IdentifiantMot de passe
Loading...
Mot de passe oublié ?Je m'inscris ! (gratuit)
Navigation

Inscrivez-vous gratuitement
pour pouvoir participer, suivre les réponses en temps réel, voter pour les messages, poser vos propres questions et recevoir la newsletter

Vue hybride

Message précédent Message précédent   Message suivant Message suivant
  1. #1
    Membre expérimenté
    Homme Profil pro
    Webdesigner
    Inscrit en
    Juin 2014
    Messages
    473
    Détails du profil
    Informations personnelles :
    Sexe : Homme
    Âge : 66
    Localisation : France, Hautes Pyrénées (Midi Pyrénées)

    Informations professionnelles :
    Activité : Webdesigner
    Secteur : Associations - ONG

    Informations forums :
    Inscription : Juin 2014
    Messages : 473
    Par défaut
    « « L'abus sexuel d'enfants est un crime répugnant. »
    Sauf si c'est un dirigeant étasunien qui le commet dans l'île d'Epstein.

  2. #2
    Membre actif
    Profil pro
    Consultant
    Inscrit en
    Janvier 2011
    Messages
    84
    Détails du profil
    Informations personnelles :
    Localisation : Espagne

    Informations professionnelles :
    Activité : Consultant

    Informations forums :
    Inscription : Janvier 2011
    Messages : 84
    Par défaut
    Lutter contre la pédopornographie est un devoir mais, pour cela ouvrir une brèche dans les conversations privées c'est pousser le bouchon trop loin. On commence par une lutte noble et ça finit par vouloir savoir ce que tu penses du président.

  3. #3
    Membre averti
    Profil pro
    Inscrit en
    Août 2007
    Messages
    27
    Détails du profil
    Informations personnelles :
    Localisation : France

    Informations forums :
    Inscription : Août 2007
    Messages : 27
    Par défaut Alibi
    détecter les contenus pédopornographiques en ligne est un pur alibi pour ouvrir une brèche dans le chiffrement de bout en bout et la sécurité de nos communications.

  4. #4
    Invité
    Invité(e)
    Par défaut
    Bonjour,

    Les entreprises technologiques risquent de lourdes amendes si elles ne recherchent pas le CSAM dans les conversations chiffrées , un projet de loi britannique prévoit 25 millions de dollars d'amende

    Quel est votre avis sur le sujet ?
    Intention louable , avec imitions dans la vie privée , pour essayer de tout mettre dans des cases. Une forme de chasse aux sorcières des "pensants" jugés trop "déviants" .

    Que pensez-vous du projet de loi britannique sur la sécurité en ligne ?
    Projet de loi totalement hérétique.

    Selon vous, quels pourraient être les impacts de ce projet de loi sur le chiffrement de bout en bout ?
    Espionner Mr et Mme toutlemonde . Connaitre des opinions politiques et manipuler plus facilement les masses.

    Pensez-vous qu'il est possible de mettre en place le balayage des conversations tout en préservant le chiffrement de bout en bout ?
    Non , c'est totalement dystopique !

  5. #5
    Membre extrêmement actif
    Homme Profil pro
    Graphic Programmer
    Inscrit en
    Mars 2006
    Messages
    1 638
    Détails du profil
    Informations personnelles :
    Sexe : Homme
    Localisation : France, Paris (Île de France)

    Informations professionnelles :
    Activité : Graphic Programmer
    Secteur : High Tech - Multimédia et Internet

    Informations forums :
    Inscription : Mars 2006
    Messages : 1 638
    Par défaut
    ils peuvent dire ce qu'il veulent. whatsapp c'est meta, donc pas plus a faire confiance qu'avant.

  6. #6
    Chroniqueur Actualités

    Homme Profil pro
    Administrateur de base de données
    Inscrit en
    Mars 2013
    Messages
    9 791
    Détails du profil
    Informations personnelles :
    Sexe : Homme
    Localisation : Canada

    Informations professionnelles :
    Activité : Administrateur de base de données

    Informations forums :
    Inscription : Mars 2013
    Messages : 9 791
    Par défaut Chercher des preuves en scannant les téléphones conduit à une pensée de la « solution » logicielle magique
    Scanner les téléphones pour détecter les preuves de maltraitance d'enfants conduit à une pensée de la « solution » logicielle magique
    et à des politiques malsaines, selon un professeur

    Des lois au Royaume-Uni et en Europe ont été proposées qui donneraient aux autorités le pouvoir de saper le chiffrement fort de bout en bout au prétexte de la poursuite de la justice. Si elles étaient adoptées, ces règles autoriseraient, selon un expert britannique en sécurité informatique, la lecture et l'analyse des communications précédemment privées des personnes dans le but d'empêcher potentiellement la propagation de matériel pédopornographique et de communications terroristes.

    Des propositions similaires, telles que le projet de loi EARN IT, continuent de faire surface aux États-Unis.

    Ross Anderson, professeur d'ingénierie de la sécurité au Département d'informatique et de technologie de l'Université de Cambridge au Royaume-Uni, affirme que ces réglementations proposées (qui reposent sur des solutions techniques telles que l'analyse des messages côté appareil et l'apprentissage automatique pour les algorithmes de chasse au crime à la place de la police, des travailleurs sociaux et des enseignants) conduisent à une pensée magique et à des politiques malsaines.


    La position de l'Europe...

    Une proposition de la Commission européenne pourrait obliger les entreprises technologiques à analyser les messages privés à la recherche de matériel d'abus sexuel d'enfants (CSAM) et de preuves de pédopiégeage, même lorsque ces messages sont censés être protégés par un chiffrement de bout en bout. La sollicitation d’enfants à des fins sexuelles, ou pédopiégeage, est « une pratique où un adulte se "lie d’amitié" avec un enfant (de manière générale en ligne, mais le pédopiégeage hors ligne existe également) dans le but de commettre des abus sexuels à son encontre ». L'adulte cherche à se rapprocher d'un enfant et à instaurer avec lui une relation affective, voire parfois aussi avec sa famille, pour lever les inhibitions de la victime dans l'intention de perpétrer des abus sexuels.

