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Intelligence artificielle Discussion :

Cinq Big Tech américains cumulent environ 1 650 milliards de dollars de dettes hors bilan liées à l'IA


Sujet :

Intelligence artificielle

  1. #561
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    Par défaut L'expansion massive des infrastructures informatiques destinées à l'IA repose sur un endettement croissant
    Le boom des infrastructures informatiques destinées à l'IA, évalué à 11 000 milliards de dollars, pourrait laisser Wall Street avec un marché de la dette de 7 000 milliards de dollars sur les bras

    L'Industrie de l'IA a délaissé le modèle classique des logiciels pour s'apparenter à de vastes projets d'infrastructures mondiales. Les investissements cumulés dans les centres de données et le matériel pourraient atteindre 11 100 milliards de dollars d'ici la fin de la décennie. Cette expansion massive repose sur un endettement croissant, ce qui transforme les processeurs de calcul en actifs financiers comparables à des infrastructures énergétiques. Nvidia agit comme stabilisateur de ce marché. Cependant, la bulle de l'IA éclaterait si la demande pour la puissance de calcul venait à ralentir face à des coûts de construction et d'énergie toujours plus élevés.

    Les inquiétudes concernant une bulle de l'IA persistent. Mais le problème le plus grave pourrait bien être l'ampleur des déficits qui se cachent derrière l'engouement des entreprises pour l'IA. La course à l'IA est devenue si coûteuse qu'elle ne s'apparente plus à un cycle de produits classique. La phase actuelle de développement de l'IA nécessite des dépenses colossales dans les centres de données, les GPU, le réseau, l'énergie ou encore le refroidissement.

    La plupart de ces dépenses étaient principalement financées par les flux de trésorerie des hyperscaleurs tels que Google, Amazon, Meta, Microsoft et Oracle. Mais au cours de l’année dernière, la tendance a commencé à s’inverser : Oracle, puis Meta, et désormais même Google se tournent vers l’endettement.

    Les montants projetés pour construire cette infrastructure mondiale sont vertigineux, bien que les différentes prévisions n'incluent pas toujours exactement les mêmes paramètres d'analyse. Le financement par emprunt dans le domaine de l’IA deviendra un marché du crédit de plusieurs milliers de milliards de dollars, avec un encours de dette qui dépasse les 7 000 milliards de dollars d’ici 2029, une évolution qui inquiète de nombreux experts financiers.

    L'engouement pour l'IA donne naissance à un marché massif de la dette

    Le secteur de l'IA recourt désormais massivement à la dette. Les estimations ci-dessus proviennent du cabinet d'analyse SemiAnalysis. D'autres grandes institutions confirment cette ampleur : Goldman Sachs prévoit 7 600 milliards de dollars d'investissements mondiaux de 2026 à 2031, et McKinsey anticipe un besoin d'environ 5 200 milliards de dollars d'ici 2030 uniquement pour la partie des centres de données dédiée aux charges de travail liées à l'IA.

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    La nature même de ces investissements crée un énorme décalage financier : les coûts initiaux pour créer des clusters d'IA sont colossaux, tandis que les revenus ne rentrent que très lentement par le biais des abonnements aux produits de productivité pour les particuliers et les entreprises, de l'utilisation d'API ou de la location de GPU. Par conséquent, l'industrie va dépendre de plus en plus des prêteurs, du crédit privé et des investisseurs en infrastructures.

    Les institutions financières tirent la sonnette d'alarme sur les risques. Cette dépendance engendre un véritable casse-tête de financement, car chaque acteur exige des garanties de la part des autres avant de s'engager : les prêteurs veulent des contrats à long terme, les clients réclament la certitude d'obtenir le matériel, et les opérateurs de centres de données attendent d'avoir des financements et une demande avérée avant de bloquer leurs capacités.

    Avec des investissements cumulés estimés à environ 11 100 milliards de dollars entre 2024 et 2029, ce marché de la dette est voué à devenir le deuxième plus grand marché d'actifs adossés, juste derrière celui des prêts hypothécaires américains qui est actuellement évalué à un peu plus de 13 000 milliards de dollars.

    Nvidia agit comme « la nouvelle Banque centrale » de l'industrie de l'IA

    L'informatique de l'IA commence à ressembler à une classe d'actifs à part entière, où les banques évaluent les futurs revenus des GPU de la même manière qu'elles étudient les baux d'avions ou les infrastructures énergétiques. Pour déployer des clusters de calcul dédiés à l'IA, les acteurs doivent impérativement réunir trois éléments fondamentaux formant la « AI Project Trinity » : le capital, les contrats d'achat garantis (offtake) et les centres de données.

