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    Par défaut Meta, Twitter, Microsoft demandent à la Cour suprême de ne pas autoriser les poursuites contre les algorithmes
    Google avertit la Cour suprême des USA que l’altération de l’article 230 de la Communications Decency Act pourrait ruiner Internet
    et déclencher des retombées dévastatrices

    Jeudi dernier, Google a déposé un dossier de défense clé dans une affaire portée devant la Cour suprême américaine qui pourrait remodeler le paysage juridique des éditeurs et services en ligne. Google a déclaré à la Cour que l'altération de la section 230 de la loi sur la décence des communications, qui protège les entreprises de la responsabilité du contenu que leurs utilisateurs publient, « porterait atteinte à un élément central de l'Internet ». Gonzalez v. Google, l'affaire que la Cour suprême entendra le mois prochain, décidera si les protections de la section 230 s'appliquent aux algorithmes que YouTube et d'autres plateformes utilisent pour sélectionner le contenu à montrer aux utilisateurs. Un jugement défavorable à Google dans cette affaire par la Cour suprême concernant le moteur de recommandation de YouTube pourrait avoir des conséquences inattendues pour une grande partie de l'Internet, a déclaré le géant de la recherche.

    Nom : Screenshot_2023-01-17 Google SCOTUS – Recherche Google.png
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    L'article 230, de la loi sur la décence des communications, qui protège les entreprises de la responsabilité du contenu que leurs utilisateurs, permet aux plateformes en ligne de s'engager de bonne foi dans la modération du contenu tout en les protégeant de la responsabilité des messages de leurs utilisateurs. Les plateformes technologiques font valoir qu'il s'agit d'une protection essentielle, en particulier pour les petites plateformes qui pourraient autrement être confrontées à des batailles juridiques coûteuses, étant donné que la nature des plateformes de médias sociaux fait qu'il est difficile de repérer rapidement chaque message nuisible.

    Mais la loi a fait l'objet d'un débat animé au Congrès américain, les législateurs des deux bords estimant que la protection contre la responsabilité devrait être considérablement limitée. Alors que de nombreux républicains estiment que les dispositions de la loi relatives à la modération du contenu devraient être revues à la baisse afin de réduire ce qu'ils considèrent comme une censure des voix conservatrices, de nombreux démocrates s'interrogent sur la manière dont la loi peut protéger les plateformes qui hébergent des informations erronées et des discours de haine.

    L'affaire de la Cour suprême connue sous le nom de Gonzalez v. Google a été introduite par les membres de la famille de la citoyenne américaine Nohemi Gonzalez, qui a été tuée dans une attaque terroriste de 2015, à Paris, dont ISIS a revendiqué la responsabilité. La plainte soutient que YouTube, propriété de Google, n'a pas suffisamment empêché ISIS de diffuser du contenu sur le site de partage de vidéos pour soutenir ses efforts de propagande et de recrutement. Les plaignants ont porté plainte contre Google en vertu de la loi antiterroriste de 1990, qui permet aux ressortissants américains lésés par le terrorisme de demander des dommages et intérêts. La loi a été mise à jour en 2016 pour ajouter une responsabilité civile secondaire à « toute personne qui aide et encourage, en fournissant sciemment une assistance substantielle » à « un acte de terrorisme international ».

    Aujourd'hui, la famille Gonzalez espère que la haute cour conviendra que les protections de la section 230, conçues pour protéger les sites Web contre les responsabilités liées à l'hébergement de contenus tiers, ne devraient pas être étendues pour protéger également le droit des plateformes à recommander des contenus préjudiciables. Google pense pourtant que c'est exactement comme cela que la protection contre la responsabilité doit fonctionner. Dans la requête en justice, Google a fait valoir que la section 230 protège le moteur de recommandation de YouTube en tant qu'outil légitime « destiné à faciliter la communication et le contenu d'autrui ».

