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  1. #1
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    Par défaut reherche vs ingéniérie
    Le fait est que le travail du chercheur est très différent de celui de l'ingénieur. L'un crée de la connaissance, le second exploite techniquement celle-ci à condition qu'elle soit directement exploitable.

    J'irais plus loin : en dépit de cet "agenda" du chercheur décrit par Bruno Latour (La Vie de Laboratoire, 1979), la recherche ne vise pas spécifiquement des applications -sans quoi l'on ne verrait pas d'intérêt à financer des laboratoires d'astrophysique, par exemple. Pire : dans bien des cas, la recherche s'égare lorsqu'il lui est signifié des objectifs immédiatement rentables. Les retombées techniques d'une découverte sont rarement immédiates : que l'on considère par exemple les retombées de la découverte d'ADN (publication : 1953) et de la synthèse des protéines (rôle de l'ARN à la fin des années 60), rapportées aux "vaccins" à ARNm très actuels.

    Bref : la hâte d'exploitation industrielle dont témoignent Neuralink et son propriétaire me rappelle celle de certains laboratoires pharmaceutiques aujourd'hui sur la sellette. Sans être fanatique du "principe de précaution", il me semble que lorsque l'on touche à la vie, il faut être extrêmement prudent et rigoureux. Quant à "augmenter" l'humain, cela ressemble beaucoup de de l'hybris. Mais cette considération n'engage que moi.

  2. #2
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    alors que Musk a annoncé au début du mois qu'il pensait que Neuralink implanterait l'un de ses dispositifs dans un cerveau humain dans les six prochains mois
    bon, faudra quand même attendre le retour des "bêta"-testeurs. Avec un peu de bol (et quelques "incidents"), la version finale arrivera en même temps que celle de l'Autopilot et le départ pour Mars Reste plus qu'à attendre ses conseils d'investissement crypto sur Twitter pour pouvoir se payer tout ça!

  3. #3
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    "derrière chaque grande fortune, il y a un grand crime". chateaubriand

  4. #4
    technick
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    Je ne defends pas l'experimentation animale loin de là mais peut on mettre en parallèles les 170 millions de poulets tuées par semains par les americans ? en 2020 : 3,72*millions de bovins abattus toujours par les americains. Les combats de certains sont parfois étranges.

  5. #5
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    Citation Envoyé par technick Voir le message
    Je ne defends pas l'experimentation animale loin de là mais
    Je ne suis pas raciste mais
    Je ne suis pas de gauche mais
    Je ne suis pas anti nucléaire mais
    Je ne suis pas vegan mais
    Je ne suis pas woke mais

  6. #6
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    Citation Envoyé par PomFritz
    bon, faudra quand même attendre le retour des "bêta"-testeurs. Avec un peu de bol (et quelques "incidents"), la version finale arrivera en même temps que celle de l'Autopilot et le départ pour Mars Reste plus qu'à attendre ses conseils d'investissement crypto sur Twitter pour pouvoir se payer tout ça!
    Je suis sur qu'aucun de beta testeurs ne viendra jamais se plaindre. (paradoxe du survivant).

    Si non les annonces de Musk on sait bien qu'il faut toujours beaucoup plus longtemps, et que c'est beaucoup moins bien que présenté.

  7. #7
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    Citation Envoyé par SimonKenoby Voir le message
    Je suis sur qu'aucun de beta testeurs ne viendra jamais se plaindre. (paradoxe du survivant).
    Et au cas où le biais du survivant n'est pas assez fort, il reste un contrat bien ficelé entre une multinationale et un petit gars qui rêve juste de pouvoir remarcher.

  8. #8
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    Quelle honte!!! Je vais me faire un bac de chicken wings pour me consoler...

  9. #9
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    Ce brave monsieur devrait servir de cobaye ...

  10. #10
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    Depuis que faire la chasse à Elon Musk (et W Poutine) est devenu une activité incontournable des mondialistes, comment vérifier la véracité des critiques qui leurs sont faites ?

    Quoiqu'il en soit, qu'est-ce qui devrait faire réagir les foules outragées, l'expérimentation animale ou l'expérimentation sur des humains de produits à action génique prétendument appelés vaccins ?

    Si les populations avaient les pieds sur Terre elles seraient capables de remettre la mosquée au centre du bled.
    Malheureusement, à lire les commentaires, on se demande comment cela va prendre fin.

  11. #11
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    La nature a éteint combien d'espèces au cours de son processus de sélection naturelle ? C'est pareil, tant que ce n'est pas de la torture ou du sadisme et qu'il y a un encadrement c'est mieux de le tester sur des animaux que sur nous avant non ?

    La recherche a besoin de concret pour avancer. Si nous n'avions pas ces cobayes la recherche médicale ne serait pas au niveau où nous sommes actuellement.

  12. #12
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    @Erviewthink : c'est pourtant écrit en gros

    Citation Envoyé par Bill Fassinou Voir le message
    [B][SIZE=4]Neuralink, l'entreprise d'Elon Musk spécialisé dans les implants cérébraux, ferait l'objet d'une enquête fédérale pour de potentielles violations de la législation américaine sur le bien-être des animaux, l'Animal Welfare Act. Un rapport d'enquête portant sur des documents et des sources internes suggère que les tests sur les animaux sont effectués trop rapidement, ce qui fait souffrir les animaux inutilement et cause leur mort. L'Animal Welfare Act, qui régit le traitement et l'utilisation des animaux dans la recherche scientifique et les tests, est le principal objet de cette enquête.
    J'ai mis en rouge les passages que vous n'avez pas lus ou pas compris, j'espère que comme ça ce sera plus clair

  13. #13
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    Citation Envoyé par escartefigue Voir le message
    @Erviewthink : c'est pourtant écrit en gros



    J'ai mis en rouge les passages que vous n'avez pas lus ou pas compris, j'espère que comme ça ce sera plus clair
    Je suis daltonien donc j'ai lu tout le paragraphe, si on se réfère au 17 ème mot de ta citation pour l'instant ce ne sont que des suspicions et quand on lit le reste de l'article on peut voir le mot accident apparaitre, donc ça reste très flou.

