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Actualités Discussion :

Le Parlement de l’UE donne à nouveau son feu vert à Chat Control 1.0

Vue hybride

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  1. #1
    ALT
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    Oui, j'avais vu que c'était pas d'chez nous !
    Mais on en parle de plus en plus souvent aussi. D'où mon parallèle entre les deux situations.
    Et nul doute que les jeunes Français trouveraient des moyens identiques.
    « Un peuple qui est prêt à sacrifier un peu de liberté contre un peu de sécurité, ne mérite ni l'une, ni l'autre, et finira par perdre les deux. »
    Attribué indistinctement à :
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    Benjamin Franklin
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  2. #2
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    Citation Envoyé par Stéphane le calme Voir le message
    Cette scène, aussi absurde qu'elle paraisse, est le symptôme le plus visible d'un échec systémique. [...]. C'était l'une des législations les plus ambitieuses en matière de protection des mineurs en ligne. Dix mois après son entrée en vigueur, la réalité du terrain la rattrape.
    Echec systémique? Législation ambitieuse?
    On parle surtout d'une absurdité législative et la suite de l'article le démontre bien.
    c'est une pratique [...] de plus en plus sophistiquée.
    [...]
    la saisie d'une fausse date de naissance, l'utilisation de la carte d'identité d'une autre personne, la soumission de vidéos de visages tiers, ou encore l'utilisation d'avatars de jeux vidéo
    Saisir une fausse date de naissance, c'est sophistiqué?
    Prendre la carte d'identité de papa, c'est sophistiqué?
    Utiliser un avatar de jeu vidéo, c'est sophistiqué? Et l'outil ne se rend même pas compte que le personnage est un faux?
    Environ 26 % des parents déclarent avoir autorisé leur enfant à contourner des contrôles d'âge, et 17 % admettent les avoir activement aidés à le faire.

    Les motivations invoquées sont pragmatiques. Une mère interrogée explique avoir aidé son fils de 13 ans à accéder à un jeu vidéo : elle connaissait le jeu, elle jugeait son contenu approprié, et elle s'est estimée mieux placée que l'algorithme pour prendre cette décision.
    Et on parle de parents complices?
    C'est à dire qu'un parent qui connait un jeu, qui l'estime adéquat pour son enfant (individu qu'il a élevé, qu'il connait, dont il connait au moins une partie des points sensibles et des points forts) et qui peut mettre en place d'autres sécurités bien plus solides qu'un contrôle d'âge serait complice de quoi?
    D'avoir été plus malin que la loi?
    Soit.
    J'ai un filleul qui commence à demander une console à ses parents. Ses parents ne jouent pas aux jeux vidéos (en dehors de candy crush & Co) du coup on commence à échanger sur la façon d'aborder le sujet.
    Pour quand la console? (je considère qu'il est trop jeune pour jouer dans un environnement familial qui ne joue pas)
    Quelle console? Quels jeux?
    Combien de temps? Avec quel encadrement?
    Quel moyens de préventions? etc.
    Je suis désolé mais ce n'est pas en l'empêchant de jouer à Wii Bowling qu'on va lui permettre de s'émanciper. Et je crois bien plus en la gestion raisonnable de l'entourage qu'en la (pseudo)sécurité intrinsèque du système.
    Si les règles varient d'un foyer à l'autre, les protections au niveau de la plateforme perdent leur cohérence.
    Oui et?
    Les données suggèrent cependant que la communication joue un rôle protecteur : les enfants qui discutent régulièrement de leur activité en ligne avec leurs parents sont moins susceptibles de contourner les restrictions que ceux qui ne le font pas. La législation ne peut pas substituer au dialogue familial ce que le dialogue familial seul peut accomplir.
    Quand même.
    Et de mon point de vue il y a une raison à ça, les restrictions ne sont pas complètement absurdes et un enfant, même jeune, peut comprendre que certains contenus ne sont pas encore pour lui, et que le système n'est pas tant un gros mur infranchissable mais juste un rubalise qui lui dit qu'au delà il risque de voir des choses inadéquat pour lui.
    Et il ne le passera souvent pas. Parfois il le passera sans que ça pose problème. Et un jour, peut être, il le passera et verra une chose qui l'aura choqué mais il sait qu'il pourra en parler avec ses parents qui pourront gérer cette crise.
    Mais ces progrès paraissent bien minces au regard de l'exposition aux contenus préjudiciables qui persiste. Près de la moitié des enfants interrogés (49 %) déclarent avoir été exposés à des contenus nuisibles en ligne au cours du dernier mois, incluant des contenus violents (12 %), des contenus promouvant des corps irréalistes (11 %), et des contenus racistes, homophobes ou sexistes (10 %); autant de contenus pourtant explicitement interdits par les codes de sécurité enfants de la loi.
    La question n'est pas tant est-ce qu'ils en ont vu (hormis pour les contenus violents) mais quel est le niveau d'exposition?
    Vous voulez des contenus racistes, homophobes ou sexistes? Allumez CNews. Et il n'y a aucun contrôle d'âge.
    Mon filleul, qui n'est pas si vieux, a déjà été exposé au racisme, à l'homophobie et au sexisme dans la vie quotidienne alors que c'est un petit garçon bien blanc. Parce que sa marraine vient d'Amérique du Sud, qu'une partie de l'entourage de ses parents sont des hommes homosexuels et que par conséquent il a déjà entendu des gens dans la rue traiter ses connaissances de conchita ou de PD. Et donc oui, avant d'entrer à l'école il a découvert qu'il y a des gens qui n'aiment pas les gens qui ont la peau foncée ou un accent ou les hommes efféminés. Et c'est devenu un petit militant de la tolérance et je trouve ça plutôt bien.
    Un enfant avec un maquillage adulte peut franchir une barrière d'âge 18+. À l'inverse, on rapporte le cas notoire de l'homme le plus tatoué de Grande-Bretagne, dont le système de vérification d'âge ne parvenait pas à traiter le visage, le confondant avec un masque. Ces anecdotes, comiques en surface, révèlent les limites profondes d'une technologie utilisée à des fins réglementaires sans que son taux d'erreur ait été rendu public ni soumis à une évaluation indépendante.
    Ces anecdotes montrent surtout que le système est nul et inadéquat, il ne remplit même pas sa mission.
    Mission qui est nulle et inadéquate.
    Les alternatives plus robustes (vérification par document d'identité, croisement avec une base de données gouvernementale, authentification via un tiers de confiance) soulèvent quant à elles des questions sérieuses de confidentialité des données et de surveillance.
    Une maman a aidé son enfant à contourner le système, partant de là aucun système n'est robuste.
    Donc plus de robustesse n'apporte pas plus de sécurité, ça ne fait que diminuer nos libertés individuelles.
    L'Ofcom, le régulateur britannique des communications, se retrouve pris en étau entre l'impératif de protection des mineurs et celui de la vie privée des adultes qui n'ont aucune raison de devoir prouver leur âge pour naviguer sur Internet.
    Quel impératif de protéger les mineurs?
    C'est une promesse, en rien un impératif.

  3. #3
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    Par défaut Heu...
    totozor,

    Je pense que la seule "solution" à des accès à des contenus "inadapté" pour des enfants, c'est un bon encadrement familiale. Chaque enfant n'a pas forcément ce cadre, mais cela, qui peut y faire quoi que ce soit ?

