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Hardware Discussion :

Les lunettes connectées de Meta enregistraient des conversations sans mot d'activation, admet l'entreprise


Sujet :

Hardware

Vue hybride

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  1. #1
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    Ca avait déjà commencé avec les téléphones portables, les gamins au collèges qui prenaient des photos de leurs profs sexy pour les poster sur les forums, c'est pour ça que les téléphones doivent faire un bruit d'appareille photo.

    Ce qui me pose problème ce que certains dispositif de locomotion pour non-voyant repose sur des caméras dans des lunettes, et qu'il peut y avoir une confusion.
    Consultez mes articles sur l'accessibilité numérique :

    Comment rendre son application SWING accessible aux non voyants
    Créer des applications web accessibles à tous

    YES WE CAN BLANCHE !!!

    Rappelez-vous que Google est le plus grand aveugle d'Internet...
    Plus c'est accessible pour nous, plus c'est accessible pour lui,
    et meilleur sera votre score de référencement !

  2. #2
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    Par défaut Meta est en train de complètement foirer le lancement à l’international de ses lunettes connectées Ray-Ban
    Meta est en train de royalement foirer le lancement à l’international de ses lunettes connectées Ray-Ban
    L'entreprise tente un rattrapage en suspendant un mur de monétisation intégré à ces « lunettes de pervers »

    Les lunettes connectées Ray-Ban Meta Display (avec écran intégré) sont sorties aux États-Unis le 30 septembre 2025 au prix de 799 USD. En mars dernier, les rapports faisaient déjà état de 7 millions de ventes. Leur lancement international (notamment en France et en Europe) était prévu pour début 2026, mais il a été repoussé en raison de contraintes réglementaires sur lesquelles l’entreprise doit s’arrimer. En effet, une question que ni les partenariats avec Prada ni les LED de signalement ne peuvent résoudre : comment protéger la vie privée de ceux qui ne portent pas ces lunettes ?

    La situation est telle que les Ray-Ban (et dispositifs similaires) portent désormais le nom péjoratif de « lunettes de pervers »

    Les lunettes connectées Ray-Ban de Meta, équipées de caméras et d'une IA, suscitent aujourd'hui une controverse si vive que de nombreux utilisateurs préfèrent désormais les laisser chez eux. Cette forte réticence s'explique en partie par la profonde méfiance du grand public à l'égard du géant mondial des réseaux sociaux. Meta possède en effet un historique marqué par la mauvaise utilisation des données personnelles et des informations biométriques.

    Le cas le plus connu de violation de données par Meta est le scandale Cambridge Analytica. L'intégration controversée de technologies de reconnaissance faciale dans ces lunettes n'a fait que renforcer les craintes légitimes liées à la surveillance et aux violations de la vie privée.

    La réputation de ces appareils a été particulièrement détériorée par des usages malveillants. De nombreux influenceurs, majoritairement masculins, se sont servis de ces lunettes pour filmer discrètement et sans leur consentement des femmes qu'ils tentaient de séduire, dans le seul but de publier ces vidéos sur Internet. D'autres individus sont allés jusqu'à faire du chantage en tentant d'extorquer de l'argent aux personnes enregistrées secrètement.

    Une enquête de la BBC a identifié des centaines de vidéos enregistrées sans consentement par des dizaines d’influenceurs à l’aide de lunettes connectées. Des hommes filmaient secrètement des femmes dans des salles de sport, sur les plages et dans les transports en commun, accumulant ainsi des millions de vues en ligne. Un homme a secrètement filmé une femme, diffusé les clips sur les réseaux sociaux, puis exigé un paiement pour les supprimer.

    Bien sûr, Meta et les autres fabricants ne disposent d'aucun moyen pour empêcher les usages malveillants, si ce n'est de compter sur la bonne moralité des utilisateurs. En raison de ces dérives extrêmement aliénantes pour le public, ces appareils sont désormais fréquemment qualifiés de « lunettes de pervers ».

    Meta présente ses lunettes connectées comme la réponse immédiate à tout, mais la réalité s'apparente davantage à un épisode de Black Mirror. Pour les femmes qui se trouvent de l'autre côté de l'objectif, la façon dont ces lunettes combinent une base de données et une caméra en fait un cauchemar de surveillance high-tech et intrusif. Lorsque vous enregistrez une vidéo avec votre smartphone, vous devez le tenir à la main. Il est à la vue de tout le monde.

    Cette posture indique clairement que vous filmez. Mais les lunettes connectées sont conçues pour passer inaperçues, prêtes à enregistrer à tout moment. Meta que « la LED qui s’allume chaque fois que quelqu’un prend une photo ou enregistre une vidéo indique clairement aux autres que l’appareil est en train d’enregistrer ». Toutefois, sur les réseaux sociaux, des bricoleurs clandestins montrent déjà comment masquer le témoin lumineux de ces appareils.


    L’entreprise tente un rattrapage en suspendant un mur de monétisation intégré à ces dernières, suite à une vague de critiques

    De multiples rapports font état de la suspension par Meta de son test d'abonnement payant pour le mode « Conversation Focus » de ses lunettes connectées.

    L’entreprise avait discrètement annoncé que la fonctionnalité « Conversation Focus » de ses lunettes connectées serait bientôt limitée à trois heures d’utilisation par mois, à moins que vous ne souscriviez à un abonnement Meta One Premium à 19,99 dollars.

    Elle avait ensuite insisté sur le fait qu’aucun abonnement ne sera nécessaire pour utiliser vos lunettes. Elle promettait alors à ce moment de se contenter de simplement de mettre en place une espèce de « limite de débit » pour certaines fonctionnalités d’IA. Ainsi, même les abonnés Premium ne devaient bénéficier que que de 15 heures de « Conversation Focus » par mois dans le cadre de ladite limite.

