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Intelligence artificielle Discussion :

À force d’automatiser l’embauche, les entreprises sabotent-elles leur propre accès aux talents ?


Sujet :

Intelligence artificielle

Vue hybride

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  1. #1
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    Je pense surtout qu'ils découvrent l'informatique trop tard. Moi j'ai commencé le LOGO sur TO7/MO5 en CM1 en BASIC sur mon Amstrad quand j'avais 9 ans. Mes collègues étrangers avaient des SPECTRUM, Atari, Amiga, C64 etc. Ca a formatté notre esprit assez tôt, à un âge ou "ça imprime" et on a gagné de l'expérience et des réflexes avant même d'avoir des cours d'informatique.

    Les ptits nouveaux eux ils sont abrutis par leur smartphone, ils ne font que consommer et ne rien produire. Ils découvrent le python à 18 ans (j'exagère à peine) alors évidemment ils sont empotés, gauches et en retard. Certains, les plus passionnés, rattrapent leur retard, les autres restent médiocres.
    Ca vaut pour les compétences techniques, mais aussi sociales.

  2. #2
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    Par défaut L’IA générative ferme les portes d’entrée du marché du travail : une érosion silencieuse menace les jeunes
    L’IA générative ferme les portes d’entrée du marché du travail : une étude de Stanford révèle une chute de 13 % des emplois juniors aux États-Unis,
    une érosion silencieuse menace les jeunes travailleurs

    Depuis 2022, l’adoption accélérée de l’intelligence artificielle générative redessine les contours du marché du travail américain. Une étude publiée par l’Université de Stanford en août 2025 met en lumière une tendance préoccupante : les jeunes travailleurs de 22 à 25 ans, fraîchement diplômés ou débutants, subissent une baisse de 13 % de l’emploi dans les secteurs exposés à l’automatisation par l’IA. Contrairement aux discours apocalyptiques de suppression massive d’emplois, il ne s’agit pas d’un effondrement global du marché, mais d’un glissement silencieux affectant spécifiquement les premiers échelons professionnels.

    Les chercheurs Erik Brynjolfsson, Bharat Chandar et Ruyu Chen ont exploité des millions de fiches de paie d’ADP, géant américain des services de paie couvrant 25 millions de salariés et 90 000 entreprises. Cette approche a permis une photographie fine et en temps quasi réel de l’impact de l’IA sur l’emploi.

    Résultats :
    • 13 % de déclin de l’emploi junior dans les métiers exposés à l’IA générative (service client, comptabilité, support administratif, développement logiciel d’entrée de gamme).
    • Aucun recul significatif pour les travailleurs plus expérimentés, dans ces mêmes métiers.
    • Pas de baisse des salaires, mais une raréfaction nette des opportunités d’embauche pour les jeunes.

    L’étude parle de « quiet erosion » (érosion silencieuse) : pas de licenciements spectaculaires, mais un tarissement progressif du pipeline de recrutement pour les nouveaux entrants.

    Pourquoi avoir lancé cette étude ?

    Les chercheurs expliquent :

    « La prolifération de l'intelligence artificielle générative (IA) a suscité un débat mondial sur son impact potentiel sur le marché du travail. Ce discours, qui traverse les milieux universitaires, les politiques publiques, les entreprises et les médias grand public, va des prédictions utopiques d'une productivité accrue aux craintes dystopiques d'une suppression massive d'emplois, en passant par des opinions sceptiques selon lesquelles l'IA n'aura que des effets minimes sur l'emploi ou la productivité. Historiquement, les technologies ont affecté différemment les tâches, les professions et les secteurs d'activité, remplaçant certaines fonctions, en augmentant d'autres et en transformant encore d'autres. Ces effets hétérogènes suggèrent qu'il pourrait y avoir des « signaux d'alerte » annonciateurs d'effets plus généralisés de l'IA.

    « Les capacités de l'IA ont connu des progrès rapides dans plusieurs domaines. Par exemple, selon le dernier rapport AI Index, les systèmes d'IA ne pouvaient résoudre que 4,4 % des problèmes de codage sur SWE-Bench, un benchmark largement utilisé en génie logiciel, en 2023, mais leurs performances ont atteint 71,7 % en 2024. L'IA s'est également améliorée sur d'autres benchmarks, notamment la compréhension du langage, la connaissance des sujets et le raisonnement. Dans le même temps, les systèmes d'IA sont de plus en plus largement adoptés. Selon Hartley et al. (2025), l'adoption du LLM au travail parmi les répondants américains âgés de plus de 18 ans a atteint 46 % en juin/juillet 2025.

    « Compte tenu de ses capacités accrues et de son adoption généralisée, une préoccupation centrale, amplifiée par les gros titres récents, est de savoir si l'IA commence à supplanter le travail humain, en particulier pour les jeunes travailleurs débutants dans des professions très exposées telles que l'ingénierie logicielle et le service à la clientèle.

    « Malgré l'intensité de ce débat, les données empiriques ont du mal à suivre le rythme des progrès technologiques, laissant de nombreuses questions fondamentales sans réponse.

    « Cet article comble cette lacune empirique en s'appuyant sur un ensemble de données administratives à grande échelle et à haute fréquence provenant d'ADP, le plus grand fournisseur de logiciels de paie aux États-Unis. Notre échantillon se compose de registres de paie mensuels au niveau individuel jusqu'en juillet 2025, couvrant des millions de travailleurs dans des dizaines de milliers d'entreprises. Cette riche structure de panel nous permet de suivre la dynamique de l'emploi avec un haut degré de granularité, offrant une vue en temps quasi réel des ajustements du marché du travail. En reliant ces données à des mesures établies de l'exposition professionnelle à l'IA et à d'autres variables, nous pouvons quantifier les changements réalisés en matière d'emploi depuis l'adoption généralisée de l'IA générative.

    « Cet article présente de manière systématique six faits clés qui ressortent des données, offrant une évaluation de la manière dont la révolution de l'IA remodèle la main-d'œuvre américaine ».

    Pourquoi les jeunes sont les premiers touchés

    • La vulnérabilité des « tâches codifiées » : Les postes juniors reposent souvent sur des compétences techniques standardisées (saisie, tests logiciels simples, gestion de tickets). Or, ces tâches sont précisément celles que les LLM (Large Language Models) et autres systèmes d’IA générative automatisent le plus facilement.
    • La valeur du « savoir tacite » des seniors : Les employés expérimentés disposent d’un savoir tacite : jugement, intuition, capacité à naviguer dans la complexité organisationnelle. Ce type de compétence est encore hors de portée des IA. Ainsi, les seniors se voient moins menacés à court terme, tandis que les juniors se retrouvent en concurrence directe avec les algorithmes.
    • Les employeurs préfèrent embaucher une IA plutôt qu'un jeune diplômé de la génération Z : Historiquement, les postes juniors servaient de « pépinière de talents », permettant d’apprendre sur le terrain. Aujourd’hui, une partie de ces apprentissages est absorbée par l’IA, ce qui rend plus difficile l’acquisition d’expérience par les jeunes diplômés.

    Le rapport a mis en évidence « des preuves précoces et à grande échelle qui corroborent l'hypothèse selon laquelle la révolution de l'IA commence à avoir un impact significatif et disproportionné sur les travailleurs débutants sur le marché du travail américain ». Les conclusions ont notamment révélé que les travailleurs âgés de 22 à 25 ans occupant des emplois les plus exposés à l'IA, tels que le service à la clientèle, la comptabilité et le développement de logiciels, ont vu leur taux d'emploi baisser de 13 % depuis 2022.

    En revanche, l'emploi des travailleurs plus expérimentés dans les mêmes domaines et celui des travailleurs de tous âges dans des professions moins exposées, telles que les aides-soignants, est resté stable ou a augmenté. Les emplois pour les jeunes aides-soignants, par exemple, ont augmenté plus rapidement que ceux de leurs homologues plus âgés.

    Les postes de superviseurs de production et d'exploitation de première ligne ont également enregistré une augmentation de l'emploi des jeunes travailleurs, bien que cette croissance ait été moins importante que celle des travailleurs âgés de plus de 35 ans.

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    Des résultats loin d'être uniformes

    L'impact potentiel de l'IA sur le marché du travail est une préoccupation dans tous les secteurs et toutes les tranches d'âge, mais l'étude de Stanford semble montrer que les résultats seront loin d'être uniformes. L'étude a cherché à exclure les facteurs susceptibles de fausser les données, notamment le niveau d'éducation, le travail à distance, les emplois externalisés et les changements économiques plus généraux, qui pourraient avoir une incidence sur les décisions d'embauche.

    Selon l'étude de Stanford, leurs conclusions pourraient expliquer pourquoi la croissance nationale de l'emploi chez les jeunes travailleurs stagne, alors que l'emploi global est resté largement résistant depuis la pandémie mondiale, malgré des signes récents de ralentissement.

