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Intelligence artificielle Discussion :

Près de 200 fondateurs de startups américaines exhortent Trump à ne pas interdire les modèles d'IA open source


Sujet :

Intelligence artificielle

  1. #81
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    Par défaut L'Allemagne exhorte Apple et Google à retirer DeepSeek de leurs boutiques d'applications
    L'Allemagne exhorte Apple et Google à retirer DeepSeek de leurs boutiques d'applications en raison de préoccupations liées à la protection des données dans l'UE, DeepSeek transférant les données vers la Chine

    L'Allemagne a exhorté Apple et Google à retirer DeepSeek de leurs boutiques d'applications en raison de préoccupations liées à la protection des données dans l'UE. La plainte accuse DeepSeek de transférer les données des utilisateurs vers la Chine sans garanties adéquates et de ne pas avoir fourni de preuves qu'elle protège les données personnelles conformément aux normes juridiques de l'UE.

    La startup chinoise DeepSeek a réussi à développer des modèles d'IA très performants, comparables à GPT-4, avec des ressources bien moindres. Son efficacité a remis en question la nécessité d'investissements massifs dans les infrastructures d'IA, provoquant une baisse significative des actions de Nvidia en janvier 2025. Pour certains, DeepSeek rappelle l'avènement du noyau Linux. Mais un rapport du Congrès américain estime que DeepSeek représente une "menace profonde" pour la sécurité nationale les États-Unis. Selon le rapport, DeepSeek siphonne les données des Américains pour le compte de Pékin et s'appuie sur des "technologies américaines volées".

    Cette méfiance envers DeepSeek semble être partagée par d'autres pays. Récemment, l'Allemagne a exhorté Apple et Google à retirer DeepSeek de leurs boutiques d'applications en raison de préoccupations liées à la protection des données dans l'UE. La commissaire à la protection des données de Berlin, Meike Kamp, a officiellement signalé l'application chinoise d'intelligence artificielle DeepSeek à Apple et Google.

    Elle a demandé aux deux entreprises d'envisager de retirer l'application de leurs boutiques d'applications allemandes, invoquant des violations présumées des réglementations de l'Union européenne en matière de protection des données. La plainte accuse DeepSeek de transférer les données des utilisateurs vers la Chine sans garanties adéquates et de ne pas avoir fourni de preuves qu'elle protège les données personnelles conformément aux normes juridiques de l'UE.

    La commissaire Kamp a souligné que les autorités chinoises disposent de droits étendus pour accéder aux données détenues par les entreprises basées en Chine, ce qui accentue les préoccupations en matière de confidentialité. À la suite de ces conclusions, le bureau de Kamp a demandé à DeepSeek de se conformer à la réglementation européenne en matière de transfert transfrontalier de données ou de se retirer du marché allemand. L'entreprise n'a donné suite à aucune de ces demandes. Selon la politique de confidentialité de DeepSeek, toutes les données utilisateur collectées sont stockées en Chine, ce qui les expose à un accès potentiel par le gouvernement.

    D'autres régulateurs européens ont également pris des mesures, l'Italie ayant précédemment interdit DeepSeek de ses boutiques d'applications pour des raisons similaires liées à la confidentialité au début de l'année. Alors que les défenseurs de la confidentialité des données dans l'UE ont à plusieurs reprises tiré la sonnette d'alarme au sujet des logiciels développés et exploités depuis la Chine, la décision concernant la disponibilité de DeepSeek appartient désormais à Apple et Google, qui n'ont pas encore répondu au rapport du commissaire allemand.

    Outre le problème de confidentialité des données, des chercheurs en sécurité de Cisco ont découvert que le modèle d'IA de raisonnement R1 de DeepSeek est étonnamment vulnérable au jailbreaking. Les chercheurs ont constaté que DeepSeek "n'a pas réussi à bloquer une seule invite nuisible" après avoir été testé contre "50 invites aléatoires de l'ensemble de données HarmBench", qui comprend "la cybercriminalité, la désinformation, les activités illégales et les préjudices généraux." Il s'agit d'un développement particulièrement remarquable si l'on considère l'ampleur du chaos que DeepSeek a semé dans l'industrie de l'IA dans son ensemble.

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    Voici l'annonce de l'Allemagne :

    La commissaire à la protection des données de Berlin signale l'application d'IA DeepSeek à Apple et Google en Allemagne comme contenu illégal

    La commissaire à la protection des données et à la liberté d'information de Berlin a signalé les applications de l'application d'IA DeepSeek à Google et Apple en Allemagne comme contenu illégal. Les entreprises doivent désormais examiner rapidement cette notification et décider d'un blocage. Cette décision fait suite à un transfert illégal vers la Chine de données à caractère personnel des utilisateurs de l'application.

    La société Hangzhou DeepSeek Artificial Intelligence Co., Ltd., dont le siège est à Pékin, en Chine, exploite le service DeepSeek, un chatbot multifonctionnel basé sur l'IA. L'entreprise ne dispose d'aucune succursale dans l'Union européenne (UE). Le service est proposé aux utilisateurs en Allemagne, entre autres via des applications disponibles sur le Google Play Store et l'Apple App Store, avec une description en allemand, et peut être utilisé en allemand. Le service est donc soumis aux dispositions du règlement général européen sur la protection des données (RGPD).

