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Intelligence artificielle Discussion :

« Je voudrais pousser ChatGPT du haut d'une falaise » : dans les amphis, des professeurs se battent


Sujet :

Intelligence artificielle

  1. #101
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    Parce que c'est une question d'honnêteté envers les étudiants.
    Pourquoi le professeur se permet il d'agir ainsi ? Ou est la morale ?
    L'apprentissage se fait aussi par l'exemple. Il n'y a rien de pédagogique d'agir ainsi.
    Encore une fois, ils n'ont pas les mêmes objectifs:
    L'etudiant doit prouver qu'il a acquis une capacité: l'usage d'un LLM fait disparaitre l'interet même du devoir en question, il est normal que cet outil soit interdit dans ce cas là.
    Le prof doit fournir un cours qu'il juge pertinent pour l'apprentissage des éléves: dans ce cas là le LLM n'est qu'un outil de plus à ça disposition, comme le sont depuis toujours les livres, manuels et articles existants. Ce n'est pas de la triche ou du plagiat et le but n'est pas que le prof montre qu'il a travaillé aussi dur que ces éléves pour faire son cours mais simplement que le taf soit fait.

    Le seul point qui merite de jeter l'opprobre sur un prof s'aidant de l'IA pour générer son cours c'est si son travail n'est pas au niveau attendu: ça reste de sa responsabilité de s'en assurer. L'outil importe peu c'est la qualité du livrable qui est importante ici.

  2. #102
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    Citation Envoyé par Ninow
    Le seul point qui mérite de jeter l'opprobre sur un prof s'aidant de l'IA pour générer son cours c'est si son travail n'est pas au niveau attendu: ça reste de sa responsabilité de s'en assurer. L'outil importe peu c'est la qualité du livrable qui est importante ici.
    La qualité du cours dispensé par un professeur constitue le cœur même de l’enseignement. Lorsqu’un étudiant paie pour obtenir un diplôme, il s’attend légitimement à ce que ce diplôme ait une valeur réelle sur le marché du travail, lui permettant de trouver un emploi et de gagner sa vie.

    Si, en réalité, le contenu de l’enseignement est insuffisant ou médiocre, le diplôme perd sa valeur aux yeux des employeurs. Dans ce cas, l’étudiant est victime d’une forme de tromperie : il a payé pour un service dont la qualité ne correspond pas aux attentes affichées.

    L’utilisation d’outils comme l’IA pour générer le cours n’est pas intrinsèquement problématique, à condition que le résultat final respecte les standards de qualité. Cependant, si l’IA est employée de manière à produire un enseignement inadéquat, la responsabilité incombe au professeur et à l’institution, qui ont l’obligation de garantir que le diplôme délivré reflète réellement les compétences des étudiants.

    En résumé, ce n’est pas l’usage de l’IA qui pose problème, mais le risque que cet usage entraîne une baisse de qualité du cours et une perte de valeur du diplôme pour l’étudiant.

  3. #103
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    Par défaut Si l'IA rédige les devoirs et les corrige, avons-nous encore besoin d'être là ?
    Si l'IA rédige les devoirs et les corrige, avons-nous encore besoin d'être là ? Des enseignants révèlent une crise grandissante sur les campus et en dehors,
    tandis que des universités signent des contrats à 17 millions de dollars avec OpenAI

    L'intelligence artificielle générative a traversé les portes des salles de classe comme aucune technologie avant elle : silencieusement, massivement, et sans que personne n'ait eu le temps de décider si c'était une bonne idée. Trois ans après le déferlement de ChatGPT dans les amphithéâtres et les lycées, des enseignants, bibliothécaires, tuteurs, correcteurs et professionnels de l'informatique scolaire dressent un bilan accablant. Ce n'est plus la question de la triche qui est au cœur du débat, c'est celle de la raison d'être de l'éducation elle-même.

