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La récession des emplois dans la tech : un phénomène en mutation

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  1. #1
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    Citation Envoyé par RenarddeFeu Voir le message
    Les développeurs remplacés par des IA
    Je ne pense pas que ce soit le seul facteur qui explique les licenciements massifs qui ont lieu dans toutes les industries.
    On dirait que les grosses entreprises ont anticipées un truc.

    Le chômage va probablement augmenté.
    Il y a des gens qui vont se faire virer et qui ne retrouveront pas de job parce qu'il y a aura plus de gens qui chercheront un job que d'offres d'emplois.

  2. #2
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    Citation Envoyé par Ryu2000 Voir le message
    Il y a des gens qui vont se faire virer et qui ne retrouveront pas de job parce qu'il y a aura plus de gens qui chercheront un job que d'offres d'emplois.
    n'es ce pas déjà le cas dans la plupart des pays développé ?
    en france, france travail (famille, patrie) à 1.1 millions d'offre d'emplois d'apres leur fichier excel.
    le nombre de chômeur A est de 2.8 millions

    dans ces offres d'emplois j'ai tous compté, donc les cdi mais aussi les cdd de 1mois et les annonces bidons/doublons
    dans les chômeurs j'ai compté que les catégories A.

    Donc en prenant le meilleur scénario on a déjà un ratio de 1 emploi pour presque 3 chômeurs.


    Il n'y a pas de miracle pour inverser cette mauvaise période, il est nécessaire de relancer la croissance et donc pour cela d'inciter les populations à consommer, baisser les impôts, investir dans les secteurs qui apporte beaucoup d'emplois (industrie automobile thermique par exemple), de relancer le tourisme en promouvant l'avion et notre industrie aéronautique, donc au final polluer plus et aller à contre courant de ce que l'ue fait depuis 1 décennie et nous détruit à petit feu.
    Comme je le dis, il est préférable de vivre riche dans un monde polluer et chaud par nous que de vivre pauvre et soumis aux chinois/indiens dans un monde de toute manière polluer par eux.

    Et rassurer les européens pour les inciter à consommer, car a faire peur d'une guerre avec la Russie comme le fait Macron, ça incite les gens à épargner et à ne pas faire d'enfant, et je parle pas des escrolos qui profite de la faiblesse des mineurs pour les rendre éco anxieux. Ca crée une génération de peureux incapable de bâtir des projets de long terme.

    Et supprimer ces pu*** de norme écolos pour relancer la construction de maisons, d'usines, de voiture diesel. Il vaut mieux vivre dans une maison mal isolé et pas solide en bois comme les américains que dehors dans la rue...
    Il vaut mieux avoir une voiture diesel que pas de voiture et pas pouvoir aller bosser en zfe.
    l'industrie du BTP annonce 200000 suppressions d'emplois en 2024/2025, les francais n'ont pas les moyens de construire des maisons isolé avec la norme rt2020, ils n'ont pas les moyens non plus d'acheter une voiture électrique pour aller bosser en ZFE. Ils ont juste les moyens d'acheter une tente a décathlon et de la planter dans une rue au milieu de Paris. Malgré les déportations et rafles organisé par l'état pour cacher ça pendant les JO, on en voit encore partout dans la capitale.

  3. #3
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    Citation Envoyé par calvaire Voir le message
    n'es ce pas déjà le cas dans la plupart des pays développé ?
    Oui, mais ça va s'aggraver.

  4. #4
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    C'est cool mais je n'ai aucune intention d'aller aux USA, donc j'en ai est vraiment rien à faire.

  5. #5
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    Par défaut L'essor et le déclin des emplois de développeurs de logiciels : de l'abondance à la rareté des opportunités
    L'essor et le déclin des emplois de développeurs de logiciels : de l'abondance à la rareté des opportunités,
    une analyse post-2021

    La demande pour les développeurs de logiciels a diminué par rapport aux années 2021 et 2022, même si le marché du travail reste solide. Les emplois en technologie autrefois en forte demande, sont aujourd'hui moins abondants. Nick Bunker, économiste chez Indeed, explique que les embauches dans ce domaine sont plus lentes et les entreprises moins enclines à augmenter leurs effectifs, une tendance qui n'est pas liée à l'IA mais qui a débuté avant l'apparition de ChatGPT. Malgré cette baisse, les développeurs de logiciels restent très demandés et bien rémunérés. Ils sont en deuxième position sur la liste des professions à forte croissance pour la prochaine décennie, avec des salaires médians élevés, surtout dans des régions comme la Silicon Valley.

