L'argument d'Amazon se tient : cela va faire baisser le pouvoir d'achat, sans régler le problèmes des libraires. Car ce qui est en passe d'être interdit (les sénateurs pourraient encore voter contre), c'est le cumul -5% et fdp gratuits. Or un vendeur pourra toujours proposer soit l'un, soit l'autre.
Et vu le tarif des frais de ports, quand ils sont payants, on choisira toujours la gratuité des fdp, quitte à ne pas avoir la réduc de 5%. Donc on continuera à acheter les livres sur Amazon, en payant le prix éditeur (100%) sans les fdp, plutôt que le prix réduit (95%) avec les fdp.
Au final :
- le client payera 5% plus cher
- les libraires n'auront pas plus de clients car ils resteront plus cher (se garer en centre ville ou du ticket de métro, l'essence, le temps perdu,...)
- Amazon vendra toujours autant, voire plus si la situation continue vers le monopole (et donc encore plus d'optimisation fiscale)
C'est triste à dire, mais le monde a changé, et ce n'est pas en maintenant sous respirateur un métier dépassé qu'on l'aide. Ce vote part d'un bon sentiment. Sauf que c'est très hypocrite. Tout le monde voudrait que les librairies restent ouvertes, mais plus personne n'y va. Comme plus personne ne va chez un disquaire (à part la minorité de mordus, qui ne pèse pas assez pour être rentable).









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