Oui, j'avais vu que c'était pas d'chez nous !
Mais on en parle de plus en plus souvent aussi. D'où mon parallèle entre les deux situations.
Et nul doute que les jeunes Français trouveraient des moyens identiques.
Discussion :
Oui, j'avais vu que c'était pas d'chez nous !
Mais on en parle de plus en plus souvent aussi. D'où mon parallèle entre les deux situations.
Et nul doute que les jeunes Français trouveraient des moyens identiques.
« Un peuple qui est prêt à sacrifier un peu de liberté contre un peu de sécurité, ne mérite ni l'une, ni l'autre, et finira par perdre les deux. »
Attribué indistinctement à :
Thomas Jefferson
Benjamin Franklin
Albert Einstein !
Echec systémique? Législation ambitieuse?
On parle surtout d'une absurdité législative et la suite de l'article le démontre bien.
Saisir une fausse date de naissance, c'est sophistiqué?c'est une pratique [...] de plus en plus sophistiquée.
[...]
la saisie d'une fausse date de naissance, l'utilisation de la carte d'identité d'une autre personne, la soumission de vidéos de visages tiers, ou encore l'utilisation d'avatars de jeux vidéo
Prendre la carte d'identité de papa, c'est sophistiqué?
Utiliser un avatar de jeu vidéo, c'est sophistiqué? Et l'outil ne se rend même pas compte que le personnage est un faux?
Et on parle de parents complices?Environ 26 % des parents déclarent avoir autorisé leur enfant à contourner des contrôles d'âge, et 17 % admettent les avoir activement aidés à le faire.
Les motivations invoquées sont pragmatiques. Une mère interrogée explique avoir aidé son fils de 13 ans à accéder à un jeu vidéo : elle connaissait le jeu, elle jugeait son contenu approprié, et elle s'est estimée mieux placée que l'algorithme pour prendre cette décision.
C'est à dire qu'un parent qui connait un jeu, qui l'estime adéquat pour son enfant (individu qu'il a élevé, qu'il connait, dont il connait au moins une partie des points sensibles et des points forts) et qui peut mettre en place d'autres sécurités bien plus solides qu'un contrôle d'âge serait complice de quoi?
D'avoir été plus malin que la loi?
Soit.
J'ai un filleul qui commence à demander une console à ses parents. Ses parents ne jouent pas aux jeux vidéos (en dehors de candy crush & Co) du coup on commence à échanger sur la façon d'aborder le sujet.
Pour quand la console? (je considère qu'il est trop jeune pour jouer dans un environnement familial qui ne joue pas)
Quelle console? Quels jeux?
Combien de temps? Avec quel encadrement?
Quel moyens de préventions? etc.
Je suis désolé mais ce n'est pas en l'empêchant de jouer à Wii Bowling qu'on va lui permettre de s'émanciper. Et je crois bien plus en la gestion raisonnable de l'entourage qu'en la (pseudo)sécurité intrinsèque du système.
Oui et?Si les règles varient d'un foyer à l'autre, les protections au niveau de la plateforme perdent leur cohérence.
Quand même.Les données suggèrent cependant que la communication joue un rôle protecteur : les enfants qui discutent régulièrement de leur activité en ligne avec leurs parents sont moins susceptibles de contourner les restrictions que ceux qui ne le font pas. La législation ne peut pas substituer au dialogue familial ce que le dialogue familial seul peut accomplir.
Et de mon point de vue il y a une raison à ça, les restrictions ne sont pas complètement absurdes et un enfant, même jeune, peut comprendre que certains contenus ne sont pas encore pour lui, et que le système n'est pas tant un gros mur infranchissable mais juste un rubalise qui lui dit qu'au delà il risque de voir des choses inadéquat pour lui.
Et il ne le passera souvent pas. Parfois il le passera sans que ça pose problème. Et un jour, peut être, il le passera et verra une chose qui l'aura choqué mais il sait qu'il pourra en parler avec ses parents qui pourront gérer cette crise.
La question n'est pas tant est-ce qu'ils en ont vu (hormis pour les contenus violents) mais quel est le niveau d'exposition?Mais ces progrès paraissent bien minces au regard de l'exposition aux contenus préjudiciables qui persiste. Près de la moitié des enfants interrogés (49 %) déclarent avoir été exposés à des contenus nuisibles en ligne au cours du dernier mois, incluant des contenus violents (12 %), des contenus promouvant des corps irréalistes (11 %), et des contenus racistes, homophobes ou sexistes (10 %); autant de contenus pourtant explicitement interdits par les codes de sécurité enfants de la loi.
Vous voulez des contenus racistes, homophobes ou sexistes? Allumez CNews. Et il n'y a aucun contrôle d'âge.
Mon filleul, qui n'est pas si vieux, a déjà été exposé au racisme, à l'homophobie et au sexisme dans la vie quotidienne alors que c'est un petit garçon bien blanc. Parce que sa marraine vient d'Amérique du Sud, qu'une partie de l'entourage de ses parents sont des hommes homosexuels et que par conséquent il a déjà entendu des gens dans la rue traiter ses connaissances de conchita ou de PD. Et donc oui, avant d'entrer à l'école il a découvert qu'il y a des gens qui n'aiment pas les gens qui ont la peau foncée ou un accent ou les hommes efféminés. Et c'est devenu un petit militant de la tolérance et je trouve ça plutôt bien.
