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  1. #1
    Chroniqueur Actualités

    Facebook a été un désastre pour le monde, et laisse sa plateforme fomenter la haine et saper la démocratie
    Facebook a été un désastre pour le monde, et laisse sa plateforme fomenter la haine et saper la démocratie,
    D'après Jamelle Bouie du New York Times

    Facebook a transformé l’ère du réseautage social en s’imposant sur Internet comme étant un moyen incontournable de relier des personnes physiques ou personnes morales entre elles. La plateforme a été incroyablement lucrative pour son PDG et fondateur, Mark Zuckerberg, qui compte parmi les hommes les plus riches du monde. Mais le réseau social « a été un désastre pour le monde lui-même, un puissant vecteur de paranoïa, de propagande et de conspiration, ainsi que de répression autoritaire et d'attaques vicieuses contre la presse libre », a écrit un chroniqueur dans un article d’opinion publié vendredi dans le New York Times.

    Si Facebook a été une industrie à succès pour son créateur, la plateforme essuie les critiques de ses détracteurs sans discontinuer. Les dernières critiques en date sont venues de Jamelle Bouie, chroniqueur chez le NYT. Selon lui, les actions du réseau social entraînent « le chaos et la déstabilisation », au point qu’il se demande combien de temps encore la plateforme sera libre de fomenter la haine et de saper la démocratie dans le monde.

    Pour étayer ses critiques, le chroniqueur a cité l’utilisation de Facebook pendant des années par l'armée du Myanmar pour inciter à la haine et à la violence génocidaire contre le groupe minoritaire Rohingya du pays, majoritairement musulman. Facebook aurait servi de relais et de catalyseur pour la crise et le nettoyage ethniques en République de l’Union du Myanmar, ce qui a entraîné des morts et des déplacements massifs. Il a fallu attendre 2018 pour que Facebook admette son inaction, arrête son service d'accès gratuit à Internet Free Basics dans le pays et s'excuse, alors que les critiques contre l’entreprise devenaient de plus en plus fortes.


    Cette année, c'est en Éthiopie - où le récent assassinat violent de Hachalu Hundessa, chanteur et militant politique du groupe ethnique Oromo du pays, a conduit à la violence dans la capitale, Addis-Abeba - que Facebook est mise en cause. Cette effusion de sang a été « exacerbée par le partage presque instantané et généralisé de discours de haine et d'incitation à la violence sur Facebook, qui a attisé la colère des gens », a rapporté Bouie en citant un récent rapport. Ce tragique événement vient après un incident similaire en 2019, où la désinformation partagée sur Facebook a contribué à catapulter la violence qui a fait 86 morts dans la région d'Oromia en Ethiopie, selon le chroniqueur.

    Les derniers événements d'Éthiopie sont arrivés au même moment qu'un nouveau mémo d’une ex-employée de Facebook en tant que spécialiste des données sur la plateforme, Sophie Zhang, qui affirme que l'entreprise a ignoré les manipulations politiques mondiales, ou tardait à agir dans certains cas. Le mémo obtenu par BuzzFeed News montre le refus de la société de prendre des mesures contre les gouvernements et les partis politiques qui utilisent de faux comptes pour diffuser de la propagande, tromper les citoyens et influencer les élections.

    Dans le cadre de son travail, Zhang a trouvé des preuves de campagnes coordonnées de tailles diverses pour stimuler ou entraver les candidats ou les résultats politiques dans des pays comme l'Inde, l'Ukraine, l'Espagne, le Brésil, la Bolivie et l'Équateur, même si elle n'a pas toujours conclu qui était derrière ces campagnes.

    « Au cours des trois années que j'ai passées sur Facebook, j'ai découvert de multiples tentatives flagrantes de gouvernements étrangers d'abuser de notre plateforme à grande échelle pour tromper leurs propres citoyens, et j'ai provoqué des nouvelles internationales à de multiples occasions », a écrit Zhang. « J'ai personnellement pris des décisions qui ont affecté des présidents nationaux sans surveillance et j'ai pris des mesures pour les faire appliquer contre tant de politiciens éminents dans le monde que j'ai perdu le compte », a-t-elle poursuivi.

