Selon lui la biologie moderne est dans une impasse théorique qu'elle masque à l'aide d'opérations médiatiques et de débauche technologique (Téléthon, annonces fracassantes de thérapies miracles, séquençage du génome humain, etc).
La domination du néo-darwinisme de la génétique et de la biologie moléculaire (constituée de « dogmes » selon certains biologistes, et notamment Francis Crick) aurait, selon Pichot, stérilisé presque toute tentative de penser le vivant autrement que comme une machine.
L'analogie mécaniste remonte au XVIIe siècle et n'était alors qu'une métaphore commode, faite faute de mieux ; aujourd'hui selon lui la machine serait devenue le modèle exclusif par lequel les scientifiques tentent d'appréhender le vivant.
Or une telle conception du vivant est très critiquable. Selon Pichot, tant que cette conception du vivant comme machine ne sera pas critiquée et tant qu'il n'y aura pas de théorie sur la nature des êtres vivants qui reconnaisse leur spécificité par rapport aux objets inanimés et aux machines, il ne sortira rien de la biologie moderne
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