Ces anecdotes montrent surtout que le système est nul et inadéquat, il ne remplit même pas sa mission.Un enfant avec un maquillage adulte peut franchir une barrière d'âge 18+. À l'inverse, on rapporte le cas notoire de l'homme le plus tatoué de Grande-Bretagne, dont le système de vérification d'âge ne parvenait pas à traiter le visage, le confondant avec un masque. Ces anecdotes, comiques en surface, révèlent les limites profondes d'une technologie utilisée à des fins réglementaires sans que son taux d'erreur ait été rendu public ni soumis à une évaluation indépendante.
Mission qui est nulle et inadéquate.
Une maman a aidé son enfant à contourner le système, partant de là aucun système n'est robuste.Les alternatives plus robustes (vérification par document d'identité, croisement avec une base de données gouvernementale, authentification via un tiers de confiance) soulèvent quant à elles des questions sérieuses de confidentialité des données et de surveillance.
Donc plus de robustesse n'apporte pas plus de sécurité, ça ne fait que diminuer nos libertés individuelles.
Quel impératif de protéger les mineurs?L'Ofcom, le régulateur britannique des communications, se retrouve pris en étau entre l'impératif de protection des mineurs et celui de la vie privée des adultes qui n'ont aucune raison de devoir prouver leur âge pour naviguer sur Internet.
C'est une promesse, en rien un impératif.
totozor,
Je pense que la seule "solution" à des accès à des contenus "inadapté" pour des enfants, c'est un bon encadrement familiale. Chaque enfant n'a pas forcément ce cadre, mais cela, qui peut y faire quoi que ce soit ?
Les parent doivent jouer leur rôle de parent. Quelque soit le "support" ou le moyen d'accès à "une information" et/ou un contenu "inadapté", c'est le rôle des parents. Vous citez CNews qui propage des contenus racistes, homophobes ou sexiste. C'est votre point de vue, et vous pouvez jouer votre rôle de parent si vous ne souhaitez pas que vos enfants soient exposés à ce type de contenu. D'autres pourraient dire que que le service public expose aussi à des "informations" qu'ils ne veulent pas que leurs enfants regardent.
Un simple exemple, la vue de Marie-Antoinette décapitée, montrée durant un événement sportif, sur le service public, a choqué ma petite-fille qui n'a pas comprit ce passage, qui a été en quelque sorte imposée à elle durant un spectacle pourtant tout public... Ce n'est tout simplement pas le rôle du service public, surtout dans une émission de la sorte. D'autres parties de cette cérémonie d'ouverture ont choqués certains ou fais rire d'autres.
Chacun a sont point de vue sur ce qui bon et/ou ce qui est mauvais, et (tout en restant dans les limites de la loi, bien évidemment) chaque parent est libre mais responsable de la manière dont il élève ses enfants.
C'est malheureux, personne ne devrait être jugé pour ses orientations. Chacun peut penser ce qu'il veut, mais personne ne devrait s'autoriser a imposer ses idées ou idéologies à qui que ce soit, directement ou plus perfidement indirectement. La tolérance, elle, ne doit pas être à sens unique, ni être porteuse d'une idéologie (de gauche de droite du centre). La tolérance, c'est accepter l'autre pour ce qu'il est, ce qu'il pense, même si on n'est pas d'accord avec lui.
Perso, je suis contre le militantisme, car son but est d'installer ou pire imposer sa pensée aux autres. Et je ne trouve pas que cela soit une bonne chose. C'est source de tensions inutiles, et il y en a déjà assez de par le monde dans lequel nous (et nos enfants ou petits-enfants) vivons.
Je ne suis ni de droite, ni de gauche, ni du centre, ni anti-ceci ou pro-cela, et je respecte les avis des autres, même si je ne suis pas d'accord. Je suis du bon sens, de la responsabilité de chacun, de la liberté de chacun et c'est déjà parfois difficile d'avoir cette position.
BàV et Peace & Love.
Il y a le texte ("protéger les enfants") et le sous texte ("introduire et normaliser l'identité numérique des adultes").
Vu qu'on peut contourner la reconnaissance faciale, ils vont la supprimer et imposer uniquement le contrôle d'identité ...
Nous ne sommes pas des lapins de 6 semaines, on a tous compris l'agenda.
Concernant les objections à mon raisonnement, cela viendra surement des mêmes qui pensaient que ces contrôles resteraient cantonné aux sites de +18 ans.
SPOIL : Les VPN et jeux vidéos seront attaqué ensuite.
Ben voyonsFace aux résultats du rapport, l'Ofcom a réaffirmé sa position.
Le jour où ils admettront une erreur...
Évidemment, ils s'en foutent des échecs de policer les enfants, leur vrai objectif étant de surveiller les adultes.
SVP, pas de questions techniques par MP. Surtout si je ne vous ai jamais parlé avant.
"Aw, come on, who would be so stupid as to insert a cast to make an error go away without actually fixing the error?"
Apparently everyone. -- Raymond Chen.
Traduction obligatoire: "Oh, voyons, qui serait assez stupide pour mettre un cast pour faire disparaitre un message d'erreur sans vraiment corriger l'erreur?" - Apparemment, tout le monde. -- Raymond Chen.
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