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  1. #21
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    Par défaut Zoom prévoit d'offrir à tous ses utilisateurs E2EE, un chiffrement de bout en bout pour les appels vidéo
    Zoom prévoit d'offrir à tous ses utilisateurs gratuits et payants E2EE, un chiffrement de bout en bout pour les appels vidéo,
    une version d'essai commence en juillet

    Zoom prévoit d'offrir à tous ses utilisateurs gratuit et payant un chiffrement de bout en bout pour les appels vidéo. Le projet de conception d'E2EE, le chiffrement de bout en bout de Zoom en question, a été publié le 22 mai dernier. Zoom annonce avoir collaboré avec des organisations des libertés civiles, des groupes de défense de la sécurité des enfants, des experts en chiffrement, des représentants du gouvernement et ses propres utilisateurs pour mettre en oeuvre E2EE.

    Zoom annonce que la version bêta de la fonctionnalité E2EE commence en juillet 2020. Tous les utilisateurs de Zoom continueront d'utiliser le cryptage de transport AES 256 GCM comme cryptage par défaut, E2EE sera une fonctionnalité facultative car elle limite certaines fonctionnalités de réunion, telles que la possibilité d'inclure des lignes téléphoniques PSTN traditionnelles ou des systèmes de salle de conférence matérielle SIP / H.323. Les administrateurs de compte peuvent activer et désactiver E2EE au niveau du compte et du groupe.

    La société, dont l'activité a explosé avec les mesures de distanciation contre le covid-19, forçant davantage de personnes à travailler à domicile, s'est transformée en un lieu de rencontre vidéo mondial à partir d'un outil de téléconférence orienté entreprise. Cependant, elle a également été critiquée pour des problèmes de confidentialité et de sécurité, et a fait l'objet de critiques pour avoir omis de divulguer que son service n'était pas entièrement crypté de bout en bout.

    En effet, début avril, des chercheurs ont donné des détails sur deux bogues de sécurité découverts dans l'application Zoom. Le client Windows de Zoom perdait ses informations d'identification réseau, car l'application rendait les chemins d'accès aux fichiers UNC cliquables dans les fenêtres de discussion de groupe. Un rapport de The Intercept a également critiqué les pratiques de confidentialité de l’application de vidéoconférence pour avoir prétendument trompé les utilisateurs sur le chiffrement de bout en bout de la plateforme. Mais Zoom avait fini par admettre que l'E2EE n'était pas encore possible pour les réunions vidéo de Zoom et utilise plutôt le chiffrement TLS (Transport Layer Security).

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    Après une série de défaillances de sécurité, certaines institutions ont interdit l'utilisation de Zoom, la société basée en Californie a embauché en avril l'ancien directeur de la sécurité de Facebook Inc Alex Stamos et a déployé des mises à niveau majeures. Alex Stamos, ex-chef de la sécurité chez Facebook, avait publié plusieurs tweets, demandant notamment à Zoom d’être plus transparent et de lancer un plan de sécurité qui va durer 30 jours. Il a ensuite été contacté par Eric Yuan, le fondateur de Zoom, pour devenir consultant externe. « Je suis heureux de vous dire que je vais aider Zoom à mettre en place son programme de sécurité », a alors annoncé Stamos.

    Hier, dans un billet de blog, le PDG de Zoom, Eric S. Yuan,a annoncé que Zoom a publié E2EE sur GitHub. « Nous sommes également heureux de partager que nous avons identifié une voie à suivre qui équilibre le droit légitime de tous les utilisateurs à la confidentialité et à la sécurité des utilisateurs sur notre plateforme. Cela nous permettra d'offrir E2EE en tant que fonctionnalité complémentaire avancée pour tous nos utilisateurs du monde entier - gratuits et payants - tout en conservant la capacité de prévenir et de combattre les abus sur notre plateforme », a-t-il ajouté.

    Pour rendre cela possible, les utilisateurs Free / Basic cherchant à accéder à E2EE participeront à un processus unique qui invitera l'utilisateur à fournir des informations supplémentaires, telles que la vérification d'un numéro de téléphone via un message texte.