    Les services en ligne qui reçoivent des « ordres de détection » en vertu de la législation en cours de l'Union européenne auraient « des obligations concernant la détection, le signalement, la suppression et le blocage du matériel d'abus sexuel d'enfants connus et nouveaux, ainsi que la sollicitation d'enfants, quelle que soit la technologie utilisée dans les échanges en ligne », indique la proposition. La proposition reconnait que le chiffrement de bout en bout est un outil de sécurité important, mais ordonne essentiellement aux entreprises de casser ce chiffrement de bout en bout par tous les moyens technologiques nécessaires :

    « Afin de garantir l'efficacité de ces mesures, de permettre des solutions sur mesure, de rester technologiquement neutres et d'éviter le contournement des obligations de détection, ces mesures devraient être prises quelles que soient les technologies utilisées par les prestataires concernés dans le cadre de la fourniture de leurs services. Par conséquent, le présent règlement laisse au fournisseur concerné le choix des technologies à exploiter pour se conformer efficacement aux ordres de détection et ne devrait pas être compris comme incitant ou décourageant l'utilisation d'une technologie donnée, à condition que les technologies et les mesures d'accompagnement répondent aux exigences de présent règlement.

    « Cela inclut l'utilisation de la technologie de cryptage de bout en bout, qui est un outil important pour garantir la sécurité et la confidentialité des communications des utilisateurs, y compris celles des enfants. Lors de l'exécution de l'ordre de détection, les fournisseurs devraient prendre toutes les mesures de sauvegarde disponibles pour s'assurer que les technologies qu'ils emploient ne peuvent pas être utilisées par eux ou leurs employés à des fins autres que le respect du présent règlement, ni par des tiers, et pour éviter ainsi de porter atteinte à la sécurité et la confidentialité des communications des utilisateurs ».

    Un document de questions-réponses décrivant la proposition souligne l'importance d'analyser les messages chiffrés de bout en bout : « Le NCMEC [National Center for Missing and Exploited Children] estime que plus de la moitié de ses rapports CyberTipline disparaîtront avec le chiffrement de bout en bout, laissant les abus non détectés, à moins que les fournisseurs ne prennent des mesures pour protéger les enfants et leur vie privée également sur les services chiffrés de bout en bout ».

    ...et du Royaume-Uni

    Le gouvernement britannique propose de donner au régulateur de l'Internet Ofcom de nouveaux pouvoirs pour forcer les plateformes de messagerie et d'autres types de services en ligne à mettre en œuvre des technologies d'analyse du contenu, même si leur plateforme est chiffrée de bout en bout. Ainsi, la mise à jour du projet de loi sur la sécurité en ligne, qui est en cours d'examen au Parlement britannique, stipule que les fournisseurs locaux et étrangers d'un « service réglementé d'utilisateur à utilisateur » doivent signaler tout contenu partagé d'exploitation et d'abus sexuels d'enfants à la National Crime Agency du pays.

    Un fabricant d'applications pourrait également concevoir son service et son code de manière à intercepter et à inspecter les messages pendant qu'ils circulent entre les participants d'une conversation. La ministre britannique de l'Intérieur, Priti Patel, a déclaré dans un communiqué que le projet de loi permettra ainsi de lutter contre les abus sexuels sur les enfants. « L'abus sexuel d'enfants est un crime répugnant. Nous devons tous veiller à ce que les criminels ne soient pas autorisés à se déchaîner en ligne et les entreprises technologiques doivent jouer leur rôle et assumer la responsabilité de la sécurité de nos enfants », a-t-elle déclaré.

    « Des éléments tels que le chiffrement de bout en bout réduisent considérablement la capacité des plateformes à détecter les abus sexuels sur les enfants. Le projet de loi sur la sécurité en ligne établit une obligation légale claire de prévenir, d'identifier et de supprimer les contenus pédopornographiques, quelles que soient les technologies utilisées. Personne ne peut raisonnablement nier qu'il s'agit d'un impératif moral », a-t-elle ajouté. Le communiqué affirme également : « la vie privée et la sécurité ne s'excluent pas mutuellement. Nous avons besoin des deux, et nous pouvons avoir les deux et c'est ce que cet amendement offre ».

    Cependant, l'amendement compromettrait la nature même du chiffrement de bout en bout. Et ce qui n'est pas chiffré de bout en bout peut être surveillé au choix de l'application ou du fournisseur de services. Si la législation est adoptée par le Parlement, l'Ofcom aura le pouvoir de contraindre les entreprises technologiques à payer des pénalités si ce système d'inspection n'est pas mis en œuvre. « Il incombe aux entreprises technologiques de développer ou de se procurer des technologies permettant d'atténuer les risques, quels que soient leurs choix de conception », a expliqué la ministre britannique de l'Intérieur.

    Nom : online.png
Affichages : 4241
Taille : 402,2 Ko

    Mais un professeur d'ingénierie de la sécurité s'inquiète

    Dans un article intitulé Chat Control or Child Protection?, Anderson réfute des arguments avancés par Ian Levy, directeur technique du UK National Cyber ​​Security Centre, et Crispin Robinson, directeur technique de la cryptanalyse au Government Communications Headquarters (GCHQ), l'équivalent britannique de la NSA.

