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  1. #101
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    Avatar de Patrick Ruiz
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    Par défaut Etude : « Les risques liés à l’intégration de l’IA dans les cursus scolaires l’emportent sur les avantages »
    « Les risques liés à l’intégration de l’IA dans les cursus scolaires l’emportent sur les avantages », selon un rapport qui soulève la problématique du retour ou non aux méthodes à base de crayon et de papier

    Selon une nouvelle étude menée par le Centre pour l'éducation universelle de la Brookings Institution, les risques liés à l'utilisation de l'intelligence artificielle générative dans l'éducation des enfants et des adolescents l'emportent actuellement sur les avantages. L’étude soulève la problématique plus large du retour ou non aux méthodes traditionnelles à base de crayon et de papier.

    Cette étude de grande envergure comprend des groupes de discussion et des entretiens menés auprès d'élèves de la maternelle à la terminale, de parents, d'enseignants et d'experts en technologie dans 50 pays, ainsi qu'une analyse documentaire portant sur des centaines d'articles de recherche. Elle a révélé que l'utilisation de l'intelligence artificielle dans l'éducation peut « nuire au développement fondamental des enfants » et que « les dommages qu'elle a déjà causés sont considérables », bien qu'ils soient « réparables ».

    En cela, elle s’aligne sur les conclusions de précédentes études selon lesquelles l’utilisation de l’intelligence artificielle a un mauvais impact sur les élèves. A mi-parcours de l’année précédente, une enseignante dresse un constat alarmant pour ce qui est de l’impact de l’impact de l’intelligence artificielle dans l’éducation. L'enseignante a exprimé une frustration profonde face à la détérioration des compétences fondamentales en lecture et en pensée critique chez ses élèves. Selon elle, une grande partie de la jeunesse actuelle manifeste un désintérêt marqué pour l'apprentissage traditionnel, préférant la gratification instantanée offerte par les écrans. Elle a noté que de nombreux adolescents peinent à comprendre des textes complexes et à mener des réflexions autonomes, des compétences pourtant essentielles à leur développement intellectuel et à leur future insertion professionnelle.

    Elle ne parle pas d'enfants en bas âge, mais d'adolescents. « Beaucoup d'enfants ne savent pas lire », dit-elle. « On leur a lu des choses... Ces enfants s'en moquent. Ils ne se soucient pas de faire une différence dans le monde. Ils ne se soucient pas de savoir comment rédiger un CV ou une lettre de motivation - parce que ChatGPT le fera pour eux ».

    Selon l’enseignante, les étudiants lèvent les yeux au ciel et « piquent des crises » lorsqu'on leur demande d'écrire à la main un paragraphe de base. « Nous parlons de cinq phrases », dit-elle, stupéfaite. « Ils deviennent vraiment... très indisciplinés ». Et les journées cinéma ? Ce n'est plus le cas. « Ils veulent un film en arrière-plan pour faire du bruit pendant qu'ils naviguent sur leur téléphone, mettent leurs écouteurs et regardent TikTok », explique-t-elle.

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    C’est la raison pour laquelle certains observateurs prônent un retour au stylo et au papier

    Certains parents choisissent de plus en plus de retirer leurs enfants des activités scolaires s’appuyant sur l'utilisation des appareils numériques fournis par l'école, tels que les Chromebooks et les iPads, au profit des méthodes d'apprentissage traditionnelles avec papier et crayon. Ce mouvement est principalement motivé par des préoccupations liées au temps excessif passé devant les écrans, aux distractions, aux maux de tête causés par les écrans ; en gros, à la mauvaise influence que l’exposition à la technologie est susceptible d’avoir sur leurs enfants. Le tableau anime le débat autour de la comparaison entre les technologies éducatives et les méthodes traditionnelles d’apprentissage.

    L'EdTech s'est lancée avec l'ambition de révolutionner les systèmes éducatifs traditionnels en y intégrant des technologies de pointe : intelligence artificielle, plateformes d'apprentissage en ligne, logiciels de gestion de classe et plus encore. Des entreprises comme Coursera, Khan Academy et Udemy, ainsi que de nouveaux systèmes d'apprentissage personnalisés, visaient à rendre l'éducation plus accessible. L'idée était que chaque élève, quel que soit son contexte géographique, financier ou scolaire, pourrait accéder aux mêmes ressources éducatives de haute qualité et bénéficier d'un apprentissage adapté à son rythme et à ses besoins.

    Pourtant, si l’EdTech a indéniablement permis des avancées, le bilan général reste mitigé. De nombreux obstacles ont empêché la vision initiale de se concrétiser pleinement : inégalités d’accès, difficultés d’implémentation, et résultats éducatifs décevants en tête de liste.

    Une situation que Jared Cooney Horvath souligne lorsqu'il soutient que la révolution EdTech n’a pas transformé l’éducation comme promis. Il critique l’illusion selon laquelle la technologie pourrait résoudre les problèmes de l'éducation et souligne que les résultats sont restés limités, voire contre-productifs. Horvath explique que l’éducation repose sur des relations humaines et une compréhension contextuelle, des aspects que la technologie ne peut remplacer. Pour lui, l’EdTech a échoué car elle a ignoré la nature profonde de l’apprentissage.


    De leur côté, Jon Haidt et Zach Rausch expliquent :

    « Lorsque les smartphones et les plateformes de médias sociaux ont envahi la vie des adolescents au début des années 2010, les écoles ont connu leur propre révolution numérique, les ordinateurs portables, tablettes et iPads 1-to-1 devenant des éléments de base dans les salles de classe du monde occidental (1-to-1 signifie un dispositif par élève). Dix ans plus tard, l'optimisme révolutionnaire s'estompe. Une étude de l'OCDE a montré que la plupart des technologies éducatives (EdTech) n'ont pas apporté les bénéfices académiques promis. Entre-temps, les résultats des tests mondiaux en mathématiques, en sciences et en lecture se sont effondrés. Ces tendances ont été exacerbées par la pandémie de COVID-19, mais elles ont commencé au début des années 2010, juste au moment où les appareils numériques ont été placés sur les bureaux des élèves

    « Dans The Anxious Generation, nous avons plaidé en faveur d'écoles sans téléphone. Nous avons fait valoir que ne pas se servir des téléphones du début à la fin des cours améliorerait les performances et la concentration des élèves, ainsi que la qualité de leurs relations personnelles (ce qui semble se produire, à une vitesse fulgurante, et avec des effets très positifs). Cependant, l'impact des technologies de l'éducation (EdTech) sur les résultats des élèves n'était pas clair pour nous. Depuis la publication de cet article, nous avons fait appel à d'éminents experts en la matière et nous publions à présent une série de billets pour répondre aux questions que se posent de nombreux éducateurs, parents et élèves : les technologies de l'éducation (EdTech) sont-elles réellement meilleures que les méthodes d'apprentissage traditionnelles ? Quand sont-elles utiles et quand les effets de distraction l'emportent-ils sur les avantages pédagogiques ? À quel âge (le cas échéant) les élèves devraient-ils commencer à utiliser les iPads et les Chromebooks en classe ? Et la prolifération soudaine des appareils 1-to-1 est-elle en partie responsable de la baisse globale des résultats aux examens au cours de la dernière décennie ?»