    Les jeunes travailleurs seraient particulièrement vulnérables, car l'IA peut remplacer les « connaissances codifiées » ou « théoriques » issues de l'éducation formelle. En revanche, l'IA serait moins capable de remplacer les connaissances acquises au fil de nombreuses années d'expérience. Les chercheurs ont également noté que toutes les utilisations de l'IA ne sont pas associées à une baisse de l'emploi. Dans les professions où l'IA complète le travail et est utilisée pour améliorer l'efficacité, les changements dans les taux d'emploi ont été modérés.

    Cette étude, qui n'a pas encore fait l'objet d'une évaluation par les pairs, semble apporter de nouvelles preuves que l'IA va remplacer des emplois, un sujet qui fait l'objet d'un débat animé.

    Les secteurs les plus touchés
    • Support client et centres d’appel : chatbots et IA conversationnelles réduisent le besoin d’agents débutants.
    • Comptabilité et administratif : l’IA traite factures, audits basiques et saisie de données.
    • Développement logiciel : GitHub Copilot, Replit et ChatGPT automatisent une partie du code de niveau junior.
    • Marketing numérique : génération automatique de contenus et d’analyses.

    Ces domaines constituaient traditionnellement des tremplins de carrière. Leur contraction fragilise l’ensemble de la chaîne professionnelle.

    Au début du mois, un économiste de Goldman Sachs a déclaré que les changements survenus sur le marché du travail américain suite à l'arrivée de l'IA générative se reflétaient déjà dans les données sur l'emploi, en particulier dans le secteur technologique et chez les jeunes employés. Il a également souligné que la plupart des entreprises n'avaient pas encore déployé l'intelligence artificielle dans leurs activités quotidiennes, ce qui signifie que l'impact sur le marché du travail n'était pas encore pleinement perceptible.

    Conclusion

    Le rapport de Stanford ne décrit pas un effondrement brutal du marché du travail, mais un déplacement silencieux des opportunités. Les jeunes travailleurs américains paient aujourd’hui le prix d’une adoption massive de l’IA générative dans les tâches standardisées.

    Cette situation ouvre une question centrale : comment maintenir une relève professionnelle dans un monde où l’IA occupe les premiers postes de carrière ? Sans réponse claire, le risque est celui d’un marché où les jeunes n’ont plus d’espace pour se former, fragilisant à terme la pérennité même de l’écosystème numérique.

    En réduisant les embauches juniors, les entreprises s’exposent à un déficit futur de talents expérimentés. Car sans nouvelles recrues aujourd’hui, il n’y aura pas de seniors qualifiés demain. Les jeunes apportent souvent un regard neuf et une appétence pour les nouvelles technologies. Leur marginalisation risque d’appauvrir l’innovation et la diversité des idées. Universités, bootcamps et écoles d’ingénieurs doivent repenser leurs programmes. Former uniquement à des compétences techniques désormais automatisées conduit à un décalage avec le marché.

    Source : résultats de recherche

    Et vous ?

    Trouvez-vous cette étude crédible ou pertinente ? Dans quelle mesure ?

    Comment les entreprises peuvent-elles éviter de créer un « trou générationnel » en réduisant drastiquement l’embauche de juniors ?

    Les universités et écoles d’ingénieurs doivent-elles revoir leurs programmes pour préparer les jeunes à superviser des IA plutôt qu’à exécuter des tâches automatisables ? L'éducation supérieure s'adapte-t-elle assez vite pour préparer les jeunes aux emplois de demain ?

    Le gouvernement devrait-il subventionner les formations en compétences liées à l'IA pour les jeunes diplômés ?

    Quels rôles émergents, autres que ceux mentionnés, pourraient bénéficier de la synergie entre l'humain et l'IA ?

    Si vous étiez un jeune travailleur aujourd'hui, quelles compétences prioriseriez-vous pour assurer votre employabilité face à l'IA ?


    Voir aussi :

    L'IA pourrait déjà réduire le nombre d'emplois de débutant dans la technologie. L'embauche de jeunes diplômés a chuté de 25 % en 2024 et 37 % des employeurs préfèrent embaucher une IA pour les tâches banales

    Diplômés et désabusés à l'ère de l'IA : la génération Z estime que les diplômes universitaires ont été une perte de temps et d'argent, tandis que l'IA s'infiltre de plus en plus en entreprise

    L'IA remplace principalement les travailleurs externalisés et délocalisés dans les domaines tels que l'ingénierie logicielle, le service client et les tâches administratives, selon un rapport du MIT
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  3. #3
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    Par défaut Les entreprises réembauchent d'anciens employés, l'IA ne répondant pas aux attentes
    Automatiser, licencier, puis réembaucher : les entreprises réembauchent d'anciens employés, l'IA ne répondant pas aux attentes
    selon des données de Visier. Le MIT estime que 95 % des entreprises n'ont pas encore réalisé de retours financiers mesurables sur leurs investissements dans l'IA

    L’intelligence artificielle devait tout révolutionner. Automatiser, rationaliser, rendre les entreprises plus agiles et plus rentables. Mais la promesse s’est rapidement heurtée à la réalité. Alors que l'engouement pour l'intelligence artificielle continue d'influencer la stratégie des entreprises, de nombreuses organisations qui avaient réduit leurs effectifs dans un contexte économique incertain recommencent discrètement à embaucher. De nouvelles données fournies par la société d'analyse du milieu de travail Visier montrent que les entreprises réembauchent une part croissante des employés qu'elles avaient licenciés, ce qui indique que les technologies d'automatisation ne remplacent pas encore les travailleurs à l'échelle prévue par certains dirigeants.

    Visier a analysé les données relatives à l'emploi de 2,4 millions de travailleurs dans 142 entreprises à travers le monde. Environ 5,3 % des employés licenciés ont ensuite réintégré leur ancien employeur, un taux qui est resté stable pendant plusieurs années, mais qui a récemment commencé à augmenter.

    Andrea Derler, directrice chez Visier, a déclaré que ces données suggèrent que de nombreuses organisations sont confrontées à la réalité pratique de ce que les outils d'IA peuvent – et ne peuvent pas – faire. Elle a décrit l'intelligence artificielle comme une explication pratique des licenciements, mais pas encore tout à fait justifiée.

    Cette tendance souligne l'inadéquation entre les attentes envers la technologie et les résultats opérationnels. Alors que les agents alimentés par l'IA et les systèmes de main-d'œuvre numérique se développent dans tous les secteurs, les conclusions de Visier suggèrent que ces systèmes remplacent rarement des emplois dans leur intégralité. Au contraire, ils ont tendance à automatiser certaines parties des tâches, laissant souvent les entreprises à court de l'expertise humaine nécessaire pour gérer ou compléter les nouveaux outils. Cet écart a conduit certaines entreprises à réembaucher des travailleurs expérimentés, alors que les coûts et la complexité de l'intégration de l'IA augmentent.

    MIT : environ 95 % des organisations n'ont pas encore réalisé de retours financiers mesurables sur leurs investissements dans l'IA

    Selon Derler, de nombreux cadres supérieurs n'ont tout simplement pas eu le temps d'évaluer les coûts réels d'un déploiement à grande échelle de l'IA ni de déterminer quels rôles peuvent réellement être automatisés. La mise en place d'une infrastructure d'IA (matériel, systèmes de données et cadres de sécurité) nécessite d'importantes dépenses d'investissement. Ces coûts dépassent souvent les prévisions initiales, ce qui oblige les équipes de direction à reconsidérer le retour sur investissement réel par rapport au maintien en poste d'employés qualifiés.

    Ses commentaires concordent avec les recherches du MIT, qui montrent qu'environ 95 % des organisations n'ont pas encore réalisé de retours financiers mesurables sur leurs investissements dans l'IA. Steve Sosnick, stratège en chef chez Interactive Brokers, a déclaré que les récentes tendances en matière de dépenses dans le secteur suggèrent que « peut-être que tout cet argent n'est pas dépensé de manière très judicieuse ».

    Même les mesures standard de réduction des coûts, telles que les licenciements, ont des conséquences cachées. Les données d'Orgvue, une plateforme logicielle de planification des effectifs, estiment que les entreprises dépensent environ 1,27 dollar pour chaque dollar économisé grâce à la réduction des effectifs. Ce chiffre comprend les indemnités de licenciement, l'assurance chômage et d'autres dépenses indirectes qui peuvent temporairement compenser les économies réalisées sur la masse salariale.

    Selon Derler, ces conclusions mettent en évidence un déficit de planification plus important auquel de nombreuses équipes de direction doivent remédier rapidement. Les licenciements peuvent apporter un soulagement à court terme pour les bilans ou l'image auprès des investisseurs, mais ils simplifient rarement les stratégies à long terme en matière de main-d'œuvre ou de technologie. En fin de compte, les organisations qui sous-estiment le potentiel d'économies de l'IA pourraient se retrouver à rappeler les talents qu'elles ont laissés partir.

