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    Par défaut Quand l’intelligence artificielle remplace les travailleurs, qui doit payer la facture fiscale ?
    Faut-il taxer l'IA ? Oui, selon la femme politique Marietje Schaake qui pense que les entreprises doivent partager les coûts sociaux des suppressions d'emplois.
    Mais l'idée d'une taxe sur l'IA est loin de faire l'unanimité

    L’intelligence artificielle est une technologie qui suscite à la fois espoir et crainte. D’un côté, certains y voient des opportunités de développement économique et social, de l’autre, d'autres s'inquiètent pour les défis juridiques et sociétaux. Face à ces enjeux, des voix se sont élevées pour proposer de créer une taxe sur l’IA, afin de réguler son usage et de financer la transition vers une société plus humaine. Mais cette idée est-elle réaliste (dans quelles conditions) ou même souhaitable (pour qui) ?

    Les emplois seront déplacés ou supprimés par le prochain chapitre de la révolution technologique, et les entreprises doivent en partager les coûts sociaux.

    C'est en tout cas le point de vue de Marietje Schaake, une femme politique néerlandaise membre du parti Démocrates 66.

    Dans son argumentation, elle commence par saluer l'impôt minimum de 15% sur les multinationales suite à un accord historique élaboré par l’Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE). Cette mesure, qui est entrée en vigueur dans l’UE le 1er janvier 2024, vise à lutter contre l’évasion fiscale et à garantir une plus grande justice fiscale au niveau mondial. Si cela représente une grande victoire face à l'optimisation fiscale employée à outrance par les grandes entreprises américaines de la Tech en Europe, elle estime que ce n'est là qu'une étape menant vers la prochaine : taxer les entreprises d'IA.

    Citation Envoyé par Marietje Schaake
    Après des années de lutte, un taux minimum mondial d'imposition des sociétés de 15 % est enfin entré en vigueur. Ces nouvelles règles révolutionnaires ont été motivées par la volonté d'empêcher les grandes entreprises, souvent du secteur technologique, de se réfugier dans les paradis fiscaux ou de faire du "shopping" de juridictions. Les 220 milliards de dollars de recettes annuelles attendues peuvent contribuer à la mise en œuvre d'un grand nombre de solutions de politique publique. Mais même si l'encre du traité est à peine sèche, il est temps de commencer à parler d'un nouveau traité : ciblé sur les entreprises d'intelligence artificielle.
    Pour expliquer sa démarche, elle indique que l'IA générative pourrait avoir un impact négatif dans le monde du travail : « Les pertes d'emplois au niveau mondial sont l'un des principaux effets attendus ». Elle cite notamment cette étude de Goldman Sachs qui affirme que l'IA pourrait automatiser 25 % des emplois actuels dans le monde. Sur la base d'une analyse des données sur les tâches professionnelles aux États-Unis et en Europe, les chercheurs de Goldman ont extrapolé leurs conclusions et estimé que l'IA générative pourrait exposer 300 millions d'emplois à temps plein dans le monde à l'automatisation si elle respecte les capacités promises.

    Nom : exit.png
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Taille : 30,6 Ko

    Marietje Schaake se montre prudente face à la vision optimiste de ceux qui voient en l'avènement de l'IA la naissance de nouveaux emplois, rappelant que « Selon une étude menée par ResumeBuilder, plus d'un tiers des chefs d'entreprise estiment que l'IA aura déjà remplacé les travailleurs en 2023 ».

    Sans intervention, le prochain chapitre de la révolution technologique risque une fois de plus de privatiser les profits tout en faisant peser sur le public le coût de l'atténuation de ses effets néfastes. Le financement de l'aide sociale et la requalification des travailleurs licenciés ne sont pas seulement des inconvénients économiques : ils signalent le type de changements sociétaux qui conduisent facilement à l'agitation politique. Pendant des générations, le travail a été le fondement non seulement du revenu familial, mais aussi de la routine et de la motivation des gens. Essayez d'imaginer ce que vous feriez sans votre travail.

    Pour rééquilibrer les coûts et les bénéfices de l'IA en faveur de la société - et pour s'assurer que la réponse nécessaire soit abordable - taxer les entreprises d'IA est la seule étape logique. Je n'avais pas prévu de commencer l'année 2024 en étant d'accord avec Bernie Sanders et Bill Gates, qui ont tous deux proposé par le passé une taxe sur les robots qui prennent des emplois, mais nous y sommes. Une version actualisée de leur plan, tenant compte des progrès de l'IA générative, est nécessaire.
    Selon elle, un débat débouchant sur un consensus politique mondial pourrait prendre des années et devrait commencer dès maintenant. Un accord doit être trouvé sur le pourcentage des revenus ou des bénéfices à imposer et sur l'objectif de la taxe - doit-elle être axée sur l'atténuation des pertes d'emplois en particulier ou sur la prise en compte des multiples impacts sociétaux de l'IA de manière plus générale ?

    Étant donné que la Chine et les États-Unis sont les principaux développeurs de l'IA et qu'ils n'ont pas encore mis en œuvre les règles relatives au taux minimum d'imposition des sociétés au niveau national, les mesures d'incitation et de mise en œuvre devront être efficaces. Il a fallu des années pour mettre en place une assiette minimale de l'impôt sur les sociétés au niveau mondial. Compte tenu des coûts imminents pour la société, une conversation sur une taxe ciblée pour les entreprises d'IA milliardaires ne peut pas attendre.
    Taxer l'IA n'est pas nécessairement la solution

    En prévision de cette perte de revenus, les gouvernements envisagent déjà des options pour taxer les fournisseurs d'IA. Le mois dernier, le Government Office for Science du Royaume-Uni a émis des hypothèses sur le régime fiscal à appliquer aux gains financiers élevés résultant de l'utilisation de l'IA pour automatiser le travail.

    L'Assemblée nationale française a récemment proposé une loi visant à établir un régime fiscal pour les œuvres générées par l'IA à l'aide d'œuvres dont l'origine reste incertaine. L'objectif est de redistribuer les gains provenant des services d'IA qui sont basés sur des œuvres originales, par exemple, provenant d'Internet. Et de veiller à ce que les créateurs soient récompensés.

    Cette initiative fait suite à celle de la Corée du Sud, premier pays à avoir lancé une « taxe sur les robots » en 2017. Plutôt que de taxer directement les entités, la loi réduit les allègements fiscaux qui étaient auparavant accordés aux investissements dans la robotique.

    Cadres fiscaux proposés pour l'IA

    Bien que les taxes sur l'IA soient rares dans la pratique, un certain nombre de modèles ont été proposés :
    • L'IA en tant que personne imposable. Étant donné que la technologie remplace l'être humain qui gagne un revenu et est imposable, l'IA devrait être taxée au même niveau. Cette idée a reçu le soutien de Bill Gates. Et pas seulement pour l'impôt sur le revenu : la fonction de l'IA pourrait être considérée comme un assujetti dans une chaîne de TVA allant jusqu'au consommateur final.
    • Évaluation du propriétaire de l'IA. Ce modèle nécessiterait de déterminer un revenu pour la fonction d'IA et de prélever un impôt sur le revenu auprès du détenteur de la licence ou du propriétaire de la technologie. Il pourrait également s'agir d'un impôt forfaitaire, peut-être fixé pour une période de temps, par exemple trois ans, lorsque l'IA est adoptée pour la première fois.
    • Taxer les licenciements liés à l'automatisation. Imposer aux employeurs un prélèvement sur les niveaux relatifs d'effectifs et de licenciements dus à l'augmentation de l'IA.
    • Mesures relatives à l'impôt sur les sociétés. Utiliser les modifications apportées au régime de l'impôt sur les sociétés pour prélever des impôts supplémentaires sur les personnes qui adoptent l'IA pour remplacer des emplois. Ces mesures pourraient inclure
      • des déductions réduites ou nulles des dépenses d'IA sur les factures fiscales. Toutefois, cette mesure serait dépassée par la préférence croissante des juridictions pour les allègements fiscaux en matière d'investissement technologique afin de stimuler la productivité ;
      • des taux d'imposition sur le revenu des sociétés plus élevés pour les entreprises fortement automatisées ; ou
      • des taxes patronales moins élevées pour stimuler les entreprises qui conservent une main-d'œuvre plus importante que celle de leur secteur.