    Certains voient néanmoins l’intelligence artificielle comme vecteur de la plus grande transformation de l’histoire : des cours personnalisés de haute qualité dispensés sans frais

    Sal Khan, le fondateur et PDG de Khan Academy, en fait partie et pense que l’intelligence artificielle pourrait déclencher la plus grande transformation positive que l’éducation n’ait jamais connue. Sal Khan a une vision ambitieuse pour l’avenir de l’éducation : il imagine un monde où chaque élève aurait accès à un super tuteur IA personnalisé qui l’accompagnerait tout au long de son parcours éducatif, lui offrant une expérience d’apprentissage optimale. Il imagine également un monde où chaque enseignant aurait accès à un assistant pédagogique IA qui l’aiderait à gérer sa classe, à préparer ses cours, à évaluer ses élèves et à se former. Il espère ainsi contribuer à démocratiser l’éducation et à libérer le potentiel de chaque individu. Il pense que l’intelligence artificielle peut être un outil puissant pour réaliser cette vision, à condition qu’elle soit utilisée de manière responsable et équitable.


    C’est un positionnement qui fait écho à celui de Bill Gates. Le cofondateur de Microsoft, Bill Gates, a prédit que les chatbots IA pourraient apprendre aux enfants à lire : « Je pense que l'IA a le potentiel de faire une grande différence dans l'éducation », a estimé Gates. « L'un des domaines dans lesquels je suis le plus enthousiasmé par l'IA est l'éducation de la petite enfance. Je pense que les chatbots IA pourraient être vraiment utiles pour apprendre aux enfants à lire ». Gates a souligné que de nombreux enfants ont du mal à apprendre à lire et que cela peut avoir un impact durable sur leurs performances scolaires. Il a déclaré que les chatbots IA pourraient être utilisés pour fournir des instructions personnalisées aux enfants en difficulté, et que cela pourrait les aider à rattraper leurs pairs.

    « Au début, nous serons très étonnés de voir à quel point cela aide à la lecture - être un assistant de recherche en lecture - et vous donner des commentaires sur l'écriture », a déclaré Gates.

    Historiquement, l'enseignement des compétences en écriture s'est avéré être une tâche incroyablement difficile pour un ordinateur, a noté Gates. Lorsque les enseignants donnent leur avis sur les essais, ils recherchent des caractéristiques telles que la structure narrative et la clarté de la prose. Il s'agit là d'un « exercice hautement cognitif » qui est « difficile » à reproduire dans le code pour les développeurs, selon Gates.

    Cependant, la capacité des chatbots IA à reconnaître et à recréer des changements de langage de type humain change cette dynamique, selon les partisans.

    Source : Rapport : " Brookings Research, a new direction for students in an AI world: Prosper, prepare, protect"

    Et vous ?

    Que pensez-vous des propos de la professeure ? Les trouvez-vous crédibles ou pertinents ?

    Avez-vous l'impression d'observer le même phénomène dans votre pays ?

    Faut-il envisager une « désintoxication numérique » (digital detox) obligatoire à l'école ou à la maison pour les jeunes ? Quelles en seraient les modalités et les limites ?

    Comment sensibiliser efficacement les parents à l'importance de la lecture et à une gestion plus encadrée du temps d'écran de leurs enfants ?

    Quelles initiatives l'école peut-elle mettre en place pour mieux collaborer avec les familles et les accompagner dans l'éducation numérique de leurs enfants ?

    Comment l'éducation peut-elle intégrer les outils d'IA comme ChatGPT de manière bénéfique, plutôt que de les percevoir uniquement comme des outils de triche ?

    Le système éducatif actuel est-il adapté aux réalités des générations nées avec le numérique ? Faut-il repenser les programmes, les méthodes pédagogiques et les modes d'évaluation ?

    Comment valoriser davantage la profession enseignante pour attirer et retenir les talents, et leur donner les moyens de faire face à ces nouveaux défis ?
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  2. #102
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    Citation Envoyé par Patrick Ruiz Voir le message
    L'enseignante a exprimé une frustration profonde face à la détérioration des compétences fondamentales en lecture et en pensée critique chez ses élèves. Selon elle, une grande partie de la jeunesse actuelle manifeste un désintérêt marqué pour l'apprentissage traditionnel, préférant la gratification instantanée offerte par les écrans. Elle a noté que de nombreux adolescents peinent à comprendre des textes complexes et à mener des réflexions autonomes, des compétences pourtant essentielles à leur développement intellectuel et à leur future insertion professionnelle.
    Je trouve à la fois son constat inquiétant et bénéfique, les élèves se détournent du système d'humiliation qu'est le système scolaire.
    Quant à penser que la compréhension de texte complexe et la réflexion autonome sont des compétences essentielles du monde du travail montre que ça fait bien longtemps qu'elle n'est pas allé travailler dans l'industrie. Et c'est encore plus drastique depuis que l'IA est démocratisée.
    Ces enfants s'en moquent. Ils ne se soucient pas de faire une différence dans le monde. Ils ne se soucient pas de savoir comment rédiger un CV ou une lettre de motivation - parce que ChatGPT le fera pour eux ».
    Et ils ont bien raison!
    On est dans un monde où en entretien on cherche la perle rare pour, à la fin, lui demander de rentrer à dans le moule et d'obéir.
    Quant aux lettres de motivation, elles sont obsolètes depuis au moins 20 ans, donc les faire écrire par une IA n'a rien de problématique. Combien de RH les lisent?
    Selon l’enseignante, les étudiants lèvent les yeux au ciel et « piquent des crises » lorsqu'on leur demande d'écrire à la main un paragraphe de base. « Nous parlons de cinq phrases », dit-elle, stupéfaite. « Ils deviennent vraiment... très indisciplinés ». Et les journées cinéma ? Ce n'est plus le cas. « Ils veulent un film en arrière-plan pour faire du bruit pendant qu'ils naviguent sur leur téléphone, mettent leurs écouteurs et regardent TikTok », explique-t-elle.
    Quels films leur montrez vous?
    Que faites vous pour les préparer? etc
    J'ai un pote qui a accompagné une classe de préados au cinéma. Il s'est dit que ça serait l'enfer, ça a été le bordel jusqu'à ce que la lumière s'éteigne. Après, silence complet. Et après le film ils ont été obligé d'interrompre l'échange parce qu'ils voulaient discuter de la situation. Un groupe d'élève s'est organisé pour pouvoir continuer l'échange en dehors heures de cours.
    Une situation que Jared Cooney Horvath souligne lorsqu'il soutient que la révolution EdTech n’a pas transformé l’éducation comme promis. Il critique l’illusion selon laquelle la technologie pourrait résoudre les problèmes de l'éducation et souligne que les résultats sont restés limités, voire contre-productifs. Horvath explique que l’éducation repose sur des relations humaines et une compréhension contextuelle, des aspects que la technologie ne peut remplacer. Pour lui, l’EdTech a échoué car elle a ignoré la nature profonde de l’apprentissage.
    La grosse erreur dans l'analyse est de voir les élèves comme un masse homogène.
    Repensez à vos camarades de classe à l'époque, il y avait qui avait des résultats qui dépendent plus du prof que de la matière, il y avait l'absent permanent qui récupérait les notes de cours et défonçait tout, il y avait le gars qui ne bossait jamais à la maison mais qui performait quand même etc.
    Les élèves n'ont pas tous les mêmes besoins, l'optimisation n'est alors pas de mettre tout le monde dans le même moule mais de proposer la bonne forme pour chaque élève.
    En deux cours de soutien avec des cancres ils sont passés de notes inférieures à 5 à des notes supérieures à 15. Comment? J'ai regardé certaines de leurs copies et je les fait travailler sur leur problème. Pourtant je n'ai pas su aider les élèves suivants - ma méthode ne fonctionnait pas pour eux.
    les technologies de l'éducation (EdTech) sont-elles réellement meilleures que les méthodes d'apprentissage traditionnelles ? Quand sont-elles utiles et quand les effets de distraction l'emportent-ils sur les avantages pédagogiques ? À quel âge (le cas échéant) les élèves devraient-ils commencer à utiliser les iPads et les Chromebooks en classe ? Et la prolifération soudaine des appareils 1-to-1 est-elle en partie responsable de la baisse globale des résultats aux examens au cours de la dernière décennie ?»
    des vraies questions interressantes.
    Sal Khan, le fondateur et PDG de Khan Academy, [...]
    C’est un positionnement qui fait écho à celui de Bill Gates. Le cofondateur de Microsoft
    Des gens dont l'expertise sur l'apprentissage est absente
    Que pensez-vous des propos de la professeure ? Les trouvez-vous crédibles ou pertinents ?
    Le constat du changement est une réalité.
    Ils n'ont pas été formés à gérer ce changement, voir on les a formater à ne pas s'adapter à ça.
    Souvent des bons élèves bien adaptés au système scolaire, à qui on apprend que ce qui leur convenait bien est la solution. On finit par des profs maltraitants sans même s'en rendre compte ou incapable de trouver une solution.
    Faut-il envisager une « désintoxication numérique » (digital detox) obligatoire à l'école ou à la maison pour les jeunes ? Quelles en seraient les modalités et les limites ?
    Cette focalisation sur les jeunes est une énorme erreur, nous devrions tous envisager cette désintoxication. Il n'y a pas que les élèves que ça rend plus con
    Comment sensibiliser efficacement les parents à l'importance de la lecture et à une gestion plus encadrée du temps d'écran de leurs enfants ?
    En la mettant en pratique dans la quotidien.
    En la rendant pratique.
    En retirant cet aspect mythique et élitiste de la lecture et de l'écriture.
    Comment l'éducation peut-elle intégrer les outils d'IA comme ChatGPT de manière bénéfique, plutôt que de les percevoir uniquement comme des outils de triche ?
    Je me souviens d'un prof de maths qui nous avait montré que nos calculatrices n'étaient pas si infaillibles que ça.
    Que dans certaines situations elles nous mènent tous à l'erreur alors que la manipulation manuelle était facile. 30 ans plus tard je me souviens encore du message.
    Le système éducatif actuel est-il adapté aux réalités des générations nées avec le numérique ? Faut-il repenser les programmes, les méthodes pédagogiques et les modes d'évaluation ?
    Le système éducatif n'a jamais été adapté aux réalités d'aucune génération, numérique ou non.
    Le système éducatif est incapable d'évoluer.
    Comment valoriser davantage la profession enseignante pour attirer et retenir les talents, et leur donner les moyens de faire face à ces nouveaux défis ?
    Il faut les reconnaitre à leur juste valeur : ils créent notre avenir.
    Il faut leur apprendre à s'adapter à toutes les situations, les former en continu aux avancées de la recherche, de la société etc
    Il faut aussi commencer à reconnaitre le travail qu'ils font en dehors des heures de cours.

