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  1. #1
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    Bon courage à la gen z.
    ils auront moins de travail et moins de salaire du à la concurrence mondial dont le systeme francais n'est pas compétitif, et de l'ia.
    en parallèle:
    Ils devront payer la retraite des boomers (que eux n'auront pas)
    Ils ne pourront pas acheter les biens immobilier des boomers devenue trop cher pour les primos accédant
    Ils devront supporter une pression fiscale de plus en plus violente
    Pour les hommes ils auront de moins en moins accès au sex et de plus en plus tardivement, pour les femmes elles devront de plus en plus renoncé aux enfants.
    une guerre avec la russie n'est pas non plus à exclure et donc une mort certaine pour cette gen z encore puceau pour la plupart.

    Mon conseil: essayer d'avoir un Working Holiday Visa en australie et bosser dans les mines, vous aurez un tres bon salaire (meilleurs que ce que vous aurez en france meme en fin de carrière à paris) apprendrez l'anglais et aurez une expérience international.
    Faite ca 1-2ans, ça vous fera beaucoup d'argent mis de coté pour vous aider a commencer dans la vie.
    C'est pas une solution miracle et facile mais au moins ca existe.

  2. #2
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    Citation Envoyé par calvaire Voir le message
    Bon courage à la gen z.
    ils auront moins de travail et moins de salaire du à la concurrence mondial dont le systeme francais n'est pas compétitif, et de l'ia.
    en parallèle:
    Ils devront payer la retraite des boomers (que eux n'auront pas)
    Ils ne pourront pas acheter les biens immobilier des boomers devenue trop cher pour les primos accédant
    Ils devront supporter une pression fiscale de plus en plus violente
    Pour les hommes ils auront de moins en moins accès au sex et de plus en plus tardivement, pour les femmes elles devront de plus en plus renoncé aux enfants.
    une guerre avec la russie n'est pas non plus à exclure et donc une mort certaine pour cette gen z encore puceau pour la plupart.

    Mon conseil: essayer d'avoir un Working Holiday Visa en australie et bosser dans les mines, vous aurez un tres bon salaire (meilleurs que ce que vous aurez en france meme en fin de carrière à paris) apprendrez l'anglais et aurez une expérience international.
    Faite ca 1-2ans, ça vous fera beaucoup d'argent mis de coté pour vous aider a commencer dans la vie.
    C'est pas une solution miracle et facile mais au moins ca existe.
    Mais qu'est-ce qu'il ne faut pas lire comme connerie!!!

    1. De tout temps, il a été difficile pour un jeune de se faire une place dans la vie active et c'est pas en allant taper des cailloux dans une mine en Australie que cela va faciliter leur carrière dans l'informatique (ah oui, parce que je rappelle que ce forum n'est pas dédié au BTP, ni à la récupération de matières premières)

    2. Le coup du "allez bosser à la mine"... Sacré conseil pour une génération Z qui trouve que se lever à 9h du matin pour allez faire ses 35h/semaine relève du bagne de Cayenne

    3. Apprendre l'anglais dans une mine australienne?!?!... Ce serait pas plutôt le chinois?

  3. #3
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    Citation Envoyé par Anselme45 Voir le message
    Mais qu'est-ce qu'il ne faut pas lire comme connerie!!!

    1. De tout temps, il a été difficile pour un jeune de se faire une place dans la vie active et c'est pas en allant taper des cailloux dans une mine en Australie que cela va faciliter leur carrière dans l'informatique (ah oui, parce que je rappelle que ce forum n'est pas dédié au BTP, ni à la récupération de matières premières)

    2. Le coup du "allez bosser à la mine"... Sacré conseil pour une génération Z qui trouve que se lever à 9h du matin pour allez faire ses 35h/semaine relève du bagne de Cayenne

    3. Apprendre l'anglais dans une mine australienne?!?!... Ce serait pas plutôt le chinois?
    Visiblement tu n'y connais...rien
    l’Australie et la nouvelle Zélande sont les meilleurs endroits pour s'expatrier en tant que jeune (pre-post ou étudiant surtout), le ratio pénurie de main d’œuvre/salaire + visite culturelle/nature et apprentissage de l'anglais en font le top pour les occidentaux.
    l’expérience acquise pendant 6 mois/1ans est incommensurable et te donneras un gros avantage même si tu reviens en france face aux autres qui seront resté.
    le salaire pour un mineur a ciel ouvert est dans les 500$ australiens/jours. C'est un travail dur mais gratifiant financièrement, on est bien loin du smic français qui lui par contre est assez proche du salaire chinois

    en dehors de la mine, tu as le btp, les fermes (surtout en nouvelle Zélande ou tu profites des beaux paysages en prime), la logistique...etc.

    Un jeune qui veut avoir un boulot doit se différencier des autres, les bac+5 sont donné en France, les alternances c'est pas rare, reste encore l'expérience a l’étrangé et la maitrise de l'anglais qui sont des bon boosts pour trouver un travail.
    Et bonus, si tu as fait des études dans un domaine qu'ils recherchent tu pourras peut être même y rester en Australie et y faire le boulot que tu aurais du faire en France mais avec un salaire 2 fois plus élevés. J'ai quelques un de mes anciens camarades de promos partis en Australie, je sais pas si dans l'it sa recrute encore beaucoup la bas mais c'est un piste intéressante aussi.

    Une boite américaine en France réputé pour bien payer, déjà y'a je dirais facile les 3/4 des français qui sont inéligible de part leurs faible maitrise de l'anglais, dans ce genre de poste tu es en compétition avec plus que 1/4 des ingénieurs français. C'est un 1 filtre facile a passer. Je n'aurais moi même jamais monté aussi haut/vite sans l'anglais.
    J'ai toujours travaillé dans des projets internationaux, même le meilleur dev du monde il ne vaut rien si il ne peut pas communiquer avec ces collègues étrangers.

