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    Par défaut Le PDG d'Anthropic fustige l'administration Trump pour avoir autorisé la vente de puces Nvidia H200 à la Chine
    Le PDG d'Anthropic fustige l'administration Trump pour avoir autorisé la vente de puces IA Nvidia H200 à la Chine : « Je pense que c'est de la folie… c'est comme vendre des armes nucléaires à la Corée du Nord »

    Le PDG d’Anthropic, Dario Amodei, a vivement critiqué la décision de l’administration Trump d’autoriser la vente à la Chine de la puce d’intelligence artificielle (IA) H200 de Nvidia, qu’il a qualifiée de « folie » et de « grave erreur ». Intervenant lors du Forum économique mondial, le dirigeant a dénoncé une décision aux « implications incroyables pour la sécurité nationale », estimant que l'assouplissement des contrôles à l'exportation pourrait affaiblir durablement la position stratégique des États-Unis. Si Nvidia défend ce changement comme un moyen de rester compétitif face à la Chine, cette inflexion ravive le débat sur l'équilibre technologique et géopolitique mondial.

    Cette prise de position s’inscrit dans le prolongement d’un revirement opéré par Washington en décembre 2025, lorsque Donald Trump a autorisé l’exportation des puces IA avancées H200 de Nvidia vers la Chine, mettant fin à plusieurs mois de restrictions sur les semi-conducteurs de pointe. La décision, assortie d’une taxe américaine de 25 % sur les revenus générés, résulte d’une intervention directe du président américain et d’un lobbying soutenu de l’industrie.

    Pour rappel, Anthropic PBC est une entreprise américaine spécialisée dans l'IA dont le siège social est situé à San Francisco. Elle a développé une famille de grands modèles de langage (LLM) baptisée Claude. L'entreprise mène des recherches et développe des IA afin d'« étudier leurs propriétés de sécurité à la pointe de la technologie » et utilise ces recherches pour déployer des modèles sûrs destinés au grand public.

    Dario Amodei est un chercheur et entrepreneur américain spécialisé dans l'IA. Il est cofondateur et PDG d'Anthropic, la société à l'origine de la série de LLM Claude. Il était auparavant vice-président de la recherche chez OpenAI. Dario Amodei est partisan d'une stratégie d'« entente » dans laquelle une coalition de nations démocratiques utilise des systèmes d'IA avancés dans des applications militaires afin d'obtenir un avantage décisif sur leurs adversaires, tout en partageant les bénéfices avec les nations coopérantes.


    Le PDG d'Anthropic, Dario Amodei, a une nouvelle fois remis en question la politique commerciale de l'administration Trump, critiquant vivement la récente autorisation de vente à la Chine des puces d'intelligence artificielle (IA) H200 de Nvidia. Il a qualifié cette décision d'erreur « aux implications incroyables pour la sécurité nationale ».

    « Je pense que c'est de la folie. C'est un peu comme vendre des armes nucléaires à la Corée du Nord. Ce serait une grave erreur d'expédier ces puces », a déclaré Dario Amodei à Bloomberg lors du Forum économique mondial.

    Quelle est la nouvelle politique commerciale de l'administration Trump envers la Chine ?

    L'avertissement du PDG d'Anthropic intervient quelques semaines après que le président Donald Trump a assoupli les interdictions sur les exportations de puces IA avancées et approuvé la vente de puces IA à Pékin. Ce changement de politique est une victoire majeure pour Nvidia, qui a fait valoir que le maintien des interdictions ne faisait qu'inciter la Chine à développer ses propres alternatives nationales. Le fabricant de puces a également affirmé que la fabrication de ses propres puces par la Chine risquait d'exclure définitivement les entreprises américaines de la deuxième plus grande économie mondiale.

    En vertu des nouvelles directives, la puce H200 de Nvidia deviendra la puce IA la plus avancée légalement disponible pour les clients chinois. Cependant, plusieurs rapports affirment que la Chine a demandé à ses douaniers de ne pas autoriser l'entrée des puces haut de gamme de Nvidia sur le continent.

    Par ailleurs, AMD chercherait à obtenir une autorisation similaire pour le MI325X afin de pouvoir être compétitif sur le marché chinois. Il convient de noter que les architectures Blackwell et Vera Rubin de Nvidia resteront strictement réservées à l'usage des États-Unis et de leurs alliés.