    Le Bureau of Labor Statistics (BLS) des États-Unis prévoit que le nombre total d'emplois passera de 164,5 millions en 2022 à 169,1 millions en 2032, soit une augmentation de 2,8 % (voir graphique 1). (Cette croissance projetée est beaucoup plus lente que la croissance de l'emploi de 12,9 % enregistrée au cours de la décennie 2012-22, qui a été marquée par une forte reprise de la croissance après la grande récession de 2007-09 et la récession induite par la pandémie de 2020 COVID-19. Alors que l'emploi salarié devrait augmenter de 3 %, le nombre de travailleurs indépendants devrait augmenter de 0,6 % au cours de la décennie de projection.

    Nom : Empl.jpg
Affichages : 132726
Taille : 27,7 Ko

    La demande pour les développeurs de logiciels, autrefois en plein essor, a connu une diminution notable depuis les années 2021 et 2022. Durant la pandémie, les entreprises technologiques ont intensifié les embauches pour répondre à une augmentation rapide de la demande en services numériques. Les développeurs de logiciels étaient courtisés par les recruteurs et avaient le pouvoir de négocier des salaires élevés. Cette période de frénésie d'embauche a contribué à une croissance rapide des effectifs dans le secteur technologique.

    Cependant, la situation a changé récemment. Les entreprises ont ralenti le rythme de leurs embauches, et certaines ont même réduit leurs effectifs pour s'adapter à une nouvelle réalité économique. Ce ralentissement peut être attribué à une saturation du marché et à une approche plus prudente des entreprises en matière d'expansion et de gestion des coûts.

    Malgré cette baisse temporaire de la demande, les développeurs de logiciels restent parmi les professionnels les plus recherchés. Le département du travail des États-Unis projette que les emplois de développeurs de logiciels seront en deuxième position en termes de croissance au cours de la prochaine décennie, juste après les aides-soignants à domicile. Cette prévision souligne l'importance continue des compétences en développement logiciel dans une économie de plus en plus numérique.

    Les salaires des développeurs de logiciels restent également attractifs, reflétant la valeur de leurs compétences. Par exemple, les développeurs de logiciels dans la région métropolitaine de Cleveland gagnent un salaire médian de plus de 100 000 dollars par an, tandis que ceux travaillant dans la Silicon Valley touchent un salaire médian de 163 000 dollars. Ces chiffres illustrent non seulement la demande continue pour ces professionnels, mais aussi les disparités régionales en termes de rémunération.

    L'évolution du marché du travail pour les développeurs de logiciels

    La situation actuelle des développeurs de logiciels doit être examinée dans un contexte plus large de l'évolution du marché du travail. La pandémie a provoqué une demande artificiellement élevée pour des compétences spécifiques, entraînant une vague de recrutements massifs pour répondre aux besoins immédiats. Cette surchauffe du marché a rendu les talents rares et coûteux. La baisse actuelle de la demande peut donc être considérée comme une correction nécessaire après une période de croissance exceptionnelle.

    De plus, l'adoption rapide de nouvelles technologies, dont l'IA, modifie la nature des emplois dans le secteur technologique. Bien que Nick Bunker indique que la diminution de la demande pour les développeurs de logiciels a commencé avant l'apparition de ChatGPT, l'impact de l'IA ne peut pas être ignoré. À long terme, l'IA pourrait automatiser certaines tâches de développement, réduisant ainsi la demande pour certaines compétences humaines tout en créant de nouvelles opportunités dans d'autres domaines.

    Indexé sur 100 au 1er février 2020 ; quotidien, du 1er février 2020 au 12 juillet 2024

    Nom : Jobb.jpg
Affichages : 30013
Taille : 20,8 Ko
    Offres d'emploi pour les développeurs de logiciels sur Indeed


    Historiquement, l'ingénierie logicielle a été perçue comme un secteur stable sur le marché de l'emploi américain, malgré ses fluctuations. Cependant, les signes indiquent que ce domaine devient progressivement moins stable en raison du ralentissement général de l'industrie et de la concurrence croissante causée par l'intelligence artificielle.

    « La concurrence est insensée », affirme Joe Forzano, un ingénieur logiciel au chômage qui a travaillé chez Alma, une start-up en santé mentale, et chez Blackstone, un géant du capital-investissement. Depuis la perte de son emploi en mars 2023, Forzano a postulé à plus de 250 postes, passant par des processus de recrutement longs et difficiles, pour finalement apprendre qu'il n'avait pas été retenu. « Cela a été très, très dur », confie-t-il.

