ou pas) de données personnelles ».

    Dans le contexte des modèles de "consentement ou paiement" exploités par les grandes plateformes en ligne, le CEPD souligne la nécessité pour les responsables du traitement de se conformer à toutes les exigences du RGPD, en particulier les exigences relatives à un consentement valide, telles que décrites dans le présent avis, tout en évaluant les spécificités de chaque cas.

    Il convient de conclure que, dans la plupart des cas, les grandes plateformes en ligne ne pourront pas se conformer aux exigences en matière de consentement valable si elles ne proposent aux utilisateurs qu'un choix binaire entre le consentement au traitement des données à caractère personnel à des fins de publicité comportementale et le paiement d'une redevance.
    Cette décision pourrait avoir des implications importantes pour les utilisateurs et les entreprises qui opèrent sur ces plateformes. Le débat entre protection des données et modèles économiques reste complexe, mais il est essentiel de trouver un équilibre qui respecte les droits des utilisateurs tout en permettant aux entreprises de prospérer

    Sources : CEPD, plainte de noyb

    Et vous ?

    Pensez-vous que le modèle « Payer ou Consentir » de Meta respecte le principe du consentement éclairé tel que défini par le RGPD ?
    Comment les utilisateurs peuvent-ils exercer un véritable choix concernant l’utilisation de leurs données personnelles sur les plateformes en ligne ?
    Quelles alternatives suggéreriez-vous pour équilibrer la protection des données personnelles et les modèles économiques des plateformes en ligne ?
    Le droit à la protection des données doit-il être considéré comme un service premium ou un droit fondamental inaliénable ?
    Quel impact la décision du CEPD pourrait-elle avoir sur l’expérience utilisateur et les affaires des entreprises opérant en Europe ?
    Comment les régulateurs devraient-ils aborder les modèles économiques des entreprises qui semblent être en conflit avec les lois sur la protection des données ?

  16. #756
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    Bonne nouvelle pour les utilisateurs de Facebook mais y a une différence avec ce que font d'autres sites depuis plusieurs années (Allociné, le Monde, jeuxvideo.com)?

  17. #757
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    Merci Meta de réveiller les instances gouvernementales sur cet abus, afin qu'elles interdisent ce "Pay or Okay".

    Si Meta y va c'est aussi parce que beaucoup de petits acteurs (de la presse pour beaucoup) y sont allés et qu'on les a laissé faire. Donc pourquoi pas eux aussi après tout ? On a laissé faire et il faut que ça cesse.

  18. #758
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    Par défaut Le problème de la libre circulation des données et du prix
    Le problème, c'est que le modèle très rentable de pubilicité ciblée s'est installé avant que les puissances publiques s'inquiètent de la protection des données personnelles des citoyens.
    Ce modèle rapporte de manière annuelle des sommes énormes aux opérateurs. Pour eux, appliquer, de bonne foi, le consentement , c'est accepter de diffuser des publicités non ciblées beaucoup moins rémunératrices. Par "beaucoup moins" , il faut comprendre que cela ne couvre plus les exigences de leurs parties prenantes (Salariés, actionnaires, R&D, achats).
    Essayer de disputer un bout de viande à une chatte, si elle voit qu'elle n'est pas en position de l'obtenir sans dommage, elle lâchera le morceau, Faites de même avec ses chatons, la chatte ne reculera pas. Les sites qui pratiquent le "pay-or-okay" voient leurs publicités ciblées comme leur chatons.
    Malheureusement pour les citoyens, la puissance publique s'est auto castrée dans la première phrase de son réglement. Pour rappel "Règlement (UE) 2016/679 du Parlement européen et du Conseil du 27 avril 2016, relatif à la protection des personnes physiques à l'égard du traitement des données à caractère personnel et à la libre circulation de ces données, et abrogeant la directive 95/46/CE (règlement général sur la protection des données).
    La libre circulation des données est un des problèmes, Le mot libre signifie que les contrôleurs (au sens du réglement) ont le droit de faire circuler ces données en restant dans le cadre du RGPD.