    Elon Musk est juste une cible à abattre car il déplait à certains.

  14. #14
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    A un moment où ce monsieur dérange visiblement trop, on ressort des vieux dossiers.
    Même si ses projets de transhumanisme rejoignent les plans du WEF, il faudrait aussi qu'ils sortent les dossiers de Fauci et ses expériences sur des enfants africains, et des animaux..
    On pourrait aussi parler des biolabs américains en Ukraine et des tests grandeur nature qu'il font sur les humains.
    Ou ce qu'on nous balance depuis les airs, ou dans l'eau, les aliments et j'en passe..
    bref ce qui veulent le faire tomber de son trône ne valent pas mieux que lui en réalité..

  15. #15
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    Par défaut Neuralink aurait transporté des implants cérébraux couverts d'agents pathogènes
    Neuralink, la société d'Elon Musk spécialisée dans les implants cérébraux, aurait transporté des implants cérébraux couverts d'agents pathogènes,
    une enquête est en cours

    La recherche sur les virus et bactéries dangereux est importante, mais pour les agents pathogènes les plus mortels, il n'est pas certain que les avantages en valent les risques. Le ministère américain des Transports a déclaré qu'il enquêtait sur Neuralink, la société d'Elon Musk spécialisée dans les implants cérébraux, en raison du transport potentiellement illégal d'agents pathogènes dangereux. Des allégations selon lesquelles Neuralink aurait transporté illégalement des implants prélevés sur des animaux décédés et infectés par des agents pathogènes reposent sur les déclarations du Physician's Committee of Responsible Medicine (PCRM).

    « Au nom du Physicians Committee for Responsible Medicine, de nos 17 000 médecins membres et de nos 175 000 membres au total, nous vous écrivons pour demander que le ministère américain des Transports ("DOT") enquête sur la société de dispositifs médicaux Neuralink pour violation de la loi fédérale sur transport de matières dangereuses et lui inflige une amende en conséquence », écrit le PCRM.

    Neuralink est une startup américaine neurotechnologique qui développe des implants cérébraux d'interfaces neuronales directes, cofondée par Elon Musk. La société vise à développer des composants électroniques pouvant être intégrés dans le cerveau, par exemple pour augmenter la mémoire ou piloter des terminaux, et éventuellement pour mieux marier le cerveau et l'intelligence artificielle.

    Nom : PCRM.jpg
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Taille : 17,8 Ko

    En début 2022, Neuralink, a publié une offre d'emploi pour un directeur d'essais cliniques, un poste qui pourrait aider l'entreprise à progresser vers son objectif déclaré de tester son implant cérébral sur des hommes. « En tant que directeur des essais cliniques, l’employé travaillera en étroite collaboration avec certains des médecins et ingénieurs de pointe, ainsi qu'avec les premiers participants aux essais cliniques de Neuralink », indiquait l’entreprise dans son offre. Il dirigera et aidera à mettre sur pied l'équipe chargée de faciliter les activités de recherche clinique de Neuralink et de développer les interactions réglementaires qui accompagnent un environnement en constante évolution et au rythme rapide. Vous êtes motivé par votre mission et êtes capable de respecter des délais serrés avec précision et efficacité. »

    Les violations présumées auraient pu exposer les humains à des germes dangereux, notamment des bactéries résistantes aux médicaments et un herpèsvirus potentiellement mortel. Plus précisément, la commission déclare que parmi les maladies dangereuses trouvées sur les implants, on a :

    • les bactéries Staphylococcus et Klebsiella, qui peuvent causer des pneumonies, des infections sanguines, des infections du site chirurgical et des méningites ;
    • Corynebacterium ulcerans, une maladie courante chez les macaques rhésus et un pathogène humain émergent qui peut causer la diphtérie mortelle ;
    • le virus de l'herpès B.

    Depuis son lancement public en 2017, Neuralink a fait la démonstration de son implant cérébral sur des porcs et des singes, mais n'a pas encore annoncé le début des essais sur l'homme promis depuis longtemps. L'implant de la société est un dispositif en forme de pièce de monnaie avec des électrodes cloutées sur des fils fins et flexibles. Ces fils constituent la principale innovation par rapport aux interfaces cerveau-machine plus anciennes, qui utilisent des aiguilles plus rigides susceptibles d'endommager les cellules du cerveau.

    Reuters a été le premier à faire état de l'enquête du ministère, qui a été déclenchée par des allégations portées par le Physicians Committee for Responsible Medicine (PCRM), un groupe médical qui défend le bien-être des animaux dans la recherche médicale. Selon Musk, les puces cérébrales de Neuralink rendront un jour les humains « hyperintelligents » et permettront aux personnes paralysées de remarcher.

    La société continue d'exploiter des installations de recherche en Californie et au Texas, ses actions posaient un risque sérieux et continu de poser un risque pour la santé publique. Neuralink continue d'employer le neurochirurgien qui a supervisé les expériences au cours desquelles les violations ont été commises et peut employer d'autres personnes qui ont été impliquées de la même manière.

    Le Comité des médecins a déjà fait remarquer que les dispositifs implantés comme ceux de Neuralink s'accompagnent d'une myriade de problèmes, notamment la difficulté de les réparer et un potentiel élevé de complications médicales graves chez les patients. Le groupe demande instamment à Neuralink de mettre immédiatement fin à ses expériences sur les animaux et de se concentrer sur l'amélioration des interfaces cerveau-machine non invasives.

