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  1. #1
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    Par défaut Les Big Tech US s'allient à l'extrême droite UE pour affaiblir les droits numériques européens
    Des sites web préfèrent fermer au lieu de se mettre en conformité avec le RGPD,
    par crainte des sanctions européennes

    Le 25 mai 2018, la loi européenne relative à la protection des données la plus importante de ces 20 dernières années entrera en vigueur. Le Règlement Général sur la Protection des Données (RGPD) va alors remplacer la Directive sur la protection des données personnelles actuellement en vigueur et adoptée en 1995. Le RGPD renforce les droits des individus concernant leurs données personnelles. Il vise à uniformiser les lois sur la protection des données au sein de l'Union européenne, quel que soit le pays où les données sont traitées.

    Mettre en application une loi aussi stricte semble ne pas être une tâche aisée, c’est ce que suggère l’attitude de plusieurs sites qui, voyant l’échéance arriver, ont préféré fermer.

    C’est ce qu’explique par exemple Streetlend.com, un site Web servant de plateforme à des voisins désireux de se prêter des objets les uns aux autres : « Avec tristesse, StreetLend a été fermé en avril 2018, après cinq ans d'activité.

    « Malheureusement, le nouveau règlement général sur la protection des données (RGPD) de l'Union européenne, introduit le 25 mai 2018, crée une incertitude et un risque que je ne peux pas justifier.

    « Le RGPD menace les propriétaires de sites Web d’amendes de 4% du chiffre d'affaires ou de 20 millions d'euros (selon l’amende la plus élevée) s'ils franchissent un certain nombre de limites ambiguës. La loi, combinée avec les cabinets juridiques parasites, met les propriétaires de sites Web à risque. Les jeunes sites Web et les organismes sans but lucratif ne peuvent pas se permettre d'avoir des équipes juridiques. Par conséquent, le risque posé par le RGPD est inacceptablement élevé.

    « Paradoxalement, cette nouvelle loi européenne blesse les start-up mais renforce la domination de Facebook, Google et Twitter, qui sont capables de se préparer et de se défendre en utilisant des équipes juridiques établies et des réserves de liquidités. La loi sur les cookies de l'UE, la réglementation de la TVA de l'UE et maintenant le RGPD de l'UE sont autant d'exemples de lois mal appliquées qui ajoutent de la complexité et des effets secondaires inattendus pour les entreprises au sein de l'UE ».

    Nom : streetlender.png
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    Capture d'écran streetlender

    Le site est loin d’être le seul à avoir pris cette décision. Super Monday Night Combat, une arène multijoueur lancée en 2012 par Uber Entertainment, a également annoncé qu’il fermait son site ce lundi, expliquant que les coûts qu’il fallait engager pour respecter le RGPD sont trop élevés pour continuer l’aventure.

    Même son de cloche pour Ragnarok Online, un jeu de rôle en ligne massivement multijoueurs édité et développé par Gravity Cor. Le studio Gravity a annoncé que l'accès au serveur international (iRO) sera bloqué aux joueurs européens à partir du 25 mai prochain. Les joueurs européens concernés par le blocage du serveur international et qui auraient procédé à des dépenses dans la boutique du jeu entre le 1er février et le 30 avril prochain, seront remboursés de leurs achats.

    Deux ans seulement après son entrée en Europe, Verve a décidé de mettre un terme à ses activités européennes plutôt que de s'emmêler avec le RGPD.

    La société, qui gère une plateforme de marketing mobile alimentée par des données de localisation, a confirmé qu'elle allait fermer ses bureaux de Londres et de Munich et licencier une quinzaine d'employés le 11 mai 2018.

    Bien qu'une « variété de facteurs ait joué dans notre décision », Julie Bernard Bernard, directrice marketing chez Verve, a assuré que le RGPD y était pour beaucoup.

    « Nous avons décidé que l'environnement réglementaire n'est pas favorable à notre modèle économique particulier », a-t-elle assuré. « Nous concentrons nos efforts sur la force de nos activités aux États-Unis cette fois-ci ».

    Nom : verve.png
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    Le défi pour les entreprises de données de localisation est que, dans le cadre du RGPD, tout ce qui peut être utilisé pour identifier une personne est considéré comme des données personnelles, y compris les données de localisation et les identifiants d'appareils mobiles.