    Dario Amodei a déclaré que permettre la vente de puces Nvidia à la Chine revenait à « hypothéquer notre avenir »

    En septembre 2025, Dario Amodei avait alerté le gouvernement américain sur le fait que la domination américaine dans le domaine des semi-conducteurs constituait le dernier levier stratégique du pays sur la Chine et que l'embargo sur les puces IA était le seul domaine dans lequel Washington détenait un avantage décisif.

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    « Vendre ces puces à la Chine, c'est hypothéquer notre avenir en tant que pays », a averti Dario Amodei, qualifiant ce changement de politique de « décision la plus désastreuse en matière de sécurité nationale prise au cours de ce mandat ».

    « Cela pourrait déterminer le sort des nations. Cela pourrait déterminer l'avenir de la liberté et de la démocratie », a fait remarquer Dario Amodei lors du sommet Axios AI+ à Washington DC.

    Dans ce contexte de tensions autour des choix stratégiques américains en matière de semi-conducteurs, les déclarations passées du PDG de Nvidia résonnent avec une acuité particulière. En novembre dernier, Jensen Huang a affirmé que la Chine allait remporter la course à l’IA, estimant que la réglementation excessive aux États-Unis, combinée à des coûts énergétiques et opérationnels plus élevés, pénalisait durablement les développeurs américains face à leurs homologues chinois.

    S’exprimant en marge du sommet Future of AI organisé par le Financial Times, Jensen Huang avait alors présenté cet écart comme un risque majeur pour le leadership technologique américain. Toutefois, face à l’ampleur des réactions suscitées par ces propos, le dirigeant de Nvidia a rapidement nuancé cette position, indiquant que la Chine ne se situait qu’à « quelques nanosecondes » derrière les États-Unis.

    Cette reconnaissance du dynamisme chinois s’est également traduite par les éloges de Jensen Huang à l’égard de DeepSeek, une start-up chinoise d’intelligence artificielle devenue emblématique de cette montée en puissance. Lors du CES 2026 à Las Vegas, le PDG de Nvidia a salué le rôle de l'entreprise dans l'accélération de l'adoption mondiale des modèles d'IA open source, soulignant sa capacité à proposer des systèmes de raisonnement performants à moindre coût.

    Cet éloge est d'autant plus notable que le modèle R1 de DeepSeek avait provoqué, près d'un an plus tôt, un choc sans précédent sur les marchés, faisant perdre près de 600 milliards de dollars à la capitalisation boursière de Nvidia en une seule séance. Cet épisode avait alors contraint les investisseurs et les industriels à réévaluer la rentabilité du développement à grande échelle de l'IA, illustrant la rapidité avec laquelle l'écosystème chinois est capable de remodeler l'équilibre mondial du secteur.

    Source : Bloomberg

    Et vous ?

    Quel est votre avis sur le sujet ?
    Trouvez-vous les critiques formulées par Dario Amodei à l'égard de l'administration Trump crédibles ou pertinentes ?

    Voir aussi :

    « La Chine utilise l'IA américaine contre les États-Unis », affirme un dirigeant de Palantir, une entreprise accusée de fournir des technologies de surveillance et de ciblage basées sur l'IA à Israël

    La Chine a bloqué la vente des puces d'IA de Nvidia afin d'intensifier ses efforts pour renforcer son indépendance en matière de semi-conducteurs et concurrencer les États-Unis

    Face aux restrictions américaines sur les puces, la Chine répliquerait avec plus de 100 projets IA comparables à DeepSeek. En incubation, ils seront annoncés d'ici 2026, selon un ancien haut fonctionnaire

    Nvidia affirme que les contrôles à l'exportation des puces H20 n'ont pas empêché la Chine de progresser dans le domaine de l'IA et qu'ils n'ont fait qu'étouffer le leadership économique et technologique des USA
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  2. #2
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    Par défaut Le PDG Jensen Huang affirme que la part de marché de Nvidia en Chine est passée de 95 % à zéro
    Le PDG Jensen Huang affirme que la part de marché de Nvidia en Chine est passée de 95 % à zéro, que la politique d'exportation américaine est absurde et qu'elle « s'est déjà largement retournée contre elle »

    Le PDG de Nvidia, Jensen Huang, a déclaré que la part de marché de l'entreprise dans le domaine des accélérateurs d'IA en Chine était désormais tombée à 0 %. « En Chine, nous sommes désormais tombés à zéro », a déclaré Jensen Huang. « Céder tout un marché de la taille de celui de la Chine n’a probablement pas beaucoup de sens sur le plan stratégique, je pense donc que cela s’est déjà largement retourné contre nous. » Huang prévient que même sans les GPU IA de pointe et les piles logicielles développées aux États-Unis, la Chine reste un concurrent redoutable en matière de modèles d’IA de pointe.

