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Intelligence artificielle Discussion :

Les États-Unis accusent la Chine de voler leur IA «à l'échelle industrielle» via la technique de distillation


Sujet :

Intelligence artificielle

  1. #81
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    Par défaut L'Allemagne exhorte Apple et Google à retirer DeepSeek de leurs boutiques d'applications
    L'Allemagne exhorte Apple et Google à retirer DeepSeek de leurs boutiques d'applications en raison de préoccupations liées à la protection des données dans l'UE, DeepSeek transférant les données vers la Chine

    L'Allemagne a exhorté Apple et Google à retirer DeepSeek de leurs boutiques d'applications en raison de préoccupations liées à la protection des données dans l'UE. La plainte accuse DeepSeek de transférer les données des utilisateurs vers la Chine sans garanties adéquates et de ne pas avoir fourni de preuves qu'elle protège les données personnelles conformément aux normes juridiques de l'UE.

    La startup chinoise DeepSeek a réussi à développer des modèles d'IA très performants, comparables à GPT-4, avec des ressources bien moindres. Son efficacité a remis en question la nécessité d'investissements massifs dans les infrastructures d'IA, provoquant une baisse significative des actions de Nvidia en janvier 2025. Pour certains, DeepSeek rappelle l'avènement du noyau Linux. Mais un rapport du Congrès américain estime que DeepSeek représente une "menace profonde" pour la sécurité nationale les États-Unis. Selon le rapport, DeepSeek siphonne les données des Américains pour le compte de Pékin et s'appuie sur des "technologies américaines volées".

    Cette méfiance envers DeepSeek semble être partagée par d'autres pays. Récemment, l'Allemagne a exhorté Apple et Google à retirer DeepSeek de leurs boutiques d'applications en raison de préoccupations liées à la protection des données dans l'UE. La commissaire à la protection des données de Berlin, Meike Kamp, a officiellement signalé l'application chinoise d'intelligence artificielle DeepSeek à Apple et Google.

    Elle a demandé aux deux entreprises d'envisager de retirer l'application de leurs boutiques d'applications allemandes, invoquant des violations présumées des réglementations de l'Union européenne en matière de protection des données. La plainte accuse DeepSeek de transférer les données des utilisateurs vers la Chine sans garanties adéquates et de ne pas avoir fourni de preuves qu'elle protège les données personnelles conformément aux normes juridiques de l'UE.

    La commissaire Kamp a souligné que les autorités chinoises disposent de droits étendus pour accéder aux données détenues par les entreprises basées en Chine, ce qui accentue les préoccupations en matière de confidentialité. À la suite de ces conclusions, le bureau de Kamp a demandé à DeepSeek de se conformer à la réglementation européenne en matière de transfert transfrontalier de données ou de se retirer du marché allemand. L'entreprise n'a donné suite à aucune de ces demandes. Selon la politique de confidentialité de DeepSeek, toutes les données utilisateur collectées sont stockées en Chine, ce qui les expose à un accès potentiel par le gouvernement.

    D'autres régulateurs européens ont également pris des mesures, l'Italie ayant précédemment interdit DeepSeek de ses boutiques d'applications pour des raisons similaires liées à la confidentialité au début de l'année. Alors que les défenseurs de la confidentialité des données dans l'UE ont à plusieurs reprises tiré la sonnette d'alarme au sujet des logiciels développés et exploités depuis la Chine, la décision concernant la disponibilité de DeepSeek appartient désormais à Apple et Google, qui n'ont pas encore répondu au rapport du commissaire allemand.

    Outre le problème de confidentialité des données, des chercheurs en sécurité de Cisco ont découvert que le modèle d'IA de raisonnement R1 de DeepSeek est étonnamment vulnérable au jailbreaking. Les chercheurs ont constaté que DeepSeek "n'a pas réussi à bloquer une seule invite nuisible" après avoir été testé contre "50 invites aléatoires de l'ensemble de données HarmBench", qui comprend "la cybercriminalité, la désinformation, les activités illégales et les préjudices généraux." Il s'agit d'un développement particulièrement remarquable si l'on considère l'ampleur du chaos que DeepSeek a semé dans l'industrie de l'IA dans son ensemble.

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    Voici l'annonce de l'Allemagne :

    La commissaire à la protection des données de Berlin signale l'application d'IA DeepSeek à Apple et Google en Allemagne comme contenu illégal

    La commissaire à la protection des données et à la liberté d'information de Berlin a signalé les applications de l'application d'IA DeepSeek à Google et Apple en Allemagne comme contenu illégal. Les entreprises doivent désormais examiner rapidement cette notification et décider d'un blocage. Cette décision fait suite à un transfert illégal vers la Chine de données à caractère personnel des utilisateurs de l'application.

