Oui, et il n'y a rien de pire qu'un jeune diplômé d'école d'ingénieurs qui croit tout savoir alors qu'il n'a jamais rien produit![]()
Discussion :
Oui, et il n'y a rien de pire qu'un jeune diplômé d'école d'ingénieurs qui croit tout savoir alors qu'il n'a jamais rien produit![]()
On peut être un bon programmeur et ne pas être super bon en maths.
On peut être très bon en maths et ne pas être un bon programmeur.
MAIS un bon programmeur qui a aussi un bon bagage en maths, est généralement un très très bon programmeur!
C'est mon observation après +30 ans de métier.

salut j'ai une formation mathématique et moi aussi, jeune, je pensais qu'étudier les mathématiques était un plus.
Cela dépend de quelle informatique on parle:
-si tu travailles chez SAS dans un département de R&D ou que tu développes des modules R tes compétences en algorithmique seront utiles mais tous les matheux n'ont pas suivi la parcours algorithmique.
-tu fais de l'informatique de gestion. C'est large et il y a beaucoup d'entreprises avec des besoins différents, des personnels aux compétences plus ou moins étoffées. Et là on te demandera de programmer et de faire simple pour que ce soit accessible à tous. 0n privilégiera un code accessible à tous facilement maintenable que trop optimisé et complexe à faire évoluer. Tu en as qui malgré leurs études ont du mal à comprendre ce que c'est un pointeur, par exemple. Donc tu dois t'adapter.
A+
Désolé de revenir sur ton message mais réaliser un algorithme de qualité, c'est aussi écrire un code facilement maintenable.
Pour les pointeurs, les langages cachent souvent ce concept mais on en arrive à avoir des informaticiens qui ne savent même pas ce que c'est que passer une variable par valeur et une variable par référence.
Dans le pire des cas, j'ai même connu des soi-disant professionnels qui ne savaient même pas les caractéristiques qui définissent une variable.
Oui, l'informatique devient de plus en plus une "poubelle" : on pense faire des programmes de qualité avec du personnel peu ou pas formé... Ces soi-disant "informaticiens" pensent être les meilleurs, et les employeurs, politiciens, institutions sociales crient cocorico...
A+![]()
On peut être autodidacte et avoir un bon niveau, ce sera juste (beaucoup) plus dur de l'obtenir.
Si je parle de niveau, c'est que celui-ci semble assez désastreux, chez mon dernier client le modèle de données était mauvais qualité, il ne respectait pas toutes les dépendances fonctionnelles et les formes normales. Le développeur avec qui je travaillais connaissait, à l'écouter, tous les design pattern ! je demande à voir ! (le gars a refusé de développé après que je sois arrivé).
Mais ce qui se passe dans ces entreprises c'est la norme, le niveau de conception logiciel est globalement bas, les bonnes pratiques sont peu répandues.
Pour le diplôme, la plupart des ingénieurs informaticiens du marché ont une RNCP, c'est mon cas personnellement et y a vraiment pas de quoi s’enorgueillir vu le niveau pour l'avoir, on est bien en dessous de ce que demande le marché, si j'en restais là, je serai médiocre. Quand on pense à Epitech, on se dit qu'il y aura de super gars bien formés, en fait ils voient même pas les design patterns ! je pensais qu'on me prenait pour un c** quand un client me l'avait dit !
Je ne sais pas quelle était l'intention du post cité, mais l'algorithmique a bien évoluée depuis l'antiquité et en informatique, elle n'a plus rien à voir avec les mathématiques. L'algorithmique est un composant de base de la programmation, même si on la représente de moins en moins.
Finalement, les besoins en mathématiques dont vous faites référence sont tout ce qui relève des mathématiques appliqués ce qui relève plus d'une compétence métier.
Pour le second point, c'est malheureusement vrai. Même si la notion de pointeur n'est plus si nécessaire (abstraite par la notion de référence et valeur, mais même là…), l'accessibilité nécessitera même de ne pas utiliser des caractéristiques trop poussées des technos![]()
Hello,
Suite à de nombreux commentaires qui dénigrent les autodidactes je vais ajouter mon grain de sel et mon expérience perso dans tout ça.