    Source : Zoom

    Et vous ?

    Qu'en pensez-vous ?

    Voir aussi

    Eric Yuan, le PDG et fondateur de Zoom, a gagné près de 4 milliards de dollars en l'espace de trois mois suite à l'explosion de l'utilisation de sa plateforme en pleine pandémie de coronavirus

    Zoom divulguerait les adresses mail et photos des utilisateurs et permettrait aussi à certains utilisateurs de lancer un appel vidéo avec des inconnus

    Certaines clés de chiffrement de Zoom sont transmises aux participants d'une réunion via des serveurs en Chine selon les chercheurs, Zoom l'admet et s'explique

    Zoom met à jour son logiciel pour améliorer la protection par mots de passe des vidéoconférences et pour sécuriser les enregistrements sur le cloud
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  2. #22
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    Par défaut Zoom annonce qu'il va proposer le chiffrement de bout en bout sous forme de Technical Preview
    Zoom annonce qu'il va proposer le chiffrement de bout en bout sous forme de Technical Preview la semaine prochaine,
    pour les clients de la version gratuite et payante

    Zoom a été l’un des grands bénéficiaires de cette pandémie : le service de visioconférence a vu son pic d’utilisation exploser au point de franchir la barre des 300 millions journaliers d’utilisateurs. Le revers de la médaille a été une attention particulière portée à l’application, notamment par des experts en sécurité. C’est dans ce contexte que des bogues ont été découverts, mais aussi le fait que les réunions Zoom ne supportaient pas le chiffrement de bout en bout.

    Dans le livre blanc de Zoom, il existe une liste de « fonctionnalités de sécurité avant la réunion » disponibles pour l'hôte de la réunion qui commence par « Activer une réunion chiffrée de bout en bout (E2E) ». Plus loin dans le livre blanc, il est fait mention de « Sécuriser une réunion avec le chiffrement E2E » comme étant une « capacité de sécurité en réunion » disponible pour les hôtes de réunion. Lorsqu'un hôte démarre une réunion avec le paramètre « Exiger le chiffrement pour les points de terminaison tiers » activé, les participants voient un cadenas vert qui dit, « Zoom utilise une connexion chiffrée de bout en bout » lorsqu'ils passent la souris dessus.

    Mais lorsque l’entreprise a été contactée pour savoir si les réunions vidéo sont réellement chiffrées de bout en bout, un porte-parole de Zoom a écrit : « Actuellement, il n'est pas possible d'activer le chiffrement E2E pour les réunions vidéo Zoom. Les réunions vidéo Zoom utilisent une combinaison de TCP et UDP. Les connexions TCP sont établies à l'aide de TLS et les connexions UDP sont chiffrées avec AES à l'aide d'une clé négociée sur une connexion TLS ».

    Face à la réaction que cela a provoqué, l’entreprise a décidé de travailler sur ces points de sécurité. L’entreprise a d’abord rappelé que son offre était destinée principalement aux entreprises ; elle n’avait donc pas anticipé la popularité soudaine au sein des utilisateurs personnels.

    Elle a proposé dans un premier temps une mise à jour de son application, Zoom 5.0. Cette dernière version s’est accompagnée de mesures de sécurité améliorées qui comprennent un chiffrement plus puissant, des mots de passe par défaut et une nouvelle icône pour un accès facile aux importants paramètres de sécurité. Ce service faisait appel à la norme de chiffrement AES 256 bits GCM. Bien qu’il ne s'agissait toujours pas d'un chiffrement de bout en bout, il venait rendre les réunions beaucoup plus sûres.

    Puis Zoom a annoncé avoir fait l’acquisition de Keybase, dont l’équipe va apporter son expertise pour aider Zoom à construire un chiffrement de bout en bout pour ses vidéoconférences « qui pourront atteindre l'évolutivité actuelle de Zoom ».

