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  1. #1
    Chroniqueur Actualités

    PostgREST : un serveur Web autonome qui transforme une base de données PostgreSQL en une API RESTful
    PostgREST : un serveur Web autonome qui transforme une base de données PostgreSQL
    directement en une API RESTful

    PostgREST est un serveur Web autonome qui transforme votre base de données PostgreSQL directement en une API RESTful. Les contraintes structurelles et les autorisations dans la base de données déterminent les points de terminaison et les opérations de l'API. Sa version 6.0.2 a été publiée en août dernier avec de nouveaux ajouts et quelques modifications. PostgREST permet d'exposer une base de données PostgreSQL sous forme d'API REST directement consommables par des applications mobiles, des portails Web ou bien des partenaires.

    PostgREST sert une API entièrement RESTful à partir de tout type de base de données PostgreSQL existante. Selon l’équipe de développement, PostgREST fournit une API plus propre, plus conforme aux normes et plus rapide que celle que vous êtes susceptible d'écrire à partir de zéro. Elle estime que son utilisation est une alternative à la programmation manuelle CRUD. PostgREST est un middleware open source et les API exposées par PostgREST sont conforme à la spécification OpenAPI (anciennement connue sous le nom de spécification Swagger).

    Selon sa documentation, il gère nativement les dépendances entre les tables de votre base de données, ce qui vous permet au travers d'une simple requête REST de récupérer des données provenant d'une jointure entre deux tables. PostgREST serait très rapide avec un temps de réponse inférieur à la seconde pour jusqu'à 2000 demandes/seconde sur le niveau gratuit Heroku. « Si vous êtes habitué aux serveurs écrits dans des langages interprétés, préparez-vous à être agréablement surpris par les performances de PostgREST », explique l’équipe.

    Trois facteurs contribuent cette vitesse selon l’équipe. Tout d'abord, le serveur est écrit en Haskell à l'aide du serveur HTTP Warp (un langage compilé avec des threads légers). Ensuite, il délègue autant de calculs que possible à la base de données, y compris la sérialisation des réponses JSON directement dans SQL, la validation des données, etc. Enfin, il utilise la bibliothèque Hasql pour garder un pool de connexions à la base de données, le protocole binaire PostgreSQL et reste sans état pour permettre une mise à l'échelle horizontale.


    PostgREST gère l'authentification (via JSON Web Tokens) et délègue l'autorisation aux informations de rôle définies dans la base de données. Cela garantit qu'il n'y a qu'une seule source déclarative de vérité pour la sécurité. En traitant avec la base de données, le serveur assume l'identité de l'utilisateur actuellement authentifié, et pour la durée de la connexion ne peut rien faire que l'utilisateur lui-même ne pourrait pas faire. D'autres formes d'authentification peuvent être construites sur la primitive JWT. Vous pouvez obtenir plus d'informations dans la documentation.

    Lorsqu’il s’agit de l’intégrité des données, plutôt que de s’appuyer sur un ORM (Object Relational Mapper) et sur un codage impératif personnalisé, ce système impose de mettre des contraintes déclaratives directement dans votre base de données. Par conséquent, aucune application ne peut corrompre vos données (y compris votre serveur API). PostgREST expose l'interface HTTP avec des sauvegardes pour éviter les surprises, notamment l'application de requêtes PUT idempotentes. Autrement dit, il n'y a pas d'ORM impliqué.

    La création de nouvelles vues se produit en SQL avec des implications connues en matière de performances. Un administrateur de base de données peut désormais créer une API à partir de rien, sans programmation personnalisée. Pour certains, PostgREST est également une alternative intéressante à une base de données NoSQL ou GraphQL nativement exposée en API si vous avez besoin de garder un modèle relationnel. Ils trouvent dommage que ce middleware ne soit pas disponible en standard dans les dépôts de package des grandes distributions Linux.

    Sources : PostgREST, GitHub

    Et vous ?

    Qu'en pensez-vous ?