    La fraude scolaire assistée par IA n'est pas un phénomène marginal. Une enquête menée dès janvier 2023 révélait que près de 90 % des étudiants universitaires avaient déjà utilisé ChatGPT pour leurs devoirs et depuis, les outils n'ont fait que gagner en sophistication. Si les premières versions de ChatGPT laissaient des traces identifiables (syntaxe trop fluide, vocabulaire inhabituellement soutenu, construction impersonnelle), les nouvelles moutures, intégrées dans des assistants d'écriture discrets, brouillent désormais les pistes au point que les directeurs d'établissements eux-mêmes sonnent l'alarme sur l'indétectabilité du phénomène.

    Les témoignages recueillis par la newsletter Blood in the Machine dans le cadre de son enquête « AI Killed My Job : Education workers » éclairent la réalité quotidienne de cette crise, vue depuis l'intérieur. Lauren Krouse, tutrice dans un community college américain, décrit la trajectoire type d'une étudiante ayant recours à l'IA : d'abord une anecdote inventée par ChatGPT dans un essai personnel, puis un plan incompréhensible que l'étudiante était incapable d'expliquer et que son professeur avait tout de même noté A. Quelques semaines plus tard, une rédaction entière générée automatiquement, avec des citations de sources non vérifiables et des références à des citations inexistantes. « Mon nouveau travail, c'est d'apprendre aux étudiants à mieux tricher », résume-t-elle avec amertume, avant d'annoncer sa démission.

    Un professeur de l'université Cal State, dont le système a officiellement annoncé vouloir devenir « la plus grande université pilotée par l'IA au monde », décrit une situation kafkaïenne : lorsqu'un étudiant rend un examen qu'il est manifestement incapable d'expliquer, le professeur sait qu'il y a eu fraude, mais sans aveu, les sanctions sont quasi impossibles à obtenir. « On nous demande d'accepter un travail qui n'est clairement pas celui de l'étudiant, comme s'il l'était. »

    Une déqualification silencieuse des métiers de l'éducation

    Au-delà de la fraude, c'est toute une chaîne de métiers qui se retrouve fragilisée. Les bibliothécaires et tuteurs regardent les administrations et les entreprises de l'edtech adopter des outils d'IA pour réduire leurs heures de travail, tandis que les professionnels de l'informatique et des ressources humaines dans le secteur éducatif se trouvent en concurrence directe avec des produits IA sur le marché.

    Le cas de Jason Thornberry est emblématique. Employé aux ressources humaines dans une université, chargé de gérer les formalités administratives des professeurs contractuels, il s'est fait licencier avec une explication laconique de son responsable : « Oh, WorkDay s'occupera de ça ! » (WorkDay étant une plateforme d'automatisation RH). Ironie de la situation : Thornberry était lui-même professeur contractuel, pour un cours d'écriture rémunéré 700 dollars avant impôts par trimestre.

    L'histoire de Caleb Polansky, technicien informatique à l'université Texas A&M AgriLife, illustre une autre forme de pression : son nouveau responsable, arrivé en novembre 2024, s'est mis à exiger l'adoption de Copilot, ChatGPT et Grok dans le travail quotidien. Après avoir refusé poliment mais fermement, Polansky a reçu un ultimatum : se former à Copilot ou être licencié. Il a choisi de démissionner. Le même responsable, notons-le, avait réagi avec indulgence lorsqu'un collègue avait utilisé l'IA générative pour produire des textes à caractère sexuel explicite pendant les heures de bureau.

    À l'université d'Auckland, un candidat à un poste de coordinateur éthique et réglementaire, Benjamin Richardson, s'est vu refuser le poste au motif qu'il n'était « pas suffisamment à l'aise avec l'intégration de Copilot dans le processus d'éthique ». Autrement dit, l'aptitude à déléguer des décisions éthiques à un modèle de langage est désormais un critère d'embauche.


    Le paradoxe des institutions qui déploient ce qu'elles condamnent

    Les statistiques dressent un tableau paradoxal : selon le Global AI Faculty Survey 2025 du Digital Education Council, 61 % des enseignants ont eu recours à l'IA dans leur pratique pédagogique, et 86 % anticipent de le faire à l'avenir. Dans le même temps, une enquête publiée en janvier 2026 par l'American Association of Colleges and Universities indique que 90 % des enseignants estiment que l'IA générative va diminuer les capacités de pensée critique des étudiants, et 95 % qu'elle va conduire à une dépendance croissante. Les professeurs sont donc, dans leur grande majorité, convaincus que l'IA est nuisible à l'apprentissage... tout en l'adoptant massivement pour préparer leurs cours et noter les travaux.