    Jensen Huang est un homme d'affaires taïwano-américain, ingénieur électricien et le PDG de Nvidia. Huang a lancé Nvidia en 1993 et en est resté le PDG depuis sa création. Il a sorti l'entreprise de la quasi-faillite dans les années 1990 et a supervisé son expansion dans la production de GPU, le calcul haute performance et l'intelligence artificielle (IA). Sous la direction de Huang, Nvidia a connu une croissance rapide pendant le boom de l'IA, devenant la première entreprise à atteindre une capitalisation boursière de plus de 5 000 milliards de dollars en octobre 2025.

    Mais ce même mois d'octobre 2025, Jensen Huang a reproché au président américain Donald Trump les contrôles à l'exportation américains et a affirmé que la société ne prévoit désormais plus aucun chiffre d'affaires en provenance de Chine. Selon Huang, le géant américain des semi-conducteurs Nvidia a vu sa domination sur le marché chinois des puces avancées s'effondrer, sa part de marché passant de 95 % à zéro en raison des contrôles stricts à l'exportation imposés par les États-Unis. Il a notamment révélé que Nvidia était totalement interdite de vendre ses puces IA hautes performances, notamment les modèles A100, H100 et H200, à des entreprises chinoises depuis l'entrée en vigueur des restrictions en 2022.

    De son côté, la Chine avait également bloqué la vente des puces d'IA de Nvidia en septembre 2025. Cette mesure de Pékin faisait suite aux soupçons croissants des régulateurs chinois, qui accusent Nvidia d'avoir intégré une porte dérobée dans ses puces H20 conçues pour le marché chinois. Les autorités craignent l'existence de mécanismes cachés permettant un accès ou un contrôle à distance, citant des affirmations passées d'experts américains selon lesquelles les processeurs de Nvidia contiennent des systèmes de localisation, mais Nvidia nie ces allégations.

    Selon un rapport d'avril 2026, la part de marché de Nvidia dans le marché chinois de GPU dédié à l'IA a chuté de 95% à moins de 60 %. L'entreprise de Jensen Huang peine à défendre les 55 % qui lui restent, bousculée par une industrie nationale qui a livré 1,65 million d'accélérateurs IA en 2025, soit 41 % du marché local. Ce renversement spectaculaire n'est pas le fruit du hasard : c'est le résultat d'une stratégie d'État menée avec constance, d'un calendrier de sanctions américaines erratique, et de la montée en puissance technologique d'acteurs comme Huawei, qui vient tout juste de dévoiler une puce revendiquant près de trois fois les performances du H20, la référence que Washington avait autorisée à l'export pour le marché chinois.

    Récemment, le PDG de Nvidia, Jensen Huang, a déclaré que la part de marché de l'entreprise dans le domaine des accélérateurs d'IA en Chine était désormais tombée à 0 %. « En Chine, nous sommes désormais tombés à zéro », a déclaré Jensen Huang lors d’une interview accordée au Special Competitive Studies Project, une initiative bipartisane lancée par des législateurs américains visant à garantir la compétitivité à long terme des États-Unis. « Céder tout un marché de la taille de celui de la Chine n’a probablement pas beaucoup de sens sur le plan stratégique, je pense donc que cela s’est déjà largement retourné contre nous. C'était peut-être logique à l'époque, mais je pense que la politique doit vraiment être dynamique et s'adapter à son époque. Je pense qu'on peut affirmer sans trop s'avancer que la présence de fabricants de puces américains et d'autres entreprises en Chine est tout à fait logique. »


    Plus tôt cette année, Bernstein a estimé que la part de marché de Nvidia sur le marché chinois des GPU pour l'IA pourrait chuter de 66 % en 2024 à environ 8 % dans les années à venir, à la fois en raison des restrictions imposées par le gouvernement américain et parce que les fournisseurs nationaux s'apprêtent à couvrir jusqu'à 80 % de la demande. Selon Huang, cela s'est produit bien plus tard, même s'il ne parle, là encore, que des ventes directes de Nvidia aux clients chinois.