    Selon le chroniqueur du NYT, les révélations les plus troublantes de la note de Zhang concernent l'échec de Facebook à prendre des mesures rapides contre l'activité coordonnée dans des pays comme le Honduras et l'Azerbaïdjan, où les dirigeants politiques ont utilisé des armées de faux comptes pour attaquer les opposants et miner les médias indépendants. « Nous ne nous sommes tout simplement pas souciés suffisamment de les arrêter », a-t-elle écrit.

    Facebook et d'autres médias sociaux sont exploités de multiples façons par les régimes autoritaires, y compris « encadrer le débat public selon leurs termes »

    Jamelle Bouie cite également Siva Vaidhyanathan, spécialiste des médias à l'Université de Virginie, dans son livre "Antisocial Media : Comment Facebook nous déconnecte et mine la démocratie". Selon le professeur Vaidhyanathan, « Il y a cinq façons principales dont les régimes autoritaires exploitent Facebook et d'autres services de médias sociaux ».

    Ils peuvent « organiser des contre-mouvements à la société civile émergente ou des mouvements de protestation », « encadrer le débat public selon leurs termes », permettre aux citoyens « d'exprimer des plaintes sans appel ni protestation directe » et « se coordonner entre les élites pour rallier le soutien ». Ils peuvent également utiliser les médias sociaux pour aider à « la surveillance et au harcèlement des militants de l'opposition et des journalistes », lit-on dans l’article d’opinion.

    Bouie rappelle également d’autres activités similaires dans le monde entier, l’utilisation de Facebook et d'autres médias sociaux en Russie par les alliés du président Vladimir Poutine pour harceler les critiques et répandre la désinformation au nom du régime. En Inde, le parti Bharatiya Janata de Narendra Modi a également utilisé Facebook pour « attiser les passions anti-musulmanes et canaliser les gens vers les urnes » ainsi que pour « détruire la réputation des journalistes, des militants de la société civile, des critiques des politiques anti-islamiques et des ennemis politiques », a rapporté le chroniqueur en citant Vaidhyanathan.

    Selon la propre enquête de Facebook, la plateforme abrite des milliers de groupes et de pages Qanon, avec des millions de membres et d'adeptes, selon un article publié par NBC News en août. Qanon est une communauté regroupant les promoteurs d'une théorie du complot qui allègue l'existence d'une cabale pédophile contrôlant les affaires du monde. Selon les documents internes vus par NBC News, Facebook a contribué à cette croissance du groupe sur sa plateforme.

    En effet, le chroniqueur rapporte que les algorithmes de recommandation du réseau social poussent les utilisateurs à s'engager dans le contenu de QAnon, diffusant la conspiration à des personnes qui ne l'auraient peut-être jamais rencontrée autrement. Le chroniqueur cite également un rapport du German Marshall Fund qui associe la récente vague de conspirations d'incendies - fausses déclarations d'incendies criminels en Oregon par le groupe antifa - à la propagation incontrôlée de rumeurs et de désinformation sur Facebook.

    Mais Facebook ne se laisse pas abattre par les critiques. Suite au mémo de Zhang, un porte-parole de Facebook a déclaré dans un communiqué : « Nous avons constitué des équipes spécialisées, travaillant avec des experts de premier plan, pour empêcher les mauvais acteurs d'abuser de nos systèmes, ce qui a entraîné la suppression de plus de 100 réseaux pour comportement non authentique coordonné ». « Travailler contre les comportements non authentiques coordonnés est notre priorité, mais nous nous attaquons également aux problèmes du spam et des faux engagements. Nous étudions attentivement chaque question, y compris celles que Mme Zhang soulève, avant d'agir ou de faire des déclarations publiques en tant qu'entreprise ».

    Au début de ce mois, le patron de Facebook a annoncé des mesures pour limiter la désinformation liée aux élections et mettre fin à la répression des électeurs, et pour soutenir les efforts visant à aider les Américains à s'inscrire et à voter.