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    Le chiffrement de bout en bout est déployé progressivement

    Par le biais de Max Krohn, Head of Security Engineering chez Zoom, l'entreprise a annoncé déployer cette offre :

    « Nous sommes ravis d'annoncer qu'à partir de la semaine prochaine, l'offre de chiffrement de bout en bout (E2EE) de Zoom sera disponible sous forme de technical preview, ce qui signifie que nous sollicitons de manière proactive les commentaires des utilisateurs pendant les 30 premiers jours. Les utilisateurs de Zoom - gratuits et payants - du monde entier peuvent accueillir jusqu'à 200 participants à une réunion E2EE sur Zoom, offrant une confidentialité et une sécurité accrues pour vos sessions Zoom.

    « Nous avons annoncé en mai notre intention de créer une option de réunion chiffrée de bout en bout sur notre plateforme, en plus du chiffrement déjà puissant et des fonctionnalités de sécurité avancées de Zoom. Nous sommes heureux de déployer la première phase sur les quatre de notre offre E2EE, qui fournit des protections robustes pour aider à empêcher l'interception des clés de déchiffrement qui pourraient être utilisées pour surveiller le contenu des réunions. »

    Il a précisé que le chiffrement de bout en bout de Zoom « utilise le même chiffrement GCM puissant que vous obtenez actuellement dans une réunion Zoom. La seule différence réside dans l'emplacement de ces clés de chiffrement ».

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    Dans les réunions classiques, le cloud de Zoom génère des clés de chiffrement et les distribue aux participants à la réunion à l'aide des applications Zoom lorsqu'ils se joignent. Avec l'E2EE de Zoom, l'hôte de la réunion génère des clés de chiffrement et utilise la cryptographie à clé publique pour distribuer ces clés aux autres participants à la réunion. Les serveurs de Zoom deviennent des relais inconscients et ne voient jamais les clés de chiffrement nécessaires pour déchiffrer le contenu de la réunion.

    « Le chiffrement de bout en bout est un autre pas en avant pour faire de Zoom la plateforme de communication la plus sécurisée au monde », a déclaré Eric S. Yuan, PDG de Zoom. « Cette phase de notre offre E2EE offre la même sécurité que les plateformes de messagerie chiffrées de bout en bout existantes, mais avec la qualité vidéo et l'évolutivité qui ont fait de Zoom la solution de communication de choix pour des centaines de millions de personnes et les plus grandes entreprises du monde. »

    Dans une foire à questions, l'éditeur a tenté d'apporter le plus d'éclaircissements possible aux utilisateurs. Par exemple :
    • Comment Zoom fournit-il un chiffrement de bout en bout ? L’offre E2EE de Zoom utilise la cryptographie à clé publique. En bref, les clés de chaque réunion Zoom sont générées par les machines des participants, et non par les serveurs de Zoom. Les données chiffrées relayées via les serveurs de Zoom sont indéchiffrables par Zoom, car les serveurs de Zoom ne disposent pas de la clé de déchiffrement nécessaire. Cette stratégie de gestion des clés est similaire à celle utilisée par la plupart des plateformes de messagerie chiffrées de bout en bout aujourd'hui.
    • Comment activer E2EE ? Les hôtes peuvent activer le paramètre E2EE au niveau du compte, du groupe et de l'utilisateur et peuvent être verrouillés au niveau du compte ou du groupe. Tous les participants doivent avoir le paramètre activé pour rejoindre une réunion E2EE. Dans la phase 1, tous les participants à la réunion doivent se joindre à partir du client de bureau Zoom, de l'application mobile ou des salons Zoom Room.
    • Ai-je accès à toutes les fonctionnalités d'une réunion Zoom régulière ? Pas tout de suite. L'activation de cette version d'E2EE de Zoom dans vos réunions désactive certaines fonctionnalités, notamment rejoindre la réunion avant l'hôte, l'enregistrement dans le cloud, le streaming, la transcription en direct, les Breakout Rooms, les sondages, le chat privé 1:1 et les réactions aux réunions.
    • Les utilisateurs gratuits de Zoom ont-ils accès au chiffrement de bout en bout ? Oui. Les comptes Zoom gratuits et payants qui se joignent à partir du client de bureau ou de l'application mobile de Zoom, ou d'une Zoom Room, peuvent héberger ou rejoindre une réunion E2EE.
    • En quoi est-ce différent du chiffrement GCM amélioré de Zoom ? Les réunions et webinaires Zoom utilisent par défaut le chiffrement GCM AES 256 bits pour le partage audio, vidéo et d'application (c'est-à-dire le partage d'écran, le tableau blanc) en transit entre les applications Zoom, les clients et les connecteurs. Dans une réunion sans E2EE activé, le contenu audio et vidéo circulant entre les applications Zoom des utilisateurs n'est pas déchiffré tant qu'il n'a pas atteint les appareils des destinataires. Cependant, les clés de chiffrement de chaque réunion sont générées et gérées par les serveurs de Zoom. Lors d'une réunion avec E2EE activé, personne, à l'exception de chaque participant, pas même les serveurs de Zoom, n'a accès aux clés de chiffrement utilisées pour chiffrer la réunion.
    • Comment vérifier que ma réunion utilise le chiffrement de bout en bout ? Les participants peuvent rechercher un logo de bouclier vert dans le coin supérieur gauche de leur écran de réunion avec un cadenas au milieu pour indiquer que leur réunion utilise E2EE. Il ressemble à notre symbole de chiffrement GCM, mais la coche est remplacée par un verrou.