    Voir aussi

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    PostgreSQL 12 est disponible et apporte des améliorations sur la performance des requêtes, cette version introduit les « colonnes calculées » et supporte les colonnes générées stockées

    Depuis 20 ans, PostgreSQL aurait mal utilisé fsync(), compromettant la cohérence des données, des solutions ont été proposées au FOSDEM 2019
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  2. #2
    Membre régulier
    On utilise deja ceci sur Oracle, c'est tres pratique et ca permet d'eviter a coder pas mal de code bete type CRUD sans aucune valeur ajoutée cote WS/API (C# dans notre cas).
    Ca fait toujours une couche de moins a coder dans nos API REST et bonne alternative pour mettre a dispo des services en 0-dev.

    A tester donc sur PostGreSql.

  3. #3
    Membre éprouvé
    C'est définitivement intéressant, cependant j'ai toujours eu des difficultés à exprimer certain types de contraintes.

    Par exemple avec CHECK on ne peut faire de requête pour vérifier une condition complexe. De fait j'ai donc souvent une première couche d'intégrité en BDD et une autre côté applicatif.

    Une autre possibilité serait donc à mapper une URL vers une procédure stockée plutôt que la table en elle-même qui peut effectuer les contrôles complémentaires.

    Enfin l'authentification est souvent plutôt côté applicatif de nos jours, ne serait-ce que pour faire des pools de connexions. D'après ce que dit cet article, je ne sais pas si l'authentification proposé fonctionne comme une authentification applicative ou s'il faut passer par la gestion des utilisateurs et rôles de la base, ce dernier serait gênant sur le type d'application que je développe et la complexité de la gestion des droits qui en résulte.

  4. #4
    Membre extrêmement actif
    Citation Envoyé par cecedu26 Voir le message
    On utilise deja ceci sur Oracle, c'est tres pratique et ca permet d'eviter a coder pas mal de code bete type CRUD sans aucune valeur ajoutée cote WS/API (C# dans notre cas).
    Ca fait toujours une couche de moins a coder dans nos API REST et bonne alternative pour mettre a dispo des services en 0-dev.

    A tester donc sur PostGreSql.

    Question de néophyte:

    N'y-a-t-il pas un risque plus élevé de piratage en suppriment une couche REST et en connectant directement la base de données au réseau?

    Merci pour vos réponses d'experts

  5. #5
    Membre expérimenté
    Citation Envoyé par Anselme45 Voir le message
    Question de néophyte:

    N'y-a-t-il pas un risque plus élevé de piratage en suppriment une couche REST et en connectant directement la base de données au réseau?

    Merci pour vos réponses d'experts
    Il y a probablement un protocole pour authentifier les requêtes. Je n'utiliserais pas ce truc pour faire des entrées, mais pour des sorties uniquement. mais pour une application personnelle, ça pourrait-être utile pour quelqu'un qui ne connais aucun truc comme Rails.

    Mais ce que j'en déduis, c'est que PostgreSQL pourrait être aussi simple à utiliser que MySQL.

    À suivre ...
    intel i7
    Mint 20
    Plasma et Cinnamon

  6. #6
    Candidat au Club
    Le fait que cette api REST est conforme au standard OpenApi est une bonne chose ! Cela veut dire que nous pouvons générer un client d'accès aux données AUTOMATIQUEMENT et GRATUITEMENT pour n'importe quel langage suportant HTTP !

    Sauf que je me pose la question : est ce que cela revient moins cher de maintenir et payer un serveur de plus que de payer pour l'écrire manuellement avec jdbc par exemple ?

  7. #7
    Membre régulier
    Citation Envoyé par Anselme45 Voir le message
    Question de néophyte:

    N'y-a-t-il pas un risque plus élevé de piratage en suppriment une couche REST et en connectant directement la base de données au réseau?

    Merci pour vos réponses d'experts
    Non, puisque la couche est "supprimée" en terme de codage de notre coté (donc 0-dev) mais elle reste bien malgré tout presente. Il faut bien que quelqu'un fasse l'interface avec la BDD. Je prefere une mecanique intégrée et gérée par le fournisseur que de devoir recoder de la securité de notre coté (ou il y a plus de chances de laisser passer des choses).