    « Cette élection ne va pas être comme d'habitude. Nous avons tous la responsabilité de protéger notre démocratie. Cela signifie aider les gens à s'inscrire et à voter, éclaircir la confusion sur la façon dont cette élection fonctionnera et prendre des mesures pour réduire les risques de violence et d'agitation ». « Facebook mène déjà la plus grande campagne d'information électorale de l'histoire américaine -- avec pour objectif d'aider 4 millions de personnes à s'inscrire et à voter », lit-on dans un communiqué partagé sur Facebook.

    « Je crois que notre démocratie est suffisamment forte pour résister à ce défi et pour assurer des élections libres et équitables, même s'il faut du temps pour que chaque vote soit compté », a écrit Zuckerberg. « Nous avons déjà voté lors de pandémies mondiales. Nous pouvons le faire ».

    Selon le chroniqueur du NYT, Zuckerberg a raison de dire que la démocratie américaine peut survivre à une pandémie. Ce qui n’est pas certain, cependant, c’est le fait qu'elle puisse survivre à une plateforme optimisée pour la conspiration, écrit-il.

    Source : Jamelle Bouie du News York Times

    Et vous ?

    Que pensez-vous de l’opinion du chroniqueur ?
    Pensez-vous que les mesures prises par les plateformes de médias sociaux suffisent-elles à faire reculer la désinformation ?

    Voir aussi :

    Facebook vient d'échouer à son tout premier audit sur les droits civils, l'entreprise n'est pas prête à s'attaquer à la "haine vitriolique" sur sa plateforme, d'après les militants des droits civils
    Une ex-employée de Facebook affirme que l'entreprise a ignoré les manipulations politiques mondiales, ou tardait à agir dans certains cas
    La manipulation en ligne devient une activité commerciale de plus en plus prisée, comment des entreprises de relation publique vendent-elles des mensonges sur internet ?
    Bill Gates est désormais la principale cible des mensonges sur le coronavirus, surpassant même la conspiration sur le lien entre le coronavirus et la 5G, selon un rapport
    Contribuez au club : Corrections, suggestions, critiques, ... : Contactez le service news et Rédigez des actualités

  2. #2
    Membre averti
    Hasard du calendrier, le Guardian a fait un article hier sur le mouvement Qanon au UK et pointe du doigt que Facebook ne fait pas grand chose https://www.theguardian.com/us-news/...analysis-shows

  3. #3
    Expert confirmé
    Et la machine prit le pouvoir...
    Repeat after me
    Le monsieur lutte pour la défense des libertés individuelles et collectives

    Repeat after me...

  4. #4
    Membre confirmé
    Que pensez-vous de l’opinion du chroniqueur ?
    L'opinion du chroniqueur est respectable et fondée. Par contre généraliser et dire que c'est un désastre pour le monde me parait excessif. Tout outil informatique comme un réseau social est ce qu'en font ses utilisateurs et ce que permet, ou pas, le réseau social lui-même. Ce qui amène à la seconde question.

    Avant, juste une petite réflexion, va t on interdire la voiture parce que des fous criminels l'utilisent comme arme par destination ?
    Va t on interdire le micro onde parce que si vous mettez un chat dedans il risque d'avoir chaud à ses moustaches ?
    On pourrait poursuivre longtemps ainsi ...

    Pensez-vous que les mesures prises par les plateformes de médias sociaux suffisent-elles à faire reculer la désinformation ?
    Clairement non. Mais les plates-formes ont elles les ressources suffisantes pour le faire efficacement ? Il faut que les utilisateurs "sains" des réseaux les aident. Quelque soit le réseau il y a des procédures pour signaler des abus divers et variés.

  5. #5
    Membre éclairé
    Citation Envoyé par tpericard Voir le message
    L'opinion du chroniqueur est respectable et fondée. Par contre généraliser et dire que c'est un désastre pour le monde me parait excessif. Tout outil informatique comme un réseau social est ce qu'en font ses utilisateurs et ce que permet, ou pas, le réseau social lui-même. Ce qui amène à la seconde question.