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      Les participants verront également le code de sécurité du responsable de la réunion qu’ils peuvent utiliser pour vérifier la connexion sécurisée. L'hôte peut lire ce code à haute voix et tous les participants peuvent vérifier que leurs clients affichent le même code.

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    Source : Zoom

    Voir aussi :

    Zoom publie ses résultats trimestriels. Son chiffre d'affaires passe de 145 à 663 millions de dollars et le nombre d'entreprises de plus de 10 employés clientes de Zoom a été multiplié par cinq
    Microsoft et Zoom rejoignent le mouvement de suspension du traitement des demandes de données provenant de Hong Kong, comme l'ont fait d'autres entreprises technologiques
    Zoom cède à la censure en Chine, et travaille sur une nouvelle fonctionnalité, qui aidera Pékin à cibler les utilisateurs chinois
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  3. #23
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    Par défaut Zoom aurait menti aux utilisateurs sur le chiffrement de bout en bout pendant des années
    Zoom aurait menti aux utilisateurs sur le chiffrement de bout en bout pendant des années,
    selon une plainte de la FTC

    Zoom, le service de visioconférence qui a vu sa cote de popularité explosée avec la pandémie du Covid-19, fait face à de nouvelles allégations en matière de sécurité. Dans une plainte ce 9 novembre, la FTC (Federal Trade Commission) a accusé la société d'avoir trompé les utilisateurs sur le niveau de sécurité de la plateforme de réunion Zoom et a également injustement sapé une fonction de sécurité du navigateur Safari d'Apple. Zoom avait annoncé mi-octobre qu'il allait commencer à proposer le chiffrement de bout en bout sous forme de Technical Preview.

    Zoom est l’un des grands bénéficiaires de cette pandémie : il a connu une hausse de son utilisation, en passant de 10 millions en décembre 2019 à 300 millions d'utilisateurs actifs par jour en avril 2020. Le revers de la médaille a été une attention particulière portée à l’application, notamment par les experts en sécurité et les régulateurs, dont la FTC. Ainsi, dès le mois de mars 2020, des bogues ont été relevés dans l'application et il a aussi été découvert que les réunions Zoom ne supportaient pas le chiffrement de bout en bout, ce qui donne la possibilité à l'entreprise d'espionner les réunions vidéo privées.


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    Zoom maintient les utilisateurs dans une marre de mensonge depuis 2016

    « Depuis au moins 2016, Zoom a induit les utilisateurs en erreur en prétendant qu'il offrait "un chiffrement de bout en bout à 256 bits" pour sécuriser les communications des utilisateurs, alors qu'en fait il offrait un niveau de sécurité inférieur », a déclaré lundi la FTC dans l'annonce de sa plainte contre Zoom et de l'accord de principe. « Zoom a, en réalité, conservé les clés de chiffrement qui pouvaient lui permettre d'accéder au contenu des réunions de ses clients, et a sécurisé ses réunions Zoom, en partie, avec un niveau de cryptage inférieur à celui promis », a ajouté le régulateur.