    Le groupe constitué de médecins demande au secrétaire du ministère américain des transports (DOT), Pete Buttigieg, d'enquêter sur la société d'implants cérébraux d'Elon Musk, Neuralink, pour violation des lois fédérales sur les matières dangereuses.

    Neuralink aurait transporté des produits « contaminés »

    Les dossiers publics récemment obtenus par le Physicians Committee for Responsible Medicine, l’organisme à but non lucratif spécialisé dans l'éthique médicale, révèlent que des employés non formés de Neuralink ont transporté des produits « contaminés » qui avaient été retirés du cerveau de singes "infectés" sans les emballer de manière sûre.

    Les produits peuvent également avoir été contaminés par Corynebacterium ulcerans, un « agent pathogène humain émergent » reconnu qui peut provoquer une diphtérie mortelle. En outre, les produits provenaient du cerveau de singes qui pouvaient souffrir d'une méningite bactérienne et avoir été infectés par l'herpès B, qui peut « entraîner des lésions cérébrales graves ou la mort si vous ne recevez pas de traitement immédiatement », selon les Centres américains de contrôle des maladies.

    Nom : NeuralinkB.png
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Taille : 58,0 Ko

    Les incidents, qui se sont produits en 2019, ont suscité l'inquiétude du personnel de l'Université de Californie, Davis, où Neuralink a mené des expériences invasives et mortelles sur des macaques rhésus jusqu'en 2020. Le macaque rhésus, aussi appelé singe rhésus, est l'une des espèces de singes les plus connues notamment à travers une sexualité débordante permettant une large reproduction, et ainsi un grand nombre de sujets permettant une étude représentative de la population des macaques rhésus.

    Relativement facile à élever en captivité, le singe rhésus a été souvent utilisé pour des recherches médicales ou biologiques. Outre les expériences sur le sang, il a servi dans les expériences bien connues du psychologue Harry Harlow dans les années 1950 sur la privation maternelle.

    Le Comité des médecins a déjà obtenu les dossiers médicaux des singes dans le cadre d'un procès d'intérêt public en cours contre UC Davis. Ces dossiers suggèrent que les dispositifs transportés ont pu être contaminés par des agents pathogènes résistants aux antibiotiques, notamment Staphylococcus et Klebsiella, qui peuvent provoquer des pneumonies, des infections sanguines et des méningites.

    Dans un courriel, un employé de l'UC Davis (l'université de Californie à Davis, une université publique située à Davis, en Californie ) a écrit à Neuralink : « Étant donné que les composants matériels du dispositif neuronal explanté ne sont pas scellés et qu'il n'a pas été désinfecté avant de quitter l'[université], cela présente un danger pour toute personne pouvant entrer en contact avec le dispositif. Le simple fait de le qualifier de "dangereux" ne tient pas compte du risque de contracter l'herpès B. » « Les dispositifs étaient revenus [à l'université] dans une boîte ouverte », soulignant que « nous en faisons tout un plat parce que nous sommes inquiets pour la sécurité humaine », ajoute-t-il.

    « Les dossiers suggèrent que les pratiques négligentes de Neuralink constituent un danger pour la santé et la sécurité publique », déclare Deborah Dubow Press, avocate générale associée du Comité des médecins. « En plus d'enquêter sur les incidents survenus à UC Davis, le DOT devrait examiner minutieusement les pratiques de sécurité dans les installations de Neuralink en Californie et au Texas, où des expériences sur les animaux sont en cours. »

    Ryan Merkley, directeur de la défense de la recherche au Physicians Committee, a ajouté : « Combien d'agences fédérales doivent enquêter sur Musk et Neuralink avant qu'ils ne fassent le ménage ? ». Il a souligné les enquêtes ouvertes sur la société par le ministère américain de la Justice et le bureau de l'inspecteur général du ministère américain de l'Agriculture. En décembre, le Comité des médecins a demandé à la Food and Drug Administration américaine d'enquêter sur Neuralink pour violation des réglementations relatives aux « bonnes pratiques de laboratoire ».

    L'histoire révèle que des agents pathogènes mortels ont échappé au laboratoire

    En 1977, le dernier cas de variole a été diagnostiqué à l'état sauvage. La victime était Ali Maow Maalin, de Somalie. L'Organisation mondiale de la santé a recherché toutes les personnes avec lesquelles il avait été en contact direct afin de vacciner toutes les personnes à risque et de trouver celles qui auraient déjà pu attraper le virus. Heureusement, personne ne l'a fait. Maalin s'est rétabli, et la variole semblait avoir disparu à jamais.

    Ce moment est arrivé à la fin d'une campagne de plusieurs décennies visant à éradiquer la variole - une maladie infectieuse mortelle qui tuait environ 30 % des personnes qui la contractaient - de la surface de la Terre. Environ 500 millions de personnes sont mortes de la variole au cours du siècle qui a précédé son éradication. Mais en 1978, la maladie est réapparue - à Birmingham, au Royaume-Uni. Janet Parker était photographe à l'école de médecine de Birmingham.

    Lorsqu'elle a développé une effroyable éruption cutanée, les médecins ont d'abord cru à la varicelle. Après tout, tout le monde savait que la variole avait été chassée du monde. L'état de Parker s'est aggravé et elle a été admise à l'hôpital, où des tests ont révélé qu'elle avait bien la variole. Elle en est morte quelques semaines plus tard. Il s'est avéré que le bâtiment dans lequel travaillait Parker abritait également un laboratoire de recherche, l'un des rares où la variole était étudiée par des scientifiques qui tentaient de contribuer à l'effort d'éradication. Certains journaux ont rapporté que le laboratoire était mal géré et que d'importantes précautions avaient été ignorées en raison de la précipitation.