    Avant, juste une petite réflexion, va t on interdire la voiture parce que des fous criminels l'utilisent comme arme par destination ?
    Va t on interdire le micro onde parce que si vous mettez un chat dedans il risque d'avoir chaud à ses moustaches ?
    On pourrait poursuivre longtemps ainsi ...


    Clairement non. Mais les plates-formes ont elles les ressources suffisantes pour le faire efficacement ? Il faut que les utilisateurs "sains" des réseaux les aident. Quelque soit le réseau il y a des procédures pour signaler des abus divers et variés.
    Je ne suis pas d'accord. Facebook est la représentation de notre société.
    Facebook laisse libre cours à la vrai nature des personnes, car derrière leur petit écran, sachant qu'elles ne risque pas grand chose, tout leur est permis.

    Si facebook est ainsi, c'est par ce que nous l'avons laissé être ainsi.
    Mais facebook a aussi une énorme part de responsabilité. Il a privilégié le nombre d'affichages publicitaire au bénéfice de la désinformation et la conspiration.

    Mettre un outils dans les mains d'un abruti n'en fait pas une personne plus intelligente.

    Ton exemple de réflexion est inadéquat. On interdirait effectivement la voiture ou le micro onde selon le nombre de mauvaise utilisations.
    Avec facebook, il aurait déjà fallu prendre de vrai sanctions dès lors ou nous avons vu passer les premiers mort par incitation au suicide.

  6. #6
    Membre éprouvé
    Absolument d'accord à 200% avec l'auteur! Facebook devrait faire face à la justice, tout comme Twitter pour avoir aider les méfaits de BLM et Antifa, qui sont 2 organisations criminelles.

    Mais le plus grand grand crime de cette organisation, c'est d'avoir plié à des pays comme la France et la Chine pour exercer de la censure. Les médias sociaux n'auraient jamais dû mettre leur doigts dans cet engrenage. Car censurer, cela a toujours le même impact que prendre partie pour un des cotés de la discussion. Les médias sociaux devraient être neutre dans leur fonctionnement.

    Et c'est également un crime contre l'humanité, car la liberté d’expression que fournissait internet était le meilleur outil que l'humanité avait inventé pour combattre les régimes totalitaires. Sans le prix une balle, sans une goutte de sang, sans qu'un soldat y laisse sa vie. Et sans les impacts négatifs sur le peuples des sanctions économiques. Et tous ces cafards, politiciens compris, l'ont bousillé.

    Un peu d'espoir à l'horizon: Pour la nouvelle génération, Twitter et Facebook sont considérés comme des trucs de vieux.
    intel i7
    Mint 20
    Plasma et Cinnamon

  7. #7
    Membre confirmé
    Ils pourraient faire le même procès à l'inventeur du téléphone. Encore un super article du New York Time qui vend de la catastrophe plutôt que d'éduquer ses lecteurs au 'nouveau' monde...

  8. #8
    Membre éprouvé
    j'ai du mal avec ce genre de discours... es ce qu'il y croit vraiment ou bien as t'il peur de la ré-élection de Trump et voudrais censurer/brider tout ce qui pourrais l'aider ?

    En Inde, le parti Bharatiya Janata de Narendra Modi a également utilisé Facebook pour « attiser les passions anti-musulmanes et canaliser les gens vers les urnes » ainsi que pour « détruire la réputation des journalistes, des militants de la société civile, des critiques des politiques anti-islamiques et des ennemis politiques », a rapporté le chroniqueur en citant Vaidhyanathan.
    c'est bien de prendre l'exemple d'un partie d’extrême droite histoire de faire peur, mais moi je peu aussi prendre l'exemple de fausses déclaration de harcèlement sexuel/viol sur ces mèmes réseaux (il y'en a pleins des comme ça) qui a détruit la vie d'homme blanc hétéro honnête. A mais tout de suite c'est pas pareil tu vois ça fait moins peur que de parler d’extrême droite raciste/sexiste/pédophile...