    Citation Envoyé par totozor Voir le message
    Vous voulez des contenus racistes, homophobes ou sexistes? Allumez CNews. Et il n'y a aucun contrôle d'âge.
    Les parent doivent jouer leur rôle de parent. Quelque soit le "support" ou le moyen d'accès à "une information" et/ou un contenu "inadapté", c'est le rôle des parents. Vous citez CNews qui propage des contenus racistes, homophobes ou sexiste. C'est votre point de vue, et vous pouvez jouer votre rôle de parent si vous ne souhaitez pas que vos enfants soient exposés à ce type de contenu. D'autres pourraient dire que que le service public expose aussi à des "informations" qu'ils ne veulent pas que leurs enfants regardent.
    Un simple exemple, la vue de Marie-Antoinette décapitée, montrée durant un événement sportif, sur le service public, a choqué ma petite-fille qui n'a pas comprit ce passage, qui a été en quelque sorte imposée à elle durant un spectacle pourtant tout public... Ce n'est tout simplement pas le rôle du service public, surtout dans une émission de la sorte. D'autres parties de cette cérémonie d'ouverture ont choqués certains ou fais rire d'autres.

    Chacun a sont point de vue sur ce qui bon et/ou ce qui est mauvais, et (tout en restant dans les limites de la loi, bien évidemment) chaque parent est libre mais responsable de la manière dont il élève ses enfants.

    Citation Envoyé par totozor Voir le message
    Mon filleul, qui n'est pas si vieux, a déjà été exposé au racisme, à l'homophobie et au sexisme dans la vie quotidienne alors que c'est un petit garçon bien blanc. Parce que sa marraine vient d'Amérique du Sud, qu'une partie de l'entourage de ses parents sont des hommes homosexuels et que par conséquent il a déjà entendu des gens dans la rue traiter ses connaissances de conchita ou de PD. Et donc oui, avant d'entrer à l'école il a découvert qu'il y a des gens qui n'aiment pas les gens qui ont la peau foncée ou un accent ou les hommes efféminés. Et c'est devenu un petit militant de la tolérance et je trouve ça plutôt bien.
    C'est malheureux, personne ne devrait être jugé pour ses orientations. Chacun peut penser ce qu'il veut, mais personne ne devrait s'autoriser a imposer ses idées ou idéologies à qui que ce soit, directement ou plus perfidement indirectement. La tolérance, elle, ne doit pas être à sens unique, ni être porteuse d'une idéologie (de gauche de droite du centre). La tolérance, c'est accepter l'autre pour ce qu'il est, ce qu'il pense, même si on n'est pas d'accord avec lui.

    Perso, je suis contre le militantisme, car son but est d'installer ou pire imposer sa pensée aux autres. Et je ne trouve pas que cela soit une bonne chose. C'est source de tensions inutiles, et il y en a déjà assez de par le monde dans lequel nous (et nos enfants ou petits-enfants) vivons.

    Je ne suis ni de droite, ni de gauche, ni du centre, ni anti-ceci ou pro-cela, et je respecte les avis des autres, même si je ne suis pas d'accord. Je suis du bon sens, de la responsabilité de chacun, de la liberté de chacun et c'est déjà parfois difficile d'avoir cette position.

    BàV et Peace & Love.

  4. #4
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    Citation Envoyé par OuftiBoy Voir le message
    Perso, je suis contre le militantisme, car son but est d'installer ou pire imposer sa pensée aux autres…
    Le militant pratique le prosélytisme, et le*prosélytisme,*c'est pénible.
    Le problème c'est qu'il faut des gens du petit peuple têtus et combatifs pour contrer ceux qui ont le pouvoir de décider au nom de tous…

  5. #5
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    Il y a le texte ("protéger les enfants") et le sous texte ("introduire et normaliser l'identité numérique des adultes").
    Vu qu'on peut contourner la reconnaissance faciale, ils vont la supprimer et imposer uniquement le contrôle d'identité ...
    Nous ne sommes pas des lapins de 6 semaines, on a tous compris l'agenda.

    Concernant les objections à mon raisonnement, cela viendra surement des mêmes qui pensaient que ces contrôles resteraient cantonné aux sites de +18 ans.
    SPOIL : Les VPN et jeux vidéos seront attaqué ensuite.

  6. #6
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    Avatar de Médinoc
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    Face aux résultats du rapport, l'Ofcom a réaffirmé sa position.
    Ben voyons
    Le jour où ils admettront une erreur...

    Évidemment, ils s'en foutent des échecs de policer les enfants, leur vrai objectif étant de surveiller les adultes.
    SVP, pas de questions techniques par MP. Surtout si je ne vous ai jamais parlé avant.

    "Aw, come on, who would be so stupid as to insert a cast to make an error go away without actually fixing the error?"
    Apparently everyone.
    -- Raymond Chen.
    Traduction obligatoire: "Oh, voyons, qui serait assez stupide pour mettre un cast pour faire disparaitre un message d'erreur sans vraiment corriger l'erreur?" - Apparemment, tout le monde. -- Raymond Chen.

  7. #7
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    Par défaut Meta a fait pression sur le Congrès pour obtenir une immunité contre les plaintes pour préjudice sur mineurs
    Meta a exercé des pressions auprès du Congrès US pour obtenir une immunité juridique contre les plaintes pour préjudice causé à des mineurs sur les réseaux sociaux tels qu’Instagram

    Meta Platforms cherche à obtenir une protection juridique contre les plaintes pour préjudice causé à des mineurs sur ses réseaux sociaux, notamment Instagram, alors qu'elle fait face à des milliers de poursuites judiciaires émanant de jeunes utilisateurs et de leurs familles. L'entreprise a exercé des pressions sur les législateurs américains pour qu'ils ajoutent une disposition relative à l'immunité dans le projet de loi « Kids Online Safety Act », actuellement examiné par le Sénat. Si cette disposition était adoptée, elle remettrait en cause, au moment de l'entrée en vigueur de la loi, toutes les procédures judiciaires en cours visant Meta et d'autres plateformes en ligne accusées de causer des préjudices à des mineurs.

    Cette tentative de Meta s'inscrit dans un débat plus large sur la réglementation de la sécurité des mineurs en ligne aux États-Unis. La loi KOSA, considérée comme la première réforme majeure en matière de protection des enfants sur Internet depuis 1998, a été adoptée par le Sénat en juillet 2024, puis bloquée à la Chambre des représentants, avant d'être réintroduite au début de l'année 2025. Toutefois, les experts mettent en garde contre ses effets potentiels sur les libertés numériques, estimant que la loi pourrait favoriser la censure et la surveillance de masse sous couvert de protection des mineurs.

    Ces débats législatifs interviennent alors que les plateformes en ligne sont confrontées à une pression judiciaire croissante. En février 2026, un procès d'envergure a été ouvert à Los Angeles contre Meta et Google concernant les effets potentiellement addictifs des réseaux sociaux sur les jeunes utilisateurs. Les plaignants affirment que les entreprises étaient conscientes des risques liés à leurs plateformes, mais qu'elles ont tout de même privilégié des mécanismes visant à maximiser l'engagement, au détriment de la santé mentale d'une génération entière.

    Plus récemment, Meta Platforms a exercé des pressions auprès du Congrès américain pour obtenir une immunité juridique contre les plaintes pour préjudice causé à des mineurs liées à ses produits de réseaux sociaux tels qu’Instagram, alors qu’elle fait face à des milliers de poursuites judiciaires intentées par de jeunes utilisateurs et leurs familles, selon une source proche du dossier et le texte législatif proposé.

    Si elle était adoptée par les législateurs et promulguée dans le cadre de la loi Kids Online Safety Act actuellement examinée par le Sénat américain, une telle disposition pourrait remettre en cause des milliers de poursuites judiciaires intentées contre Meta et d’autres plateformes en ligne pour préjudice causé à des enfants. Meta et YouTube (propriété de Google) doivent verser un total de 6 millions de dollars de dommages-intérêts après avoir perdu leur premier procès en début d’année.


    Bien que les législateurs n’aient donné aucune indication quant à l’adoption de ces dispositions, cette campagne de lobbying illustre le type de protections juridiques que Meta cherche à obtenir dans le cadre de la plus grande tentative de réglementation des plateformes en ligne aux États-Unis depuis les années 1990.