    Mais d'autres juridictions sont plus lentes à réagir, car la manière de concevoir un cadre fiscal solide n'est pas claire. Le principal défi consiste à documenter les activités d'IA dans le cadre plus large de la fabrication ou de la prestation de services. L'un des éléments clés de toute taxe est une fourniture clairement définissable. Il faut également savoir comment calculer le bénéfice imposable - une autre exigence fondamentale de toute taxe. La taxe serait-elle transactionnelle, comme la TVA, et donc imputée au client ? Cela signifie que l'imposition de l'IA ne répondrait pas aux critères fondamentaux de simplicité et de certitude d'une nouvelle taxe.

    Même si la nature de l'activité ou de la transaction imposable pouvait être définie, il serait extrêmement complexe de légiférer pour tous les différents modèles d'entreprise et leurs variations futures afin d'empêcher l'évitement facile ou même l'évasion. Il en résulterait une charge et des coûts de mise en conformité considérables pour les entreprises et les autorités fiscales, ce qui nuirait à l'efficacité et au rapport coût-bénéfice de ce type d'impôt. En outre, toute législation fortement codifiée manquerait de souplesse pour s'adapter aux nouveaux modes de fonctionnement des entreprises.

    L'introduction de taxes unilatérales risquerait également de rendre les pays non compétitifs et d'entraver l'innovation locale. Les multinationales qui délocalisent leur travail ou leurs processus numériques à l'étranger pourraient facilement y échapper. Ces deux facteurs signifieraient que toute mesure fiscale échouerait au test de neutralité de la fiscalité. Ce test établit le principe selon lequel les taxes doivent fausser le moins possible le comportement des entreprises et s'appliquer de manière cohérente au commerce traditionnel et au commerce numérique.

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    Ce qu'en pense le public

    Deux écoles s'affrontent. D'un côté nous avons ceux qui pensent à taxer l'IA, estimant qu'elle :
    • permettrait de réduire les inégalités sociales et économiques engendrées par la diffusion de l’IA, en redistribuant les bénéfices aux travailleurs et aux citoyens.
    • inciterait les entreprises à utiliser l’IA de manière responsable et éthique, en tenant compte des impacts sociaux et environnementaux de leurs activités.
    • contribuerait à financer la recherche et l’innovation dans le domaine de l’IA, ainsi que la formation et l’éducation des travailleurs et des citoyens face aux transformations induites par l’IA.

    De l'autre, ceux qui s'opposent à la taxe de l'IA, sous prétexte qu'elle :
    • freinerait le développement et la compétitivité de l’IA, en décourageant les investissements et les innovations dans ce secteur stratégique.
    • serait difficile à mettre en œuvre et à contrôler, en raison de la complexité et de l’hétérogénéité des applications et des acteurs de l’IA.
    • serait injuste et inefficace, en pénalisant les entreprises et les pays qui font un usage positif et vertueux de l’IA, au lieu de cibler les pratiques abusives et nuisibles.

    Voici quelques réflexions des internautes :

    Une taxe sur l'IA est une très mauvaise idée. La solution est un impôt élevé sur le revenu et le patrimoine pour les particuliers et les organisations. L'imposition de l'IA découragerait l'innovation.
    Si les entreprises d'IA deviennent monopolistiques, nous devrions les démanteler comme nous le ferions pour n'importe quel monopole. Mais si l'on taxe les fournisseurs d'IA uniquement parce qu'ils remplacent des emplois, on finit par étouffer l'innovation, par créer des barrières à l'entrée et par augmenter le coût de l'IA pour les consommateurs.

    Si l'on taxe les employeurs qui utilisent l'IA, on se retrouve avec deux problèmes. Tout d'abord, il faudra définir l'IA et fixer des valeurs de référence. Si la taxe est basée sur le nombre d'emplois remplacés, comment déterminer le nombre de référence ? Et dans quelle mesure l'IA est-elle taxée ? Si votre système de messagerie électronique est doté d'une IA générative, s'agit-il d'un remplacement ? Deuxièmement, l'utilisation de l'IA sera plus coûteuse, ce qui annulera complètement les économies que l'IA permettrait aux consommateurs de réaliser et rendra moins efficaces les mesures de stimulation telles que le revenu universel garanti.
    Source : réflexions sur l'IA de Marietje Schaake, Taxing Artificial Intelligence and Robots: Critical Assessment of Potential Policy Solutions and Recommendation for Alternative Approaches

    Et vous ?

    Que pensez-vous de la taxe sur l'IA ? Êtes-vous pour ou contre ?
    D'ailleurs quel modèle de taxe vous semble le plus réalisable ou envisageable (considérer l'IA comme une personne imposable et la taxer, taxer les licenciements liés à l'IA, taxer le détenteur de la licence d'utilisation d'une IA ou du propriétaire de la technologie, etc.) ? Dans quelle mesure ?
    Doit-il y avoir des mécanismes de redistribution et de solidarité à mettre en place pour accompagner les travailleurs et les citoyens face aux transformations induites par l’IA ? Qui devrait les financer selon vous et comment ?
    Quels sont les domaines et les secteurs où l’IA doit être encouragée ou limitée, en fonction de son impact social ?
    Comment renforcer la participation et la délibération des parties prenantes, notamment des utilisateurs et des consommateurs, dans la gouvernance de l’IA ?

    Voir aussi :

    Faut-il taxer les robots ? Une taxe "modeste" sur les robots pourrait aider à combattre les effets de l'automatisation sur l'inégalité des revenus aux États-Unis,
    Selon une étude du MIT
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  2. #2
    Invité
    Invité(e)
    Par défaut
    Pour être juste, il faut taxer à hauteur des besoins induits pour les états par les transformations sociétales de l'IA. Une telle taxe aura un impact minimum au début : pour l'instant, peu de licenciements dûs à l'IA par rapport au nombre de travailleurs dans le monde, mais au fur et à mesure du temps qui passe et de sa démocratisation, la taxe sera plus élevée. L'intérêt est de préserver le système capitalistique pour tous ( sauf Corée du Nord ) et de permettre à chaque citoyen du monde de vivre selon des critères sains sans être obligé de se prostituer ou s'avilir pour gagner son pain.