Déjà je fais partie des autodidactes, j'ai commencé l'informatique en milieu pro avec un Bac ES à faire du support niveau 1, pour devenir manager et ensuite passer sur du support niveau 2 et encore une fois en devenir manager.
J'ai été obligé de valider un BTS SIO parce qu'on est en France, je l'ai fait dans les cadre d'une VAE et ensuite j'ai repris un an d'étude pour faire un Bac+3. Et je peux vous dire qu'avec les 11 d'exp en informatique et en étant parti d'en bas de l'échelle et bien je n'ai pas l'esprit étriqué d'un étudiant qui sort d'un bac +5.
Après je le cache pas : ça demande énormément de travail ! Se former tout le temps ( bouquins formations en ligne... ) mais c'est ça aimer son boulot et le domaine de l'IT est en constante évolution.
En entretien d'embauche ça m'a toujours aider d'avoir ce parcours atypique ! C'est pas fini dans 2 ans je me fais le bac +5 juste pour le fun car maintenant cela ne me sert plus à rien.
Pour terminer je suis côté Systèmes Linux (SysOps) et pas DEV même si je fais du bash et du Python.
Donc bref ça me rend dingue de voir que certain d'entre vous font plus confiance à un papier alors qu'il y a des personnes qui s'arrachent. Bref j'ai la chance d'avoir trouvé à chaque fois une boite qui ne regarde pas le diplôme et qui te laisse ta chance car justement ils ont déjà plein de BAC+5 et ils cherchent d'autres façons de voir les choses.
See you
J'ai fait une école d'ingénieur en informatique.
Et les épreuves qui sont là pour valider l'acquisition des connaissances étaient surtout là pour favoriser ceux ayant une bonne mémoire...
Et quand un contrôle ne reprenait pas directement les exercices des Tds (en changeant les données chiffrée), ça n'en n'était pas loin.
Sauf un professeur qui s'occupait des matières mathématiques ( programmation linéaire, mathématiques du signal, etc...) qui arrivait à inventer ou avait une panoplie de démonstration où d'exercice qui demandait bien plus de compréhension que de simplement ressortir bêtement par cœur.
Je ne cache pas que 70% des élèves n'avaient pas la moyenne.
De nos jours, diplôme ou pas, on fait tout de même un test de compétence... donc on ne fait pas confiance aveuglément au diplôme.
Et que de nos jours n'importe qui avec un peu de motivation et d'abnégation, est capable de former à tout et n'importe quoi. ( je ne pense pas qu'il soit significatif, mais bon, je peux me tromper)
Mais je pense qu'au culot, ils peuvent faire la différence, s'ils ont vraiment les capacités. Surtout les capacités d'adaptation et de communication nécessaire pour le travail en équipe.
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Si je suis la logique du salaire en fonction des diplômes, que des personnes non diplômé touche un salaire moindre pour les même compétences...
Dans ce cas, cela ne devrait-il pas favoriser l'embauche des non-diplôme justement ?
Il y a des autodidactes qui sont bons et d'autres moins bons.
D'après mon expérience, les diplômés d'une "vraie" école d'ingénieur ont l'avantage d'acquérir, en plus des compétences informatique(qui sont certes à approfondir), un esprit d'analyse et de logique mathématique.
@SimonDecoline...
Je ne sais pas, la seule chose qu'on savait, c'est qu'il était super nul lol
Après pour lui, c'était tout bon, il est resté en France deux ou trois mois, même à 1500 euros nets, pour lui c'était Babylone
C'est comme si nous on prenait 10 000 euros par mois![]()
Après, je n'étais ni chef de projet, ni directeur donc ce n'était pas à moi d'assumer ce recrutement
J'étais en mode spectacle avec pop-corn![]()








Je ne suis pas vraiment d'accord avec l'article , à mon avis le sens caché derrière est que ces sociétés oui ne regardent pas toujours le diplôme veulent dire qu'ils cherchent la perle rare chez une personne
donc qu'ils existent chez un pourcentage de personne , quelqu'un qui est vraiment doué.