    Selon ses propres informations, le service traite de nombreuses données à caractère personnel des utilisateurs, notamment toutes les saisies de texte, les historiques de chat et les fichiers téléchargés, ainsi que des informations sur la localisation, les appareils et les réseaux utilisés. Le service transmet les données à caractère personnel collectées auprès des utilisateurs à des sous-traitants chinois et les stocke sur des serveurs en Chine.

    Le RGPD exige que les normes élevées de protection des données de l'Union européenne soient également respectées lors du transfert de données à caractère personnel vers d'autres pays. Cela nécessite soit une décision d'adéquation de l'UE, soit des mesures de protection supplémentaires, appelées « garanties appropriées ». L'UE n'a pas adopté de décision d'adéquation pour la Chine.

    Meike Kamp, commissaire à la protection des données et à la liberté d'information de Berlin : « Le transfert de données d'utilisateurs vers la Chine par DeepSeek est illégal. DeepSeek n'a pas été en mesure de prouver de manière convaincante à mon administration que les données des utilisateurs allemands sont protégées en Chine à un niveau équivalent à celui de l'Union européenne. Les autorités chinoises disposent de droits d'accès étendus aux données à caractère personnel dans la sphère d'influence des entreprises chinoises. En outre, les utilisateurs de DeepSeek en Chine ne disposent pas de droits opposables et de recours efficaces tels qu'ils sont garantis dans l'Union européenne. J'ai donc informé Google et Apple, en tant qu'opérateurs des plus grandes plateformes d'applications, de ces violations et j'attends qu'ils examinent rapidement la possibilité d'un blocage. »

    Concrètement, Hangzhou DeepSeek Artificial Intelligence Co., Ltd. enfreint l'article 46, paragraphe 1, du RGPD avec son service DeepSeek. Le 6 mai 2025, la commissaire à la protection des données de Berlin a donc demandé à l'entreprise de retirer de son propre chef ses applications des boutiques d'applications pour l'Allemagne, de mettre fin au transfert illégal de données vers la Chine ou de remplir les conditions légales pour un transfert légal vers des pays tiers. L'entreprise ne s'étant pas conformée à cette demande, la commissaire à la protection des données de Berlin a fait usage de la possibilité prévue à l'article 16 de la loi sur les services numériques (DSA) de signaler les contenus illégaux sur les plateformes aux opérateurs concernés. Une notification en ce sens a été envoyée le 27 juin 2025 à Apple Distribution International Ltd. en tant qu'opérateur de l'App Store d'Apple et à Google Ireland Ltd. en tant qu'opérateur du Google Play Store. Les deux entreprises doivent désormais examiner rapidement cette notification et décider de la suite à lui donner.

    Cette mesure a été prise en étroite concertation avec les commissaires à la protection des données des Länder de Bade-Wurtemberg, de Rhénanie-Palatinat et de la ville hanséatique libre de Brême, ainsi qu'après information du service de coordination des services numériques de l'Agence fédérale des réseaux, qui est responsable de l'application de la DSA en Allemagne.
    Source : Communiqué de l'Allemagne

    Et vous ?

    Pensez-vous que cette annonce est crédible ou pertinente ?
    Quel est votre avis sur le sujet ?

    Voir aussi :

    L'application iOS DeepSeek envoie des données non chiffrées à des serveurs contrôlés par ByteDance, maison-mère de TikTok, selon des chercheurs de NowSecure

    L'IA chinoise DeepSeek "retirée des app stores italiens" en raison de craintes liées à la confidentialité des données, après que les régulateurs ont demandé comment DeepSeek traitait les données des citoyens

    Microsoft interdit l'application DeepSeek à ses employés, évoquant des problèmes de sécurité des données et de propagande, tout en confirmant que Deepseek ne sera plus listé dans son magasin d'applications
    Publication de communiqués de presse en informatique. Contribuez au club : corrections, suggestions, critiques, ... Contactez le service news et Rédigez des actualités

  2. #82
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    Toujours les mêmes craintes tandis que les ricains transfèrent à la sauce NSA, personne ne bronche. Mais dès que c'est la chine, tout le monde hurle.

  3. #83
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    Par défaut Les États-Unis accusent la Chine de voler leur IA «à l'échelle industrielle» via la technique de distillation
    Les États-Unis accusent la Chine de voler leur IA « à l'échelle industrielle » via la technique de distillation :
    Pékin dénonce une « calomnie » et DeepSeek, visé implicitement, publie son modèle V4

    Le 23 avril 2026, l'administration Trump a officiellement accusé des entités chinoises de mener des campagnes organisées pour copier les modèles d'intelligence artificielle américains. La technique en cause, la distillation, se situe à la frontière floue entre pratique légitime et espionnage industriel. Pékin balaie ces accusations d'un revers de main et DeepSeek, visé implicitement, publie le jour suivant son modèle V4 en fanfare. Bienvenue dans le nouvel épisode de la guerre froide technologique.