    Forzano n'est pas seul dans son pessimisme. Une enquête menée en décembre auprès de 9 338 ingénieurs logiciels par Blind, une plateforme de discussion anonyme pour employés vérifiés, révèle que près de 90 % des ingénieurs estiment qu'il est plus difficile de trouver un emploi aujourd'hui qu'avant la pandémie, 66 % d'entre eux jugeant cette difficulté « beaucoup plus grande ». Environ 80 % des répondants affirment que la compétitivité du marché de l'emploi a augmenté au cours de l'année écoulée. Seuls 6 % des ingénieurs logiciels sont « extrêmement confiants » dans leur capacité à retrouver un emploi avec une rémunération équivalente s'ils perdaient leur poste, tandis que 32 % ne se sentent « pas du tout confiants ».

    Le ralentissement des embauches dans les emplois de bureau bien rémunérés, comme la technologie, le marketing et la finance, reflète une tendance plus large vers la prudence économique. Les entreprises sont désormais plus sélectives dans leurs embauches, privilégiant l'efficacité et la rentabilité. Cela signifie que même les professionnels hautement qualifiés doivent faire face à un marché du travail plus compétitif et plus exigeant.

    De plus, la répartition géographique des opportunités et des salaires souligne les disparités régionales. Les développeurs de logiciels dans des hubs technologiques comme la Silicon Valley bénéficient de salaires nettement plus élevés que ceux dans d'autres régions. Cette concentration de richesse et d'opportunités peut exacerber les inégalités économiques et sociales, créant des déséquilibres entre les différentes régions.

    Enfin, il est crucial de considérer l'impact à long terme de ces tendances sur le marché du travail global. Si la demande pour les développeurs de logiciels reste forte, les fluctuations à court terme peuvent créer une incertitude pour les professionnels en début de carrière. Les systèmes éducatifs et les programmes de formation doivent s'adapter pour préparer les travailleurs à une économie en constante évolution, en mettant l'accent sur des compétences polyvalentes et la capacité à s'adapter rapidement aux nouvelles technologies et aux conditions du marché.

    Sources : ADP Reseach, Bureau of Labor Statistics

    Plus de 20 000 offres d'emploi de Développeur ou en Informatique

    Et vous ?

    Les conclusions de cette analyse sont-elles pertinentes ?

    Quel est votre avis sur le sujet ?

    Voir aussi :

    79 % des développeurs envisagent un nouvel emploi, davantage de développeurs cherchent ou sont ouverts à un nouvel emploi aujourd'hui qu'au cours des deux dernières années

    L'emploi des développeurs en déclin depuis la pandémie : les USA emploient moins de développeurs qu'en 2018. « À l'ère de l'IA, l'informatique n'est plus la spécialité la plus sûre », estime María Korduck
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  6. #6
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    Oh non...

    Les développeurs gagnant plusieurs centaines de milliers d'euro de salaire / an (comme annoncé à de multiples reprises sur le forum) seraient donc fini?

  7. #7
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    Citation Envoyé par Anselme45 Voir le message
    Les développeurs gagnant
    Apparemment aux USA c'est possible, vu que là on parle de salaire médian :
    Citation Envoyé par Bruno Voir le message
    Les salaires des développeurs de logiciels restent également attractifs, reflétant la valeur de leurs compétences. Par exemple, les développeurs de logiciels dans la région métropolitaine de Cleveland gagnent un salaire médian de plus de 100 000 dollars par an, tandis que ceux travaillant dans la Silicon Valley touchent un salaire médian de 163 000 dollars. Ces chiffres illustrent non seulement la demande continue pour ces professionnels, mais aussi les disparités régionales en termes de rémunération.
    Médiane (statistiques)

    Citation Envoyé par Bruno Voir le message
    Cependant, la situation a changé récemment. Les entreprises ont ralenti le rythme de leurs embauches, et certaines ont même réduit leurs effectifs pour s'adapter à une nouvelle réalité économique. Ce ralentissement peut être attribué à une saturation du marché et à une approche plus prudente des entreprises en matière d'expansion et de gestion des coûts.
    C'est tout a fait normal.
    Tout ce qui monte doit redescendre, rien ne peut monter à l'infini (même la dette publiques USA finira par exploser).
    Les embauches ont augmentées maintenant elles doivent redescendre.

  8. #8
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    Citation Envoyé par Bruno Voir le message
    Cependant, la situation a changé récemment. Les entreprises ont ralenti le rythme de leurs embauches, et certaines ont même réduit leurs effectifs pour s'adapter à une nouvelle réalité économique. Ce ralentissement peut être attribué à une saturation du marché et à une approche plus prudente des entreprises en matière d'expansion et de gestion des coûts.
    cela explique sans doute les déboires d'Atos entreprise qui n'arrive pas à faire face à ses problèmes structurels et conjoncturels

  9. #9
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    Si ce genre d'annonces existent...Elle ne sont pas rédigés par des programmeurs..