  4. #4
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    Citation Envoyé par calvaire Voir le message
    Visiblement tu n'y connais...rien .
    Et toi, tu ne connais RIEN à la génération actuelle!

    Si tu crois qu'un génération "Z" va aller bosser derrière le cul d'une vache australienne ou au fond d'une mine, tu es bon pour demander une place à Musk dans sa première fusée pour mars!

  5. #5
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    D'un côté le nombre de diplômés du supérieur augmente d'année en année, de l'autre les entreprises rationalisent leurs dépenses si bien que le nombre de colis blancs n'augmente plus voire diminue. Et à cela s'ajoute l'IA qui est le prétexte rêvé pour tailler dans les salaires.

    Le passage de l'article qui explique que la moitié de la gen z rêve de devenir influenceuse m'a fait souffler du nez. Il est vrai que les rémunérations de ces types sont indécentes au vu de ce qu'ils accomplissent.

  6. #6
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    Citation Envoyé par Alex Voir le message
    L'arrivée massive de l'intelligence artificielle (IA) dans les entreprises bouleverse profondément le rapport de la génération Z (nés entre 1997 et 2012) à l'éducation supérieure. Une étude révèle une tendance inquiétante : un nombre croissant de jeunes diplômés estime désormais que leur parcours universitaire a été une perte de temps et d'argent, face à une IA toujours plus compétitive sur le marché du travail. Initialement encouragés par leurs parents et enseignants à poursuivre des études supérieures coûteuses, ils constatent aujourd'hui avec amertume que leurs compétences durement acquises peuvent être rapidement surpassées par des systèmes d'IA sophistiqués, capables d'effectuer des tâches complexes à moindre coût et en moins de temps.

    En outre, plusieurs analyses montrent que les promotions actuelles de diplômés se heurtent à des difficultés sans précédent pour décrocher leurs premiers emplois, marquant ainsi le pire marché de l'emploi de niveau d'entrée depuis des années. Cette situation est exacerbée par une série de facteurs économiques, mais l'ombre la plus préoccupante est sans aucun doute l'iIA et la perspective imminente qu'elle finisse par automatiser de nombreuses tâches actuellement dévolues aux employés débutants.
    Il est clair qu'il est aujourd'hui très difficile de trouver du travail dans certains domaines.
    Par contre je ne sais pas si l'IA est la principale cause de cette situation, je pense que c'est plutôt la crise économique.

    Aujourd'hui il est peut-être plus intéressant de faire un BAC Pro qu'un BAC+5 / BAC+8.
    D'après France Travail on recrute en :
    - Bâtiment et Travaux Public
    - Défense et Sécurité
    - Hôtellerie - Café - Restauration
    - Industrie
    - Santé - Social
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  7. #7
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    Par défaut « Il n'y a tout simplement aucune raison de s'occuper des jeunes employés » : L'IA prend le contrôle des emplo
    « Il n'y a tout simplement aucune raison de s'occuper des jeunes employés » : L'IA prend le contrôle des emplois de premier échelon,
    Que se passera-t-il lorsque la génération Z ne pourra pas commencer sa carrière ?

    L’avenir du travail a souvent été annoncé comme un terrain d’innovation, de nouvelles compétences et d’opportunités pour les jeunes générations. Pourtant, une réalité beaucoup plus sombre est en train de s’imposer. Une tendance, d’abord invisible et aujourd’hui impossible à ignorer, accélère aux États-Unis et se diffuse déjà en Europe : l’intelligence artificielle s’empare des postes d’entrée de gamme. Ces positions, historiquement essentielles pour mettre un pied dans le monde professionnel, se réduisent comme peau de chagrin. Et dans ce mouvement de fond, une vérité dérangeante se répand dans les entreprises : « Il n'y a tout simplement aucune raison de traiter avec de jeunes employés. ».

    Derrière cette phrase brutale, se cache un diagnostic glaçant. Le marché du travail n’est pas simplement en mutation ; il rejette littéralement ses nouveaux entrants. Les juniors ne seraient plus nécessaires, plus rentables, plus désirables. L’IA prend leur place, et l’économie semble s’en contenter.


    Pendant des décennies, les entreprises ont fonctionné selon un schéma stable : les juniors apprenaient sur le tas, montaient en compétences, puis devenaient des piliers de l’organisation. Ce système constituait la base même de la pyramide des talents. Mais avec la montée de l’IA générative et des automatisations, cette pyramide s’effondre par sa base.

    Ce qui frappe aujourd’hui, c’est la rapidité avec laquelle les métiers juniors disparaissent. Dans le journalisme, les assistants de rédaction sont remplacés par des modèles IA capables d’écrire, vérifier, assembler. Dans le marketing, ce sont désormais les IA qui génèrent les visuels, adaptent les messages, testent les A/B en un claquement de doigts. Dans l’administration, les postes de support, de traitement de dossiers ou d’assistance RH se volatilisent. Les économies réalisées permettent aux entreprises de ne plus supporter le coût de recrutement, de formation ou d’encadrement des plus jeunes.

    La logique est brutale mais parfaitement rationnelle pour les dirigeants : pourquoi investir dans des profils encore immatures quand un modèle IA peut produire immédiatement, sans pause, sans congé maladie, sans gestion humaine ?