    Les créanciers exigent des garanties solides avant de prêter, se reposant majoritairement sur des contrats de cinq ans soutenus par les bilans financiers des très grands acteurs du cloud. Le problème est que la capacité de ces géants à garantir des milliards de dollars de puissance de calcul n'est pas infinie.

    Pour éviter que le financement ne devienne le principal obstacle au déploiement de l'IA, Nvidia a décidé d'intervenir directement sur le marché de la dette. En proposant d'absorber le risque des projets, l'entreprise se positionne comme un régulateur, devenant la « Banque centrale de l'IA ». Nvidia offre un programme de garantie, d'une durée de six ans, par lequel l'entreprise s'engage à racheter la puissance de calcul inutilisée à un prix minimum garanti.

    En contrepartie de cette assurance, Nvidia s'octroie une part des revenus du « néocloud » (conçu pour l'IA) lorsque les prix de location dépassent le seuil de sécurité fixé. Bien que Nvidia n'ait aucune intention d'utiliser lui-même cette puissance de calcul, cette garantie rassure les banques, facilite les locations de courte durée pour les petites entreprises et permet de diversifier la clientèle du néocloud au-delà d'une poignée de géants technologiques.

    Grâce à l'excellente note de crédit de Nvidia, les prêteurs évaluent désormais les prêts en s'appuyant sur les revenus minimums assurés par cette garantie, s'assurant ainsi que le service de la dette sera couvert même dans le pire des scénarios. Cette confiance nouvelle permet de structurer des financements d'une ampleur inédite. Cependant, les experts avertissement que la bulle éclaterait si la demande pour la puissance de calcul venait à ralentir.

    Le FMI s'inquiète du niveau d'endettement croissant de l'industrie de l'IA

    Tobias Adrian, directeur du département des marchés monétaires et des capitaux au FMI, s'est montré plus préoccupé par l'endettement des entreprises que par une éventuelle bulle de l'IA lors de la réunion annuelle des banques centrales européennes. « Ce qui est particulièrement préoccupant du point de vue de la stabilité financière, c’est que les grandes entreprises technologiques commencent elles-mêmes à recourir à l’endettement », a-t-il déclaré.

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    Il existe un risque de décalage entre la durée des actifs physiques et celle de la dette. Un décalage de maturité survient lorsque les entreprises recourent à la dette à court terme pour financer des actifs à long terme. Ici, la crainte provient du fait que les entreprises investissent dans des équipements qui pourraient perdre de la valeur avant le remboursement de la dette en raison de circonstances imprévues dans un secteur technologique en évolution rapide.

    Dans le pire des cas, le financement s’épuise avant que les entreprises ne génèrent des bénéfices suffisants pour justifier les dépenses initiales. Pour l’instant, les investisseurs n’hésitent pas à débloquer des fonds pour les entreprises spécialisées dans l’IA, mais des signes de ralentissement commencent à apparaître.

    Une analyse de J.P. Morgan publiée en mai indiquait que 60 % de la capacité des centres de données dont l’achèvement est prévu d’ici 2027 n’en est toujours pas au stade de la construction. Et environ 7 % ont pris du retard. L'opposition croissante provoque également la suspension de certains projets. Pendant ce temps, la demande d’obligations d’entreprise dans le secteur de l’IA est en pleine effervescence, avec une véritable frénésie d’emprunt en cours.

    Le mois dernier, Alphabet a annoncé qu’il levait 85 milliards de dollars pour financer le développement de l’IA. Les géants de l’IA tels qu’Amazon, Alphabet, Meta, Microsoft et Oracle ont émis 159 milliards de dollars d’obligations d’entreprise au cours des cinq premiers mois de 2026. Cette somme colossale dépasse le total des emprunts contractés par ces entreprises au cours des cinq dernières années, selon la société de services financiers Dealogic.

    Se dirige-t-on vers l'éclatement de cette bulle spéculative ?

    À l'heure actuelle, le succès de l'IA générative repose sur son immense pouvoir de séduction auprès de cadres et de dirigeants déconnectés du travail réel. Les modèles de langage sont capables de simuler le travail accompli, flattant l'ego des managers en ne refusant jamais aucune directive, aussi absurde soit-elle. Selon l'analyste Edward Zitron, les dirigeants imposent une technologie extrêmement coûteuse simplement parce que la concurrence le fait.