    L'article 230 protège largement les plateformes technologiques contre les poursuites judiciaires liées aux décisions de modération du contenu prises par les entreprises. Cependant, une décision de la Cour suprême affirmant que les recommandations basées sur l'IA ne bénéficient pas de ces protections pourrait « menacer les fonctions essentielles d'Internet », écrit Google dans son dossier. « Les sites Web comme Google et Etsy dépendent des algorithmes pour passer au crible des montagnes de contenus créés par les utilisateurs et afficher des contenus probablement pertinents pour chaque utilisateur. Si les plaignants pouvaient se soustraire à l'article 230 en ciblant la façon dont les sites Web trient le contenu ou en essayant de tenir les utilisateurs responsables d'avoir aimé ou partagé des articles, l'Internet deviendrait un fouillis désorganisé et un champ de mines pour les litiges », écrit la société.

    Face à une telle décision, les sites Web pourraient avoir à choisir entre une surmodération intentionnelle de leurs sites, en les débarrassant de pratiquement tout ce qui pourrait être perçu comme répréhensible, ou ne pas faire de modération du tout pour éviter le risque de responsabilité, a fait valoir Google. Dans sa requête, Google a déclaré que YouTube abhorre le terrorisme et a cité ses actions de plus en plus efficaces pour limiter la diffusion de contenus terroristes sur sa plateforme, avant d'insister sur le fait que la société ne peut pas être poursuivie pour avoir recommandé les vidéos en raison de sa protection en matière de responsabilité en vertu de l'article 230.

    L'affaire Gonzalez v. Google est considérée comme une référence en matière de modération de contenu et l'une des premières affaires de la Cour suprême à examiner la section 230 depuis son adoption en 1996. Plusieurs juges de la Cour suprême ont exprimé le souhait de se prononcer sur cette loi, qui a été largement interprétée par les tribunaux, défendue par l'industrie technologique et vivement critiquée par les politiciens des deux partis.

    Google fait valoir que ce n'est pas à la Cour suprême de prendre des décisions visant à réformer la section 230, mais bien au Congrès. Dans un mémoire juridique publié le mois dernier, l'administration Biden a souligné que les protections de la section 230 ne devraient pas s'étendre aux algorithmes de recommandation. Le président Joe Biden réclame depuis longtemps des modifications de la section 230, affirmant que les plateformes technologiques devraient assumer davantage de responsabilités quant au contenu qui apparaît sur leurs sites web. Pas plus tard que mardi, Biden a publié une tribune dans le Wall Street Journal dans laquelle il exhortait le Congrès à modifier la section 230.

    Mais dans un billet de blog publié jeudi, Halimah DeLaine Prado, conseillère générale de Google, a fait valoir que le rétrécissement de la section 230 augmenterait la menace de litiges contre les entreprises en ligne et les petites entreprises, ce qui freinerait la liberté d'expression et l'activité économique sur Internet. « Les services pourraient devenir moins utiles et moins fiables, car les efforts visant à éliminer les escroqueries, la fraude, les conspirations, les logiciels malveillants, la violence, le harcèlement et bien d'autres choses encore seraient étouffés », a écrit DeLaine Prado.

    Source : Cour suprême des USA

    Et vous ?

    Quel est votre avis sur le sujet ?

    Voir aussi :

    La Cour suprême bloque l'interdiction de modération des médias sociaux au Texas, la bataille juridique autour de la loi HB 20 continue

    Un nouveau projet de loi sur les algorithmes pourrait obliger Facebook à modifier le fonctionnement du fil d'actualités sans modification de l'article 230

    Des experts disent aux sénateurs américains que les algorithmes des médias sociaux menacent la démocratie, Facebook, YouTube et Twitter s'opposent toutefois à cette allégation
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  2. #2
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    C'est un vrai sujet de société. Et pas qu'étasunienne.

    La question est assez simple : Qui est responsable des publications sur internet ? Celui qui publie ou celui qui diffuse ?