    Le document pro-surveillance, rédigé par Levy et Robinson et intitulé Thoughts on Child Safety on Commodity Platforms, a été évoqué plus tôt ce mois-ci par la commissaire européenne aux affaires intérieures, Ylva Johansson, devant la commission des libertés civiles du Parlement européen en soutien au règlement similaire de l'UE.

    Nom : commission.png
Affichages : 3420
Taille : 378,5 Ko

    L'article de Levy et Robinson, étant lui-même une réponse à un article s'opposant à l'analyse côté appareil qu'Anderson a coécrit avec 13 autres experts en sécurité en 2021, décrit les différents types de préjudices que les enfants peuvent rencontrer en ligne : partage d'image indécente; partage d'images virales; partage d'images/vidéos indécentes entre délinquants; préparation d'une future victime par un délinquant; communication entre délinquants; et le streaming d'abus à la demande.

    Anderson soutient que cette taxonomie des préjudices reflète les intérêts des enquêteurs criminels plutôt que le bien-être des enfants. « Du point de vue de la protection de l'enfance et des droits de l'enfant, nous devons examiner les préjudices réels, puis les priorités pratiques des interventions policières et de travail social qui peuvent les minimiser », estime-t-il.

    Anderson remet en question les données utilisées pour alimenter l'indignation des médias et les inquiétudes politiques concernant les préjudices causés aux enfants. Citant les 102 842 rapports du Centre national pour les enfants disparus et exploités (NCMEC pour National Center for Missing and Exploited Children), l'organisation américaine à but non lucratif coordonnant les rapports sur la maltraitance des enfants des entreprises technologiques, à la National Crime Agency (NCA) du Royaume-Uni, il estime que cela a conduit à 750 poursuites pour images indécentes, « bien moins de 3% du total de 2019 de 27 233 poursuites pour délits d'image indécente, dont 26 124 concernaient des images d'enfants ». Et le nombre de ces poursuites a culminé en 2016 et a depuis diminué, dit-il.

    « En bref, les données ne corroborent pas les allégations de dommages croissants à grande échelle initiés en ligne et évitables par la numérisation d'images », déclare Anderson.

    Le danger de s'appuyer sur des preuves douteuses

    Cependant, le vrai mal est causé par les faux positifs, observe-t-il, en désignant Operation Ore, une répression de la maltraitance des enfants sur Internet qui a commencé il y a deux décennies et a conduit à de fausses accusations.

    Levy et Robinson proposent « d'avoir des modèles de langage exécutés entièrement localement sur le client pour détecter le langage associé au toilettage ». Ils comparent cette approche à l'analyse CSAM sur l'appareil proposée par Apple (et par la suite abandonnée, du moins pour le moment) aux États-Unis. Bien qu'ils reconnaissent les problèmes soulevés à l'époque - faux positifs, dérive de la mission, vulnérabilité à la falsification - ils affirment : « Grâce à nos recherches, nous n'avons trouvé aucune raison pour laquelle les techniques de numérisation côté client ne peuvent pas être mises en œuvre en toute sécurité dans de nombreuses situations rencontrées ».

    Anderson affirme que les forces de l'ordre ont depuis longtemps renoncé à analyser les e-mails à la recherche de mots-clés tels que « bombe », car cela ne fonctionne pas et parce que l'analyse du trafic, pour laquelle l'accès au contenu n'est pas requis, est plus efficace. Et il ne s'attend pas à ce que les modèles de traitement du langage naturel (NLP) fonctionnent mieux.

    « L'utilisation de modèles NLP modernes pour détecter les discours illégaux - qu'il s'agisse de toilettage sexuel, de recrutement terroriste ou de discours de haine - est très sujette aux erreurs », affirme-t-il. « Notre groupe de recherche a une longue expérience de la recherche d'extrémisme politique violent en ligne, ainsi que de fraude et de spam. En se basant uniquement sur le contenu textuel, il peut être difficile d'obtenir des taux d'erreur nettement inférieurs à 5 à 10%, selon la nature du matériel recherché ».

    Avec 5% de faux positifs, Anderson suggère que chacun des 1,6 million de policiers européens aurait 625 alarmes sur des dommages potentiels à gérer quotidiennement – ce qui n'est pas exactement un scénario pratique. Cela ne veut pas dire qu'il n'y a pas d'options, juste que les correctifs techniques brisant le chiffrement ne sont pas adaptés.

    Les recommandations du professeur

    Anderson a indiqué que le secteur privé s'est montré intéressé à aider les gouvernements à se lancer dans l'analyse du contenu.

    « Il y a une société appelée Thorn qui fait pression pour le contrat de numérisation et aimerait obtenir un mandat du gouvernement pour que son logiciel soit installé dans vos clients de chat », a-t-il déclaré.

    « Les opérateurs de services de chat détesteraient cela, ce qui pourrait expliquer pourquoi Apple a produit son propre logiciel de numérisation côté client qui a provoqué un cataclysme l'année dernière avant qu'une partie de celui-ci ne soit retirée. Il existe également des startups britanniques financées par le GCHQ et le Home Office pour produire des prototypes. Peut-être que cela serait simplement utilisé comme un moyen d'intimider les Big Tech pour qu'ils fassent le travail eux-mêmes.

    « Cependant, le gros point faible est la façon dont Big Tech gère les rapports des utilisateurs, qui vont de mauvais (Facebook) à presque pas du tout (Twitter). Il y a un réel cas pour que les gouvernements imposent de meilleures performances ici, comme l'indique le document et comme j'en parle également dans mon article sur le projet de loi britannique sur la sécurité en ligne ».

    Anderson, dans son article sur le contrôle du chat, suggère que les militants de la sécurité des enfants et de la confidentialité pourraient faire cause commune pour faire avancer les règles qui obligent les fournisseurs de services en ligne à supprimer les contenus illégaux lorsqu'ils sont signalés.