    La fintech Klarna embauche de nouveau après s'être vantée que l'IA lui a permis de réduire ses effectifs

    En août, Klarna a fait les gros titres lorsqu'elle a annoncé se préparer à réduire ses effectifs de près de 50 % à mesure que l'automatisation par l'intelligence artificielle devient plus répandue. L'entreprise de paiement direct a réduit ses effectifs de plus de 1 000 personnes au cours de l'année écoulée, en partie à cause de l'utilisation accrue de l'intelligence artificielle. Elle prévoyait de procéder à d'autres suppressions d'emplois, ce qui se traduisait par une réduction de près de 2 000 postes. À ce moment-là, le nombre d'employés de Klarna est passé d'environ 5 000 à 3 800 par rapport à celui de l'année précédente.

    Un porte-parole de l'entreprise a déclaré que le nombre d'employés devrait être ramené à environ 2 000 dans les années à venir, sans toutefois fournir de calendrier précis. Dans son rapport financier intermédiaire, Klarna a attribué les suppressions d'emplois à sa dépendance croissante à l'égard de l'intelligence artificielle, ce qui lui a permis de réduire sa main-d'œuvre humaine.

    Klarna affirmait que son chatbot alimenté par l'IA peut gérer la charge de travail auparavant gérée par 700 agents de service à la clientèle à temps plein. L'entreprise a réduit le temps de résolution moyen des demandes de service à la clientèle de 11 minutes à deux, tout en maintenant des taux de satisfaction de la clientèle constants par rapport aux agents humains.

    « Notre assistant d'IA sert désormais également d'assistant d'achat puissant qui aide les consommateurs à découvrir et à choisir des produits adaptés, transformant ainsi davantage l'expérience d'achat et les aidant à économiser du temps et de l'argent », a déclaré l'entreprise.

    En décembre, le PDG de Klarna Group Plc, Sebastian Siemiatkowski, a déclaré que son entreprise avait pu cesser d'embaucher un an auparavant, car elle avait investi dans l'intelligence artificielle qui fait le travail de centaines de personnes dans l'entreprise.

    Et pourtant...

    Le directeur général de Klarna Group Plc estime que sa politique de réduction des coûts, alimentée par les progrès de l'intelligence artificielle, est allée trop loin.

    À cette fin, Sebastian Siemiatkowski a préparé une campagne de recrutement afin que les clients de la société « buy-now-pay-later » aient toujours la possibilité de parler à une personne réelle, signe que l'engagement de la fintech suédoise en faveur de l'intelligence artificielle a ses limites.


    Une désillusion face aux promesses de l'IA

    Malgré l'enthousiasme initial, de nombreuses entreprises constatent que les projets d'IA n'atteignent pas les résultats escomptés. Il s'avère que Klarna est loin d'être la seule. Selon une récente enquête d'IBM menée auprès de 2 000 PDG, seul un projet d'IA sur quatre donne les résultats escomptés en termes de retour sur investissement.

    Une proportion encore plus faible (16 %) est mise en œuvre à l'échelle de l'entreprise, selon l'enquête.

    Malgré ce triste taux de réussite, les entreprises se lancent à corps perdu dans l'IA, principalement parce qu'elles sont convaincues que tout le monde le fait. Selon l'étude, près de deux tiers des PDG (64 %) déclarent que « le risque d'être à la traîne les pousse à investir dans certaines technologies avant d'avoir une compréhension claire de la valeur qu'elles apportent à l'organisation ».

    L'approche « tech-first -ask-questions-later » a donné lieu à quelques ratés mémorables. Air Canada a utilisé un chatbot qui avait inventé une politique de remboursement lors d'une conversation avec un client ; l'entreprise a été contrainte de rendre 880 dollars au client bien qu'elle ait tenté de faire valoir qu'elle n'était pas responsable des actions du chatbot. McDonald's a essayé pendant trois ans un système piloté par l'IA pour ses drive-thrus avant de mettre fin à ses efforts. Au cours de ces années, le système a commis des erreurs, par exemple en essayant d'ajouter du bacon à une commande de crème glacée et en donnant à un client une commande de 260 Chicken McNuggets.

    Dans le cas de Klarna, les évaluations réalisées par des ingénieurs externes suggèrent que le robot n'était pas mauvais, mais simplement limité.

    Une tendance observée par d'autres baromètres

    Selon une étude de S&P Global Market Intelligence, la proportion d'entreprises abandonnant la majorité de leurs initiatives en IA est passée de 17 % en 2024 à 42 % en 2025. Les principales raisons invoquées incluent les coûts élevés, les risques liés à la confidentialité des données et les difficultés d'intégration technologique.

    Sylvain Duranton, directeur mondial de BCG X, souligne que 75 % des dirigeants considèrent l'IA comme une priorité majeure, mais seulement 25 % en retirent une valeur significative. Il recommande une répartition des investissements avec 10 % consacrés aux algorithmes, 20 % à l'infrastructure technologique et 70 % à la gestion du changement et à la transformation des processus métier.

    Outre Klarna, d'autres entreprises ont connu des revers similaires. Par exemple, des projets d'IA ont été abandonnés en raison de données de mauvaise qualité, d'une compréhension insuffisante des capacités de l'IA ou d'une focalisation excessive sur des technologies à la mode sans application pratique claire.

    De plus, une étude de Gartner révèle que 85 % des projets d'IA échouent, soulignant l'importance d'une gestion rigoureuse des données et d'une planification stratégique précise.

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    Salesforce recrute davantage à l'étranger pour réduire les coûts : après avoir vanté son IA supposée gérer des tâches sans supervision

    Salesforce et Workday, deux grandes enseignes du cloud computing et des logiciels de gestion d’entreprise, ont récemment intensifié leurs efforts de recrutement à l’international. L’objectif est clair : réduire les coûts liés aux salaires et aux charges sociales en délocalisant une partie de leur main-d'œuvre vers des pays où le coût du travail est plus bas. Cette démarche n’est pas nouvelle. De nombreuses entreprises technologiques, notamment Google, Meta ou Microsoft, ont déjà adopté des stratégies similaires, en transférant une partie de leurs effectifs vers des hubs technologiques en Inde, en Europe de l’Est ou en Amérique latine.

    Toutefois, ce choix stratégique est particulier dans un contexte où les entreprises vantent leurs investissements dans l'IA, Salesforce proposant même des « agents » IA, supposés gérer des tâches sans supervision humaine, comme le service client ou la planification de réunions. Les entreprises du secteur tech sont confrontées à un ralentissement économique, des licenciements de masse et une pression accrue des actionnaires pour améliorer la rentabilité.

    Source : Visier

    Et vous ?

    Trouvez-vous ces données crédibles ou pertinentes ?

    Les travailleurs réembauchés doivent-ils se méfier de ces retours opportunistes, ou y voir une revanche symbolique sur la déshumanisation du travail ?

    Ce retour massif des anciens salariés signe-t-il la fin du mythe d’une automatisation totale du travail par l’IA ?

    Les entreprises ont-elles mal compris le rôle réel de l’intelligence artificielle ou ont-elles été victimes d’un engouement médiatique et boursier ?

    Peut-on parler d’un échec de la transformation numérique lorsqu’une entreprise doit rappeler ceux qu’elle a licenciés au nom de l’efficacité algorithmique ?

    L’IA est-elle vraiment moins performante que les humains, ou les entreprises l’ont-elles simplement mal utilisée ?

    Quelles compétences humaines deviennent aujourd’hui les plus recherchées dans un monde dominé par les outils d’IA ?
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  4. #4
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    Par défaut À force d’automatiser l’embauche, les entreprises sabotent-elles leur propre accès aux talents ?
    À force d’automatiser l’embauche, les entreprises sabotent-elles leur propre accès aux talents ?
    Le recrutement par intelligence artificielle promettait l’efficacité, il produit la frustration à la fois chez les candidats et chez les recruteurs

    Promu comme la solution miracle à la pénurie de talents et à la saturation des services RH, le recrutement par intelligence artificielle est en train de produire l’effet inverse de celui escompté. En automatisant à grande échelle la sélection des candidats, les entreprises ont créé un système opaque, frustrant et souvent contre-productif, qui épuise les recruteurs autant qu’il décourage les candidats. L’IA devait rationaliser l’embauche ; elle est en passe d’en devenir l’un des principaux facteurs de dysfonctionnement.

    Contexte

    Alors que le marché du travail américain ralentit, les entretiens menés par l'IA et les lettres de motivation générées automatiquement changent radicalement le processus de recherche d'emploi. Et peut-être pas pour le mieux. Plus de la moitié des organisations interrogées par la Society for Human Resource Management ont utilisé l'IA pour recruter des travailleurs en 2025. Et environ un tiers des utilisateurs de ChatGPT auraient eu recours au chatbot OpenAI pour les aider dans leur recherche d'emploi.