  3. #103
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    De toute façon les agents conversationnel sont la et vont le rester. Même si c'était interdit dans l'école, rien n’empêche les élèves de l'utiliser en dehors (et ils les utilisent en masse comme les adultes).
    Cela à déjà rendu les devoirs du soirs inutile.


    Perso je trouve l'ia bien au contraire un formidable outil pour apprendre. Il nécessite par contre une bonne maitrise du modèle utilisé pour éviter les biais. L'ia a notamment tendance a valider tous pour faire plaisir à l'utilisateur.
    C'est une qualité, dans le sens ou l'ia essaye toujours d'encourager la personne avec du positif et n'essaye jamais de le descendre, ca motive pour persévérer.
    Mais c'est a trop haute dose sur la plupart des modeles et je suis obligé de tous vérifier et souvent j'écris des contraires/choses aberrante pour voir si il suit ou pas et parfois il valide

    Quelques astuces que j'utilise:
    Au lieu de demander par exemple
    "Mon raisonnement est-il correct ?"

    Il faut demander plutôt:
    "Cherche les failles dans mon raisonnement."
    "Quels sont les arguments les plus solides contre cette idée ?"

    je présente deux versions opposées comme:
    "Le télétravail augmente la productivité."
    Puis :
    "Le télétravail diminue la productivité."


    En jouant des roles, l'ia est, plus objectives quand on lui demande "c'est pour un amis/collègues" ou encore
    "Réponds comme un partisan puis comme un expert sceptique."
    La France est un pays qui redistribue tout sauf de l'espoir.

  4. #104
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    Par défaut si si, c'est grave en fait
    L'IA c'est juste la dernière pierre en date à un édifice de destruction de la formation des jeunes.

    Les techniques de neuromarketing qui ont infusé à travers toutes les applications utilisées par la jeunesse, en piratant notre système de récompense (gratification immédiate, systèmes type lootbox ...), ont crée une culture du moindre effort comme un trouble du développement normal de l'enfant. Avec l'IA qui "fait tout", c'est l'apogée.

    De plus, l'addiction aux écrans (plus de 6h/j en ordre de grandeur) pour la jeunesse, soit plus que le temps scolaire, a volé leur temps de cerveau de tâches formatrices au profit de contenu de faible qualité.

    Anecdotes : je n'y croyais pas, mais une amie enseignante chercheuse en master m'a expliqué qu'entre autres, certains de ses élèves (master), ne savaient plus lire l'heure. (analogique)

    Je n'y croyais pas, mais en en parlant au boulot, une collègue millénaire (bac +3) m'a avoué qu'elle ne savait plus vraiment lire l'heure et que c'était une honte de sa génération.

    En discutant avec elle, elle exprime la même question que les élèves : pourquoi faire l'effort de quelque chose dont elle n'a pas l'usage ? Elle m'a aussi avoué qu'elle ne lisait pas (de livres) et qu'elle avait constaté une difficulté à s'exprimer car elle n'avait plus les mots.

  5. #105
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    Citation Envoyé par Fagus Voir le message
    une culture du moindre effort comme un trouble du développement normal de l'enfant
    Je pense que la culture du moindre effort est loin d'être un trouble du développement, en tout cas si on vise un objectif acceptable.
    C'est une culture que j'utilise régulièrement, et si tu vise un objectif suffisamment élevé alors elle te contraint à bien choisir ton chemin et donc à percevoir les paramètres les plus influents et bien évaluer quel chemin les exploite au mieux.
    Et j'ai traversé quasiment toutes mes études avec cette méthode, ma conclusion est que ce n'est pas le travail intensif qui est le plus efficace (il faut bien choisir les matières, le profs et les examens à favoriser).
    certains de ses élèves (master), ne savaient plus lire l'heure. (analogique)
    En quoi est ce choquant?
    L'essentiel des outils qui nous donnent l'heure le font de façon numérique, la lecture de l'heure analogique est bien moins primordiale que dans ma jeunesse.
    En discutant avec elle, elle exprime la même question que les élèves : pourquoi faire l'effort de quelque chose dont elle n'a pas l'usage ? Elle m'a aussi avoué qu'elle ne lisait pas (de livres) et qu'elle avait constaté une difficulté à s'exprimer car elle n'avait plus les mots.
    Je pense qu'on reste encore très focalisé sur la lecture (qui reste une compétence essentielle) et que d'autres sources permettent d'entretenir un vocabulaire conséquent, Youtube contient pas mal de vidéos qui vont au fond des choses et qui utilisent nécessairement un vocabulaire riche (mais il ne faut, en effet, pas se contenter des vidéos de vulgarisation et du divertissement de base ou probablement éviter des les regarder en accéléré).
    Pour les vidéos je trouve que les conférences sont des sources intéressantes, notamment celle de philo où la personne amène parfois des concepts qui nécessitent un vrai travail de post traitement pour le saisir (et qui souvent demandent de creuser au delà de la conférence)

    Mais je veux dire, aujourd'hui, qui est encore capable de faire un calcul d'éléments finis, le plan d'une pièce complexe manuellement.
    90% des concepteurs et projeteurs le font au quotidien mais ne sauraient plus le faire à la main.