    J'ai 2 questions pour ce Mr,
    1) je veux bien que Trump utilise Facebook pour influencer les américains, mais les gentils démocrates ne le font pas ? seul le grand méchant Trump fait de la désinformation ?
    2) Les américains sont ils tous cons au moins de croire tout et n’importe quoi ? si les américains pense que la terre est plate es ce la faute de Trump vraiment ? Le problème ne viendrais de leurs système éducatif pourrie ?

    Selon le chroniqueur du NYT, Zuckerberg a raison de dire que la démocratie américaine peut survivre à une pandémie.
    a bon ? leur système de santé est lui aussi complétement à la ramasse ce qui explique pourquoi y'a tant de mort/malade... une personne (pauvre) contaminé n'iras pas ce soigner et iras certainement travailler par nécessité (et contaminé ces collègues au passage)

    C'est pas Trump ou Joe Biden la solution, c'est les hôpitaux et l'école gratuite (surtout pour les universités). Au moins ils apprendrons que la terre est ronde et que l'homme a posé sur la lune, c'est facilement prouvable, pour la terre un simple ballon météorologique à hélium avec une caméra suffit; pour la lune faut un puissant laser et le braquer sur les miroirs poser par les astronautes) Donald ou Joe ne le ferons jamais, mais les pays qui s'en sorte le mieux ont ces systèmes en place (système scandinaves). Et la France se porte pas trop mal non plus, c'est pas le pays a avoir le mieux gérer surtout au début mais c'est loin très d’être le pire.

  9. #9
    Membre confirmé
    Problème et solution
    Oui c'est juste. Mais le problème est aussi du à l'idée de l'instantanéité.
    Séance de lecture contre séance d'instagram. Pour le coup cette phrase assez simple. (Combien d'année d'écriture, d'échange réelle avec la parole avons nous et combien d'année de micro onde et de tweet avons nous.)
    Facebook et twitter seront peut etre les nouveaux moyens de communications mais pas avant des millénaires(mais rien ne remplacera une feuille et un stylo..).

  10. #10
    Membre extrêmement actif
    J'ai beaucoup de mal avec ce genre d'assertion.

    Est-ce l'outil qu'il faut blâmer ou l'usage qu'en font les gens ?

    Ne devrait-on pas condamner les personnes ayant créer le moteur à explosion, parce que les voitures ont pollué l'atmosphère ?

    Facebook a utilisé internet pour créer un système d'échange entre des personnes s'y inscrivant. Certaines personnes s'y inscrivant publient de la merde. Est-ce que Facebook en est responsable ? Et, est-ce que Facebook a l'autorité pour dire qu'untel n'a pas le droit de dire tel ou tel truc ?

    Bref, c'est un faux procès. Ça donne l'impression que cette personne trouve que M.Zuckerberg a gagné trop d'argent avec son idée toute conne. Ben, rien ne l'empêchait de l'avoir, cette idée, non ?
    Souvent les fortunes se créent parce qu'une personne a une idée, la réalise et que cette idée plait. Si personne n'avait adhéré à Facebook, M. Zuckerberg serait resté un anonyme, plus ou moins pauvre (ou riche selon que l'on voit le verre à 1/2 plein ou à 1/2 vide).

    Bref, cette personne ne savait pas quoi dire, et il lui fallait un truc à publier pour toucher son salaire. Il est toujours facile de s'en prendre aux personnes en vues. Et comme, c'est à la mode de cracher sur Facebook, elle est sûre que son billet serait publié.
    Au nom du pèze, du fisc et du St Estephe
    Au nom du fric, on baisse son froc...

  11. #11
    Rédacteur

    Véhiculer des opinions qui sont publiées à l'échelle mondiale tout en dégageant sa responsabilité des écrits qui sont publiés, voila le scandale.
    Ce n'est pas la liberté d'expression qui est visée. Mais la quasi impossibilité de se retourner contre facebook lorsque des propos diffamatoires sont exposés.
    Toute démocratie à ses limites. En France la Loi sur la diffamation régit les publications nationales, qui peuvent être sévèrement condamnées et ont l'obligation, la plupart du temps de publier un rectificatif...
    Mais pas facebook, parce que au dires de Mark Zukerberg, ce n'est pas faceBook qui écrit mais les gens qui l'utilise !