    La société Hangzhou DeepSeek Artificial Intelligence Co., Ltd., dont le siège est à Pékin, en Chine, exploite le service DeepSeek, un chatbot multifonctionnel basé sur l'IA. L'entreprise ne dispose d'aucune succursale dans l'Union européenne (UE). Le service est proposé aux utilisateurs en Allemagne, entre autres via des applications disponibles sur le Google Play Store et l'Apple App Store, avec une description en allemand, et peut être utilisé en allemand. Le service est donc soumis aux dispositions du règlement général européen sur la protection des données (RGPD).

    Selon ses propres informations, le service traite de nombreuses données à caractère personnel des utilisateurs, notamment toutes les saisies de texte, les historiques de chat et les fichiers téléchargés, ainsi que des informations sur la localisation, les appareils et les réseaux utilisés. Le service transmet les données à caractère personnel collectées auprès des utilisateurs à des sous-traitants chinois et les stocke sur des serveurs en Chine.

    Le RGPD exige que les normes élevées de protection des données de l'Union européenne soient également respectées lors du transfert de données à caractère personnel vers d'autres pays. Cela nécessite soit une décision d'adéquation de l'UE, soit des mesures de protection supplémentaires, appelées « garanties appropriées ». L'UE n'a pas adopté de décision d'adéquation pour la Chine.

    Meike Kamp, commissaire à la protection des données et à la liberté d'information de Berlin : « Le transfert de données d'utilisateurs vers la Chine par DeepSeek est illégal. DeepSeek n'a pas été en mesure de prouver de manière convaincante à mon administration que les données des utilisateurs allemands sont protégées en Chine à un niveau équivalent à celui de l'Union européenne. Les autorités chinoises disposent de droits d'accès étendus aux données à caractère personnel dans la sphère d'influence des entreprises chinoises. En outre, les utilisateurs de DeepSeek en Chine ne disposent pas de droits opposables et de recours efficaces tels qu'ils sont garantis dans l'Union européenne. J'ai donc informé Google et Apple, en tant qu'opérateurs des plus grandes plateformes d'applications, de ces violations et j'attends qu'ils examinent rapidement la possibilité d'un blocage. »

    Concrètement, Hangzhou DeepSeek Artificial Intelligence Co., Ltd. enfreint l'article 46, paragraphe 1, du RGPD avec son service DeepSeek. Le 6 mai 2025, la commissaire à la protection des données de Berlin a donc demandé à l'entreprise de retirer de son propre chef ses applications des boutiques d'applications pour l'Allemagne, de mettre fin au transfert illégal de données vers la Chine ou de remplir les conditions légales pour un transfert légal vers des pays tiers. L'entreprise ne s'étant pas conformée à cette demande, la commissaire à la protection des données de Berlin a fait usage de la possibilité prévue à l'article 16 de la loi sur les services numériques (DSA) de signaler les contenus illégaux sur les plateformes aux opérateurs concernés. Une notification en ce sens a été envoyée le 27 juin 2025 à Apple Distribution International Ltd. en tant qu'opérateur de l'App Store d'Apple et à Google Ireland Ltd. en tant qu'opérateur du Google Play Store. Les deux entreprises doivent désormais examiner rapidement cette notification et décider de la suite à lui donner.

    Cette mesure a été prise en étroite concertation avec les commissaires à la protection des données des Länder de Bade-Wurtemberg, de Rhénanie-Palatinat et de la ville hanséatique libre de Brême, ainsi qu'après information du service de coordination des services numériques de l'Agence fédérale des réseaux, qui est responsable de l'application de la DSA en Allemagne.
    Source : Communiqué de l'Allemagne

    Et vous ?

    Pensez-vous que cette annonce est crédible ou pertinente ?
    Quel est votre avis sur le sujet ?