  6. #106
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    Par défaut Des étudiants de par le monde utilisent des lunettes connectées pour tricher aux examens
    Des étudiants de par le monde utilisent des lunettes connectées pour tricher aux examens. Des observateurs estiment qu’un retour des oraux s’impose pour contrer cette tendance de tricherie avec l’appui de l’IA

    Des étudiants de par le monde utilisent des lunettes connectées pour tricher aux examens. En toile de fond, il s’agit de mise à contribution de l’intelligence artificielle (au travers du support que représentent lesdites lunettes) à des fins de tricherie. Des observateurs et intervenants de la filière de l’éducation suggèrent de revenir aux méthodes classiques d’évaluation comme les oraux ou les examens uniquement en présentiel avec appareils numériques interdits.


    À deux reprises le mois dernier, des candidats sud-coréens passant un examen destiné à évaluer leur niveau d'anglais – dont les résultats servent souvent de critère de recrutement – ont été surpris en train d'utiliser des lunettes connectées.

    À Taïwan, un étudiant passant l'examen d'entrée d'une grande faculté de médecine a été découvert avec des lunettes connectées après que les surveillants ont remarqué qu'il fixait l'épreuve d'une manière étrange ; une inspection a par la suite révélé que le cadre dégageait de la chaleur.

    Lors du redoutable examen annuel d’entrée à l’université en Chine, qui s’est déroulé au début du mois – et auquel se présentent chaque année plus de 10 millions de candidats –, les autorités ont exigé le contrôle de toutes les lunettes. Au Royaume-Uni, le directeur de l’organisme de surveillance des examens en Angleterre a averti au début du mois que les lunettes dotées d’intelligence artificielle et les appareils connectés tels que les écouteurs intra-auriculaires pourraient aggraver la tricherie lors des examens.

    Pour contrer cette tendance, Stephen Dobson, professeur et doyen de la faculté d'éducation et des arts à l'université CQUniversity en Australie, propose de revenir aux examens oraux à l'ère de l'IA générative et autres ChatGPT

    « Ce type d'examen oral est une forme d'évaluation pédagogique qui a fait ses preuves. Il n'est pas nécessaire de s'asseoir dans une salle d'examen ni de craindre les accusations de plagiat ou les inquiétudes des étudiants qui soumettent des essais générés par un chatbot d'IA. L'intégrité est garantie à 100 %, d'une manière juste, fiable et authentique », a déclaré le professeur Dobson dans un article.

    Le scénario pourrait être le suivant : « vous êtes un étudiant et vous entrez dans une salle ou une réunion Zoom. Un jury d'examinateurs, qui a lu votre essai ou visionné votre performance, attend à l'intérieur. Vous répondez à une série de questions qui visent à évaluer vos connaissances et vos compétences. Vous quittez la salle. Les examinateurs examinent ensuite la note préliminaire de l'examen oral préalable et déterminent s'il y a lieu de l'ajuster à la hausse ou à la baisse. Vous êtes rappelé pour recevoir votre note finale ». Cette forme d'évaluation peut paraître à priori banale, mais dans la pratique, elle pourrait être difficile à mettre en œuvre.

    Les examens oraux ont été un élément essentiel de l'enseignement universitaire pendant des siècles. Ils offrent aux étudiants une occasion unique de démontrer leurs connaissances et leur compréhension d'un sujet dans un contexte de face-à-face. Contrairement aux examens écrits, les examens oraux permettent aux étudiants d'expliquer leur processus de réflexion et leur raisonnement, et d'engager un dialogue avec leur examinateur. Cela peut être particulièrement bénéfique pour les étudiants qui ont du mal à s'exprimer à l'écrit ou qui ont des difficultés à s'exprimer par écrit. Mais l'examen oral a connu un déclin à partir des années 1700.

    Les universités avaient alors commencé à se tourner vers les évaluations écrites. L'examen des épreuves écrites était également un processus silencieux et donnait aux examinateurs suffisamment de temps pour noter dans le confort de leur propre maison. Cela dit, selon certains experts, bien que l'évaluation orale puisse sembler plus efficace et plus rentable, elle a un coût. Les évaluations écrites ne permettent pas de comprendre le processus de réflexion et le raisonnement d'un étudiant comme le font les examens oraux. En outre, ils estiment que les examens écrits ne permettent pas non plus le même niveau d'interaction entre l'étudiant et l'examinateur.

    Dobson pense que les choses sont devenues encore plus problématiques ces dernières années lorsque l'utilisation de l'IA et des chatbots d'IA a conduit des universités à abandonner les examens oraux au profit d'examens écrits qui peuvent être notés automatiquement. L'utilisation de l'IA pour la notation des évaluations a suscité des inquiétudes quant à la précision et à l'équité du processus de notation. Bien que ces technologies aient beaucoup progressé ces dernières années, elles sont toujours sujettes à des erreurs et à des biais. C'est un problème dans les matières qui nécessitent une évaluation subjective, comme la littérature ou la philosophie.

    Pour ces raisons, et bien d'autres encore, Dobson pense que les universités devraient revenir aux examens oraux à l'ère de l'IA générative et de ChatGPT. Si l'IA et les chatbots peuvent être des outils utiles pour automatiser certaines tâches, le professeur affirme que ces technologies ne devraient pas remplacer l'élément humain de l'éducation. Selon lui, les examens oraux offrent une occasion unique aux étudiants de s'engager avec leurs examinateurs et de démontrer leur compréhension d'un sujet d'une manière qui ne peut pas être reproduite par l'IA ou les chatbots. Dobson ajoute que les examens oraux éliminent d'emblée tous les risques de tricherie.

    « Ce qui est intéressant, c'est que de mon expérience, je n'ai jamais rencontré de cas de tricherie : des élèves imitant le travail effectué par d'autres, dissimulant des feuilles de papier dans leurs vêtements ou écrivant sur leurs avant-bras », a-t-il écrit dans son article d'opinion publié cette semaine dans le média indépendant en ligne et sans but lucratif The Conversation. Bien entendu, dans son article, l'universitaire précise que la mise en œuvre d'examens oraux à l'ère moderne présente des difficultés. Selon lui, ils nécessitent plus de temps et de ressources que les examens écrits et peuvent être plus difficiles à administrer à grande échelle.

    Toutefois, il pense que les avantages des examens oraux l'emportent sur ces difficultés. « Ils fournissent une évaluation plus précise et plus juste des connaissances et de la compréhension d'un étudiant, et ils contribuent à développer la pensée critique et les compétences de communication qui sont essentielles dans le monde dans lequel nous vivons aujourd'hui », a déclaré Dobson.


    Intelligence artificielle: simple outil de résolution de problèmes comme la calculatrice ?

    Certains acteurs du domaine de l'enseignement sont d’avis que l’IA est un outil de résolution de problèmes comparable à une calculatrice. À ce titre, ils estiment qu'il ne devrait pas y avoir d'inconvénients à ce que les apprenants l'utilisent dans le cadre de leurs devoirs ou évaluations. Certains enseignants ont même adopté une politique d'utilisation ouverte de ChatGPT pour leurs apprenants. Toutefois, d'autres mettent en garde contre les effets négatifs. Megan Fritts affirme que « considérer les chatbots comme un outil de résolution de problèmes comme les autres est une comparaison erronée », en particulier dans le cas des sciences humaines.