    Cependant, des recherches récentes ont montré que lorsque les demandeurs d'emploi utilisent l'IA au cours du processus, les candidats ont moins de chances d'être embauchés. Parallèlement, les entreprises reçoivent un nombre croissant de candidatures.

    Le recrutement automatisé, symptôme d’un marché du travail sous tension

    Si l’IA s’est imposée aussi rapidement dans les processus de recrutement, ce n’est pas par fascination technologique mais par contrainte économique. Les entreprises reçoivent des centaines, parfois des milliers de candidatures pour un seul poste. Face à cette inflation, l’automatisation est apparue comme la seule réponse viable. Les algorithmes trient, établissent des scores, éliminent, accélèrent.

    Mais cette logique industrielle appliquée au travail humain révèle aujourd’hui ses limites. Le recrutement n’est pas une chaîne d’assemblage. C’est un processus d’évaluation complexe, fait d’intuition, de contexte et de potentiel. En cherchant à l’optimiser à l’extrême, les entreprises ont transformé un acte stratégique en opération mécanique.

    Ce malaise n’est plus marginal. Il traverse tout le marché du travail, des jeunes diplômés aux profils seniors, des startups aux multinationales.

    « La capacité (des entreprises) à sélectionner les meilleurs travailleurs est aujourd'hui peut-être moins bonne en raison de l'IA », a déclaré Anaïs Galdin, chercheuse à Dartmouth et co-auteure d'une étude sur l'impact des grands modèles de langage (LLM) sur les lettres de motivation.

    Des algorithmes qui standardisent les parcours et pénalisent la singularité

    Les systèmes de recrutement automatisés reposent sur des modèles statistiques entraînés sur des données historiques. Autrement dit, ils apprennent à reconnaître ce qui a déjà été recruté par le passé. Ce mécanisme favorise mécaniquement les profils standardisés et pénalise les trajectoires atypiques, pourtant souvent porteuses d’innovation.

    Un CV qui sort des cases, une reconversion professionnelle, une expérience entrepreneuriale ou un parcours international non conventionnel deviennent des signaux faibles, voire négatifs. L’algorithme ne comprend pas l’intention ni le contexte. Il calcule une distance par rapport à une norme implicite.

    Pour les entreprises, cela crée un biais stratégique majeur : elles croient sélectionner les meilleurs profils alors qu’elles sélectionnent les plus conformes. À long terme, cette homogénéisation des talents appauvrit la diversité intellectuelle et réduit la capacité d’adaptation des organisations.

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    À l'arrivée de ChatGPT, les lettres de motivation étaient mieux rédigées mais les entreprises leur accordaient moins d'importance

    Galdin et son coauteur, Jesse Silbert, de Princeton, ont analysé les lettres de motivation de dizaines de milliers de candidatures sur Freelancer.com, un site d'offres d'emploi.

    Les chercheurs ont constaté qu'après l'introduction de ChatGPT en 2022, les lettres étaient toutes plus longues et mieux rédigées, mais que les entreprises ne leur accordaient plus autant d'importance. Il est alors devenu plus difficile de distinguer les candidats qualifiés des autres, et le taux d'embauche a chuté, tout comme le salaire moyen de départ.

    « Si nous ne faisons rien pour améliorer la circulation de l'information entre les travailleurs et les entreprises, nous pourrions aboutir à un résultat similaire à celui-ci », a déclaré Silbert, en référence aux conclusions de son étude.

    Et avec un nombre croissant de candidatures à examiner, les employeurs automatisent désormais les entretiens eux-mêmes.

    Une majorité (54 %) des demandeurs d'emploi américains interrogés en octobre par la société de logiciels de recrutement Greenhouse ont déclaré avoir passé un entretien mené par une IA. Les entretiens virtuels ont connu un essor fulgurant pendant la pandémie de 2020. De nombreuses entreprises utilisent désormais l'IA pour poser les questions, mais cela n'a pas rendu le processus moins subjectif.

    « Les algorithmes peuvent reproduire, voire amplifier, les préjugés humains », explique Djurre Holtrop, chercheur qui a mené des études sur l'utilisation des entretiens vidéo asynchrones, des algorithmes et des modèles linguistiques à grande échelle (LLM) dans le processus de recrutement. « Tous les développeurs doivent en être conscients. »

    Daniel Chait, PDG de Greenhouse, a averti qu'avec l'infiltration de l'IA dans le recrutement (les candidats utilisant cet outil pour postuler à des centaines d'emplois et les employés automatisant le processus en réponse), cela a créé un « cercle vicieux » qui rend tout le monde malheureux.

    « Les deux parties disent : "C'est impossible, ça ne marche pas, ça empire" », a déclaré Chait.

    Réaction négative : l'utilisation de l'IA dans le recrutement est « inacceptable » selon Liz Shuler

    Les employeurs adoptent cette technologie : selon une estimation, le marché des technologies de recrutement devrait atteindre 3,1 milliards de dollars d'ici la fin de l'année. Mais les législateurs des États, les syndicats et les travailleurs ont commencé à réagir négativement, craignant que l'IA ne discrimine les travailleurs.

    Liz Shuler, présidente du syndicat AFL-CIO, a qualifié l'utilisation de l'IA dans le recrutement « d'inacceptable » : « Les systèmes d'IA privent les travailleurs d'opportunités auxquelles ils ont droit sur la base de critères aussi arbitraires que leur nom, leur code postal ou même la fréquence à laquelle ils sourient », a déclaré Shuler.

    Des États tels que la Californie, le Colorado et l'Illinois sont en train d'adopter de nouvelles lois et réglementations visant à établir des normes pour l'utilisation de cette technologie dans le domaine du recrutement, entre autres.

    Un récent décret signé par le président Donald Trump menace de compromettre les réglementations étatiques en matière d'IA. Samuel Mitchell, un avocat basé à Chicago qui plaide dans des affaires liées à l'emploi, a déclaré que ce décret ne pouvait pas « prévaloir » sur la loi étatique, mais qu'il ajoutait à « l'incertitude persistante » entourant les nouvelles réglementations sur cette technologie.

    Il a toutefois ajouté que les lois anti-discrimination existantes s'appliquent toujours au recrutement, même si une entreprise utilise l'IA. Et des poursuites judiciaires ont déjà été engagées.

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    Dans une affaire soutenue par l'American Civil Liberties Union, une femme sourde poursuit HireVue (une société de recrutement utilisant l'IA) au motif que l'entretien automatisé auquel elle a été soumise ne répondait pas aux normes d'accessibilité requises par la loi. HireVue a rejeté cette accusation et a déclaré que sa technologie permettait de réduire les préjugés grâce à « une base scientifique comportementale validée ».

    Mais malgré les difficultés initiales, le recrutement par IA ne donne pas de signe d'essoufflement, bien au contraire. Et il est certain que les nouveaux développements en matière d'IA ont conduit à des méthodes plus sophistiquées d'analyse des CV, ouvrant ainsi la porte à des candidats qui auraient autrement été négligés.

    Mais ceux qui accordent de l'importance à la « touche humaine » dans le recrutement restent sur leur faim.

    Jared Looper, chef de projet informatique basé à Salt Lake City, dans l'Utah, a commencé sa carrière en tant que recruteur. Dans le cadre de sa recherche d'emploi actuelle, il a été interviewé par un recruteur IA.

    Il a trouvé l'expérience « froide », allant même jusqu'à raccrocher la première fois qu'il a été contacté par le programme.

    Jared Looper s'inquiète désormais pour ceux qui n'ont pas encore appris à naviguer dans un nouveau processus de recrutement où la maîtrise de l'intelligence artificielle est une compétence cruciale.

    « Certaines personnes formidables vont être laissées pour compte. »


    Une expérience candidat dégradée, parfois vécue comme violente

    Côté candidats, l’IA du recrutement est rarement perçue comme un progrès. Les plateformes imposent des candidatures longues, répétitives, standardisées. Les entretiens vidéo automatisés, analysés par des outils de reconnaissance vocale ou comportementale, renforcent le sentiment d’être jugé par une machine indifférente.

    Le plus problématique reste l’absence quasi totale de feedback. Les refus sont automatiques, impersonnels, sans explication. Les candidats ne savent pas ce qui a posé problème, ni comment s’améliorer. Cette opacité nourrit une défiance profonde et un sentiment d’injustice, en particulier chez les profils qualifiés qui investissent du temps et de l’énergie dans chaque candidature.

    Progressivement, une partie du marché du travail développe des stratégies d’évitement. Certains candidats adaptent artificiellement leur CV pour « tromper » l’algorithme. D’autres renoncent tout simplement à postuler auprès d’entreprises dont les processus sont jugés trop automatisés.