    Pour moi, c'est forcément celui qui publie. Chacun doit assumer ses actes. Le problème devient alors : Quid de l'anonymat sur internet ? En effet, comment mettre une personne face à ses responsabilités, s'il est anonyme et donc inconnu.

    Bref un sujet passionnant, et très vaste, et on ne peut plus clivant !
    Au nom du pèze, du fisc et du St Estephe
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  3. #3
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    Citation Envoyé par Jon Shannow Voir le message
    Pour moi, c'est forcément celui qui publie.
    D'autant plus que répondre celui qui diffuse ouvre la porte au problème de la censure privée.
    Citation Envoyé par Jon Shannow Voir le message
    Le problème devient alors : Quid de l'anonymat sur internet ? En effet, comment mettre une personne face à ses responsabilités, s'il est anonyme et donc inconnu.
    Nous avons le même problème dans le monde réel mais il est moins important parce qu'il n'a pas le même pouvoir de diffusion.
    On a jamais retrouvé ceux qui ont cambriolé ma voiture ni celui qui a cambriolé mon appart.

    Pour moi ça pose une autre question qui est tout aussi complexe : la justice doit elle répondre à tous les écarts?
    La réponse est qu'elle n'en a jamais été capable et qu'il existe des cas où elle a été muette ou impuissante.
    Je penses aussi qu'elle est débordée parce que chaque cas semble prendre beaucoup de temps, doit on vraiment passer des années à traiter une affaire de gros sous entre M. DuChemin et Mme. Michou? (avec 2h*1juge, 2avocats, 1 greffier et que sais je d'autre)

  4. #4
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    Le plus gros problème de faire prendre responsabilités aux entreprises diffusant le contenu c'est : "quid des législations entre états qui se contredisent" ?

    Tu fais quoi si une pays, peu amicale, fait passer une loi où tout ce qui est dit sur lui ou sur sa religion officielle est interdite sur les réseaux sociaux ?

    Si c'est des utilisateurs : tu ne peux pas les poursuivre dans leur pays où ce qu'ils ont dit est légal.
    Mais si ce sont des entreprises : tu peux les poursuivre.

  5. #5
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    Citation Envoyé par Jon Shannow Voir le message
    ...
    La question est assez simple : Qui est responsable des publications sur internet ? Celui qui publie ou celui qui diffuse ?

    Pour moi, c'est forcément celui qui publie....
    Pour votre information, c'est effectivement vraie uniquement pur les sites webs des résaux sociaux... Dans tous les autres cas, c'est bien l'éditeur qui publie qui est responsable pénalement des publications, même s'il n'a rien rédigé ! C'est le principe de la Loi sur la presse qui s'applique dans tous les domaines (presse, cinéma, audio visuel...), sauf sur les sites sociaux du Web (pour information, même developpez.com a été condamné il y a des années...) !

    Extrait de la Li :

    Article 42 de la loi du 29 juillet 1881
    "
    Seront passibles comme auteurs principaux des peines qui constituent la répression des crimes et délits commis par la voie de la presse dans l’ordre ci-après, savoir :
    Les directeurs de publications ou éditeurs quelles que soient leurs professions ou leurs dénominations et, dans les cas prévus au deuxième alinéa de l’article 6, les codirecteurs de la publication ;
    2° A leur défaut, les auteurs;

    ...
    "

    Comment en est-on arrivé là ? Par le fait qu'ouvrant la boite de pandore à tout un chacun pour exprimer des pensées plus débiles et haineuses les unes que les autres, les sites web sociaux ont déclarés que la vitesse de propagation des informations ne leur permettaient pas d'intervenir et que cela nuirait à la liberté d'expression...

    Dans un pays civilisé et démocratique comme le nôtre, la communication par voie de presse a t-elle nuit à la liberté d'expression ? Jamais !