    « À l'heure actuelle, les entreprises technologiques prêtent attention aux demandes de retrait de la police et des avocats du droit d'auteur, car les ignorer peut coûter cher - mais ignorent les utilisateurs ordinaires, y compris les femmes et les enfants », dit-il. « Cela doit être corrigé, que ce soit par des sanctions pénales ou par des sanctions financières importantes ».

    Les recommandations d'Anderson pour faire face à la maltraitance des enfants se concentrent sur des approches traditionnelles et relativement compliquées : une police communautaire de qualité plutôt que des solutions à bouton-poussoir ; engagement social; responsabiliser les jeunes; et le respect des droits de l'homme.

    « L'idée que les problèmes sociaux complexes peuvent être résolus par des solutions techniques bon marché est le chant des sirènes du vendeur de logiciels et a attiré de nombreux ministères crédules sur les rochers », a déclaré Anderson. « Là où les ministres achètent l'idée d'une 'solution' logicielle magique, comme l'industrie aime appeler ses produits, les résultats sont souvent décevants et parfois désastreux ».

    Au-delà de cela, Anderson dit que la surveillance omniprésente, sans motif, viole le droit des droits de l'homme. « L'état de droit doit primer sur la 'sécurité nationale' », conclut-il. « Nous devons conserver un avantage moral sur les États autoritaires concurrents, et pas seulement un avantage militaire et technologique. Le chiffrement de bout en bout doit donc rester disponible pour des raisons morales ».

    Et, dit-il, le chiffrement doit rester pour des raisons de cybersécurité valables, comme Levy et Robinson l'ont reconnu précédemment, et lui et ses collègues technologues l'ont soutenu dans leur article précédent.

    Source : Ross Anderson

    Et vous ?

    Pour ou contre la surveillance des communications au nom de la protection des enfants ?
    Que pensez-vous de l'argumentaire de Ross Anderson ?
    Que pensez-vous de ses propositions pour s'attaquer au contenu pédopornographique ?
    Contribuez au club : Corrections, suggestions, critiques, ... : Contactez le service news et Rédigez des actualités

  7. #7
    Invité
    Invité(e)
    Par défaut
    Les enfants sont un levier très puissant pour imposer des politiques totalitaires. Sans compter qu'un juge peut très faire fouiller un téléphone sur commission rogatoire sans modification du droit actuel.

  8. #8
    Invité
    Invité(e)
    Par défaut
    Bonsoir

    Scanner les téléphones pour détecter les preuves de maltraitance d'enfants conduit à une pensée de la « solution » logicielle magique et à des politiques malsaines, selon un professeur

    Pour ou contre la surveillance des communications au nom de la protection des enfants ?
    Contre la "massification" des contrôles".

    Pour quand le contrôle vise une personne donnée dans le cadre d'une enquête bien ciblée et non pas à l'emporte-pièce .

    Que pensez-vous de ses propositions pour s'attaquer au contenu pédopornographique ?
    Massifier les contrôles , c'est comme considérer chaque citoyen comme "suspicieux" . Pendant qu'on y est pourquoi pas ouvrir chaque colis et enveloppes ?

  9. #9
    Modérateur
    Avatar de escartefigue
    Homme Profil pro
    bourreau
    Inscrit en
    Mars 2010
    Messages
    10 720
    Détails du profil
    Informations personnelles :
    Sexe : Homme
    Localisation : France, Loir et Cher (Centre)

    Informations professionnelles :
    Activité : bourreau
    Secteur : Finance

    Informations forums :
    Inscription : Mars 2010
    Messages : 10 720
    Billets dans le blog
    10
    Par défaut
    Citation Envoyé par sanderbe Voir le message
    Massifier les contrôles , c'est comme considérer chaque citoyen comme "suspicieux".
    Ne pas confondre "suspicieux" (méfiant, soupçonneux) et "suspect" (louche, douteux)

  10. #10
    Membre éprouvé
    Avatar de Matthieu Vergne
    Homme Profil pro
    Consultant IT, chercheur IA indépendant
    Inscrit en
    Novembre 2011
    Messages
    2 411
    Détails du profil
    Informations personnelles :
    Sexe : Homme
    Localisation : France

    Informations professionnelles :
    Activité : Consultant IT, chercheur IA indépendant
    Secteur : High Tech - Éditeur de logiciels

    Informations forums :
    Inscription : Novembre 2011
    Messages : 2 411
    Billets dans le blog
    3
    Par défaut
    Citation Envoyé par escartefigue Voir le message
    Ne pas confondre "suspicieux" (méfiant, soupçonneux) et "suspect" (louche, douteux)
    Il n'empêche que ça peut avoir pour effet de bord de les rendre effectivement suspicieux, de par l'ambiance générale que ça instille.
    Site perso
    Recommandations pour débattre sainement

    Références récurrentes :
    The Cambridge Handbook of Expertise and Expert Performance
    L’Art d’avoir toujours raison (ou ce qu'il faut éviter pour pas que je vous saute à la gorge {^_^})

  11. #11
    Invité
    Invité(e)
    Par défaut
    Bonsoir,

    Citation Envoyé par escartefigue Voir le message
    Ne pas confondre "suspicieux" (méfiant, soupçonneux) et "suspect" (louche, douteux)
    Citation Envoyé par Matthieu Vergne Voir le message
    Il n'empêche que ça peut avoir pour effet de bord de les rendre effectivement suspicieux, de par l'ambiance générale que ça instille.
    Oui "suspicieux" , car on jette l'opprobre comme cela sur le quidam moyen qu'on considère comme une vulgaire personne véreuse .