    Meta avait précédemment appelé à la mise en place de normes fédérales qui obligeraient les boutiques d’applications à vérifier l’âge des utilisateurs et remplaceraient les lois des États relatives à la sécurité des enfants en ligne.

    Le texte proposé rendrait les entreprises en ligne « à l'abri de toute poursuite ou responsabilité en vertu de la législation des États » pour les plaintes liées à la sécurité des enfants sur Internet. Cette disposition figure aux côtés d’un texte qui prévaudrait sur les lois des États en matière de sécurité et de vie privée des enfants sur Internet.

    Si elle était adoptée, cette disposition mettrait fin à toutes les procédures judiciaires en cours au moment de l’entrée en vigueur de la loi, a déclaré Julia Duncan, de l’American Association for Justice, une association représentant les avocats plaidants.

    « Le texte prévoit une immunité très claire contre tous les parents et tous les districts scolaires qui cherchent à tenir une entreprise spécialisée dans l'IA ou les réseaux sociaux pour responsable des préjudices causés » aux enfants, a déclaré Julia Duncan.

    Meta aurait proposé cette formulation en échange de l'abandon de son opposition à la loi KOSA, a indiqué la source. Ce projet de loi, porté par les sénateurs américains Marsha Blackburn, républicaine, et Richard Blumenthal, démocrate, obligerait les entreprises de réseaux sociaux à prendre des mesures raisonnables pour prévenir certains préjudices causés aux mineurs, tels que l'utilisation compulsive de leurs plateformes.

    Ce projet de loi fait désormais l'objet de négociations entre Marsha Blackburn et la Maison Blanche, qui visent à regrouper des projets de loi sur la sécurité des enfants en ligne avec une disposition qui prévaudrait sur certaines lois des États relatives à l'IA.

    Interrogé sur cette disposition spécifique relative à la responsabilité, un porte-parole de Marsha Blackburn a déclaré : « Nous n'avons pas pris connaissance de cette proposition de formulation et ne l'envisagerions en aucun cas. »

    En vertu de la loi KOSA, les entreprises seraient tenues de faire preuve de prudence lors du déploiement de certaines fonctionnalités, notamment le défilement infini, les notifications d'activité et les filtres photo modifiant l'apparence.

    Une Californienne a obtenu gain de cause en justice contre Meta et YouTube plus tôt cette année, ses avocats ayant fait valoir que ces entreprises savaient que ces fonctionnalités créaient une dépendance et étaient nocives pour les jeunes. Les entreprises ont l'intention de faire appel de cette décision.

    La loi KOSA a été adoptée au Sénat par 91 voix contre 3 en 2024, mais n'a pas été adoptée par la Chambre des représentants des États-Unis. Elle a été présentée à nouveau cette année avec le soutien du chef de la majorité au Sénat américain, John Thune, républicain, et du chef de la minorité au Sénat américain, Chuck Schumer, démocrate.

    Alors que Meta cherche à limiter son exposition juridique aux États-Unis, l'entreprise fait également l'objet d'un examen réglementaire accru en Europe concernant la protection des mineurs sur ses plateformes. En mai 2024, la Commission européenne a ouvert une enquête approfondie visant Facebook et Instagram au titre du règlement sur les services numériques (DSA), estimant que les mesures mises en place par Meta pourraient ne pas répondre de manière adéquate aux risques auxquels les enfants sont exposés en ligne.

    « La Commission craint que les systèmes de Facebook et d'Instagram, y compris leurs algorithmes, ne stimulent des addictions comportementales chez les enfants et ne créent ce que l'on appelle des "effets de trou de lapin" », a déclaré l'exécutif de l'UE dans un communiqué. « La Commission est également préoccupée par les méthodes d'assurance et de vérification de l'âge mises en place par Meta. Les préoccupations de l'autorité de régulation concernent l'accès des enfants à des contenus inappropriés. »

    Et vous ?

    Quel est votre avis sur le sujet ?
    Trouvez-vous cette initiative de Meta Platforms judicieuse ou pertinente ?

    Voir aussi :

    Meta a dépensé plus de 2 milliards de dollars en lobbying via des réseaux sombres pour faire pression en faveur d'une technologie invasive de vérification de l'âge, selon un rapport

    Pour la première fois, Meta et YouTube condamnés pour addiction par conception suite à la plainte d'une femme devenue accro à leurs applications dès son enfance. Un jury pointe du doigt l'algorithme

    Meta condamné à payer 375 millions $ pour avoir induit les utilisateurs en erreur concernant la sécurité des enfants, après avoir mis ces derniers en danger et les avoir exposés à du contenu à caractère sexuel
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  8. #8
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    Par défaut La loi KIDS imposera une vérification de l’âge pour accéder à Internet, selon l'EFF
    La loi KIDS imposerait une vérification de l'âge pour accéder à Internet : il s'agit d'un vaste ensemble de mesures législatives visant à contrôler la navigation sur le Web et la messagerie privée, selon l'EFF

    Prochainement, le Congrés américain s’apprête à voter sur la loi sur la sécurité en ligne des enfants (Kids Online Safety Act - KOSA). La loi KIDS vise à renforcer la protection des enfants en ligne en matière de confidentialité et de santé mentale. Cependant, selon l'Electronic Frontier Foundation (EFF), la loi KIDS contient des dispositions qui obligeront les services en ligne à vérifier l’âge de tous les utilisateurs, imposeront des politiques de modération des discours en ligne dictées par le gouvernement, et iront même jusqu’à créer de nouvelles règles concernant les communications privées et chiffrées. L'EFF affirme : « À l’instar de nombreux autres aspects de la loi KIDS, ces dispositions relatives à la messagerie privée reposent également sur la capacité des sites web et des applications à distinguer les mineurs des majeurs. Il en résulte davantage de contrôles d’âge, davantage de restrictions et une diminution de la confidentialité en ligne. »

    L’Electronic Frontier Foundation (EFF) est une ONG internationale de protection des libertés sur Internet basée à San Francisco, Californie. Fondée en 1990 aux États-Unis par Mitch Kapor, John Gilmore, et John Perry Barlow, auteur de la Déclaration d'indépendance du cyberespace, l'EFF travaille à exposer les abus du droit encadrant Internet, organise des actions politiques et de l'envoi de mail en masse, avance des fonds pour la défense dans les procès, apporte son expertise comme amicus curiae, défend les individus et nouvelles technologies contre les menaces abusives de recours en justice, soutient certaines avancées technologiques qui préservent les libertés individuelles, et maintient une base de données et des sites internet indépendants qui relaient des nouvelles et conseils.

    Fin juillet 2024, la loi sur la sécurité des enfants en ligne (Kids Online Safety Act, KOSA) a été adoptée par le Sénat US. La KOSA a bénéficié d'un large soutien bipartisan au Sénat et a été adoptée par 91 voix contre 3, en même temps que la Children's Online Privacy Protection Action (COPPA) 2.0. Ces deux lois visent à contrôler la quantité de données pouvant être collectées auprès des mineurs et à réglementer les fonctionnalités des plateformes susceptibles de nuire à la santé mentale des enfants.

    Depuis, les groupes de défense des libertés civiles tiennent à attirer l’attention sur les dangers pour la vie privée et les élans de censure autoritariste en toile de fond. Des groupes tels que l'American Civil Liberties Union (ACLU), l'Electronic Frontier Foundation (EFF), LGBT Tech et NetChoice ont écrit une lettre aux sénateurs que le devoir de diligence pourrait entraîner « un filtrage agressif des contenus ». Ils craignent également que les plateformes soient amenées à imposer des systèmes de vérification de l'âge, ce qui soulèverait des problèmes supplémentaires en matière de respect de la vie privée et de constitutionnalité.