    (Le médecin qui dirigeait le laboratoire s'est suicidé peu après le diagnostic de Parker). D'une manière ou d'une autre, la variole s'est échappée du laboratoire pour infecter un employé ailleurs dans le bâtiment. Grâce à une réaction rapide des autorités sanitaires, notamment la mise en quarantaine de plus de 300 personnes, l'erreur mortelle ne s'est pas transformée en une véritable pandémie.

    Bloomberg dans un article publié en novembre 2022 évoque la possibilité que la pandémie de Covid ait commencé par un accident de laboratoire et précise qu’il ne s’agit pas d’une théorie du complot. « La science n'a pas non plus prouvé de manière concluante qu'elle a commencée dans un marché humide de Wuhan. Nous ne le savons tout simplement pas, car la Chine a mis en place de nombreux obstacles pour empêcher les scientifiques de comprendre l'origine d'une pandémie qui a tué des millions de personnes et ne montre aucun signe de fin », écrit le média américain.

    Avril 2021, Elon Musk annonce qu'un singe est capable de jouer à des parties de Pong par la pensée, grâce à une interface cerveau-machine conçue par sa société Neuralink. Un macaque de 9 ans s'est fait implanter une puce cérébrale. Il est ensuite passé par un processus d’apprentissage qui consistait à jouer à des jeux vidéo à l'aide d'une manette en échange de purée de banane en guise de récompense. En parallèle, le dispositif Neuralink enregistrait des informations sur les neurones qui s'activaient, ce, pour s’en servir comme informations de prédiction des mouvements de la main. Après l'apprentissage avec succès des schémas, le joystick utilisé par le macaque pour jouer a été déconnecté de l'ordinateur. Le singe semblait continuer à jouer au jeu en utilisant uniquement son esprit.

    En février 2022, Neuralink a fait l'objet d'un recours en justice de la part d'un groupe de défense des droits des animaux qui l'accusait de maltraitance animale. La startup du milliardaire aurait soumis des singes à une « souffrance extrême » pendant des années d'expériences macabres. Les animaux auraient servi d' « hôtes pour des implants crâniens expérimentaux hautement invasifs, alors qu'ils recevaient des soins inadéquats ». Les tests de puces cérébrales de Neuralink cités par le document de la plainte concernent 23 singes et auraient eu lieu entre 2018 et 2020.

    La plainte déposée auprès de l'USDA (département de l'Agriculture des États-Unis) allègue que Neuralink et ses partenaires de recherche de l'Université de Californie Davis (UC Davis) ont violé la loi américaine sur le bien-être animal (Animal Welfare ou AWA) au cours des tests des implants cérébraux de Neuralink. La plainte avait été déposée jeudi par le PCRM. Un exemple cité par la plainte indique qu'un singe aurait été retrouvé amputé de certains de ses doigts et orteils « probablement à la suite d'une automutilation ou d'un autre traumatisme non spécifié ».

    « Le singe a ensuite été tué au cours d'une "procédure terminale" », a déclaré le PCRM. Dans un autre cas, un singe a été percé de trous dans son crâne et des électrodes ont été implantées dans son cerveau. Il aurait ensuite développé une infection cutanée sanglante et aurait dû être euthanasié. Puis, dans un troisième cas, des électrodes ont été implantées dans le cerveau d'un macaque femelle, ce qui l'a ensuite rendu malade. Neuralink a par la suite confirmé que des singes sont morts dans le cadre d'un projet de test de puces cérébrales, mais a nié toute cruauté envers les animaux.

    Dans le cadre de l'affaire sur le transport potentiellement illégal d'agents pathogènes, Ryan Merkley, directeur de la défense de la recherche au Comité des médecins, a ajouté : « Combien d'agences fédérales doivent enquêter sur Musk et Neuralink avant qu'ils ne mettent de l'ordre dans leurs affaires ? » Il a rappelé les enquêtes ouvertes sur la société par le ministère américain de la justice et le bureau de l'inspecteur général du ministère américain de l'Agriculture. En décembre, le Comité des médecins a demandé à la Food and Drug Administration américaine d'enquêter sur Neuralink pour violation des réglementations relatives aux « bonnes pratiques de laboratoire ».

    Le Physicians Committee a déjà fait remarquer que les dispositifs implantés comme ceux de Neuralink s'accompagnent d'une myriade de problèmes, notamment de difficultés à les réparer et d'un potentiel élevé de complications médicales graves chez les patients. Le groupe demande instamment à Neuralink de mettre immédiatement fin à ses expériences sur les animaux et de se concentrer sur l'amélioration des interfaces cerveau-machine non invasives.

    Source : PCRM

    Et vous ?

    Quel est votre avis sur le sujet ?

    « Les pratiques de Neuralink constituent un danger pour la santé et la sécurité publique », partagez-vous cet avis ?

    Voir aussi :

    Elon Musk annonce qu'un singe est capable de jouer à des parties de Pong par la pensée, grâce à une interface cerveau-machine conçue par sa société Neuralink

    Neuralink d'Elon Musk aurait soumis les singes qu'il utilise pour ses expériences d'implants cérébraux à des "souffrances extrêmes", selon un groupe de défense des droits des animaux
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  16. #16
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    Par défaut Une startup, soutenue par Bezos et Gates, testerait sur des humains des systèmes contrôlés par l'esprit
    Une entreprise d'implants cérébraux, soutenue par Bezos et Gates,
    testerait sur des humains des systèmes informatiques contrôlés par l'esprit

    L'enthousiasme des chercheurs et des organisations pour la recherche et le développement d'interfaces cerveau-machine (ICM) s'est grandement développé lors de ces dernières années. Pour le moment, les dispositifs de contrôle de l'esprit les plus avancés testés chez l'homme ou les animaux reposent sur de minuscules fils ou puces insérées dans le cerveau. Mais les employés d'une startup d'interface cérébrale appelée Synchron travailleraient sur une technologie destinée à transformer la vie quotidienne des personnes paralysées.