    L'IAG est toute proche et là ce sera un vrai ravage sur l'emploi. Environ deux tiers du PIB global provient de la consommation et même dans une proportion plus grande pour un pays comme la France. Pour préserver l'équilibre du système à l'ère de l'IAaaS, ce n'est pas une taxe robot ou sur les fournisseurs d'IA qu'il faut, mais une taxe sur toutes les sociétés même non-utilisatrice d'IA (car celles qui n'utiliseront pas l'IA bénéficieront d'entreprises qui l'utilisent pour les fournir), et dans 10 ans elles seront très peu, pour financer l'impact de cette révolution. Cette taxe doit être savamment calculée par rapport au gain de productivité de l'automatisation et le gain de PIB qu'elle entrainera dans un premier temps (moins d'une génération), puis elle pourra être supprimée car il n'y aura plus de travail pour quiconque dans 20 ans environ.

    Pour éviter une transition qui renverseraient les politiques et les 1% dans une sanglante révolution, cette taxe est indispensable. Les moins de 20 ans auront une chance de vivre dans le confort, ou au moins un toit et à manger. Il s'agit de bon sens proactif que d'imposer une telle taxe pour un revenu universel mondial global de base pour éviter les délocalisations pour y échapper, ou mieux dans 20 ans. La répartition de cette taxe doit s'effectuer par rapport au coût de la vie dans chaque région du monde.

    Cela demande des données précises étendues à tous les pays de la planète pour mettre ce système en place : tous les organismes financiers mondiaux doivent y participer pour éviter les inégalités. Peut-être pourrons-nous alors inclure la Corée du Nord et ses pauvres habitants.

    edit :
    et j'irai même plus loin dans le raisonnement : il faut aussi taxer les travailleurs qui bénéficieront du revenu universel de base sur leur salaire d'employés puisqu'ils seront des privilégiés au même titre que les entreprises utilisatrices d'IA. Dans un premier temps. Car dans 20 ans, plus personne n'aura de travail sauf ceux qui veulent continuer mais que leur donnera-t-on à faire ?
    Dernière modification par Invité ; 12/01/2024 à 17h22.

  3. #3
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    L’ia devrait être réservée au domaine militaire et aux chercheurs : persiste et signe. Il existe trop de possibilités de scénario du pire en donnant l’accès à cette technologie à la masse ainsi qu’au secteur privé. On peut toujours rêver avec des revenus universels et des taxes dans tous les sens mais l’ia est et sera un tel changement que cela va créer des conflits.

  4. #4
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    il faut surtout complètement repenser le modèle de nos sociétés.
    On est en train de remplacer de plus en plus l'humain par la machine.
    Le monde où tout le monde travaille a temps plein n'existera plus dans quelques années.

  5. #5
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    Par défaut L'IA une technologie Statistique
    Il faut arrêter avec la définition de l'IA et la cause des suppressions de postes.
    Concernant la définition de l'IA : c'est un appareil statistiques qui fait de l'agrégation par la méthodes des scores mais est incapable d'apprendre.
    On veut nous faire croire que L'IA sera mature vu la somme des données nécessaires pour être autonome dans la désignation des tâches ?
    Même un PDG qui fait de l'approximation linéaire ou non linéaire à partir de corrélation , sans comprendre l'essence de la mécanique avec juste de l'inférence, c'est bon pour aller dans le mur
    Quant à la suppression des postes, c'est de l'innovation organisationnelle avec l'aplatissement de la pyramide des hiérarchies et la simplification des normes.
    Les startup n'ont pas ce problèmes

  6. #6
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    Faut-il taxer l'IA ?
    Toutes mes félicitations pour la polémique à deux balles!

    On nous a déjà fait le coup avec les robots... Faut-il taxer les robots qui remplacent les travailleurs?

    Il y a plus de 30 ans qu'il y a des robots dans les entreprises, il y a plus 30 ans que l'on nous ressort le coup de la taxe et il y a plus 30 ans qu'il n'y a pas un seul pays au monde qui impose le moindre centime de taxe sur l'usage de robot!

    Alors basta cosi! On peut passer à autre chose?????????????

    Le monde de l'entreprise pourra être occupé que par des robots et des IA à 100%, l'humain relégué sous les ponts avec pour seul habitat un carton de livraison récupéré chez le Super U du coin et il n'y aura toujours pas la moindre taxe de ce type

  7. #7
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    Par défaut IA et automates
    Il faut tout d'abord taxer les automates qui remplacent les hommes.
    Si l'on ne fait pas çà la dérive progressive des impôts ne peut qu'augmenter
    Comment partager les revenus, donc les ressources, autrement ?
    En gros les automates (de toute nature comme informatique) utilisent les biens publics payés par les hommes !
    Le Texas me semble avoir résolu en partie le problème en taxant le Chiffre d'Affaires généré de plus en plus par les automates.
    J'ai cru lire 20 %, mais l'entreprise connait ainsi ses taxes, chez nous il y faut une armée de comptables et d'avocats
    Ainsi un seul homme dirigeant (pour le moment) une armée d'automates paye indirectement les impôts (les charges) de ses automates
    Vous me direz : La TVA ? Elle est payée par tous les utilisateurs qui ne sont pas des automates (jusqu'à présent)
    Et l'IA ? pourquoi ne pas taxer l'intelligence ? Bon je stoppe là

  8. #8
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    Par défaut
    Bonjour,

    Pour faire court, taxer l'IA (ou les robots) reviendrait à freiner la croissance et surtout la productivité des entreprises. Au final ce sont les salariés qui en patiraient. Le mieux est d'anticiper le futur marché du travail, et d'y préparer les nouvelles générations.

    Bref, une n'ième taxation n'est pas une bonne chose...même si dans un premier temps ça peut l'apparaitre.

  9. #9
    Invité de passage
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    Par défaut Taxman : les nez ont été fait pour porter des lunetttes
    comme disait un des commentaires il faut modifier en profondeur notre approche sociale et structurelle
    pourquoi taxer l'AI pas les voitures et tout outil qui accélère la production : l'ordinateur
    ben c'est la même logique non ?
    la société est trop obnubilée par le travail laborieux
    il faut souffrir pour exister
    la seul taxe valide serait celle qui contribue à préserver le savoir faire AI et le contrôle de l'outil qu'est l'AI
    mais pas pour remplacer les emplois

    oui la société doit se réorganiser pour faire vivre décemment quiconque perd son emploi
    mais les inventions : l'AI l'électricité l'ordinateur n'ont pas de réelle responsabilité
    la formation AI serait une bonne chose...

    Si le monde change le monde d'hier n'a pas à le faire payer au monde qui suit
    pour constituer un frein et une dissuasion

    c'est mon point de vue...

  10. #10
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    Par défaut Quand l’intelligence artificielle remplace les travailleurs, qui doit payer la facture fiscale ?
    Quand l’intelligence artificielle remplace les travailleurs, qui doit payer la facture fiscale ?
    Les récentes initiatives prises par les grandes entreprises technologiques relancent le débat

    L’intelligence artificielle n’est plus une promesse lointaine. Elle est déjà à l’œuvre dans les centres d’appels, les rédactions, les services comptables, les studios de création, les cabinets juridiques ou encore les équipes de développement logiciel. À mesure que les modèles deviennent plus performants, plus autonomes et moins coûteux, une question autrefois théorique s’impose désormais dans le débat public et politique : si l’IA remplace des travailleurs humains, doit-elle aussi, directement ou indirectement, contribuer à l’impôt, comme eux ?

    Les systèmes fiscaux reposent largement sur le travail humain, qu’il s’agisse de l’impôt sur le revenu, des cotisations sociales ou des taxes indirectes liées à l’emploi. Or, l’automatisation massive promet un gain de productivité considérable, tout en menaçant l’une des principales sources de financement des services publics.