    Le problème est que la fonctionnalité « Conversation Focus » qui amplifie la voix de votre interlocuteur pour vous permettre de mieux l’entendre dans les environnements bruyants, ne devrait en aucun cas faire l’objet d’une telle limitation, car elle n’utilise pas les serveurs de Meta. Elle fonctionne directement sur l’appareil, en utilisant les puces intégrées aux lunettes que vous avez déjà achetées.

    Même si une fonctionnalité telle que « Conversation Focus » est traitée en local sur l'appareil (au travers des puces intégrées à vos lunettes connectées Ray-Ban Meta), Meta l'a néanmoins associée à un système d'accès payant via votre application compagnon et votre compte synchronisé dans le cloud.

    Votre application compagnon synchronise en permanence vos données d'utilisation vers les serveurs de l'entreprise. Elle comptabilise le nombre de minutes ou d'heures que vous passez à utiliser la fonctionnalité intégrée à l'appareil et compare ce chiffre à votre quota mensuel (par exemple, 3 heures pour les utilisateurs gratuits contre 15 heures pour les abonnés premium).

    Dès que vous atteignez votre seuil d’utilisation local, votre application pour smartphone connectée coupe l’accès ou affiche une invite vous invitant à vous abonner. Vos lunettes se connectent à votre profil, détectent que le compte n’a pas souscrit à la mise à niveau premium et bloquent la commande en question.

    Le logiciel applique nativement ces limites via des contrôles d’authentification. Même lorsque le traitement ne s’effectue pas à distance, les lunettes n’exécuteront pas la fonctionnalité sans un jeton d’authentification valide et payant émis par les serveurs de Meta. D’avis de nombreux observateurs, les Ray-Ban de Meta allongent la liste des cas dits d’enshittification de la filière Tech ou de dégradation des services en ligne au travers de mécanismes visant à maximiser le profit des entreprises

    Et vous ?

    Quelles sont les entreprises à classer dans le lot de celles susceptibles de gagner la palme d’or des désastres informatiques imposés pour servir leurs intérêts ? Partagez vos anecdotes

    Voir aussi :

    Enshitification du web et de la Tech : le palmarès des désastres informatiques imposés pour servir les intérêts des big tech au travers de l'atteinte au droit de propriété et la mode des abonnements

    Mark Zuckerberg a proposé de remettre le compteur d'amis Facebook de tout le monde à zéro pour améliorer la pertinence de la plateforme, révèle le procès antitrust qui pourrait l'obliger à vendre Instagram

    Pour Mark Zuckerberg, il n'est pas question d'envisager le démantèlement de Facebook, le PDG penche plutôt pour une « régulation d'internet »
    Contribuez au club : Corrections, suggestions, critiques, ... : Contactez le service news et Rédigez des actualités

  3. #3
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    Comment protéger la vie privée de ceux qui ne portent pas ces lunettes?
    Il n'y a pas de "comment", il est tout simplement IMPOSSIBLE de protéger la vie privé... Parce ce que l'on oublie de dire, c'est que ces lunettes ne sont pas seulement munies d'une caméra, mais également de micro!!!

    Le porteur peut donc filmer et enregistrer les conversations de tous ceux qui passent à sa proximité...

    Ces lunettes violent les lois en vigueur dans l'ensemble des pays du continent européen... Pas de problème aux USA, il suffit aux sociétés US de "graisser la patte" à Trump et aux membres de sa famille pour que les lois en vigueur soient modifiées en leur faveur... Exemple avec Tesla qui est responsable directement de la mort de plusieurs dizaines de personnes avec son pseudo système de conduite autonome et jamais inquiété par la justice...

  4. #4
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    D'autant plus qu'il est probablement parmi les buts non avoués de Meta de récolter des informations sur les personnes qui ne portent pas ces lunettes.
    Rappelons que Facebook créait "des comptes masqués" de personnes qui n'utilisaient l'application.

  5. #5
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    Citation Envoyé par totozor Voir le message
    D'autant plus qu'il est probablement parmi les buts non avoués de Meta de récolter des informations sur les personnes qui ne portent pas ces lunettes.
    De manière générale, tel il a été développé, il a le problème du consentement à la captation (par exemple un traitement automatisé qui n'utiliserait que certaines données sans les enregistrer mais capterait malgré tout des données biométriques : exemple : les détecteurs de panneaux de limitation de vitesse de certains navigateurs à la conduite, qui n'ont que pour but de détecter un panneau sur la route, n'enregistre pas, mais capte des personnes sur la route), du consentement à l'enregistrement de la captation (exemple : les Google Cars qui parcourent le moindre coin du monde, captent et enregistrent des personnes, qui apparaissent floutées post traitement, et la personne même floutée, dans un contexte, peut être aisément reconnues), et le consentement de la diffusion (souvenez vous jadis des débuts de Picassa, qui détectait sur des photos des visages non référencés ... Cela fait longtemps que techniquement, il est possible pour des plateformes de diffusion de contenus : réseaux sociaux, ... de détecter des visages, savoir si c'est un de leurs usager (empreinte biométrique dans profil) et bloquer toute publication sans que le tiers concerné sur la photo diffusée n'ait donné accord par signature numérique à la diffusion de cette photographie).

  6. #6
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    Ça m'agace, je voulais en acheter une paire pour garder une trace objective du comportement de mes chats. Mais dans ce contexte, je renonce... et je comprends pourquoi l'opticienne a qui j'avais posé la question m'avait regardé d'un air bizarre !