    Le bureau du conseiller en science et technologie de la Maison-Blanche (OSTP) a adressé jeudi 23 avril un mémo aux agences fédérales, accusant des acteurs étrangers, principalement basés en Chine, de mener des « campagnes délibérées à l'échelle industrielle pour distiller les systèmes d'IA de pointe américains ».

    Son auteur, Michael Kratsios, directeur de l'OSTP, ne mâche pas ses mots. Ces opérations impliquent le recours à des dizaines de milliers de comptes mandataires et à des techniques de contournement des garde-fous (jailbreaking) pour extraire clandestinement des informations propriétaires. L'objectif : permettre à des acteurs étrangers de publier des produits qui semblent comparables sur certains benchmarks, pour une fraction du coût de développement.

    Kratsios reconnaît que la distillation n'est pas intrinsèquement problématique : elle peut jouer un rôle crucial lorsqu'elle est utilisée légitimement pour produire des modèles plus légers à partir de systèmes avancés. Mais les activités de distillation à grande échelle visant à saper systématiquement la recherche et le développement américains, et à s'approprier des informations propriétaires, sont inacceptables, tranche-t-il.

    Le mémo soulève également une dimension sécuritaire rarement évoquée publiquement : ces campagnes permettraient aussi à leurs auteurs de supprimer délibérément les protocoles de sécurité des modèles ainsi obtenus, et de défaire les mécanismes garantissant que les modèles d'IA restent idéologiquement neutres et orientés vers la vérité. Autrement dit, des modèles volés, dépourvus de leurs garde-fous d'origine, pourraient être retournés à des fins offensives.

    La distillation : une technique légitime transformée en arme

    Pour comprendre l'enjeu, il faut saisir ce qu'est la distillation dans le domaine de l'IA. Il s'agit d'un procédé d'entraînement dans lequel un modèle plus petit (le « modèle élève ») apprend non pas à partir de données brutes, mais à partir des réponses produites par un modèle plus grand et plus capable (le « modèle enseignant »). Tous les grands laboratoires y recourent pour créer des versions allégées de leurs propres systèmes.

    Le problème survient lorsque ce procédé est appliqué à un modèle concurrent, sans autorisation et à une échelle massive. Les entreprises américaines s'inquiètent que des laboratoires d'IA chinois créent des imitations de leurs chatbots, ce qui pourrait avoir des implications pour la sécurité nationale.

    Ce n'est pas la première fois que ces accusations sont formulées. En février 2026, Anthropic avait accusé trois sociétés d'IA chinoises (DeepSeek, Moonshot AI et MiniMax) d'avoir submergé son modèle Claude avec 16 millions d'échanges générés depuis environ 24 000 comptes frauduleux. OpenAI avait de son côté transmis aux membres de la commission parlementaire américaine dédiée à la rivalité avec la Chine des éléments qu'il considérait comme des preuves de tentatives continues de distillation de ses modèles par DeepSeek.

    Pour mémoire, le House Select Committee on China (officiellement Select Committee on the Chinese Communist Party) est une commission spéciale bipartisane de la Chambre des représentants américaine, créée en janvier 2023. Son rôle est d'enquêter et de formuler des recommandations législatives sur l'ensemble des enjeux liés à la rivalité stratégique avec la Chine : sécurité nationale, espionnage économique, propriété intellectuelle, semi-conducteurs, biotechnologies, infrastructure critique, et depuis peu... intelligence artificielle. Ce n'est pas une commission permanente comme celles des Finances ou de la Justice : elle a été créée spécifiquement pour centraliser le travail parlementaire sur la question chinoise, qui touchait jusqu'alors une douzaine de commissions différentes sans coordination.

    Le mémo du 23 avril marque toutefois une escalade significative : il représente une montée en intensité sérieuse sur la question, quelques semaines seulement avant le voyage prévu de Donald Trump à Pékin.

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    Le cas Anthropic : une cartographie précise des attaques

    Le dossier constitué par Anthropic début 2026 est de loin le plus détaillé publié à ce jour. Selon Anthropic, les trois campagnes ont suivi un mode opératoire similaire, utilisant des comptes frauduleux et des services mandataires pour accéder à Claude à grande échelle tout en échappant à la détection.

    La firme a attribué chacune de ces campagnes avec « un haut niveau de confiance », en s'appuyant sur la corrélation d'adresses IP, des métadonnées de requêtes, des indicateurs d'infrastructure et, dans certains cas, la corroboration de partenaires industriels qui avaient observé les mêmes acteurs sur leurs propres plateformes.

    DeepSeek a généré plus de 150 000 échanges ciblant des tâches de raisonnement, de notation par critères (adaptée aux modèles de récompense en apprentissage par renforcement) et des reformulations sans censure de requêtes politiquement sensibles. L'objectif présumé : entraîner les modèles de DeepSeek à détourner les conversations portant sur des sujets censurés en Chine; dissidents, dirigeants du parti, autoritarisme.

    Moonshot AI, connu pour ses modèles Kimi, a quant à lui généré plus de 3,4 millions d'échanges ciblant le raisonnement agentique, l'utilisation d'outils, le codage, l'analyse de données et la vision par ordinateur. MiniMax a concentré la majorité du volume, avec plus de 13 millions d'échanges axés sur les capacités de codage agentique et d'utilisation d'outils.