    D'autres problèmes sont les formulations dans le réglement . Pour illustrer le feed ci dessus sur les centaines de contributeurs , prenez l'art 15.1.g qui dit " g) lorsque les données à caractère personnel ne sont pas collectées auprès de la personne concernée, toute information disponible quant à leur source;" Cela autorise le contrôleur du traitement à décider de ce qui est disponible ou pas. Autre exemple dans le préambule 62 qui dit que "....la communication d'informations à la personne concernée se révèle impossible ou exigerait des efforts disproportionnés. "
    Cela autorise le contrôleur a décidé si l'effort est proportionné

    La puissance publique européenne n'a pas voulu faire le sacrifice de l'avantage compétitif de cette libre circulation tout en laissant ce bénéfice aux acteurs NON européens. Quelqu'un doit payer cette marge de manoeuvre, c'est nous. Et ne croyons pas qu'à l'inverse , nous serions non pénalisés, la chute de compétitivité est aussi une forme de paiement.

    Côté IA , c'est pire, avec le RGPD nous avons un réglement ==> tu te tais et tu appliques.Avec l'IA Act , c'est une directive çàd du droit "mou",==> chaque état ré-implante à sa sauce et où la jurisprudence ne contrôlera plus rien globalement (contrairement au RGPD)

    Maintenant le prix, vous faites une recherche Google lambda, comme la plupart d'entre nous le fait quotidiennement. Vous cliquez sur un lien qui vous amène sur un CookiesWall, Il faudrait payer ? Pourquoi pas, mais prendre un abonnement récurrent pour ne jamais revisiter ce site, ce n'est pas acceptable.
    Idée ? Accès libre pour une consultation unique par interval de temps, après si comme nous l'avons vu , on en peut plus s'y opposer durablement, si on y revient régulièrement, on devra discuter. Pour mémoire , le "Pay-or-Okay" a été déjà beaucoup validé par les autorités de contrôle UE. Certes, ça va discuter en back office , mais la bataille est déjà perdue pour le citoyen.

  19. #759
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    Par défaut La politique "payer ou consentir" de Meta sur Facebook et Instagram est contraire à la loi
    La politique "payer ou consentir" de Meta sur Facebook et Instagram est contraire à la loi sur les marchés numériques, obliger les citoyens à payer ou à renoncer à leurs données est illégal

    La politique "payer ou consentir" de Meta sur Facebook et Instagram est contraire à la loi sur les marchés numériques, selon les régulateurs antitrust de l'UE. Cette politique oblige les citoyens à payer ou à renoncer à leurs données pour utiliser le service, ce qui est illégal.

    Meta Platforms ou Meta, anciennement connue sous le nom de Facebook, est une multinationale américaine fondée en 2004 par Mark Zuckerberg. Reposant à ses débuts sur le réseau social Facebook, l'entreprise se développe et acquiert Instagram, WhatsApp et Oculus VR. Meta est notamment critiquée pour son interprétation de façon erronée du règlement général sur la protection des données (RGPD) en ne permettant pas à ses utilisateurs de refuser la publicité ciblée.

    La Commission européenne estime que la décision binaire de Meta d'obliger les citoyens à payer ou à renoncer à leurs données pour utiliser le service n'est pas conforme à la loi sur le marché numérique (Digital Market Act, DSA), la loi historique de l'Union européenne qui vise à limiter les excès de pouvoir des grandes entreprises technologiques et à garantir une concurrence plus loyale dans le monde numérique.

    Meta, la société mère de Facebook et d'Instagram, a été désignée comme "gardien" en vertu de la loi sur le marché numérique et est soumise à des obligations plus strictes. En réaction à la loi, Meta a introduit en novembre 2023 un nouveau système de publicité qui demande aux utilisateurs de choisir entre deux options : "utiliser l'application gratuitement mais autoriser le traitement des données", ou "arrêter le traitement des données mais payer une redevance mensuelle pour utiliser une application sans publicité."

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    Dans ses conclusions préliminaires, la Commission estime que ce choix binaire n'est pas conforme au RGPD car il "oblige les utilisateurs à consentir à la combinaison de leurs données personnelles et ne leur offre pas une version moins personnalisée mais équivalente des réseaux sociaux de Meta". En d'autres termes, l'accès aux fonctionnalités de l'application varie en fonction du choix des utilisateurs.

    "Les gardiens ne peuvent pas subordonner l'utilisation du service ou de certaines fonctionnalités au consentement des utilisateurs", précise la Commission. Un modèle intermédiaire, dans lequel les clients de Meta qui ne donnent pas leur feu vert au suivi de leurs données peuvent néanmoins bénéficier d'un service similaire sans publicités personnalisées, serait l'option préférée de Bruxelles.

    Si les conclusions préliminaires sont confirmées, la Commission aura le droit d'adopter une décision de non-conformité pouvant entraîner des amendes allant jusqu'à 10 % du chiffre d'affaires mondial total de Meta. Un tel scénario pourrait être évité si l'entreprise proposait des mesures correctives pour aligner son modèle d'entreprise sur les dispositions du DMA.