    Voir aussi :

    L'application iOS DeepSeek envoie des données non chiffrées à des serveurs contrôlés par ByteDance, maison-mère de TikTok, selon des chercheurs de NowSecure

    L'IA chinoise DeepSeek "retirée des app stores italiens" en raison de craintes liées à la confidentialité des données, après que les régulateurs ont demandé comment DeepSeek traitait les données des citoyens

    Microsoft interdit l'application DeepSeek à ses employés, évoquant des problèmes de sécurité des données et de propagande, tout en confirmant que Deepseek ne sera plus listé dans son magasin d'applications
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  2. #82
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  3. #83
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    Par défaut Les États-Unis accusent la Chine de voler leur IA «à l'échelle industrielle» via la technique de distillation
    Les États-Unis accusent la Chine de voler leur IA « à l'échelle industrielle » via la technique de distillation :
    Pékin dénonce une « calomnie » et DeepSeek, visé implicitement, publie son modèle V4

    Le 23 avril 2026, l'administration Trump a officiellement accusé des entités chinoises de mener des campagnes organisées pour copier les modèles d'intelligence artificielle américains. La technique en cause, la distillation, se situe à la frontière floue entre pratique légitime et espionnage industriel. Pékin balaie ces accusations d'un revers de main et DeepSeek, visé implicitement, publie le jour suivant son modèle V4 en fanfare. Bienvenue dans le nouvel épisode de la guerre froide technologique.

    Le bureau du conseiller en science et technologie de la Maison-Blanche (OSTP) a adressé jeudi 23 avril un mémo aux agences fédérales, accusant des acteurs étrangers, principalement basés en Chine, de mener des « campagnes délibérées à l'échelle industrielle pour distiller les systèmes d'IA de pointe américains ».

    Son auteur, Michael Kratsios, directeur de l'OSTP, ne mâche pas ses mots. Ces opérations impliquent le recours à des dizaines de milliers de comptes mandataires et à des techniques de contournement des garde-fous (jailbreaking) pour extraire clandestinement des informations propriétaires. L'objectif : permettre à des acteurs étrangers de publier des produits qui semblent comparables sur certains benchmarks, pour une fraction du coût de développement.

    Kratsios reconnaît que la distillation n'est pas intrinsèquement problématique : elle peut jouer un rôle crucial lorsqu'elle est utilisée légitimement pour produire des modèles plus légers à partir de systèmes avancés. Mais les activités de distillation à grande échelle visant à saper systématiquement la recherche et le développement américains, et à s'approprier des informations propriétaires, sont inacceptables, tranche-t-il.

    Le mémo soulève également une dimension sécuritaire rarement évoquée publiquement : ces campagnes permettraient aussi à leurs auteurs de supprimer délibérément les protocoles de sécurité des modèles ainsi obtenus, et de défaire les mécanismes garantissant que les modèles d'IA restent idéologiquement neutres et orientés vers la vérité. Autrement dit, des modèles volés, dépourvus de leurs garde-fous d'origine, pourraient être retournés à des fins offensives.

    La distillation : une technique légitime transformée en arme

    Pour comprendre l'enjeu, il faut saisir ce qu'est la distillation dans le domaine de l'IA. Il s'agit d'un procédé d'entraînement dans lequel un modèle plus petit (le « modèle élève ») apprend non pas à partir de données brutes, mais à partir des réponses produites par un modèle plus grand et plus capable (le « modèle enseignant »). Tous les grands laboratoires y recourent pour créer des versions allégées de leurs propres systèmes.

    Le problème survient lorsque ce procédé est appliqué à un modèle concurrent, sans autorisation et à une échelle massive. Les entreprises américaines s'inquiètent que des laboratoires d'IA chinois créent des imitations de leurs chatbots, ce qui pourrait avoir des implications pour la sécurité nationale.

    Ce n'est pas la première fois que ces accusations sont formulées. En février 2026, Anthropic avait accusé trois sociétés d'IA chinoises (DeepSeek, Moonshot AI et MiniMax) d'avoir submergé son modèle Claude avec 16 millions d'échanges générés depuis environ 24 000 comptes frauduleux. OpenAI avait de son côté transmis aux membres de la commission parlementaire américaine dédiée à la rivalité avec la Chine des éléments qu'il considérait comme des preuves de tentatives continues de distillation de ses modèles par DeepSeek.

    Pour mémoire, le House Select Committee on China (officiellement Select Committee on the Chinese Communist Party) est une commission spéciale bipartisane de la Chambre des représentants américaine, créée en janvier 2023. Son rôle est d'enquêter et de formuler des recommandations législatives sur l'ensemble des enjeux liés à la rivalité stratégique avec la Chine : sécurité nationale, espionnage économique, propriété intellectuelle, semi-conducteurs, biotechnologies, infrastructure critique, et depuis peu... intelligence artificielle. Ce n'est pas une commission permanente comme celles des Finances ou de la Justice : elle a été créée spécifiquement pour centraliser le travail parlementaire sur la question chinoise, qui touchait jusqu'alors une douzaine de commissions différentes sans coordination.

    Le mémo du 23 avril marque toutefois une escalade significative : il représente une montée en intensité sérieuse sur la question, quelques semaines seulement avant le voyage prévu de Donald Trump à Pékin.