    Or la Loi est claire en matière de publication en France, c'est bien le responsable de la publication qui est responsable en justice et peut être condamné !

    Face à une entreprise mondialisée, nos Loi Françaises sont actuellement incapables d'agir pour condamner.... Alors que dire pour de petits pays ?

    C'est là tout le nœud du problème....
    Et c'est là que les profiteurs de tout genres, fachos, nazis, stalinistes... s'en donnent à cœur joie pour foutre le bordel, avec comme symptôme l'apparition au pouvoir de fachos de gauche ou de droite : TRUMP, POUTINE, Rodrigo Duterte (Philippine), Jair Bolsonaro (Brésil)...

    C'est donc bien l'outil qu'il faut blâmer, car il ne s'auto régule pas (ce que clamait Zukerberg....) et on ne peut le contraindre !
    Cette signature n'a pas pu être affichée car elle comporte des erreurs.

  12. #12
    Membre extrêmement actif
    Désolé de te contredire, mais ce n'est pas Facebook qui publie, mais l'auteur.

    Si c'est dans un journal écrit, ce n'est pas le producteur du papier qui va être responsable. Lui ne fournit que le support.
    Pour Facebook c'est exactement la même chose.

    Par contre, je ne sais pas ce qui se passe si la justice demande à Facebook les identifiants de ceux qui ont publié et quels sont les moyens de les retrouver via cela.
    Au nom du pèze, du fisc et du St Estephe
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  13. #13
    Membre extrêmement actif
    Dans la presse écrite le responsable c'est non seulement le rédacteur en chef mais aussi à fortiori le directeur de publication. En cas de problème (diffamation) c'est bien le journal qui paie les dommages et intérêts.

    Un article de merde qui véhicule la désinformation ne peux pas être publié sur un magazine de presse, sauf si le rédacteur en chef l'autorise, et il porte une grosse responsabilité, s'il autorise un article de merde qui fait trop de buzz négatif il risque d'être viré, c'est arrivé récemment sur une affaire d'incitation à la haine raciale.

    Sur Facebook n'importe quel crétin ou troll manipulateur peux publier n'importe quel merde sans aucun contrôle, et pire encore plus l'article est abracadabrantesque et plus il sera relayé sur le net, car l'algo de google calcule les chances qu'un article fasse le buzz, le met encore plus en avant, et plus l'articles est grotesque et plus il marche, et au final le Zuckerberg ne risque tien car il est juste hébergeur de contenu et non éditeur. D'après les lanceurs d'alertes ex employés de Facebook Zuckerberg est parfaitement au fait de cette situation et a demandé à ses équipe de ne rien faire malgré les alertes en interne, car tout ce fatras d'articles merdiques génère énormément de trafic pour la plateforme Facebook, ce qui est bon pour lui.

    Donc il y a bien une énorme différence entre Facebook et la presse. Après qu'est ce qui est juste ou pas de faire je n'en sais rien. Il y a aussi le fait que la majorité des journalistes soient socialo communiste et véhiculent des idées fausses, voir pire des informations fausses, et donc encouragent la population à la bêtise, donc de mon point de vue sur Facebook, c'est de la merde mais sur la presse écrite c'est guère mieux. Donc je fais mon tri personnellement.
    « L’humour est une forme d'esprit railleuse qui s'attache à souligner le caractère comique, ridicule, absurde ou insolite de certains aspects de la réalité »

  14. #14
    Membre extrêmement actif
    Mingolito, il y a une énorme différence entre un journal et facebook. Le journal est éditeur du contenu et les articles publiés le sont en son nom, par ses employés ou intervenant rémunérés.
    Facebook, lui, n'est pas le commanditaire, ni éditeur.

    C'est comme si on reprochait à un fabricant de cahier les textes merdiques qu'une type écrit dessus. C'est idiot.