    Verve tire la plupart de ses données de localisation d’un SDK intégré par ses partenaires éditeurs. Toutes les données collectées sont associées à un identifiant d'appareil. Le SDK permet aux éditeurs de monétiser leurs applications via le réseau d'annonceurs de Verve.

    La société prétend avoir des autorisations robustes en raison de sa connexion directe aux éditeurs. « Notre modèle d'affaires a toujours privilégié la qualité ainsi que les données sécurisées avec le consentement du consommateur », a déclaré Bernard.

    Et bien même, une question qui reste importante lors de l’application du RGPD pour les sociétés de données de localisation est de savoir si les consommateurs réalisent ce qu'ils choisissent lorsqu’ils tapent sur « autoriser » ou « OK » après avoir téléchargé une application ou sont conscients que des tiers recueillent leurs informations.

    Verve ne veut clairement pas prendre ce risque en Europe.

    Sources : StreetLend, Ragnarök Online, Verve, Super Monday Night Combat

    Et vous ?

    Que pensez-vous de leur décision ?
    Avez-vous parcouru le RGPD ? Au niveau des contraintes (techniques ou administratives), comment le trouvez-vous ?
    Vos sites et applications sont-ils déjà en conformité avec le RGPD ?

    Voir aussi :

    L'ICANN ne va pas bénéficier d'un délai supplémentaire pour une mise en conformité au RGPD des données issues du service Whois
    Plus de la moitié des applications sur Play Store ne seraient pas conformes au RGPD, le règlement sur la protection des données
    RGPD : Un guide pratique pour les développeurs, un article de Bozhidar Bozhanov
    L'Assemblée nationale adopte en nouvelle lecture le projet de loi RGPD, après un échec de la commission mixte paritaire la semaine passée
    Contribuez au club : Corrections, suggestions, critiques, ... : Contactez le service news et Rédigez des actualités

  2. #2
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    Et la casse n'est pas fini, je bosse sur une application pour un client sauf que je ne vois pas comment elle pourra fonctionner si application RGPD ^^

  3. #3
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    Des sites décident de fermer à cause du RGPD?

    Mais est-ce vraiment un problème? Ces dernières années une quantité astronomique d'intervenants ont basé leur "business model" sur l'espionnage systématique de leur utilisateurs récupérant des données personnelles (style géolocalisation, accès aux contacts, etc.) qui ne sont nullement nécessaires au fonctionnement du produit.

    Que ces vampire du numérique doivent fermer parce qu'ils ne génèrent aucun chiffre d'affaire autre que la commercialisation de la vie privé de leur clients ne me pose aucun problème.

    Concernant les entreprises respectant leur clients qui fournissent un vrai service, un vrai produit de qualité, ils n'ont pas à avoir peur du RGPD:

    1. Ils collectent uniquement les données nécessaires à l'usage du produit ou du service; Ces données sont donc très limitées en quantité et donc faciles à protéger

    2. Il est faux de faire peur aux gens avec la célèbre "amendes de 4% du chiffre d'affaires ou de 20 millions d'euros" pour la bonne est simple raison que cette amende ne tombe pas du ciel:

    • Il faut qu'il y ait enquête pour confirmer que la société est fautive

    • Il est demandé à la société de modifier ses pratiques et/ou de mettre en place une sécurisation plus poussée des données


    Ce n'est que si la société n'a pas réagi aux différentes injonctions et délais qu'il peut y avoir éventuellement amende et encore, les recours sont possibles!

  4. #4
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    Il est vrai que se mettre en conformité du RGPD n'est pas facile, surtout en l'absence de jurisprudence.

    Pour certains points de détails/nuances, il est difficile de savoir à l'avance si la Justice ira dans une direction ou une autre, lors de l'application du RGPD. Donc pour le moment la stratégie est surtout de se blinder à outrance au niveau juridique pour éviter les mauvaises surprises... cependant cela est très contraignant.

    On peut alors comprendre que des petites structures, n'aient pas les moyens de prendre le risque.

  5. #5
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    Citation Envoyé par Neckara Voir le message
    Il est vrai que se mettre en conformité du RGPD n'est pas facile, surtout en l'absence de jurisprudence.