    Les équipes RH elles-mêmes prises au piège de l’automatisation

    Contrairement aux idées reçues, les premières victimes de ces outils sont souvent les recruteurs. Beaucoup décrivent une perte de maîtrise de leur métier. Les décisions sont orientées par des scores qu’ils ne comprennent pas toujours. Les refus doivent être assumés sans pouvoir être justifiés de manière intelligible. Le jugement humain est relégué au second plan.

    Cette dépendance technologique fragilise la fonction RH. Elle transforme des professionnels du recrutement en gestionnaires de flux, chargés de superviser des systèmes qu’ils n’ont ni conçus ni réellement choisis. À terme, cela pose une question fondamentale de responsabilité : qui décide réellement de l’embauche dans l’entreprise ?

    Un risque d’image et de compétitivité pour les entreprises

    Dans un contexte de guerre des talents, notamment dans les métiers technologiques et numériques, cette situation devient dangereuse. Les entreprises qui abusent de l’automatisation envoient un signal clair : l’humain n’est plus au centre du processus. Pour les profils les plus recherchés, c’est souvent rédhibitoire.

    L’IA du recrutement, mal utilisée, devient ainsi un facteur de désavantage concurrentiel. Elle accélère peut-être les refus, mais elle ralentit l’attraction des talents. Elle réduit les coûts à court terme, mais augmente les risques de mauvais recrutements, de turnover et de désengagement.


    Sources : OpenAI Global Affairs, Society for Human Resource Management, GreenHouse, Fortune Business Insight

    Et vous ?

    Voyez-vous cette tendance se dessiner également dans votre pays ? Qu'est-ce qui pourrait, selon-vous, expliquer le recours intensif à l'IA dans le processus du recrutement ?

    L’intelligence artificielle est performante pour reconnaître des schémas existants, mais le recrutement consiste souvent à identifier des profils capables de sortir de ces schémas. Un algorithme peut-il détecter le potentiel, l’adaptabilité ou la créativité, ou se contente-t-il de reproduire le passé de l’entreprise ?

    Lorsque la sélection repose largement sur des outils automatisés fournis par des éditeurs externes, où se situe la responsabilité réelle : chez l’entreprise, chez les RH, ou chez le fournisseur de la solution d’IA ?

    Peut-on accepter que des décisions ayant un impact majeur sur la vie professionnelle des individus soient prises par des systèmes dont les critères exacts ne sont ni expliqués ni contestables par les candidats ?

    Un processus de recrutement massivement automatisé est-il perçu comme un gage de modernité, ou comme un signe de déshumanisation et de désengagement vis-à-vis des collaborateurs futurs ?

    Voir aussi :

    Les jeunes utilisent ChatGPT pour rédiger leurs CV, les RH utilisent l'IA pour les lire et personne n'est embauché : quand les IA se parlent entre elles et tuent le marché de l'emploi

    L'IA vous reçoit maintenant : révolution et controverses des entretiens d'embauche automatisés, une méthode prometteuse sous le feu des critiques
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  5. #5
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    Citation Envoyé par calvaire Voir le message
    au japon on a ce qu'on appelle les "hommes herbivores".
    Juste une petite digression sur ça, ici (au Japon), cette appellation pour les hommes, ça ne concerne que les relations, ça n’a rien à voir avec le travail.

  6. #6
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    Citation Envoyé par epehj Voir le message
    Juste une petite digression sur ça, ici (au Japon), cette appellation pour les hommes, ça ne concerne que les relations, ça n’a rien à voir avec le travail.
    alors moi au contraire c'est totalement lié. surtout au japon.

    les vidéos youtubes parle tous de gens peu investie dans le travail, dans le sens au lieu de faire 50H comme l'homme marié ils vont pas bosser, ou faire tres tres peu (10h/semaines max juste pour avoir de quoi vivre), on passe d'un extrême à un autre.
    je dis pas que bosser 50h/semaine et les weekends, ce soit bien, mais ne rien foutre non plus.


    l'article wikipedia que j'ai partagé, dit meme que c'est le faite de pas travailler qui conduit ces hommes a ne pas avoir de femme.

    La décision que beaucoup d'hommes herbivores font d'arrêter de travailler, parce que le mariage et le travail au Japon sont très interdépendants, peut rendre plus difficile pour ces hommes japonais de trouver une fille pour se marier.
    les 2 sont interdépendants en tous cas.


    j'ai parlé de ca, histoire de parler aussi d'autres pays et d'autres problèmes en dehors de l'occident.

  7. #7
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    Citation Envoyé par calvaire Voir le message
    alors moi au contraire c'est totalement lié. surtout au japon.

    les vidéos youtubes parle tous de gens peu investie dans le travail, dans le sens au lieu de faire 50H comme l'homme marié ils vont pas bosser, ou faire tres tres peu (10h/semaines max juste pour avoir de quoi vivre), on passe d'un extrême à un autre.
    je dis pas que bosser 50h/semaine et les weekends, ce soit bien, mais ne rien foutre non plus.


    l'article wikipedia que j'ai partagé, dit meme que c'est le faite de pas travailler qui conduit ces hommes a ne pas avoir de femme.



    les 2 sont interdépendants en tous cas.
    Il y a explicitement une légende sur la phrase que tu cites, et qui précise que c’est un point de vue absolument non neutre…
    Je vais pas tergiverser plus dessus, étant japonais vivant au Japon, je voulais juste faire la précision, encore une fois, que catégoriser qqn d’herbivore, n’a rien a voir avec la situation au travail

  8. #8
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    ca me surprends, pas depuis qu'il apprennent le dev avec des sous langages tels que le python. c'est sur qu'une fois revenu sur un langage serieux comme le c++ il sont perdus, les cherubains. la faute aux nouvelle methodes d'apprentissage

  9. #9
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    Par défaut Heu, mais non...
    Citation Envoyé par Aiekick Voir le message
    ca me surprends, pas depuis qu'il apprennent le dev avec des sous langages tels que le python. c'est sur qu'une fois revenu sur un langage serieux comme le c++ il sont perdus, les cherubains. la faute aux nouvelle methodes d'apprentissage
    Autant je suis d'accord pour dire qu'il faut revenir aux bases pour l'apprentissage (ASM/C), autant j'ai du mal avec le fait de traiter Python de "sous-langage", comparativement au C++ qui serait un langage sérieux.

    Il faut mettre un peu de nuance. Python n'est pas un "sous-langage", il y'a des cas d'utilisation où il est pertinant. Tout comme C++ est pertinant dans certains domaines, le C dans un autre, Rust aussi, etc...

    Pourquoi Python serait-il un "sous-langage" ? Peux-tu développer s'il te plait ?

    Merci d'avance et Peace & Love.

  10. #10
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    la génération Z s'adaptera ou mourra.

    La génération de romain en 476 sait adapté à l'age sombre.
    La génération de pécore en 1850 sait adapté aux machines a vapeurs et usines a charbon.
    La génération de 1945 sait adapté et a rebâtit la civilisation


    Les temps difficiles créent des hommes forts. Les hommes forts créent les périodes de paix. Les périodes de paix créent les hommes faibles.

    Pour la génération Z, j'aurais plus peur de la crise économique en Europe que de l'ia. de la dette et des taxes et impôts qui ne font et ne feront que augmenter si vous bosser. (j'ai vu une future taxe pour les voitures d'occasion en France ou travailler gratuitement 1-2 jours par ans, magnifique le retour du communisme )
    Trump va relancer et sauver les usa en 2025, en asie le marché et bien portant dans pluseurs pays (taiwan, corée du sud, singapour,...)
    l’Europe s'embourbe dans l’idéologie écolo-commuiniste et tue l'emploi, les meilleurs se barre à l'étranger.

    les millions de chômeurs en automobile et dans le btp c'est pas l'ia. Les charrettes chez Michelin ou Auchan ou Schaeffler c'est pas l'ia.
    la fuite de total à la bourse de new york c'est pas l'ia (avant la fuite totale ).
    la fuite de BASF aux usa c'est pas l'ia. Le plus grand groupe chimique au monde, historiquement tres lié à l’Allemagne.
    Les fermetures d'usines de Volkswagen au cœur du Reich Allemand c'est pas la faute de l'ia non plus.

    Je reste impressionné pour être aussi compétent dans la destruction de tout un continent. Un tel niveau d'expertise commun a beaucoup de politicien de la zone euro est juste incroyable. On dirait un plan bien préparé depuis des années.


    Ne mettons pas l'ia comme bouc émissaire comme fut le covid et poutine.
    Il est temps d'assumer, les européens moi y compris on a mal voté, on a fait les mauvais choix d'avenir et aujourd'hui faut en payer les conséquences.