    Le regard sans filtre des managers : « les jeunes coûtent trop cher et demandent trop »

    Une partie du phénomène tient aussi à une transformation culturelle. Beaucoup de managers interrogés dans l’article évoquent un changement de rapport au travail chez les jeunes employés. Ils sont perçus comme moins patients, plus exigeants, plus instables. Ils réclament du sens, un équilibre de vie et un salaire décent. Ils souhaitent évoluer rapidement, être écoutés, participer à des décisions. Et tout cela dans un contexte où les organisations, frappées par l’incertitude économique et la pression de la productivité, cherchent plutôt la stabilité et la rentabilité immédiate.

    Ce décalage alimente une idée perverse mais grandissante dans l’esprit de nombreux employeurs : l’IA serait plus simple à gérer que des jeunes talents. Plus docile. Plus prévisible. Plus économique.

    La phrase « Il n'y a tout simplement aucune raison de traiter avec de jeunes employés. » n’est pas seulement la constatation cynique d’un manager frustré ; elle devient un mantra stratégique pour certains secteurs.

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    Ce que l’entreprise perd en éliminant sa relève

    En adoptant cette approche, les entreprises jouent avec le feu. Parce qu’en supprimant les emplois d’entrée de gamme, elles suppriment aussi les viviers de leurs futurs experts, chefs de projets, managers et décideurs. Les compétences ne naissent pas par génération spontanée au niveau senior. Elles se forment par l’expérience, par les erreurs, par la confrontation au réel.

    En remplaçant la formation humaine par l’assistance algorithmique, les organisations risquent à terme de ne plus avoir de renouvellement interne. Elles deviendront dépendantes d’experts déjà formés ailleurs, donc plus chers, plus rares, et plus volatils.

    Dans l’ingénierie logicielle ou la cybersécurité, par exemple, la disparition des juniors crée un goulet d’étranglement. Les seniors sont saturés, l’innovation ralentit, les erreurs coûtent plus cher. À long terme, l’économie paie toujours le prix d’avoir tué la relève.

    Le choc générationnel : une Gen Z paralysée avant même de commencer

    Pour la génération Z, qui arrive massivement sur le marché du travail en pleine explosion de l’IA générative, la situation devient kafkaïenne. On leur explique qu’il faut de l’expérience pour décrocher un emploi, mais les emplois permettant d’acquérir cette expérience n’existent plus.

    Ce paradoxe crée une anxiété massive, doublée d’un sentiment d’injustice. Beaucoup de jeunes diplômés enchaînent les stages précaires, les micro-tâches sous-payées, ou se résignent à des jobs alimentaires sans lien avec leur formation.

    La frustration est palpable : comment construire une carrière quand la porte d’entrée est murée ?

    La tentation du « tout freelance » et la survie hors du salariat

    Face au blocage, certains jeunes choisissent l’indépendance, parfois par choix, souvent par défaut. Les plateformes de freelancing attirent une génération talentueuse mais désabusée, prête à tout pour contourner l’inertie du marché. Pourtant, l’IA, là encore, occupe déjà les niches les plus lucratives. Les graphistes, les copywriters, les traducteurs, les développeurs juniors voient les tarifs s’effondrer sous la pression des outils automatiques.

    Là où les générations précédentes pouvaient progresser grâce à un modèle “j’apprends puis je vends”, la Gen Z découvre un écosystème où les apprentissages humains ne rivalisent plus avec la vitesse algorithmique.

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    Il travaillait sur des systèmes d'IA autonomes pendant son temps libre et se fait licencier deux heures après les avoir présenté

    Peu après avoir obtenu son diplôme de l'université du Texas à Austin en 2021, Donald King a décroché un poste d'associé au sein du cabinet de conseil londonien PricewaterhouseCoopers. Donald King avait toujours pensé qu'il travaillerait dans le monde des affaires (il avait créé son propre fonds spéculatif alors qu'il était encore étudiant), mais après quelques années dans ce poste, il s'est rendu compte qu'il s'intéressait davantage à la technologie qu'à la finance. Au début de l'année 2024, après l'annonce par PwC d'un investissement d'un milliard de dollars dans l'intelligence artificielle, il a changé de poste et a commencé à travailler comme data scientist pour la toute nouvelle Global AI Factory de l'entreprise.

    King a travaillé avec des ingénieurs de PwC et d'OpenAI pour personnaliser des équipes de systèmes d'IA autonomes, appelés agents, pour les entreprises du Fortune 500. Normalement, les multinationales engagent des milliers de personnes pour moderniser leurs logiciels backend. Home Depot, par exemple, pourrait faire appel à une armée de consultants pour mettre à jour son inventaire ou ses processus SAP de comptabilité fournisseurs. Récemment, cependant, les agents IA sont devenus très performants dans ce type de travail. Les consultants sont parmi les utilisateurs les plus prolifiques de l'IA, et King se considérait comme une sorte de pionnier dans une nouvelle ère d'automatisation, créant puis déployant des agents pour les clients de PwC. « P-dubs », comme l'appelle King, attendait beaucoup de ses employés. King travaillait 80 heures par semaine, ce qui empêchait le jeune homme de 26 ans de sortir le week-end. Mais il gagnait plus de 100 000 dollars par an et vivait dans un appartement d'une chambre situé au-dessus de Hudson Yards, dans un immeuble doté d'une salle de sport assez agréable, où il tenait parfois des réunions sans caméra tout en faisant des tractions. « J'étais un esclave de la viande, dit-il, et c'était en quelque sorte le travail de mes rêves. »