    La technique dite du « cluster hydra », d'immenses réseaux de comptes répartissant le trafic entre l'API d'Anthropic et des services tiers, a été utilisée pour éviter de déclencher des alertes. Dans un cas, une seule configuration mandataire aurait contrôlé plus de 20 000 comptes frauduleux simultanément.

    Pékin répond : « diffamation pure »

    La réaction chinoise ne s'est pas fait attendre. Le porte-parole du ministère des Affaires étrangères Guo Jiakun a qualifié les accusations américaines de « totalement infondées » et de « diffamation calomnieuse des réalisations de l'industrie chinoise de l'IA ». La formule est ferme, mais attendue. L'ambassade de Chine à Washington avait de son côté qualifié ces accusations de « pure calomnie ».

    Pékin a appelé Washington à « respecter les faits, abandonner les préjugés, cesser la répression et le confinement technologique et faire davantage pour faciliter les échanges et la coopération technologiques entre les deux pays ». Un discours rodé, qui contraste avec la sobriété des réponses chinoises habituelles face aux accusations de cyberespionnage.

    DeepSeek V4 : le timing parfait

    La coïncidence mérite d'être soulignée. La riposte diplomatique chinoise est intervenue quelques heures seulement après la publication par DeepSeek d'un nouveau modèle très attendu, plus d'un an après le modèle de raisonnement à faible coût qui avait stupéfié le monde.

    La startup basée à Hangzhou a lancé deux versions du modèle V4 : la variante Pro affiche 1 600 milliards de paramètres, ce qui en fait le plus grand modèle à poids ouverts jamais publié, tandis que la variante Flash compte 284 milliards de paramètres. Les deux disposent d'une fenêtre de contexte d'un million de tokens.

    Pour répondre aux besoins de calcul de V4, DeepSeek s'est associé à Huawei, qui a confirmé le soutien de ses clusters de calcul alimentés par ses puces Ascend pour l'inférence du modèle. Le fondeur de puces Cambricon Technologies a également annoncé sa compatibilité avec les nouveaux modèles.

    Ce dernier point n'est pas anodin : le fait que V4 fonctionne nativement sur des puces locales pourrait avoir des implications considérables, aidant Pékin à atteindre une plus grande souveraineté en matière d'IA et à réduire sa dépendance à Nvidia.

    La distillation au cœur des négociations Trump-Xi

    L'offensive rhétorique de Washington intervient dans un contexte diplomatique particulièrement tendu. Le mémo de Kratsios précède de peu le voyage de Donald Trump à Pékin, où il est attendu pour obtenir des concessions économiques et redéfinir certains aspects de la relation sino-américaine. Parmi les sujets à l'agenda : les contrôles à l'exportation de semi-conducteurs et le vol de propriété intellectuelle.

    L'administration Trump est revenue sur certaines de ses propres décisions en matière d'exportation de puces : après avoir initialement restreint les ventes de puces H20 de Nvidia, elle a fait marche arrière et a autorisé Nvidia à les vendre à la Chine en échange d'une redevance de 15 % sur le chiffre d'affaires. Les accusations de distillation s'inscrivent donc dans un ballet diplomatique complexe, où les instruments de pression se multiplient en même temps que les canaux de négociation.

    La veille du mémo de Kratsios, la commission judiciaire de la Chambre des représentants tenait une audition intitulée « Vol furtif : le pillage continu de l'innovation américaine par la Chine ». Le sénateur Chuck Grassley a présenté des éléments indiquant que le vol de technologie chinois coûterait à l'économie américaine entre 400 et 600 milliards de dollars par an.

    Une frontière floue entre pratique légitime et pillage

    Il serait cependant réducteur de résumer ce dossier à une opposition binaire entre voleurs et victimes. Des experts soulignent que la limite entre utilisation légitime et exploitation malveillante est souvent floue, la distillation étant un procédé fondamental dans l'industrie de l'IA. En janvier 2025, des chercheurs de l'Université de Californie Berkeley avaient recréé le modèle de raisonnement d'OpenAI pour seulement 450 dollars en 19 heures. Ceux de Stanford et de l'Université de Washington avaient fait de même en 26 minutes pour moins de 50 dollars de crédits de calcul.

    Kratsios lui-même concède que les modèles produits via des campagnes non autorisées ne reproduisent pas intégralement les performances de l'original. Il est vrai que la frontière entre optimisation concurrentielle légitime et appropriation déloyale de propriété intellectuelle reste, dans le domaine de l'IA, un terrain juridique et éthique encore largement non cartographié. Ce qui est en jeu, c'est autant la domination économique et militaire que la capacité à définir les règles du jeu technologique mondial et à décider qui a le droit de jouer.

    Sources : South China Morning Post, The American Conservative

    Et vous ?

    La distillation peut-elle être considérée comme du vol intellectuel lorsqu'elle s'applique à des modèles commerciaux propriétaires, ou s'agit-il d'une pratique inévitable dans un secteur où les résultats des API sont publiquement accessibles ?

    Les accusations américaines sont-elles davantage motivées par des impératifs sécuritaires réels ou par la volonté de préserver l'avantage compétitif des labos américains dans la course à l'IA ?