  12. #12
    Membre très actif

    Femme Profil pro
    Collégien
    Inscrit en
    Juillet 2010
    Messages
    603
    Détails du profil
    Informations personnelles :
    Sexe : Femme
    Localisation : Afghanistan

    Informations professionnelles :
    Activité : Collégien

    Informations forums :
    Inscription : Juillet 2010
    Messages : 603
    Par défaut
    Il faut aussi ouvrir est vérifier systématiquement tous le courrier postal traditionnel!!!
    Ces pédophiles faut pas les laisser faire!

  13. #13
    ALT
    ALT est déconnecté
    Membre Expert
    Avatar de ALT
    Homme Profil pro
    Retraité
    Inscrit en
    Octobre 2002
    Messages
    1 398
    Détails du profil
    Informations personnelles :
    Sexe : Homme
    Âge : 66
    Localisation : France, Indre et Loire (Centre)

    Informations professionnelles :
    Activité : Retraité
    Secteur : Service public

    Informations forums :
    Inscription : Octobre 2002
    Messages : 1 398
    Par défaut
    Mhoui.
    J'imagine mal un gugusse appeler un copain pour lui dire « J'ai rentré cinq gamins tout frais tout roses, passe demain pour les essayer. » Ou « Bon, tu n'oublies pas, on fait exploser Matignon lundi à 15 h 30. »
    Grotesque.
    D'autant que la NSA s'y était essayée il y a quelques années &, comme prévu, ne sait toujours pas traiter la masse d'informations.
    Bref, c'est de la loi purement liberticide, dont le seul but, volontaire ou non, est de préparer le terrain à une dictature.

  14. #14
    Responsable Systèmes


    Homme Profil pro
    Gestion de parcs informatique
    Inscrit en
    Août 2011
    Messages
    18 458
    Détails du profil
    Informations personnelles :
    Sexe : Homme
    Localisation : France, Paris (Île de France)

    Informations professionnelles :
    Activité : Gestion de parcs informatique
    Secteur : High Tech - Matériel informatique

    Informations forums :
    Inscription : Août 2011
    Messages : 18 458
    Par défaut
    C'est la police de la pensée.

    1984.
    Ma page sur developpez.com : http://chrtophe.developpez.com/ (avec mes articles)
    Mon article sur le P2V, mon article sur le cloud
    Consultez nos FAQ : Windows, Linux, Virtualisation

  15. #15
    Chroniqueur Actualités

    Homme Profil pro
    Dirigeant
    Inscrit en
    Juin 2016
    Messages
    3 160
    Détails du profil
    Informations personnelles :
    Sexe : Homme
    Localisation : Bénin

    Informations professionnelles :
    Activité : Dirigeant
    Secteur : Aéronautique - Marine - Espace - Armement

    Informations forums :
    Inscription : Juin 2016
    Messages : 3 160
    Par défaut Le Royaume-Uni abandonne l'interdiction des contenus en ligne "légaux, mais nuisibles" au profit de la liberté
    Le Royaume-Uni abandonne l'interdiction des contenus en ligne "légaux, mais préjudiciables" au profit de la liberté d'expression
    suite à la réaction des défenseurs de la liberté d'expression

    Le Royaume-Uni semble avoir cédé face aux nombreuses contestations de l'industrie technologique et des défenseurs de la liberté d'expression. Le projet de loi sur la sécurité en ligne (Online Safety Bill) sera modifié et la mesure controversée qui donnait le pouvoir au gouvernement d'obliger les sociétés Internet à retirer de leurs plateformes les contenus "légaux, mais préjudiciables" sera supprimée. Le projet de loi devrait désormais être axé sur la protection des enfants et sur la nécessité de veiller à ce que les entreprises suppriment les contenus illégaux ou interdits dans leurs conditions d'utilisation.

    Le Royaume-Uni, à l'instar de l'Union européenne (UE) et d'autres pays, s'efforce de protéger les utilisateurs de médias sociaux, et en particulier les enfants, contre les contenus préjudiciables sans porter atteinte à la liberté d'expression. Mais ce compromis s'est avéré très difficile à trouver pour les législateurs des deux blocs. Dans le cas du Royaume-Uni, l'on s'attendait à ce que cette mesure fasse partie du projet de loi tant attendu sur la sécurité en ligne et elle aurait représenté un changement radical par rapport aux règles mondiales existantes qui contrôlent certaines des plus grandes entreprises technologiques du monde, de Facebook à Google.

    L'ancien ministre de l'Intérieur Priti Patel, parmi d'autres anciens ministres britanniques, avait fait pression en ce sens sous le mandat de l'ancien Premier ministre Boris Johnson. Mais après l'annonce de la proposition, des militants et des législateurs se sont inquiétés du fait que cette mesure pourrait restreindre la liberté d'expression. Par conséquent, si la nouvelle administration conservatrice dirigée par le nouveau Premier ministre Rishi Sunak a l'intention de poursuivre la législation, elle a supprimé la mesure la plus controversée avant que le projet de loi ne revienne devant la Chambre des communes le 5 décembre prochain.

    Nom : s300_onlineSafetybill_Gov-UK.jpg
Affichages : 199185
Taille : 64,6 Ko

    La disposition légale, mais sujette à controverses sera remplacée par de nouvelles règles obligeant les entreprises à être plus transparentes sur les politiques internes de modération des contenus, des protections pour la liberté d'expression et des lois strictes sur la suppression des contenus illégaux. Dans un communiqué lundi, la secrétaire d'État au numérique, Michelle Donelan, a expliqué que le nouveau projet de loi était désormais "libéré de toute menace que les entreprises technologiques ou les futurs gouvernements puissent utiliser les lois comme une licence pour censurer des opinions légitimes". Elle pense que la loi protège davantage les mineurs.