  11. #11
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    Il est temps d'assumer, les européens moi y compris on a mal voté, on a fait les mauvais choix d'avenir et aujourd'hui faut en payer les conséquences.
    Depuis des décennies, les citoyens, surtout les jeunes, ont souvent l'impression de subir sans choix réel.
    Les révolutions technologiques récentes, comme les ventes en ligne et les caisses automatiques, ont causé des licenciements massifs sans créer assez d'emplois, laissant beaucoup de gens sur le carreau.

    Les jeunes travailleurs craignent d'être remplacés par l'IA, mais les dirigeants et patrons (censés) redoutent un soulèvement populaire.
    En Europe, actuellement grande perdante de la mondialisation, les tensions sociales et économiques augmentent et vont s'accélérer dans les mois a venir , une insurrection n'est pas probable mais garantie, la question est de savoir quand.


    Depuis 2020, les crises comme les pandémies et les guerres ont semblé être des moyens de détourner cette insatisfaction.
    Vu le contexte récent, espérons qu'ils ne soient pas assez idiots pour déclencher une guerre afin de noyer le mouvement.

  12. #12
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    Citation Envoyé par JC_DENTON Voir le message
    Depuis des décennies, les citoyens, surtout les jeunes, ont souvent l'impression de subir sans choix réel.
    Les révolutions technologiques récentes, comme les ventes en ligne et les caisses automatiques, ont causé des licenciements massifs sans créer assez d'emplois, laissant beaucoup de gens sur le carreau.

    Les jeunes travailleurs craignent d'être remplacés par l'IA, mais les dirigeants et patrons (censés) redoutent un soulèvement populaire.
    En Europe, actuellement grande perdante de la mondialisation, les tensions sociales et économiques augmentent et vont s'accélérer dans les mois a venir , une insurrection n'est pas probable mais garantie, la question est de savoir quand.


    Depuis 2020, les crises comme les pandémies et les guerres ont semblé être des moyens de détourner cette insatisfaction.
    Vu le contexte récent, espérons qu'ils ne soient pas assez idiots pour déclencher une guerre afin de noyer le mouvement.
    perso je pense que au contraire, la situation va s'empirer sans révolte. Les lois et normes écologique vont s'accentuer, les taxes encore plus augmenter, je pense qu'on va vitre atteindre 70% de taxes-impots donné a l'état (50% actuellement), faisant fuir encore plus ceux qui ont le malheur de travailler et gagner plus que le smic.
    L'europe va sombrer dans la pauvreté et le tier monde.


    Même si tous les pays vote extrême droite/extreme gauche, l'union européenne dans son fonctionnement interne ne changera rien a l'agenda. le parlement européen n'évolue pas, avec des énormes bloque d'alliances qui fait que à la fin y'a 50% de gauche et 50% de droite, aboutissant a aucune réforme audacieuse car ces réformes ne trouve pas de consensus.
    il serait nécessaire d'un éclatement de l'union européenne pour que les pays retrouve leurs souveraineté législatif et puisse enfin mettre en place des mesures.

    j'ai revu un épisode du dessous des cartes des années 2004 avant la grand élargissement, jean christophe victor parle des problèmes de l’immigration, des problèmes de salaire, des conducteurs polonais venant bosser en france, du fonctionnement interne de l'union européenne qui se mets d'accord sur rien.
    l’Europe sait agrandi et 20ans plus tard aucun de ces problèmes n'a été réglé, et même empiré. On a le cas actuel avec le mercosur. C'est pas l'adhésion de l’Ukraine largement soutenue par ces débiles qui va améliorer les choses...

  13. #13
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    Par défaut 37 % des employeurs préfèrent embaucher un robot ou une IA plutôt qu'un jeune diplômé de la génération Z
    37 % des employeurs préfèrent embaucher un robot ou une IA plutôt qu'un jeune diplômé de la génération Z,
    selon un rapport qui estime que l'enseignement traditionnel ne prépare pas suffisamment pour le monde du travail

    Un rapport récent a mis en lumière une tendance intrigante et préoccupante : de plus en plus d’employeurs privilégient l’intelligence artificielle (IA) à l’embauche de jeunes diplômés appartenant à la Génération Z. Ce constat soulève des questions importantes sur l’avenir du marché de l’emploi, le rôle des nouvelles technologies et la place des jeunes talents dans un monde du travail en constante évolution.

    La génération Z, souvent appelée les zoomers, regroupe les personnes nées entre la fin des années 1990 et le début des années 2010, généralement entre 1997 et 2012. Elle succède à la génération Y et précède la génération Alpha. Elle est définie comme une génération née alors que les communications numériques étaient déjà bien installées dans la société ; les individus de la génération Z n’ont donc pas connu le monde sans Internet. La génération Z est jeune, surinformée et surtout très à l’aise dans l’utilisation des nouvelles technologies.

    Selon une nouvelle enquête de la Hult International Business School, environ 37 % des employeurs ont déclaré qu'ils préféraient embaucher l'IA plutôt qu'un jeune diplômé.

    L'étude a interrogé 1 600 employeurs et 96 % d'entre eux ont déclaré que la plupart des formations universitaires ne préparent pas du tout les gens à leur travail.

    Au total, 89 % d'entre eux ont déclaré qu'ils évitaient d'embaucher des jeunes diplômés.

    Ce sentiment reflète un décalage croissant entre les études universitaires et les compétences dont les employés ont besoin pour réussir en début de carrière. Dans l'enquête de Hult, 77 % des jeunes diplômés ont déclaré avoir appris davantage en six mois de travail qu'au cours de leurs quatre années d'études.

    L'enquête a également révélé que les entreprises, malgré leur recours privilégié à l'IA, peinent à trouver des talents. La quasi-totalité des dirigeants, soit 98 % d'entre eux, ont déclaré que leur organisation avait du mal à trouver des talents.

    En ce qui concerne les raisons pour lesquelles ils ne veulent pas embaucher de jeunes diplômés, 60 % d'entre eux déclarent que les travailleurs n'ont pas d'expérience pratique et 55 % qu'ils ne travaillent pas bien au sein d'une équipe.

    En réfléchissant à leur propre expérience universitaire, 94 % des jeunes diplômés regrettent leur diplôme et 43 % se sentent condamnés à l'échec parce qu'ils n'ont pas choisi le bon diplôme.

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    « Il est beaucoup plus facile et plus rentable de former une IA à l'exécution de tâches que de former un humain tout en le rémunérant sur le tas »

    À la suite du rapport, certains cadres de la Hult International Business School se sont exprimés.

    Martin Boehm, vice-président exécutif et doyen mondial des programmes de premier cycle à la Hult International Business School, a déclaré : « Dans le monde d'aujourd'hui, où la volatilité et les progrès technologiques rapides sont devenus des thèmes courants au travail, les écoles de commerce doivent aller au-delà des méthodes d'enseignement traditionnelles. La théorie seule ne suffit plus. Préparer les étudiants d'une nouvelle manière, en mettant l'accent sur le développement des compétences et de l'état d'esprit nécessaires à l'apprentissage continu, est l'avenir de l'éducation ».

    Bryan Driscoll, consultant en ressources humaines, a déclaré : « Bien sûr, les employeurs préféreraient utiliser l'IA plutôt que les humains - elle est moins chère, n'a pas besoin de soins de santé ou de droits de l'homme fondamentaux, et ne prend pas de congés payés. Il ne s'agit pas d'un manque de compétences de la génération Z, mais d'une tentative des employeurs d'échapper à leurs responsabilités. Ils ont passé des décennies à financer des programmes de formation et à se décharger du fardeau du développement des compétences sur les employés, puis se plaignent lorsque les nouveaux employés ne répondent pas à leurs attentes ».

    Kevin Thompson, expert financier et fondateur et PDG de 9i Capital Group, a déclaré : « C'est une question d'économie et d'efficacité. Il est beaucoup plus facile et plus rentable de former une IA à l'exécution de tâches que de former un humain tout en le rémunérant sur le tas. L'IA exécute les tâches exactement comme elles ont été programmées, pour une fraction du coût. De nombreux employeurs voient l'intérêt de tirer parti de l'IA pour la gestion des tâches de base, en particulier dans les fonctions d'assistance et les postes de débutants. »

    Les juniors n'ont pas les connaissances essentielles pour créer des logiciels sécurisés

    De nombreux rapports indiquent que les employeurs se plaignent de l'état déplorable des connaissances informatiques des employés de la génération Z. Un rapport publié en février 2024 par la Linux Foundation Research et de l'Open Source Security Foundation (OpenSSF) indique que de nombreux développeurs n'ont pas les connaissances et les compétences essentielles pour développer efficacement des logiciels sécurisés. Près d'un tiers des développeurs logiciels ne sont pas familiers avec les pratiques de développement de logiciels sécurisés. Le rapport indique que l'éducation et la formation sont requises.

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    Par ailleurs, selon une étude publiée en 2023 par Dell Technologies, les membres de la génération Z estiment que l'école ne leur donne pas les compétences nécessaires pour survivre dans un monde numérique. Ils reconnaissent la nécessité de développer des compétences numériques pour leur future carrière, mais les membres de la génération Z sont frustrés par le fait que leur éducation ne les ait pas suffisamment préparés au monde du travail.