    Contexte

    Dire que l’IA devrait « payer des impôts » est juridiquement inexact. Une intelligence artificielle n’a ni personnalité morale, ni revenu propre, ni responsabilité légale. En réalité, le débat porte moins sur la taxation des machines que sur la fiscalité de la valeur créée par leur usage.

    La question centrale devient alors celle-ci : comment taxer équitablement les gains de productivité issus de l’automatisation, sans freiner l’innovation ni accentuer les déséquilibres économiques ? Cette interrogation renvoie directement à la répartition de la richesse entre le capital, le travail et l’État.

    Un modèle fiscal bâti sur le travail humain

    Historiquement, chaque révolution technologique a transformé le travail sans nécessairement réduire l’assiette fiscale globale. La mécanisation agricole, puis l’industrialisation, ont déplacé la main-d’œuvre vers d’autres secteurs. L’État continuait à percevoir des impôts, simplement ailleurs. L’intelligence artificielle, en revanche, bouleverse ce schéma.

    Contrairement aux vagues d’automatisation précédentes, l’IA cible des emplois qualifiés, souvent bien rémunérés, qui contribuent fortement aux recettes fiscales. Lorsqu’un assistant juridique automatisé remplace plusieurs collaborateurs, ou lorsqu’un agent conversationnel remplace des dizaines d’opérateurs, ce ne sont pas seulement des salaires qui disparaissent, mais aussi des cotisations sociales, de l’impôt sur le revenu et une partie de la consommation associée.

    Ce phénomène crée un paradoxe inquiétant. Les entreprises pourraient bénéficier de gains de productivité et de marges accrues grâce à l’IA, tandis que les États verraient leur capacité de financement se réduire. Sans ajustement, ce déséquilibre pourrait fragiliser les systèmes de santé, de retraite, d’éducation et de protection sociale.

    L’idée d’une « taxe sur les robots » : vieille proposition, nouveau contexte

    L’idée de taxer les machines n’est pas nouvelle. Dès les années 2010, certains économistes et responsables politiques, dont la femme politique américaine Alexandria Ocasio-Cortez qui a rejoint Bill Gates dans cette idée (même s'ils n'étaient pas d'accord sur le montant à prélever - elle proposait un taux d'imposition de 90 %), évoquaient la possibilité d’une taxe sur les robots pour compenser la destruction d’emplois. À l’époque, la proposition semblait prématurée, voire caricaturale. Aujourd’hui, elle revient avec une acuité nouvelle.

    La difficulté réside dans la définition même de ce qui devrait être taxé. Une IA n’est pas un salarié. Elle n’a pas de statut juridique, ne perçoit pas de revenu et n’exerce pas d’activité autonome au sens légal. Taxer directement l’IA n’a donc pas de sens fiscal classique. En réalité, ce débat dissimule une autre question : faut-il taxer davantage les entreprises qui substituent du capital algorithmique au travail humain ?

    Dans cette optique, la « taxe sur l’IA » ne viserait pas la machine, mais la valeur créée grâce à elle. Elle pourrait prendre la forme d’une surtaxe sur les bénéfices liés à l’automatisation, d’une contribution spécifique indexée sur les emplois supprimés ou d’un prélèvement affecté au financement de la reconversion professionnelle.

    « La tendance à l'automatisation et à l'intelligence artificielle pourrait entraîner une baisse des recettes fiscales. Aux États-Unis, par exemple, environ 85 % des recettes fiscales fédérales proviennent des revenus du travail », explique Sanjay Patnaik, directeur du Center for Regulation and Markets à la Brookings Institution. Il suggère aux gouvernements de répondre aux « risques posés par l'IA » en augmentant l'imposition des plus-values plutôt qu'en créant un impôt spécifique sur celles-ci, en raison des difficultés liées à la conception d'un tel impôt et des distorsions qu'il pourrait générer. L'utilisation répétée du conditionnel s'explique par le fait que l'impact de l'IA générative, capable de créer du contenu à la demande, reste incertain, tant en termes positifs (amélioration de la productivité et croissance économique) qu'en termes négatifs (pertes d'emplois).

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    Pour la femme politique Marietje Schaake, il faut taxer l'IA

    Les emplois seront déplacés ou supprimés par le prochain chapitre de la révolution technologique, et les entreprises doivent en partager les coûts sociaux. C'est en tout cas le point de vue de Marietje Schaake, une femme politique néerlandaise membre du parti Démocrates 66.

    Dans son argumentation, elle commence par saluer l'impôt minimum de 15% sur les multinationales suite à un accord historique élaboré par l’Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE). Cette mesure, qui est entrée en vigueur dans l’UE le 1er janvier 2024, vise à lutter contre l’évasion fiscale et à garantir une plus grande justice fiscale au niveau mondial. Si cela représente une grande victoire face à l'optimisation fiscale employée à outrance par les grandes entreprises américaines de la Tech en Europe, elle estime que ce n'est là qu'une étape menant vers la prochaine : taxer les entreprises d'IA.

    Citation Envoyé par Marietje Schaake
    Après des années de lutte, un taux minimum mondial d'imposition des sociétés de 15 % est enfin entré en vigueur. Ces nouvelles règles révolutionnaires ont été motivées par la volonté d'empêcher les grandes entreprises, souvent du secteur technologique, de se réfugier dans les paradis fiscaux ou de faire du "shopping" de juridictions. Les 220 milliards de dollars de recettes annuelles attendues peuvent contribuer à la mise en œuvre d'un grand nombre de solutions de politique publique. Mais même si l'encre du traité est à peine sèche, il est temps de commencer à parler d'un nouveau traité : ciblé sur les entreprises d'intelligence artificielle.
    Pour expliquer sa démarche, elle indique que l'IA générative pourrait avoir un impact négatif dans le monde du travail : « Les pertes d'emplois au niveau mondial sont l'un des principaux effets attendus ». Elle cite notamment cette étude de Goldman Sachs qui affirme que l'IA pourrait automatiser 25 % des emplois actuels dans le monde. Sur la base d'une analyse des données sur les tâches professionnelles aux États-Unis et en Europe, les chercheurs de Goldman ont extrapolé leurs conclusions et estimé que l'IA générative pourrait exposer 300 millions d'emplois à temps plein dans le monde à l'automatisation si elle respecte les capacités promises.

    Marietje Schaake se montre prudente face à la vision optimiste de ceux qui voient en l'avènement de l'IA la naissance de nouveaux emplois, rappelant que « Selon une étude menée par ResumeBuilder, plus d'un tiers des chefs d'entreprise estiment que l'IA aura déjà remplacé les travailleurs en 2023 ».

    Sans intervention, le prochain chapitre de la révolution technologique risque une fois de plus de privatiser les profits tout en faisant peser sur le public le coût de l'atténuation de ses effets néfastes. Le financement de l'aide sociale et la requalification des travailleurs licenciés ne sont pas seulement des inconvénients économiques : ils signalent le type de changements sociétaux qui conduisent facilement à l'agitation politique. Pendant des générations, le travail a été le fondement non seulement du revenu familial, mais aussi de la routine et de la motivation des gens. Essayez d'imaginer ce que vous feriez sans votre travail.