    Le fait que DeepSeek V4 tourne désormais nativement sur des puces chinoises (Huawei, Cambricon) rend-il les contrôles américains à l'exportation de semi-conducteurs définitivement caducs ?

    Comment les entreprises qui intègrent des API d'IA dans leurs produits doivent-elles repenser leur architecture de sécurité pour éviter d'être elles-mêmes des vecteurs de distillation non intentionnelle ?

  4. #84
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    Je ne peux que, encore une fois, sourire sournoisement sur les postures victimaires que prennent souvent les organisations délivrant des IA. Ils n'ont pas eu d'état d'âmes en pilliant toute information protégée ou non par le droit d'auteur pour créer leur IA. Mais dès que l'on s'attaque à leur propriété intellectuelle à eux, là, ça joue la pleureuse immédiatement.

    L'adage c'est l'hôpital qui se fout de la charité est une posture permanente des créateur d'IA.

    BàV et Peace & Love.

  5. #85
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    Si un modele fait de la distillation comment elle peut devenir meilleur que l’autre dont il est sensé apprendre de lui. D’autre part les modeles ne sont pas construits sur la meme architecture et n’ont pas non plus les meme parametres, je ne suis pas specialiste du domaine mais je ne comprend pas comment, si c’est une question de donnees les donnees sont partout et voles par tous les IA, mais comment voler le fond meme d’un modele pour apres battere le "maitre" dans certains benchamark. Si les chinois attendent les americains pour attendre la où ils sont , ils ne seraient pas la. Les modeles chinois sont open source je crois que c’est plutot eux les amerocains qui copient tout des chinois car leurs modeles sont open source. Pourquoi Cursor n’as pas trouvé meilleur que le modèle chinois Kimi pour faire sortir sa dernière version.

  6. #86
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    Par défaut Près de 200 fondateurs de startups américaines exhortent Trump à ne pas interdire les modèles d'IA open source
    Près de 200 fondateurs de startups américaines exhortent Trump à ne pas interdire les modèles d'IA open source chinois
    avertissant que cela laisserait les petits clients à la merci d'OpenAI et d'Anthropic

    Les patrons américains de la tech redoutent que Donald Trump sabote l'écosystème de l'IA open source. Près de deux cents startups, représentées par la Little Tech Association, demandent à l'administration Trump de ne pas interdire les modèles d'IA chinois en accès libre. Elles affirment que l'accès aux modèles d'IA open source de modèles est crucial pour leur compétitivité économique face aux géants du secteur. Alors que les États-Unis accusent la Chine de voler leur IA à l'échelle industrielle, les startups craignent qu'une interdiction des modèles d'IA chinois n'étouffe l'innovation nationale au profit des monopoles comme Anthropic ou OpenAI.

    Près de 200 startups de la Silicon Valley, regroupées au sein de la Little Tech Association, ont adressé une lettre au président Donald Trump ainsi qu'à plusieurs membres de son administration. Les fondateurs de ces startups exhortent le gouvernement américain à ne pas bloquer l'accès aux grands modèles de langage (LLM) chinois dits à « poids ouverts » (open-weight), comme ceux développés par Zhipu AI, DeepSeek, Moonshot AI et Alibaba.

    Ils estiment qu'une telle interdiction risquerait de paralyser la prochaine génération d'entreprises technologiques américaines. Pour appuyer leur position, ces chefs d'entreprise soulignent dans leur lettre que « le leadership américain requiert deux choses : des modèles américains à poids ouverts de premier plan au niveau mondial et un accès continu pour les développeurs américains aux modèles ouverts déjà disponibles dans le monde entier ».

    Par conséquent, ils plaident pour des mesures de protection ciblées. L'association a également averti que le fait d'interdire les modèles chinois ne permettrait pas d'enrayer la diffusion de cette technologie sur d'autres marchés, mais qu'au contraire, cela nuirait à la compétitivité des startups américaines.

    Des conséquences économiques redoutées pour les jeunes pousses

    La panique s'est emparée de l'industrie à la suite de rapports suggérant que la Maison Blanche envisageait d'interdire les modèles d'IA chinois, peu après le lancement du puissant modèle Kimi K3 par Moonshot AI. Plusieurs startups dépendent des modèles chinois, car ils sont moins coûteux et leur permettent de développer leurs produits sans avoir à payer les abonnements onéreux des géants américains de l'IA, comme Anthropic ou OpenAI.

    Nom : Capture d'écran 2026-07-24 163514.png
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    Donald Trump mène une guerre technologique acharnée contre la Chine depuis sa réélection. « Les États-Unis sont à la pointe de l’innovation en matière d’IA, et le président Trump veillera à ce que cela reste ainsi. L’administration Trump redouble d’efforts en matière d’innovation pour élargir l’écart entre l’Amérique et le reste du monde », a déclaré Liz Huston, porte-parole de la Maison Blanche, dans un communiqué adressé à West Wing Playbook.

    En outre, les discours hostiles se sont multipliés. Le secrétaire au Trésor, Scott Bessent, a récemment déclaré dans l’émission « Mornings with Maria » de Fox Business que l’administration Trump allait enquêter pour déterminer si des entreprises d'IA chinoises avaient indûment exploité des modèles américains pour alimenter les leurs, affirmant que les États-Unis pouvaient « sanctionner » les entreprises se livrant à du vol de propriété intellectuelle.