    Donelan a déclaré que, plutôt que d'édulcorer le projet de loi, elle avait renforcé la protection des enfants en obligeant les entreprises à faire respecter les limites d'âge qu'elles avaient déjà fixées. « Les entreprises ne peuvent pas simplement dire "oui, nous n'autorisons que les enfants de plus de 13 ans à rejoindre notre plateforme", puis elles autorisent des enfants de 10 ans et en font activement la promotion. Nous empêchons cela de se produire », a-t-elle noté. Elle a déclaré que les entreprises pourraient écoper d'amendes allant jusqu'à 10 % de leur chiffre d'affaires si elles ne mettent pas en place des systèmes pour restreindre l'accès des mineurs.

    Donelan a déclaré que cette disposition "préjudiciable, mais légale", à laquelle certains législateurs s'étaient opposés et qui avait retardé l'avancement de la législation, aurait eu des "conséquences involontaires" et porté atteinte à la liberté d'expression. La nouvelle version va plus loin dans la protection de la liberté d'expression en empêchant les entreprises, telles que Meta, propriétaire de Facebook, et Twitter, de supprimer des contenus ou de suspendre ou bannir des utilisateurs lorsqu'il n'y a pas de violation de leurs conditions de service ou de la loi. Selon le gouvernement britannique, le projet de loi répond désormais à toutes les préoccupations.

    Selon les analystes, la nouvelle législation continuera de créer l'un des régimes de réglementation en ligne les plus stricts au monde, donnant des pouvoirs étendus au régulateur britannique des médias Ofcom pour enquêter et infliger des amendes aux sociétés Internet qui ne se conforment pas à la loi. Les entreprises technologiques et les défenseurs de la vie privée avaient mené une intense campagne de lobbying pour convaincre le gouvernement d'atténuer cette clause légale, mais néfaste. Les entreprises seront toujours tenues de contrôler les contenus préjudiciables aux enfants, y compris le harcèlement et les contenus pornographiques.

    Elles seront également tenues de clarifier leurs processus de vérification de l'âge, de publier des évaluations des risques et de supprimer les contenus illicites, tels que les injures racistes. Les plateformes seront également obligées de signaler les abus sexuels d'enfants en ligne à la National Crime Agency. Le Royaume-Uni a ajouté de nouveaux délits, notamment l'interdiction des contenus encourageant l'automutilation ou le suicide, ainsi que les images non consensuelles telles que le "deepfake porn", où un logiciel de montage est utilisé pour créer et distribuer de fausses images ou vidéos sexualisées de personnes sans leur permission.

    Ces changements interviennent alors que les plateformes de médias sociaux ont réduit considérablement leur personnel en raison du ralentissement de l'économie, ce qui suscite des inquiétudes quant à leur capacité à modérer le contenu. Ce mois-ci, Twitter a licencié plus de la moitié de son personnel et Meta - la société mère de Facebook et Instagram - a supprimé 13 % de ses effectifs, tandis que Snapchat a supprimé 20 % de ses employés en septembre. Selon un nouveau rapport de l'UE, Twitter supprime désormais moins de discours haineux et prend beaucoup de temps pour les révisions.

    Par ailleurs, malgré la suppression de cette mesure, le parti travailliste de l'opposition a déclaré que le remplacement de la "prévention des dommages" par un accent sur la liberté d'expression sapait l'objectif du projet de loi. « La suppression de l'expression "légal, mais nuisible" donne un passe-droit aux abuseurs et prend le public à contre-pied. Le gouvernement s'est plié à des intérêts particuliers, au lieu d'assurer la sécurité des utilisateurs et des consommateurs », a déclaré Lucy Powell, porte-parole du parti travailliste pour la culture.

    Le gouvernement a toutefois déclaré que le projet de loi impose aux entreprises technologiques de retirer les contenus illégaux ou qui violent leurs propres conditions de service. « Si les utilisateurs sont susceptibles de rencontrer des contenus controversés tels que l'apologie des troubles de l'alimentation, le racisme, l'antisémitisme ou la misogynie n'atteignant pas le seuil pénal, la plateforme devra proposer des outils pour les éviter », a-t-il ajouté.

    Selon Donelan, des types spécifiques de contenus préjudiciables pourraient également être mis hors la loi, obligeant les entreprises de médias sociaux à s'y attaquer sous peine de se voir infliger de lourdes amendes. « Nous sommes tous d'accord pour dire que certaines choses devraient être illégales, rendons-les illégales », a-t-elle déclaré, précisant que le gouvernement s'était déjà engagé à rendre illégales des choses comme la promotion de l'automutilation.

    Source : Communiqué de presse du gouvernement britannique

    Et vous ?

    Quel est votre avis sur le sujet ?
    Que pensez-vous du projet de loi britannique sur la sécurité en ligne ?
    Quel est votre avis sur l'amendement apporté par le gouvernement au projet de loi ?
    Pensez-vous que le projet de loi respecte les principes de la liberté d'expression ?

    Voir aussi

    Les enfants devraient avoir des sections séparées sur les sites de médias sociaux, préconise un coroner britannique, qui recommande également la vérification de l'âge sur ces différents sites

    Loi contre la haine en ligne : le Conseil constitutionnel s'oppose à l'instauration du non-retrait comme nouveau délit, car il porte atteinte à la liberté d'expression

    Des groupes de professionnels de la technologie intentent un procès contre la Floride, afin de stopper la nouvelle loi SB 7072 contre les réseaux sociaux qui suspendent les comptes des politiciens

    Des dizaines d'organisations s'opposent au projet sur la sécurité en ligne des enfants. Selon eux, il ne contribuerait pas réellement à faire d'Internet un meilleur endroit pour les enfants
    Contribuez au club : corrections, suggestions, critiques, ... Contactez le service news et Rédigez des actualités

  16. #16
    Membre extrêmement actif

    Profil pro
    Inscrit en
    Février 2006
    Messages
    2 409
    Détails du profil
    Informations personnelles :
    Localisation : France

    Informations forums :
    Inscription : Février 2006
    Messages : 2 409
    Par défaut
    C'est toujours la même connerie, qui va décider de ce qui paraît/est préjudiciable ? c'est bien la question à laquelle ils n'apportent jamais de réponse ...