    Récemment, l'EFF a réitéré son avertissement concernant les dangers de la loi KIDS. Voici l'avis de l'EFF :

    Nom : 1.jpg
Affichages : 998
Taille : 65,8 Ko

    La loi KIDS imposera une vérification de l’âge pour accéder à Internet

    Au cours de la semaine prochaine, le Congrès s’apprête à voter sur la loi KIDS, un vaste ensemble de mesures législatives visant à contrôler la navigation sur le Web et la messagerie privée des Américains. Ce paquet comprend une version révisée du Kids Online Safety Act (KOSA), associée à un ensemble d’autres projets de loi sur Internet, d’études législatives, d’obligations de déclaration et de nouvelles réglementations. Au lieu de débattre du bien-fondé de chacune de ces propositions, les législateurs tentent de les faire adopter toutes en même temps dans le cadre d’une procédure ultra-accélérée.

    Cet ensemble de projets de loi bricolés est un véritable fouillis, avec des systèmes de vérification de l’âge différents selon les services, utilisant des normes disparates. Cela représente une grande complexité et un risque juridique considérable. Face à cela, de nombreuses entreprises en concluront que l’option la plus sûre consiste à mettre en place des pratiques restrictives de vérification de l’âge sur l’ensemble de leurs plateformes.

    Le KIDS Act contient des dispositions qui obligeront les services en ligne à vérifier l’âge de tous les utilisateurs, imposeront des politiques de modération des discours en ligne dictées par le gouvernement, et iront même jusqu’à créer de nouvelles règles concernant les communications privées et chiffrées. Alors que ses partisans continuent d’affirmer que ce projet de loi protège les mineurs en ligne, ses exigences se font au détriment de la vie privée, de la liberté d’expression et de la capacité des personnes de tous âges à utiliser Internet sans divulguer de données sensibles.

    La loi KIDS oblige les plateformes à vérifier l’âge de tous les utilisateurs

    Les partisans de la section KOSA ont affirmé que le projet de loi n’exigeait pas de vérification de l’âge. Et techniquement, la section KOSA du projet de loi précise effectivement que celle-ci ne doit pas être interprétée comme imposant une vérification de l’âge.

    Mais à la lecture du reste du projet de loi, cette mise en garde perd de sa crédibilité.

    Tout au long de la section KOSA du texte de loi, des protections spéciales, des contrôles, des paramètres de messagerie et des outils parentaux sont exigés dès lors qu’un site web ou une application « sait ou aurait dû savoir » qu’un utilisateur est un enfant (défini dans le projet de loi comme toute personne âgée de moins de 13 ans) ou un adolescent (défini comme toute personne âgée de 13 à 16 ans).

    Le problème est qu’un exploitant de site web n’a pas besoin d’avoir la certitude qu’un utilisateur est mineur pour s’exposer à des poursuites judiciaires. Cette obligation s’applique dès lors qu’une plateforme « sait ou aurait dû savoir » l’âge d’un utilisateur — un critère de connaissance peu exigeant, relevant de la négligence. Si un service en ligne se trompe, il appartiendra aux tribunaux et aux autorités de régulation de décider, a posteriori, si ce service « aurait dû » savoir qu’un utilisateur avait 16 ans.

    Pour tenter d’échapper à toute responsabilité, les services devront déterminer quels utilisateurs sont des adolescents et lesquels ne le sont pas. La plupart ne pourront pas se contenter de faire confiance à leurs utilisateurs. Ils devront collecter davantage d’informations sur l’âge, avant qu’une action en justice ou une intervention des pouvoirs publics ne survienne. Certaines entreprises pourraient réagir en demandant des permis de conduire ou des passeports. D’autres s’appuieront sur des systèmes d’estimation de l’âge qui tentent de deviner l’âge des utilisateurs en analysant leur activité ou en effectuant des analyses faciales. Les systèmes d’estimation existants commettent des erreurs lorsqu’il s’agit d’estimer correctement l’âge des enfants, ce qui constitue un problème majeur alors que c’est précisément cette population que la loi KOSA cherche à protéger. De plus, ces systèmes échouent plus fréquemment pour les personnes de couleur, les personnes en situation de handicap, ainsi que les personnes transgenres et non binaires.

    Les auteurs du projet de loi semblent conscients de ce problème. D’un côté, la nouvelle section de la loi KOSA stipule que la vérification de l’âge n’est pas obligatoire. De l’autre, elle impose à plusieurs reprises des obligations qui dépendent de la connaissance de l’âge de l’utilisateur (moins de 17 ans ou non). Or, une clause de non-responsabilité n’élimine pas comme par magie le risque juridique, en particulier pour les petits services et les start-ups qui n’ont pas les moyens de se défendre en justice ou de lutter contre les autorités de régulation.

    La loi KOSA n’est pas la seule mesure de ce dispositif à exercer une pression en matière de vérification de l’âge. À l’instar de la loi KOSA, la loi SAFE BOTS repose sur le principe selon lequel si un service « sait ou aurait dû savoir » qu’un utilisateur est mineur, il ne peut pas proposer certaines fonctionnalités de chatbot.

    La loi SCREEN impose aux services hébergeant du contenu sexuellement explicite de déterminer si les utilisateurs ont « plus de chances que le contraire » d’être en dessous de la limite d’âge applicable, avant de leur permettre d’accéder à certains contenus.

    Les conséquences de cette responsabilité ne se limiteront pas aux mineurs. Si l’on attend des sites web et des applications qu’ils identifient de manière fiable les adolescents, les adultes seront eux aussi invités à prouver qu’ils sont bien majeurs. Il en résultera un Internet moins respectueux de la vie privée pour tout le monde.

    La loi KIDS oblige les plateformes à contrôler les discours licites

    La nouvelle version de la loi KOSA supprime la disposition controversée relative au « devoir de diligence », ce qui constitue un changement significatif. La version révisée de la loi KOSA exige des plateformes concernées qu’elles « établissent, mettent en œuvre, maintiennent et appliquent » des politiques et des procédures portant sur plusieurs catégories de contenus et de comportements.

    Certaines catégories, telles que les menaces réelles et l’exploitation sexuelle, impliquent des activités illégales. D’autres sont beaucoup plus larges. Le projet de loi exige spécifiquement des politiques traitant de la « vente ou de la consommation » de stupéfiants, de produits du tabac, de produits à base de cannabis, des jeux d’argent et de l’alcool. Il restreint également les discussions autour de la fraude financière.

    Cela semble assez simple. Puis on se souvient de la façon dont les gens parlent réellement — en ligne et hors ligne. Les adolescents peuvent-ils discuter de dépendance et de rétablissement ? Une jeune fille de 15 ans peut-elle publier un message indiquant qu’elle s’inquiète pour une amie qui boit trop ? Peuvent-ils demander conseil au sujet du problème de jeu d’un parent, ou obtenir de l’aide s’ils ont été victimes d’une arnaque ou si un membre de leur famille l’a été ? Peuvent-ils participer à des communautés de réduction des risques ou discuter des traitements contre la toxicomanie ? Tous ces jeunes tiendraient des propos tout à fait légaux s’ils abordaient des sujets relevant des préjudices énumérés par la loi KOSA.

    Le projet de loi n’interdit pas directement ces conversations. Mais il exerce une pression énorme sur les plateformes pour qu’elles élaborent et appliquent des politiques de modération concernant de vastes catégories de discours légaux. Face au risque juridique, de nombreux services choisiront inévitablement de supprimer ces contenus ou de restreindre ces discussions à des espaces où ils savent que seuls des adultes peuvent participer. Nous avons déjà vu ce scénario se produire. Lorsque le risque juridique augmente, les plateformes suppriment davantage de contenus.