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    Le cas Anthropic : une cartographie précise des attaques

    Le dossier constitué par Anthropic début 2026 est de loin le plus détaillé publié à ce jour. Selon Anthropic, les trois campagnes ont suivi un mode opératoire similaire, utilisant des comptes frauduleux et des services mandataires pour accéder à Claude à grande échelle tout en échappant à la détection.

    La firme a attribué chacune de ces campagnes avec « un haut niveau de confiance », en s'appuyant sur la corrélation d'adresses IP, des métadonnées de requêtes, des indicateurs d'infrastructure et, dans certains cas, la corroboration de partenaires industriels qui avaient observé les mêmes acteurs sur leurs propres plateformes.

    DeepSeek a généré plus de 150 000 échanges ciblant des tâches de raisonnement, de notation par critères (adaptée aux modèles de récompense en apprentissage par renforcement) et des reformulations sans censure de requêtes politiquement sensibles. L'objectif présumé : entraîner les modèles de DeepSeek à détourner les conversations portant sur des sujets censurés en Chine; dissidents, dirigeants du parti, autoritarisme.

    Moonshot AI, connu pour ses modèles Kimi, a quant à lui généré plus de 3,4 millions d'échanges ciblant le raisonnement agentique, l'utilisation d'outils, le codage, l'analyse de données et la vision par ordinateur. MiniMax a concentré la majorité du volume, avec plus de 13 millions d'échanges axés sur les capacités de codage agentique et d'utilisation d'outils.

    La technique dite du « cluster hydra », d'immenses réseaux de comptes répartissant le trafic entre l'API d'Anthropic et des services tiers, a été utilisée pour éviter de déclencher des alertes. Dans un cas, une seule configuration mandataire aurait contrôlé plus de 20 000 comptes frauduleux simultanément.

    Pékin répond : « diffamation pure »

    La réaction chinoise ne s'est pas fait attendre. Le porte-parole du ministère des Affaires étrangères Guo Jiakun a qualifié les accusations américaines de « totalement infondées » et de « diffamation calomnieuse des réalisations de l'industrie chinoise de l'IA ». La formule est ferme, mais attendue. L'ambassade de Chine à Washington avait de son côté qualifié ces accusations de « pure calomnie ».

    Pékin a appelé Washington à « respecter les faits, abandonner les préjugés, cesser la répression et le confinement technologique et faire davantage pour faciliter les échanges et la coopération technologiques entre les deux pays ». Un discours rodé, qui contraste avec la sobriété des réponses chinoises habituelles face aux accusations de cyberespionnage.

    DeepSeek V4 : le timing parfait

    La coïncidence mérite d'être soulignée. La riposte diplomatique chinoise est intervenue quelques heures seulement après la publication par DeepSeek d'un nouveau modèle très attendu, plus d'un an après le modèle de raisonnement à faible coût qui avait stupéfié le monde.

    La startup basée à Hangzhou a lancé deux versions du modèle V4 : la variante Pro affiche 1 600 milliards de paramètres, ce qui en fait le plus grand modèle à poids ouverts jamais publié, tandis que la variante Flash compte 284 milliards de paramètres. Les deux disposent d'une fenêtre de contexte d'un million de tokens.

    Pour répondre aux besoins de calcul de V4, DeepSeek s'est associé à Huawei, qui a confirmé le soutien de ses clusters de calcul alimentés par ses puces Ascend pour l'inférence du modèle. Le fondeur de puces Cambricon Technologies a également annoncé sa compatibilité avec les nouveaux modèles.

    Ce dernier point n'est pas anodin : le fait que V4 fonctionne nativement sur des puces locales pourrait avoir des implications considérables, aidant Pékin à atteindre une plus grande souveraineté en matière d'IA et à réduire sa dépendance à Nvidia.

    La distillation au cœur des négociations Trump-Xi

    L'offensive rhétorique de Washington intervient dans un contexte diplomatique particulièrement tendu. Le mémo de Kratsios précède de peu le voyage de Donald Trump à Pékin, où il est attendu pour obtenir des concessions économiques et redéfinir certains aspects de la relation sino-américaine. Parmi les sujets à l'agenda : les contrôles à l'exportation de semi-conducteurs et le vol de propriété intellectuelle.

    L'administration Trump est revenue sur certaines de ses propres décisions en matière d'exportation de puces : après avoir initialement restreint les ventes de puces H20 de Nvidia, elle a fait marche arrière et a autorisé Nvidia à les vendre à la Chine en échange d'une redevance de 15 % sur le chiffre d'affaires. Les accusations de distillation s'inscrivent donc dans un ballet diplomatique complexe, où les instruments de pression se multiplient en même temps que les canaux de négociation.