    « À ce stade, les apologistes des LLM en salle de classe devraient être embarrassés. Les étudiants ne se contentent pas d'utiliser ce matériel comme un outil de résolution de problèmes ou toute autre connerie, ils l'utilisent pour oublier comment parler. Il est impossible d'être suffisamment pessimiste à ce sujet », a déclaré Megan Fritts. Elle pense que l'utilisation de l'IA par les étudiants pourrait avoir des conséquences graves sur leurs capacités intellectuelles.

    En bref, les calculatrices permettent de réduire le temps nécessaire pour résoudre des opérations mécaniques auxquelles les étudiants ont déjà appris à produire une seule solution correcte. À l'inverse, Megan Fritts a déclaré que « l'objectif de l'enseignement des sciences humaines n'est pas de créer un produit, mais de façonner les gens en leur donnant la capacité de penser à des choses auxquelles ils ne seraient pas naturellement amenés à penser ».

    « L'objectif est de créer des esprits libérés, des personnes libérées, et décharger la réflexion sur une machine, par définition, ne permet pas d'atteindre cet objectif », a-t-elle déclaré. Et au-delà de la tricherie sur les copies, Megan Fritts affirme que les étudiants ont, en général, compromis leur capacité de réflexion et qu'ils l'ont remarqué. Cela se traduit notamment par les problèmes d'inattention et les difficultés à réfléchir sur des problèmes, même triviaux.

    Megan Fritts affirme que l'addiction à la technologie a affecté la capacité générale des étudiants à interagir avec l'information. Entre-temps, certains enseignants revenus au papier et au crayon pour lutter contre l'utilisation de ChatGPT lors des devoirs. Toutefois, de nombreux enseignants sont fatigués d'essayer de lutter contre ce qui semble inévitable. Ils appellent les autorités chargées de l'enseignement à prendre les mesures adéquates.

    Sources : CNN, Reuters

    Et vous ?

    Êtes-vous d’accord avec les observateurs et intervenants de la filière de l’éducation qui suggèrent de revenir aux méthodes classiques d’évaluation comme les oraux ou les examens uniquement en présentiel avec appareils numériques interdits ?
    Partagez-vous plutôt l’avis de ceux qui pensent que les évaluations doivent se faire avec l’utilisation de l’intelligence artificielle autorisée et que ce sont plutôt les méthodes d’évaluation qui doivent évoluer pour tenir compte de cette donne ?

    Voir aussi :

    Un enseignant adopte une politique d'utilisation ouverte du chatbot ChatGPT pour ses étudiants et relance le débat sur la question de savoir s'il faut « bannir ou s'adapter » à l'IA

    Les étudiants qui utilisent l'IA sont moins productifs et ont peu de chances de réussir à l'avenir, car l'IA générative encourage la tricherie et rend paresseux et incompétent, selon une étude

    99% des étudiants utilisent les IA génératives pour diminuer leur temps de travail, et 51% constatent qu'ils auraient du mal à se passer de ChatGPT, mais est-ce une bonne chose ?
    Contribuez au club : Corrections, suggestions, critiques, ... : Contactez le service news et Rédigez des actualités

  7. #107
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    Sans utiliser d'IA, en croisant avec les résultats tout le long du cursus (sur 1 ou plusieurs années) on peut déjà voir si la personne est quelqu'un qui travaille régulièrement sera relativement constant (même s'il y a toujours des exceptions).

    Sinon les élèves pourraient êtres "taggés" par matière et année : niveau de travail fourni, alphabétisation, aisance orale, logique, compréhension, absentéisme, environnement familial, évènement familial (un décès d'un proche est une raison de changements chez un élève), ...
    En dehors de la partie évaluation, cela générerait peut être un meilleur un meilleur accompagnement, les regrouper dans des classes/groupes pour les aider à s'améliorer par exemple.

  8. #108
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    Citation Envoyé par totozor Voir le message
    Je pense que la culture du moindre effort est loin d'être un trouble du développement, en tout cas si on vise un objectif acceptable.
    C'est une culture que j'utilise régulièrement, et si tu vise un objectif suffisamment élevé alors elle te contraint à bien choisir ton chemin et donc à percevoir les paramètres les plus influents et bien évaluer quel chemin les exploite au mieux.
    Et j'ai traversé quasiment toutes mes études avec cette méthode, ma conclusion est que ce n'est pas le travail intensif qui est le plus efficace (il faut bien choisir les matières, le profs et les examens à favoriser).
    En quoi est ce choquant?
    Je pense qu'on s'est mal compris. C'est normal d'optimiser ses efforts.
    Là, on a des élèves qui quand on leur explique normalement des choses somme toute basiques vis à vis des attendus normaux pour leur niveau, ont une formule type qu'ils sortent tout le temps "Mais Me, on a le DROIT de ne pas comprendre" (niveau licence-master). Et ça leur suffit pour justifier de ne pas bosser.
    Maintenant, j'ai des millénaires diplômés sous ma supervision qui ne lisent plus les consignes, c'est à dire que leur travail démontre qu'ils n'ont lu que la 1ère moitié de la phrase (et donc n'ont rien compris). Avant j'avais ça sur du personnel sans diplômes seulement ... Et au lieu de bosser, ça commente à voix haute des vidéos débiles random sur tiktok . J'en ai même un qui a osé catégoriquement refuser de rechercher une page d'un protocole en prétendant qu'elle n'existait pas (alors que j'en suis l'auteur...) , puis qui a catégoriquement refusé de la lire en me demandant à moi de la lire pour lui en expliquant...

    Quand bien même je vire vieux con, ça me semble complètement anormal, d'autant qu'il y a une transition générationnelle bien nette.

    Citation Envoyé par totozor Voir le message
    L'essentiel des outils qui nous donnent l'heure le font de façon numérique, la lecture de l'heure analogique est bien moins primordiale que dans ma jeunesse. [...]
    Mais je veux dire, aujourd'hui, qui est encore capable de faire un calcul d'éléments finis, le plan d'une pièce complexe manuellement.
    90% des concepteurs et projeteurs le font au quotidien mais ne sauraient plus le faire à la main.
    Question un peu déstabilisante... je suppose que je sais lire l'heure analogique parce que j'ai une montre et qu'il existe des pendules dans l'environnement. ça me semble être un comportement normal d'exploration découverte de l'environnement, comme savoir utiliser les outils que ses parents utilisent couramment.
    À part ça, je sais aussi lire les chiffres latins alors que l'empire romain est démodé, dessiner à la main les pièces que je modélise sur CAD, ou identifier la plupart des végétaux de mon biotope . ça ne sert en général à rien (l'Effondrement civilisationnel est improbable), sauf parfois quand je voyage plus d'une semaine dans la nature et que j'ai la flemme d'acheter à manger. Je sais que c'est désuet, mais ces compétences étaient tout à fait ordinaires autrefois, en tous cas à la campagne.

  9. #109
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    Citation Envoyé par Fagus Voir le message
    Je pense qu'on s'est mal compris. C'est normal d'optimiser ses efforts.
    Là, on a des élèves qui quand on leur explique normalement des choses somme toute basiques vis à vis des attendus normaux pour leur niveau, ont une formule type qu'ils sortent tout le temps "Mais Me, on a le DROIT de ne pas comprendre" (niveau licence-master). Et ça leur suffit pour justifier de ne pas bosser.
    Maintenant, j'ai des millénaires diplômés sous ma supervision qui ne lisent plus les consignes, c'est à dire que leur travail démontre qu'ils n'ont lu que la 1ère moitié de la phrase (et donc n'ont rien compris). Avant j'avais ça sur du personnel sans diplômes seulement ... Et au lieu de bosser, ça commente à voix haute des vidéos débiles random sur tiktok . J'en ai même un qui a osé catégoriquement refuser de rechercher une page d'un protocole en prétendant qu'elle n'existait pas (alors que j'en suis l'auteur...) , puis qui a catégoriquement refusé de la lire en me demandant à moi de la lire pour lui en expliquant...