  7. #7
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    Par défaut Les lunettes connectées, surnommées « lunettes de pervers », font l'objet d'une nouvelle controverse
    Une femme dénonce un médecin qui portait des lunettes connectées Meta lors d'une consultation où elle a dû se déshabiller : « il faudrait les interdire »
    l'incident a suscité un tollé en ligne

    Les « lunettes de pervers » font l'objet d'une nouvelle controverse. Celle-ci est née d'une vidéo virale où une patiente confronte son médecin pour avoir porté des lunettes connectées Meta lors d'un examen physique intime. Le praticien a déclaré ne pas enregistrer la séance, mais la présence d'une caméra intégrée dans un tel cadre soulève des inquiétudes majeures concernant le respect de la vie privée et le consentement. Certains établissements de santé interdisent déjà ces dispositifs portables que beaucoup qualifient de « dangereusement intrusifs ». La dystopie des lunettes connectées prend forme, les détracteurs appellant à leur interdiction pure et simple.

    Récemment, une vidéo courte partagée sur Reddit, originaire du compte TikTok @taylorsdiary, a déclenché un débat passionné en ligne sur l'utilisation des lunettes connectées équipées de caméras dans les établissements de santé. La discussion s’articule autour d’une question simple, mais délicate : un médecin devrait-il porter des lunettes dotées d’une caméra intégrée lorsqu’il examine un patient dans le cadre d'un examen clinique intime ?

    Dans la vidéo, une femme dénonce un médecin pour avoir porté des lunettes connectées Meta lors d’une consultation médicale au cours de laquelle elle a dû se déshabiller. Elle estime que cette technologie n’a pas sa place dans un tel environnement et déclare au médecin que « ces lunettes doivent être interdites ».

    L'inconfort suscité par cette situation est devenu le point central des réactions sur Internet, les commentateurs soulignant qu'un patient ne devrait jamais avoir à se demander si une caméra est capable de le capturer pendant un examen médical. « Honnêtement, je ne comprends pas du tout quelle est la fonction ou l'utilité réelle des lunettes connectées. Elles n'ont fait qu'installer un climat de terreur dans le quotidien des gens », a écrit un critique.

    Une technologie qui sape les attentes en matière de confidentialité

    Les lunettes connectées Ray-Ban de Meta combinent une monture classique avec caméra, microphone et diverses fonctions connectés. Elles offrent la possibilité de photographier, filmer, passer des appels, et de solliciter l'assistant IA de Meta. Mais ce sont justement ces capacités qui suscitent la controverse dans les environnements où circulent des informations sensibles, ou dans les lieux fréquentés par des personnes en situation de vulnérabilité.

    @taylorsdiary.mp4 very weird, very strange #metaglasses #fyp ♬ original sound - taylortakeover
    Pour cette patiente, être simplement rassurée sur le fait que l'appareil n'enregistrait pas ne suffisait pas à dissiper son inquiétude. La seule présence d'un appareil capable d'enregistrer et d'écouter, dans un lieu où les patients s'attendent légitimement à une confidentialité totale, suffit à ébranler la confiance.

    En ligne, les détracteurs des lunettes connectées remettent également en cause l'idée que les patients puissent faire confiance à un appareil sur lequel ils n'ont aucun contrôle direct. Sur le plan légal aux États-Unis, le port de ces lunettes ne constitue pas automatiquement une infraction à la loi de confidentialité médicale HIPAA, car une violation dépendrait des informations réellement capturées, de leur traitement et des circonstances d'usage.

    Sur Reddit, plusieurs critiques ont déclaré que leurs hôpitaux ou leurs lieux de travail interdisaient le port de lunettes connectées équipées d’une caméra. Bien sûr, ces commentaires constituent des témoignages individuels plutôt que des preuves d'une politique de confidentialité ou de santé universelle. Ils illustrent toutefois pourquoi cette question prend de plus en plus d'importance à mesure que les lunettes connectées se généralisent.

    Lunettes de pervers : un surnom illustrant des usages malveillants

    Le débat va bien au-delà de la question de savoir si le médecin a réellement appuyé sur le bouton d’enregistrement. Lors d’une consultation, les patients partagent des informations médicales sensibles et peuvent se retrouver physiquement exposés lors des examens. La présence d’un appareil capable d’enregistrer cette interaction peut donc soulever des préoccupations en matière de vie privée, même si aucun enregistrement n’a finalement lieu.

    La réputation de ces appareils a été particulièrement détériorée par des usages malveillants. De nombreux influenceurs, majoritairement masculins, se sont servis de ces lunettes pour filmer discrètement et sans leur consentement des femmes qu'ils tentaient de séduire, dans le seul but de publier ces vidéos sur Internet. D'autres individus sont allés jusqu'à faire du chantage en tentant d'extorquer de l'argent aux personnes enregistrées secrètement.

    Une enquête de la BBC a identifié des centaines de vidéos enregistrées sans consentement par des dizaines d’influenceurs à l’aide de lunettes connectées. Des hommes filmaient secrètement des femmes dans des salles de sport, sur les plages et dans les transports en commun, accumulant ainsi des millions de vues en ligne. Un homme a secrètement filmé une femme, diffusé les clips sur les réseaux sociaux, puis exigé un paiement pour les supprimer.

    Bien sûr, Meta et les autres fabricants ne disposent d'aucun moyen pour empêcher les usages malveillants, si ce n'est de compter sur la bonne moralité des utilisateurs. En raison de ces dérives extrêmement aliénantes pour le public, ces appareils sont désormais fréquemment qualifiés de « lunettes de pervers ».