    L'analyste confirme un constat : l'IA n'est actuellement pas viable sur le plan économique, à l'exception de quelques acteurs très spécifiques. Nvidia est l'un des rares véritables bénéficiaires de cette course technologique. Le fabricant de puces et les entreprises de construction s'enrichissent en profitant de « l'exubérance irrationnelle » qui pousse les géants du cloud à investir des sommes colossales dans la construction massive de centres de données.

    Edward Zitron estime que c'est précisément ce climat de mépris et d'épuisement qui s'apprête à détruire l'industrie de l'intérieur. Face à la maltraitance de leurs dirigeants, les employés révoltés ont commencé à exprimer leur mécontentement. Pour l'analyste, l'IA coûte trop cher et n'est rentable pour personne.

    Source : SemiAnalysis

    Et vous ?

    Quel est votre avis sur le sujet ?
    Que pensez-vous de la croissance rapide du niveau d'endettement du secteur de l'IA ?
    Nvidia apparaît comme le garant d'une industrie hautement déficitaire. Pourra-t-il tenir ce rôle pendant encore longtemps ?

    Voir aussi

    Les géants de la tech Nvidia et Microsoft injectent 15 milliards de dollars dans Anthropic, alimentant la bulle d'investissements circulaires dans l'IA, où les entreprises financent leur croissance mutuelle

    La nouvelle phase du boom de l'IA est financée non seulement par des capitaux à risque, mais aussi par la dette, ce qui pourrait provoquer un désastre si la demande pour les services d'IA ne suit pas

    La bulle de l'IA est sur le point d'éclater : la chute de 400 milliards de dollars de Microsoft un avant-goût du krach à venir ? Peu d'entreprises peuvent démontrer un ROI proportionnel aux dépenses engagées

  2. #562
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    Nul doute que cela va exploser. Le marché n'est pas rentable. Et quand on voit Space X entrer en bourse et valoriser 2000 Mds de $, on se trouve dans l’irrationalité la plus totale. Les financiers devraient pourtant savoir que les arbres ne poussent pas jusqu'au ciel.

    Il en restera quelque chose. Ne sreait-ce que parce que l'IA nous dépasse en intelligence mais hallucine quand même beaucoup. Qu'en sera-t-il lorsqu'un raisonnement ultra intelligent mais faux ne pourra plus être corrigé par un être humain faute d'intelligence ? Une interview d'une mathématicienne sur le sujet sur lefigaro.fr sur youtube donne un aperçu du danger de l'IA qui va créer des concepts erronés mais au delà de l'entendement humain et ne seront détectés comme faux qu'à l'épreuve de la réalité. Elle rappelle d'ailleurs que sur 10 des questions les plus complexes des mathématiques de niveau doctorat, l'IA en résout 7.


  3. #563
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    Citation Envoyé par suricata Voir le message
    Nul doute que cela va exploser. Le marché n'est pas rentable.
    Les marchés peuvent rester irrationnels très longtemps.
    Surtout quand c'est lié à la fortune des gros investisseurs/grosses banques.
    Parce que pour eux l'argent ne représente que du pouvoir sur les autres pas une nécessité pour vivre (ou même un condition pour leur confort).
    Un gros investisseur/ grosse holding peut parfaitement faire un crédit avec son portefeuille en garantie pour "investir" ce qui fait monter le prix des actions ce qui lui permet d'emprunter encore plus l'année suivante (c'est très schématique je sais).
    Et je vois que 3 choses qui peuvent l'empecher :
    - Que les banques à un moment décident d'arrêter leurs prêts (ou de changer drastiquement leurs conditions/taux). C'est ce qui est le plus probable mais en même temps quelle banque voudra être la première ? (J'ai l'impression que les contrôles sur les banques n'ont pas augmenté depuis la crise des subprime).
    - Que les gouvernements imposent des taxes si fortes que ça oblige justement les ultra riches à rendre liquide une partie de leur portefeuille pour payer leurs impôts ou de nationaliser avec de très petites retombées. (Vu les politiques dans le monde qui font l'exact inverse, faut pas retenir sa respiration en attendant que ça arrive).
    - Qu'un nombre significatifs de data centers soient détruits, mais le ras le bol de la populace n'est pas encore assez haut, et la surveillance de masse l'empêchera (quand ils veulent les politiques peuvent anticiper, il leur manque juste la motivation).