    "L'abonnement sans publicité suit l'orientation de la plus haute cour d'Europe et est conforme au DMA. Nous sommes impatients de poursuivre un dialogue constructif avec la Commission européenne afin de clore cette enquête", a déclaré un porte-parole de Meta. L'entreprise a proposé de réduire le coût de son service d'abonnement, mais elle "attend toujours les réactions des autorités réglementaires", a indiqué le porte-parole.

    Les données personnelles sont un atout extrêmement précieux pour les entreprises numériques, car elles leur permettent d'offrir aux annonceurs un accès sur mesure aux consommateurs potentiels. Meta tire plus de 95 % de ses revenus de la publicité.

    Source : Régulateurs antitrust de l'UE

    Et vous ?

    Quel est votre avis sur le sujet ?
    Pensez-vous que la positon de Meta est crédible ou pertinente ?

    Voir aussi :

    NOYB dépose une plainte RGPD contre Meta Facebook à propos de "Pay or Okay". La protection des données pourrait bientôt coûter 35 000 € par famille si tout le monde en fait autant

    CEPD : le régulateur estime que le « payer ou accepter » de Meta incompatible avec le RGPD. Les plateformes ne devraient pas confronter les utilisateurs à un « choix binaire » sur l'utilisation des données

    Facebook et Instagram vont proposer des abonnements payants sans publicité en Europe en novembre, Meta cherchant à "se conformer à l'évolution de la réglementation européenne"
    Publication de communiqués de presse en informatique. Contribuez au club : corrections, suggestions, critiques, ... Contactez le service news et Rédigez des actualités

  20. #760
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    Par défaut La Commission européenne conclut que le modèle "pay or consent" de Meta enfreint les règles du DMA
    La Commission européenne conclut que le modèle "pay or consent" de Meta enfreint le DMA en exigeant des utilisateurs qu'ils payent pour protéger leur vie privée
    ou consentent à la collecte de leurs données

    La Commission européenne affirme que le modèle "pay or consent" ou "pay or OK" (payer ou consentir) proposé par Meta sur Facebook et Instagram n'est pas conforme à la loi sur les marchés numériques (DMA). Elle précise que le nouveau modèle commercial de Meta enfreint le DMA de deux manières différentes. Ces accusations ouvrent la voie à de potentielles amendes pouvant aller jusqu'à 10 % du chiffre d'affaires mondial de Meta. Les Big Tech américains sont dans la tourmente depuis l'entrée en vigueur du DMA et emploient différents stratagèmes afin de s'affranchir de son contrôle ou de contourner les dispositions, parfois très strictes, de la législation.

    Meta a lancé en novembre dernier son modèle d'abonnement sans publicité "pay or consent" en réponse à la réglementation européenne sur les marchés numériques. Cette approche exige que les utilisateurs consentent à ce que leurs données soient utilisées à des fins de publicité personnalisées ou qu'ils optent pour une expérience sans publicité basée sur un abonnement. Il coûte 9,99 € par mois pour les utilisateurs des plateformes Web (de Facebook et d'Instagram) et 12,99 € par mois pour les utilisateurs des applications mobiles, ce qui constitue une alternative au modèle classique entièrement basé sur la publicité.

    Meta affirme que cette nouvelle politique permet à l'entreprise de se conformer aux réglementations européennes plus strictes en matière de confidentialité des données, mais elle soulève des questions cruciales sur le pouvoir des utilisateurs, l'accessibilité financière et l'avenir d'Internet. Les groupes européens de défense des consommateurs ne sont pas contents et affirment que le consentement sous cette forme n'est pas valablement recueilli. La Commission européenne s'est saisie de l'affaire et a mené une enquête préliminaire sur la nouvelle politique de Meta. Les conclusions préliminaires viennent d'être publiées.


    La Commission européenne affirme que le modèle "pay or consent" de Meta n'est pas conforme à la directive sur la protection des données. Elle indique que le modèle de Meta enfreint le DMA de deux manières. Tout d'abord, le modèle ne permet pas aux utilisateurs d'opter pour un service qui utilise moins de leurs données personnelles, mais qui est par ailleurs équivalent au service basé sur des annonces personnalisées. Et deuxièmement, le communiqué de la Commission indique que le modèle ne permet pas aux utilisateurs d'exercer leur droit de consentir librement à la combinaison de leurs données personnelles en ligne.