    Posez vous maintenant la question de savoir si ces site web sociaux nuisent-ils à la liberté d'expression ?.. La réponse est oui, comme tenu justement de leur non modération. Nous faire croire que la R&D de twitmerde ou fesse de bouc est incapable de déceler en temps réel des propos insultant ou haineux n'est pas possible c'est juste prendre les politiques pour des cons... mais le lobbying à bien marché jusqu'à présent !

    A +
    Frédéric Brouard - SQLpro - ARCHITECTE DE DONNÉES - expert SGBDR et langage SQL
    Le site sur les SGBD relationnels et le langage SQL: http://sqlpro.developpez.com/
    Blog SQL, SQL Server, SGBDR : http://blog.developpez.com/sqlpro
    Expert Microsoft SQL Server - M.V.P. (Most valuable Professional) MS Corp.
    Entreprise SQL SPOT : modélisation, conseils, audit, optimisation, formation...
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  6. #6
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    Je vois une différence de taille entre un site web social et un organe de presse.
    L'organe de presse décide de ce qu'il publie ou non. Le site web, lui, n'a un contrôle sur les publications qu'à postériori.

    Alors soit on décide que tout ce qui est posté doit être préalablement validé avant d'être publié, et donc d'avoir un temps entre la rédaction et la publication, ce que je pense plus personne n'est capable de comprendre aujourd'hui, soit on accepte qu'il y ait des messages inappropriés qui soient visible le temps nécessaire à la modération.

    A voir.
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  7. #7
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    Le figaro modérait les commentaires des articles avant publication pour les non abonnés. Maintenant seuls peuvent poster les abonnés. Et c'est souvent à la limite du racisme ou de l'appel à la haine et la violence. Rares sont les commentaires intéressant depuis que les abonnés uniquement peuvent poster. On retrouve trop le discours du RN.

    Etre modérateurs sur les réseaux 'sociaux' est un job engendrant des pathologies psy. C'est dire ce que l'humanité est capable de produire en temps de paix. Un robot modérateur reste faillible, vrais ou faux positifs.

    Pour developpez.com, c'est un environnement sain où on peut s'exprimer bien qu'il y ait parfois des trolls qui ont leur sujet de prédilection mais c'est modéré. En tout cas, il s'agit du seul site où un avis argumenté m'a valu de passer sur le grill du procureur de la République pendant une demi-heure.

    Je terminerai par une question et une petite blague, au lieu d'une censure privée, ne risque-t-on pas de basculer dans une censure d'Etat sur internet, Donc d'un discours unique comme dans tous les régimes totalitaires ?
    Quelle est la différence entre un protestataire de l'URSS et un de l'occident ?
    Le protestataire de l'occident peut recommencer le lendemain.
    Repeat after me
    Le monsieur lutte pour la défense des libertés individuelles et collectives

    Repeat after me...

  8. #8
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    Par défaut Meta, Twitter Microsoft demandent à la Cour suprême de ne pas autoriser les poursuites contre les algorithmes
    Meta, Twitter, Microsoft et d'autres demandent à la Cour suprême des États-Unis de ne pas autoriser les poursuites contre les algorithmes
    ils affirment que cela pourrait ruiner Internet

    Meta, Microsoft, Twitter et d'autres entreprises technologiques ont pris la défense de Google dans une série de mémoires juridiques déposés jeudi dans le cadre d'une affaire devant la Cour suprême des États-Unis qui pourrait modifier fondamentalement le fonctionnement d'Internet. Les entreprises demandent instamment aux juges de la Cour suprême d'aborder avec prudence l'affaire Gonzalez v. Google, qui vise à déterminer si les entreprises en ligne doivent être tenues responsables du contenu qu'elles recommandent aux utilisateurs. Elles craignent une révision de l'article 230 de la Communications Decency Act, qui, selon elles, pourrait ruiner Internet.