    Selon le rapport, 37 % des répondants à l'étude ont déclaré que l'enseignement scolaire ne leur a pas permis d'acquérir les compétences technologiques dont ils avaient besoin pour la carrière qu'ils envisageaient. Environ 44 % des répondants pensent que les entreprises doivent travailler plus étroitement avec le secteur public, principalement avec le secteur de l'éducation, pour répondre à leur soif d'apprentissage, notamment autour des compétences numériques.

    Les cadres interrogés par Intelligent dans le cadre de son enquête ont également déclaré que les jeunes diplômés doivent renforcer leurs compétences techniques et leur éthique de travail. En outre, alors qu'ils rencontrent des difficultés pour faire décoller leurs carrières, les travailleurs de la génération Z se tournent vers ChatGPT pour obtenir des conseils sur le sujet. Une grande partie d'entre eux considèrent d'ailleurs que les conseils de ChatGPT sont meilleurs.

    Selon une enquête menée par Intoo et Workplace Intelligence, près de la moitié (47%) des employés de la génération Z disent obtenir de meilleurs conseils de carrière de ChatGPT que de leurs managers sur le lieu de travail. Les membres de la génération Z perçoivent leurs managers comme trop occupés, trop focalisés sur leur propre carrière, ou pas assez compétents ou intéressés pour aider leurs subordonnés à se développer professionnellement.

    La Génération Z face à des défis multiples

    Pour la Génération Z, qui commence tout juste à entrer sur le marché du travail, cette préférence pour l’IA est une véritable source de préoccupation. De plus, ils sont également parfois perçus comme manquant d’expérience pratique ou de compétences spécifiques recherchées par les entreprises.

    Un autre problème réside dans la perception qu’ont certains employeurs de cette génération. Des stéréotypes, tels que leur supposée faible résilience ou une préférence pour des conditions de travail flexibles, peuvent freiner leur recrutement. Comparés à une IA qui travaille sans relâche et ne réclame ni congés ni augmentations, ces jeunes talents se retrouvent parfois dans une position défavorable.

    Cette tendance soulève des interrogations sur l’avenir du marché de l’emploi. Si l’IA continue de prendre une place prépondérante, quelles seront les opportunités pour les jeunes diplômés ? Devraient-ils se concentrer sur des compétences qui complètent l’IA, plutôt que de rivaliser avec elle ? Des domaines comme la gestion de l’IA, l’éthique technologique ou les interactions humaines complexes pourraient devenir des atouts majeurs pour ces générations futures.

    Les entreprises, quant à elles, devront également repenser leur stratégie. Si l’IA peut être incroyablement performante, elle ne remplace pas toujours la créativité, l’empathie ou l’intelligence émotionnelle, des qualités qui restent essentielles dans de nombreux métiers.

    34 % des travailleurs de la génération Z acceptent une offre d'emploi mais ne se présentent pas à leur premier jour

    Sur un marché du travail de plus en plus concurrentiel, certains membres de la génération Z réagissent de manière atypique à des situations inhabituelles. Confrontés à des séries d'entretiens interminables, à des employeurs lents à répondre et à un processus d'embauche globalement frustrant, une fraction de la cohorte a pris l'habitude de « ghoster » leurs employeurs (selon l'étude, il s'agit de « disparaître d'un emploi sans démissionner officiellement »).

    Près d'un tiers (34 %) des membres de la génération Z optent pour ce que l'on appelle le « career catfishing ». Selon une enquête menée par CV Genius auprès de 1 000 salariés britanniques, cela signifie qu'un candidat a accepté un poste et ne s'est jamais présenté. Les résultats ont montré que le « career catfishing » est l'une des nombreuses stratégies utilisées par les employés pour obtenir plus d'autonomie au travail.

    Les jeunes n'hésitent pas à prendre des libertés, grâce à des modes telles que le « quiet quitting » (faire le strict minimum au travail) ou le « coffee badging » (se rendre à contrecœur au bureau le temps de prendre un café et de passer son badge avant de rentrer chez soi pour terminer sa journée de travail). Même si cela signifie être au chômage jusqu'à ce que le bon emploi (et le bon salaire) se présente.

    Quelque 74 % des employeurs admettent aujourd'hui que le ghosting fait partie du paysage de l'embauche, selon une enquête Indeed réalisée en 2023 auprès de milliers de demandeurs d'emploi et d'employeurs.

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    Votre entreprise a besoin de développeurs juniors pour rester compétitive

    Pour Doug Turnbull, intégrer des développeurs juniors dans votre équipe peut non seulement apporter des avantages immédiats, mais aussi préparer votre entreprise à un avenir plus innovant et collaboratif. Il explique :

    « Ces derniers temps, les Big Tech ne veulent que des escouades d'élite de développeurs d'état-major qui peuvent "se mettre en route" pour la grande initiative (souvent l'IA). Il a été indiqué (à maintes reprises) que l'IA remplacera complètement les développeurs juniors. Après tout, les juniors existent pour faire le travail de « pisseurs de code » facilement remplaçable par un LLM.

    « Toutefois, cette remarque ne tient pas compte de la raison pour laquelle nous avons des employés juniors. L'accompagnement des employés juniors devient son propre multiplicateur de force pour innover à grande échelle. Il ne s'agit pas de travail supplémentaire, mais d'une culture psychologiquement sûre qui valorise l'enseignement et l'apprentissage, et l'innovation qui en découle ».

    Plusieurs avantages ont été cité dans le recrutement des développeurs juniors :
    • Culture de l’apprentissage et de l’innovation : Les développeurs juniors apportent une dynamique de formation continue au sein de l’équipe. En les encadrant, les développeurs seniors approfondissent leurs propres connaissances grâce à l’effet “protégé”, où enseigner renforce la compréhension. Cette interaction favorise une culture d’apprentissage et d’innovation, essentielle pour toute entreprise souhaitant rester compétitive.
    • Prévention de l’épuisement professionnel : Avoir des juniors dans l’équipe permet de répartir les tâches de manière plus équilibrée. Ils peuvent prendre en charge des tâches moins critiques, comme la correction de bugs ou les astreintes nocturnes, permettant ainsi aux seniors de se concentrer sur des projets plus complexes sans risquer le burnout.
    • Force multiplicatrice : Les juniors ne sont pas seulement là pour écrire du code. Leur présence oblige les seniors à remettre en question leurs propres hypothèses et à affiner leurs compétences. Cette redondance et ce dialogue socratique sont essentiels pour s’assurer que l’équipe suit la bonne direction. Les juniors apportent également des perspectives fraîches et des idées nouvelles, ce qui peut conduire à des innovations que les membres plus expérimentés n’auraient peut-être pas envisagées.
    • Adaptabilité et résilience : Les développeurs juniors sont souvent plus adaptables et ouverts aux nouvelles technologies et méthodologies. Leur enthousiasme pour l’apprentissage et leur volonté d’expérimenter peuvent aider l’équipe à adopter plus rapidement de nouvelles pratiques et à rester à la pointe de l’innovation. Cette adaptabilité est cruciale dans un secteur technologique en constante évolution.

    Source : rapport de la Hult International Business School

    Et vous ?

    Que pensez-vous de ce rapport ? Le trouvez-vous crédible ou pertinent ?

    L’IA est-elle réellement une menace pour l’emploi des jeunes, ou peut-elle être un outil qui complète leurs compétences ?

    Quels types de métiers sont les plus susceptibles d’être remplacés par l’IA à court terme ?

    Les stéréotypes sur la Génération Z (comme leur attachement à la flexibilité ou une moindre résilience) influencent-ils trop les décisions d’embauche ?

    Comment les jeunes peuvent-ils démontrer leur valeur unique face aux employeurs sceptiques ?

    Les systèmes éducatifs préparent-ils suffisamment les jeunes à travailler dans un monde dominé par l’IA ?

    Quelles compétences les jeunes diplômés devraient-ils prioriser pour se démarquer dans un marché où l’automatisation progresse ?

    Voir aussi :

    Les employeurs déplorent le manque de motivation et d'initiative des jeunes diplômés de la génération Z
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  14. #14
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    Citation Envoyé par Stéphane le calme Voir le message
    L’IA est-elle réellement une menace pour l’emploi des jeunes, ou peut-elle être un outil qui complète leurs compétences ?
    Un ingénieur qui travail avec une IA réalisera le travail de plusieurs ingénieurs.
    Donc les entreprises auront besoin de moins d'ingénieurs.

    Après il y a des entreprises qui aiment bien embaucher des juniors car ils coutent moins cher.
    L'entreprise peut embaucher un junior, demander à un senior de le former et une fois que le junior est autonome l'entreprise peut virer le senior.