    Selon la plainte de la FTC, l'entreprise s'est jouée des utilisateurs de sa plateforme, pourtant importante pour leurs activités, alors qu'elle avait la possibilité et les moyens techniques pour mettre en place une sécurité à l'épreuve des espions. En outre, la FTC estime que les affirmations trompeuses de Zoom ont donné aux utilisateurs un faux sentiment de sécurité, en particulier pour ceux qui ont utilisé la plateforme de l'entreprise pour discuter de sujets sensibles, tels que la santé et les informations financières, pour ne citer que ceux-là.

    Par exemple, Zoom a affirmé offrir un chiffrement de bout en bout dans ses guides de conformité à la HIPAA (Health Insurance Portability and Accountability Act) de juin 2016 et juillet 2017, qui étaient destinés aux utilisateurs du service de vidéoconférence dans le secteur de la santé. Dans de nombreux articles de blogue, Zoom a spécifiquement fait valoir son niveau de chiffrement comme une raison pour les clients et les clients potentiels d'utiliser les services de vidéoconférence de Zoom. Cela dit, dans tous les cas, il s'agit de déclarations trompeuses.

    La plainte souligne aussi que Zoom a affirmé qu'il offrait un chiffrement de bout en bout dans un livre blanc de janvier 2019, dans un article de blog d'avril 2017 et dans des réponses directes aux demandes de clients et de clients potentiels. Toujours selon la plainte de la FTC, Zoom a également induit en erreur certains utilisateurs qui voulaient stocker des réunions enregistrées sur le stockage en ligne de l'entreprise en prétendant à tort que ces réunions étaient chiffrées immédiatement après la fin de la réunion.

    Cependant, au lieu de cela, certains enregistrements auraient été stockés de façon non chiffrée pendant 60 jours sur les serveurs de Zoom avant d'être transférés sur son stockage en ligne sécurisé. Pour régler ces allégations, Zoom a accepté l'obligation d'établir et de mettre en œuvre un programme de sécurité complet, l'interdiction de toute fausse déclaration sur la vie privée et la sécurité, et d'autres mesures détaillées et spécifiques pour protéger sa base d'utilisateurs. Par exemple, Zoom doit :

    • évaluer et documenter annuellement tout risque potentiel de sécurité interne et externe et développer des moyens de protection contre de tels risques ;
    • mettre en œuvre un programme de gestion des vulnérabilités ;
    • déployer des mesures de protection telles que l'authentification à plusieurs facteurs pour se prémunir contre l'accès non autorisé à son réseau ;
    • instituer des contrôles de suppression des données ;
    • prendre des mesures pour empêcher l'utilisation d'identifiants d'utilisateur connus comme étant compromis.

    En outre, le personnel de Zoom devra examiner toute mise à jour du logiciel pour détecter les failles de sécurité et s'assurer que les mises à jour n'entraveront pas les fonctions de sécurité de tiers. Par ailleurs, la résolution n'a pas de volet financier, mais le régulateur a déclaré que Zoom serait confrontée à des amendes pouvant aller jusqu'à 43 280 dollars pour chaque violation future de l'accord. En outre, l'action de la société, qui a fortement augmenté cette année, a chuté de plus de 13 % ce lundi en raison de la plainte de la FTC, pour atteindre 433 dollars.

    La plainte et le règlement de la FTC couvrent également le déploiement controversé par Zoom du serveur Web ZoomOpener qui a contourné les protocoles de sécurité d'Apple sur les ordinateurs Mac. « Le serveur Web ZoomOpener a permis à Zoom de se lancer automatiquement et de joindre un utilisateur à une réunion en contournant la protection du navigateur Safari d'Apple qui protégeait les utilisateurs contre un type de logiciel malveillant courant », a déclaré la FTC. En effet, Zoom a "secrètement installé" le logiciel dans le cadre d'une mise à jour de Zoom pour Mac en juillet 2018.