    Promulguée en 1996, la section 230 de la loi américaine sur la décence des communications (Communications Decency Act - CDA) contribue à protéger les sociétés en ligne contre toute responsabilité découlant de ce qui est publié sur leurs plateformes. De nombreux experts considèrent la section 230 comme un élément fondamental du fonctionnement actuel d'Internet. Ces dernières années, la section 230 est devenue la cible de la législation, et les entreprises ou les plateformes en ligne affirment qu'un amendement de l'article pourrait avoir des répercussions importantes sur le secteur des technologies. La question divise toutefois les acteurs de l'industrie.

    Pour l'heure, la section 230 continue de protéger les plateformes en ligne - telles que Facebook, Twitter et Google - contre les poursuites judiciaires liées aux messages de leurs utilisateurs (commentaires, critiques, publicités, etc.). Cependant, la bataille juridique Gonzalez v. Google qui a lieu actuellement aux États-Unis menace de casser cette protection. L'algorithme de recommandation de YouTube, propriété de Google, est en cause et accusé d'avoir promu des vidéos liées au terrorisme. La Cour suprême des États-Unis examine s'il est temps de restreindre cette loi, qui a été rédigée avant qu'Internet ne devienne un élément central de la vie quotidienne.

    Nom : Screenshot_2023-01-17 Google SCOTUS _ Recherche Google.png
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    Mais un grand nombre de sociétés, d'internautes, d'universitaires et même d'experts en droits de l'homme ont défendu jeudi le bouclier de la section 230 et demandé à la Cour de couper court à l'affaire. En dehors de Meta et Twitter, le groupe d'entreprises comprenait également Yelp et Microsoft, qui sont généralement les rivaux de Google. Craigslist, Reddit et un ensemble de modérateurs bénévoles de Reddit se sont également impliqués. Même certains des critiques les plus virulents des Big Tech en général, dont l'Electronic Frontier Foundation, se sont également exprimés en amis de la Cour afin de mettre en garde contre les implications d'un tel procès.

    « Une décision de justice portant atteinte à la loi priverait ces décisions de publication numérique d'une protection essentielle et de longue date contre les poursuites, et ce de manière illogique, en contradiction avec le fonctionnement réel des algorithmes », a déclaré Microsoft dans sa requête. Reddit et ses modérateurs affirment qu'une décision permettant des litiges contre les algorithmes de l'industrie technologique pourrait conduire à de futurs procès contre des formes de recommandation même non algorithmiques, et potentiellement à des procès ciblés contre des internautes individuels. Ils mettent en garde contre un grave précédent.

    « Toute la plateforme Reddit est construite autour d'utilisateurs qui recommandent du contenu au bénéfice d'autres personnes en prenant des mesures telles que le vote positif et l'épinglage de contenu. Il ne faut pas se méprendre sur les conséquences de la revendication des pétitionnaires dans cette affaire : leur théorie élargirait considérablement le potentiel des internautes à être poursuivis pour leurs interactions en ligne », peut-on lire dans le dépôt de Reddit et ses modérateurs. Yelp, qui est un antagoniste de longue de Google, a déclaré au tribunal que son activité dépend de la diffusion d'avis pertinents et non frauduleux à ses utilisateurs.

    Ainsi, un jugement créant une responsabilité pour les algorithmes de recommandation pourrait briser les fonctions essentielles de Yelp en le forçant effectivement à cesser de curer tous les avis, même ceux qui peuvent être manipulateurs ou faux. « Si Yelp n'avait pas la possibilité d'analyser et recommander des avis sans engager sa propre responsabilité, ces coûts de soumission d'avis frauduleux disparaîtraient. Si Yelp devait afficher chaque avis soumis, les propriétaires d'entreprises pourraient soumettre des centaines d'avis positifs pour leur propre entreprise avec peu d'efforts ou de risque de pénalité », écrit Yelp, basé à San Francisco.