    Quand bien même je vire vieux con, ça me semble complètement anormal, d'autant qu'il y a une transition générationnelle bien nette.
    Je dirais que le problème vient d'avant l'IA. Quand j'étais jeune, en primaire en plus du calcul mental, on avait aussi en maths à résoudre des problèmes, ce qui nécessitait de lire et comprendre un texte où les instructions n'étaient pas explicites. Ca demandait donc en plus des capacités de calcul de s'orienter vers la résolutions de problèmes.
    Quand mes enfants allaient en primaire, il n'y en avait plus (et il y avait beaucoup moins de calcul mental aussi d'ailleurs).
    Bien sur que toutes les distractions numériques (réseaux sociaux, vidéos faites pour capter leur attention 10 sec avant de passer à la suivante) ont empiré le problème. Mais la faillite du système éducatif qui justement n'éduque plus et ne fait presque que de la garderie date de bien plus tôt.
    L'IA arrive encore au dessus de ça : les élèves ont toujours eu l'impression que le travail qu'on leur demande est à la fois rébarbatif et inutile (mais soyons honnêtes, on avait déjà cette impression bien avant, c'est naturel), et maintenant ils ont un outil à disposition qui le fait plus vite et très souvent mieux qu'eux.
    Il n'y a pas de volonté politique autour de l'éducation, juste celle de réduire les coûts, et fabriquer des idiots ça sert à la fois à avoir de futurs moutons et à alimenter un mépris générationnel envers les plus jeunes.

  10. #110
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    Citation Envoyé par virginieh Voir le message
    et à alimenter un mépris générationnel envers les plus jeunes.
    Si c'est pour moi, je n'ai pas de mépris générationnel même si ça y resemble. Je connais aussi une partie de la nouvelle génération qui est issue des vrais concours (et qui ne s'est pas encore barrée à l'étranger), et pour eux ça va très bien, ils sont toujours très bons.

    Mon avis c'est juste que l'éducation publique complètement défaillante, a frappé très durement une partie de la population, mais les enfants issus de familles avec un bon capital culturel et bien étayés par leurs ainés, eux continuent de s'en sortir , et c'est comme ça qu'on s'est hissé au top de l’inégalité de l'OCDE


    Citation Envoyé par Insee
    En 2022, la France fait partie des pays de l’OCDE où les inégalités à l’âge de 15 ans sont les plus prononcées, en compréhension de l’écrit, en mathématiques et en sciences. Cette situation est due aux évolutions constatées entre 2003 et 2012 : la performance des élèves ayant le statut économique social et culturel (SESC) le plus défavorisé s’est dégradée plus fortement que celle des élèves de SESC plus favorisé

  11. #111
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    Citation Envoyé par Fagus Voir le message
    Si c'est pour moi, je n'ai pas de mépris générationnel même si ça y resemble. Je connais aussi une partie de la nouvelle génération qui est issue des vrais concours (et qui ne s'est pas encore barrée à l'étranger), et pour eux ça va très bien, ils sont toujours très bons.
    Non c'est pas pour toi, c'est juste les messages en général que je vois passer maintenant sur internet (et le plus souvent des plus agés). Même si tu as parlé de barrière générationnelle, comme je te l'ai dit je pense plutôt que c'est une barrière technologique mais la baisse du niveau d'éducation date d'avant l'arrivée d'internet, des réseaux sociaux et de l'IA.

    Mon avis c'est juste que l'éducation publique complètement défaillante, a frappé très durement une partie de la population, mais les enfants issus de familles avec un bon capital culturel et bien étayés par leurs ainés, eux continuent de s'en sortir , et c'est comme ça qu'on s'est hissé au top de l’inégalité de l'OCDE
    Complètement d'accord avec toi.

  12. #112
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    Citation Envoyé par virginieh Voir le message
    Non c'est pas pour toi, c'est juste les messages en général que je vois passer maintenant sur internet (et le plus souvent des plus agés). Même si tu as parlé de barrière générationnelle, comme je te l'ai dit je pense plutôt que c'est une barrière technologique mais la baisse du niveau d'éducation date d'avant l'arrivée d'internet, des réseaux sociaux et de l'IA.
    Le niveau ne baisse pas, du moins pas partout. Là où je suis (à Singapour), le niveau reste excellent. Si l'on regarde les classements internationaux, certains pays ont énormément progressé en vingt ans, tandis que d'autres, comme la France, ont reculé.
    Pour moi, le problème vient avant tout du système éducatif. Très bon il y a 50 ans en France, il s'est progressivement dégradé et devrait être réformé en s'inspirant de pays comme Hong Kong ou Singapour.
    D'une manière générale, on observe un déclassement de l'Europe de l'Ouest et une remontée de l'Europe de l'Est (Pologne, pays baltes...) ainsi que des pays d'Asie de l'Est (Singapour, Hong Kong, Chine, Taïwan).

    Avant de blâmer TikTok ou ChatGPT, demandons-nous pourquoi la France est aujourd'hui derrière la Pologne, Hong Kong, Singapour ou Taïwan. Regardons leurs méthodes d'apprentissage et inspirons-nous de ce qui fonctionne.
    À Singapour, mes enfants bénéficient d'un enseignement qui donne la priorité à la maîtrise des fondamentaux : moins de sujets sont abordés, mais ils sont étudiés en profondeur.
    À Hong Kong, que je connais bien, l'accent est mis sur un entraînement régulier, une forte culture de l'effort et des attentes élevées. Les élèves sont également habitués à fournir un travail personnel très important dès le primaire. Le suivi scolaire par les parents et le recours aux cours complémentaires y sont beaucoup plus répandus qu'en France.

    Pour la France, je proposerais donc de recentrer l'école sur les apprentissages fondamentaux (français, anglais, mathématiques et sciences), 'sciences' en s'inspirant par exemple du modèle allemand des Naturwissenschaften, qui regroupe la physique, la chimie et la biologie dans les premières années et de balancer le reste.
    J'augmenterais également les horaires, en particulier pour les élèves en difficulté, avec par exemple deux heures supplémentaires de soutien chaque jour afin de leur permettre de rattraper leur retard.
    Enfin, forcer les parents à être davantage impliqués dans le suivi scolaire de leurs enfants. Via des mesures d'incitation ou de conditionnement des allocs et des réductions d’impôts.
    A Singapour mes enfants commencent à 7h30 et finissent à 15h l'école, mais ensuite il y'a 2h de devoirs et enfin 2h de tuition, donc en gros c'est des journées de 12h. Ils ont pas le temps de zoner dans la rue et dealer de la drogue (et heureusement car c'est la peine de mort à Singapour).
    La France est un pays qui redistribue tout sauf de l'espoir.

  13. #113
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    donc en gros c'est des journées de 12h
    C'est peut-être beaucoup pour des gamins.

    Mais on peut certainement faire mieux sans tabler sur 12h par jour.

    Enfin, forcer les parents à être davantage impliqués dans le suivi scolaire de leurs enfants. Via des mesures d'incitation ou de conditionnement des allocs et des réductions d’impôts.
    Ça me parait irréaliste, comment des parents d'origine modeste, avec un mauvais niveau scolaire, pourraient t'ils suivre correctement leurs enfants ?