    Ensuite que ça arrange M. Zuckerberg, c'est une chose, que ça lui fasse gagner des sous, après tout c'était l'idée de départ et il ne s'en est jamais caché. Ce n'est pas un altruiste.
    Ni le fabricant, ni le vendeur de marteaux n'est responsable si quelqu'un tue ou blesse une personne avec un de leur marteau.
    Au nom du pèze, du fisc et du St Estephe
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  15. #15
    Membre extrêmement actif
    Oui mais ça pose un problème démocratique : et d'une les journalistes font un minimum de vérifications pour éviter de publier des informations fausses, mêmes s'ils sont apte à publier des analyses fausses, et d'autre part Poutine ou d'autres ne se gênent pas pour financer des usines à troll et influencer les élections, donc les USA font bien face à un nouveau problème, c'est pas normal que les présidents des états unis soit nominé par Poutine au lieu d'être élu démocratiquement.

    En France c'est guère mieux car les agitateurs gilets jaunes publient de fausses informations (fakes news) sur les réseaux sociaux pour inciter des crétins à une sois disant révolte, qui est juste en réalité des actes illégaux (destructions, pillages, vols,...) et anti démocratiques d'une toute petite partie de la population non seulement trop débile et ignare pour comprendre quoi que ça soit aux questions économiques mais aussi trop bête pour comprendre qu'ils sont victime de manipulation. Au final ces populations stupides se créent elle même leur propre préjudice, car leurs actions provoquent un désastre économique et donc le chômage, alors que si ces crétins avaient fait des choses constructive au lieu de destructives non seulement ils auraient un job, mais on aurais plus besoin du Smic car ayant plus d'emplois à pourvoir que de candidats les salaires seraient naturellement montés en flèche selon la loi de l'offre et de la demande, c'est ce qui est arrivé dans certaines parties des USA quand Trump à décidé d'exterminer un paquet de lois et mesures socialo communistes (démocrates) qui handicapent les USA.
    « L’humour est une forme d'esprit railleuse qui s'attache à souligner le caractère comique, ridicule, absurde ou insolite de certains aspects de la réalité »

  16. #16
    Membre extrêmement actif
    Je ne dis pas qu'il n'y a pas de conséquences, et ne jugent pas leur gravité (même si je ne partage pas du tout ton opinion sur ce qui ce passe en France avec le mouvement des gilets jaunes).

    Le problème n'est pas ici de savoir si l'usage qui est fait de Facebook est néfaste ou pas, il est de déterminer la responsabilité de Facebook dans le fait que l'on retrouve des horreurs publiées sur facebook.

    Si, par exemple, sur ton mur de façade, quelqu'un écrit une horreur (un texte raciste, des propos nazis, ou n'importe quoi d'affreux). Est-ce toi, en tant que propriétaire du mur qui est responsable ? C'est ça la vraie question.

    Si c'est le cas, alors ok, Facebook est responsable. Sinon, je ne vois pas pourquoi Facebook serait d'avantage responsable sous prétexte que le mur est dématérialisé et plus accessible à tout le monde.

    Maintenant que la loi oblige Facebook a effacer les messages en question, oui, comme la loi pourrait t'obliger à le faire. Que Facebook porte plainte contre X parce que l'on a utilisé son "mur" pour écrire des horreurs, ok, comme tu le ferais surement pour ta façade. Mais, ça s'arrête là.
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  17. #17
    Rédacteur

    Citation Envoyé par Jon Shannow Voir le message
    Désolé de te contredire, mais ce n'est pas Facebook qui publie, mais l'auteur.
    À ton avis, pourquoi on a deux mots pour distinguer auteur et éditeur (celui qui publie) ?
    Un auteur peut d'ailleurs s'éditer à compte d'auteur, mais le responsable est toujours l'éditeur.

    Je te renvoie à la Loi sur la presse :
    https://fr.wikipedia.org/wiki/Loi_du...oie%20publique.

    extrait :
    Responsabilité du directeur de publication
    Article détaillé : Directeur de publication.
    Le directeur de publication est responsable devant les tribunaux de l'action de ses journalistes et collaborateurs dans le journal qu'il dirige.


    Même si facebook essaye de se soustraire à ses responsabilités c'est bien lui qui édite et non les personnes qui utilisent le service facebook.