    Citation Envoyé par Stéphane le calme Voir le message
    Quels types de métiers sont les plus susceptibles d’être remplacés par l’IA à court terme ?
    Je ne pense pas que des métiers vont disparaitre, par contre il y a des équipes qui vont être réduites, au lieu d'avoir une équipe de 10 personnes, il va y avoir une équipe de 2 personnes.

    Citation Envoyé par Stéphane le calme Voir le message
    Les stéréotypes sur la Génération Z (comme leur attachement à la flexibilité ou une moindre résilience) influencent-ils trop les décisions d’embauche ?
    Non parce que les histoires de flexibilité c'est dans l'offre d'emploi.
    Par exemple si il est précisé que le télétravail est impossible, ceux à qui ça pose problème ne postuleront pas.

  15. #15
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    Citation Envoyé par Ryu2000 Voir le message
    Par exemple si il est précisé que le télétravail est impossible, ceux à qui ça pose problème ne postuleront pas.
    Et pourtant l'IA est en télétravail. Il faudrait que le employeurs soient cohérents avec eux même.

  16. #16
    Membre chevronné Avatar de der§en
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    Je vais faire le vieux con, mais je pense qu’il n’y a pas de génération perdue, c’est itératifs chaque nouvelle génération apporte sa pierre à l’édifice, et que ces employeurs sont en train de scier la branche sur laquelle ils sont assis !

  17. #17
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    Citation Envoyé par der§en Voir le message
    Je vais faire le vieux con, mais je pense qu’il n’y a pas de génération perdue, c’est itératifs chaque nouvelle génération apporte sa pierre à l’édifice, et que ces employeurs sont en train de scier la branche sur laquelle ils sont assis !

    Et je vais faire le vieux con aussi, pour la grande démocratie des opinions.

    En gros, qu'est-ce que la génération Z apporte de plus concrètement ? Son addiction aux smartphones et aux réseaux sociaux ? Son narcissisme exacerbé ? sa capacité à consommer de l'information sans le moindre discernement ? Ses "influenceurs" de génie sans même le DNB qui parviennent à leur vendre tout et n'importe quoi ? La polarisation de ses opinions sur tout et rien ? Sa propension à la pensée unique ?

    Cette génération sert de sujet de test pour les géants de la tech depuis presque 20 ans. Privez-les de leur smartphone pendant une seule journée et regardez ce qu'il se passe. C'est le résultat.

    Les itérations sont parfois sujettes à des régressions, en particulier lorsqu'elles s'appuient sur une structure expérimentale, sans repères ni limites. Et si l'on parle d'une pierre à l'édifice, il s'agit certainement d'un gigantesque chateau de sable dont il ne restera rien à la première tempête.

    Si vous le pouvez, faites comme les leaders de la tech, envoyez vos enfants dans des écoles non-connectées et éduquez-les le plus loin possible des technologies. Peut-être vous remercieront-ils un jour pour cela, en tous les cas, ils ne vous haïront pas.
    Dernière modification par Invité ; 25/01/2025 à 23h00.

  18. #18
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    Citation Envoyé par der§en Voir le message
    Je vais faire le vieux con, mais je pense qu’il n’y a pas de génération perdue, c’est itératifs chaque nouvelle génération apporte sa pierre à l’édifice, et que ces employeurs sont en train de scier la branche sur laquelle ils sont assis !
    Citation Envoyé par rust2code Voir le message
    Et je vais faire le vieux con aussi, pour la grande démocratie des opinions.

    En gros, qu'est-ce que la génération Z apporte de plus concrètement ?...
    “ Les jeunes d’aujourd’hui aiment le luxe, méprisent l’autorité et bavardent au lieu de travailler. Ils ne se lèvent plus lorsqu’un adulte pénètre dans la pièce où ils se trouvent. Ils contredisent leurs parents, plastronnent en société, se hâtent à table d’engloutir les desserts, croisent les jambes et tyrannisent leurs maîtres. Nos jeunes aiment le luxe, ont de mauvaises manières, se moquent de l’autorité et n’ont aucun respect pour l’âge. À notre époque, les enfants sont des tyrans. ”
    Socrate, 470-399 av. J.C.

    Source: Nos jeunes aiment le luxe, ont de mauvaises manières, se moquent [...] - Socrate
    Dicocitations - Le dictionnaire des citations

    Note:
    Socrate n'a jamais écrit, c'est son disciple Platon qui a retranscrit ses paroles, c'est pourquoi c'est lui qui apparaît en auteur.

    On supposer qu’il s’agit d’une citation apocryphe, c'est-à-dire une citation attribuée à un auteur alors que celui-ci ne l’a jamais prononcée ou écrite. Cette citation peut cependant correspondre aux idées de l’auteur. Ces cas sont fréquents avec les auteurs anciens, leurs mots ont été déformés au cours des siècles avec les traductions et des citations leur ont été attribuées car elles correspondaient à leur pensée. On trouve cette citation dans des livres récents à compter de 1985
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  19. #19
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    Citation Envoyé par rust2code Voir le message
    Et je vais faire le vieux con aussi, pour la grande démocratie des opinions.

    En gros, qu'est-ce que la génération Z apporte de plus concrètement ? Son addiction aux smartphones et aux réseaux sociaux ? Son narcissisme exacerbé ? sa capacité à consommer de l'information sans le moindre discernement ? Ses "influenceurs" de génie sans même le DNB qui parviennent à leur vendre tout et n'importe quoi ? La polarisation de ses opinions sur tout et rien ? Sa propension à la pensée unique ?

    Cette génération sert de sujet de test pour les géants de la tech depuis presque 20 ans. Privez-les de leur smartphone pendant une seule journée et regardez ce qu'il se passe. C'est le résultat.

    Les itérations sont parfois sujettes à des régressions, en particulier lorsqu'elles s'appuient sur une structure expérimentale, sans repères ni limites. Et si l'on parle d'une pierre à l'édifice, il s'agit certainement d'un gigantesque chateau de sable dont il ne restera rien à la première tempête.

    Si vous le pouvez, faites comme les leaders de la tech, envoyez vos enfants dans des écoles non-connectées et éduquez-les le plus loin possible des technologies. Peut-être vous remercieront-ils un jour pour cela, en tous les cas, ils ne vous haïront pas.
    Qui à éduqué cette génération ? Et par qui cette dernière à été éduquée ? Aussi loin qu'on puisse remonter le discours est exactement le même, les jeunes "...." à adapter et sur lequel on peux rejeter tous les maux du monde, dont les bases ont étés établies par nul autre que ceux qui les critiquent.

  20. #20
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    Citation Envoyé par L33tige Voir le message
    Aussi loin qu'on puisse remonter le discours est exactement le même, les jeunes "...."
    Certes, mais est-ce que ce scénario a déjà eu lieu ?

    Citation Envoyé par Stéphane le calme Voir le message
    Selon une nouvelle enquête de la Hult International Business School, environ 37 % des employeurs ont déclaré qu'ils préféraient embaucher l'IA plutôt qu'un jeune diplômé.

    L'étude a interrogé 1 600 employeurs et 96 % d'entre eux ont déclaré que la plupart des formations universitaires ne préparent pas du tout les gens à leur travail.

    Au total, 89 % d'entre eux ont déclaré qu'ils évitaient d'embaucher des jeunes diplômés.

    Ce sentiment reflète un décalage croissant entre les études universitaires et les compétences dont les employés ont besoin pour réussir en début de carrière. Dans l'enquête de Hult, 77 % des jeunes diplômés ont déclaré avoir appris davantage en six mois de travail qu'au cours de leurs quatre années d'études.

    L'enquête a également révélé que les entreprises, malgré leur recours privilégié à l'IA, peinent à trouver des talents. La quasi-totalité des dirigeants, soit 98 % d'entre eux, ont déclaré que leur organisation avait du mal à trouver des talents.

    En ce qui concerne les raisons pour lesquelles ils ne veulent pas embaucher de jeunes diplômés, 60 % d'entre eux déclarent que les travailleurs n'ont pas d'expérience pratique et 55 % qu'ils ne travaillent pas bien au sein d'une équipe.

    En réfléchissant à leur propre expérience universitaire, 94 % des jeunes diplômés regrettent leur diplôme et 43 % se sentent condamnés à l'échec parce qu'ils n'ont pas choisi le bon diplôme.
    Alors d'un côté les histoires :
    - "vous n'avez pas d'expérience"
    - "le niveau des étudiants baissent"
    ne sont pas nouvelles.

    Mais là le niveau a peut-être vraiment atteint un seuil trop bas.

    Pour l'expérience pratique ils auraient pu faire une formation pro, vu que ça alterne entre école et entreprise.
    Il semblerait qu'il y a ait un problème avec l'enseignement, il faut remonter le niveau. Il devrait y avoir plus de redoublement et plus d'échecs aux examens.

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