    La loi KIDS réglemente également les messages privés

    Plusieurs dispositions du projet de loi créent de nouvelles règles concernant les messages directs, les messages éphémères et les services de chat basés sur l’IA.

    Le projet de loi comprend une disposition précisant que certaines exigences de la loi KOSA ne doivent pas être interprétées comme primant sur le chiffrement fort. Mais cette protection est incomplète. Cette exception s’applique à certaines fonctionnalités et à certains contrôles de messagerie, mais ne s’applique pas à l’exigence distincte de la loi KOSA selon laquelle les plateformes doivent « remédier » à une liste de préjudices causés aux mineurs.

    La loi KIDS ne répond jamais à une question évidente : comment une plateforme est-elle censée traiter ces activités si elles se trouvent au sein de communications chiffrées qu’elle ne peut pas lire ? Cela exercera une pression sur les fournisseurs pour qu’ils affaiblissent les communications privées ou limitent les fonctionnalités des services privés chiffrés.

    Cette approche est particulièrement préoccupante en ce qui concerne la messagerie éphémère. Les messages éphémères ne constituent pas une « faille » ni une astuce de conception dangereuse. Il s’agit d’une fonctionnalité utile en matière de confidentialité qui permet aux conversations en ligne de fonctionner davantage comme des conversations ordinaires dans la vie réelle, lesquelles ne sont pas conservées indéfiniment dans une base de données permanente.

    À l’instar de nombreux autres aspects de la loi KIDS, ces dispositions relatives à la messagerie privée reposent également sur la capacité des sites web et des applications à distinguer les mineurs des majeurs. Il en résulte davantage de contrôles d’âge, davantage de restrictions et une diminution de la confidentialité en ligne.

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    En mai 2025, l'EFF avait déjà révélé que la loi KOSA était de retour au Sénat au États-Unis. Ses promoteurs affirment que la dernière version de la loi ne censurera pas les contenus en ligne. Cependant, l'EFF affirme que ce n'est pas vrai, car ce projet de loi instaurait toujours un régime de censure déguisé en "devoir de diligence", et il fera ce que les versions précédentes menaçaient : supprimer les discours légaux et importants en ligne, en particulier pour les jeunes.

    Selon l'EFF, les législateurs qui soutiennent KOSA aujourd'hui choisissent de faire confiance à l'administration actuelle, et aux administrations futures, pour définir ce que les jeunes devraient être autorisés à lire en ligne. L'EFF affirme : "KOSA ne rendra pas les enfants plus en sécurité. Il rendra l'internet plus dangereux pour tous ceux qui en dépendent pour apprendre, se connecter ou s'exprimer librement. Les législateurs doivent rejeter ce projet, et vite."

    À propos de l'Electronic Frontier Foundation (EFF)

    L'Electronic Frontier Foundation est une organisation à but non lucratif qui défend les libertés civiles dans le monde numérique. Fondée en 1990, l'EFF défend la vie privée des utilisateurs, la liberté d'expression et l'innovation par le biais de litiges, d'analyses politiques, d'activisme de terrain et de développement technologique. La mission de l'EFF est de veiller à ce que la technologie soutienne la liberté, la justice et l'innovation pour tous les peuples du monde.

    Source : Electronic Frontier Foundation (EFF)

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    Voir aussi :

    Pourquoi la loi "Kids Online Safety Act" qui vise prétendument la sécurité des enfants en ligne, est préjudiciable aux mineurs. La loi est plutôt subie comme une censure autoritariste, d'après l'EFF

    Ne leur montrez jamais votre visage, pourquoi la reconnaissance faciale imposée au prétexte de la vérification de votre âge représente un énorme risque de sécurité

    Les États-Unis pourraient bientôt adopter leur propre loi sur la sécurité en ligne, mais les experts alertent sur les risques de censure et de surveillance de masse, sous prétexte de protéger les enfants
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  9. #9
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    Comme partout, la loi sera détournée pour la surveillance de masse et la censure, n'ayant aucun rapport avec la protection des enfants.

    On protège les enfants en mettant en prison les criminels, et en faisant de la prévention pour que les parents s'occupent de leurs enfants.
    Les parents incapables et incompétents resteront incapables et incompétents à élever leur gamins.

  10. #10
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    Par défaut Le KIDS Act est adopté par la Chambre des représentants américaine
    Un ensemble de mesures sur la sécurité en ligne des enfants est adopté par la Chambre des représentants américaine, suscitant les mises en garde des associations de défense des droits numériques

    La Chambre des représentants a récemment adopté, par 267 voix contre 117, un ensemble bipartite de projets de loi sur la sécurité en ligne des enfants. La loi bipartisane « Kids Internet and Digital Safety » (KIDS), présentée par ses auteurs comme un moyen de protéger les enfants en ligne et de responsabiliser les grandes entreprises technologiques, imposerait de nouvelles fonctionnalités de sécurité et des contrôles parentaux sur les plateformes en ligne, limiterait l’utilisation des données des mineurs à des fins de publicité ciblée, exigerait une vérification de l’âge pour les sites pornographiques et établirait de nouvelles règles régissant les chatbots basés sur l’IA et les jeux en ligne.

    En juillet 2025, le Congrès américain adoptait la première loi majeure relative à la sécurité en ligne des enfants (Kids Online Safety Act) depuis 1998. La loi vise à renforcer la protection des enfants en ligne en matière de confidentialité et de santé mentale. Il avait été adopté par le Sénat en juillet 2024, mais bloqué à la Chambre des représentants. Le projet de loi a été réintroduit au début de l'année 2025 et avait bénéficié de l'élan créé par l’adoption d’une loi similaire (Online Safety Act) au Royaume-Uni, en renforçant sa légitimité. Mais les experts tirent la sonnette d'alarme sur la restriction des libertés numériques. Selon eux, ces lois pourraient ouvrir la voie vers la censure d'Internet et la surveillance généralisée, au nom de la protection des enfants en ligne.

    Fin juin 2026, l'Electronic Frontier Foundation (EFF) a alerté sur le fait que le Congrés américain s’apprêtait à voter sur la loi sur la sécurité en ligne des enfants (Kids Online Safety Act - KOSA). Selon l'EFF, la loi KIDS contient des dispositions qui obligeront les services en ligne à vérifier l’âge de tous les utilisateurs, imposeront des politiques de modération des discours en ligne dictées par le gouvernement, et iront même jusqu’à créer de nouvelles règles concernant les communications privées et chiffrées. L'EFF affirme : « À l’instar de nombreux autres aspects de la loi KIDS, ces dispositions relatives à la messagerie privée reposent également sur la capacité des sites web et des applications à distinguer les mineurs des majeurs. Il en résulte davantage de contrôles d’âge, davantage de restrictions et une diminution de la confidentialité en ligne. »

    Malgré cet avertissement, la Chambre des représentants a récemment adopté, par 267 voix contre 117, un ensemble bipartite de projets de loi sur la sécurité en ligne des enfants, faisant ainsi avancer une législation qui, selon ses partisans, permettrait de mieux protéger les enfants sur Internet, mais qui, selon ses détracteurs, pourrait menacer la vie privée et la liberté d’expression.

    La loi bipartisane « Kids Internet and Digital Safety » (KIDS), présentée par ses auteurs comme un moyen de protéger les enfants en ligne et de responsabiliser les grandes entreprises technologiques, imposerait de nouvelles fonctionnalités de sécurité et des contrôles parentaux sur les plateformes en ligne, limiterait l’utilisation des données des mineurs à des fins de publicité ciblée, exigerait une vérification de l’âge pour les sites pornographiques et établirait de nouvelles règles régissant les chatbots basés sur l’IA et les jeux en ligne.