    Les programmeurs sont logiques...efficaces

    Temps nécessaire pour résoudre un problème = Nombre de paramètres * wormholes * logiques d'interaction * 1/niveau de concentration ~= jeux d’échec

  10. #10
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    j'ai vu sur reddit une autre pratique, un employeur publie une annonce par exemple à 6000$, ceux qui postule n'ont jamais de retour évidement, ou alors un entretiens rapide, dans le but de mesurer la qualité des candicats pour le salaire proposé.
    si y'a beaucoup de candidat, il supprime l'annonce et en refait une à 5000, puis à 4000, histoire de voir jusqu'a combien il peuvent baisser.

  11. #11
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    Citation Envoyé par calvaire Voir le message
    j'ai vu sur reddit une autre pratique, un employeur publie une annonce par exemple à 6000$, ceux qui postule n'ont jamais de retour évidement, ou alors un entretiens rapide, dans le but de mesurer la qualité des candicats pour le salaire proposé.
    si y'a beaucoup de candidat, il supprime l'annonce et en refait une à 5000, puis à 4000, histoire de voir jusqu'a combien il peuvent baisser.
    J'ai déjà vu ça aussi mais pas que pour le salaire, aussi pour le profil.

    Selon une enquête [...] Certains répondants ont confié que les employeurs le faisaient afin de maintenir une présence sur les sites d'emploi et pour constituer un vivier de talents ».

    [...] des répondants ont déclaré que les emplois fantômes aidaient les entreprises à évaluer le degré de remplaçabilité de leurs employés, tandis que 23 % ont déclaré qu'ils permettaient à l'entreprise de paraître plus stable lors d'un gel des embauches.

    Selon un autre rapport accablant [...] des entreprises ont publié des offres d'emploi fantôme dans le but précis de donner à leurs employés l'impression qu'ils sont remplaçables ». Ces entreprises auraient également fait des annonces pour tromper les employés surchargés en leur faisant croire que d'autres personnes allaient être engagées pour alléger leur charge de travail écrasante.
    Mouais... alors selon moi la raison est bien plus simple (principe du rasoir d'Ockham), c'est très certainement une pratique de branquignol de RH qui ne savent absolument pas quelles compétences ils doivent rechercher, et donc quelle salaire mettre en face, qui ne savent pas non plus juger la durée d'un coup de bourre puisqu'ils ne pratiquent pas le métier directement et qui, dans un désespoir total, vont rechercher des :

    - Jeune diplômé.
    - Avec 20 ans d'expériences minimum.
    - Expert dans toutes les technos (au moins... bretelle ceinture)
    - Qui peut être opérationnel dans l'heure qui suit l'embauche.

  12. #12
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    Je me doute que c'est pas la solution universelle, mais le mieux reste de pas postuler a des offres d'emplois.
    Ma boite actuel et la précédente, ce n'est pas moi qui ai postulé a une offre d'emploi, j'ai été directement contacté sur linkedin par un cabinet de recrutement.
    Et j'ai 2 connaissances qui ont été embauché sans offre d'emploi de crée, juste par le réseau.

    Je le vois sur linkedin, les offres d'emplois dessus y'a parfois 600 candidats qui postule (juste un clique de souris avec la candidature simplifié linkedin), il n'y a aucun intérêt à postuler a ce genre d'offre, vous serez noyez dans la masse, surtout si vous avez un profil classique qui ressort pas du lot.

    Je dirais qu'il faut absolument se constituer un réseau entre collegue et se rendre visible auprès des chasseurs de têtes.
    en ce moment depuis début octobre je me fais contacté par une boite toute les semaine, y'a des périodes d'embauches et de vide, cette été, de mai a septembre j'ai eu 0, les période fasts c'est surtout à la rentré et début d'année janvier/février.


    l'intérêt de se faire contacter, c'est qu'on est pas en position de demande, donc une bonne position pour la négociation ensuite.

  13. #13
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    Citation Envoyé par calvaire Voir le message
    j'ai vu sur reddit une autre pratique, un employeur publie une annonce par exemple à 6000$, ceux qui postule n'ont jamais de retour évidement, ou alors un entretiens rapide, dans le but de mesurer la qualité des candicats pour le salaire proposé.
    si y'a beaucoup de candidat, il supprime l'annonce et en refait une à 5000, puis à 4000, histoire de voir jusqu'a combien il peuvent baisser.
    Il faut signaler cette pratique aux modérateurs.