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    Lorsqu'il a été découvert en juillet 2019, Apple a immédiatement publié une mise à jour pour supprimer le serveur des ordinateurs des victimes. « Sans le serveur ZoomOpener Web, le navigateur Safari aurait fourni aux utilisateurs une boîte d'avertissement, avant le lancement de l'application Zoom, qui demandait aux utilisateurs s'ils voulaient lancer l'application ». Selon le régulateur, le logiciel augmentait le risque de surveillance vidéo à distance par des étrangers et restait sur les ordinateurs des utilisateurs même après qu'ils ont supprimé l'application Zoom.

    Une autre manœuvre que la FTC trouve plus inquiétante est le fait que le serveur Web ZoomOpener réinstallait automatiquement l'application Zoom, sans aucune action de l'utilisateur, dans certaines circonstances.

    Les termes de l'accord avec Zoom divisent les représentants de la FTC

    L'accord est soutenu par la majorité républicaine de la FTC (3 voix contre 2), mais les démocrates de la commission se sont opposés parce que l'accord ne prévoit pas de compensation pour les utilisateurs. « Aujourd'hui, la FTC a voté pour proposer un règlement avec Zoom qui suit une formule malheureuse de la FTC », a déclaré le commissaire démocrate de la FTC, Rohit Chopra. « L'accord ne prévoit aucune aide pour les utilisateurs concernés. Il ne fait rien pour les petites entreprises qui se sont appuyées sur les revendications de Zoom en matière de protection des données. Et il n'oblige pas Zoom à payer un centime. La Commission doit changer de cap ».

    En effet, l'accord n'oblige pas Zoom à offrir des réparations, des remboursements, ni même d'avertir ses clients que les affirmations matérielles concernant la sécurité de ses services étaient fausses. « Cet échec de l'accord proposé ne rend pas service aux clients de Zoom et limite considérablement la valeur dissuasive de l'affaire. Bien que le règlement impose des obligations de sécurité, il n'inclut aucune exigence qui protège directement la vie privée des utilisateurs », a déclaré la commissaire démocrate Rebecca Kelly Slaughter.

    De même, les termes de l'accord n'ordonnent pas clairement à Zoom de mettre en place un chiffrement de bout en bout pour les réunions sur sa plateforme. Toutefois, rappelons-le, Zoom a annoncé le mois dernier qu'il déployait un chiffrement de bout en bout dans un aperçu technique afin de recueillir les réactions des utilisateurs. Enfin, la proposition de règlement est soumise aux commentaires du public pendant 30 jours, après quoi la FTC votera pour la rendre définitive ou non. La période de consultation de 30 jours commencera dès que le règlement sera publié dans le registre fédéral.

    L'entreprise devra également faire évaluer son programme de sécurité par des tiers une fois que le règlement sera finalisé et, par la suite, tous les deux ans. Zoom est soumis à cette obligation pendant les vingt prochaines années.

    Sources : FTC, Plainte de la FTC (PDF)

    Et vous ?

    Quel est votre avis sur le sujet ?

    Voir aussi

    Les réunions sur Zoom ne supportent pas le chiffrement de bout en bout, Zoom a donc la capacité technique d'espionner les réunions vidéo privées

    Zoom annonce qu'il va proposer le chiffrement de bout en bout sous forme de Technical Preview la semaine prochaine pour les clients de la version gratuite et payante

    Zoom publie ses résultats trimestriels. Son chiffre d'affaires passe de 145 à 663 millions de dollars et le nombre d'entreprises de plus de 10 employés clientes de Zoom a été multiplié par cinq
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  4. #24
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    Petit rappel de bon sens : le chiffrement de bout en bout sert uniquement à protéger les éditeurs d'éventuelles poursuites judiciaires au cas où leur logiciel serait utilisé à mauvais escient. Ils peuvent ainsi prétendre ne pas savoir ce qui se tramait sur leur plateforme. On l'a vu avec Encrochat, il est techniquement et légalement possible d'intercepter les discussions qui transitent sur ces messageries en cas de besoin.