    L'objectif était d'aider les clients à « faire plus avec moins », comme le rappelaient les supérieurs de King, en automatisant toutes les tâches confiées à son équipe. Parfois, lorsque King s'attardait sur les effets en aval de son travail, il se sentait comme le Dr Frankenstein regardant son monstre. « Il y avait un sentiment d'admiration, puis une sorte de choc, de peur et presque de dégoût », dit-il. King savait que les consultants étaient appelés « hommes de main » pour une raison, mais il devenait évident pour lui que les agents créés par ses équipes étaient capables d'éliminer non seulement des emplois individuels, mais aussi des catégories d'emplois entières. « Nous avions un gros client dans le domaine des télécommunications, et nous faisions des choses incroyables pour lui. Une fois, nous avons créé un agent qui était littéralement un agent Microsoft Teams qui se faisait passer pour un véritable employé humain », explique King. « C'est à ce moment-là que mes collègues et moi nous sommes dit : « Whoa, nous devons nous asseoir et discuter un peu. Mais qu'est-ce que nous sommes en train de faire ? » Parce que c'est le travail de quelqu'un, et si nous avons 45 agents de ce type qui travaillent ensemble, combien d'emplois humains cela va-t-il supprimer ? Sommes-nous en train d'automatiser les moyens de subsistance des gens ? »

    Un soir, après avoir préparé une importante présentation, King est resté éveillé tard dans la nuit à discuter avec quelques-uns de ses collègues des implications de leur travail. L'un d'eux, un cadre supérieur, se demandait si ses enfants devaient vraiment se donner la peine d'étudier l'informatique.

    Lorsque les quatre grands cabinets de conseil ont commencé à licencier des employés l'année dernière, King ne s'est pas inquiété. Il n'est pas rare ces derniers temps que de jeunes consultants passent plusieurs semaines « sur la touche », attendant d'être recrutés par un chef de projet, mais après trois ans dans l'entreprise, le taux d'utilisation de King (le temps qu'il consacre aux projets) était de 100 %. Il s'est senti encore plus en sécurité lorsqu'à la fin de l'année dernière, il a participé à un hackathon sur l'IA organisé à l'échelle de l'entreprise et a remporté la première place parmi des milliers de participants. En octobre, il a présenté son produit gagnant, une équipe d'agents IA qu'il avait créée pendant son temps libre, à quelque 70 000 employés de PwC. « Je me suis dit : "Oh, cela va m'ouvrir tellement de possibilités. Je me suis littéralement dit : « Je suis à l'abri du licenciement. » Puis, deux heures après la fin de la présentation de King, PwC l'a licencié.

    King a enregistré une vidéo de son propre licenciement. Dans cette vidéo, un associé avec un accent du sud explique de manière factuelle que PwC procède à une réorganisation « afin d'aligner notre main-d'œuvre pour accélérer notre stratégie commerciale ». King en est venu à considérer l'IA, et son travail en particulier, comme un Ouroboros. Les agents IA qu'il avait créés avaient pour but de réduire de 30 % à la fois l'équipe du client et l'équipe de consultants PwC travaillant pour ce client. « C'était en fait comme si je me jetais moi-même dans le hachoir à viande de l'IA. »

    Dans les mois qui ont suivi son licenciement, King a créé sa propre agence de marketing et est devenu une sorte d'influenceur du licenciement, racontant son histoire sur TikTok et donnant des conseils. Il a un public captif : en juillet, le pourcentage de « nouveaux arrivants » par rapport à la population totale au chômage a atteint son plus haut niveau depuis 1988.

    Plus de 20 000 offres d'emploi de Développeur ou en Informatique

    Source : Donald King

    Et vous ?

    Jusqu’où les entreprises peuvent-elles aller dans la substitution des juniors par l’IA avant de mettre en péril leur capacité à se renouveler ? Les dirigeants ont-ils réellement conscience du risque de rupture générationnelle qu’ils alimentent en éliminant leur propre vivier de talents ?

    Est-il acceptable, dans une économie développée, que des jeunes diplômés se retrouvent structurellement exclus du marché du travail non pas par manque de compétence, mais simplement parce que l’automatisation rend leur existence jugée superflue ? À quel moment ce choix devient-il un problème de société et non plus seulement une optimisation financière ?

    Le régulateur doit-il intervenir pour protéger les emplois juniors et garantir des parcours professionnels de démarrage ? Peut-on imaginer des quotas, des crédits d’impôt ou de nouvelles obligations d’embauche pour éviter une génération sacrifiée ?

    Comment intégrer l’IA dans les processus internes sans détruire les postes qui permettaient précisément aux futurs experts d’apprendre leur métier ?L’automatisation totale est-elle réellement compatible avec la formation sur le terrain indispensable dans les métiers techniques ?

    Voir aussi :

    Diplômés et désabusés à l'ère de l'IA : la génération Z estime que les diplômes universitaires ont été une perte de temps et d'argent, tandis que l'IA s'infiltre de plus en plus en entreprise

    L'IA et l'automatisation pourraient supprimer près de 100 millions d'emplois aux États-Unis au cours de la prochaine décennie, selon un rapport controversé des démocrates du Sénat réalisé à l'aide de ChatGPT

    Les économistes s'accordent à dire que le cauchemar des embauches pour la génération Z est bien réel. L'IA n'en serait pas la cause, simplement l'amplificateur

    Sam Altman affirme que la génération Z est la plus « chanceuse » de toute l'histoire grâce à l'IA, malgré la crainte croissante de perte d'emplois et d'une génération de programmeurs illettrés
    Contribuez au club : Corrections, suggestions, critiques, ... : Contactez le service news et Rédigez des actualités

  8. #8
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    Les juniors ne seraient plus nécessaires, plus rentables, plus désirables. L’IA prend leur place, et l’économie semble s’en contenter.
    Dire ça c'est oublier qu'aucune boîte d'IA générative n'est pour l'instant rentable. Et que quand elles vont vraiment avoir besoin de le devenir, ça va sans doute changer la donne.