    Meta intègre des capacités plus terrifiantes malgré la controverse

    Ce mépris du consentement est ancré dans la manière dont Meta entraîne son IA. En mars, une enquête menée par deux journaux suédois a révélé que des sous-traitants au Kenya, chargés d’examiner les clips filmés pour améliorer l’expérience des lunettes, observaient des personnes aux toilettes ou en train d’avoir des relations sexuelles. « On voit tout, des salons aux corps nus », a déclaré un employé au Svenska Dagbladet et au Göteborgs-Posten.

    La réponse de Meta ? Résilier le contrat avec son partenaire kenyan et continuer comme si de rien n’était. Un mois plus tôt, le New York Times avait révélé que Meta travaillait sur une nouvelle fonctionnalité encore plus terrifiante. Cette fonctionnalité, baptisée en interne « Name Tag », permettrait aux utilisateurs de ses lunettes d’identifier des personnes et de trouver des informations à leur sujet grâce à une immense base de données alimentée par l’IA.

    Il ne s’agit pas seulement de vie privée, mais aussi de sécurité. Imaginez un inconnu assis en face de vous dans un train. À travers ses lunettes, il pourrait voir votre nom, vos réseaux sociaux, vos amis communs, ainsi que votre lieu de travail, votre établissement scolaire ou vos lieux de sortie, sans votre aval.

    Cette technologie élimine pratiquement toute possibilité de passer inaperçu dans la foule. Elle transforme chaque espace public en une base de données consultable où n’importe qui disposant des moyens pour s'offrir une paire de lunettes peut découvrir votre identité en un clic. Pour les victimes de violences conjugales ou les femmes harcelées, cela représente une menace constante. « C'est en effet digne d'un épisode de Black Mirror », a écrit un critique.

    Les lunettes connectées ont-elles une fonction ou une utilité réelle ?

    Cette polémique a aussi ouvert un débat plus nuancé sur la technologie elle-même. Pour certains détracteurs, ces dispositifs n'auraient d'autre utilité que l'espionnage ou la collecte massive de données personnelles. « Leur objectif est de permettre à Meta de collecter des données personnelles sur absolument tout le monde, comme des photos de nu ou des dossiers médicaux », selon un critique. D'autres internautes se montrent toutefois plus mesurés.

    Pour ces critiques, les lunettes connectées peuvent avoir des utilisations légitimes, notamment pour les personnes en situation de handicap. Des fonctionnalités telles que l'assistance visuelle, la traduction et le sous-titrage pourraient rendre cette technologie utile dans la vie quotidienne et dans le milieu professionnel.

    Ces commentateurs estiment que la question n’est donc pas nécessairement de savoir si les lunettes connectées doivent exister, mais plutôt où les modèles équipés d’une caméra devraient être autorisés et dans quelles conditions. « Pour les professionnels de santé, une politique claire pourrait apporter davantage de certitude aux patients et au personnel. Par exemple, elles peuvent être interdites dans les salles d'examen », a déclaré un critique.

    Et vous ?

    Quel est votre avis sur le sujet ?
    Que pensez-vous du port de lunettes connectées dans une salle de consultation médicale ?
    Que pensez-vous de la controverse suscitée par ces appareils ? Ont-ils une fonction pertinente ?

    Voir aussi

    Meta réagit à une révélation fracassante concernant ses lunettes Ray-Ban et supprime en silence le système de reconnaissance faciale de l'appli de ses lunettes connectées, après la publication d'un rapport

    Les lunettes connectées portent désormais le surnom péjoratif de « lunettes de pervers » en raison de leur utilisation abusive. Le rejet est tel que certains détenteurs ont peur de les utiliser en public

    Le chantage via des lunettes connectées est désormais réel : un homme a secrètement filmé une femme via ces dispositifs, diffusé les images sur les réseaux sociaux, puis exigé un paiement pour les supprimer

  8. #8
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    Le praticien a déclaré ne pas enregistrer la séance
    Si c'est pas pour enregistrer, à quoi est-ce que le port de lunettes connectées peut bien lui servir???

    Est-ce un médecin qui a fait passé ses examens universitaires à une IA au lieu d'apprendre les bases de la médecine et il se voit aujourd'hui obligé de se référer aux cours qu'il n'a jamais lu en toute discrétion???

  9. #9
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    Je ne vois pas en quoi un abus clair et très spécifique doit aboutir à une interdiction complète et générale ...
    Il est tout simplement interdit de filmer en consultation, que cela soit avec une caméra de surveillance, un téléphone ou même une go-pro.

  10. #10
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    Citation Envoyé par Artaeus Voir le message
    Je ne vois pas en quoi un abus clair et très spécifique doit aboutir à une interdiction complète et générale ...
    Il est tout simplement interdit de filmer en consultation, que cela soit avec une caméra de surveillance, un téléphone ou même une go-pro.
    Disons que quand tu portes une go-pro ou un téléphone, ça se voit tout de suite... Ce n'est pas forcément le cas avec des lunettes connectées.

  11. #11
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    Pour moi les choses sont simples : des données particulièrement critiques sont évoquées pendant une consultations : des données médicales.
    Ces données ne doivent pas être mises à disposition de Meta ou de toute autre société.

    Et ce n'est pas parce qu'elles sont mal protégées en nominal qu'on doit ouvrir grand les portes de la grande surface.
    D'autant plus quand on sait ce que Facebook a déjà fait de nos données par le passé.

  12. #12
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    Citation Envoyé par totozor Voir le message
    Ces données ne doivent pas être mises à disposition de Meta ou de toute autre société.
    Les données des "neuneux" qui utilisent des app pour enregistrer leur données physiologiques ou pour gérer des programmes d'entrainement physique finissent où?

    Petit indice: Bon nombre de ces app sont mises gratuitement à disposition par des assureurs maladie quand ce ne sont pas ces mêmes assureurs maladie qui signent de discrets contrats avec les éditeurs tiers de ces app!!!