    Cette contradiction se joue aussi au niveau institutionnel. Des universités signent des contrats à plusieurs millions de dollars avec des entreprises d'IA tout en laissant leurs enseignants se débrouiller seuls face aux conséquences pédagogiques. La California State University a conclu un partenariat de 17 millions de dollars avec OpenAI ; l'université d'Ohio State a rendu obligatoire la formation à l'IA pour tous ses étudiants. Ces décisions, prises au sommet, laissent les enseignants de terrain dans une position inconfortable : appliquer des politiques auxquelles ils n'ont pas été associés, dans un contexte où les outils qu'ils sont censés promouvoir détruisent précisément ce qu'ils cherchent à enseigner.

    Une enseignante en psychologie à Dublin pose la question avec une franchise déstabilisante : lors d'une réunion, le responsable des données analytiques de son établissement a proposé de faire corriger les travaux longs par une IA. Quand elle a demandé si cela se traduirait par une réduction de salaire, puisque la correction fait partie de sa charge de travail, la réponse a été : « Nous n'allons pas parler de ça. » Et d'ajouter : « Si l'IA écrit le devoir et si l'IA corrige le devoir, pourquoi sommes-nous encore là ? »

    Quand l'edtech vend du rêve et facture la désillusion

    Le secteur de l'edtech lui-même n'est pas épargné. Michelle, sous-traitante en conception de formations pour un organisme éducatif, a perdu son contrat après que son client a été approché par deux grandes plateformes d'IA générative. « Ils ont été littéralement éblouis par les promesses de productivité et de facilité de création de contenu. » Elle calcule que les influenceurs recrutés pour vanter ces outils ont été payés deux fois son salaire mensuel pour un seul mois de travail. Quant aux formations produites par l'IA, elles seront truffées d'erreurs, dépourvues de toute considération d'accessibilité, et personne ne les retirera.

    Un manager d'une startup edtech décrit comment son équipe, après avoir vu ses revenus chuter face à la concurrence des LLM, a été reconvertie dans la production de « données d'entraînement » vendues aux grandes entreprises d'IA. Un travail qualifié de « abrutissant et démoralisant » pour des développeurs créatifs réduits à produire des jeux de données répétitifs. Son équipe a depuis été réduite de moitié. Un développeur a été licencié par e-mail le jour même où son ordinateur tombait en panne, l'entreprise ayant choisi de mettre fin à son contrat plutôt que de l'aider à résoudre le problème technique.

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    La destruction silencieuse du lien pédagogique

    Ce qui ressort de l'ensemble de ces témoignages n'est pas seulement une question d'emplois perdus ou de tâches automatisées. C'est la destruction d'un tissu relationnel que les professionnels de l'éducation considèrent comme le cœur de leur métier. Un bibliothécaire anonyme dans une université de recherche américaine observe que l'IA ne remet pas en cause la valeur de l'information, mais celle de la friction productive : « Un LLM ne vous dit jamais non, ne vous remet pas en question, ne crée pas de désaccord. Or l'enseignement, c'est précisément ce processus de friction relationnelle entre l'étudiant et l'enseignant. »

    En France, l'Inserm rappelle que l'IA générative bouleverse les processus éducatifs et neurobiologiques liés à l'apprentissage, et que 85 % des 18-24 ans déclarent utiliser régulièrement ces outils. Ce chiffre, appliqué à une génération entière en cours de formation, donne la mesure du phénomène.

    Un coach sportif universitaire en division 3 aux États-Unis documente, quant à lui, les effets concrets de programmes d'entraînement générés par IA sur la performance athlétique : changements d'exercices la semaine d'un championnat régional, phases de musculation intensive programmées pendant les finales de saison, protocoles inadaptés aux calendriers de double saison. Des conséquences directes, mesurables, sur des corps, pas seulement sur des copies.