Mais dire qu'ils regardent pas le diplôme est pas vrai du tout sauf s'ils ont la perle rare et pour cela ils vont la tester.
Je pense que plus que le diplôme une personne douée et professionnelle dans son boulot c'est plus une question de mentalité et de personnalité.
Le truc c'est que si un profil exceptionnel se montre intéressé par un job, il ne faut pas automatiquement l'ignorer parce qu'il n'a pas de diplôme.
Avoir un diplôme ce n'est clairement pas un gage de compétence.
Ne pas avoir un diplôme ce n'est pas un gage d'incompétence.
Il existe des gens qui sont extremement doué et qui n'ont pas de diplôme et ce serait du gâchis de catégoriquement refusé ses profils.
En France c'est tellement basé sur le niveau d'étude que des techniciens se font exploiter :
- je ne te paie pas beaucoup car tu n'as pas de diplôme
- je ne t'augmente pas, car sans diplôme, tu ne trouveras pas de boulot ailleurs
Il est possible qu'un autodidacte soit plus efficace qu'un gars avec un BAC+5.
Aujourd'hui c'est possible de se former seul si on est passionné par quelque chose.
Je ne pense pas que ce soit nécessaire aujourd’hui d’avoir un diplome. On est parfois avantagé, parfois non. À un entretien je ne lis pas vraiment la partie diplôme du CV. Les expériences, quelques technos pratiquées tout au plus.- Qu'en pensez-vous ?
Cette question part déjà du principe que c’est le cas… hors je pense que le recrutement IT est justement LA spécialité qui ne tombe pas dans ce crédo.- Avoir un diplôme d'études supérieures restera-t-il une condition nécessaire dans le recrutement IT ?
Avoir un bon diplôme donne clairement un avantage en début de carrière. Mais le début de carrière étant plus tard dans la vie… ça annule un peu le bénéfice.
Pour ma part je n’ai pas fait de hautes études. Une formation de rattrapage après déscolarisation, de seulement un an et j’ai évolué tout au long de ma carrière en n’étant pas parti de si bas…
Concrètement les gens qui ont mon age sortent parfois de hautes études et ont en général des salaires et des postes légèrement moins élevé mais effectivement il commencent à un échelon élevé alors que je les ai gravis. Je m’estime heureux car la différence entre eux et moi est que j’ai passé quelques années en entreprise et eux à l’école, donc j’ai eu plus d’autonomie, un salaire et j’ai cotisé pendant quelques années. Et pour l’avenir je ne me fais pas trop de soucis : Sur mon CV j’ai plus d’xp qu’eux et j’imagine que pour mes futurs employeurs les ligne d’xp les mettront tout autant en confiance que des années passées à l’écoles.
Entendre que des gens se retrouvent « bloqués » dans l’IT ça me fait un peu bizzare. Je ne le conçoit pas vraiment. Sauf en cas de problème d’age et de bagage mais je n’ai jamais vu quelqu’un être refusé pour une question de diplôme.








Je n'ai pas lu tous les posts, mais ma réponse va sortir un peu du sujet: je ne travaille pas dans l'informatique, mais j'ai déjà travaillé en Amérique du Nord.
Je trouve que le raisonnement de Google est logique.Qu'en pensez-vous ?
Ayant travaillé au Canada, je constate clairement que le diplôme n'est pas nécessaire en Amérique du Nord, les compétences et la motivation oui. Et c'est là toute la différence avec la France...
On peut très bien être diplômé et incompétent, comme non diplômé et très compétant, et ces 2 conditions arrivent bien plus souvent que l'on imagine.
Je pense que la situation ne bougera pas.Qu'en est-il de la situation en France ?
Premièrement, les recruteurs français sont rarement spécialisés, ils ne connaissent pas vraiment le domaine, du coup ils trient les candidats suivant les diplômes, et éventuellement l'expérience, et ce n'est qu'après ce 1er tri que les candidats restant ont un échange technique avec la ou les personne(s) techniques. Sauf que ces personnes sans diplômes sont rarement retenues au delà de l'échange avec le recruteur (il est nettement plus simple de trier par diplôme que par compétence). Et puis la boulot du recruteur est de trouver quelqu'un qui correspond au profil, pas quelqu'un de compétent.