    A +
    Cette signature n'a pas pu être affichée car elle comporte des erreurs.

  18. #18
    Membre extrêmement actif
    SQLPro, désolé, mais, une fois encore, Facebook n'est pas un éditeur. Facebook, c'est un tableau blanc mis à la disposition des personnes inscrites pour qu'elles écrivent et publient ce qu'elles veulent.

    De plus, je trouve cela un peu facile de mettre la responsabilité sur Facebook.
    Si on condamne Facebook pour les propos publier sur ses pages, c'est dire "Vous avez le droit de publier ce que vous voulez sur Facebook, vous n'êtes responsable de rien, c'est Facebook le responsable !"
    On dé-responsabilise les auteurs. Et, ça, c'est encore plus grave.

    De plus, comme déjà dit, quelle est la légitimité de Facebook pour dire que tels ou tels propos sont acceptables et tels autres ne le sont pas ? C'est à la justice de décider.
    Si la justice dit à Facebook, vous devez supprimer ces messages-là, et que rien n'est fait, alors là, oui, c'est condamnable.

    Ensuite que la justice réclame les identifiants de la personne ayant publiée les propos incriminés et que Facebook refuse de les donner, c'est encore un problème de droit, et je ne sais pas ce que la loi prévoit dans ce cas. Mais, de toutes façons, c'est à la justice d'intervenir.
    Au nom du pèze, du fisc et du St Estephe
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  19. #19
    Membre averti
    "À la différence d’un journaliste, le chroniqueur est subjectif et utilise un ton particulier afin d’attiser la curiosité et l’intérêt du public." Wikipédia

    Chronique : "Ensemble des nouvelles, des bruits qui circulent." Larousse.fr

    Chronique : "Les rumeurs, les bruits qui circulent." linternaute.fr

    Les chroniqueurs ne sont donc pas tenus d'observer les principe de neutralité et d'objectivité, derniers remparts face à l'obscurantisme. Ils servent par contre le capitalisme en assurant un avenir aux boîtes, on peut les comparer à des publicitaires, si ce n'est qu'avec la pub, personne ne s'y trompe : c'est une machine à frique uniquement.

    Donc inutile de s'en prendre au chroniqueur, ce n'est qu'un exécutant qui a pour mission de transmettre les rumeurs pour gonfler les recettes (pour son choix de carrière, c'est son affaire).

    On pourrait aussi comparer le chroniqueur à un youtubeur ou un utilisateur de FB : un relayeur de rumeur qui n'est pas forcement un spécialiste des thèmes qu'il énonce. C'est donc ironique qu'il pointe du doigt les conséquences désastreuses de la diffusion à grande échelle et instantanée de toutes sortes de trucs toxiques.


    Pour arranger (un peu) les choses sur FB je vois une solution : Obligation d'utiliser son vrai nom et prénom (justificatif d'identité pour une personne physique) et d'avoir un unique compte. Pour "l'anonymat" de ceux qui aiment vivre dangereusement, il y a toujours le darknet.

    Mais il me semble qu'une des sources du problème est aussi cette confusion engendrée par le mélange de tout type de public (relations de joueurs, professionnelles, amicales, de famille, de collègues, celui qui vient se divertir, s'informer, divaguer, fédérer, faire sa pub, archiver ses photos, espionner, etc.) au sein d'un même espace, c'est tout et n'importe quoi. Plus personne ne sait qui cherche quoi. C'est un climat de confusion propice à la manipulation par celui qui sait à peu prés où il veut en venir mais aussi à la désinformation par celui qui pense savoir alors qu'il ne sait pas et qu'il est vu par quelqu'un de naïf. Et la naïveté, très présente sur ce "service", qui va de pair avec l'obscurantisme, gagne du terrain.

    Et c'est sans parler des algorithmes qui poussent au radicalisme en nous enfermant dans nos opinions et valeurs en nous mettant des œillères...

  20. #20
    Candidat au Club
    ah bon ?
    Il faut donc condamner les fabricants de couteaux de cuisine parce qu'ils sont quelques fois utilisés pour commettre des meurtres ou des attentats ?

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