    Fondée en 2012, Synchron fait partie de l'industrie florissante d'interfaces cerveau-machine (ICM). Une ICM est un système qui déchiffre les signaux du cerveau et les traduit en commandes pour des technologies externes. Le nom le plus connu dans ce domaine est sans doute Neuralink, grâce à la notoriété de son fondateur Elon Musk, qui est également le PDG de Tesla SpaceX et Twitter.

    Nom : IA.PNG
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    Synchron, startup américaine, spécialisée dans les interfaces cérébrales et soutenue par le fondateur d'Amazon Jeff Bezos et le cofondateur de Microsoft Bill Gates, fait partie d'un groupe émergent d'entreprises qui testent des technologies dans le secteur des interfaces cerveau-ordinateur. En décembre de l'année dernière, la société a annoncé un tour de financement de 75 millions de dollars, incluant des fonds provenant des sociétés d'investissement de Microsoft, du cofondateur Bill Gates et d'Amazon.

    La Food and Drug Administration américaine a accordé à Synchron la désignation Breakthrough Device en août 2020, qui est réservée aux dispositifs médicaux ayant le potentiel d'améliorer le traitement de maladies débilitantes ou potentiellement mortelles.

    Le matériel Synchron est implanté dans les vaisseaux sanguins pour permettre aux personnes dont la mobilité physique est nulle ou très limitée de faire fonctionner des technologies telles que des curseurs et des appareils domestiques intelligents en utilisant leur esprit. Jusqu'à présent, cette technologie naissante a été utilisée sur trois patients aux États-Unis et quatre en Australie.

    « J'ai vu des moments entre le patient et son partenaire, ou le patient et son conjoint, où c'est incroyablement joyeux et valorisant d'avoir retrouvé une capacité à être un peu plus indépendant qu'avant », a déclaré Tom Oxley, PDG de Synchron. « Cela les aide à s'engager d'une manière que nous considérons comme acquise ».

    Musk n'est donc pas le seul milliardaire de la technologie à parier sur la transition éventuelle d'une expérience scientifique radicale à une entreprise médicale florissante. En décembre, Synchron a annoncé un tour de financement de 75 millions de dollars.

    En 2019 Neuralink d'Elon Musk annonce que l'interface cerveau - ordinateur est prête pour des tests sur les humains. Au cours de la conférence diffusée en direct sur Internet, Musk est revenu sur sa crainte de longue date : voir les humains être supplantés par l’intelligence artificielle. Sans s’écarter de son propos habituel, il a à nouveau déclaré que seule la mise sur pied d’une interface cerveau-ordinateur peut permettre à l’Homme de subsister. Elon Musk est revenu sur les deux principales barrières à l’atteinte de cet objectif : la précision de l’information et le débit ; tares que les solutions existantes dans la filière exhibent.

    En réponse aux limitations de l’existant, la première avancée (selon Neuralink) repose sur l’utilisation de fils flexibles plus fins qu’un cheveu (4 à 6 micromètres). Les ensembles de fils aboutissent d’un côté sur des capteurs de mesure de l’activité électrique des neurones (6 fils pour 192 électrodes de mesure) et de l’autre sur une unité de traitement des données assez fine pour qu’on puisse poser une dizaine sous la peau. D’après l’entreprise, ces connexions filaires contribueront à une augmentation du débit de transmission des données. Pour leur insertion, la firme se sert d’un robot de neurochirurgie conçu pour les installer sans créer de dommages au cerveau. Dans le futur, les équipes de Neuralink entendent utiliser un faisceau laser pour traverser le crâne, plutôt que de percer des trous.

    En février 2021, Musk a déclaré dans une interview qu'un singe avait été connecté pour jouer à des jeux vidéo avec son esprit par sa société Neuralink. La société spécialisée dans les interfaces homme-machine a placé une puce informatique dans le crâne du singe et a utilisé de "petits fils" pour le connecter à son cerveau, a déclaré Musk. Le milliardaire de la technologie a dit que le singe « a l'air totalement heureux » et que les installations de Neuralink répondent aux exigences réglementaires américaines.

    « Ce n'est pas un singe malheureux », a-t-il déclaré lors de l’interview sur Clubhouse, une nouvelle application de médias sociaux qui gagne en popularité et qui permet aux gens d'avoir des conversations informelles pendant que d'autres écoutent. « Vous ne pouvez même pas voir où l'implant neural a été mis, sauf qu'il a un léger mohawk sombre ». Dans la même année, Musk annonce qu'un singe est capable de jouer à des parties de Pong par la pensée grâce à une interface cerveau-machine conçue par Neuralink.

    Pager, un macaque de 9 ans, s'est fait implanter une puce. Il est ensuite passé par un processus d’apprentissage qui consistait à jouer à des jeux vidéo à l'aide d'une manette en échange de purée de banane en guise de récompense. En parallèle, le dispositif Neuralink enregistrait des informations sur les neurones qui s'activaient ce, pour s’en servir comme informations de prédiction des mouvements de la main. Après l'apprentissage avec succès des schémas, le joystick utilisé par Pager pour jouer a été déconnecté de l'ordinateur. Le singe semble continuer à jouer au jeu en utilisant uniquement son esprit.