    Une résistance qui s'organise, en ordre dispersé

    Face à cette pression généralisée, des résistances émergent. L'American Association of University Professors a appelé à un contrôle total des enseignants sur toutes les décisions relatives à l'IA, et cette question est devenue un enjeu de négociation dans les contrats collectifs. Des syndicats d'étudiants de troisième cycle, des bibliothécaires et des militants s'organisent contre des administrations qui ont déployé l'IA en urgence. En Australie, un syndicaliste des bibliothèques publiques de Melbourne documente la stratégie des directions : introduire d'abord les « heures d'ouverture sans personnel » comme expérimentation, puis les normaliser au gré des coupes budgétaires.

    En France, le ministère de l'Éducation nationale a annoncé pour 2026 un cadre réglementaire encadrant l'usage de l'IA dans les établissements, assorti d'un budget de 20 millions d'euros.

    Ce cadre reste encore largement à définir, et son ambition se heurte à une réalité que les enseignants connaissent mieux que quiconque : les étudiants ne cesseront pas d'utiliser des outils qui fonctionnent, sont gratuits, et réduisent leur charge de travail immédiate, qu'on le leur interdise ou non.

    La vraie question que posent ces témoignages n'est pas technique. Ce n'est pas « comment détecter la fraude à l'IA ? » ni même « comment former les enseignants à utiliser Copilot ? ». C'est une question politique, au sens noble du terme : quelle est la finalité de l'éducation dans une société où les tâches cognitives les plus courantes peuvent être automatisées à coût marginal ? Si l'objectif est de produire des copies conformes à un barème, l'IA gagne. Si l'objectif est de former des esprits capables de douter, de résister, et de penser contre le courant, alors le problème n'est pas l'IA ; c'est que personne, parmi ceux qui signent des contrats à 17 millions de dollars avec OpenAI, ne semble avoir posé la question.

    Sources : Bloomberg, Inserm

    Et vous ?

    Si les outils de détection de fraude IA sont inefficaces et que les sanctions sont quasi impossibles à appliquer sans aveu, faut-il repenser radicalement le format des évaluations — ou accepter que le devoir à la maison est une pratique révolue ?

    Les institutions qui déploient massivement l'IA tout en sachant (à 90 %) qu'elle nuit à la pensée critique de leurs étudiants engagent-elles leur responsabilité morale et juridique ?

    La résistance individuelle des enseignants à l'IA est-elle une posture éthique légitime, ou une impasse professionnelle dans un secteur où les directions ont déjà tranché ?

    L'IA générative va-t-elle creuser définitivement le fossé entre les établissements qui ont les moyens de maintenir des enseignants humains en nombre suffisant et ceux qui les remplacent par des chatbots ?

    Voir aussi :

    « Je voudrais pousser ChatGPT du haut d'une falaise » : dans les amphis, des professeurs se battent pour sauver la pensée humaine tandis que d'autres trichent autant que les étudiants

    L'agent IA Einstein, basé sur OpenClaw, inaugure l'ère des étudiants remplacés par des IA qui font tout à leur place : son créateur dit vouloir « libérer » les étudiants de la « corvée académique »

    Combattre le feu par le feu : un professeur lutte contre la tricherie alimentée par l'IA grâce à des examens oraux automatisés par Claude, Gemini et ChatGPT qui coûtent 42 centimes par étudiant
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  4. #104
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    Question suivante : lorsque l'IA va être capable du crime parfait, jusqu'à quel point allons-nous la féliciter (et lui verser 17 millions de dollars sans demander l'avis des gens qui ont versé ces 17 millions), comme ça a été fait pour l'IA qui détruit l'enseignement ?

    Autre question : quand est-ce qu'on parle du salaire de l'enseignante qui s'inquiète à juste titre ?