  9. #9
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    La majorité des cols blancs exerce des fonctions type "concierge de luxe" sans rapport avec leur niveau d'études. Et cette tendance se retrouve dans tous les domaines, de la finance à l'ingénierie. Bien-sûr que l'IA va faire un carnage !

    Typiquement en France, le nombre d'ingénieurs en activité était d'environ 500000 au début des années 90, pour dépasser le million aujourd'hui. Est-ce que cela correspond à un besoin réel ? Absolument pas ! C'est juste que les employeurs ont remarqué que les ingénieurs étaient dociles et prêt à accomplir toutes sortes de tâches sans rechigner. Et ils en sont fier les bougres ! Sur LinkedIn, passent toutes sortes de memes qui ironisent sur la difficulté des études tout ça pour finir pisseur de tableau Excel. Là encore l'IA risque de faire des ravages.

  10. #10
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    Tu mets une IA qui hallucine au milieu de cents autres qui hallucinent, tu laisses tourner ça quelques semaines. Et...?

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  11. #11
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    peut être que la gen z est sur la mauvaise voie.

    Plutôt que de perdre 5ans (parfois avec un crédit) dans des études d'ingénieurs qui n'offriront pas de boulot ou au mieux sous payé. Envisager plutôt une carrière manuel (électricien, plombier, entretien d'espace vert, climatiseur...).
    Si la tech c'est votre passion, rien ne vous empêche en parallèle sur votre temps libre de vous former avec l'ia et de développer avec l'ia votre propre produit pour tenter d'en vivre.

    ou d'autres filières que l'ia ne menace pas a court/moyen terme, les métiers du CARE par exemple je pense sont tranquille pour au moins 20ans encore.
    La population vieillit et le besoin en santé ne fera que croitre dans le futur. Le capitale étant majoritairement détenus par les vieux en plus, ce sont les plus susceptibles de bien vous payer dans le futur.
    A titre perso, j’investis pas mal dans les prestations senior premium.
    Une belle jeune qui sert les repas, les lavent, offre des discussions et une présence "authentique" voir offre des prestations sexuelles si il en a envie (oui j'en ai vu en Thaïlande, l'épouse parfaite de 20ans qui sert le monsieur de 70ans).
    Le marché devrait encore bien monter dans ce secteur jusqu'en 2040 au moins.

    Les femmes ont plus d'opportunités en occident, les lois d’inclusion/égalité vous feront monter dans la hiérarchie, et la misère sexuel chez les hommes peuvent vous ouvrir des portes. L'escorting premium est un marché en plein boom.
    A shangai par exemple je me suis fait accosté pleins de fois par des jolies nana, bon je connais le truc c'est juste pour se faire inviter dans un bon resto ou c'est une rabatteuse pour t'attirer dans un resto spécifique.
    J'imagine qu'il y'a des clients pour ça, payer juste pour être accompagné au resto.

  12. #12
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    @Calvaire: tout à fait d’accords avec toi, sauf sur un point, c’est qu’elle tranche d’âges pour toi un boomer ?

    Moi, je me considère comme un post-boomer, je suis née en 1965, sais-tu pourquoi ?

    Tout simplement qu’à mon arrivé sur le marché du travail, tout les postes d’était déjà occupés, pris par la génération du baby-boom, il ne restait que les emploies merdique, mes premières années ont étés l’enfer…

  13. #13
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    @Calvaire: tout à fait d’accords avec toi, sauf sur un point, c’est qu’elle tranche d’âges pour toi un boomer ?

    Moi, je me considère comme un post-boomer, je suis née en 1965, sais-tu pourquoi ?

    Tout simplement qu’à mon arrivé sur le marché du travail, tout les postes d’était déjà occupés, pris par la génération du baby-boom, il ne restait que les emploies merdique, mes premières années ont étés l’enfer…
    pour moi un boomer c'est ceux qui ont entre 65 et 80ans.
    Entrée facile sur le marché du travail, immobilier peu cher, stabilité de l’emploi, 35h et 5e semaine une bonne grosse partie de leurs carrière, retraite à 60 ans et grosse plus value immobilière et boursière ces 50 dernières années.

    Je n'ai rien contre les "boomers", ils ont vécu leurs vie et ont simplement profiter d'une bonne situation économique et sociale. Ils ont bossé et n'ont rien volé.
    Mais le contrat social veut que la nouvelle génération ai une meilleur vie que les anciens, ce qui ne sera cette fois certainement pas le cas.

  14. #14
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    Il y a des métiers que l'IA ne remplace pas.

  15. #15
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    Citation Envoyé par Aisyk Voir le message
    Il y a des métiers que l'IA ne remplace pas.
    Oui effectivement ! Plombier, maçon, garagiste, chauffagiste, poseur de climatisation (métier qui va être de plus en plus demandé à cause du réchauffement climatique), etc...

  16. #16
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    Par défaut Goldman Sachs met en garde contre une « croissance sans emploi », l'IA ne stimulant pas l'emploi
    Goldman Sachs met en garde contre une « croissance sans emploi », l'IA stimulant la production mais pas l'emploi, et décide de procéder à une nouvelle vague de licenciements préventifs

    Goldman Sachs se prépare à une nouvelle vague de licenciements dans le cadre d'une refonte complète de l'entreprise sous l'impulsion de l'intelligence artificielle, a déclaré l'équipe de direction du PDG David Solomon au personnel dans une note interne. Le géant de Wall Street va « limiter la croissance de ses effectifs jusqu'à la fin de l'année » et procéder à une « réduction limitée des postes dans toute l'entreprise », selon la note publiée, le jour même où la banque a annoncé des bénéfices records pour le troisième trimestre.