    ---

    Ces app et leur données "baladeuses" sont même un risque pour les services de sécurité: A plusieurs reprises, des dirigeants politiques comme le président américains ont pu être localisés grâce aux membres de leur service de sécurité allant faire un jogging avec dans la poche une petite app bien pratique... Pour l'adversaire!

  13. #13
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    Citation Envoyé par Anselme45 Voir le message
    Les données des "neuneux" qui utilisent des app pour enregistrer leur données physiologiques ou pour gérer des programmes d'entrainement physique finissent où?
    Je suis d'accord mais il y a un monde entre installer Strava sur son GSM pour faire un concours de quequette avec les voisins.
    Et un médecin qui met à disposition les données de ton dossier médical sans que tu n'ai même été informé du début du risque.

  14. #14
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    Par défaut Meta veut rendre ses lunettes connectées dotées d'IA un peu moins « terrifiantes »
    Meta veut rendre ses lunettes connectées dotées d'IA un peu moins « terrifiantes » en limitant les enregistrements sans consentement
    certains pays menacent d'interdire ces « lunettes de pervers »

    Meta déploie une mise à jour logicielle pour ses lunettes connectées afin d'empêcher les utilisateurs de dissimuler le voyant lumineux pendant un enregistrement vidéo. Cette mesure technique vise à garantir que les passants soient avertis d'une capture en cours, répondant aux critiques sur les enregistrements non consentis. Meta fait face à d'importantes pressions réglementaires en Europe, où certains pays envisagent une interdiction totale du produit. Parallèlement, une action collective aux États-Unis accuse Meta de tromperie concernant la confidentialité des données. Ces « lunettes de pervers » ont ouvert la voie à de nombreuses formes d'abus.

    Les lunettes connectées Ray-Ban de Meta ont connu un succès fulgurant ces dernières années. Cependant, elles jouissent également d'une mauvaise réputation en raison des abus, notamment les enregistrements sans consentement pouvant donner lieu à du chantage. La controverse est telle que les détracteurs ont surnommé ces appareils « lunettes de pervers », un surnom péjoratif qui illustre le climat d'insécurité sociale qu'ils ont introduit.

    Meta tente désormais d'apporter plus de sécurité. L'entreprise a déployé une mise à jour logicielle pour ses lunettes afin de limiter les enregistrements non consentis. Ce correctif technique vise à combler une faille de sécurité majeure que certains utilisateurs malveillants exploitaient pour filmer à l'insu d'autrui.

    Auparavant, l'enregistrement était bloqué si un autocollant cachait la LED dès le départ. Mais il suffisait de lancer la vidéo d'abord, puis de couvrir le voyant ensuite, pour contourner cette limite. Selon Alex Himel, vice-président exécutif des technologies portables (wearable technology) chez Meta, la nouvelle mise à jour garantit que « l'appareil photo cesse désormais de fonctionner si le voyant est masqué pendant un enregistrement ».

    Pression réglementaire et campagnes de relations publiques

    L'objectif affiché par l'entreprise est de faire en sorte que « le voyant de capture puisse avertir de manière fiable les personnes aux alentours lorsque des photos ou des vidéos sont enregistrées pour la galerie de quelqu'un ». Selon un rapport, une modification à 60 dollars des lunettes de Meta désactive leur voyant d'enregistrement protégeant la vie privée. Sur Internet, des bricoleurs proposent des services payants pour neutraliser le voyant.

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    Alex Himel, de Meta, a minimisé l'ampleur de ces contournements : « seule une infime minorité de personnes essaie de contourner ces protections, et le fait qu'elles doivent recourir à de telles extrémités montre que nos efforts portent leurs fruits. Nous continuerons à améliorer et à faire évoluer notre approche ».

    Néanmoins, l'entreprise reconnaît elle-même dans ses communications officielles que certains utilisateurs déploient « des efforts sophistiqués pour modifier ou détruire la LED de capture » afin de filmer des personnes, en particulier des femmes, sans leur consentement. Et malgré ces correctifs de dernière minute, l'inquiétude grandit parmi les régulateurs européens, qui étudient de près les risques d'une surveillance de masse non consentie.

    L'Allemagne envisage d'interdire l'appareil à la suite d'une plainte pénale d'une association, tandis que le Comité européen de la protection des données (EDPB) publiera bientôt un rapport sur les mesures nécessaires pour s'assurer qu'aucun citoyen européen ne soit enregistré sans son accord. Pour tenter de modifier la réputation de cette « technologie flippante » et sensibiliser le public, Meta a lancé une nouvelle campagne de marketing.

    L'entreprise a déployé des panneaux publicitaires. À Los Angeles, de grands panneaux publicitaires mettent en avant une jeune fille portant les lunettes, insistant sur le message suivant : « la caméra vous permet de capturer l'instant. Le voyant permet à tout le monde autour de vous de savoir quand vous le faites ». Le panneau ajoute également que « l'appareil est conçu pour tout le monde. Pas seulement pour les personnes qui les portent ».

    Plusieurs révélations troublantes issues d'actions en justice

    Cette campagne marketing soignée est pourtant contredite par une action collective en justice de grande ampleur aux États-Unis accusant Meta de publicité mensongère et de mensonges répétés sur le respect de la vie privée. La plainte révèle que les enregistrements capturés par les appareils ne restent pas privés, mais sont en réalité envoyés à des sous-traitants au Kenya pour être analysés et entraîner les modèles de langage de Meta.

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    Ces annotateurs humains se retrouvent à visionner des séquences de vidéos extrêmement intimes, y compris des rapports sexuels, des visites médicales, des scènes de nudité dans des salles de bain ou encore des données sensibles comme des numéros de cartes bancaires et des messages personnels.