    Elle a déclaré avoir informé Meta de son avis préliminaire selon lequel le modèle lancé par l'entreprise en novembre dernier n'est pas conforme au DMA. « Ce choix binaire oblige les utilisateurs à consentir à la combinaison de leurs données personnelles et ne leur fournit pas une version moins personnalisée, mais équivalente des réseaux sociaux de Meta. Pour garantir la conformité avec le DMA, les utilisateurs qui ne donnent pas leur consentement doivent quand même avoir accès à un service équivalent qui utilise moins de données à caractère personnel, en l'occurrence pour la personnalisation de la publicité », note-t-elle.

    Meta doit maintenant examiner les preuves fournies par la Commission et défendre sa politique. L'enquête de la Commission européenne devrait s'achever en mars prochain. Et si la défense de Meta échoue et que les conclusions préliminaires de la Commission devaient être finalement confirmées, la Commission adopterait une décision constatant que le modèle de la société n'est pas conforme à l'article 5, paragraphe 2, du DMA. En cas de non-conformité au DMA, Meta pourrait se voir infliger une amende pouvant aller jusqu'à 10 % de son chiffre d'affaires mondial total. Elle pourrait atteindre 20 % en cas d'infraction répétée.

    En outre, en cas de non-respect systématique, la Commission est également habilitée à adopter des mesures correctives supplémentaires, telles que l'obligation pour un contrôleur d'accès (ou un gatekeeper) de vendre une entreprise ou des parties de celle-ci ou l'interdiction pour le contrôleur d'accès d'acquérir des services supplémentaires liés au non-respect systémique. Dans son communiqué, la Commission a déclaré qu'elle poursuit son engagement constructif avec Meta afin d'identifier une voie satisfaisante vers une mise en conformité effective. Cependant, Meta a l'intention de contester les conclusions de l'enquête.

    Meta affirme que son nouveau modèle sans publicité a été approuvé par la plus haute juridiction européenne, la Cour de justice de l'Union européenne (CJUE), l'année dernière. « L'abonnement sans publicité suit l'orientation de la plus haute cour d'Europe et est conforme au DMA. Nous sommes impatients de poursuivre un dialogue constructif avec la Commission européenne afin de clore cette enquête », a déclaré un porte-parole de Meta. Toutefois, certains critiques ont fait remarquer que l'approbation supposée n'était pas une partie officielle de la décision et que ce cas particulier ne concernait pas la conformité au DMA.

    La décision de la CJUE s'inscrivait dans le cadre d'une affaire sur la conformité de Meta avec le règlement général sur la protection des données (RGPD), et non avec le DMA. Dans cette affaire, la CJUE a déclaré qu'en vertu du RGPD, les utilisateurs doivent être libres de refuser individuellement de donner leur consentement à des traitements de données particuliers qui ne sont pas nécessaires pour que Meta puisse fournir ces services, sans être obligés de s'abstenir complètement d'utiliser le service. Ces utilisateurs doivent se voir proposer, moyennant une redevance appropriée si nécessaire, un service approprié.

    En d'autres termes, ils doivent se voir proposer une alternative équivalente qui ne s'accompagne pas de tels traitements de données. Meta tente d'appliquer cette logique au DMA en mettant en place ce modèle, ce qui a suscité les protestations de groupes de défense de la vie privée. Selon plusieurs experts, le modèle "pay or consent" de Meta n'offre finalement que l'illusion d'un choix et soulève plusieurs questions essentielles, que l'on peut classer en trois grandes catégories :

    Préoccupations en matière de protection de la vie privée

    • un consentement trompeur : les critiques soutiennent que l'option "consentement" de la version gratuite est trompeuse. Les utilisateurs peuvent croire qu'ils refusent toute collecte de données, alors qu'ils sont toujours suivis et profilés, même si c'est à des fins autres que la publicité ciblée. Ce manque de transparence nuit à l'autonomie de l'utilisateur et à la prise de décision éclairée ;
    • limites de la collecte de données : même dans la version payante sans publicité, l'étendue des limites de la collecte de données n'est pas claire. Meta n'a pas fourni d'informations détaillées sur les données collectées et leur utilisation, ce qui suscite des inquiétudes quant à d'éventuelles pratiques de traçage cachées ;
    • érosion des droits fondamentaux : le fait de présenter la protection de la vie privée comme un service payant pourrait normaliser l'idée que la vie privée est un privilège et non un droit fondamental. Cela pourrait conduire à une plus grande érosion de la protection des données et permettre aux entreprises d'exploiter les données des utilisateurs à leur profit.