  14. #14
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    Concernant les offres d'emploi fantômes, comme dit calvaire, de toutes façons, dans le secteur de la technologie numérique, si vous avez un cv qui tient la route, vous vous faites embaucher par des chasseurs de têtes ou des ESN qui font circuler votre CV (pas besoin de linkedin d'ailleurs, que je n'utilise pas).
    Je viens d'ailleurs de me rendre compte que sur les cinq entreprises chez lesquelles j'ai travaillé, ce sont des chasseurs de tête ou ESN qui m'y ont emmené, je n'ai jamais postulé à aucune offre d'emploi pour ces entreprises.

  15. #15
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    Peut être que la plupart des employeurs veulent des dev qui maîtrisent le multithreading?

  16. #16
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    j'aimerais bien connaitre ces profils qui galère a trouver un job.

    pour moi les problèmes ont souvent des solutions:
    1) habiter dans une zone vraiment paumer: hélas le full remote ne prends pas, et les rares offres faut être compétent pour décrocher le job, donc c'est pas facile mais pas de miracle faut déménager dans un bassin d'emplois, pas besoin de viser des grosses villes comme paris. Des villes plus modeste comme Toulouse, Grenoble, ou Strasbourg par exemple suffise. Niveau confort à 30 minutes de ces villes, on trouve des maisons avec jardin a moins de 300k, donc "accessible" pour un ingénieur en informatique.
    le télétravail hybride permet quand même de rester loin de l'entreprise, par exemple si il faut venir 2 fois par semaine, on peut être à 1h de trajet.
    Pour Lyon j'ai des anciens collègues qui ont acheté une maison et vivent a Mâcon ou a Bourgoin-Jallieu, il vont au taff 2 fois par semaine en train. Donc pas d'inquiétude, je dis pas qu'il faut vivre dans un studio de merde avec votre femme a paris pour 1000€/mois. le télétravai; hybride que l'on trouve dans 95% des offres en it permet une certaine flexibilité très appréciable.


    2) le manque d'expérience: le mooc d'1 mois comme études et expérience en guise de reconversion pour etre développeur web c'est pas top, pour devenir ingénieur en informatique on font 5ans d'études c'est pas pour rien, donc faut pas rêver, un gars en reconversion c'est un profil qui se vends pas. Pas le choix vaut faire de "vrai" études reconnue.

    3) des compétences archaïque: c'est un profil que j'ai toujours vu dans les boites que j'ai fait, des salariés qui ont fait carrière dans la même entreprise, après 20ans dans la même boite a bosser sur un projet remplie de code legacy qui a 10ans de retard ça intéresse personne sur le marché du travail.
    Il est important de pousser pour adopter des techniques de développement "moderne", se mettre à la page, par exemple de monter une vrai ci/cd avec gitlab/jenkins ou autre plutôt que de faire les test à la main.
    On peut rester dans la même boite pendant 20ans, mais je pense qu'il est important de temps en temps de changer de projet et d'équipe pour voir de nouveau contexte, je dirais tous les 5ans par exemple.
    Il est important de se former même en solo, il est facile de passer 2-3h par semaines a se former pendant ces heures de travails. Mon conseils serait de regarder quel technos sont tres utilsié et tres demandé dans mon bassin d'emplois, de prendre la techno la plus demandé et la techno la plus rémunératricve et de se former sur ces 2.
    Par exemple de se former sur java pour "etre sur" de trouver un poste et en parallèle de se former sur cobol ou rust par exemple si c'est des techos un peu demandé dans le coins et qui offre de bon salaire, ou bien parfois même c'est complémentaire et se former a du machine learning ou du devops pour proposer un plus dans le cv. Avec mes compétences en java, je peux aussi y ajouter de l'ia, et déployer le tous avec ansible/terraform sur le cloud dans des conteneurs k8s.

    4) enfin le manque d'entrainement, il est important de faire 1 entretiens d'embauche bidon par ans au moins, pour s'entrainer a ce processus. On prends une boite de merde, une esn réputé pour payé mal par exemple, on se fait un entretiens.
    Si l’entretiens réussie félicitation, vous pourrez toujours décliner l'offre à la fin car le salaire et trop bas. et cela vous donne un aperçu des questions qu'on vous posera, de la donc d'y répondre, ca vous entraine.
    si l'entretiens échoue, c'est pas grave c'est une boit ede merde, mais pensez toujours a demander pourquoi, parfois il peut vous donner la raison et ça vous aideras. Attention quand même, la réponse qu'il vous donnera peut être fausse, faut pas non plus trop le prendre à coeur, par exemple si vous avez bien répondu a toute les questions technique et qu'il vous dis: "on a trouvé un meilleur profil", la vérité c'est qu'ils ont trouvé un profil peut etre moins cher, peut etre disponible des le lundi prochain ou alors que vous avez mal répondu aux autres questions ou que vous avez begaillé ou que sais je, c'est pas forcément vos compétences le problème....etc.
    100% de mes entretiens on me demande de me présenter, l'erreur c'est de dérouler son cv par ordre chronologique. Il faut raconter un story telling tel une startup qui se vends a des investisseurs. Il faut essayer de faire en sorte que votre cv soit cohérent, que ca corresponde a un plan de carrière, donc si c'est pas le cas officiellement, il faut inventer une histoire, du pourquoi y'a un trou de 2ans sur le cv, pourquoi vous avez commencé en tant que développeur web et que vous êtes développeur bas niveau en assembleur...etc.