    La veille du mémo de Kratsios, la commission judiciaire de la Chambre des représentants tenait une audition intitulée « Vol furtif : le pillage continu de l'innovation américaine par la Chine ». Le sénateur Chuck Grassley a présenté des éléments indiquant que le vol de technologie chinois coûterait à l'économie américaine entre 400 et 600 milliards de dollars par an.

    Une frontière floue entre pratique légitime et pillage

    Il serait cependant réducteur de résumer ce dossier à une opposition binaire entre voleurs et victimes. Des experts soulignent que la limite entre utilisation légitime et exploitation malveillante est souvent floue, la distillation étant un procédé fondamental dans l'industrie de l'IA. En janvier 2025, des chercheurs de l'Université de Californie Berkeley avaient recréé le modèle de raisonnement d'OpenAI pour seulement 450 dollars en 19 heures. Ceux de Stanford et de l'Université de Washington avaient fait de même en 26 minutes pour moins de 50 dollars de crédits de calcul.

    Kratsios lui-même concède que les modèles produits via des campagnes non autorisées ne reproduisent pas intégralement les performances de l'original. Il est vrai que la frontière entre optimisation concurrentielle légitime et appropriation déloyale de propriété intellectuelle reste, dans le domaine de l'IA, un terrain juridique et éthique encore largement non cartographié. Ce qui est en jeu, c'est autant la domination économique et militaire que la capacité à définir les règles du jeu technologique mondial et à décider qui a le droit de jouer.

    Sources : South China Morning Post, The American Conservative

    Et vous ?

    La distillation peut-elle être considérée comme du vol intellectuel lorsqu'elle s'applique à des modèles commerciaux propriétaires, ou s'agit-il d'une pratique inévitable dans un secteur où les résultats des API sont publiquement accessibles ?

    Les accusations américaines sont-elles davantage motivées par des impératifs sécuritaires réels ou par la volonté de préserver l'avantage compétitif des labos américains dans la course à l'IA ?

    Le fait que DeepSeek V4 tourne désormais nativement sur des puces chinoises (Huawei, Cambricon) rend-il les contrôles américains à l'exportation de semi-conducteurs définitivement caducs ?

    Comment les entreprises qui intègrent des API d'IA dans leurs produits doivent-elles repenser leur architecture de sécurité pour éviter d'être elles-mêmes des vecteurs de distillation non intentionnelle ?
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  4. #84
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    Par défaut Un bel article.
    Stéphane le calme,

    Citation Envoyé par Stéphane le calme Voir le message
    Les États-Unis accusent la Chine de voler leur IA « à l'échelle industrielle » via la technique de distillation :
    Pékin dénonce une « calomnie » et DeepSeek, visé implicitement, publie son modèle V4


    C'est un très bel article, très intéressant. C'est ce genre d'article intéressant qu'il faut continuer a publier. Les article disant qu'un tel pense ceci ou cela sont moins "intéressants", car ils reposent sur ce que pense ou veulent faire croire quelqu'un (que ce quelqu'un soit une personne ou une organisation), c'est plus des opinions que des faits.

    Ceci étant dit, je ne peux que, encore une fois, sourire sournoisement sur les postures victimaires que prennent souvent les organisations délivrant des IA. Ils n'ont pas eu d'état d'âmes en pilliant toute information protégée ou non par le droit d'auteur pour créer leur IA. Mais dès que l'on s'attaque à leur propriété intellectuelle à eux, là, ça joue la pleureuse immédiatement.

    L'adage c'est l'hôpital qui se fout de la charité est une posture permanente des créateur d'IA.

    BàV et Peace & Love.

  5. #85
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    Si un modele fait de la distillation comment elle peut devenir meilleur que l’autre dont il est sensé apprendre de lui. D’autre part les modeles ne sont pas construits sur la meme architecture et n’ont pas non plus les meme parametres, je ne suis pas specialiste du domaine mais je ne comprend pas comment, si c’est une question de donnees les donnees sont partout et voles par tous les IA, mais comment voler le fond meme d’un modele pour apres battere le "maitre" dans certains benchamark. Si les chinois attendent les americains pour attendre la où ils sont , ils ne seraient pas la. Les modeles chinois sont open source je crois que c’est plutot eux les amerocains qui copient tout des chinois car leurs modeles sont open source. Pourquoi Cursor n’as pas trouvé meilleur que le modèle chinois Kimi pour faire sortir sa dernière version.

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