    Pour certains points de détails/nuances, il est difficile de savoir à l'avance si la Justice ira dans une direction ou une autre, lors de l'application du RGPD. Donc pour le moment la stratégie est surtout de se blinder à outrance au niveau juridique pour éviter les mauvaises surprises... cependant cela est très contraignant.

    On peut alors comprendre que des petites structures, n'aient pas les moyens de prendre le risque.
    Quel risque? Selon vous une petite structure doit se saborder et cesser ses activités pour ne pas risquer de devoir un jour, peut-être, éventuellement, payer 4% de son chiffre d'affaire en amende?

    Si un jour l'amende tombe et que la petite structure n'a pas les moyens de payer son amende de 4% au max, elle arrêtera à ce moment là ses activités en se mettant en faillite et... au final personne ne paiera l'amende. Point barre!

    En réalité, le RGPD est plus un effet d'annonce qu'autre chose (une usine à gaz de plus dont l'UE a le secret):

    1. Les autorités ne feront pas la chasse aux petites structures parce qu'elles n'en ont tout simplement pas les moyens (qui va engager des milliers d'inspecteurs pour traquer des mecs incapables de payer leur amende?)

    2. Les gros poissons (style GAFA) rigolent du RGPD parce qu'une amende max de 4% de leur chiffre d'affaire ne représentent à leur yeux rien du tout!

    3. Au final, cela va juste "emm..." les PME genre 20-30 employés qui eux vont commencer par prendre peur, puis enrichir leur avocat pour au final se rendre compte qu'il s'agissait d'un pétard mouillé.

    Il va de l'entreprise comme du citoyen, c'est toujours la classe moyenne qui passe à la caisse...

  6. #6
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    Citation Envoyé par Anselme45 Voir le message
    Selon vous une petite structure doit se saborder et cesser ses activités pour ne pas risquer de devoir un jour, peut-être, éventuellement, payer 4% de son chiffre d'affaire en amende?
    Je n'ai pas dit qu'elles devaient, juste qu'une telle décision peut se comprendre.

    4% du CA, ce n'est pas rien, et encore plus si l'entreprise est déjà "limite" au niveau de ses comptes. Sachant que tant que nous n'avons pas de jurisprudence, c'est l'incertitude, cela a aussi un coût pour une entreprise. Que ce soit pour emprunter à une banque qui peut se dire que l'avenir de l'entreprise est trop incertaine, que ce soit sur les budgets où une partie sera mise de côté "au cas où".

    Sachant, que la mise en conformité, n'est pas nécessairement simple selon le modèle économique de l'entreprise. On peut aussi craindre que des concurrents provoquent des actions en justice contre l'entreprise, pour lui nuire.

    Citation Envoyé par Anselme45 Voir le message
    Si un jour l'amende tombe et que la petite structure n'a pas les moyens de payer son amende de 4% au max, elle arrêtera à ce moment là ses activités en se mettant en faillite et... au final personne ne paiera l'amende. Point barre!
    Non, cela dépend du statut juridique de l'entreprise. Même en cas de responsabilité limité, la direction peut avoir sa responsabilité mise en cause par les actionnaires pour leur mauvaise gestion.

    Sachant aussi que la responsabilité individuelle du responsable du traitement, ainsi que du responsable de la mise en œuvre du traitement peut aussi être mise en cause.


    Citation Envoyé par Anselme45 Voir le message
    En réalité, le RGPD est plus un effet d'annonce qu'autre chose (une usine à gaz de plus dont l'UE a le secret)
    Un cadre légal uniforme au sein de l'UE n'est en rien un effet d'annonce.

    Citation Envoyé par Anselme45 Voir le message
    1. Les autorités ne feront pas la chasse aux petites structures parce qu'elles n'en ont tout simplement pas les moyens (qui va engager des milliers d'inspecteurs pour traquer des mecs incapables de payer leur amende?)
    Les utilisateurs peuvent aussi déposer un recours auprès des autorités compétentes, et ce dans tout l'UE. Pas besoin de faire "une chasse".

    Citation Envoyé par Anselme45 Voir le message
    2. Les gros poissons (style GAFA) rigolent du RGPD parce qu'une amende max de 4% de leur chiffre d'affaire ne représentent à leur yeux rien du tout!
    4% du CA mondial, ce n'est rien ?