    J'augmenterais également les horaires, en particulier pour les élèves en difficulté,
    Bonne idée, mais irréaliste, déjà qu'on manque de profs en France pour assurer les cours aux horaires normaux ... Ou alors par le privé, mais c'est déjà le cas, les gens qui ont les moyens peuvent payer des cours particuliers -> éducation à 2 vitesses.

    Recentrer sur les fondamentaux, ça c'est réaliste
    Ma page sur developpez.com : http://chrtophe.developpez.com/ (avec mes articles)
    Mon article sur le P2V, mon article sur le cloud
    Consultez nos FAQ : Windows, Linux, Virtualisation

  14. #114
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    Citation Envoyé par Christophe Voir le message
    Ça me parait irréaliste, comment des parents d'origine modeste, avec un mauvais niveau scolaire, pourraient t'ils suivre correctement leurs enfants ?
    Je parla d'un niveau primaire/collège, ne pas avoir le niveau brevet en tant que parent me semble très.... inquiétant.
    Et puis il y'a l'ia désormais, tous le monde peut avoir un prof particulier à la maison gratuitement, le risque d'erreurs/hallucination pour des cours de 3ieme est très faible avec les derniers modèles.

    Citation Envoyé par Christophe Voir le message
    Bonne idée, mais irréaliste, déjà qu'on manque de profs en France pour assurer les cours aux horaires normaux ... Ou alors par le privé, mais c'est déjà le cas, les gens qui ont les moyens peuvent payer des cours particuliers -> éducation à 2 vitesses.

    Recentrer sur les fondamentaux, ça c'est réaliste
    Dans le secondaire, les enseignants en france ne font que 15 à 18 heures d'enseignement hebdomadaires, en Allemagne c'est entre 20 à 26 h et Singapour c'est 20h mais aussi y'a un temps important pour du tutorat/CCA donc c'est facile 30-40h. Les faire travailler plus (et payer plus évidement) me semble pas être une torture.
    Surtout que les cours, ça se prépare surtout les 1ere années du job et après ç'est globalement la même chose tous le reste de la carrière. Le français demande de lire toujours les même bouquins, toujours les même auteurs depuis 50ans, l'histoire n'a pas changé non plus changé en 1 siècle d’éducation national, pour un niveau de secondaire j'entends qui reste très superficiel. Même chose pour les maths, pourquoi un exercices de math conçu dans les années 80 ne serait plus valable en 2026 ?

    et avec l'ia la encore, écrire des cours et corriger des copies est bien plus rapide aussi. L'ia permets de retirer de la charge de travails aux profs sur ces taches, donc les profs doivent d'avantage faire de cours.
    La France est un pays qui redistribue tout sauf de l'espoir.

  15. #115
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    Citation Envoyé par Fagus Voir le message
    Quand bien même je vire vieux con, ça me semble complètement anormal, d'autant qu'il y a une transition générationnelle bien nette.
    C'est assez marrant parce que j'ai une expérience assez opposée avec les jeunes avec qui je bosse.
    Ils sont ultradynamiques, ont une courbe d'évolution impressionnante et une curiosité à toute épreuve (curiosité qui est même nourrie par la réponse instantanée des IA, ce qui a tendance à me souler - qu'ils prennent 5 minutes de plus pour vérifier qu'ils ne sont pas en train de lire une connerie)
    Question un peu déstabilisante... je suppose que je sais lire l'heure analogique parce que j'ai une montre et qu'il existe des pendules dans l'environnement. ça me semble être un comportement normal d'exploration découverte de l'environnement, comme savoir utiliser les outils que ses parents utilisent couramment.
    À part ça, je sais aussi lire les chiffres latins alors que l'empire romain est démodé, dessiner à la main les pièces que je modélise sur CAD, ou identifier la plupart des végétaux de mon biotope . ça ne sert en général à rien (l'Effondrement civilisationnel est improbable), sauf parfois quand je voyage plus d'une semaine dans la nature et que j'ai la flemme d'acheter à manger. Je sais que c'est désuet, mais ces compétences étaient tout à fait ordinaires autrefois, en tous cas à la campagne.
    Je connais aussi plein de choses juste parce qu'elles m'ont stimulée intellectuellement.
    Mais il y a aussi des évidences que j'ai appris très tard parce qu'on m'a demandé de les savoir sans jamais me les expliquer.
    J'ai par exemple un souvenir assez précis du moment où j'ai appris l'ordre des saisons - vers 18 ans (pourquoi savoir que l'automne suit l'été?), je connais très mal l'ordre des lettres dans l'alphabet (donnes moi deux lettres proches et il y a 50% de chances que je doive réciter cette partie de l'alphabet pour y arriver - et la partie opqrst peut même se mélanger en le récitant), le mois de mars a le numéro 4 pour moi (je sais pas pourquoi).
    Pourtant je sais aussi écrire en chiffres romains, utiliser une platine vinyle ou comment fonctionne un moulin ou une machine à vapeur.

  16. #116
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    Citation Envoyé par calvaire Voir le message
    J'augmenterais également les horaires, en particulier pour les élèves en difficulté, avec par exemple deux heures supplémentaires de soutien chaque jour afin de leur permettre de rattraper leur retard.
    Ajouter des heures pour les jeunes en difficultés est potentiellement remuer le couteau dans la plaie.
    Je travaillais très peu à la maison pour deux raisons : ça me saoulais au plus haut point mais aussi parce que j'étais exténué en sortant de l'école.
    Je vois trois types de cours de soutien :
    1. Quelqu'un vient réexpliquer la même chose de la même façon. Et, à la fin, ne va être qu'un aide à faire les devoirs.
    2. Quelqu'un propose une vraie méthode alternative d'aborder les sujets. Et amène l'élève à mieux comprendre le cours.
    3. Quelqu'un prend du recul et traite le "problème de fond" plutôt que le symptôme. Et amène l'élève à mieux se comprendre et à s'adapter pour avoir l'approche de l'école qui lui convient le mieux. (orthophoniste et autres spécialiste de la dyslexie ou autre).
    J'ai eu beaucoup des 1 pour un résultat nul, leur conclusion était que j'étais un petit con qui ne voulait faire aucun effort (ce qui était vrai mais qu'une réaction miroir à leur propre fénéantise), un peu de 2 pour un résultat temporaire, et beaucoup de très mauvais 3 et les premiers bons vers mes 20 ans.
    Notre problème aujourd'hui est que notre environnement semble mettre en exergue nos neuro-atypies, mais que le système scolaire est incapable de s'y adapter et créé juste une masse d'élèves en souffrances qui ne rêvent qu'à se barrer. Mais le système est autant fainéant qu'il pensent que les jeunes le sont.
    Enfin, forcer les parents à être davantage impliqués dans le suivi scolaire de leurs enfants. Via des mesures d'incitation ou de conditionnement des allocs et des réductions d’impôts.
    Il faut un prérequis à ton exigence : que les parents soient en état de le faire après leur journée de boulot.
    Combien de travailleurs sont en souffrance au travail, rentrent chez eux exténués et ils devraient en plus se dédier aux devoirs de leurs enfants?
    Je crois que cette approche institutionnalisante est une erreur fondamentale.
    Il semble évident que les parents doivent s'occuper de leurs enfants en rentrant du travail (avec quelle énergie) mais il faut aussi se rendre compte que jouer aux petits chevaux, au cochon qui rit, qu'aider à faire la cuisine, à tondre la pelouse ou que sais je encore sont d'excellent moyens d'apprendre des choses aux enfants sans même qu'ils s'en rendent compte. (C'est marrant comme ma mère avait des recettes pour une seule personne ou pour 20 personnes - toujours sur une feuille volante alors qu'elle avait 1000 livres de recettes)
    A Singapour mes enfants commencent à 7h30 et finissent à 15h l'école, mais ensuite il y'a 2h de devoirs et enfin 2h de tuition, donc en gros c'est des journées de 12h. Ils ont pas le temps de zoner dans la rue et dealer de la drogue (et heureusement car c'est la peine de mort à Singapour).
    S'ils sont heureux tant mieux.
    Mais ça ne convient clairement pas à tous les enfants. Et que deviennent ceux qui ne rentrent pas dans ce moule?