    Des chercheurs et les scientifiques ont exprimé leur horreur face à l'objectif de Musk, l'éthique entourant une technologie telle que le Neuralink est un territoire inexploré. En l'état, beaucoup s'inquiètent de la façon dont ces produits ostensiblement destinés à aider les personnes handicapées peuvent finalement être exploités à des fins lucratives.

    « Je ne pense pas qu'il y ait un discours public suffisant sur les implications globales de la disponibilité de ce type de technologie » avait déclaré le Dr Karola Kreitmair, professeur adjoint d'histoire de la médecine et de bioéthique à l'université du Wisconsin. « Je crains qu'il y ait ce mariage inconfortable entre une entreprise à but lucratif », avait-elle ajouté.

    « Si le but ultime est d'utiliser les données cérébrales acquises pour d'autres dispositifs, ou d'utiliser ces dispositifs pour d'autres choses, disons pour conduire des voitures, pour conduire des Tesla alors il pourrait y avoir un marché beaucoup, beaucoup plus grand », a déclaré le Dr L. Syd Johnson, professeur associé au Centre de bioéthique et d'humanités de la SUNY Upstate Medical University. « Mais alors tous ces sujets de recherche humains des personnes ayant des besoins réels sont exploités et utilisés dans des recherches risquées pour le profit commercial de quelqu'un d'autre », a-t-elle poursuivi.

    Kreitmair s'est fait l'écho de ce sentiment. Bien qu'elle pense que cette technologie pourrait « changer la vie » des personnes paralysées, elle aurait déclaré que son potentiel d'utilisation par les consommateurs « soulève un grand nombre de problèmes éthiques. »

    « Si le but ultime est d'utiliser les données cérébrales acquises pour d'autres dispositifs ou d'utiliser ces dispositifs pour d'autres choses, disons pour conduire des voitures, pour conduire des Tesla, alors il pourrait y avoir un marché beaucoup, beaucoup plus grand » a déclaré le Dr L. Syd Johnson, professeur associé au Centre de bioéthique et d'humanités de la SUNY Upstate Medical University.

    DIRPA : l'armée américaine développe une technologie permettant de contrôler des armes avec l’esprit

    DARPA a indiqué son intention de connecter le cerveau humain aux machines via une technologie sans fil, permettant ainsi aux soldats de contrôler pleinement les systèmes d'armes, de voir ou de ressentir des choses à distance.

    Les hautes technologies, notamment en matière d'informatique, dans leur démarche la plus perfectionnée, ont toujours été réservées au secteur militaire avant d'être étendues au domaine civil. Cette pensée est davantage consolidée grâce à ce projet de l’agence du département de la Défense des États-Unis chargée de la recherche et développement des nouvelles technologies destinées à un usage militaire (DARPA).

    Même si certains voient le projet comme une science-fiction, il faut noter que les scientifiques ont déjà fait des progrès dans le domaine. Au début des années 2010, les chercheurs de l'Université de Berkeley ont mis au point un système permettant de capturer l'activité visuelle dans le cerveau humain, de le reconstruire sous forme de clips vidéo numériques, de l’enregistrer et de reconstruire ses propres rêves sur un écran d’ordinateur.

    Plus récemment, en mars de cette année, des scientifiques de l’Université de Washington et de l’Université Carnegie Mellon ont créé un système d’interface cerveau à cerveau qui permet à une ou plusieurs personnes, appelées « expéditeurs », d’influencer les décisions d’un individu, appelé « récepteur », dans le but d’aider les utilisateurs.

    L’agence de recherche est déterminée à faire aboutir ce projet dénommé N3 Neurotechnologie non chirurgical de nouvelle génération. Selon cette dernière, ce projet vise à « créer des interfaces neuronales fiables sans intervention chirurgicale ni électrodes implantées. » Détaillée dans les résultats de la recherche publiés ce mois sur son site, la technologie doit être « lue et écrite », ce qui signifie qu'elle sera bidirectionnelle. Elle sera non seulement utilisée par les soldats pour contrôler des drones, mais également pour intégrer des informations sensorielles dans le cerveau des personnes, leur permettant ainsi de se sentir sous pression ou de voir les choses.

    Outre l’Université de Rice, ayant bénéficié du financement de la DARPA pou N3, le projet donnera des millions de dollars aux laboratoires de l’Université Carnegie Mellon, Johns Hopkins, du Centre de recherche Palo Alto, du Battelle Memorial Institute.

    Comme indiqué sur son site, DARPA avait indiqué qu’elle envisageait deux solutions pour y parvenir. L'une est totalement non invasive et elle utilise quelque chose de similaire à un casque, un diadème ou un autre appareil pour transmettre des ondes radiofréquences qui transmettront des informations à l'intérieur et à l'extérieur du cerveau.

    Ce système comprendra des algorithmes de décodage et de codage des signaux moteurs et cognitifs du cerveau, affectant des zones spécifiques du cerveau.
    L’ICM de Synchron est insérée par les vaisseaux sanguins, que Oxley appelle les « autoroutes naturelles » du cerveau. L'endoprothèse de Synchron, appelée Stentrode, est équipée de minuscules capteurs et est acheminée vers la grande veine située à côté du cortex moteur. La Stentrode est reliée à une antenne qui se trouve sous la peau de la poitrine et collecte les données brutes du cerveau qu'elle envoie hors du corps à des dispositifs externes.

    Peter Yoo, directeur principal des neurosciences chez Synchron, explique que, puisque le dispositif n'est pas inséré directement dans le tissu cérébral, la qualité du signal cérébral n'est pas parfaite. Mais le cerveau n'aime pas être touché par des corps étrangers, a ajouté M. Yoo, et la nature moins invasive de la procédure la rend plus accessible.