    Ce qui est interessant c'est qu'en plus on a de base la portabilité multi plateforme (la ou on devrait coder une couche en C# pour telle ou telle plateforme dans un mode classique), là c'est la BDD deja multiplateforme qui fait le job (visiblement c'est une appli java qui fait l'interface donc portabilité de fait). Donc gagnant sur toute la ligne.

  8. #8
    Membre régulier
    Citation Envoyé par mohamedimli Voir le message

    Sauf que je me pose la question : est ce que cela revient moins cher de maintenir et payer un serveur de plus que de payer pour l'écrire manuellement avec jdbc par exemple ?
    Coder c'est passer des heures donc ca a un cout; au taux horaire des boites ca chiffre vite si on mulitplie par le nb de tables d'un modele de données.
    En plus pour faire du CRUD (qui n'a donc aucun valeur ajoutée), ca permet de passer du temps a faire du vrai fonctionnel et pas de la mecanique bete.
    La ce n'est pas un serveur supplementaire, juste un service d'interfaces supplementaires avec la BDD ("service java" si j'ai bien lu).

  9. #9
    Membre habitué
    Est-ce que ça supporte des donnéess SIG (PosGIS)?
    Peut-on l'utiliser pour un webservice SIG avec lequel on a des données, de type geometry par exemple, gérées avec PostGis?

  10. #10
    Membre du Club
    Pas totalement compris l’avantage
    Pour les utilisateurs Dot.Net , il y à déjà pas mal d’API qui font cela et ils le font très bien voir même de manière considérablement facile et déconcertante pour l’avenir des développeurs Dot.Net .Entity framework en est un exemple. En cinq minutes on peut créer une application MVC qui map une base de données entièrement avec en cadeau la possibilité d’avoir les Views adéquates à l’insertion, mise à jour ou effacement et tout ça sans écrire une ligne de code , ou peut-être 6 et en un temps records . Évidemment les contrôleurs peuvent être dissociés des Views , pour éventuellement les exposer à d’autres Clients, et ça date pas d’hier tout ça , ce qui implique que j’ai du mal à saisir l’avantage d’une tel structure pour un rendement assez similaire que l’on peut faire en ajoutant juste un Nuget à notre projet en cinq secondes , à moi qu’évidemment je n’ai pas tout compris à cette nouveauté.

  11. #11
    Membre du Club
    Citation Envoyé par walfrat Voir le message
    C'est définitivement intéressant, cependant j'ai toujours eu des difficultés à exprimer certain types de contraintes.

    Par exemple avec CHECK on ne peut faire de requête pour vérifier une condition complexe. De fait j'ai donc souvent une première couche d'intégrité en BDD et une autre côté applicatif.

    Une autre possibilité serait donc à mapper une URL vers une procédure stockée plutôt que la table en elle-même qui peut effectuer les contrôles complémentaires.

    Enfin l'authentification est souvent plutôt côté applicatif de nos jours, ne serait-ce que pour faire des pools de connexions. D'après ce que dit cet article, je ne sais pas si l'authentification proposé fonctionne comme une authentification applicative ou s'il faut passer par la gestion des utilisateurs et rôles de la base, ce dernier serait gênant sur le type d'application que je développe et la complexité de la gestion des droits qui en résulte.
    Tu as aussi la possibilité (lourde) d'utiliser des triggers, qui correspondent plus ou moins à une contrainte CHECK

  12. #12
    Candidat au Club
    PostgREST est un produit que j'ai mis en place chez mon ancien employeur, il est en production depuis 1-2 ans en tant que fournisseur de services sur des référentiels de données.
    Cela fonctionne super bien et évite d'avoir à développer un couche web d'accès aux données.
    Je ne l'ai mis en place que pour de la restitution de données, je ne sais pas ce que vaut la partie MAJ de données.

    Par contre, je n'ai exposé que des vues (en l'occurrence matérialisées) pour faciliter la maintenance. En effet, si l'on expose des tables avec PostgREST, en cas de modification de structure, il est nécessaire de modifier tous les consommateurs (les services sont auto-générés à partir des tables). En passant par des vues, il est possible de modifier la requête de la vue pour ne pas impacter les clients. Au pire, si la modification de structure nécessite de changer la vue pour bénéficier de toutes les nouvelles données, il est possible de créer une deuxième vue (marquée V2) et garder l'ancienne vue (avec requête mise à jour) pour les logiciels utilisant l'ancienne structure.