    L'un des exemples marquants cités dans la plainte concerne un utilisateur qui avait posé ses lunettes connectées sur sa table de chevet. L'appareil a enregistré sa femme à son insu alors qu'elle se déshabillait. Par la suite, « l'enregistrement a été envoyé à des personnes à l'autre bout du monde pour être visionnée et annotée afin d'entraîner l'IA, le tout sans que la femme sache que la vidéo d'elle avait été capturée en premier lieu ».

    L'action en justice accuse ainsi le géant de la technologie de transformer les acheteurs et leur entourage en ressources de données gratuites. La plainte indique : « les données de consommation sont extrêmement précieuses pour Meta... Meta peut exploiter les données personnelles de consommateurs non avertis ayant déjà acheté les produits, transformant les consommateurs eux-mêmes en marchandises sans qu'ils ne le sachent jamais ».

    Une stratégie d'intelligence artificielle vorace en données

    Au-delà du cas spécifique des lunettes, les critiques soulignent que la stratégie globale de Meta en matière d'IA contredit ses promesses de confidentialité. Par exemple, Meta teste actuellement un prototype de lunettes capables d'enregistrer le son en continu tout en prenant des photos toutes les quelques secondes. Ses règles de confidentialité indiquent que toute image partagée ou analysée par Meta AI peut être réutilisée pour entraîner son IA.


    Les pratiques récentes de Meta confirment sa faim insatiable de données, qu'il s'agisse de l'utilisation automatique des photos Instagram publiques des utilisateurs pour générer des images à moins d'un refus explicite de leur part, ou de l'analyse des photos de la pellicule de téléphone des utilisateurs qui n'ont jamais été partagées publiquement. L'entreprise de Mark Zuckerberg est souvent impliquée dans des scandales de violation de données.

    Ces dérives expliquent pourquoi d'autres géants de la technologie, comme Apple, ont refusé de s'associer avec Meta en raison de craintes légitimes liées à la protection des données personnelles et à la confidentialité. Ces inquiétudes, ajoutées à une information selon laquelle Meta s’apprêterait à ajouter une fonctionnalité de reconnaissance faciale à ses appareils, ont donné lieu à une campagne mondiale contre ces lunettes connectées.

    Des militants ont récemment recouvert les arrêts de bus londoniens d’affiches de publicités sauvages anti-lunettes connectées, dont l’une représentait le tristement célèbre pédophile Jeffrey Epstein portant des Ray-Ban, accompagnée du slogan « des lunettes pour ceux qui ne respectent pas le consentement ». Certains propriétaires de lunettes affirment avoir commencé à les laisser chez eux, car ils ne veulent pas être associés à des pervers.

    Un professeur allemand a développé une application appelée « Nearby Glasses », un service gratuit et open source qui détecte la présence de lunettes connectées à proximité et envoie une alerte. Certains craignent que la nouvelle mise à jour soit facilement contournée dans les jours ou semaines à venir.

    Sources : Meta, billet de blogue

    Et vous ?

    Quel est votre avis sur le sujet ?
    Que pensez-vous des lunettes connectées Ray-Ban de Meta ?
    Que pensez-vous de la controverse suscitée par ces appareils ? Ont-ils une fonction pertinente ?
    La nouvelle mise à jour de Meta peut-elle mettre fin aux enregistrements secrets et sans consentement ?
    Ces abus peuvent-ils être éliminés ? Ou faut-il interdire purement et simplement ces appareils portables comme certains le préconisent ?

    Voir aussi

    Une modification à 60 dollars des lunettes Ray-Ban de Meta désactive leur voyant d'enregistrement protégeant la vie privée, un amateur propose de désactiver la LED qui s'allume lorsque l'utilisateur enregistre

    Des ados portent des lunettes connectées pendant qu'ils harcèlent des filles. Les vidéos montrant des individus utilisant les Ray-Ban de Meta pour filmer à leur insu des personnes se multiplient en ligne

    Les lunettes connectées portent désormais le surnom péjoratif de « lunettes de pervers » en raison de leur utilisation abusive. Le rejet est tel que certains détenteurs ont peur de les utiliser en public

  15. #15
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    Par défaut Des lunettes connectées sont utilisées par des adolescents lors des harcèlements de filles
    Des ados portent des lunettes connectées pendant qu’ils harcèlent des filles. Les vidéos montrant des individus utilisant les Ray-Ban de Meta pour filmer à leur insu des personnes se multiplient en ligne

    La reconnaissance faciale a toujours fait l’objet de controverse car elle pose de graves risques pour la vie privée, menace l'anonymat dans l'espace public, présente des biais discriminatoires et permet une surveillance de masse par les États ou les entreprises. Les Ray-Ban de Meta c’est de la reconnaissance faciale mobile (c’est-à-dire accrochée au nez de tous ceux qui portent ces lunettes) et en cela constituent un vecteur additionnel de diffusion des inconvénients de la reconnaissance faciale. C’est ce que confirme la multiplication de plaintes de femmes qui retrouvent des vidéos d’elles sur Internet postées par leurs harceleurs.

    Beth avait 17 ans lorsqu’elle s’est faite harcelé par un individu, filmée à son insu par ce dernier et a ensuite découvert une vidéo de l’interaction en ligne

    « J’étais vraiment effrayée. J’étais proche des larmes lorsqu’il est parti. Je suis rentrée chez moi et j’ai fondu en larmes devant mes parents », rapporte d’elle de la suite de son interaction avec un individu qui l’a approchée, l’a harcelée, filmée à son insu à l’aide de ses Ray-Ban et ensuite posté la vidéo en ligne.

    Le « harceleur » anime une page instagram sur laquelle on retrouve d’autres vidéos sur la façon d’aborder une femme. C’est sa façon d’appâter les individus intéressés par une formation en la matière.