    Un rapport du BSI a révélé que la génération Z est confrontée à une « apocalypse de l'emploi » alors que les entreprises privilégient l'IA plutôt que les nouvelles recrues et accélèrent l'intégration de l'IA pour réduire les coûts au détriment des postes de débutants. Une image sombre se dessine à mesure que les outils d'intelligence artificielle s'imposent dans le monde du travail à l'échelle mondiale.

    Le DSI de Goldman Sachs avait déjà averti de cette situation. Pour 2025, l'intelligence artificielle (IA) serait dominée par la maturation des codes d'IA en tant que "travailleurs" d'entreprise qui peuvent prendre en charge les processus d'entreprise et être gérés comme des employés. Il ajoute que cela créera les conditions pour que les entreprises finissent par "employer" et former les travailleurs IA pour qu'ils fassent partie d'équipes hybrides composées d'humains et d'IA travaillant ensemble.

    Dans ce contexte, Goldman Sachs se prépare à une nouvelle vague de licenciements dans le cadre d'une refonte complète de l'entreprise sous l'impulsion de l'intelligence artificielle, a déclaré l'équipe de direction du PDG David Solomon au personnel dans une note interne. Le géant de Wall Street va « limiter la croissance de ses effectifs jusqu'à la fin de l'année » et procéder à une « réduction limitée des postes dans toute l'entreprise », selon la note publiée, le jour même où la banque a annoncé des bénéfices records pour le troisième trimestre.

    « Même lorsque l'activité est florissante, nous avons l'obligation d'examiner attentivement nos opérations et de positionner l'entreprise pour l'avenir », a écrit la direction de Goldman. « Nous ne prenons pas ces décisions à la légère, mais ce processus s'inscrit dans le dynamisme à long terme que nos actionnaires, nos clients et nos collaborateurs attendent de Goldman Sachs. »

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    Au 30 septembre, Goldman comptait 48 300 employés dans le monde, soit près de 2 000 de plus qu'un an auparavant. « L'entreprise terminera l'année avec une augmentation nette de ses effectifs globaux », a déclaré Jennifer Zuccarelli, porte-parole de Goldman. La note indique que cette décision intervient alors que Goldman lance une nouvelle phase de son programme « One Goldman Sachs », baptisé OneGS 3.0, un effort pluriannuel visant à « transformer le système d'exploitation de l'entreprise ».

    La banque new-yorkaise a été l'une des principales bénéficiaires de la volatilité des marchés cette année, avec un chiffre d'affaires de 15 milliards de dollars et un bénéfice par action de 12,25 dollars pour le trimestre juillet-septembre, tous deux bien supérieurs aux prévisions.

    Mais la note précise que la prochaine phase de croissance de l'entreprise dépendra de l'utilisation de l'IA pour stimuler la productivité et « repenser les processus » dans toutes les divisions. « Les progrès rapides de l'IA peuvent nous permettre de réaliser d'importants gains de productivité », selon la note. « Nos objectifs en matière d'efficacité opérationnelle doivent refléter les gains qui découleront de ces technologies transformationnelles. »

    La note indique que le plan OneGS 3.0 se concentrera sur six objectifs : « améliorer l'expérience client, accroître la rentabilité, stimuler la productivité et l'efficacité, renforcer la résilience et la capacité d'évolution, enrichir l'expérience des employés et renforcer la gestion des risques ». Pour atteindre ces objectifs, a-t-il déclaré, les équipes donneront la priorité aux « flux de travail de bout en bout » qui peuvent bénéficier des changements de processus induits par l'IA, notamment l'aide à la vente, l'intégration des clients, les prêts, les rapports réglementaires et la gestion des fournisseurs.

    « Pour tirer pleinement parti du potentiel de l'IA, nous devons gagner en rapidité et en agilité dans tous les aspects de nos opérations », indique la note. « Cela ne signifie pas seulement réorganiser nos plateformes. Cela signifie adopter une vision globale de la manière dont nous organisons notre personnel, prenons des décisions et réfléchissons à la productivité et à l'efficacité. »

    Cette note de service constitue la reconnaissance la plus détaillée à ce jour de la part de la direction du fait que l'automatisation entraîne des changements structurels dans toutes les branches d'activité de Goldman. « Les réductions d'effectifs chez Goldman Sachs, malgré des résultats solides, sont un signe de prudence pour l'avenir, car même les grandes banques réduisent leurs coûts et se préparent à un ralentissement potentiel de l'activité », a déclaré Eugenia Mykuliak, fondatrice et directrice exécutive de B2PRIME Group.

    « Dans le même temps, l'IA joue un rôle de plus en plus important : Goldman Sachs remodèle ses effectifs afin de tirer parti de l'automatisation et de processus plus intelligents, basés sur l'IA, qui transforment progressivement le fonctionnement de la banque d'investissement. »

    En juin, Goldman avait lancé un nouvel outil interne d'IA générative, le GS AI Assistant, conçu pour aider les banquiers à résumer des documents, rédiger des rapports et analyser des données. Marco Argenti, directeur des systèmes d'information, a déclaré à l'époque que « des milliers de nos employés utilisent déjà le GS AI Assistant » pour « stimuler la productivité ». Si Goldman affirme que cette technologie vise à rendre les employés plus efficaces, son utilisation a suscité des inquiétudes à Wall Street quant à la disparition potentielle des emplois de niveau débutant et des postes administratifs.