    « La section 230 garantit que les plateformes en ligne peuvent modérer le contenu afin de présenter aux utilisateurs les données les plus pertinentes parmi les énormes quantités d'informations qui s'ajoutent à Internet chaque jour. Il faudrait à un utilisateur moyen environ 181 millions d'années pour télécharger toutes les données du Web aujourd'hui », a fait valoir Twitter. « Si le simple fait d'afficher du contenu de tiers dans le flux d'un utilisateur est considéré comme une "recommandation", alors de nombreux services seront potentiellement responsables de la quasi-totalité du contenu de tiers qu'ils hébergent », écrit Meta, propriétaire de Facebook.

    « Ainsi, presque toutes les décisions concernant la façon de trier, de sélectionner, d'organiser et d'afficher le contenu de tiers pourraient être interprétées comme une "recommandation" de ce contenu », a ajouté Meta. Selon le "Stern Center for Business and Human Rights" de l'Université de New York, il est pratiquement impossible de concevoir une règle qui distingue la recommandation algorithmique comme une catégorie significative de responsabilité, et pourrait même "entraîner la perte ou l'obscurcissement d'une quantité massive de discours de valeur", en particulier les discours appartenant à des groupes marginalisés ou minoritaires.

    Les entreprises technologiques s'étant présentées comme amies de la Cour ont concentré l'essentiel de leurs dépôts sur des avertissements concernant la manière dont un jugement pourrait nuire à leurs produits. Microsoft a ajouté que son moteur de recherche Bing et son réseau social professionnel LinkedIn pourraient subir "les effets dévastateurs et déstabilisants d'une décision générale modifiant la section 230". Dans une déclaration, Microsoft a déclaré qu'il valait mieux laisser au Congrès le soin de décider de toute modification de la section 230. La Cour suprême des États-Unis doit entendre les arguments oraux dans cette affaire le 21 février.

    Du côté de l'accusation, un certain nombre de défenseurs de la sécurité en ligne des enfants, tels que Fairplay et Common Sense Media, ont soutenu la famille Gonzalez dans l'affaire, en faisant valoir que les entreprises technologiques devraient subir des répercussions pour les façons dont leurs produits peuvent nuire aux enfants. Selon certaines sources, le gouvernement américain s'est partiellement rangé du côté de la famille Gonzalez, arguant que, dans certains cas, les sociétés de médias sociaux devraient être tenues responsables de la promotion de discours nuisibles. Ziprecruiter et Indeed ont également soutenu Google dans cette affaire.

    Sources : Microsoft (PDF), Yelp (PDF), Meta (PDF), Twitter (PDF), Reddit (PDF), Université de New York (PDF)

    Et vous ?

    Quel est votre avis sur le sujet ?
    Que pensez-vous du soutien massif des entreprises technologiques à Google ?
    Que pensez-vous de la section 230 de CDA ? Êtes-vous pour ou contre sa révision ? Pourquoi ?
    Selon vous, les entreprises en ligne sont-elles responsables des contenus publiés sur leurs plateformes ?

    Voir aussi

    Google avertit la Cour suprême de USA que l'altération de l'article 230 de la Communications Decency Act pourrait ruiner Internet et déclencher des retombées dévastatrices

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    Des experts disent aux sénateurs américains que les algorithmes des médias sociaux menacent la démocratie, Facebook, YouTube et Twitter s'opposent toutefois à cette allégation
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  9. #9
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  10. #10
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    Cette affaire me révèle un marché d'initiés de l'Internet qui souhaitent garder l'absence de règles et de responsabilités à leurs avantages: le business des recommandations.