    Par ailleurs, Huang prévient que même sans les GPU IA de pointe et les piles logicielles développées aux États-Unis, la Chine reste un concurrent redoutable en matière de modèles d’IA de pointe. « Les entreprises américaines s’imposent partout dans le monde », a déclaré Huang. « L’argument est qu’au sein de ce gâteau à cinq couches, il y a une couche particulière qui revêt une importance cruciale, car dans les autres, la Chine peut prendre l’avantage. Elle dispose d’une énergie moins chère. Elle possède des talents incroyables. Elle [dispose] donc d’un nombre important d’experts en sciences et en mathématiques, et par conséquent, le nombre de chercheurs en IA en Chine est tout à fait extraordinaire ; c’est l’un de ses trésors nationaux. »

    Compte tenu de la situation, Huang soutient également que les contrôles à l’exportation américains pourraient s’avérer stratégiquement contre-productifs. Il fait valoir que céder un marché de cette envergure accélère la marche de la Chine vers l’autosuffisance, tandis que la participation continue des entreprises américaines à ce marché contribuerait à étendre la portée mondiale de la pile technologique américaine en matière d’IA.

    En effet, les développeurs chinois s'appuient de plus en plus sur du matériel local, avec des entreprises comme Huawei, Cambricon, Moore Threads et MetaX qui font progresser à la fois la puce et les logiciels. Dans le domaine des logiciels — en particulier ce qu'on appelle le « fossé CUDA » —, la technologie américaine en matière d'IA reste la principale frontière en Chine que les entreprises locales n'ont pas encore conquise.

    En fin de compte, Huang met en garde contre le fait que les discours alimentés par la peur et les contrôles à l'exportation pourraient ralentir le déploiement de l'IA à plus grande échelle, alors que la Chine et d'autres régions s'en servent de plus en plus activement comme outil économique. Selon lui, le leadership à long terme dépendra moins de la restriction des rivaux mondiaux que de la capacité à garantir que l'écosystème américain de l'IA domine à l'échelle mondiale.

    Cette déclaration rappelle qu'en janvier, il avait également mis en garde contre une lecture trop simpliste de la révolution de l’IA. Selon lui, beaucoup d’investisseurs raisonnent encore comme si l’IA était un produit logiciel classique, capable de générer des marges immédiates et exponentielles. Or, la réalité industrielle de l’IA est tout autre : elle repose sur des cycles d’investissement lourds, des infrastructures énergivores et une transformation profonde des systèmes informatiques existants.

    Il avait également introduit une comparaison directe entre les États-Unis et la Chine. Contrairement à une lecture simpliste de la “course à l’IA”, il souligne que la compétition ne se joue pas uniquement sur la qualité des modèles ou la puissance brute des puces. Même dans le domaine des semi-conducteurs, où l’avance américaine reste réelle, Huang appelle à la prudence. La fabrication est avant tout un processus industriel, et sous-estimer la capacité manufacturière chinoise serait, selon lui, une erreur majeure. La domination technologique ne se décrète pas, elle se soutient par une politique industrielle cohérente et durable.

    Sources : IDC, Bernstein, Jensen Huang

    Et vous ?

    Pensez-vous que cette déclaration est crédible ou pertinente ?
    Quel est votre avis sur le sujet ?

    Voir aussi :

    La Chine a demandé aux entreprises technologiques nationales de suspendre temporairement les commandes de puces IA H200 de Nvidia pendant que les régulateurs définissent les conditions d'approbation

    Les experts estiment que la décision des États-Unis de prélever 25 % sur les ventes de puces Nvidia « n'a aucun sens », et pourrait affaiblir le pays et offrir à la Chine une ouverture sur Blackwell

    Le PDG de Nvidia prévient que les concurrents chinois en matière d'IA sont devenus « redoutables ». Les performances des puces d'IA de Huawei se rapprochent rapidement de celles de Nvidia
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