  5. #105
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    Un amalgame trop souvent fait : utiliser l'IA ne veut pas dire déléguer. Trop souvent, et c'est le cas de cet article, les choses sont présentées comme si "X utilise l'IA" voulait dire "l'IA fait à la place de X". Du coup, l'intégration de l'IA est vu comme une action binaire (on fait soi même ou on délègue) alors que c'est beaucoup trop réducteur. Imposer l'IA ne veut pas forcément dire imposer de déléguer son travail à l'IA : si la personne refuse d'utiliser l'IA même comme un outil d'amélioration, c'est effectivement une position dogmatique contre productive, donc je peux comprendre que ça fasse critère pour rejeter un profil. Si la personne accepte de l'utiliser et le fait avec parcimonie, ça suffit.
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    Références récurrentes :
    The Cambridge Handbook of Expertise and Expert Performance
    L’Art d’avoir toujours raison (ou ce qu'il faut éviter pour pas que je vous saute à la gorge {^_^})

  6. #106
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    Opinion hautement impopulaire : même avant l'avènement de l'IA, la qualité de certains diplômes du supérieur, délivrés par des institutions réputées de surcroît, était plus que questionable.

    En France, il n'est pas rare que le programme du BUT soit plus approfondi qu'en école d'ingénieurs qui délivre pourtant un diplôme de second cycle et qui est supposé être une filière d'excellence alors que la première absolument pas.

  7. #107
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    Citation Envoyé par Stéphane le calme Voir le message
    Les témoignages recueillis par la newsletter Blood in the Machine dans le cadre de son enquête « AI Killed My Job : Education workers » éclairent la réalité quotidienne de cette crise, vue depuis l'intérieur. Lauren Krouse, tutrice dans un community college américain, décrit la trajectoire type d'une étudiante ayant recours à l'IA : d'abord une anecdote inventée par ChatGPT dans un essai personnel, puis un plan incompréhensible que l'étudiante était incapable d'expliquer et que son professeur avait tout de même noté A. Quelques semaines plus tard, une rédaction entière générée automatiquement, avec des citations de sources non vérifiables et des références à des citations inexistantes. « Mon nouveau travail, c'est d'apprendre aux étudiants à mieux tricher », résume-t-elle avec amertume, avant d'annoncer sa démission.
    Y'en a qui se disent "pourquoi faire l'effort alors qu'un chatbot pourrait réaliser mon travail instantanément ?".

    C'est la fin des devoirs à la maison.
    Et quelque part tant mieux, parce que c'était discriminatoire, les riches payent des gens pour s'occuper de l'éducation de leurs enfants !
    Les devoirs du soir sont source d’inégalités
    Selon le profil des familles ( famille monoparentale, famille nombreuse, enfant unique, famille recomposée), l’histoire personnelle des parents (leur passé scolaire, leur niveau d’études, le pays où ils ont étudié,) leur rythme de travail, leur état de santé, ce soutien sera efficace ou nul. Les familles favorisées vont chercher des relais pour pallier aux difficultés et vont soutenir leurs enfants par des cours particuliers. Ce qui peut avoir un effet bénéfique Bien sûr, mais peut aussi parfois transformer certains élèves en consommateurs passifs, incapables de réfléchir seul , et désemparés devant la solitude de la feuille blanche.
    Les enfants de riches vont dans des écoles privées très cher, peut-être qu'il n'y a pas 30 élèves par classe.

    ======
    L'IA pourrait être excellente dans le domaine de l'éducation si elle était à la place du professeur.
    Ça devrait être l'IA qui pose des questions à l'élève et pas l'inverse. (bon après il faut trouver une solution pour que l'élève ne demande pas la réponse à la question que vient de lui poser une IA à une autre IA...)

    L'implication des parents dans l'éducation de leurs enfants est importante.
    Certains parents vont protéger leurs enfants des smartphones, tablettes, PC portable, pendant longtemps. (comme les cadres de la Sillicon Valley avec la Waldorf School of the Peninsula)
    Ils mettront en place un filtre parental qui bloquera l'accès à plein de sites (notamment celui de ChatGPT).

  8. #108
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    Si je comprends bien, avec l'IA, nous n'avons plus besoin de réfléchir par nous même.
    Bravo le progrès. Et après on s'étonne que le QI diminue dans le monde. Je me marre.

  9. #109
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    Citation Envoyé par Artemus24 Voir le message
    Si je comprends bien, avec l'IA, nous n'avons plus besoin de réfléchir par nous même.
    T'as le choix.
    Tu peux creuser le sujet toi même, faire des recherches, acquérir des compétences et des connaissances, etc.
    Ou tu peux demander la solution tout de suite...