En Amérique du Nord, beaucoup de gens sont recrutés par cooptation... Il arrive souvent aux employé de proposer directement une personne compétente sans diplôme, et de s'affranchir des recruteurs dans la sélection du candidat.
Ensuite, nos responsables hiérarchique sont de moins en moins des techniciens/informaticiens, et de plus en plus des manager/commerciaux avec des objectifs de coûts et délais uniquement... la qualité passe de plus en plus à la trappe. Tous les diplômés savent programmer... sauf que certains le font mieux que d'autres... mais comment les reconnaitre si on n'est pas compétent dans le domaine. Et puis celui qui programme bien ou a de l'expérience, il coutera plus cher... Et s'il programme avec les pieds on s'en fout, tant que ça fonctionne et qu'on livre à temps, s'il faut retoucher le code après ... je n'y pense même pas, ça sera le problème de quelqu'un d'autres... autant prendre quelqu'un qui sort de l'école, il coutera moins cher... Il faut juste pondre un truc potable à temps.
C'est ce qu'on observe tous les jours au boulot en France, pourtant la mentalité nord américaine est différente, les gens travaillent pour l'entreprise avant de travailler pour eux même. La qualité fait partie de leur culture, tout comme les Allemands. Et la reconnaissance est présente aussi, les personnes compétentes sont chouchouté, on essayé de les garder autant que possible (il n'y a qu'à regarder le salaire moyen dans le domaine, pourtant le salaire du débutant est environ le même qu'en France). En France, un merci est exceptionnel, mais les critiques fusent...
Aux USA, les gens peuvent facilement évoluer dans leurs fonctions (diplômé ou non), ce sont donc des techniciens/informaticiens avant de devenirs des managers (un peu comme la France des années 70/80), ils savent des quoi ils parlent et savent juger les compétences. Et il est également plus facile de reprendre l’école outre-Atlantique: tous les étudiants travaillent, les horaires de cours sont adaptés, on peut facilement se former en cours du soir, même à la campagne (plus de 25% des universitaires ont plus de 30 ans).
Et dernièrement, la France fonctionne beaucoup avec des grilles salariales, la reconnaissance des personnes compétentes est de plus en plus rare, que ce soit dans son travail comme lors d'une embauche. Une personne non diplômé ne rentre pas dans la grille, du coup si une embauche aboutie, elle sera souvent sous payé par rapport à un diplômé. Et une personne compétente ayant le même diplôme qu'une qui ne l'est pas, pourquoi faudrait il la payer plus cher?
Et là ou c'est vraiment problématique: la personne compétente et motivé sans reconnaissance va perdre en confiance en soi, pour au final se démotiver de son travail, de son domaine, etc. et finir dégouté de son boulot.
Une grosse différence vient également du marché du travail... En France, il est très difficile de licencier quelqu'un, même incompétent (regardez autour de vous), on ne prend donc pas de risque à l'embauche, et le diplôme est une "valeur sure". Dans d'autres pays, il est plus facile de licencier, si une personne se dit compétente et ne l'est pas, elle ne fera pas long feux dans l'entreprise...
Quand j'ai été diplômé, le directeur de ma formation nous avait dit que le diplôme n'est qu'un bout de papier, et que c'est nous qui allons écrire notre route avec nos compétences, et que dans 10 ans le diplôme ne servira plus à rien, vos expériences feront fois. Pourtant, je suis diplômé depuis 8 ans maintenant, et pour plus de 80% des entretiens que je passe en France, la première chose qu'on me demande est mon niveau d'étude...
C'est ce que j'ai trouvé en Amérique du Nord, montre nous ce que tu sais faire on verra après.
Mais c'est bien les diplomes pour des bases, sachant que l'IT change en permanence.









Oui, à la première embauche, mais si tu es compétant, ton salaire va vite monter.
J'ai d'ailleurs un ancien collègue sans diplôme qui a triplé son salaire sur une année, sans rien demander et sans changer d'entreprise...
C'est rare et extrémiste, mais ça montre bien qu'on essaie de retenir les compétences.
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