    Suhail Doshi, fondateur de Particle et membre de l'association, illustre cette crainte en déclarant qu'en cas d'interdiction, « il y aura des centaines d'entreprises qui mourront instantanément ». Les startups redoutent particulièrement que de telles restrictions finissent par avantager lourdement une poignée de mastodontes de l'industrie, en créant un fossé compétitif insurmontable. Cela laisserait les clients à la merci d'OpenAI et d'Anthropic.

    Accusations de vol de propriété intellectuelle et enjeux de sécurité

    L'escalade de la rhétorique gouvernementale à l'encontre des fabricants d'IA chinois s'appuie sur des soupçons d'appropriation technologique illicite. Le mois dernier, la Chine a été soupçonnée d'avoir eu accès au modèle Claude Mythos d'Anthropic, ce qui aurait poussé Washington à couper l'accès à tous les ressortissants étrangers. Un rapport récent allègue que Moonshot AI a distillé le modèle Fable 5 d'Anthropic pour créer son modèle Kimi K3.

    D'après Artificial Analysis, Kimi K3 devance Claude Opus 4.8 d'Anthropic et GPT-5.6 Terra d'OpenAI, et se classe à seulement deux ou trois points derrière Claude Fable 5 et GPT-5.6 Sol. L'écart entre les modèles d'IA open source et les modèles propriétaires de pointe n'a jamais été aussi faible. Et la Chine mène la danse. Un autre rapport indique que des traces de modèles de langage américains ont été découvertes dans des modèles chinois.

    Michael Kratsios, directeur de l'Office of Science and Technology Policy, a renchéri en affirmant que l'administration disposait d'informations selon lesquelles Moonshot AI aurait secrètement copié le modèle Fable 5 d'Anthropic via une plateforme interne sophistiquée. Il a également accusé l'entreprise chinoise d'avoir acquis des serveurs équipés de puces Nvidia GB300, en violation directe des interdictions de vente aux entités chinoises.

    « Des centaines d’entreprises disparaîtront du jour au lendemain. C’est formidable pour Anthropic. Nous allons tous devoir dépenser de l’argent chez Anthropic », prévient Suhail Doshi face à la menace d'une interdiction. Certains critiques remettent en cause la posture victimaire de Washington et posent la question dans le sens inverse : « les entreprises d'IA américaines sont-elles plus innovantes et sûres que leurs homologues chinois ? »

    Récemment, des chercheurs ont découvert que l'agent de codage Grok Build de xAI transférait discrètement l'intégralité des répertoires de code des utilisateurs vers un stockage cloud externe appartenant à l'entreprise d'Elon Musk. Grok Build dépassait largement les pratiques de collecte de ses concurrents. Après le tollé, Elon Musk a promis d'effacer entièrement du code copié par erreur et a publié le code source de Grok Build en open source.

    la chine a désormais presque effacé son retard sur les États-Unis

    La Chine ne se contente pas de rattraper son retard sur les modèles de langage, elle domine également la compétition mondiale en matière de brevets, de publications et de robotique. En 2024, les citations de recherche chinoises représentaient 20,6 % du total mondial, surpassant les 12,6 % des États-Unis. Cette supériorité est encore plus marquée dans le secteur de l'automatisation industrielle, où l'Empire du Milieu a installé plus de 295 000 robots.

    Cela représente près de neuf fois le volume des installations de robots aux États-Unis. La montée en puissance de la Chine est soutenue par une stratégie de financement agressive, notamment illustrée par des introductions en bourse à Hong Kong ayant atteint 110 milliards de dollars au trimestre dernier.

    Les experts soulignent que l'adoption plus large de l'IA et des valorisations attractives font de la Chine un gagnant potentiel dans cette guerre technologique. Par ailleurs, un avantage structurel majeur de la Chine réside dans sa capacité à soutenir la croissance massive des infrastructures de calcul grâce à son réseau électrique. Selon le rapport de Stanford, la Chine construit chaque année une capacité supérieure à la consommation totale de l'Allemagne.

    Avec une marge de réserve électrique de 80 %, la Chine dispose de deux fois la capacité nécessaire pour alimenter l'expansion de ses centres de données d'IA. À l'inverse, le système électrique américain est décrit comme vieillissant et vulnérable aux conditions climatiques extrêmes en raison de décennies de sous-investissement. Cette situation crée un goulot d'étranglement pouvant freiner considérablement la croissance du secteur américain de l'IA.

    Malgré des investissements privés vingt-trois fois supérieurs à ceux de la Chine, les États-Unis font face à un ralentissement inquiétant de l'arrivée de nouveaux experts. Le flux de chercheurs en IA s'installant sur le sol américain a chuté de 89 % depuis 2017, une tendance qui s'est accélérée avec une baisse de 80 % rien qu'en 2025. Yann Le Cun, pionnier de l'apprentissage profond, a quitté les États-Unis afin de créer sa propre entreprise en France.