    Dans les 3 cas , ça va mal finir pour ceux qui ne sont pas ultrariches (énorme crise économique mondiale).

  4. #564
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    Salut à tous.

    Citation Envoyé par Suricata
    Nul doute que cela va exploser. Le marché n'est pas rentable.
    J'ai l'impression de retrouver le contexte de la bulle internet vers 1999-2000 avant son explosion. Des entreprises non rentables se retrouvent en faillites ainsi que celles qui se sont endettés en croyant à leur futur rentabilité. Il semble que la leçon n'a pas été apprise et que l'on recommence les mêmes bêtises.

    Citation Envoyé par Suricata
    Les financiers devraient pourtant savoir que les arbres ne poussent pas jusqu'au ciel.
    Ils le savent mais n'en tiennent pas compte car le seul baromètre dont ils se servent, sont les indices boursiers. La question est de connaitre la limite à ne pas dépasser ? Personne ne sait répondre à cette question, encore qu'il faudrait savoir s'il existe réellement une limite.

    Citation Envoyé par Suricata
    Elle rappelle d'ailleurs que sur 10 des questions les plus complexes des mathématiques de niveau doctorat, l'IA en résout 7.
    J'ai regardé la vidéo qui dure 25 minutes et 3 secondes.

    Il s'agit du projet "First Proofs" lancé par des mathématiciens qui ont écrit dix problèmes du niveau recherche et dont ils ont la solution. Est-ce qu'au bout d'une semaine, la résolution a pu se faire, sans intervention humaine ? Ces mathématiciens pensaient que l'IA n'allait pas s'en sortir. Et pourtant l'IA (Deep Mind et Open AI) a résolu six / sept problème sur dix. Un étudiant de vingt ans de Cambridge en a résolu cinq /six de ces problèmes, tout seul avec son ordinateur. Cette approche a été faite sans connaissance mathématique. Il faut être un bon prompteur pour bien poser le problème et laisser l'IA le résoudre. L'IA a une puissance de calcul phénoménale car on peut lancer en parallèle dix mille agents et ces problèmes ont été résolu par la force brut du calcul.

    Citation Envoyé par VirgineH
    Les marchés peuvent rester irrationnels très longtemps.
    Je suppose que tu fais référence à John Maynard Keynes. La phrase exacte est : "le marché peut rester irrationnel plus longtemps que vous ne pouvez rester solvable". Le message est clair : nul n’est au-dessus des lois du marché, et aussi juste que soit votre analyse d’une action ou d’une tendance, le marché reste indifférent. Il suit son cours et, en dernier ressort, il décide.

    Beaucoup de systèmes paraissent solides tant que la liquidité est abondante. Quand celle-ci vient à faire défaut (crise des liquidités), nous entrons dans une spirale de désendettement. Mais avant d'entrer dans cette spirale, l'IA pourrait produire une forte hausse de productivité permettant aux entreprises de mieux supporter leur dette. Le point critique est le décalage temporel entre des marchés qui peuvent financer aujourd'hui des bénéfices et que ceux-ci ne vont se matérialiser que dans plusieurs années. C'est l'écart entre les attentes et la réalité qui crée la crise.

    En partant de ce constat, on comprend mieux pourquoi on incite tant les entreprises à ce servir de l'IA.

  5. #565
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    Citation Envoyé par Nym4x Voir le message
    Une IA n’est pas déterministe: elle peut dire blanc dans un chat puis noir dans un autre. Un exemple mettant en évidence cet aléa : demander à une ia de noter sur 10 un rapport ou une idée et de donner 3 points d’amélioration prioritaires. Puis ouvrez un autre chat et redemandez la même chose : vous obtiendrez deux notes et trois points prioritaires complètement différents.
    [...]
    ça se règle. Si on la configure avec seed = une constante, son générateur de hasard donnera toujours la même réponse et le LMM donnera toujours la même réponse. On peut aussi régler la température à quasi 0, le LMM va piocher le token le plus probable à chaque fois, ça le rend quasi déterministe.

    c'est juste une machine statistique avec beaucoup de paramètres...

  6. #566
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    Citation Envoyé par Artemus24 Voir le message
    Oui merci pour la citation, je ne me souvenais plus de l'auteur et encore moins de la citation complète.