    « Il s’agit d’une avancée majeure vers un monde en ligne plus sûr pour les enfants, qui fait de la sécurité la norme, donne aux parents davantage d’outils pour protéger leurs enfants et leurs adolescents, et responsabilise les géants de la tech », a écrit la commission de l’Énergie et du Commerce de la Chambre des représentants dans un message publié sur les réseaux sociaux annonçant sa victoire.


    Le projet de loi de la Chambre des représentants reflète une approche plus restrictive que le « Kids Online Safety Act » (KOSA), qui avait précédemment été approuvé par le Sénat. Les législateurs de la Chambre des représentants ont supprimé certaines dispositions, notamment une obligation controversée de « devoir de diligence » imposée aux plateformes en ligne, qui, selon ses partisans, aurait permis de réglementer plus strictement les entreprises technologiques.

    Le KIDS Act, présenté en mars, a gagné du terrain alors que les plateformes sociales font face à une pression juridique croissante pour mettre en place davantage de mesures de protection afin d’assurer la sécurité des enfants. La surveillance accrue de la capacité des plateformes à protéger les enfants en ligne a alimenté une vague de lois sur la vérification de l’âge à travers le monde.

    Ces mesures ont toutefois alarmé les défenseurs de la vie privée, qui font valoir que la mise en place de contrôles d’âge sur Internet affecterait tous les utilisateurs — et pas seulement les enfants. « Cet ensemble de projets de loi bricolés est un véritable fouillis, avec des systèmes de contrôle d’âge différents selon les services, utilisant des normes disparates. Cela représente une grande complexité et un risque juridique considérable », a écrit Joe Mullin, analyste politique senior à l’Electronic Frontier Foundation, un groupe de défense des droits numériques, dans un article de blog publié la semaine dernière. « Face à cela, de nombreuses entreprises concluront que l’option la plus sûre consiste à mettre en place des pratiques restrictives de vérification de l’âge sur l’ensemble de leurs plateformes. »

    Les détracteurs, dont l’Electronic Frontier Foundation, affirment que les systèmes reposant sur des pièces d’identité délivrées par les pouvoirs publics ou sur l’estimation biométrique de l’âge pourraient restreindre la liberté d’expression anonyme en dissuadant les utilisateurs de partager des informations sensibles en ligne. Bien que de nombreux sites web s’associent à des prestataires tiers qui affirment supprimer leurs données ou les sécuriser d’une autre manière, les récentes fuites de données ont érodé la confiance du public.

    Pour des associations professionnelles telles que NetChoice, qui défend la liberté d’expression et la liberté d’entreprise des entreprises technologiques sur Internet, ces deux projets de loi « n’ont rien de réjouissant ». « Tous ces projets de loi portent atteinte à la vie privée et à la sécurité, affaiblissent considérablement les protections garanties par le Premier amendement dont les jeunes et les adultes ont pleinement droit en tant qu’Américains, et alignent davantage les États-Unis sur une tendance mondiale visant à saper un Internet libre et ouvert », a écrit Zach Lilly, directeur des affaires gouvernementales de NetChoice, sur X.

    Il a également qualifié le KIDS Act de « projet de loi bien intentionné », tout en précisant que « la Chambre des représentants avait franchi une étape majeure dans l’affirmation de l’influence fédérale sur la liberté d’expression en ligne ». Ce texte législatif devrait se heurter à des obstacles au Sénat, où certains sénateurs ont critiqué le paquet de mesures de la Chambre pour avoir omis la disposition relative au devoir de diligence prévue par le KOSA, arguant que cela affaiblirait la protection des enfants.

    « En fin de compte, ce paquet législatif a vidé de leur substance bon nombre des dispositions clés du projet de loi du Sénat nécessaires à la protection des enfants et de leurs familles », a écrit la sénatrice Maria Cantwell (D-Washington) dans un communiqué la semaine dernière, ajoutant qu’« il est regroupé avec une autre série de projets de loi qui, eux aussi, ne parviennent pas à mettre en évidence les mesures de sécurité rigoureuses dont les enfants ont besoin, et se contentent d’introduire de nombreuses études à un moment où notre gouvernement doit faire plus que simplement étudier ce problème ».

    Preston Byrne, avocat spécialisé dans les technologies et la liberté d’expression, s’est montré sceptique quant à la capacité des législateurs à adopter une quelconque législation. « On peut considérer le KIDS Act comme un projet de loi sur la censure, ce qu’il est », a écrit Byrne, chercheur senior à l’Adam Smith Institute de Londres et conseiller auprès de la Free Speech Union britannique, sur X. « On peut également le voir comme un bras d’honneur adressé au Sénat et à son projet de loi encore pire, le KOSA. Je ne suis pas sûr que tout cela puisse être réglé lors de la conférence entre les deux chambres. »

    En mai 2025, l'EFF avait déjà révélé que la loi KOSA était de retour au Sénat au États-Unis. Ses promoteurs affirment que la dernière version de la loi ne censurera pas les contenus en ligne. Cependant, l'EFF affirme que ce n'est pas vrai, car ce projet de loi instaurait toujours un régime de censure déguisé en "devoir de diligence", et il fera ce que les versions précédentes menaçaient : supprimer les discours légaux et importants en ligne, en particulier pour les jeunes.

    Selon l'EFF, les législateurs qui soutiennent KOSA aujourd'hui choisissent de faire confiance à l'administration actuelle, et aux administrations futures, pour définir ce que les jeunes devraient être autorisés à lire en ligne. L'EFF affirme : "KOSA ne rendra pas les enfants plus en sécurité. Il rendra l'internet plus dangereux pour tous ceux qui en dépendent pour apprendre, se connecter ou s'exprimer librement. Les législateurs doivent rejeter ce projet, et vite."

    Sources : Projet de loi, Annonce sur X

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    Quel est votre avis sur le sujet ?

    Voir aussi :

    Le projet de loi KOSA sur la censure d'Internet vient d'être adopté par le Sénat : il faut l'arrêter car c'est une mauvaise idée que les politiciens décident de ce qu'on peut voir en ligne, d'après l'EFF

    Ne leur montrez jamais votre visage, pourquoi la reconnaissance faciale imposée au prétexte de la vérification de votre âge représente un énorme risque de sécurité

    Les contrôles d'âge en ligne sont désormais à la mode et une répression contre les VPN est susceptible de suivre, d'après des mesures légales en gestation dans divers pays dont la France
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  11. #11
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  12. #12
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    Par défaut Le Parlement de l’UE donne à nouveau son feu vert à Chat Control 1.0
    Le Parlement de l’UE donne à nouveau son feu vert à Chat Control 1.0, qui permet aux GAFAM de scanner légalement nos messages privés sans mandat judiciaire, au nom de la protection des enfants

    Depuis 2021, Meta, Google et autres Microsoft scannaient légalement les messages privés de 450 millions d'Européens sans mandat judiciaire, au nom de la protection de l'enfance et surtout avec l’appui de la mesure légale dénommée Chat Control 1.0. Le Parlement de l’UE a enterré cette dernière le 26 mars 2026 et vient de lui donner un nouveau feu vert au terme d’un vote controversé.

    La communauté de la cybersécurité vit rarement des moments d’unanimité. Pourtant, la mesure légale « Chat Control » réussit l’exploit de rassembler experts, entreprises axées sur la protection de la vie privée, chercheurs et activistes autour d’un même constat : nous sommes face à « un désastre annoncé ». La formule reflète un malaise profond. L’objectif visé par l’Union européenne, est d’instaurer une surveillance proactive des communications numériques au motif de la protection des enfants.

    Sous sa promesse de lutter plus efficacement contre les crimes en ligne, notamment l’exploitation des mineurs, Chat Control 1.0 s’inscrit dans une tendance inquiétante où l’exception devient la norme. Avec la rhétorique protectrice vendue via Chat Control 1.0, vient la mise à mal de la vie privée de millions d’Européens.