    « Il y a environ 2 000 interventionnistes qui peuvent effectuer ces procédures, a déclaré Yoo à CNBC. C'est un peu plus évolutif, comparé, par exemple, à la chirurgie à cerveau ouvert ou aux trous de bavure, que seuls les neurochirurgiens peuvent pratiquer. » Pour les patients atteints de paralysie grave ou de maladies dégénératives telles que la sclérose latérale amyotrophique (SLA), la technologie de Synchron peut les aider à retrouver leur capacité à communiquer avec leurs amis, leur famille et le monde extérieur, que ce soit en tapant, en envoyant des textos ou même en accédant aux médias sociaux.

    Les patients peuvent utiliser le BCI de Synchron pour faire des achats en ligne et gérer leur santé et leurs finances, mais Mme Oxley a déclaré que ce qui les passionne le plus souvent est la messagerie texte. « Perdre la possibilité d'envoyer des messages texte est incroyablement isolant ! , a déclaré Mme Oxley. « Rétablir la possibilité d'envoyer des SMS à ses proches est une restauration du pouvoir très émotionnelle ».

    En décembre 2021, Oxley a remis son compte Twitter à un patient nommé Philip O'Keefe, atteint de la SLA et qui a du mal à bouger ses mains. Environ 20 mois plus tôt, O'Keefe a été implanté avec le BCI de Synchron. « "Bonjour, monde ! Court tweet. Progrès monumental", a tweeté M. O'Keefe sur la page de M. Oxley, en utilisant la BCI.

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    Voir aussi :

    Neuralink d'Elon Musk a implanté une puce dans le cerveau d'un singe, et il peut maintenant « jouer à des jeux vidéo en utilisant son esprit »

    Elon Musk annonce qu'un singe est capable de jouer à des parties de Pong par la pensée, grâce à une interface cerveau-machine conçue par sa société Neuralink

    Des chercheurs ont exprimé leur horreur face à l'objectif d'Elon Musk de connecter les cerveaux humains aux ordinateurs, au cœur de leur inquiétude se trouve « l'infusion de la Big Tech dans l'esprit»
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  17. #17
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    DARPA a indiqué son intention de connecter le cerveau humain aux machines via une technologie sans fil, permettant ainsi aux soldats de contrôler pleinement les systèmes d'armes, de voir ou de ressentir des choses à distance.
    On a même plus à imaginer les dérives l'armée les annonce au grand jour.

    Mais ceci dit si cette technologie permet à des handicapés d'avoir une vie plus facile allons-y (avec éthique, svp, M. Musk)

  18. #18
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    Par défaut Les régulateurs américains ont rejeté la demande de Neuralink de tester des puces cérébrales sur les humains
    Les régulateurs américains auraient rejeté la demande de Neuralink visant à tester des puces cérébrales sur des humains en raison de risques de sécurité
    et de graves problèmes dans ses plans

    Les autorités américaines de régulation auraient répondu par la négative à la demande Neuralink, la société d'implants cérébraux d'Elon Musk, de faire des tests sur des humains. Les régulateurs auraient évoqué des risques importants pour la santé humaine. Cela constitue un revers majeur pour l'ambitieuse, mais controversée startup, même si Musk affirme que les puces cérébrales de Neuralink sont sans risque. Cette révélation est surprenante, car Musk a déclaré à la fin de l'année dernière que les essais sur des humains pour Neuralink pourraient avoir lieu dès mai 2023. Elle démontre une fois de plus le peu de poids que les délais infâmes de Musk ont en réalité.

    Neuralink est une société de neurotechnologie qui vise à créer des implants cérébraux pour traiter les maladies et intégrer de nouvelles capacités logicielles avancées au cerveau humain. Outre le traitement potentiel de maladies cérébrales telles que l'épilepsie et la maladie de Parkinson, le dispositif crânien agirait également comme une sorte de "couche numérique" qui fusionne la matière grise humaine avec des outils technologiques avancés. Elle teste déjà ses prototypes sur des animaux (singes et porcs). Plusieurs rapports font état d'un nombre élevé de décès parmi ces animaux, mais Musk affirme que la startup est prête pour des essais sur les humains.

    Musk a affirmé que les implants cérébraux de Neuralink sont suffisamment sûrs pour être insérés dans son cerveau et celui des enfants. Cependant, un rapport détaillé publié jeudi par Reuters révèle que la Food and Drug Administration (FDA) des États-Unis a rejeté la demande de Neuralink. Le rapport mentionne que la demande de Neuralink a été soumise à la FDA au début de 2022. Le refus serait lié au fait que les régulateurs avaient identifié des dizaines de problèmes qui devaient être résolus en premier, ainsi que des problèmes de sécurité concernant les projets de l'entreprise de Musk d'implanter des batteries au lithium à l'intérieur du corps humain.


    Musk n'a jamais mentionné ce refus dans ces nombreuses déclarations affirmant que les essais cliniques étaient imminents. Moins d'un an après le refus, Musk a renouvelé sa promesse que les essais sur l'homme ne seraient plus qu'une question de mois sans d'autres d'explications. Mais le rapport estime qu'il est maintenant presque certain que Neuralink ne respectera pas la date du 7 mars 2023 que Musk avait fixée l'an dernier pour obtenir l'approbation de la FDA. Des sources au fait du dossier ont déclaré que c'était un "pari" que de fixer une date pour le début des essais sur des humains, compte tenu de l'opposition des autorités réglementaires.