    L'IA est un outil en devenir qui va pouvoir augmenter la productivité mais qui est loin d'avoir l'efficacité fantasmée que certains lui attribuent. Et notamment on est encore loin d'avoir une IA qui puisse remplacer des ingénieurs (par contre pour tout ce qui est graphisme/écriture/musique et tant qu'on n'est pas vraiment regardant sur la qualité artistique, ça fait déjà des dégats)

  7. #567
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    @ VirginieH : Je suis bien conscient que l'IA n'est pas encore au mieux de sa forme, et comme je suis optimiste, il va devenir indispensable dans les entreprises.

    Pour ce qui est des ingénieurs en informatique, beaucoup ne font pas un travail à la mesure de leur compétence. On les embauche pour du boulot de technicien car cela rassure les chefs d'entreprises d'avoir des personnes surdiplômées et compétentes. Quand je travaillais dans les SSII, je faisais beaucoup de maintenance et ce genre de travail peut être fait maintenant par de l'IA. Cela va dépendre de la pertinence de l'IA pour investiguer dans les programmes afin d'insérer son code. Ce n'est pas encore le cas aujourd'hui, mais cela le sera dans un avenir proche. C'est une certitude. Il faut que l'IA passe de la bulle financière.

    C'est surprenant ce que peut faire l'IA. Dans la plupart des cas, il a un niveau de doctorant. Je suis d'accord qu'il peut se tromper, mais n'est-ce pas le problème du prompt, de bien poser la question ?

    Je comprends parfaitement que des gens ne veulent pas perdre leur boulot et c'est pourquoi il y a le rejet de l'IA. C'est une erreur de ne pas prendre le train en marche et de rester sur le quai de la gare. Cette peur est normale mais il faut aussi savoir rebondir. Le problème n'est pas tant celui de la reconversion mais de trouver du travail. Dois je comprendre que les grandes entreprises ont atteint un niveau de savoir faire où l'homme n'a plus sa place ? J'ai déjà soulevé ce problème dans ce forum où comment les consommateurs vont faire pour acheter des marchandises s'ils sont tous au chômage ?

    C'est à partir de cette constatation que l'on va vers une fracture social entre ceux qui utilise l'IA et ceux qui le rejette. Il y a de plus en plus de gens qui se dirige vers des métiers manuels, c'est-à-dire là où l'IA n'a pas encore fait son introduction. Maintenant, je ne sais que penser de tout cela.

  8. #568
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    Par défaut Cinq Big Tech américains cumulent environ 1 650 milliards de dollars de dettes hors bilan liées à l'IA
    Alphabet, Microsoft, Amazon, Meta et Oracle portent à eux seuls 1 650 milliards de dollars de dette hors bilan adossée à l'IA
    un endettement à risque systémique qui rappelle l'ère Enron

    Une analyse révèle que cinq Big Tech américains cumulent environ 1 650 milliards de dollars de dettes liées à l'IA en dehors de leurs bilans officiels. Ce mécanisme financier repose sur des montages comptables légaux, mais opaques, rappelant les méthodes utilisées autrefois par Enron pour masquer ses passifs. Ces fonds servent à financer le boom des centres de données et l'acquisition de composants coûteux indispensables à l'IA. En cas de ralentissement de la demande, ces engagements financiers pourraient constituer « un risque systémique » pour les prêteurs et l'ensemble du marché. La bulle de l'IA pourrait exploser de façon spectaculaire.

    L'IA est-elle la technologie de la démesure ? Cinq Big Tech américains, à savoir Alphabet, Microsoft, Amazon, Meta et Oracle dissimulent actuellement 1 650 milliards de dollars de dettes liées à l'IA. Cette somme colossale n'apparaît pas dans leurs bilans comptables traditionnels et dépasse même leur dette officielle, qui s'élève à 1 350 milliards de dollars. Selon une étude de Nikkei, ce montant occulte a été multiplié par huit en l'espace de quatre ans.

    À titre d'exemple, la dette hors bilan de Meta atteint à elle seule environ 420 milliards de dollars, soit près du triple de sa dette déclarée, tandis qu'Oracle s'est engagé sur environ 260 milliards de dollars de futurs contrats de location et que Nvidia cumule 119 milliards de dollars d'obligations d'achat.

    Ces montants comprennent certaines estimations. De plus, ces entreprises, à l’exception d’Oracle, doivent publier leurs résultats du deuxième trimestre à partir du 22 juillet 2026, ce qui signifie que ces chiffres pourraient encore augmenter. Tout cet argent sert principalement à financer l'essor fulgurant des centres de données à l'entraînement et à l'inférence des modèles, une industrie qui devrait dépenser plus de 3 000 milliards de dollars d'ici à 2028.