    Le gros avantage de PostgREST, c'est que le consommateur fait un pseudo-SQL lorsqu'il utilise le service web. Pas besoin de développer des services spécifiques lorsqu'il est nécessaire de retourner des jeux de données complexes, le développeur de l'application consommatrice est libre de faire à peu près ce qu'il veut.

    PostgREST est en Haskell, pas en Java.

  13. #13
    Membre éprouvé
    Et pur les autres sgbd
    Bonjour

    connaissez vous le même type d'outil pour les bases de types sqlserver, oracle, mysql, db2?

  14. #14
    Rédacteur

    ça existe sous SQL Server depuis la version 2005 via les web services.

    Cependant pour des raisons de sécurité cela est strictement déconseillé !

    En effet, le point noir de la problématique est que dès lors que c'est le moteur qui fait les requêtes et non plus l'utilisateur qui a la mainmise dessus, il n'est plus possible d'appliquer une, sécurité aussi fine que celle qui est possible en SQL (privilèges).

    Cela a été la même chose pour Oracle....

    A +
    Cette signature n'a pas pu être affichée car elle comporte des erreurs.

  15. #15
    Community Manager

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  16. #16
    Candidat au Club
    Bonjour,

    Je suis étonné de la relative "simplicité" de postgREST et que beaucoup s'en accommode (à priori).
    Je gère actuellement une application "moyenne" (FrontEnd HTML/AJAX + Middleware sous Oracle Glassfish) / et 99% du code des web services REST est écrit en PL/SQL ORACLE (plutôt orienté RPC donc) . Je souhaite ré-écrire cette application mais changer d'architecture BDD pour PostgreSQL. Un FrontEnd en node.js + suite "vue.js" et un backend en ... :
    - Django DRF mais il faut constamment contourner le fonctionnement de base et c'est un peu lourd pour une application moyenne
    - Peut être FASTAPI + SQLAlchemy (donc en python et en mode ORM)
    - je viens de tomber sur PostgREST ...
    Pour reprendre les avis déjà écris je me demande qu'elle type d'application moderne peut se contenter de simples appels CRUD mono-table en update/delete ...?? Lorsque j'update un enregistrement, outre des vérifications last minute des paramètres, je mets à jour une table de logs (utilisateur, paramètre d'appels, temps d'execution du ws service ...), et suivants les cas je met bien souvent à jour d'autres tables (qui plus est dans une transaction - obligatoirement - ...)
    Lors d'un delete dans une table, il n'est pas rare de devoir supprimer logiquement ou mettre à jour des enregistrement dans une autre. Evidemment on peut faire certaines de ces actions via des triggers mais le debugage risque d'être long et délicat.
    Si je devais choisir PostgREST ce n'est pas pour repasser sur des procédures stockées (RPC) quasiment tout le temps.
    Outre la vitesse, j'ai du mal à croire que PostgREST puisse convenir pour gérer 100% des accès data (autres qu'en lecture) d'un petit back-office.

  17. #17
    Expert éminent
    Citation Envoyé par fbenoist68 Voir le message

    Pour reprendre les avis déjà écris je me demande qu'elle type d'application moderne peut se contenter de simples appels CRUD mono-table en update/delete ...??
    Effectivement, c'est en général une grosse erreur voir la base de donnée comme un ensemble de fichiers indexés des années 70 sur lequel 4 opérations CRUD suffirait. Et encore plus en REST lorsque chaque appel à l'API est un appel réseau!

    Mais PostgREST peut aussi interfacer des vues et des procédures stockées. Et là on a un vrai service où la logique est proche des données, déployée et exécutée dans la base de données.
    Franck Pachot - dbi services - Consulting et Formation en Suisse et remote - fpa@dbi-services.com
    🗣 twitter: @FranckPachot - 📝 blog: blog.pachot.net - 🎧 podcast en français : https://anchor.fm/franckpachot

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