Après seize mois d’enquête, le diagnostic posé par les parlementaires américains sur Google, Amazon, Facebook et Apple est sans appel : « Ces géants qui étaient autrefois des petites start-up, remettant en question le statu quo, sont devenus le genre de monopoles que nous n’avions pas vus depuis l’ère des barons du pétrole et des magnats des chemins de fer. »
Dans un très attendu rapport de 449 pages, publié mardi 6 octobre, le sous-comité antitrust de la Chambre des représentants propose un cocktail de remèdes puissants.
Il ose proposer de casser ces entreprises avec des « séparations structurelles » : Google pourrait être obligé de ne plus contrôler son moteur de recherche ou l’environnement Android, Facebook devrait céder Instagram ou WhatsApp, Amazon ne plus vendre ses produits sur sa place de marché et Apple choisir entre ses services et son magasin d’applications App Store… Toutefois, tous les palliatifs proposés dans ce rapport, porté par les démocrates, nécessitent des modifications législatives difficiles à voter dans le contexte politique américain actuel.
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