  17. #17
    Invité
    Invité(e)
    Par défaut
    C'est pourtant clair, la pensée dominante du moment. Là on est dans le woke et la cancel culture donc on est mal barré.

  18. #18
    Membre extrêmement actif Avatar de OrthodoxWindows
    Homme Profil pro
    Étudiant
    Inscrit en
    Novembre 2021
    Messages
    1 374
    Détails du profil
    Informations personnelles :
    Sexe : Homme
    Localisation : France, Drôme (Rhône Alpes)

    Informations professionnelles :
    Activité : Étudiant

    Informations forums :
    Inscription : Novembre 2021
    Messages : 1 374
    Par défaut
    C'est un peu moins pire, mais je suis toujours totalement contre cette loi, car je suis de toute façon contre l’intégralité de cette loi.

    La disposition légale, mais sujette à controverses sera remplacée par de nouvelles règles obligeant les entreprises à être plus transparentes sur les politiques internes de modération des contenus, des protections pour la liberté d'expression et des lois strictes sur la suppression des contenus illégaux. Dans un communiqué lundi, la secrétaire d'État au numérique, Michelle Donelan, a expliqué que le nouveau projet de loi était désormais "libéré de toute menace que les entreprises technologiques ou les futurs gouvernements puissent utiliser les lois comme une licence pour censurer des opinions légitimes". Elle pense que la loi protège davantage les mineurs.

    Donelan a déclaré que, plutôt que d'édulcorer le projet de loi, elle avait renforcé la protection des enfants en obligeant les entreprises à faire respecter les limites d'âge qu'elles avaient déjà fixées. « Les entreprises ne peuvent pas simplement dire "oui, nous n'autorisons que les enfants de plus de 13 ans à rejoindre notre plateforme", puis elles autorisent des enfants de 10 ans et en font activement la promotion. Nous empêchons cela de se produire », a-t-elle noté. Elle a déclaré que les entreprises pourraient écoper d'amendes allant jusqu'à 10 % de leur chiffre d'affaires si elles ne mettent pas en place des systèmes pour restreindre l'accès des mineurs.
    Tout cela est totalement abusif.

    Il faudrait que les britanniques organise une action de désobéissance civile. Une chose est sûr, ce pays n'a pas un pays d'avenir pour les associations comme Framasoft.

    Elles seront également tenues de clarifier leurs processus de vérification de l'âge, de publier des évaluations des risques et de supprimer les contenus illicites, tels que les injures racistes. Les plateformes seront également obligées de signaler les abus sexuels d'enfants en ligne à la National Crime Agency. Le Royaume-Uni a ajouté de nouveaux délits, notamment l'interdiction des contenus encourageant l'automutilation ou le suicide, ainsi que les images non consensuelles telles que le "deepfake porn", où un logiciel de montage est utilisé pour créer et distribuer de fausses images ou vidéos sexualisées de personnes sans leur permission.
    Ça c'est encore pire. Il est totalement absurde de tenir les entreprises responsable du contenu posté :

    https://falkvinge.net/2017/12/20/ana...ublic-message/

    Et il faut bien se rendre compte que les "abus sexuels d'enfants" concerne aussi des photos/vidéo prises de manière consensuelle (qui ne sont donc pas des "abus"), ou même des dessins représentant des personnages fictifs.

  19. #19
    Chroniqueur Actualités
    Avatar de Patrick Ruiz
    Homme Profil pro
    Redacteur web
    Inscrit en
    Février 2017
    Messages
    2 355
    Détails du profil
    Informations personnelles :
    Sexe : Homme
    Localisation : Cameroun

    Informations professionnelles :
    Activité : Redacteur web
    Secteur : Communication - Médias

    Informations forums :
    Inscription : Février 2017
    Messages : 2 355
    Par défaut « Stop au plan de surveillance de masse proposé par la Commission de l’UE », lance un éditeur de VPN
    « Stop au plan de surveillance de masse proposé par la Commission de l’UE », lance un éditeur de VPN
    Car l’UE entend scanner toutes les correspondances privées pour lutter contre la pédopornographie

    La Commission européenne propose d'obliger les fournisseurs de services de courrier électronique, de chat et de messagerie à rechercher automatiquement des contenus suspects dans tous les chats, messages et courriels privés, de manière générale et sans distinction. L'objectif : lutter contre les abus sexuels des enfants en ligne. Le résultat : Une surveillance de masse par le biais d'une surveillance en temps réel entièrement automatisée des messageries et des chats et la fin de la confidentialité de la correspondance numérique. Un vote en plénière est prévu pour le mois d’octobre de l’année en cours. L’éditeur Mullvad VPN dit « stop à ce plan de surveillance. »

    Nom : 1.jpg
Affichages : 37701
Taille : 132,8 Ko

    « En ce moment, la Commission européenne travaille sur une proposition législative qui permettrait de surveiller et de contrôler la communication de tous les citoyens de l'Union européenne. Le règlement s'appelle "Chat Control" et il englobe vraiment tous les types de communication. Cela signifie que tous vos appels téléphoniques, appels vidéo, SMS, chaque ligne que vous écrivez dans toutes sortes d'applications de messagerie (y compris les services cryptés), vos e-mails - oui, tout cela - peut être filtré en temps réel et signalé pour un examen plus approfondi. Cela vaut également pour les images et les vidéos enregistrées dans les services accessibles dans le nuage. En gros, tout ce que vous faites avec votre smartphone. En d'autres termes, votre vie personnelle sera entièrement exposée à l'examen du gouvernement. Les politiciens qui proposent cette législation prétendent le faire pour le bien des enfants. L'objectif de la mise en œuvre du Chat Control est de pouvoir détecter la pornographie enfantine et la manipulation psychologique des enfants », souligne l’éditeur Mullvad VPN.