  17. #17
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  18. #18
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  19. #19
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    Par défaut Pourquoi est-il si difficile de trouver un emploi aujourd'hui ? Entrer dans les emplois fantômes
    Pourquoi est-il si difficile de trouver un emploi aujourd'hui ? Accéder aux « emplois fantômes » : une analyse basée sur l'IA et les modèles LLM-BERT,
    Jusqu'à 21 % des annonces seraient concernées

    Les sites d'emploi sont saturés d'« emplois fantômes », des offres qui semblent ouvertes mais qui ne sont en réalité pas destinées à être pourvues. Dans un marché du travail de plus en plus concurrentiel, les entreprises publient ces annonces pour diverses raisons, telles que donner l'impression de croissance ou constituer un réservoir de talents. Une étude menée par Hunter Boon Hian Ng, du Baruch College, explore ce phénomène et met en lumière la tendance des entreprises à publier des offres sans intention réelle de les pourvoir.

    En s'appuyant sur des données de Glassdoor et des techniques d'intelligence artificielle, telles que le modèle LLM-BERT, l'étude estime qu'environ 21 % des annonces concernent des emplois fantômes, particulièrement dans les grandes entreprises et pour les postes spécialisés. Ce phénomène a des répercussions importantes, notamment dans le secteur technologique, où les motivations incluent le faible coût de publication des annonces et le désir de constituer un vivier de talents.


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    BERT (Bidirectional Encoder Representations from Transformers), développé par Google en 2018, est l'un des premiers modèles de langage de grande taille (LLM). Grâce à ses performances exceptionnelles, il est rapidement devenu un modèle de référence dans les tâches de traitement du langage naturel (NLP), telles que la compréhension du langage, les systèmes de questions-réponses et la reconnaissance des entités nommées.

    BERT a indéniablement ouvert la voie à l'essor actuel de l'IA générative. Bien qu’étant l'un des premiers LLM, BERT continue d’être largement utilisé, avec de nombreux modèles open-source, gratuits et pré-entraînés, qui sont adaptés à des applications spécifiques telles que l’analyse des sentiments, l’analyse des notes cliniques et la détection des commentaires toxiques. Le succès de BERT repose sur l'architecture des transformateurs. Avant son apparition, la modélisation du langage naturel représentait un défi majeur. Malgré l’émergence de réseaux neuronaux plus complexes, tels que les réseaux neuronaux récurrents ou convolutifs, les résultats demeuraient insatisfaisants.

    Le phénomène des « emplois fantômes » perturbe les signaux du marché de l’emploi, contribue à l’épuisement des chercheurs d’emploi et explique en partie la déconnexion observée dans la courbe de Beveridge, qui relie les emplois vacants au chômage. En s’appuyant sur des témoignages partagés sur Glassdoor, l’étude distingue les critiques des candidats déçus des preuves tangibles d’emplois fantômes. Ces résultats soulignent l’importance pour les décideurs d’intégrer cette pratique dans la formulation des politiques économiques et l’analyse des données du marché du travail.

    La courbe de Beveridge, également appelée courbe U/V, illustre la relation entre le taux de chômage et la proportion d'emplois vacants par rapport à la population active. Développée par William Beveridge, cette courbe met en évidence une relation inverse : généralement, dans une économie, un faible taux de chômage s'accompagne d'un grand nombre d'emplois vacants, tandis qu'un taux de chômage élevé correspond à une pénurie d'offres d'emploi. Au cours des 15 dernières années, cette courbe est devenue instable.

    Les employeurs publient parfois des offres d'emploi sans intention réelle de recruter, une pratique préoccupante pour deux raisons principales. D’une part, les chercheurs d’emploi engagent des frais pour postuler, ce qui peut entraîner un épuisement face à la recherche et favoriser le chômage de longue durée. D’autre part, ces fausses annonces donnent une impression trompeuse de prospérité dans certains secteurs, détournant ainsi les ressources économiques de manière injustifiée.