    Comment ? En permettant à Meta, Google et autres Microsoft d’effectuer un « scan volontaire des conversations », c’est-à-dire que la loi les laisse libres de décider d'analyser automatiquement et de manière préventive les contenus des messages privés pour y détecter des infractions. La mesure dont la portée ne concerne pas les messages chiffrés demeure néanmoins à controverse car considérée comme de la surveillance de masse sans mandat et sujette à erreur de millions d'Européens par des entreprises américaines.

    Des avis divergents soulignent que Chat Control 1.0 est une victoire, car elle évite que le chiffrement ne soit compromis par une porte dérobée. Callum Voge, directeur des affaires gouvernementales et du plaidoyer à l'Internet Society, déclare à ce propos qu'il s'agit « d'une avancée positive pour la sécurité des communications des résidents européens ».

    En gros, sous Chat Control 1.0, les géants de la technologie sont libres de décider d’analyser de façon automatique chaque photo, chaque message, chaque fichier que vous envoyez en ligne et votre seule consolation en tant qu’utilisateur reste que la portée de la mesure ne concerne pas les communications chiffrées. Ainsi, chaque citoyen européen devient une espèce de suspect aux activités contrôlées par une police parallèle que sont les grandes entreprises technologiques américaines.

    Chat Control 1.0 est en vigueur depuis 2021, a expiré en mars 2026, et son renouvellement venait de faire l’objet d’un vote. Une majorité de « NON » (314) (des Verts / ALE (Alliance Libre Européenne, de la Gauche et du Parti Pirate) s'est dégagé contre les « OUI » (267) (du PPE et du Renew Europe & S&D) , mais celle-ci n'a pas atteint la majorité absolue (361), et Chat Control 1 a donc été réactivé jusqu'en 2028.

    Le projet de loi Chat Control 2.0 est en parallèle sur la table des débats et son adoption est susceptible de signer la fin de la confidentialité des communications numériques en Europe. Cette mouture cible en effet les communications chiffrées au travers de l’obligation pour les fournisseurs de services d’introduire des portes dérobées

    « Nous devons rompre avec l'idée erronée selon laquelle tout le monde a le droit, au nom de la liberté civile, de communiquer via des services de messagerie chiffrée », signe le ministre danois de la Justice qui fait partie des défenseurs du projet de loi Chat Control 2.0. Chatcontrol 1.0 prévoit que la fouille des chats, messages et courriels privés soit effectuée par les fournisseurs de services en ligne de façon volontaire. Chatcontrol 2.0 pour sa part les y oblige et s’applique aux communications chiffrées.

    Les conséquences de la possible adoption de ce projet sont :

    • toutes les conversations en ligne et tous les courriels seront automatiquement fouillés pour détecter tout contenu suspect. Rien ne reste confidentiel ou secret. Il ne sera pas nécessaire d'obtenir une ordonnance du tribunal ou d'avoir un soupçon initial pour effectuer une recherche dans les messages ;
    • si un algorithme classe le contenu d'un message comme suspect, les photos privées ou intimes pourront être consultées par le personnel et les sous-traitants de sociétés internationales et les autorités policières. Ces mêmes contenus pourront être consultés par des personnes inconnues ou se retrouver entre les mains d’individus mal intentionnés ;
    • les conversations intimes pourront être lues par le personnel et les sous-traitants de sociétés internationales et les autorités policières, car les filtres de reconnaissance de texte qui ciblent la "sollicitation d'enfants" signalent souvent à tort les conversations intimes ;
    • des tiers pourront être faussement signalés et faire l'objet d'enquêtes pour diffusion présumée de matériel d'exploitation sexuelle d'enfants. Les algorithmes de contrôle des messages et des chats sont connus pour signaler des photos de vacances tout à fait légales d'enfants sur une plage, par exemple. Selon les autorités de la police fédérale suisse, 86 % de tous les signalements générés par des machines s'avèrent sans fondement ;
    • lors d’un voyage à l'étranger, l’on peut se retrouver face à de gros problèmes. Les rapports générés par les machines sur les communications pourront être transmis à d'autres pays, comme les États-Unis, où la confidentialité des données demeure très mal encadrée, ce, avec des résultats incalculables ;
    • ce serait la porte ouverte pour les services de renseignement et les pirates sur les conversations et courriels.


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    L’UE multiplie les mesures de nature à mettre à mal la vie privée de ses citoyens

    Les négociations sur un règlement permanent de protection de l'enfance, le Chat Control 2.0, se poursuivent sous haute pression en trilogue entre le Parlement, le Conseil et la Commission. Les gouvernements membres y maintiennent leur exigence d'un scan « volontaire » et indiscriminé.
    Une autre mesure liberticide est en cours de gestation en Europe : obliger les messageries et les boutiques d’applications en ligne à vérifier l'identité des utilisateurs, via une pièce d'identité ou un scan facial. Cela marquerait la fin de la communication anonyme en ligne, avec tous les risques pour les lanceurs d'alerte, les journalistes et les personnes persécutées.

    Et vous ?

    Pour ou contre l’introduction de portes dérobées dans les messageries chiffrées au motif de la protection des enfants en ligne ?

    Comment concilier la lutte contre la criminalité et la préservation d’un espace privé réellement inviolable dans une société numérisée ?

    Si l’Europe affaiblit le chiffrement au nom d’une cause légitime, comment empêcher d’autres gouvernements d’utiliser ce précédent pour justifier des dérives autoritaires ?

    Les citoyens ont-ils réellement conscience de l’ampleur de la surveillance que Chat Control pourrait instaurer au quotidien ?

    Que pensez-vous de cette multiplication de mesures liberticides en Europe ?
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  13. #13
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    314 MEPs just voted AGAINST mass surveillance "Chat Control."

    Only 276 voted for it. Yet it still passed.

    More Members voted to kill the mass surveillance bill than to keep it and it became law anyway.

    This is the EU’s version of “democracy”
    Tout est dit. Je ne sais même pas comment on ose donner des leçon de démocratie au reste du monde, c'est vraiment la honte complète.

    Si on revient aux origines, le texte est entré en application en 2021 par directive dérogatoire voté par les membres de la commission (54 votes pour 12 contre).
    ça a été rejeté au printemps par le parlement (311 contre, 228 pour, 92 abstentions), puis maintenant une 2nde fois par le parlement, mais ça ne compte pas ...
    En effet, la procédure de 2e lecture déclenchée par le PPE demande la majorité absolue des inscrits pour être rejetée, or il n'y avait que la majorité absolue des présents...

    Sachant que seul le parlement est vaguement d'origine démocratique, ça en dit long. Le système est conçu pour que les élus du peuple ne puissent pas s'opposer aux décisions de la commission.

  14. #14
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    La fin des libertés du net.... la fin de la démocratie...fin de la vie privée... liberté pour les services de renseignement et toutes les polices d'écouter nos conversations intimes au mépris du droit au secret des communications... pendant ce temps-là en France NIS 2 n'est toujours pas transposée en droit français et son amendement pour sanctuariser le chiffrement voté par le Sénat promet de belles empoignades à l'Assemblée Nationale sur la Loi résilience. Il s'agit d'une loi des plus importantes.Le débat était prévu pour juillet et a finalement été repoussé à septembre. Si tout se passe bien. Mais on est jamais sûr de rien. La Commission européenne se prépare d'ailleurs à nous infliger une amende pour dépassement de délai de transposition d'une directive européenne. A l'heure du déficit et des économies, c'est quand même ballot.

    Pour en revenir à chat control, cela avait été voté par 2 fois contre et là on vote pour. Vive l'Europe et ses circonvolutions intestines incompréhensibles !?! Le pays est fliqué, citoyen surveillé.