    La matière première de ce business est l'avis d'une personne. Frauduleusement, cette personne peut être virtuelle.
    La masse d'avis, à propos d'un produit ou d'un sujet par exemple, génère de l'attention qui peut probablement se traduire en influence.
    Alors il est bien facile de comprendre que le fait de pouvoir imposer tranquillement sur les pages d'accueil son service de recommandation, le plus souvent très peu configurable par les utilisateurs finaux (qui sont les producteurs de la matière de première consommée par ce service) est une aubaine pour des besoins de rentabilité via la vente de données ou le ciblage publicitaire.
    Car certains paramètres d'entrée des algorithmes incriminés ne sont que l'automatisation du comportement humain de sélection: oui, les lignes de codes informatiques ne font que choisir à notre place ce qui pourrait éventuellement nous intéresser.

    Ça m'interroge...
    Qu'est qui empêche de proposer un service en page d'accueil où ne s'affichent que les sources et/ou les groupes de mon choix selon les filtres que je peux configurer ? Suis-je vraiment libre de ne plus voir de la pub sans payer sur le média le plus partagé au monde?

    Je sais que tout à un coût mais vu l'utilité de certains sites ou applications et leurs exploitations par le public, le tout quantifiables avec les moyens modernes, il serait peut-être temps d'une rétribution franche des gouvernements et d'arrêter le jeux des magouilles aux impôts et autres astuces financières!

  11. #11
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    Ces groupes ont tout intérêt à défendre becs et ongles leurs algorithme parce qu'il est à la fois :
    1. La poule aux œufs d'or, c'est grâce à lui que les consommateurs restent le plus longtemps sur leur site ET grâce à lui qu'ils vendent à prix d'or l'encart de pub à leur client
    2. La défense ultime, ils ne sont responsable de rien, l'Algorithme exploite les données des gens d'une façon optimale et (surtout) opaque. C'est pas leur faute si le consommateur veux ce qu'ils leur suggère. L'absence d'éthique de leurs algorithme n'est que le reflet de celle des consommateur.

    Il y a peu un formateur nous a expliqué à que le type "d'IA" à utiliser doit notamment dépendre de sa capacité à justifier son résultat. Et qu'il peut être juridiquement avantageux qu'on ne sache pas d'où il vient, surtout s'il est "optimal mais pas populaire" (ce qui signifie peu éthique).

  12. #12
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    Selon certaines sources, le gouvernement américain s'est partiellement rangé du côté de la famille Gonzalez, arguant que, dans certains cas, les sociétés de médias sociaux devraient être tenues responsables de la promotion de discours nuisibles
    1. Les trucs évident pour chopper des points aux sondage
    2. Les trucs qui dérangent la maison blanche


    « Ainsi, presque toutes les décisions concernant la façon de trier, de sélectionner, d'organiser et d'afficher le contenu de tiers pourraient être interprétées comme une "recommandation" de ce contenu », a ajouté Meta
    Ben c'est le cas non ?

    « Toute la plateforme Reddit est construite autour d'utilisateurs qui recommandent du contenu au bénéfice d'autres personnes en prenant des mesures telles que le vote positif et l'épinglage de contenu. Il ne faut pas se méprendre sur les conséquences de la revendication des pétitionnaires dans cette affaire : leur théorie élargirait considérablement le potentiel des internautes à être poursuivis pour leurs interactions en ligne »
    Ben si tu épingle un truc c'est que tu l'as lu non ? Donc tu dois avoir une idée si c'est du contenu répréhensible ?

    Au passage, qui se rappelle sur les jeux en lignes autour des années 2010 avec les bandeaux de pub qui affiche du contenu pour adulte ? Et non le jeu n'avait rien avoir avec du contenu pour adulte
    Pourtant si on suit les stéréotype sur la population de ces jeux à l'époque, c'était pertinent

    Citation Envoyé par marsupial Voir le message
    Je terminerai par une question et une petite blague, au lieu d'une censure privée, ne risque-t-on pas de basculer dans une censure d'Etat sur internet, Donc d'un discours unique comme dans tous les régimes totalitaires ?
    Quelle est la différence entre un protestataire de l'URSS et un de l'occident ?
    Le protestataire de l'occident peut recommencer le lendemain.
    Le plus drôle c'est surtout si plusieurs états s'en mêlent

  13. #13
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    Je me demande bien si je dois penser à poursuivre en justice les fabricants de couteaux à cause des meurtres commis avec.