    On peut même aller plus loin, on peut se dire "je ne vais pas utiliser de moteur de recherche, je vais aller à la bibliothèque avec un carnet et un stylo".

    Citation Envoyé par Artemus24 Voir le message
    Bravo le progrès. Et après on s'étonne que le QI diminue dans le monde.
    Le QI n'est pas forcément lié à ça.
    Il existe des tests de QI qui ne nécessitent aucune connaissance (Matrices de figures (Raven), Suites logiques abstraites).

    Il y a :
    - l'intelligence brute (fluide)
    - l'intelligence acquise (cristallisée)

    L'important c'est l'intelligence brute, parce que les tests sont purs (pas besoin de connaissance).
    Dès qu'il y a des histoires de connaissances c'est discriminatoire car ça favorise les riches.

    ====
    Utiliser l'IA pour faire ses devoirs, c'est comme utiliser les solutions des exercices quand on fait un cahier de vacances.
    C'est comme utiliser la solution pour faire un Sudoku ou des mots croisés/mots fléchés (je déteste ce jeu, les mots mêlés, ça va).

  10. #110
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    Sur le site neoprofs.org, ils en parlaient déjà des exams rédigés par une IA, répondus par une IA et corrigés par une IA dès l'apparition de chatGPT. Mais ce n'était pas encore au point. Avec les progrès, peut-être s'en rapproche-t-on. En tout cas, les profs ont peur pour leur job et la réflexion critique.

  11. #111
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    Citation Envoyé par Matthieu Vergne Voir le message
    Si la personne accepte de l'utiliser et le fait avec parcimonie, ça suffit.
    Ça, ça arrive, mais peut-être avec la même fréquence que les gens qui font leurs courses achètent des légumes et de la viande en proportions correctes.

    Et si l'Amérique met autant la pression pour qu'on utilise l'IA, il est peu probable que ce soit avec l'espoir que ce soit utilisé de façon intelligente.

    Ça peut certes mériter une approche plus rigoureuse pour valider ça, avec plus de moyens du coup, mais l'intérêt de l'approche intuitive est d'être mise en œuvre rapidement.

    Ne serait-ce que pour approfondir la réflexion avant d'investir 17 millions.

  12. #112
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    Citation Envoyé par Matthieu Vergne
    Un amalgame trop souvent fait : utiliser l'IA ne veut pas dire déléguer.
    Tu as tout à fait raison, mais il ne s'agit pas de cela. Il suffit de prendre l'exemple des calculatrices. Avant, pour faire des calculs, on apprenait par cœur les tables de multiplications. Maintenant, il suffit de tapoter sur sa calculatrice pour avoir le résultat attendu. Il n'est plus nécessaire d'apprendre quoi que ce soit et c'est ça le problème. On aura le même comportement avec l'IA, à savoir ne plus faire l'effort de quoi que ce soit car il suffit de demander à l'IA pour avoir la réponse. Et pourquoi remettre en cause la réponse puisqu'elle devrait, en principe, être fiable ? C'est inhérent au comportement humain d'agir ainsi. On ne demande pas d'analyser ou de comprendre, ce qui normalement est la bonne démarche. On peut même douter si l'on n'a pas compris, mais a-t-on encore le temps, aujourd'hui, de se poser ce genre de questions ? La réponse est NON !

    Il ne faut pas chercher une excuse que ce soit aux professeurs ou aux élèves de chercher la solution de facilité. Pour un enseignement fiable, il faut tout bonnement interdire l'IA à l'école. Ne le fait-on pas déjà avec les calculatrices ?

    Citation Envoyé par Ryu2000
    Y en a qui se disent "pourquoi faire l'effort alors qu'un chatbot pourrait réaliser mon travail instantanément ?"
    Solution de facilité, rien de plus à dire. Cela n'a pas que des conséquences à l'école, mais aussi dans la société. A quoi bon leur inculquer de bons comportements, plus personne ne voudra faire des efforts. Pourquoi ? L'IA est là pour subvenir à tous leurs besoins.