    Dans le cadre de cette analyse, un emploi est défini comme « fantôme » lorsqu’il n’existe pas de vacance immédiate ou prévisible à court terme. Cela inclut les postes spécialisés où les entreprises, confrontées à une pénurie de talents, publient des annonces uniquement pour maintenir un vivier de candidats potentiels. En revanche, les emplois nécessitant un processus d’embauche prolongé, comme des vérifications approfondies, ne sont pas considérés comme fantômes.

    Les données du Bureau of Labor Statistics (BLS) à travers le rapport JOLTS, qui mesure les ouvertures d’emplois, ne tiennent pas compte des emplois fantômes. En effet, selon la définition actuelle, un poste vacant est celui qui « pourrait » être pourvu dans les 30 jours ou pour lequel l’employeur « recrute activement », des critères difficiles à vérifier. Par conséquent, ces emplois fantômes sont inclus dans les enquêtes officielles, faussant ainsi l'interprétation des taux d'inoccupation. L'étude analyse l'existence des emplois fantômes en utilisant un nouveau jeu de données d'entretiens d'embauche issus de Glassdoor, une plateforme en ligne populaire où les chercheurs d'emploi partagent leurs expériences d'entretien. D'après les statistiques, 70 % des chômeurs recourent à Internet pour rechercher un emploi.

    Pourquoi les entreprises publient-elles des offres sans intention de recruter ?

    Dans son étude, l'auteur s'appuie sur la section « Interviews » de Glassdoor. L'auteur a choisi cette section comme source principale pour identifier les emplois fantômes, en analysant les commentaires laissés par les candidats. Bien qu'il soit possible que certains avis soient influencés par des déceptions personnelles ou des refus d'embauche, l'auteur distingue clairement les commentaires « aigris » des signes indiquant la présence d'emplois fantômes.

    Par exemple, un commentaire daté du 5 août 2022 pour un poste d'attaché commercial chez Robert Half décrit un processus d'entretien positif mais suggère des difficultés liées à la communication. En revanche, un autre commentaire datant du 29 avril 2016 pour un poste d'associé marketing chez HDR met en lumière un processus de recrutement très lent, sans question pertinente sur les compétences ni détails sur le salaire, ce qui pourrait indiquer un emploi fantôme. L’auteur montre qu’il existe une différence marquée entre les commentaires négatifs relatifs à la procédure et ceux qui témoignent d'une absence réelle de recrutement.

    Pour étayer son analyse, l'auteur recourt à une méthode d'analyse textuelle avancée, utilisant un modèle de langage de grande taille (LLM) et des techniques d'IA pour examiner les avis des candidats. Cela permet de renforcer la crédibilité des données collectées et de mettre en évidence la pratique des « emplois fantômes ». Les experts avertissent que toutes les offres d'emploi qui ressemblent à des « emplois fantômes » ne le sont pas nécessairement. Selon Annette Garsteck, consultante en carrière aux États-Unis, « il n'est pas courant que les entreprises publient des offres qu'elles n'ont pas l'intention de pourvoir ». En revanche, le manque de ressources en recrutement et le grand nombre de candidats par poste peuvent ralentir le processus d'embauche, empêchant ainsi les recruteurs de répondre rapidement à toutes les demandes.

    En 2023, StandOut CV a révélé que plus d'un tiers des offres d'emploi étaient des emplois fantômes, c'est-à-dire des annonces actives depuis plus de 30 jours. Cependant, que ces offres soient réellement des emplois fantômes ou simplement perçues comme telles, le résultat reste le même : les chercheurs d'emploi se retrouvent démoralisés et épuisés.

    Face à cette réalité du marché, certains candidats continuent de postuler massivement, espérant obtenir une réponse. D'autres, comme Samantha, une graphiste senior aux États-Unis, ont ajusté leur stratégie. Après plusieurs mois de recherche sans retour, elle a commencé à être plus sélective, visant des postes plus spécialisés avec moins de concurrence. Cependant, elle reste incertaine quant à la meilleure approche. « Je ne sais pas s'il vaut mieux envoyer beaucoup de candidatures en espérant qu'une soit retenue, ou si je dois me concentrer sur quelques candidatures bien ciblées chaque semaine », confie-t-elle.

    Bien que les emplois fantômes offrent aux employeurs une manière de renforcer leur image et de constituer un réservoir de CV à court terme, cet avantage peut être temporaire. Un candidat frustré par le manque de retour risque de se détourner de cette entreprise pour de futures opportunités. En fin de compte, les entreprises qui publient des emplois fantômes risquent de voir cette pratique se retourner contre elles.