    Heu… tu plaisantes ?

  7. #7
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    Citation Envoyé par Anselme45 Voir le message
    Des sites décident de fermer à cause du RGPD?

    Mais est-ce vraiment un problème? Ces dernières années une quantité astronomique d'intervenants ont basé leur "business model" sur l'espionnage systématique de leur utilisateurs récupérant des données personnelles (style géolocalisation, accès aux contacts, etc.) qui ne sont nullement nécessaires au fonctionnement du produit.

    Que ces vampire du numérique doivent fermer parce qu'ils ne génèrent aucun chiffre d'affaire autre que la commercialisation de la vie privé de leur clients ne me pose aucun problème.
    Tout-à-fait.
    Quand le RGPD est sorti je n'étais pas disponible pour intervenir sur mon site web, mais ça ne me posait pas de problème car je n'ai jamais eu l'intention de tricher avec.
    Les seuls cookies qui sont utilisés sont ceux sans lesquels WebForms ne peut pas exploiter les clics pour charger la page voulue, et j'ai écrit une page web pour expliquer à l'utilisateur les contenus des cookies.

    Donc, que le fait de ne pas pratiquer cela soit sanctionné, n'était pas un problème.

    Que des sites web aient besoin d'équipes coûteuses pour respecter le RGPD est préoccupant, car ça signifie qu'ils ont l'intention de jongler avec les limites pour exploiter les données des utilisateurs.

    Alors il est vrai que je ne gère pas de données géographiques, en dehors de déduire le pays du lecteur d'après son adresse IP. C'est vrai que si il s'agit de proposer du troc en mettant les gens en relation en fonction de leur proximité, ça peut être plus délicat.

    Je me représente qu'il doit y avoir moyen de faire une page de préambule qui explique les données stockées et l'espionnage qui pourrait en résulter, un peu sur le modèle selon lequel les sites porno demandent à l'utilisateur si il est majeur. Une fois ces explications fournies, et que l'utilisateur dit OK j'y vais, je ne vois pas trop bien ce qu'il pourrait y avoir à redire. Alors ce n'est pas exactement la même interface que ce qui est imposé par le RGPD, mais l'esprit est respecté.

    Il est quelque part envisagé que l'accord de l'utilisateur ne lui soit demandé qu'une fois par an. Ça me laisse un peu mitigé, car ça signifie qu'on reconnaît l'utilisateur, et que du coup on a pu stocker autre chose sur lui. Tant qu'à faire, on peut carrément créer un profil utilisateur et demander de s'authentifier pour y accéder.
    On l'a reconnu comment, d'ailleurs ? En créant un cookie ? Ah ou d'après l'adresse IP ? Ça marche pour les nomades, ça ?

  8. #8
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    Par défaut La Commission européenne envisage une réforme de sa réglementation de 2009 sur les cookies Internet
    La législation européenne sur les cookies a perturbé Internet. Bruxelles souhaite y remédier en supprimant les exigences contraignantes imposées aux entreprises numériques

    Bruxelles souhaite supprimer l'une de ses lois numériques les plus contraignantes : une réglementation technologique de 2009 qui a inondé le Web de fenêtres contextuelles demandant le consentement des utilisateurs pour les cookies. Les bannières de cookies sont devenues un élément central du Web moderne et sont censées contribuer à la protection de la vie privée en ligne. Mais elles ont également rendu la navigation pénible et ont un impact négatif important. Les Européens perdent un temps précieux à cliquer sur des bannières de cookies qui interrompent leurs flux de travail, subissant ainsi des pertes économiques importantes et de productivité.

    Depuis plus de dix ans, la loi européenne sur les cookies oblige les sites Web à afficher des bannières de consentement. L’objectif était de donner plus de contrôle aux internautes sur l’utilisation de leurs données. Mais en pratique, ces bannières sont devenues envahissantes, répétitives et largement inefficaces. La plupart des utilisateurs cliquent automatiquement sur « accepter », sans réelle réflexion. Ce qui ne répond pas forcément à l'objectif initial.