  5. #25
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    Petit rappel de bon sens : le chiffrement de bout en bout sert uniquement à protéger les éditeurs d'éventuelles poursuites judiciaires au cas où leur logiciel serait utilisé à mauvais escient.
    Ils peuvent ainsi prétendre ne pas savoir ce qui se tramait sur leur plateforme.
    On l'a vu avec Encrochat, il est techniquement et légalement possible d'intercepter les discussions qui transitent sur ces messageries en cas de besoin.
    @Jeff_67
    Sauf que le chiffrement de bout en bout "bien implémenté", devrait justement rendre impossible toute interception par un tiers puisqu'elle doit être faite en P2P entre les intervenants de la communication sans passer par un serveur centrale.
    Le seule moyen de "percer" le chiffrement serait d'avoir la main sur l'un des intervenants de la communication qui doit bien détenir les clés de déchiffrements pour consulter les messages en clair.
    Donc que ce soit techniquement ou légalement, c'est juste impossible de d’exiger d'un tiers d'intercepter les communications, puis qu’à la base il n'a aucun moyen d'y accéder en clair, si implémenté dans les règles sans portes dérobés et sans algo de cryptage troués.

  6. #26
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    Citation Envoyé par defZero Voir le message
    Sauf que le chiffrement de bout en bout "bien implémenté", devrait justement rendre impossible toute interception par un tiers puisqu'elle doit être faite en P2P entre les intervenants de la communication sans passer par un serveur centrale.
    Le seule moyen de "percer" le chiffrement serait d'avoir la main sur l'un des intervenants de la communication qui doit bien détenir les clés de déchiffrements pour consulter les messages en clair.
    Donc que ce soit techniquement ou légalement, c'est juste impossible de d’exiger d'un tiers d'intercepter les communications, puis qu’à la base il n'a aucun moyen d'y accéder en clair, si implémenté dans les règles sans portes dérobés et sans algo de cryptage troués.
    En l’occurence, dans l’affaire Encrochat, la gendarmerie a eu légalement accès aux serveurs situés en France grâce à une commission rogatoire pour diffuser un malware et trouer la sécurité des terminaux à l’insu des usagers. Aux USA, c’est encore mieux, le Patriot Act peut contraindre les entreprises à trouer la sécurité de leurs logiciels avec interdiction de le dévoiler publiquement.

  7. #27
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    Sauf que le chiffrement de bout en bout "bien implémenté", devrait justement rendre impossible toute interception par un tiers puisqu'elle doit être faite en P2P entre les intervenants de la communication sans passer par un serveur centrale.
    Le seule moyen de "percer" le chiffrement serait d'avoir la main sur l'un des intervenants de la communication qui doit bien détenir les clés de déchiffrements pour consulter les messages en clair.
    Donc que ce soit techniquement ou légalement, c'est juste impossible de d’exiger d'un tiers d'intercepter les communications, puis qu’à la base il n'a aucun moyen d'y accéder en clair, si implémenté dans les règles sans portes dérobés et sans algo de cryptage troués.
    En fait pas exactement. Le chiffrement est dit de bout en bout, mais puisque les 2 paires de clés publique/privé sont délivrées par l'éditeur, et utilisées par son outil, le tout à travers son infrastructure (service centralisé), au final ce n'est de bout en bout que jusqu'à ce qu'il décide d'utiliser les clés pour analyser la communication coté serveur avant de la router au destinataire... le trou de sécurité tient simplement du fait que le serveur qui route les paquets a connaissance des clés utilisées pour chiffrer comme pour déchiffrer.
    C'est pareil pour les mail chiffrés de Google... ou n'importe quel mise en oeuvre de chiffrement qui s'appuie sur un service centralisé qui est en charge de générer lui-même les clés de chiffrement des 2 acteurs de la communication. Tout acteur vous prônant le contraire ne fait qu'émettre des promesses.

    Si on veut vraiment de la sécurité, on génère soi-même sa paire publique/privée, on se l'échange par un moyen détourné (pitié, pas en clair par mail), puis on utilise une solution de communication fiable (ProtonMail, Thunderbird, Jami (Ring), Mumble... du logiciel libre ou des acteurs étiques)
    Pensez à utiliser les pouces d’appréciation, pour participer à la visibilité de l'apport d'un propos, ou l'intérêt que vous y prêtez... qu'il soit positif ou négatif.

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