    En avril, Goldman Sachs a publié une étude selon laquelle l'IA, notamment les outils d'IA générative comme Bard et ChatGPT, pourrait automatiser 25 % de l'ensemble du marché du travail. Plus en détail, les économistes de la banque américaine d'investissement prévoient que l'IA devrait remplacer les humains dans 46 % des tâches administratives, 44 % des emplois juridiques et 37 % des professions de l'architecture et de l'ingénierie. Ainsi, environ 300 millions d'emplois pourraient être supprimés par l'IA dans les années à venir, ce qui, selon la banque, signifie que l'IA générative est en bonne voie pour bouleverser fondamentalement le travail tel que nous le connaissons.

    Une étude réalisée en début d'année prévoyait que jusqu'à 200 000 emplois dans le secteur financier pourraient être supprimés dans les cinq ans à venir, les entreprises adoptant des systèmes d'IA pour les tâches routinières. Les réductions prévues par Goldman interviennent alors que ses concurrents lancent eux aussi des campagnes de réduction des coûts de grande envergure. Morgan Stanley supprime 2 000 postes, soit environ 2,5 % de ses effectifs, sous la direction de son nouveau PDG Ted Pick. Ces suppressions visent à réduire les dépenses après une année marquée par un ralentissement des transactions et une attrition minimale.

    JPMorgan Chase a annoncé quatre vagues de licenciements en 2025, dont 88 employés de son bureau de Jersey City cet automne, ce qui porte le total local à plus de 400. Parallèlement, Citigroup procède à l'une des plus importantes restructurations de Wall Street, supprimant 20 000 emplois sur deux ans, alors que la PDG Jane Fraser simplifie les opérations et investit dans les nouvelles technologies. Cette refonte, qui devrait permettre d'économiser 2,5 milliards de dollars par an d'ici 2026, a aplati les niveaux hiérarchiques et placé les responsables de division en contact direct avec le PDG.

    Cette situation rappelle une étude de Microsoft sur l'impact de l'IA sur l'emploi qui a révélé les emplois menacés par l'IA. L'étude, basée sur les interactions des utilisateurs, met en évidence les rôles liés à la création de contenu et au langage comme étant fortement touchés. Les interprètes, les rédacteurs et les rôles liés au service client sont particulièrement menacés. Les emplois manuels et en temps réel, tels que ceux de chirurgien ou de mécanicien, sont moins touchés. L'IA assistera les travailleurs, elle ne les remplacera pas.

    Source : L'équipe de direction du PDG David Solomon au personnel dans une note interne

    Et vous ?

    Pensez-vous que cette note est crédible ou pertinente ?
    Quel est votre avis sur le sujet ?

    Voir aussi :

    Plus de 20 000 offres d'emploi de Développeur ou en Informatique

    « L'IA n'a pas eu d'effet sur l'emploi jusqu'à présent », d'après une étude, en contradiction avec un rapport qui fait état de plus de 80 000 licenciements d'IT en 2025 en raison de l'intégration de l'IA

    Les chefs d'entreprises prétendent que l'IA n'est qu'un outil d'assistance pour les travailleurs, mais en coulisses, elle sert déjà à réduire massivement les effectifs chez Shopify, Amazon et Microsoft

    L'IA et l'automatisation pourraient supprimer près de 100 millions d'emplois aux États-Unis au cours de la prochaine décennie, selon un rapport controversé des démocrates du Sénat réalisé à l'aide de ChatGPT
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  17. #17
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    Citation Envoyé par Alex Voir le message
    Cette situation rappelle une étude de Microsoft sur l'impact de l'IA sur l'emploi qui a révélé les emplois menacés par l'IA. L'étude, basée sur les interactions des utilisateurs, met en évidence les rôles liés à la création de contenu et au langage comme étant fortement touchés. Les interprètes, les rédacteurs et les rôles liés au service client sont particulièrement menacés. Les emplois manuels et en temps réel, tels que ceux de chirurgien ou de mécanicien, sont moins touchés. L'IA assistera les travailleurs, elle ne les remplacera pas.
    Je trouve que l'idée d'un robot chirurgien est crédible.

    Il y a déjà ça :
    Opération Lindbergh
    L'opération Lindbergh est une opération de téléchirurgie réalisée, avec succès, par une équipe chirurgicale située à New York sur une patiente se trouvant dans un service des Hôpitaux universitaires de Strasbourg, le 7 septembre 2001. Elle a été baptisée du nom de l'aviateur Charles Lindbergh qui a effectué la première traversée de l'Atlantique sans escale entre New York et Paris à bord du Spirit of St. Louis.
    Il n'y a plus qu'à remplacer l'équipe chirurgicale par un algorithme et c'est bon

  18. #18
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    Par défaut Marché de l'emploi pour la génération Z : 1,2 million de diplômés se disputent seulement 17 000 postes
    Marché de l'emploi pour la génération Z : 1,2 million de diplômés se disputent seulement 17 000 postes dans un contexte d'essor de l'IA et des emplois fantômes, une grave crise de l'emploi au Royaume-Uni

    Marché de l'emploi pour la génération Z : 1,2 million de diplômés se disputent seulement 17 000 postes dans un contexte d'essor de l'IA et des emplois fantômes. Une grave crise de l'emploi touche la génération Z au Royaume-Uni, causée par l'IA et l'essor des emplois fantômes.