    L'ingénierie financière au cœur des infrastructures destinées à l'IA

    Ces sommes colossales servent à anticiper et financer la construction de centres de données destinés à l'IA. Les entreprises technologiques concluent souvent des contrats de location avec des opérateurs de centres de données afin de limiter les coûts initiaux. Selon les spécialistes, certains de ces accords prévoient que l’opérateur fournisse le terrain, les bâtiments et les installations électriques, etc., que l’entreprise technologique loue à long terme.

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    Conformément aux règles comptables, les processeurs graphiques (GPU) et les serveurs faisant l’objet de contrats à long terme qui n’ont pas encore été livrés, ainsi que les contrats de location portant sur des centres de données qui ne sont pas encore opérationnels, sont traités comme des éléments hors bilan. Les entreprises ne font pas apparaître ces dettes futures dans leur bilan, mais dans les notes annexes à leurs états financiers trimestriels.

    C'est une pratique parfaitement légitime au regard des règles comptables, mais qui peut rendre difficile l’identification des risques par les investisseurs particuliers. Le centre de données Hyperion de Meta, un grand projet situé en Louisiane, illustre parfaitement ce mécanisme : Meta et la société de gestion d'actifs d'investissement alternatifs Blue Owl Capital (OWL) ont investi dans une structure séparée qui a contracté 27 milliards de dollars de dettes.

    Bien que Meta soit l'unique locataire de cette infrastructure, l'entreprise ne comptabilise pas cette dette, justifiant qu'elle n'est pas tenue de trouver de nouveaux locataires en cas de départ. En parallèle, Alphabet, Amazon et Microsoft cumulent un carnet de commandes de services de cloud computing d'une valeur de 1 450 milliards de dollars pour des services qui n'ont pas encore été rendus. Certains acteurs commencent à tirer la sonnette d'alarme.

    De même, Oracle mène un gigantesque projet de centre de données baptisé « Stargate », en collaboration avec OpenAI, en recourant à des contrats de location avec des opérateurs externes. Sa dette cachée s’élevait à 273,3 milliards de dollars à la fin du mois de mai, soit une multiplication par plus de 30 en quatre ans.

    Un mécanisme de financement « opaque » rappelant l'ère Enron

    Cette mécanique financière rappelle les méthodes comptables qui ont provoqué la faillite retentissante d'Enron il y a vingt-cinq ans. Cette entreprise est tristement célèbre pour avoir orchestré l'une des plus grandes fraudes comptables de l'histoire. Enron utilisait des entités ad hoc pour soustraire ses dettes et ses actifs toxiques de son bilan, convainquant ainsi les investisseurs et les créanciers de sa stabilité tout en dissimulant ses passifs galopants.

    Cependant, l'industrie de l'IA, en particulier Nvidia, rejette toute similitude avec Enron. En effet, à l'inverse des pratiques frauduleuses de l'époque, l'utilisation actuelle de ces véhicules d'investissement spéciaux est strictement légale et encadrée par des règles de divulgation financière plus rigoureuses.

    Ces dettes proviennent surtout de contrats à long terme signés avec des opérateurs ; elles n'entreront en vigueur que lorsque les centres de données deviendront opérationnels. Les dirigeants du secteur se veulent d'ailleurs rassurants, à l'image du PDG d'AWS, Matt Garman, qui assure que ces investissements massifs ne relèvent pas de la « spéculation ». L'industrie s'appuie de plus en plus sur ces mécanismes, suscitant l'inquiétude des analystes.

    Morgan Stanley a analysé la question en détail dans un rapport destiné aux investisseurs, tandis que l’agence de notation Moody’s a également souligné, dans un rapport publié en février, que les engagements financiers liés aux contrats de location qui n’ont pas encore débuté connaissaient une croissance exponentielle.

    La bulle spéculative de l'IA est porteuse d'un risque systémique

    Malgré sa légalité, cette comptabilité masque la réalité de la situation aux yeux des investisseurs, qui ne perçoivent dans les rapports officiels que moins de la moitié du véritable effet de levier de ces géants technologiques dans lesquels ils investissent. Le point de bascule se produira lorsque ces centres de données seront mis en service, car les contrats de location basculeront alors immédiatement et officiellement dans les bilans des entreprises.