    Pour rééquilibrer les coûts et les bénéfices de l'IA en faveur de la société - et pour s'assurer que la réponse nécessaire soit abordable - taxer les entreprises d'IA est la seule étape logique. Je n'avais pas prévu de commencer l'année 2024 en étant d'accord avec Bernie Sanders et Bill Gates, qui ont tous deux proposé par le passé une taxe sur les robots qui prennent des emplois, mais nous y sommes. Une version actualisée de leur plan, tenant compte des progrès de l'IA générative, est nécessaire.
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    Un point de vue qui ne fait pas l'unanimité

    Daniel Waldenström, professeur à l'Institut d'économie industrielle de Stockholm, rejette l'idée d'une taxe spécifique sur l'IA, arguant qu'il n'y a pas eu d'augmentation significative du chômage, même aux États-Unis, berceau de ces nouvelles technologies et leader dans leur mise en œuvre. Il souligne également la difficulté de la définir précisément : « Qu'est-ce que l'automatisation, les robots ou l'IA ? Une puce, une machine humanoïde, une application ou un programme informatique ? Nous ne pourrons jamais le définir avec précision. Nous devons continuer à taxer ce qui existe déjà : les revenus du travail, la consommation et les plus-values. »

    Le Fonds monétaire international (FMI) s'est également joint au débat. Dans un rapport publié l'été dernier, les économistes de l'organisation sont parvenus à une conclusion mitigée : ils n'ont pas recommandé de taxer spécifiquement l'IA, car cela pourrait freiner la productivité et fausser le marché, mais ils ont exhorté les gouvernements à rester vigilants face à d'éventuels scénarios perturbateurs. Leurs propositions comprenaient l'augmentation des impôts sur le capital, qui ont diminué à mesure que la charge fiscale sur le travail a augmenté, la création d'un impôt supplémentaire sur les bénéfices « excessifs » des entreprises et la révision des incitations fiscales pour l'innovation, les brevets et autres actifs incorporels qui, tout en stimulant la productivité, peuvent également remplacer des emplois humains.

    Carl Frey, professeur associé en IA et travail à l'université d'Oxford et auteur du livre How Progress Ends (Princeton University Press, 2025), partage un point de vue similaire : il n'est pas favorable à une taxe sur l'IA, mais reconnaît que le système fiscal est devenu déséquilibré. « Dans de nombreuses économies de l'OCDE, nous avons assisté à une augmentation des impôts sur le revenu et à une diminution des impôts sur le capital », note-t-il. Ce système incite les entreprises à investir davantage dans l'automatisation que dans les technologies créatrices d'emplois. « Il est essentiel de remédier à ce déséquilibre pour soutenir les technologies créatrices d'emplois de demain. »

    Une préoccupation justifiée par les initiatives des grandes entreprises de la tech

    Les récentes initiatives prises par les grandes entreprises technologiques et l'évolution des systèmes fiscaux ces dernières années justifient cette préoccupation. Amazon, par exemple, a annoncé une augmentation de 38 % de ses bénéfices et des investissements de plusieurs millions de dollars dans l'IA, tout en annonçant simultanément la suppression de 14 000 emplois dans le monde entier. Parallèlement, les taux d'imposition des sociétés ont chuté au cours de la dernière décennie dans les pays de l'OCDE, passant de 33 % en 2000 à 25 % actuellement ; le coin fiscal pour les travailleurs — impôt sur le revenu et cotisations sociales — n'a diminué que de 1,3 point de pourcentage au cours de la même période, passant de 36,2 % à 34,9 %.

    Susanne Bieller, secrétaire générale de la Fédération internationale de robotique, affirme que l'application de taxes ad hoc découle d'un « problème qui n'existe pas », car l'automatisation et les robots « créent de nouveaux emplois en augmentant la productivité ». Elle prévient que taxer les outils de production plutôt que les bénéfices des entreprises « aurait un impact négatif » sur la compétitivité et l'emploi. « Nous avons besoin d'incitations pour que les entreprises [européennes] utilisent des technologies telles que les robots et la numérisation afin de rester compétitives à l'échelle mondiale », conclut-elle. « Le monde est confronté à une pénurie de main-d'œuvre d'environ 40 millions d'emplois par an [...] Les robots ne peuvent pas remplacer des emplois dans leur intégralité, mais ils peuvent prendre en charge certaines tâches. »

    Sources : réflexions sur l'IA de Marietje Schaake, Taxing Artificial Intelligence and Robots: Critical Assessment of Potential Policy Solutions and Recommendation for Alternative Approaches

    Et vous ?

    Qu'en pensez-vous ? Pour ou contre la taxe de l'IA ?

    La fiscalité doit-elle cibler directement l’usage des systèmes d’IA ou plutôt les entreprises qui remplacent des emplois humains par de l’automatisation algorithmique ? Une telle taxe doit-elle être proportionnelle aux emplois supprimés, aux gains de productivité ou aux bénéfices générés ?

    Les pertes d’impôts et de cotisations sociales liées à la disparition de certains emplois seront-elles compensées par la création de nouveaux métiers et de nouvelles sources de revenus, ou assiste-t-on à une rupture structurelle sans précédent ?

    En taxant l’automatisation, ne prend-on pas le risque de pénaliser les entreprises les plus innovantes et de favoriser les pays qui choisiraient une dérégulation totale pour attirer les investissements en intelligence artificielle ?
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  11. #11
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    L'UE : "Un problème = une nouvelle taxe" ...

  12. #12
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    Citation Envoyé par marsupial Voir le message
    Pour être juste, il faut taxer à hauteur des besoins induits pour les états par les transformations sociétales de l'IA. Une telle taxe aura un impact minimum au début : pour l'instant, peu de licenciements dûs à l'IA par rapport au nombre de travailleurs dans le monde, mais au fur et à mesure du temps qui passe et de sa démocratisation, la taxe sera plus élevée. L'intérêt est de préserver le système capitalistique pour tous ( sauf Corée du Nord ) et de permettre à chaque citoyen du monde de vivre selon des critères sains sans être obligé de se prostituer ou s'avilir pour gagner son pain.

    L'IAG est toute proche et là ce sera un vrai ravage sur l'emploi. Environ deux tiers du PIB global provient de la consommation et même dans une proportion plus grande pour un pays comme la France. Pour préserver l'équilibre du système à l'ère de l'IAaaS, ce n'est pas une taxe robot ou sur les fournisseurs d'IA qu'il faut, mais une taxe sur toutes les sociétés même non-utilisatrice d'IA (car celles qui n'utiliseront pas l'IA bénéficieront d'entreprises qui l'utilisent pour les fournir), et dans 10 ans elles seront très peu, pour financer l'impact de cette révolution. Cette taxe doit être savamment calculée par rapport au gain de productivité de l'automatisation et le gain de PIB qu'elle entrainera dans un premier temps (moins d'une génération), puis elle pourra être supprimée car il n'y aura plus de travail pour quiconque dans 20 ans environ.

    Pour éviter une transition qui renverseraient les politiques et les 1% dans une sanglante révolution, cette taxe est indispensable. Les moins de 20 ans auront une chance de vivre dans le confort, ou au moins un toit et à manger. Il s'agit de bon sens proactif que d'imposer une telle taxe pour un revenu universel mondial global de base pour éviter les délocalisations pour y échapper, ou mieux dans 20 ans. La répartition de cette taxe doit s'effectuer par rapport au coût de la vie dans chaque région du monde.

    Cela demande des données précises étendues à tous les pays de la planète pour mettre ce système en place : tous les organismes financiers mondiaux doivent y participer pour éviter les inégalités. Peut-être pourrons-nous alors inclure la Corée du Nord et ses pauvres habitants.

    edit :
    et j'irai même plus loin dans le raisonnement : il faut aussi taxer les travailleurs qui bénéficieront du revenu universel de base sur leur salaire d'employés puisqu'ils seront des privilégiés au même titre que les entreprises utilisatrices d'IA. Dans un premier temps. Car dans 20 ans, plus personne n'aura de travail sauf ceux qui veulent continuer mais que leur donnera-t-on à faire ?