    Nom : 2.jpg
Affichages : 9418
Taille : 68,5 Ko

    De façon plus détaillée, les conséquences de l’entrée en vigueur de ce projet de loi sont :

    • toutes les conversations en ligne et tous les courriels seront automatiquement fouillés pour détecter tout contenu suspect. Rien ne reste confidentiel ou secret. Il ne sera pas nécessaire d'obtenir une ordonnance du tribunal ou d'avoir un soupçon initial pour effectuer une recherche dans les messages ;
    • si un algorithme classe le contenu d'un message comme suspect, les photos privées ou intimes pourront être consultées par le personnel et les sous-traitants de sociétés internationales et les autorités policières. Ces mêmes contenus pourront être consultés par des personnes inconnues ou se retrouver entre les mains d’individus mal intentionnés ;
    • les conversations intimes pourront être lues par le personnel et les sous-traitants de sociétés internationales et les autorités policières, car les filtres de reconnaissance de texte qui ciblent la "sollicitation d'enfants" signalent souvent à tort les conversations intimes ;
    • des tiers pourront être faussement signalés et faire l'objet d'enquêtes pour diffusion présumée de matériel d'exploitation sexuelle d'enfants. Les algorithmes de contrôle des messages et des chats sont connus pour signaler des photos de vacances tout à fait légales d'enfants sur une plage, par exemple. Selon les autorités de la police fédérale suisse, 86 % de tous les signalements générés par des machines s'avèrent sans fondement ;
    • lors d’un voyage à l'étranger, l’on peut se retrouver face à de gros problèmes. Les rapports générés par les machines sur les communications pourront être transmis à d'autres pays, comme les États-Unis, où la confidentialité des données demeure très mal encadrée, ce, avec des résultats incalculables ;
    • ce serait la porte ouverte pour les services de renseignement et les pirates sur les conversations et courriels.



    Sources : Mullvad, Breyer

    Et vous ?

    Scanner toutes les conversations privées pour lutter contre la pédopornographie : pour ou contre ? De quel bord êtes-vous ?

    Voir aussi :

    Le bitcoin vaut moins que le coût d'extraction, selon JPMorgan, le coût de revient moyen pondéré d'un bitcoin étant estimé à environ 4 060 $
    La cryptomonnaie de Facebook, une opportunité de 19 milliards de dollars de revenus, et une nouvelle affaire autre que la publicité, selon Barclays
    La majorité du marché de bitcoin est une tromperie, 95 % du volume des échanges de cette monnaie étant truqué, selon une nouvelle étude
    Cryptomonnaie : le crash du marché laisse des entreprises en faillite dans son sillage, des développeurs étant privés de financement supplémentaire
    L'État de New York approuve deux cryptomonnaies liées au dollar : deux nouveaux stablecoins à la suite du TrueUSD aux États-Unis
    Contribuez au club : Corrections, suggestions, critiques, ... : Contactez le service news et Rédigez des actualités

  20. #20
    Membre très actif
    Homme Profil pro
    Expertise comptable
    Inscrit en
    Décembre 2019
    Messages
    862
    Détails du profil
    Informations personnelles :
    Sexe : Homme
    Âge : 35
    Localisation : France, Hérault (Languedoc Roussillon)

    Informations professionnelles :
    Activité : Expertise comptable
    Secteur : High Tech - Éditeur de logiciels

    Informations forums :
    Inscription : Décembre 2019
    Messages : 862
    Par défaut
    Absolument d'accord avec les commentaires. C'est de l'enfumage, on se fout de nous car en vrai ce n'est absolument pas une lutte et l'impunité règne plus ou moins dans ce domaine. D'autant qu'on sait déjà que comme les terroristes, les dealers et autres génies du mal ne communiquent plus en clair sur internet...

    Donc à moins que leur super trucs soit en fait un ordinateur quantique qui casse le chiffrement de nos horribles compatriotes... c'est gravé dans le marbre que ce sera uniquement un outil de surveillance de masse !

    Outil qui servira de réservoir de preuve pour attaquer en justice des lanceurs d'alertes, des écolos activistes, des gamins qui vendent des barettes de shit au lycée et tout autre trucs que ces minables du gouvernement voudrait voir cesser.

    Donc ça va être procédure baillons sur procédure baillons à gogo pour que les français sachent encore moins ce qui se magouille dans leurs dos...

Discussions similaires

  1. Réponses: 0
    Dernier message: 24/04/2014, 16h22
  2. projet Access, comment créer des expressions ?!?
    Par laville dans le forum Access
    Réponses: 5
    Dernier message: 19/04/2006, 13h27
  3. [Maven 2] Ajouter des jar local à son projets
    Par sleepy2002 dans le forum Maven
    Réponses: 2
    Dernier message: 09/03/2006, 04h12
  4. [XP SP2] Surveillance des impressions
    Par sorry60 dans le forum Windows XP
    Réponses: 9
    Dernier message: 02/03/2005, 13h57

Partager

Partager
  • Envoyer la discussion sur Viadeo
  • Envoyer la discussion sur Twitter
  • Envoyer la discussion sur Google
  • Envoyer la discussion sur Facebook
  • Envoyer la discussion sur Digg
  • Envoyer la discussion sur Delicious
  • Envoyer la discussion sur MySpace
  • Envoyer la discussion sur Yahoo