    Ce n'est même plus une question de riche et de pauvre, mais bien une dégradation de la société toute entière.
    Je reprends une maxime de Montesquieu qui illustre ma pensée : "Le mieux est le mortel ennemi du bien".

    Citation Envoyé par Ryu2000
    Tu peux creuser le sujet toi même, faire des recherches, acquérir des compétences et des connaissances, etc.
    Il ne s'agit ni de toi ni de moi car nous sommes d'une autre génération. Le problème est pour ceux qui auront toujours connu l'IA.

    Citation Envoyé par Ryu2000
    Le QI n'est pas forcément lié à ça.
    Ben si, car si tu ne fais pas travailler ton cerveau, tu ne peux pas avoir un bon QI.

    Citation Envoyé par Gluups
    Ne serait-ce que pour approfondir la réflexion avant d'investir 17 millions.
    Qu'est-ce que tu veux approfondir ? Ta démarche est dans le rationnel alors que je te parle ici d'une solution de facilité. Qui va se dire que pour son bien, je vais réfléchir par moi-même, quitte à se tromper, plutôt que d'utiliser l'IA qui a réponse à tout ?

    Es tu du genre à marcher pour le bien être de ton coeur, plutôt que de prendre les transports en commun ? C'est pareil, la solution de facilité, rien de plus.

  13. #113
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    Citation Envoyé par Artemus24 Voir le message
    Tu as tout à fait raison, mais il ne s'agit pas de cela. Il suffit de prendre l'exemple des calculatrices. Avant, pour faire des calculs, on apprenait par cœur les tables de multiplications. Maintenant, il suffit de tapoter sur sa calculatrice pour avoir le résultat attendu.
    En cours de maths au collège (ce qui ne nous rajeunit pas), j'avais une calculatrice avec quand même pas mal de fonctions, mais de temps en temps, en entrant dans la salle le prof lançait "séparez les tables, prenez une demi-feuille jaune !"

    Ça voulait dire qu'on était partis pour un contrôle de calcul mental, et gare à celui qui n'avait pas préparé la demi-feuille jaune à la maison.

    Aujourd'hui il ne me viendrait pas à l'idée d'utiliser une calculatrice pour savoir combien font 8*125.


    Il n'est plus nécessaire d'apprendre quoi que ce soit et c'est ça le problème. On aura le même comportement avec l'IA, à savoir ne plus faire l'effort de quoi que ce soit car il suffit de demander à l'IA pour avoir la réponse. Et pourquoi remettre en cause la réponse puisqu'elle devrait, en principe, être fiable ? C'est inhérent au comportement humain d'agir ainsi. On ne demande pas d'analyser ou de comprendre, ce qui normalement est la bonne démarche. On peut même douter si l'on n'a pas compris, mais a-t-on encore le temps, aujourd'hui, de se poser ce genre de questions ? La réponse est NON !
    Ça dépend des priorités. Il m'est arrivé que Copilot, après m'avoir signalé deux ou trois erreurs dans la structure de mon programme, me propose de le réécrire en conséquence.
    J'ai fait doucement petit père, je n'ai pas tout assimilé. Alors je commence par le faire, et si il y a besoin je reviens.


    Qu'est-ce que tu veux approfondir ? Ta démarche est dans le rationnel alors que je te parle ici d'une solution de facilité. Qui va se dire que pour son bien, je vais réfléchir par moi-même, quitte à se tromper, plutôt que d'utiliser l'IA qui a réponse à tout ?

    Es tu du genre à marcher pour le bien être de ton coeur, plutôt que de prendre les transports en commun ? C'est pareil, la solution de facilité, rien de plus.
    Là tu t'adresses à la bonne personne, désolé pour ceux qui ont déjà lu. Je suis tombé sur un médecin flemmard comme pas deux. Il a vu que j'avais de l'hypertension, allez hop, anti-hypertenseur. Je lui signale que je n'ai pas fait les analyses qu'il m'a prescrites parce que j'étais trop faible : à peine un haussement de sourcil.