    Je me réponds après avoir lu la news qui dans ses grands principes reprend ce que j'avais dit alors. J'avais donné une échelle de temps, une génération, cela arrive plus vite que prévu. En tout cas, la prise de conscience se fait plus tôt que je ne le pensais. Mais j'avais dit mieux qu'un revenu universel de base dans 20 ans. Ce sera peut-être même plus tôt. Et je n'avais pas parler de taxer l'IA ou les robots, mais la valeur par rapport aux besoins de la société. Je rappelle qu'aux États-Unis l'IA représente 94% de la progression du PIB qui est très faible mais le PIB progresse moins vite quasiment partout dans le monde.

    Le système taxe sur la valeur ajoutée par l'IA/revenu universel doit être décidé au niveau mondial pour ne pas voir des délocalisations d'entreprises ou de groupes au profit de pays qui en profiteraient pour les attirer en ne taxant pas. Donc je pense que les premiers à en prendre conscience de cette révolution ne doivent pas se précipiter. Mais d'abord négocier au niveau de l'ONU un traité mondial mettant en place un tel système. De toute façon, il faudra bien y venir un jour ou l'autre et s'en préoccuper est sain pour tous.

  13. #13
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    Par défaut On rêve ! en Science Fiction on peut lire : "Taxer au niveau mondial"
    Citation Envoyé par marsupial Voir le message
    Je me réponds après avoir lu la news qui dans ses grands principes reprend ce que j'avais dit alors. J'avais donné une échelle de temps, une génération, cela arrive plus vite que prévu. En tout cas, la prise de conscience se fait plus tôt que je ne le pensais. Mais j'avais dit mieux qu'un revenu universel de base dans 20 ans. Ce sera peut-être même plus tôt. Et je n'avais pas parler de taxer l'IA ou les robots, mais la valeur par rapport aux besoins de la société. Je rappelle qu'aux États-Unis l'IA représente 94% de la progression du PIB qui est très faible mais le PIB progresse moins vite quasiment partout dans le monde.

    Le système taxe sur la valeur ajoutée par l'IA/revenu universel doit être décidé au niveau mondial pour ne pas voir des délocalisations d'entreprises ou de groupes au profit de pays qui en profiteraient pour les attirer en ne taxant pas. Donc je pense que les premiers à en prendre conscience de cette révolution ne doivent pas se précipiter. Mais d'abord négocier au niveau de l'ONU un traité mondial mettant en place un tel système. De toute façon, il faudra bien y venir un jour ou l'autre et s'en préoccuper est sain pour tous.
    On rêve ! en Science Fiction on peut lire : "Taxer au niveau mondial" au point où en est la planète aujourd'hui on peut relire Fondation d'Isaac asimov.

  14. #14
    Membre extrêmement actif Avatar de Mister Nono
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    Enfin ils veulent une taxe pour un système qui remplace des employés qui eux ne peuvent plus cotiser sur leur salaires ?

    Il serait temps d'y penser. Cela fait des années que ce type de taxes pourraient être perçu sur les automates, les machines automatiques, et maintenant l'IA : bref, sur ce qui remplace les employés et qui se retrouvent sans emploi.

    Cela éviterait peut-être de toujours pointer du doigt les retraités, les chômeurs, les jeunes qui VEULENT travailler mais qui ne trouvent pas de travail (qui leur permettrait bien entendu de vivre de leur travail), de profiter du savoir-faire des séniors avant leur retraite au lieu de les mettre dans une "voie de garage"...

    Et puis cela permettrait peut-être de baisser le coût du travail, ce qui rendrait aussi les produits français plus compétitifs.

    Et comme les entreprises seraient plus compétitives, elles pourraient même investir dans l'IA... Et donc payer encore plus cette taxe...

  15. #15
    Membre extrêmement actif Avatar de Mister Nono
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    Citation Envoyé par Mister Nono Voir le message
    Enfin ils veulent une taxe pour un système qui remplace des employés qui eux ne peuvent plus cotiser sur leur salaires ?

    Il serait temps d'y penser. Cela fait des années que ce type de taxes pourraient être perçu sur les automates, les machines automatiques, et maintenant l'IA : bref, sur ce qui remplace les employés et qui se retrouvent sans emploi.

    Cela éviterait peut-être de toujours pointer du doigt les retraités, les chômeurs, les jeunes qui VEULENT travailler mais qui ne trouvent pas de travail (qui leur permettrait bien entendu de vivre de leur travail), de profiter du savoir-faire des séniors avant leur retraite au lieu de les mettre dans une "voie de garage"...

    Et puis cela permettrait peut-être de baisser le coût du travail, ce qui rendrait aussi les produits français plus compétitifs.

    Et comme les entreprises seraient plus compétitives, elles pourraient même investir dans l'IA... Et donc payer encore plus cette taxe...
    La boucle est bouclée, non ? Aller, je m’auto-congratule...

  16. #16
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    Par défaut OpenAI préconise la mise en place d'une taxe sur les robots et d'un fonds de richesse publique
    OpenAI préconise la mise en place d'une taxe sur les robots et d'un fonds de richesse publique pour amortir les pertes d'emplois liées à l'IA, ainsi que d'un projet pilote de semaine de travail de quatre jours

    OpenAI préconise la mise en place d'une taxe sur les robots et d'un fonds de richesse publique pour amortir les pertes d'emplois liées à l'IA. Le créateur de ChatGPT a publié un plan d'action qui propose également un projet pilote de semaine de travail de quatre jours, des mécanismes automatiques de protection sociale et un accès universel à l'IA. Ce document de 13 pages, intitulé « Politique industrielle pour l'ère de l'intelligence : des idées pour donner la priorité aux personnes », a été publié le 6 avril 2026. Il présente ces propositions comme un point de départ pour un débat public plutôt que comme une solution toute faite, a rapporté Axios, qui a publié une interview du PDG Sam Altman parallèlement à la publication du document.

    OpenAI est un organisme américain de recherche en intelligence artificielle (IA) composé à la fois d'une fondation à but non lucratif et d'une société d'intérêt public (PBC) à but lucratif. Son objectif est de développer une intelligence artificielle générale (AGI) « sûre et bénéfique », qu'il définit comme « des systèmes hautement autonomes surpassant les humains dans la plupart des tâches présentant la plus grande valeur économique ». Le lancement de ChatGPT par OpenAI en novembre 2022 est considéré comme ayant suscité un intérêt généralisé pour l'IA générative.

    L’IA est une technologie qui suscite à la fois espoir et crainte. D’un côté, certains y voient des opportunités de développement économique et social, de l’autre, d'autres s'inquiètent pour les défis juridiques et sociétaux. Face à ces enjeux, des voix se sont élevées pour proposer de créer une taxe sur l’IA, afin de réguler son usage et de financer la transition vers une société plus humaine. Mais cette idée est-elle réaliste (dans quelles conditions) ou même souhaitable (pour qui) ?