    Conclusion : à la recherche d'une réponse équilibrée

    Malgré ces vives tensions et les pressions exercées par certains poids lourds de l'industrie américaine pour durcir les restrictions à l'égard des sociétés chinoises, l'idée d'une interdiction pure et simple des modèles d'IA chinois à poids ouverts n'a pas été sérieusement retenue lors des récentes discussions à la Maison Blanche. Un responsable de la Maison Blanche a qualifié les rumeurs évoquant une interdiction totale de spéculations sans fondement.

    Les startups américaines espèrent que le gouvernement adoptera une approche mesurée. Harry Godfrey, directeur exécutif de la Little Tech Association, résume cette attente en demandant aux décideurs politiques d'utiliser « un scalpel plutôt qu'un marteau-piqueur ». Il souligne la nécessité de trouver la méthode la plus légère possible qui n'augmentera pas les coûts pour les startups, ne limitera pas l'accès et ne freinera pas l'innovation américaine.

    De l'autre côté du pacifique, le discours des autorités gouvernementales est différent. Le président chinois Xi Jinping a récemment appelé les pays à « encourager l'open source, l'ouverture, la collaboration et le partage » et s'engage à créer des centres de coopération dédiés aux applications de l'IA.

    Source : Little Tech Association

    Et vous ?

    Quel est votre avis sur le sujet ?
    Que pensez-vous de la mise en garde des partons américains de la tech ?
    Quel impact l'interdiction des modèles d'IA chinois aurait sur les entreprises américaines ?
    La guerre technologique menée par Washington est-elle pertinente ou relève-t-elle d'une paranoïa ?
    Que représentent les modèles d'IA open source pour l'industrie de l'IA ? Les entreprises peuvent-elles s'en passer ?
    Que pensez-vous des mesures protectionnistes mises en place par Washington ? Ces dispositions sont-elles légitimes selon vous ?

    Voir aussi

    Donald Trump prévoit de réaffecter 200 milliards $ de fonds fédéraux destinés à la recherche universitaire vers la recherche en IA afin de contrer la croissance rapide de la Chine dans ce domaine

    La société chinoise Moonshot AI a « distillé » Fable, le modèle d'IA le plus sophistiqué d'Anthropic, pour créer sa dernière version, Kimi K3, en utilisant des puces d'IA avancées de Nvidia

    La Chine est soupçonnée d'avoir eu accès à Claude Mythos, selon des rapports indiquant que c'est la raison de la désactivation du puissant modèle d'IA d'Anthropic sur ordre du gouvernement américain

  7. #87
    Communiqués de presse

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    Par défaut L'administration de Donald Trump interdit l'utilisation de l'IA DeepSeek
    L'administration de Donald Trump interdit l'utilisation de l'IA DeepSeek et de toutes les technologies associées dans les systèmes informatiques des agences civiles fédérales

    L’administration Trump a interdit les technologies liées à DeepSeek dans les systèmes informatiques des agences civiles fédérales, y compris les produits et services tiers développés à l’aide de ses modèles d’IA. L'arrêté du DHS, publié en juillet et rendu public récemment, interdit également aux agences civiles fédérales d'acquérir des produits et services DeepSeek. Le DHS a invoqué des inquiétudes concernant d'éventuels transferts de données sensibles du gouvernement américain vers la Chine et des failles de sécurité dans les modèles de DeepSeek.

    DeepSeek est une série de grands modèles de langage développés par la société chinoise DeepSeek. Cette série a vu le jour en novembre 2023. Un modèle lancé le 20 janvier 2025, DeepSeek-R1, a connu un succès retentissant, dépassant ChatGPT pour devenir, dès le 27 janvier, l'application gratuite la plus téléchargée sur l'App Store iOS aux États-Unis. Le succès de DeepSeek face à des concurrents plus importants et mieux établis a été qualifié de « bouleversement du secteur de l'IA » et considéré comme le point de départ d'une « course mondiale à l'espace de l'IA ».

    La startup chinoise DeepSeek a réussi à développer des modèles d'IA très performants, comparables à GPT-4, avec des ressources bien moindres. Son efficacité a remis en question la nécessité d'investissements massifs dans les infrastructures d'IA, provoquant une baisse significative des actions de Nvidia en janvier 2025. Pour certains, DeepSeek rappelle l'avènement du noyau Linux. Mais un rapport du Congrès américain de 2025 estime que DeepSeek représente une « menace profonde » pour la sécurité nationale les États-Unis. Selon le rapport, DeepSeek a siphonné les données des Américains pour le compte de Pékin et s'appuie sur des « technologies américaines volées ».

    Depuis, DeepSeek est confronté à la menace d'une interdiction aux États-Unis après que des législateurs américains et des agences fédérales ont exprimé des craintes en matière sécurité. L'IA chinoise a réussi à se hisser en tête des téléchargements sur l'Apple Store et Google Play et provoqué des remous à Wall Street. Mais les législateurs ont fait pression pour qu'elle soit interdite dans le pays et ont déjà soumis au moins une proposition de loi en ce sens. Les analystes de Jefferies ont notamment estimé que DeepSeek sera probablement interdit. DeepSeek est déjà interdit totalement ou partiellement dans un certain nombre de pays, dont l'Italie, l'Australie, Taïwan et la Corée du Sud.