    La loi n'impose pas l'utilisation de bannières relatives de cookies. Selon certains experts, les fenêtres contextuelles relatives aux cookies constituent une conformité malveillante de la part des entreprises de publicité et d'analyse afin de continuer à espionner les utilisateurs. « La véritable solution consiste à renforcer les conditions requises pour obtenir le consentement », a écrit un critique.

    À l'heure actuelle, Internet regorge de bannières de consentement que les utilisateurs ont depuis longtemps appris à fermer sans y réfléchir à deux fois. « Trop de consentements finit par tuer le consentement », explique Peter Craddock, avocat spécialisé dans les données chez Keller and Heckman.

    « Les gens ont l'habitude de donner leur consentement pour tout, ils peuvent donc cesser de lire les informations en détail, et si le consentement est la norme pour tout, il n'est plus perçu de la même manière par les utilisateurs ». Une analyse datant de novembre 2024 rapporte que les Européens passent plus de 575 millions d'heures par an à cliquer sur des bannières de cookies. Ce qui constitue une perte de temps et de productivité très importante.

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    En janvier 2024, le commissaire européen à la Justice, Didier Reynders, a révélé que la Commission européenne est consciente de l'ennuyeuse bannière de consentement aux cookies et qu'elle discute d'une solution. Il a ajouté que même si les sites Web ne peuvent plus activer les cookies sans en informer les utilisateurs, cette disposition ne devrait pas transformer la navigation sur le Web en une affaire fatigante. Les réflexions se poursuivent à ce sujet.

    Le commissaire européen à la Justice, Didier Reynders, a déclaré : « selon la loi, l'utilisation de cookies pour traiter des données personnelles ne peut pas se faire sans le consentement explicite des utilisateurs. Mais cela ne signifie pas que la navigation sur le Web doit finalement devenir une affaire pénible ».

    Bruxelles envisage une réforme de sa législation de 2009 sur les cookies

    Les cookies sont désormais au centre des projets de l'exécutif européen qui vise à simplifier la réglementation technologique. Les fonctionnaires souhaitent présenter un texte « omnibus » en décembre, supprimant les exigences contraignantes imposées aux entreprises numériques. Le 22 septembre 2025, les responsables ont organisé une réunion avec le secteur technologique afin de discuter de la gestion des cookies et des bannières de consentement.

    Une note envoyée aux représentants de l'industrie et de la société civile participant à un groupe de discussion le 15 septembre montre que la Commission réfléchit à la manière de modifier les règles afin d'inclure davantage d'exceptions ou de permettre aux utilisateurs de définir leurs préférences en matière de cookies une seule fois (par exemple, dans les paramètres de leur navigateur) plutôt que chaque fois qu'ils visitent un site Web.

    Les pays de l'UE partagent cette vision. Le Danemark (qui préside actuellement les réunions du Conseil de l'Union européenne) a suggéré de supprimer les bannières de consentement pour les cookies collectant des données « à des fins techniquement nécessaires » ou « à des fins statistiques simples ». Ils ont déclaré que ce type de cookies sont « inoffensif », contrairement à ceux utilisés à des fins de marketing, de publicité ou de partage de données avec des tiers.

    Dans le même temps, le secteur a suggéré que les règles relatives aux cookies pourraient être intégrées dans le règlement général sur la protection des données (RGPD) de l'UE. La directive e-Privacy impose des exigences strictes en matière de consentement, tandis que le RGPD adopte « une approche fondée sur les risques », permettant aux entreprises d'adapter leurs mesures de protection de la vie privée en fonction du niveau de risque associé au traitement des données.

    Protection de la vie privée et fluidité de la navigation : quel équilibre ?

    Selon les analystes, la réforme des règles relatives aux cookies prépare Bruxelles à une confrontation acharnée entre les lobbyistes de l'industrie et ceux de la communauté de défense de la vie privée. Du RGPD aux lois plus récentes sur les technologies, les lobbyistes bruxellois ont débattu avec acharnement des questions de confidentialité, laissant les précédentes tentatives de réforme de la législation sur les cookies à l'état embryonnaire.

    Certaines de ces idées visant à rationaliser les bannières de consentement ont été incluses dans une proposition de règlement sur la confidentialité électronique présentée en 2017. Mais celle-ci a été retirée en février de cette année, les institutions européennes ayant eu du mal à trouver un compromis sur cette proposition complexe couvrant tous les domaines, de la publicité en ligne à la sécurité nationale.