    Alors, puisque lui ne veut pas faire le boulot, je l'ai fait moi-même. Essayer d'autres conserves pour fuir le sucre qu'il y avait dans les précédentes (si si, du sucre dans la viande, vous avez bien compris), constater les effets d'une dose supérieure, me mettre à la marche, chercher pourquoi ma respiration se bouche ... Du coup, avec 145 de tension je n'utilise les médicaments que dans les moments où je me laisse aller.

    Et regarde à droite et à gauche, tu verras que minimum une demi-heure de marche par jour fait partie des recommandations <ins>(on dit moins que deux heures, c'est mieux)</ins>. C'est tellement insidieux quand on lève le pied ...

    Surtout passé la cinquantaine, si on baisse la cadence, pour la remonter ça prend quelques semaines.

  14. #114
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    @ Gluups : je dois être plus vieux que toi, car à l'époque, nous n'avions pas encore des calculatrices à l'école.
    Oui, je connais mes tables de multiplications.

    Citation Envoyé par Gluups
    Là tu t'adresses à la bonne personne, désolé pour ceux qui ont déjà lu.
    Je ne l'ai pas fait exprès. Désolé d'apprendre que tu es en mauvaise santé. J'ai un médecin qui est aussi partisan du moindre effort, entre une consultation de 15min, un renouvellement de l'ordonnance, merci pour tout et à dans six mois. Inversement à toi, je suis en bonne santé.

  15. #115
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    Citation Envoyé par Artemus24 Voir le message
    @ Gluups : je dois être plus vieux que toi, car à l'époque, nous n'avions pas encore des calculatrices à l'école.
    Oui, je connais mes tables de multiplications.


    Je ne l'ai pas fait exprès. Désolé d'apprendre que tu es en mauvaise santé. J'ai un médecin qui est aussi partisan du moindre effort, entre une consultation de 15min, un renouvellement de l'ordonnance, merci pour tout et à dans six mois. Inversement à toi, je suis en bonne santé.
    Par rapport à ce que je t'ai décrit, pour revenir à 145 de tension sans médicament, je trouve que je n'ai pas si mal travaillé que ça.

    Il reste des menaces, mais qui bon an mal an, jusque là me laissent tranquille. Selon une nouvelle que j'ai vue circuler mais sans vérifier jusqu'à quel point il s'agit de ça, la circulation automobile pourrait y être liée. Il n'y a pas que par des chocs qu'elle fait des victimes, par ses émanations aussi.

    Je n'ai pas dit ça pour me plaindre, mais pour illustrer que si on veut que ça se passe bien, c'est mieux de ne pas être aussi fainéant que ces ... comment on dit déjà ? médecins ?
    Ah oui ta description de la consultation m'a rappelé quelque chose. Il m'avait envoyé faire des examens, je revenais avec les résultats, il a passé dix minutes à prendre note, et après bon voilà ça fait 30 euros.
    - et ... pour les douleurs ?
    - ah oui c'est vrai !

    On peut oublier un truc, mais là quand même j'ai trouvé que c'était gros.
    Alors il voulait me faire passer au bistouri, faire passer ma voix en catégorie soprano. Je n'étais pas très enthousiaste pour ça, alors j'ai appelé un naturopathe. Prenez donc quelques dizaines de gouttes de mélisse. J'ai fait ça, plus jamais de douleurs, ça fait bientôt dix ans.

    En plus, les médecins il paraît qu'il y en a des bons, mais ils sont débordés, forcément.

    Je suis entré dans la "vie active" en 81, donc j'ai quitté le système scolaire juste à temps pour ne pas être victime de ce qui s'est profilé après. Et ce sont les victimes de tout ça qui vont payer nos retraites ?

    Ah non, ça va être l'IA maintenant ? Ah oui enfin à condition qu'on la fasse passer à la caisse.

    Je suis sûr que les utilisateurs trouveraient normal de ne pas avoir à payer de taxes.

    Et nos "chers" députés d'en remettre une couche juste pile quand les tenants de l'IA faisaient les marioles dans l'actualité : "les retraites doivent être payées par les salaires".

    Non mais dites-moi que c'est un cauchemar, quoi.

    Ah ben il paraît que non, là aussi il va falloir mettre les mains "dans le cambouis". Ouais, ben il y aura intérêt à se mettre d'accord sur comment on fait.

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