    Récemment, OpenAI a publié un plan d'action appelant à la mise en place d'une taxe sur les robots, d'un fonds de richesse publique et d'essais de semaine de travail de quatre jours, dans le cadre d'un vaste ensemble de propositions visant à amortir les perturbations économiques attendues liées à l'intelligence artificielle. Ce document de 13 pages, intitulé « Politique industrielle pour l'ère de l'intelligence : des idées pour donner la priorité aux personnes », a été publié le 6 avril 2026. Il présente ces propositions comme un point de départ pour un débat public plutôt que comme une solution toute faite, a rapporté Axios, qui a publié une interview du PDG Sam Altman parallèlement à la publication du document.

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    Chaque Américain recevrait une participation aux bénéfices générés par l’IA dans le cadre de l’une des propositions les plus ambitieuses du document : un fonds de richesse publique géré au niveau national qu’Axios a qualifié d’élément le plus ambitieux du projet. Les contributions des entreprises d’IA aideraient à capitaliser le fonds, qui est censé détenir des participations à la fois dans le secteur de l’IA et dans un éventail plus large d’industries adoptant cette technologie.

    Les propositions de politique fiscale contenues dans le document comprennent des taxes liées à l'utilisation de travailleurs automatisés et une restructuration des sources de recettes publiques, en déplaçant l'accent mis sur les salaires vers les rendements des investissements et les bénéfices des entreprises. Ces propositions fiscales reposent sur la crainte que l'automatisation généralisée n'érode les flux de revenus liés à l'emploi qui financent la Sécurité sociale, Medicaid et le SNAP.

    Selon une autre proposition, les travailleurs verraient les gains de productivité liés à l'IA se traduire par une réduction du temps de travail plutôt que par une augmentation de la production. Cette proposition préconise des expériences soutenues par le gouvernement avec des horaires de 32 heures tout en maintenant les niveaux de rémunération actuels. Chris Lehane, directeur des affaires internationales chez OpenAI, a déclaré que le débat politique autour de l'IA devait être « aussi transformateur » que la technologie elle-même.

    Un projet pilote de 2023 sur une semaine de travail de quatre jours avait examiné comment les travailleurs se sont comportés sous le test pendant un an. Les employés qui ont participé aux essais ont rapporté une amélioration de leur santé physique et mentale, de leur équilibre entre vie professionnelle et vie personnelle, et de leur satisfaction générale. Ils ont également fait preuve d'une plus grande efficacité, d'une meilleure organisation et d'une plus grande créativité dans leur travail. Une étude qui semble renforcer la popularité de la semaine de quatre jours.

    Le document d'OpenAI envisage également un mécanisme fondé sur les données qui permettrait d'étendre l'aide publique sans nécessiter de nouvelle législation à chaque fois : dès que les mesures des pertes d'emploi liées à l'IA dépasseraient des limites définies, des programmes couvrant le soutien au revenu, l'assurance salaire et les versements directs en espèces s'activeraient automatiquement.

    À mesure que les indicateurs du marché du travail se redresseraient, ces prestations élargies s'éteindraient d'elles-mêmes. Pour compléter les propositions sociales, le plan d'action soutient que l'accès aux outils d'IA devrait être considéré comme un droit public fondamental au même titre que la capacité de lire ou l'accès à l'électricité, et que leur prix ne doit pas les rendre inaccessibles aux travailleurs horaires, aux institutions communautaires ou aux groupes économiquement marginalisés.

    Le moment le plus saisissant du document est peut-être celui où il aborde la possibilité de systèmes d’IA qui se propageraient et fonctionneraient hors du contrôle humain, des machines qui, parce qu’elles peuvent se reproduire et agir de manière indépendante, ne pourraient pas être arrêtées par des moyens conventionnels, rendant indispensables des plans d’intervention préétablis au niveau gouvernemental.

    S'adressant à Axios, Altman a présenté le rythme de développement de la superintelligence comme exigeant une réinvention des accords fondateurs de la société américaine, une transformation qu'il a comparée, en termes d'ambition, aux réformes de l'ère progressiste $PGR +0,07 % du début du XXe siècle et aux réponses du New Deal à la Grande Dépression. Parmi tous les risques qui se profilent à l'horizon, Altman a désigné les menaces cybernétiques et biologiques comme celles qui le préoccupent le plus à court terme. « Je pense que c'est tout à fait possible », a-t-il déclaré à propos d'une cyberattaque majeure qui pourrait se produire d'ici un an. « Je soupçonne que l'année prochaine, nous serons confrontés à des menaces cybernétiques importantes que nous devrons atténuer. »


    Ces propositions s'inscrivent dans un contexte où le marché du travail montre déjà des signes de tension. Les effectifs des cols blancs ont diminué pendant 29 mois consécutifs, une période que les économistes qualifient d'inédite en dehors d'une récession, et les chercheurs ont constaté une baisse de la demande, même pour les diplômés des grandes écoles de commerce. Cette analyse a révélé que l'IA réduit la demande de cols blancs, tandis que les effets positifs de cette technologie sur la création d'emplois ne se feront pas sentir avant plusieurs années.

    Kristalina Georgieva, directrice générale du Fonds monétaire international, a également lancé un avertissement selon lequel l'IA pourrait transformer ou éliminer jusqu'à 60 % des emplois dans les économies avancées et 40 % à l'échelle mondiale. Elle a décrit la technologie de l'IA comme un « tsunami » qui frappe le marché du travail. À mesure que les professionnels améliorés par l'IA gagnent davantage, leur pouvoir d'achat accru stimule la demande de services locaux tels que les restaurants, le commerce de détail et les soins de santé. Les emplois qui ne sont pas améliorés par l'IA risquent de voir leurs salaires stagner, tandis que les postes de débutants sont érodés par l'automatisation, ce qui crée des obstacles pour les jeunes travailleurs.

    Le document propose sa propre définition de la superintelligence : des machines qui surpassent même les humains les plus compétents dans les tâches cognitives, y compris dans les situations où ces humains travaillent aux côtés d'outils d'IA.

    Voici l'annonce d'OpenAI :

    Une politique industrielle pour l'ère de l'intelligence

    À l'heure où nous nous dirigeons vers l'ère de la superintelligence, de simples ajustements progressifs des politiques ne suffiront pas. Afin de lancer ce débat indispensable, OpenAI propose une série d'idées politiques centrées sur l'humain⁠ visant à élargir les opportunités, à partager la prospérité et à bâtir des institutions résilientes, afin de garantir que l'IA avancée profite à tous.

    Ces idées sont ambitieuses, mais délibérément précoces et exploratoires. Nous ne les présentons pas comme un ensemble complet ou définitif de recommandations, mais comme un point de départ pour une discussion que nous invitons d'autres acteurs à développer, affiner, remettre en question ou sélectionner par le biais d'un processus démocratique. Pour aider à maintenir cette dynamique, OpenAI :

    1. recueille et organise les retours d'expérience via newindustrialpolicy@openai.com
    2. met en place un programme pilote de bourses et de subventions de recherche ciblées pouvant atteindre 100 000 dollars, ainsi que jusqu'à 1 million de dollars en crédits API pour les travaux s'appuyant sur ces idées et d'autres propositions politiques connexes
    3. organise des discussions dans le cadre de notre nouvel atelier OpenAI qui ouvrira ses portes en mai à Washington, DC.

    Sources : Proposition d'OpenAI, AXIOS

    Et vous ?

    Pensez-vous que cette proposition est crédible ou pertinente ?
    Quel est votre avis sur le sujet ?