  14. #14
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    Pour moi, ces algorithmes sont la calamité du net. Ils vous polluent en sollicitations qui vous détournent de votre activité en cours. C'est une insalubrité mentale. Vous vous concentrez sur un sujet qui demande de l'attention et chtoc on vous balance une pub. Merde enfin ! C'est le dérangement permanent. Youtube est champion dans ce domaine. Autre exemple, j'ai publié récemment sur Flickr des photos de statues de l'antiquité prises au Louvre. Plusieurs de ces statues représentent des femmes nues. J'ai reçu sur Flickr dans les heures suivantes des messages avec des logos sans ambiguïté de femmes qui m'invitaient à regarder leurs photos. Elles n'avaient publié aucune photo sur flickr, aucune autre activité sur le site, mais elles proposaient un lien vers un autre site. Ce sont très probablement des algorithmes qui proposent ces messages "non sollicités". Les exemples pullulent, comme ces demandes d'avis par Google sur le magasin duquel on vient de sortir.

    Ces algorithmes fonctionnent comme des mendiants bourrés de fric qui vous importuneraient sans cesse avec leurs pubs. Les pubs c'est de la mendicité.

    Je suis favorable au contrôle de ces algorithmes d'une manière ou d'une autre, surtout quand ils favorisent des orientations philosophiques, professionnelles, sociologiques ou politiques. Certains sont néfastes à l'humanité. Ceux qui y ont recours entament une démarche qui risque de dévier sur du criminel. Ces algorithmes devraient au minimum être consultables par des tiers pour qu'on sache ce qu'ils font vraiment. Plus un site vous parle de confiance plus vous devez vous méfier. Le problème est qu'il faudrait aussi être sûrs des tiers qui consultent ces algorithmes. Imaginez un Trump ou un Poutine qui s'y mettent !!! Par contre il devrait être possible, si la transparence n'est pas acquise, de créer des robots qui évaluent le résultat de l'exploitation de leurs sites, un peu comme le fait Google sur des sites internet. On saurait ainsi ce que favorise un site. Question dans un moteur de recherche et réponse concrète du site.

    Ces sollicitations permanentes non sollicitées agressent certainement notre psyché. Cela peut être grave.

  15. #15
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    Par défaut Irresponsables ?
    Bien sur qu'il faut conserver comme pour le journalisme et plus généralement l'espace publique un espace de liberté d'expression... mais des Zuckerberg qui volontairement trichent pour orienter influer sur de élections politiques ou encore des diffuseur de contenus qui veulent toucher le pub sans être tenu responsable de leur engagement à de ne pas diffuser de la haine ou du porno serait choquant...
    Si des lois sont parues pour indiquer qu'un diffuseur de contenu est responsable des contenus qu'il diffuse, il est difficile d'aller à l'encontre d'un jugement qui irait dans ce sens.

    Pourquoi dire qu'on fait un procès à l'algorithme ? On fait un procès à la boite qui s'appuie sur l'algorithme pour faire du pognon en ne mettant pas les sécurités qui lui incombent mais qui lui couteraient peut être trop cher...

  16. #16
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    Citation Envoyé par rhari Voir le message
    Je me demande bien si je dois penser à poursuivre en justice les fabricants de couteaux à cause des meurtres commis avec.
    Et doit on poursuivre ceux qui vendent de la drogue ou des armes sans regarder les persmis ? Ceux qui font des armes en fournissant des kits pour les rendre full automatiques ? Celui qui accepte le pognon de vendre une arme à quelqu'un doit prendre sa part de responsabilité... surtout s'il ne fait pas les controles reglementaires dont il a l'obligation...

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