    Obstacles financiers

    • accessibilité et exclusion : le coût de l'abonnement peut exclure les utilisateurs à faible revenu de l'accès sans publicité, créant ainsi un système à deux vitesses où seuls ceux qui en ont les moyens peuvent contrôler pleinement leurs données. Cela soulève des questions d'équité numérique et renforce les inégalités sociales existantes ;
    • la marchandisation de la vie privée : le modèle marchandise la vie privée en la liant à une étiquette de prix. Cela pourrait conduire à une plus grande monétisation des données des utilisateurs et donner la priorité au profit plutôt qu'aux droits des utilisateurs et au contrôle de leurs informations.


    Pratiques anticoncurrentielles et pouvoir de marché

    • position dominante et pouvoir de marché : la position dominante de Meta dans le paysage des médias sociaux pourrait lui conférer un avantage déloyal. Si les concurrents sont contraints d'adopter des modèles similaires, cela pourrait étouffer l'innovation et limiter le choix des utilisateurs ;
    • réduction de la concurrence et de l'innovation : le modèle pourrait homogénéiser l'espace en ligne, toutes les plateformes donnant la priorité à la collecte de données et à la monétisation plutôt qu'au respect de la vie privée des utilisateurs et à la diversité des expériences. Cela pourrait étouffer l'innovation et conduire à un environnement en ligne moins vivant et dynamique.


    Il ne s'agit là que de quelques-unes des principales préoccupations que suscite le modèle sans publicité de Meta. Les implications à long terme pour la vie privée des utilisateurs, l'égalité en ligne et l'avenir d'Internet restent à voir. Il est essentiel d'avoir des discussions ouvertes et critiques sur ce modèle pour s'assurer qu'il n'érode pas davantage les droits des utilisateurs et ne crée pas un paysage numérique où la vie privée est un luxe, et non un droit fondamental.


    Le groupe de défense de la vie privée NOYB a déposé une plainte visant à bloquer le projet de Meta visant à facturer des frais d'abonnement pour se conformer au DMA. NOYB a fait valoir que pour une famille de quatre personnes, la protection des données pourrait bientôt coûter 35 000 euros, soit plus que le revenu moyen d'un travailleur à temps plein dans l'UE. Les critiques pensent qu'il s'agit d'un stratagème de Meta pour étouffer l'esprit du DMA.

    « En outre, les chiffres de l'industrie suggèrent que seulement 3 à 10 % des personnes veulent être suivies, mais plus de 99 % décident de ne pas payer lorsqu'elles sont confrontées à des frais de confidentialité », a déclaré NOYB. Thierry Breton, le commissaire européen chargé du marché intérieur, a déclaré dans le communiqué de presse que les conclusions préliminaires représentent une autre étape importante pour assurer la pleine conformité de la Meta avec le DMA.

    « Nous prenons une nouvelle mesure importante pour garantir le respect total du DMA par Meta. Notre avis préliminaire est que le modèle "pay or consent" de Meta est contraire au DMA. Le DMA a pour but de redonner aux utilisateurs le pouvoir de décider de l'utilisation de leurs données et de veiller à ce que les entreprises innovantes puissent rivaliser sur un même pied d'égalité avec les géants de la technologie en ce qui concerne l'accès aux données », a-t-il déclaré.

    Source : communiqué de la Commission européenne

    Et vous ?

    Quel est votre avis sur le sujet ?
    Que pensez-vous de l'avis de la Commission européenne sur le modèle "pay or consent" de Meta ?
    Selon vous, comment Meta va-t-il réagir face aux accusations de la Commission ? Va-t-il abandonner ce modèle ?
    Quelles sont les principales préoccupations que pose le modèle commercial "pay or consent" de Meta ?

    Voir aussi

    La politique "payer ou consentir" de Meta sur Facebook et Instagram est contraire à la loi sur les marchés numériques, obliger les citoyens à payer ou à renoncer à leurs données est illégal d'après l'Europe

    Le Conseil européen de la protection de la vie privée a décidé que l'interdiction norvégienne du marketing comportemental par Meta sur Facebook et Instagram deviendra permanente et s'étendra à l'UE

    "Pay or Okay" : 1 500 € par an pour protéger votre vie privée en ligne ? Le Comité européen de la protection des données (CEPD) décidera bientôt de l'avenir du consentement libre en ligne

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