    Franck Thomas, directeur des politiques publiques au sein du lobby des annonceurs IAB Europe, affirme que la directive e-Privacy adoptait une position « très rigide » en matière de consentement et que les règles pourraient être simplifiées en transférant la réglementation sur les cookies vers le RGPD, qui adopte une approche plus souple et fondée sur les risques. Cela permettrait aux entreprises de s'appuyer sur des bases juridiques plus appropriées, telles que l'intérêt légitime, a-t-il déclaré.

    « Cependant, notre appel à la simplification ne doit pas être confondu avec une approche laxiste en matière de protection des données, mais tout le monde s'accorde à dire que nous devons maintenir cet équilibre entre la protection des droits à la vie privée et la préservation de la compétitivité de l'industrie technologique européenne », a ajouté Franck Thomas.

    Les défenseurs de la vie privée en ligne appellent à la vigilance

    Selon les constatations de l'autorité de la Commission européenne, le fait de demander constamment aux consommateurs s'ils souhaitent des cookies conduit également à ce que les utilisateurs donnent automatiquement leur accord, sans savoir quelles sont les conséquences individuelles pour la protection des données personnelles et quels sont les profils exacts qui peuvent être créés par la suite. Ce qui est contraire aux objectifs de la législation.

    L'objectif de la Commission est « une initiative d'engagement sur les cookies » ('cookies pledge'), dans le cadre de laquelle les grandes plateformes Internet s'engagent volontairement à mieux informer leurs utilisateurs sur les petits fichiers texte et à les protéger contre les déclarations de consentement intrusives. L'espoir à Bruxelles est qu'après un engagement volontaire des géants de l'Internet, les petits fournisseurs suivront progressivement.

    L'engagement volontaire prévoit que les utilisateurs d'un site Web soient informés à l'avance et de manière détaillée, à un endroit bien visible, sur le modèle commercial de l'entreprise - notamment sur l'utilisation des données personnelles à des fins publicitaires et sur le financement du site Web en question. En outre, le consommateur doit également pouvoir choisir entre des modèles publicitaires basés sur le suivi ou des modèles « plus respectueux de la vie privée ».

    Toute nouvelle mesure visant à modifier le consentement aux cookies se heurtera à une forte opposition de la part du puissant lobby bruxellois de défense de la vie privée, qui se méfie de l'utilisation des cookies à des fins de publicité ciblée. « Se concentrer sur les cookies, c'est comme réarranger les transats sur le Titanic, le navire étant la publicité de surveillance », a déclaré Itxaso Domínguez de Olazábal⁩, conseillère politique chez European Digital Rights.

    Elle a ajouté que la réglementation prévoit déjà une exception pour les cookies nécessaires à la fourniture d'un service explicitement attendu par les utilisateurs, comme la mémorisation des articles dans un panier d'achats. « Élargir cette catégorie pour y inclure [d'autres types de] suivi « essentiel » est trompeur, car cela risque d'introduire subrepticement des analyses ou des personnalisations à des fins publicitaires », a-t-elle expliqué.

    Conclusion

    Les cookies sont un élément fondamental d'Internet qui permet aux propriétaires de sites Web de collecter des informations sur les visiteurs, qu'il s'agit de savoir s'ils se sont connectés avec un mot de passe ou quels articles ils souhaitent acheter et, par conséquent, les publicités qu'ils pourraient vouloir voir. Mais la législation sur les cookies a montré ses limites ; ils sont devenus un point de friction sur le Web, faisant perdre du temps aux internautes.

    Bruxelles souhaite réformer la législation afin d'améliorer la fluidité de la navigation sur le Web et de retrouver un équilibre entre la confidentialité des données et les besoins publicitaires. Au-delà du cas des cookies, Bruxelles veut corriger les effets pervers de ses précédentes lois numériques et montrer que l’Union est capable d’adapter sa régulation aux évolutions technologiques.