    La génération Z est confrontée à une « apocalypse de l'emploi » alors que les entreprises privilégient l'IA plutôt que les nouvelles recrues et accélèrent l'intégration de l'IA pour réduire les coûts au détriment des postes de débutants, selon un rapport du BSI. Selon l'étude, près d'un tiers des cadres déclarent que leur entreprise envisage désormais des solutions d'IA avant d'embaucher de nouveaux employés, tandis que 39 % admettent que les postes de débutants ont déjà été réduits ou supprimés en raison de la rationalisation de l'IA.

    La concurrence entre les jeunes diplômés universitaires au Royaume-Uni a atteint des niveaux sans précédent, avec 1,2 million de candidatures pour seulement 17 000 postes ouverts dans le cycle 2023/2024. Cette statistique alarmante, soulignée par Rob Breare, PDG du Malvern College International, met en évidence une grave « crise de l'emploi » pour la génération Z, amplifiée par des forces disruptives telles que l'intelligence artificielle (IA) et l'essor des « emplois fantômes ».

    Souvent qualifiés de désengagés ou de peu ambitieux, les diplômés de la génération Z feraient en réalité preuve d'une immense détermination à lancer leur carrière. Cependant, ils sont confrontés à un marché du travail de plus en plus hostile. L'avènement de l'IA automatise rapidement de nombreuses tâches traditionnelles de niveau débutant, remplaçant ainsi les postes historiquement occupés par les nouveaux diplômés. À ce défi s'ajoutent les « emplois fantômes », des postes publiés qui n'existent pas ou qui ne sont pas destinés à être pourvus, et qui servent uniquement à améliorer la réputation de l'entreprise ou à collecter des données sur les candidats. Cet environnement instable a même poussé les responsables de l'éducation à tirer la sonnette d'alarme.


    S'exprimant lors du Fortune Global Forum, Breare a mis en évidence le déséquilibre flagrant : « Il y a aujourd'hui beaucoup de diplômés qui sortent des universités, ce qui signifie qu'il y a nécessairement plus de personnes diplômées que d'emplois disponibles. » Il a également cité les « statistiques plutôt choquantes » de l'Institute of Student Employers (ISE), qui révèlent un écart monumental entre 1,2 million de candidatures et seulement 17 000 postes pour diplômés au Royaume-Uni. Ce chiffre, a fait remarquer Breare, « commence à donner une idée de la compétitivité croissante de ce marché », marquant un tournant décisif pour les jeunes professionnels qui cherchent à entrer sur le marché du travail.

    L'influence croissante de l'IA sur l'emploi ne se limite pas à remodeler les industries ; elle oblige également les établissements d'enseignement supérieur à réévaluer leurs programmes et leurs systèmes de soutien. Alors que les agents IA prennent en charge de plus en plus de tâches autrefois réservées aux nouveaux employés, les universités sont sous pression pour doter les diplômés de compétences plus avancées et d'une compréhension plus approfondie des paysages technologiques en constante évolution. Cette dynamique en pleine évolution signifie que les diplômés d'aujourd'hui font les frais d'un système éducatif qui peine à s'adapter suffisamment rapidement au rythme des changements technologiques et aux exigences du marché.

    La crise de l'emploi de la génération Z au Royaume-Uni est un défi multiforme, combinant une concurrence intense, des bouleversements technologiques et des pratiques trompeuses sur le marché du travail. Loin d'être un manque d'ambition, elle met en évidence un problème structurel où le nombre de diplômés qualifiés dépasse largement les opportunités disponibles, poussant les jeunes diplômés dans une lutte sans précédent pour entrer dans la vie active. Pour y remédier, il faudra que les éducateurs, les employeurs et les décideurs politiques collaborent afin de combler le fossé qui se creuse entre l'offre et la demande de talents.

    Pourtant, Sam Altman, le PDG d'OpenAI, a relativisé les préoccupations concernant les pertes d'emplois causées par l'IA, suggérant que les emplois supprimés ou transformés par l'IA pourraient ne pas être considérés comme du « vrai travail » à long terme. Il a comparé cette évolution aux changements industriels du passé, affirmant que, tout comme les agriculteurs considéraient autrefois le travail intellectuel comme « n'étant pas du vrai travail », les générations futures pourraient percevoir les emplois actuels de la même manière, à mesure que l'IA redéfinit la notion de travail utile.


    Source : Rob Breare, PDG de Malvern College International

    Et vous ?

    Pensez-vous que cette analyse est crédible ou pertinente ?
    Quel est votre avis sur le sujet ?

    Voir aussi :

    Plus de 20 000 offres d'emploi de Développeur ou en Informatique

    Diplômés et désabusés à l'ère de l'IA : la génération Z estime que les diplômes universitaires ont été une perte de temps et d'argent , tandis que l'IA s'infiltre de plus en plus en entreprise

    37 % des employeurs préfèrent embaucher une IA plutôt qu'un jeune diplômé de la génération Z, selon un rapport qui estime que l'enseignement traditionnel ne prépare pas suffisamment pour le monde du travail

    Les employeurs déplorent le manque de motivation et d'initiative des jeunes diplômés de la génération Z, et des rapports indiquent que les juniors en informatique n'ont pas les compétences techniques requises
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  19. #19
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    Ce n'est pas ces "générations Z" qui sur ce forum même se vantaient il y a encore quelques mois qui si leur employeurs ne voulaient pas les laisser en télétravail dans leur salon, ils changeraient d'entreprise vu que les acteurs du marché de l'emploi se battaient pour les engager quelques que soient leur exigences???

  20. #20
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    Cela ne fait que commencer. Il y aura de plus en plus de diplômés mais pas que ceux là, qui vont se retrouver sans emploi.
    Un chômage de masse, pas de travail, une dette faramineuse, un changement climatique, ... la fin de notre monde, tel que nous le connaissons.

    Dites merci à l'IA.

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