    Les entreprises technologiques s’attendent à ce que leurs bénéfices futurs dépassent ces dettes colossales. Si la demande réelle pour les services et produits d'IA s'avère inférieure aux attentes, ces géants de la technologie devront tout de même payer pour une puissance de calcul excédentaire et sans clients, ce qui ferait chuter la valeur des installations et frapperait de plein fouet les prêteurs et assureurs. La bulle de l'IA risquerait alors d'éclater.

    Le risque est pris très au sérieux par les marchés : S&P a déjà abaissé la note de crédit d'Oracle, et Moody's et Morgan Stanley ont tiré la sonnette d'alarme face à cet endettement systémique. Face au spectre d'une bulle dans le secteur, le consultant en comptabilité Tom Selling s'inquiète de la solidité de ces entreprises : « et si l'une de ces entreprises n'était qu'un château de cartes, se maintenant artificiellement grâce à ce traitement comptable ? »

    Les montants projetés pour construire cette infrastructure mondiale sont vertigineux, bien que les différentes prévisions n'incluent pas toujours exactement les mêmes paramètres d'analyse. Le financement par emprunt dans le secteur deviendra un marché du crédit de plusieurs milliers de milliards de dollars, avec un encours de dette qui dépasse les 7 000 milliards de dollars d’ici 2029, une évolution qui inquiète de nombreux experts financiers.

    Le FMI s'inquiète du niveau d'endettement croissant de l'industrie

    Tobias Adrian, directeur du département des marchés monétaires et des capitaux au FMI, s'est montré plus préoccupé par l'endettement des entreprises que par une éventuelle bulle de l'IA lors de la réunion annuelle des banques centrales européennes. « Ce qui est particulièrement préoccupant du point de vue de la stabilité financière, c’est que les grandes entreprises technologiques commencent elles-mêmes à recourir à l’endettement », a-t-il déclaré.

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    Il existe un risque de décalage entre la durée des actifs physiques et celle de la dette. Un décalage de maturité survient lorsque les entreprises recourent à la dette à court terme pour financer des actifs à long terme. Ici, la crainte provient du fait que les entreprises investissent dans des équipements qui pourraient perdre de la valeur avant le remboursement de la dette en raison de circonstances imprévues dans un secteur technologique en évolution rapide.

    Dans le pire des cas, le financement s’épuise avant que les entreprises ne génèrent des bénéfices suffisants pour justifier les dépenses initiales. Pour l’instant, les investisseurs n’hésitent pas à débloquer des fonds pour les entreprises spécialisées dans l’IA, mais des signes de ralentissement commencent à apparaître.

    Une analyse de J.P. Morgan publiée en mai indiquait que 60 % de la capacité des centres de données dont l’achèvement est prévu d’ici 2027 n’en est toujours pas au stade de la construction. Et environ 7 % ont pris du retard. L'opposition croissante provoque également la suspension de certains projets. Pendant ce temps, la demande d’obligations d’entreprise dans le secteur de l’IA est en pleine effervescence, avec une véritable frénésie d’emprunt en cours.

    Le mois dernier, Alphabet a annoncé qu’il levait 85 milliards de dollars pour financer le développement de l’IA. Les géants de l’IA tels qu’Amazon, Alphabet, Meta, Microsoft et Oracle ont émis 159 milliards de dollars d’obligations d’entreprise au cours des cinq premiers mois de 2026. Cette somme colossale dépasse le total des emprunts contractés par ces entreprises au cours des cinq dernières années, selon la société de services financiers Dealogic.

    Se dirige-t-on vers l'éclatement de cette bulle spéculative de l'IA ?

    À l'heure actuelle, le succès de l'IA générative repose sur son immense pouvoir de séduction auprès de cadres et de dirigeants déconnectés du travail réel. Les modèles de langage sont capables de simuler le travail accompli, flattant l'ego des managers en ne refusant jamais aucune directive, aussi absurde soit-elle. Selon l'analyste Edward Zitron, les dirigeants imposent une technologie extrêmement coûteuse simplement parce que la concurrence le fait.

    L'analyste confirme un constat : l'IA n'est actuellement pas viable sur le plan économique, à l'exception de quelques acteurs très spécifiques. Nvidia est l'un des rares véritables bénéficiaires de cette course technologique. Le fabricant de puces et les entreprises de construction s'enrichissent en profitant de « l'exubérance irrationnelle » qui pousse les géants du cloud à investir des sommes colossales dans la construction massive de centres de données.