    Tallua Omioaju a de même reçu de la part de proches une vidéo d’elle, avec déjà 200 000 vues sur les réseaux sociaux, postée par un individu qui l’a filmée à son insu à l’aide de lunettes connectées


    Certains rapports font état de ce que des adolescents s’en servent pendant qu’ils harcèlent. Des vidéos montrent des élèves utilisant les Ray-Ban de Meta pour filmer leurs camarades de classe et le personnel

    Une enquête menée a révélé l’existence d’un grand nombre de vidéos enregistrées dans des collèges et lycées à l’aide de lunettes connectées — presque toujours les Ray-Ban de Meta et partagées sur les réseaux sociaux TikTok et Instagram. Ces enregistrements ont lieu dans les couloirs, les cantines et les salles de classe, et montrent des interactions avec d’autres élèves ainsi qu’avec le personnel et les enseignants.

    La plupart des comportements filmés relèvent clairement du harcèlement et de l’intimidation. Ces vidéos sont souvent tournées à l’insu des personnes concernées et sans leur consentement, puis mises en ligne pour les humilier davantage. La plupart des vidéos filmées avec des lunettes connectées ont été enregistrées par des adolescents de sexe masculin et leur comportement inapproprié visait très majoritairement des filles.

    Dans certains extraits, ni les camarades de classe des garçons ni les enseignants ne semblent se rendre compte qu’ils sont filmés. Dans d’autres, ils s’en rendent compte et expriment leur frustration et leur détresse, indiquant clairement qu’ils ne souhaitent pas apparaître dans la vidéo.

    Dans une vidéo, un élève s’est même filmé en train de glisser son smartphone dans l’une des pochettes que les établissements scolaires utilisent pour confisquer les téléphones pendant les cours — ce qui suggère que les lunettes connectées sont utilisées par les élèves dans des espaces où les enseignants cherchent à limiter l’utilisation des appareils électroniques.

    D’autres élèves ont continué à filmer alors même que les enseignants les surprenaient en train de filmer en classe, dans des interactions qu’ils ont également publiées en ligne.

    En réalité, les lunettes connectés permettent à l'entreprise derrière (Meta et autres) d'espionner tout la vie de celui qui les porte, porteur pouvant lui-même violer la vie privée de ceux qu'il regarde en les filmant à leur insu.

    Une enquête soulève un angle bien plus préoccupant encore : le contenu capturé par les lunettes est régulièrement visionné par des travailleurs humains, en sous-traitance, chargés d'annoter les données pour entraîner les modèles d'IA de Meta. Ces annotateurs ont accès à des images qui peuvent inclure des scènes très intimes — des personnes se déshabillant, des situations médicales, des moments captés dans des espaces que leurs occupants croyaient protégés.

    Ce n'est pas une pratique isolée dans le secteur. Amazon, Apple et Google ont tous été épinglés pour des pratiques similaires avec leurs assistants vocaux. Mais dans le cas des lunettes connectées, la dimension visuelle ajoute une couche de vulnérabilité inédite. Un enregistrement vocal accidentel déclenché par une fausse reconnaissance du mot-clé est déjà problématique ; une image captée dans une salle de bain ou un cabinet médical l'est bien davantage.

    En avril 2025, Meta a révisé sa politique de confidentialité pour les Ray-Ban Meta, en activant par défaut les fonctionnalités d'IA incluant la caméra. L'entreprise assure que les photos et vidéos restent stockées localement sur le téléphone de l'utilisateur et ne servent à l'entraînement de l'IA qu'en cas de partage explicite vers les services cloud. Mais les enregistrements vocaux déclenchés par « Hey Meta » sont, eux, stockés dans le cloud par défaut et peuvent être conservés jusqu'à un an.

    Les algorithmes d'annotation génèrent des erreurs — et c'est là qu'intervient le regard humain des sous-traitants, parfois sans que les frontières entre consentement et exploitation des données ne soient clairement établies.

    Meta a confirmé à la BBC qu'il partageait « parfois » avec des sous-traitants le contenu que les utilisateurs partagent avec son chatbot Meta AI, afin qu'ils l'examinent « dans le but d'améliorer l'expérience des utilisateurs », comme le font de nombreuses autres entreprises. « Ces données sont d'abord filtrées afin de protéger la vie privée des personnes », indique le communiqué de Meta, citant comme exemple le floutage des visages sur les images.

    La politique de confidentialité de Meta pour les appareils portables stipule que les photos et vidéos prises avec ses lunettes Ray-Ban sont envoyées à Meta « lorsque vous activez le traitement cloud, interagissez avec le service Meta AI sur vos lunettes ou téléchargez vos médias vers certains services fournis par Meta (comme Facebook). Vous pouvez modifier vos choix concernant le traitement cloud de vos médias à tout moment dans les paramètres ».

    La politique de confidentialité de Meta stipule également que les vidéos et les fichiers audio provenant des diffusions en direct enregistrées avec les lunettes connectées Ray-Ban sont envoyés à Meta, tout comme les transcriptions textuelles et les enregistrements vocaux créés par le chatbot de l'entreprise.

    « Nous utilisons l'apprentissage automatique et des évaluateurs formés pour traiter ces données afin d'améliorer, de dépanner et de former nos produits. Nous partageons ces informations avec des fournisseurs et prestataires de services tiers afin d'améliorer nos produits. Vous pouvez accéder aux enregistrements et aux transcriptions associées et les supprimer dans l'application Meta AI », indique la politique de confidentialité de Meta sur les lunettes.