    Récemment, l’administration Trump a interdit la start-up chinoise d’IA DeepSeek au sein des agences civiles du gouvernement américain, invoquant des préoccupations en matière de sécurité. Le Département de la sécurité intérieure a rendu publique la directive exigeant des agences civiles fédérales qu’elles suppriment toute technologie liée à DeepSeek de leurs systèmes informatiques et leur interdisant d’acquérir des produits et services DeepSeek. Cette interdiction s’applique aux systèmes informatiques des agences civiles fédérales, y compris aux produits et services tiers développés à l’aide de la technologie de l’entreprise.

    Cette mesure intervient dans un contexte de tensions géopolitiques croissantes entre Washington et Pékin, l’intelligence artificielle s’imposant comme un champ de bataille clé dans la course à la suprématie technologique entre les deux pays. Le ministère chinois des Affaires étrangères a déclaré qu’il défendrait les droits et les intérêts de ses entreprises. Mao Ning, porte-parole du ministère, a déclaré que « la Chine s’oppose systématiquement à la généralisation excessive de la sécurité nationale ainsi qu’à la politisation des questions liées à la science, à la technologie et au commerce ».


    La porte-parole du ministère chinois des Affaires étrangères, Mao Ning, a critiqué la politisation de la technologie et du commerce, affirmant que Pékin défendrait les droits légitimes des entreprises chinoises.

    Cette directive, initialement publiée le 24 juillet, s’applique aux agences civiles fédérales, notamment aux départements du Trésor, d’État et de la Justice, mais exclut le département de la Défense. Depuis l’arrivée fracassante de DeepSeek sur le devant de la scène début 2025, plusieurs agences gouvernementales américaines ont imposé diverses restrictions. En février 2025, la marine américaine avait lancé un avertissement à ses membres afin qu'ils évitent d'utiliser DeepSeek "à quelque titre que ce soit", en raison de "problèmes potentiels de sécurité et d'éthique". Le courriel demandait à tous les membres de l'équipe de ne pas utiliser DeepSeek "pour des tâches liées au travail ou pour un usage personnel".

    En décembre 2025, le Congrès a restreint l’utilisation de DeepSeek dans les systèmes des services de renseignement. Plus tôt dans l’année, en mars, les services du ministère américain du Commerce avaient informé leur personnel que DeepSeek était interdit sur les appareils gouvernementaux. L’Agence des systèmes d’information de la Défense (DISA) a pris des mesures pour bloquer l’accès aux modèles DeepSeek en janvier 2025.

    Les modèles d’IA de DeepSeek « présentent de multiples vecteurs de menace », indique la dernière directive du DHS, invoquant des inquiétudes concernant un accès potentiel aux données sensibles par les autorités chinoises et des vulnérabilités potentielles en matière de cybersécurité. L’agence a également averti que l’utilisation des modèles d’IA de DeepSeek pourrait entraîner le transfert de données sensibles du gouvernement américain vers la Chine, fournissant potentiellement des renseignements sur les citoyens américains et les programmes gouvernementaux.

    Ces modèles pourraient également contenir des logiciels malveillants ou présenter d’autres failles de sécurité, a déclaré l’agence, citant des recherches open source qui ont identifié plusieurs vulnérabilités critiques dans l’application iOS de DeepSeek. Les agences exécutives peuvent demander des dérogations à cette directive, notamment des délais de mise en conformité, en soumettant une justification écrite au DHS dans les 60 jours suivant la publication de la directive.

    Source : US Department of Homeland Security (DHS)

    Et vous ?

    Pensez-vous que cette décision est crédible ou pertinente ?
    Quel est votre avis sur le sujet ?

    Voir aussi :

    Le Texas interdit l'IA chinoise DeepSeek : "Le Texas ne permettra pas au Parti communiste chinois d'infiltrer l'infrastructure critique de notre État par le biais de l'IA et des applications de médias sociaux"

    Les États-Unis accusent la Chine de voler leur IA « à l'échelle industrielle » via la technique de distillation : Pékin dénonce une « calomnie » et DeepSeek, visé implicitement, publie son modèle V4

    Les autorités US envisagent d'interdire l'utilisation des modèles chinois à poids ouverts par les entreprises US : « Notre position sur les modèles à poids ouverts », l'avis de Dario Amodei, PDG d'Anthropic
    Publication de communiqués de presse en informatique. Contribuez au club : corrections, suggestions, critiques, ... Contactez le service news et Rédigez des actualités

  8. #88
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    Citation Envoyé par Alex Voir le message
    Pensez-vous que cette décision est crédible ou pertinente ?
    Quel est votre avis sur le sujet ?
    Que c'est effectivement pertinent, les USA ont sur leur territoire plusieurs acteurs IA, ils ont raison de ne pas vouloir transmettre des données sensibles à d'autres pays (alliés ou non, et pour la Chine c'est pas un allié).

    Concept qui est est encore loin d'être intégré par les politiques d'Europe (même si maintenant il y a des velléités de discours dans ce sens, mais comme il n'y a aucun outil derrière ...) mais bon tant qu'en Europe les politiques paieront des consultants d'entreprise américaines pour leur dire ce qu'il faut faire ...

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