    En bref, les membres du personnel doutent que l'entreprise soit en mesure de résoudre ces problèmes à temps pour respecter les délais trop ambitieux de Musk. Mais les personnes interrogées par le média affirment que le PDG milliardaire serait remonté contre le personnel à cause de la situation. Selon le rapport, fin 2020 Musk a crié sa colère sur la lenteur de l'entreprise à obtenir l'approbation réglementaire jusqu'à environ 2 heures du matin. Certains ont déclaré qu'ils sont restés sous le choc. « Il [Musk] ne peut pas se rendre compte que ce n'est pas une voiture. C'est le cerveau d'une personne. Ce n'est pas un jouet », aurait déclaré l'une des sources.

    En remontant plus loin en arrière, le rapport fait remarquer que Musk promet depuis au moins 2019 que les tests sur humains commenceraient de manière imminente. En 2020, il a promis que les essais de la puce cérébrale de l'entreprise, de la taille d'une pièce de monnaie, conçue pour permettre à terme aux patients handicapés de bouger et de communiquer à nouveau, démarreraient dans "moins d'un an". En février 2021, il a tweeté que l'entreprise travaillait avec la FDA pour commencer des essais sur l'homme plus tard cette année-là. Mais la demande n'avait pas encore été déposée. Dix mois plus tard, son calendrier est passé à "l'année prochaine".

    Enfin, en décembre dernier, Musk a promis que les essais sur l'homme n'étaient que "dans six mois". Et selon les analystes, la partie est loin d'être terminée pour l'entreprise, car il s'agit d'un cas assez fréquent. Le rapport indique en effet que seuls deux tiers environ de toutes les demandes d'essais sur l'homme déposées auprès de la FDA sont approuvés après la première demande. Malgré les circonstances, Neuralink n'est pas techniquement tenue d'avouer que sa demande a été rejetée ni de donner les raisons. Aucune loi en vigueur aux États-Unis n'oblige la startup à expliquer publiquement pourquoi la FDA juge sa technologie non sécurisée pour l'homme.

    Musk, en revanche, a fait des promesses extrêmement audacieuses sur l'avenir de la technologie qui ne tenaient pas compte de ces difficultés en coulisses. Cet aspect de l'homme d'affaires milliardaires n'est pas nouveau : Musk communiqué régulièrement depuis au moins 2015 sur l'arrivée imminente d'une technologie de conduite autonome complète pour les voitures Tesla, mais l'on attend toujours. Son logiciel Autopilot peine à satisfaire convenablement les exigences du niveau 2 de la conduite autonome. Mais encore, Musk est également connu pour ses prises de bec avec les régulateurs, qu'il considère en grande partie comme un obstacle.

    Comme dans le cas de ses autres entreprises, notamment Tesla et SpaceX, l'approche de Musk a consisté, de manière générale, à "aller vite et à casser des choses". Dans le domaine médical, cependant, ce genre d'état d'esprit peut ne pas vous mener très loin. « Tout le monde dans l'industrie disait : "Oh, bon sang, ils vont se heurter à un mur de briques". Neuralink ne semble pas avoir l'état d'esprit et l'expérience nécessaires pour mettre cela sur le marché dans un avenir proche », a déclaré à Reuters Kip Ludwig, ancien directeur de programme pour l'ingénierie neuronale au National Institutes of Health (NIH) des États-Unis.

    Un rapport publié en décembre dernier a révélé que Neuralink fait l'objet d'une enquête fédérale pour de potentielles violations de la législation américaine sur le bien-être des animaux, l'Animal Welfare Act. Un rapport d'enquête portant sur des documents et des sources internes suggère que les tests sur les animaux sont effectués trop rapidement, ce qui fait souffrir les animaux inutilement et cause leur mort. Neuralink aurait tué 1 500 animaux en quatre ans et est poursuivie pour cruauté envers les animaux. La précipitation dans les tests aurait conduit à des erreurs graves, ce que les régulateurs cherchent à éviter dans les cas des humains.

    Aujourd'hui, Neuralink s'efforce d'obtenir davantage de données issues des essais sur les animaux pour apaiser les inquiétudes de la FDA. Mais l'entreprise risque de se heurter à d'autres obstacles réglementaires. Le mois dernier, un autre rapport a allégué que Neuralink pourrait avoir déplacé illégalement des agents pathogènes dangereux, enfreignant ainsi la loi fédérale. Et pendant ce temps, la startup Synchron, une concurrente de Neuralink, a déjà reçu le feu vert des régulateurs pour commencer les essais sur l'homme l'année dernière. Neuralink doit également faire face à d'importants bouleversements au sein de sa direction.

    Les sources ont révélé que Musk lui-même est déjà très occupé par ses autres projets et accorde très peu d'attention à Neuralink. La société a clairement du pain sur la planche pour obtenir l'approbation de la FDA. Après tout, les risques encourus sont palpables : introduire un dispositif alimenté par une batterie dans le cerveau pour en stimuler certaines zones est assez invasif. Les dommages potentiels sur les participants aux tests pourraient être irréversibles.

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    Voir aussi

    Neuralink d'Elon Musk aurait tué 1 500 animaux en quatre ans et est maintenant poursuivie pour cruauté envers les animaux, Musk aurait précipité les tests, ce qui a conduit à des erreurs graves

    Max Hodak, cofondateur de Neuralink, quitte la société d'implants cérébraux d'Elon Musk, dont un produit permettra à un patient paralysé « d'utiliser un smartphone avec son esprit »

    Neuralink, l'entreprise d'Elon Musk, veut implanter des micropuces dans des cerveaux humains et parallèlement prépare des robots qui pratiqueront ces interventions chirurgicales

    Une machine Neuralink reliant le cerveau humain à des ordinateurs et donc l'IA va bientôt voir le jour, déclare Elon Musk
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  19. #19
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    Franchement, quand on voit l'histoire de microsoft, quand on voit à quel point leurs produits sont "abouti" ... qui aurait envi que Bill Gates mette quelques chose dans son cerveau ?

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