    Les débats devraient reprendre en 2026, lorsque la Commission présentera un projet de loi axé sur la publicité, appelé « Digital Fairness Act » (loi sur l'équité numérique). L'exécutif a déclaré que ce règlement contribuera à protéger les consommateurs en ligne, notamment contre les manipulations ou les personnalisations abusives.

    Et vous ?

    Quel est votre avis sur le sujet ?
    Que pensez-vous de la réglementation actuelle sur les cookies ? Protège-t-elle les utilisateurs ?
    Que pensez-vous de l'impact que les bannières de cookies ont sur les utilisateurs et leur productivité ?
    Que pensez-vous de la réforme envisagée par la Commission européenne ? Avez-vous des propositions sur la question ?
    Faites-vous confiance aux géants d'Internet pour respecter un « engagement volontaire sur les cookies » ? Pourquoi ?

    Voir aussi

    L'UE s'apprête à réviser sa législation sur les cookies et admet que les bannières de cookies sont gênantes. La Commission espère que les grandes plateformes accepteront un « engagement volontaire »

    La Commission européenne conclut que le modèle "pay or consent" de Meta enfreint le DMA en exigeant des utilisateurs qu'ils payent pour protéger leur vie privée ou consentent à la collecte de leurs données

    Les Européens passent 575 millions d'heures par an à cliquer sur des bannières de cookies qui interrompent leurs flux de travail, subissant ainsi des pertes économiques importantes et de productivité

  9. #9
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    Encore, si il s'agit de cliquer sur "Continuer sans accepter", c'est gérable. On préférerait bien que ça soit fait par défaut, mais au pire ça va.

    C'est beaucoup plus gênant quand un site prétend nous faire cliquer sur "Gérer mes choix", et nous entraîner sur une page où il faut décocher toutes les cases "intérêt légitime", en prenant très grand soin de ne pas proposer de bouton "tout refuser". Parce que ça, c'est quelque chose qui ne se fait pas tout seul. Au départ la première idée qui vient à l'esprit est forcément un bouton "Tout refuser", donc si il n'y est pas c'est que le concepteur a pris soin de le supprimer, au moins de son esprit.

    Ce matin j'en ai eu pour dix minutes pour une seule page web, heureusement jusque là c'est un record.

  10. #10
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    Après l'utilisation des méthodes AGILE, SCRUM, KANBAN ...etc de gestion de projet, il va falloir une méthode RGPD Proof.
    Mais ayant survolé le document (RGPD) quelque chose me dit que la durée des projets & leurs qualités va décroitre dans toutes l'UE.

    PS : Pour l'amende on parle de 4% du chiffre d'affaires OU de 20 millions d'euros (selon l’amende la PLUS ÉLEVÉE)

  11. #11
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    À lire cette actu on dirait que la loi est une menace qui plane au dessus de toute activité sur le web et capable de foudroyer la moindre entreprise pour des raisons vagues.
    Qu'en est-il réellement ? Quelles limites posent la loi, quels risques ?

    Si on tue uniquement le business model basé sur la pub, je trouve ça tant mieux.
    C'est pas comme si on allait perdre tous les services du web, il faudra juste les penser autrement au niveau modèle économique.

  12. #12
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    les seules entreprises qui ont raison de redouter le RGPD au point de cesser leur activité sont justement celles dont le service proposé n'est qu'une façade à de la collecte massive de données injustifiée.

    A partir du moment où l'on sait dire ce que l'on collecte, pourquoi et comment on l'utilise, il n'y a rien à craindre.

  13. #13
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    Citation Envoyé par Saverok Voir le message
    A partir du moment où l'on sait dire ce que l'on collecte, pourquoi et comment on l'utilise, il n'y a rien à craindre.
    De mon expérience personnelle, je peux t'assurer du contraire.

    Notamment sur certains cas particuliers pour garantir le droit de retrait, de rectification, d'opposition, et respecter la minimisation des données, cela est quelque peu casse-tête en l'absence du jurisprudence. En effet, difficile de savoir jusqu'où aller. Donc pour le moment la politique est dans l'excès de zèle, justement pour se prémunir de toute surprise.