  15. #15
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    1) Obliger l'authentification avec un compte de l'administration fiscale.
    2) Afficher de manière bien visible que l'usage d'un compte par un mineur est puni d'une amende de 2000 € sur le détenteur du compte.
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  16. #16
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  17. #17
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    La belle "démocratie européenne" qui, en plus de refaire voter chaque année le même texte, le fait passer à la minorité ... Le tout pour espionner toutes les communications privées.

  18. #18
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    Par défaut « De toute façon, vous n'avez aucune vie privée. Faites-vous une raison », une déclaration historique
    « De toute façon, vous n'avez aucune vie privée. Faites-vous une raison », une déclaration historique précurseur de l'ère moderne, prononcée en 1999 par Scott McNealy, PDG de Sun Microsystems

    En 1999, Scott G. McNealy a déclaré : « De toute façon, vous n’avez aucune vie privée. Faites-vous une raison. » Pour les observateurs, la phrase de McNealy est une déclaration précurseuse qui annonçait déjà l’ère moderne. Sans surprise, les propos de McNealy ont immédiatement suscité de vives critiques de la part des défenseurs de la vie privée et des militants. Il y a toutefois une part de vérité dans ses remarques : l’industrie technologique s’oriente en effet vers la collecte de quantités considérables de données utilisateur, que les entreprises exploitent pour établir des profils, principalement à des fins publicitaires et marketing.

    Depuis 2021, Meta, Google et autres Microsoft scannaient légalement les messages privés de 450 millions d'Européens sans mandat judiciaire, au nom de la protection de l'enfance et surtout avec l’appui de la mesure légale dénommée Chat Control 1.0. Le Parlement de l’UE a enterré cette dernière le 26 mars 2026 et vient de lui donner un nouveau feu vert au terme d’un vote controversé. Même si l’érosion de la vie privée semble être un phénomène plutôt moderne, les tout premiers systèmes numériques laissaient déjà entrevoir ce qui allait arriver.

    Scott G. McNealy, né le 13 novembre 1954, est un homme d'affaires américain. Il est surtout connu pour avoir cofondé en 1982 la société informatique Sun Microsystems avec Vinod Khosla, Bill Joy et Andy Bechtolsheim. En 2004, alors qu’il était encore chez Sun, McNealy a fondé Curriki, un service éducatif en ligne gratuit. En 2011, il a cofondé Wayin, une entreprise spécialisée dans l’intelligence sociale et la visualisation, basée à Denver. McNealy a quitté son poste de PDG de Wayin en 2016.

    En 1999, McNealy a déclaré : « De toute façon, vous n’avez aucune vie privée. Faites-vous une raison. » L’écrivain Stephen Manes a critiqué cette déclaration dans sa chronique « Full Disclosure » : « Il a raison sur les faits, mais tort sur l’attitude… Au lieu de “se faire une raison”, les citoyens doivent exiger des règles claires en matière de vie privée, de sécurité et de confidentialité. »

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    Pour les observateurs, la phrase de McNealy est une déclaration précurseuse qui annonçait déjà l’ère moderne. Sun Microsystems était un acteur majeur du paysage technologique, et son cofondateur et PDG, Scott McNealy, était un anticonformiste au franc-parler et à l’audace légendaire dans l’écosystème naissant de la Silicon Valley. L’entreprise venait de lancer un nouveau système, et McNealy n’a pas tardé à repousser toute critique portant sur les implications pour les données des utilisateurs.

    Lors d’une séance informelle de questions-réponses avec des journalistes, McNealy a balayé d’un revers de main les inquiétudes selon lesquelles la plateforme Jini, qui venait d’être lancée, pourrait constituer un risque pour la vie privée des utilisateurs. Tel qu’il avait été conçu, ce système était une véritable révélation – mais il n’a finalement pas réussi à s’imposer en raison d’obstacles matériels assez importants. Conçue pour permettre aux appareils de communiquer entre eux et de partager des ressources, l’architecture réseau Jini offrait une communication fluide sans configuration, sans installation de pilotes ni intervention humaine.

    Il s’agissait d’une initiative précoce et ambitieuse visant à définir une vision pour les maisons et les bureaux connectés. Le problème était qu’elle exigeait des appareils qu’ils transmettent en continu des données et louent de l’espace sur les réseaux, le système générant ainsi une empreinte numérique considérable. Sans surprise, les propos de McNealy ont immédiatement suscité de vives critiques de la part des défenseurs de la vie privée et des militants. Lori Fena, alors présidente du conseil d’administration de l’Electronic Frontier Foundation, a par exemple qualifié ces propos de « totalement irresponsables ».

    Il y a toutefois une part de vérité dans ses remarques : l’industrie technologique s’oriente en effet vers la collecte de quantités considérables de données utilisateur, que les entreprises exploitent pour établir des profils, principalement à des fins publicitaires et marketing. Dans certains cas, comme lors du scandale Cambridge Analytica, les données des utilisateurs ont été utilisées à des fins de publicité politique.

    Le paysage technologique actuel est désormais dominé par les technologies d’IA générative basées sur le web scraping, la collecte et la monétisation massives de données, ainsi que par les systèmes IoT qui envahissent les villes et les bureaux. Certains affirment également que le capitalisme de surveillance est devenu une force dominante à laquelle les plus grandes organisations mondiales ont recours, les consommateurs étant simplement censés, pour la plupart, « faire avec » et continuer à vivre normalement.


    La situation actuelle rappelle les déclarations d'Edward Snowden, ancien informaticien de la NSA, devenu un fervent défenseur de la vie privée après avoir révélé en 2013 l'existence de plusieurs programmes de surveillance de masse américains et britanniques. En 2021, il a prévenu que l'affaiblissement du chiffrement aurait "des conséquences désastreuses" et pourrait causer la mort de nombreuses personnes. Il pense que cela pourrait déclencher une traque sans précédent d'une plus grande ampleur que ce qui a été observé en Afghanistan après la reprise du pouvoir par les talibans.

    En outre, dans une enquête américaine YouGov commandée par Aloha Browser en 2024, 84 % des personnes interrogées ont déclaré que la protection de la vie privée en ligne était un droit humain fondamental, tandis que 74 % se sentaient menacées par la capacité de l'intelligence artificielle (IA) à « détruire » leur vie privée. 53 % des personnes interrogées ont cité « la protection de la vie privée, la sûreté et la sécurité » comme leur principale préoccupation concernant l'IA.

    Même si 45 % des personnes interrogées considèrent que l'auto-éducation est le moyen le plus efficace de protéger leur vie privée en ligne, plus de 30 % d'entre elles estiment qu'elles ne sont pas suffisamment informées. L'utilisation de navigateurs dotés de fonctions améliorées de protection de la vie privée (34 %) et les VPN (29 %) ont été cités comme les deuxième et troisième méthodes les plus efficaces de protection de la vie privée en ligne, après l'auto-éducation.

    Et vous ?

    Pensez-vous que cette déclaration est crédible ou pertinente ?
    Quel est votre avis sur le sujet ?

    Voir aussi :

    «Une catastrophe annoncée» : Le monde des technologies de protection de la vie privée réagit au nouveau projet de loi Chat Control. Censé protéger les mineurs, il pourrait fragiliser tout le chiffrement en UE

    Les fabricants de téléviseurs vont trop loin avec l'IA au CES 2026 : l'IA envahit les téléviseurs mais l'intrusion non consentie dans la vie privée des utilisateurs n'est pas du gout d'un juge

    Larry Ellison, président d'Oracle, appelle les gouvernements à unifier les données nationales, y compris les données génomiques, pour l'entraînement de l'IA, ce qui peut conduire à une surveillance de masse
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