    Edward Zitron estime que c'est précisément ce climat de mépris et d'épuisement qui s'apprête à détruire l'industrie de l'intérieur. Face à la maltraitance de leurs dirigeants, les employés révoltés ont commencé à exprimer leur mécontentement. Pour l'analyste, l'IA coûte trop cher et n'est rentable pour personne.

    Et vous ?

    Quel est votre avis sur le sujet ?
    Que pensez-vous de la croissance rapide du niveau d'endettement du secteur de l'IA ?
    Nvidia apparaît comme le garant d'une industrie hautement déficitaire. Pourra-t-il tenir ce rôle pendant encore longtemps ?

    Voir aussi

    La nouvelle phase du boom de l'IA est financée non seulement par des capitaux à risque, mais aussi par la dette, ce qui pourrait provoquer un désastre si la demande pour les services d'IA ne suit pas

    Nvidia est-il le prochain Enron ? La nature circulaire de ses accords dans l'IA ébranle la confiance des investisseurs et suscite des comparaisons, mais Nvidia rejette toute similitude avec Enron

    Le boom des infrastructures informatiques destinées à l'IA, évalué à 11 000 milliards de dollars, pourrait laisser Wall Street avec un marché de la dette de 7 000 milliards de dollars sur les bras

  9. #569
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    Par défaut Comment Trump pourrait-il “forcer” ?
    Je suis très loin de connaître la finance. Certains d'entre les posters sur ce fil de conversation semblent compétents, alors je pose la question suivante (-: sollicitant leur intelligence naturelle, pour changer !) : considérant que Trump est : et un délinquant, et prêt à tout pour “gagner et - ou faire gagner”, comment pourrait-il “forcer” la situation pour quelle passe au-delà de l'actuellement admissible ?

    Je l'imagine fouetter plus fort les opérateurs de la planche à billets, ou agir auprès des banques pour qu’elles retardent, par quelque moyen, ce qui a un moment aura paru inévitable, cet éclatement de la bulle.

    Je délire sûrement… mais dans l'hypothèse de cet éclatement, cet agité du bulbe ne restera sûrement pas de marbre ! Alors avez-vous des idées sur ce qu'il pourrait nous préparer ?

    Bien sûr, dans l'hypothèse où malgré ses efforts, la bulle éclate -> catastrophe économique mondiale -> guerre mondiale aux effets de bord (presque) inconnus !

    [TROLL] J'ai posé la question suivante à l'IA Google : “Comment le site developpez.net attribue-t-il des étoiles aux participants ?”
    Après avoir affiché en haut "Recherche en cours…", La page indique depuis de très nombreuses minutes: "Réfléchit un peu plus longtemps…" !
    NB : réponse correcte en remplaçant participants par inscrits[/TROLL]

    EDIT : correction du titre + TROLL

  10. #570
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    Citation Envoyé par Mathis Lucas Voir le message
    Le boom des infrastructures informatiques destinées à l'IA, évalué à 11 000 milliards de dollars, pourrait laisser Wall Street avec un marché de la dette de 7 000 milliards de dollars sur les bras
    Un risque rarement évoqué est un gel des progrès technologiques pour amortir les investissements présents. L'apparition de module de calcul optiques en compétition frontale avec les GPU traditionnels (NVidia) pourrait être freinée par le poids de l'existant, alors qu'ils sont une solution à la course à la puissance électrique, par exemple.

    Il est par ailleurs déplaisant en tant qu'investisseur de constater les investissements circulaires pratiqués dans le secteur. Bien que ce soit compréhensible et probablement légal, ça donne un peu l'impression d'être confiné dans une pièce avec un petit groupe de personnes, toujours les mêmes. Apres un certain temps, ça sent le pet.

  11. #571
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    un endettement à risque systémique qui rappelle l'ère Enron
    Malheureusement... Tout le monde a oublié l'affaire ENRON!!!

    ENRON, une des sociétés les mieux capitalisé à la bourse américaine en 2000...

    Enron était une entreprise américaine d'énergie qui a fait faillite en décembre 2001, provoquant l'un des plus grands scandales financiers de l'histoire. Ses dirigeants ont dissimulé des milliards de dollars de dettes et gonflé artificiellement leurs profits à l'aide de sociétés écrans, entraînant la perte de milliers d'emplois et la disparition du cabinet d'audit Arthur Andersen.
    Et comme les employés de ENRON étaient motivés à investir leur plan retraite dans des actions ENRON, les employés de ENRON ont non seulement perdu leur job mais également leur économies!!!

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