  14. #14
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    Citation Envoyé par Neckara Voir le message
    Donc pour le moment la politique est dans l'excès de zèle, justement pour se prémunir de toute surprise.
    C'est surtout le pourcentage du chiffre d'affaire en prune qui fait ultra-peur

  15. #15
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    Citation Envoyé par Saverok Voir le message
    les seules entreprises qui ont raison de redouter le RGPD au point de cesser leur activité sont justement celles dont le service proposé n'est qu'une façade à de la collecte massive de données injustifiée.

    A partir du moment où l'on sait dire ce que l'on collecte, pourquoi et comment on l'utilise, il n'y a rien à craindre.
    Pas que!

    Il y a par exemple l'obligation de fournir à la demande l'ensemble des données personnelles dont l'entreprise dispose dans un format électronique exploitable. Entre les développements à faire pour tout transformer en fichier exploitable, les procédures pour gérer les demandes et leur légitimité, ...

  16. #16
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    Je rigole pour les pouces rouges qui "pleuvent" (bon, c'est pas nombreux non plus). Il faut être sur des projets GDPR pour se rendre compte que du jour au lendemain, certaines entreprises sont surprises de toute la mutation que cela impose à leur SI, et à leur système de fonctionnement. Juristes comme DSI se tirent les cheveux, sans compter les impacts que ça a directement ou indirectement aux autre équipes (commerciales, opérationnelles). Limite, elles doivent doubler leurs effectifs ou geler à la seconde près tous les projets pour se mettre en conformité.
    - So.... what exactly is preventing us from doing this?
    - Geometry.
    - Just ignore it !!
    ****
    "The longer he lived, the more he realized that nothing was simple and little was true" A clash of Kings, George R. R. Martin.
    ***
    Quand arrivera l'apocalypse, il restera deux types d'entreprise : les pompes funèbres et les cabinets d'audit. - zecreator, 21/05/2019

  17. #17
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    Citation Envoyé par zaventem Voir le message
    Pas que!

    Il y a par exemple l'obligation de fournir à la demande l'ensemble des données personnelles dont l'entreprise dispose dans un format électronique exploitable. Entre les développements à faire pour tout transformer en fichier exploitable, les procédures pour gérer les demandes et leur légitimité, ...
    Y compris pour une structure associative à but non lucratif ? Et pour des communautés, des forums ? Des sites de tchat ?

  18. #18
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    Citation Envoyé par Stéphane le calme Voir le message
    « Malheureusement, le nouveau règlement général sur la protection des données (RGPD) de l'Union européenne, introduit le 25 mai 2018, crée une incertitude et un risque que je ne peux pas justifier.
    L'UE est trop lourde et impose trop de lois.
    C'est toujours pareil
    Tout est plus compliqué et plus restreint.

  19. #19
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    Le RGPD peut paraître contraignant à priori. Mais en fait à la lecture, je n'y avais rien vu de particulièrement problématique. Cela ne vise pas à empêcher les entreprises d'utiliser nos données, juste à ce que le choix nous soit laissé de manière systématique, ce qui implique une information complète. Et oui, certaines utilisations sont réglementées / interdites par les directives européennes.

    Les entreprises qui disent avoir besoin de temps pour s'y préparer, ou ne pas souhaiter le faire, alors qu'il suffit de rajouter du texte explicatif et de systématiquement demander l'autorisation des utilisateurs (via des cases à cocher ...), me paraissent de mauvaise foi.

    Après ce n'est que mon opinion.

  20. #20
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    Citation Envoyé par michel.bosseaux Voir le message
    Le RGPD peut paraître contraignant à priori. Mais en fait à la lecture, je n'y avais rien vu de particulièrement problématique. Cela ne vise pas à empêcher les entreprises d'utiliser nos données, juste à ce que le choix nous soit laissé de manière systématique, ce qui implique une information complète. Et oui, certaines utilisations sont réglementées / interdites par les directives européennes.

    Les entreprises qui disent avoir besoin de temps pour s'y préparer, ou ne pas souhaiter le faire, alors qu'il suffit de rajouter du texte explicatif et de systématiquement demander l'autorisation des utilisateurs (via des cases à cocher ...), me paraissent de mauvaise foi.

    Après ce n'est que mon opinion.

    Pas du tout, le 3ème lien de la section "Voir aussi" explique bien tout ce que doit faire une entreprise pour être conforme avec le RGPD et c'est loin d'être aussi trivial qu'une case à cocher.

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