    Une riposte s'organise contre les lunettes connectées

    L'Electronic Frontier Foundation (EFF) a publié une déclaration concernant les lunettes connectées, mettant en garde toute personne ayant le moindre souci de confidentialité numérique contre leur achat. Et il ne s'agit pas seulement de groupes de défense ; des interdictions pures et simples se profilent, notamment de la part d’une compagnie de croisière populaire et du College Board, qui classe ces lunettes intelligentes parmi les outils de tricherie.

    Si la contestation n'a pas encore atteint son paroxysme, elle s'oriente clairement dans cette direction, et Meta, pour sa part, n'a même pas pris acte de ces préoccupations, sans parler de tenter d'y répondre de manière constructive. D'un côté, cela n'a rien de surprenant. Meta est une entreprise qui s'est fait un nom en s'appropriant les données des utilisateurs, souvent au détriment des personnes qui ont rendu ses services précieux au départ.

    D'un autre côté, cela semble d'une certaine manière encore plus irrespectueux que d'habitude. Meta parie peut-être sur le fait que la réputation de ses lunettes connectées, considérées comme une menace pour la vie privée, finira par s'estomper, et que les consommateurs continueront à utiliser ses produits comme d'habitude. Cela a largement fonctionné avec Facebook et Instagram ; pourquoi les lunettes connectées seraient-elles donc différentes ?

    Mais les Ray-Ban ne sont pas des réseaux sociaux, et le fait est que les lunettes connectées restent un objet que très peu de gens possèdent et dont encore moins de gens ressentent le besoin. Du point de vue des consommateurs, les lunettes connectées sont vulnérables et faciles à écarter. Si les gens décidaient demain qu’ils ne voulaient pas acheter une paire fabriquée par Meta ou par une autre marque, les ventes s'effondreraient rapidement.

    Et vous ?

    Pour ou contre le port de lunettes connectées dans les espaces publics ?
    Partagez-vous les avis selon lesquels ces lunettes devraient être purement et simplement interdites ?

    Voir aussi :

    7 millions de lunettes connectées Ray-Ban de Meta déjà vendues, zéro loi fédérale sur la reconnaissance faciale : la fenêtre réglementaire est en train de se refermer définitivement

    Glasshole 2.0 : la décision de Meta de partager avec des tiers des images intimes filmées par ses lunettes Ray-Ban suscite des craintes plus alarmantes que celles qui ont provoqué l'échec des Google Glass

    Pensez-y deux fois avant d'acheter ou d'utiliser les Ray-Ban de Meta : si vous envisagez d'acheter des lunettes connectées, vous ne serez pas le seul à pouvoir voir et entendre vos enregistrements, selon l'EFF
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  16. #16
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    Par défaut
    Les coupables de harcèlement sont seuls responsables ici.

    Concernant les atteintes à la vie privée, il y a un vrai sujet, comme pour la vidéosurveillance de l’État.

  17. #17
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    Partagez-vous les avis selon lesquels ces lunettes devraient être purement et simplement interdites ?
    Un grand OUI!!!!!!!!!!!!!!!

    Déjà parce que c'est une invitation à la violation de la vie privée... Mais il y a pire encore... C'est une invitation à la connerie et aux actions illicites!!!

    Sans ces lunettes, on a déjà droit à une avalanche de vidéos du genre: "Le crétin qui roule à contre-sens sur l'autoroute à 200 km/h", "La bande de crétins qui se mettent à 30 pour tabasser le petit de l'école", "La bande de crétins qui se mettent à 10 pour voler le blouson ou le smartphone de x ou y"

    On va donc avoir droit aux viols filmés? Aux assassinats en direct? Aux pyromanes mettant le feu aux forêts? Et toutes les autres joyeusetés qui sont permises par l'approche "filmer en main libre"?

    Vous pouvez chercher longtemps, il n'existe pas une seule activité sérieuse qui nécessite des lunettes connectées!

  18. #18
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    Citation Envoyé par Artaeus Voir le message
    Les coupables de harcèlement sont seuls responsables ici
    Faux! Ces lunettes connectées sont une incitation à harceler comme à passer à l'acte dans toutes une série de délits juste pour se faire "mousser" sur les réseaux sociaux...

    Et oui, la majorité des gens ne sont pas des "Einstein" mais bien d'immenses crétins et bien souvent des délinquants!!!

  19. #19
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    Citation Envoyé par Artaeus Voir le message
    Les coupables de harcèlement sont seuls responsables ici.
    Totalement d'accord

    Citation Envoyé par Artaeus Voir le message
    Concernant les atteintes à la vie privée, il y a un vrai sujet, comme pour la vidéosurveillance de l’État.
    Là non, je ne suis pas d'accord.
    J'ai été très content lorsqu'une vidéo-surveillance dans ma ville a permis d'identifier et appréhender un individu dangereux qui a mis en danger la vie d'enfants.
    Il en faudrait plus et tu as le droit d'accès à ces vidéos.
    Tutoriels OpenGL
    Je ne répondrai à aucune question en MP
    - Si c'est simple tu dis que c'est compliqué et tu le fait
    - Si c'est compliqué tu dis que c'est simple et tu le sous-traite ou le fait faire par un stagiaire.

  20. #20
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    Sans ces lunettes, on a déjà droit à une avalanche de vidéos du genre: "Le crétin qui roule à contre-sens sur l'autoroute à 200 km/h"
    Tu inverses complètement les rôles. Filmer, c'est inoffensif. Rouler à contresens à 200 km/h, c'est un délit. Le problème n'a jamais été la caméra, c'est le mec au volant.

    C'est comme vouloir interdire les voitures parce que certains conduisent bourrés. On s'attaque à l'outil au lieu de s'attaquer au vrai coupable.

    Remet toi en question c'est comme si tu défend un violeur et accuse une victime

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