    Voir aussi :

    Sam Altman : Il prêchait la régulation de l'IA, la combattait en coulisses, quémandait l'argent des émirats et a fait enterrer l'enquête sur son licenciement, selon une enquête de 18 mois sur le PDG d'OpenAI

    Apocalypse de l'emploi, 25 % de toutes les heures de travail pourraient être automatisées par l'IA : "La transition vers l'IA entraînera un déplacement significatif de la main-d'œuvre", d'après Goldman Sachs

    Impact de l'IA sur le marché du travail : Claude Code étant largement utilisé pour le codage, les développeurs sont les professions les plus exposées au chômage, avec une couverture de 75 %
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  17. #17
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    Par défaut La Corée du Sud propose un « dividende citoyen » financé par les bénéfices et les recettes fiscales de l'IA
    Le chef de la politique présidentielle de la Corée du Sud préconise un « dividende citoyen » qui permettrait de redistribuer à la population une partie des bénéfices et des recettes fiscales générés par l'IA

    Le responsable de la politique présidentielle sud-coréenne, Kim Yong-beom, a proposé d'instaurer un « dividende citoyen » pour redistribuer une partie des bénéfices et des recettes fiscales générés par l'intelligence artificielle (IA) à l'ensemble des citoyens. Il a fait valoir que les retombées économiques actuelles de l'IA reposaient sur des décennies d'investissements dans les infrastructures nationales, soulignant la pression croissante de l'opinion publique en faveur d'une répartition équitable des bénéfices tirés de cette technologie. Cette appel intervient alors que des conflits sociaux secouent la division puces électroniques de Samsung, où une grève menace la production des semi-conducteurs.

    Alors que l'IA alimente les promesses de croissance, il ravive également les craintes liées à la destruction d'emplois et à l'aggravation des inégalités économiques. Plusieurs responsables politiques, dont Marietje Schaake, ont déjà évoqué la possibilité de taxer l'IA afin que les entreprises contribuent davantage aux coûts sociaux liés aux suppressions d'emplois. Si cette proposition reste controversée, ses partisans estiment qu’elle permettrait d'assurer une redistribution plus équitable des bénéfices tirés de l'essor de l'IA.

    Le secrétaire général chargé des politiques à la présidence est un poste de niveau ministériel au sein du cabinet présidentiel, pourvu par nomination du président de la République de Corée. Depuis juin 2025, le poste est occupé par Kim Yong-beom, un économiste et haut fonctionnaire de carrière qui a exercé des fonctions de haut niveau au sein du gouvernement, dans le secteur financier et dans le secteur privé.

    La Corée du Sud devrait verser à tous ses citoyens une part des bénéfices générés par l'IA, a déclaré un haut responsable politique sud-coréen, alors qu'un conflit social menace de perturber la production au sein de la division puces électroniques de Samsung Electronics.

    Le responsable de la politique présidentielle, Kim Yong-beom, a déclaré dans un message publié sur Facebook qu'une partie des bénéfices et des recettes fiscales générés par l'essor de l'IA « devrait être redistribuée de manière structurelle à l'ensemble des citoyens ».


    En effet, a fait valoir Kim Yong-beom, les retombées économiques de l'IA reposent, au moins en partie, sur les infrastructures industrielles mises en place par le pays au cours des cinquante dernières années.

    Les actions de Samsung et de SK Hynix, qui avaient progressé en début de séance, ont perdu leurs gains et ont chuté de 5,4 % au plus fort de la baisse. Cela a entraîné le Kospi, l'indice de référence, à reculer de 5,1 %.

    Partout dans le monde, les économistes et les responsables politiques soulignent de plus en plus que l'avènement des technologies d'intelligence artificielle risque d'aggraver le fossé entre les nantis et les démunis.

    En Corée du Sud notamment, cette inquiétude grandissante s'est traduite par des appels publics lancés aux dirigeants du secteur, de SK Hynix à Samsung, pour qu'ils partagent davantage les fruits de cet essor mondial des infrastructures d'IA.

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    Kim Yong-beom, responsable de la politique présidentielle de la Corée du Sud

    Les propos de Kim Yong-beom font suite au rassemblement, en avril dernier, de dizaines de milliers de personnes devant le principal site de production de puces de Samsung pour exiger que les employés bénéficient d'une part plus importante des bénéfices générés par l'IA. Le syndicat de l'entreprise réclame que 15 % du bénéfice d'exploitation soient reversés aux employés de la division puces.

    Le syndicat a menacé d'organiser une grève de 18 jours à compter du 21 mai. Les salariés ont invoqué l'augmentation des primes versées par SK Hynix, qui a accepté en 2025 de consacrer 10 % de son bénéfice d'exploitation annuel à un fonds de primes de performance, pour justifier leur demande d'augmentation salariale.

    « Les bénéfices exceptionnels à l’ère de l’IA sont, par nature, concentrés », écrit Kim Yong-beom. Les entreprises spécialisées dans la mémoire, les ingénieurs clés et les détenteurs d’actifs ont de fortes chances d’en tirer des avantages considérables, tandis qu’une grande partie de la classe moyenne pourrait n’en ressentir que les effets indirects.

    La proposition de la Corée du Sud s’inscrit dans le cadre d'une réflexion plus générale sur la manière d'anticiper les bouleversements économiques et sociaux induits par cette technologie. OpenAI avait déjà plaidé en ce sens en publiant, le 6 avril 2026, un plan d'action préconisant la mise en place d'une taxe sur les robots et d'un fonds de richesse publique pour amortir les pertes d'emplois liées à l'IA.

    Intitulé « Politique industrielle pour l’ère de l’intelligence : des idées pour donner la priorité aux personnes », ce document de 13 pages présente ces mesures comme un point de départ pour un débat public sur les réponses à apporter aux pertes d'emplois liées à l'automatisation, plutôt que comme un cadre définitif, selon les déclarations du PDG Sam Altman.


    Source : Kim Yong-beom, responsable de la politique présidentielle de la Corée du Sud

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    Voir aussi :

    Alors que l'IA continue de faire des ravages sur les emplois, le revenu de base universel pourrait être utilisé pour atténuer les conséquences des pertes d'emplois liées à l'IA au Royaume-Uni

    Quand l'intelligence artificielle remplace les travailleurs, qui doit payer la facture fiscale ? Les récentes initiatives prises par les grandes entreprises technologiques relancent le débat sur une «taxe IA»

    Faut-il taxer les robots ? Une taxe "modeste" sur les robots pourrait aider à combattre les effets de l'automatisation sur l'inégalité des revenus aux États-Unis, selon une étude du MIT
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  18. #18
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    Il veut imiter les tickets de rationnement de son voisin du Nord ?

  19. #19
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    Citation Envoyé par Artaeus Voir le message
    Il veut imiter les tickets de rationnement de son voisin du Nord ?
    Les tickets de rationnement vise à diminuer la consommation de ressources devenues rares. Un dividende citoyen s'assimile à un revenu de base, qui est tout l'inverse : il s'agit de distribuer des ressources disponibles.
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  20. #20
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    Quelle est la phrase que j'entends de tous les nouveaux promoteurs de l'IA?
    "Ce qui coute cher à l'entreprise c'est pas la production c'est le personnel. Pour être plus rentable il faut diminuer sa charge salariale."
    La promesse de ces personnes est une douce musique pour les PDG, surtout dans nos pays à la culture de la grève.
    On nous vante le plein emploi ou le retour rapide au travail et en même temps on diminue les postes.
    Nous vivons dans une société tournée autour du travail et de l'entreprise et nous en excluons de plus en plus les personnes.
    Oui il faut un cout social pour les entreprises qui décident de se la jouer solo.

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