    Les pratiques des « emplois fantômes » et leur impact sur le marché de l'emploi

    Les résultats de l'auteur révèlent qu'une part notable des offres d'emploi, jusqu'à 21 %, pourrait être liée à des « embauches fantômes ». Comme prévu, il constate que les grandes entreprises, avec des ressources humaines plus importantes, publient davantage d'annonces d'emplois fantômes. Cependant, il est intéressant de noter que les entreprises de taille moyenne affichent une proportion plus élevée de ces annonces. En outre, les emplois spécialisés sont plus fréquemment associés à ce phénomène que d'autres types de postes.

    L'auteur réalise également une analyse des séries chronologiques en utilisant les données du rapport JOLTS (Job Openings and Labor Turnover Survey), afin de confronter ses résultats aux observations faites par Mongey et Horwich, qui ont souligné la déconnexion entre les taux d'inoccupation et les données sur le chômage. L’auteur parvient à réconcilier cette incohérence avec ses propres résultats. Le rapport JOLTS, publié chaque mois par le Bureau of Labor Statistics, mesure des indicateurs clés du marché du travail américain, comme l'emploi, les licenciements, les ouvertures de postes et les démissions. Il est généralement diffusé un mois après le rapport sur l'emploi pour la période de référence correspondante.

    En ce qui concerne le phénomène des « emplois fantômes », l’étude montre que certains employeurs sont contraints de publier des offres fictives et d’organiser des entretiens sans réelle intention d’embaucher, souvent dans un but administratif ou légal lié à l'immigration, comme pour répondre aux exigences d’une demande de carte verte pour un salarié en situation OPT/H1B.
    Cette pratique pose un problème éthique majeur, car elle induit en erreur les candidats ainsi que les autorités, en donnant l’illusion que des postes existent réellement. De plus, cela entraîne un gaspillage de ressources pour les candidats, qui participent à des entretiens sans aucune chance d’être recrutés, alimentant ainsi un cercle de frustration et de démoralisation. Cela met en lumière la tension entre les objectifs économiques immédiats des employeurs et les contraintes légales liées à l'immigration, mais il semble que certaines pratiques exploitent ces obligations au détriment des individus concernés.

    Concernant les employés H1B et la pénurie de main-d'œuvre, les commentaires mettent en évidence une dépendance croissante des employeurs envers le programme H1B pour combler les pénuries de travailleurs dans le secteur technologique. En particulier, les travailleurs étrangers sont souvent perçus comme plus abordables et plus flexibles en matière de conditions de travail. Bien que qualifiés, ces travailleurs sont souvent considérés comme une main-d'œuvre de second ordre, soumise à des conditions de travail précaires, telles que des salaires plus bas et une mobilité restreinte.

    Les employeurs, conscients que ces travailleurs H1B peuvent facilement changer d’employeur après quelques mois, privilégient cette option, créant ainsi un déséquilibre sur le marché du travail, où les travailleurs locaux peinent à rivaliser. Ce phénomène de « concurrence déloyale » révèle des inégalités structurelles, où les travailleurs étrangers peuvent être employés à des conditions plus favorables, comme des salaires réduits ou une plus grande flexibilité dans leur mobilité.


    Bien que le nombre de titulaires de visas H1B soit élevé, il reste crucial d’examiner l’impact réel de ce programme sur le marché du travail, en particulier en termes de compétitivité et de redistribution des ressources économiques. Les données officielles sur les permis de travail ne tiennent pas compte de l’influence indirecte de ces visas sur la dynamique du marché du travail, comme l’ont montré les autres commentaires. Il est donc essentiel de mettre en place des solutions permettant d'attirer les talents étrangers tout en garantissant la protection des droits des travailleurs locaux et une concurrence équitable sur le marché de l'emploi.

    Source : Hunter Ng, Baruch College, City University of New York

    Et vous ?

    Les conclusions de l'étude menée par Hunter sont-elles pertinentes ?

    Quel peut-être l'impact des « emplois fantômes » sur les chercheurs d'emploi, tant en termes de frustration que de perte de confiance dans le marché du travail ?

    Pourquoi les entreprises adoptent-elles de telles pratiques ? Sont-elles légales ?

    Cette pratique est-elle plus répandue dans certains secteurs ou types d'entreprises ?

    Voir aussi :

    Les défis des emplois fantômes sur les plateformes d'emploi en ligne : elles permettent de naviguer dans un océan d'opportunités illusoires, défis et perspectives pour les chercheurs d'emploi

    « De nombreuses personnes démoralisées » : les emplois fantômes font des ravages parmi les travailleurs de la technologie, les fausses offres d'emploi servent parfois des « objectifs insidieux »
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