  17. #117
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    Ajouter des heures pour les jeunes en difficultés est potentiellement remuer le couteau dans la plaie.
    Je travaillais très peu à la maison pour deux raisons : ça me saoulais au plus haut point mais aussi parce que j'étais exténué en sortant de l'école.
    Je vois trois types de cours de soutien :
    1. Quelqu'un vient réexpliquer la même chose de la même façon. Et, à la fin, ne va être qu'un aide à faire les devoirs.
    2. Quelqu'un propose une vraie méthode alternative d'aborder les sujets. Et amène l'élève à mieux comprendre le cours.
    3. Quelqu'un prend du recul et traite le "problème de fond" plutôt que le symptôme. Et amène l'élève à mieux se comprendre et à s'adapter pour avoir l'approche de l'école qui lui convient le mieux. (orthophoniste et autres spécialiste de la dyslexie ou autre).
    J'ai eu beaucoup des 1 pour un résultat nul, leur conclusion était que j'étais un petit con qui ne voulait faire aucun effort (ce qui était vrai mais qu'une réaction miroir à leur propre fénéantise), un peu de 2 pour un résultat temporaire, et beaucoup de très mauvais 3 et les premiers bons vers mes 20 ans.
    Notre problème aujourd'hui est que notre environnement semble mettre en exergue nos neuro-atypies, mais que le système scolaire est incapable de s'y adapter et créé juste une masse d'élèves en souffrances qui ne rêvent qu'à se barrer. Mais le système est autant fainéant qu'il pensent que les jeunes le sont.
    Il faut un prérequis à ton exigence : que les parents soient en état de le faire après leur journée de boulot.
    Combien de travailleurs sont en souffrance au travail, rentrent chez eux exténués et ils devraient en plus se dédier aux devoirs de leurs enfants?
    Je crois que cette approche institutionnalisante est une erreur fondamentale.
    Il semble évident que les parents doivent s'occuper de leurs enfants en rentrant du travail (avec quelle énergie) mais il faut aussi se rendre compte que jouer aux petits chevaux, au cochon qui rit, qu'aider à faire la cuisine, à tondre la pelouse ou que sais je encore sont d'excellent moyens d'apprendre des choses aux enfants sans même qu'ils s'en rendent compte. (C'est marrant comme ma mère avait des recettes pour une seule personne ou pour 20 personnes - toujours sur une feuille volante alors qu'elle avait 1000 livres de recettes)
    S'ils sont heureux tant mieux.
    Mais ça ne convient clairement pas à tous les enfants. Et que deviennent ceux qui ne rentrent pas dans ce moule?
    Ah bah la on a le jackpot de ouin ouin je suis une victime.
    J'étais nul à l'école, c'est de la faute des autres et du systeme qui ne s'adapte pas à MOI.
    Les parents n'arrivent pas à éduquer et instruire leurs enfants, c'est la faute des méchants capitalistes ....personne n'a forcé ces parents a devenir parents, et personne ne les a forcée pour faire ces métiers qu'ils trouvent difficiles... Surtout en france ou l'école et gratuite et la plupart des formations pour se reconvertir est gratuite/financé par france travail.
    Tu es belge, c'est peut être différent dans ton pays.


    Je fais des journées de 11h et j'arrive le matin ET le soir à avoir le temps et la force de m'occuper de mes enfants....
    La France est un pays qui redistribue tout sauf de l'espoir.

  18. #118
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    Ah bah la on a le jackpot de ouin ouin je suis une victime.
    J'étais nul à l'école, c'est de la faute des autres et du systeme qui ne s'adapte pas à MOI.
    Les parents n'arrivent pas à éduquer et instruire leurs enfants, c'est la faute des méchants capitalistes ....personne n'a forcé ces parents a devenir parents, et personne ne les a forcée pour faire ces métiers qu'ils trouvent difficiles...
    Ah bah la on a le jackpot du mépris de classe.
    Je n'étais pas si nul à l'école parce que j'avais des parents avec un capital culturel suffisant pour assurer ce que l'école était incapable de faire. Voir pire, ce que l'école essayait de détruire.
    Mon problème personnel n'est pas que l'école ne s'est pas adaptée à moi, c'est qu'elle l'a trop fait. J'ai subi le harcèlement scolaire mais l'essentiel ne venait pas des élèves mais des profs, des CPE et autres directeurs.
    Je me suis battu contre un système qui a essayé de me broyer de mes 8 ans à mes 25 ans. Et je n'ai pu faire ça que parce que j'ai un caractère de cochon et des parents soutenant.
    Tu es un bon élève qui rentre bien dans le moule. Toutes mes félicitations, tu as vécu l'école en mode facile.
    J'ai vécu l'école en mode hardcore, heureusement j'avais le cheatcode des parents aisés de l'élite culturelle. Sans ça j'aurais fini caissier je ne sais où, détruit par un système qui a dit pendant toute ma construction que je n'étais un bon à rien, voué à l'échec et à la médiocrité.
    Tu peux choisir ton métier? Toutes mes félicitations, tu as encore pris la vie en mode facile.
    Quand tu es travailleur non qualifié tu peux avoir la chance de choisir ton travail, tu as le choix entre un travail de merde où ton chef te traite comme une merde ou un travail de merde où ton chef te traite comme de la merde. Choix cornélien.
    Chef qui, d'ailleurs, prétexte de traiter tout le monde comme de la merde parce qu'ils ne restent pas longtemps donc autant qu'ils soient efficaces tant qu'ils sont là.
    Surtout en france ou l'école et gratuite et la plupart des formations pour se reconvertir est gratuite/financé par france travail.
    Tu es belge, c'est peut être différent dans ton pays.
    Je suis Français en Belgique
    L'école est gratuite (souvent) c'est différents si tu vises un peu trop haut.
    Mais c'est marrant comme l'orientation est corrélée au statut social des parents.
    Comment ça le fils à papa fera une grande école, peu importe ses résultats?
    Comment ça le fils de camionneur a peu de chances de finir ses études d'ingénieur? (Les parents n'ont pas assez d'argent pour payer l'école donc il fait un emprunt à taux 0. Il doit travailler pour rester à l'école, ce qui handicape ses chances de réussir ses examens. Examens qu'il n'a pas le choix de réussir parce qu'il ne peut pas financer un redoublement et que quitter l'école rime avec augmentation du taux de l'emprunt. Bref tout le pousse à l'échec scolaire, qui le pousse dans une précarité avant même d'avoir un diplome qui ouvre vers du travail).
    Oui j'ai grandi avec un cuillière argentée dans la bouche mais l'école s'est évertuée à me mettre des batons dans les roues et plutot que de rester sur mon piédestal je me suis interressé à mes camarades d'école et à leur situation et je me suis rendu compte à quelle point la vie est parfois dégueulasse. Certains potes ont échoué alors qu'ils méritaient largement plus leur diplome que moi ou que notre peigne cul de major de promo dont le seul mérite est d'avoir un papa DG qui offre 10 stages à des élèves de l'école.
    Je fais des journées de 11h et j'arrive le matin ET le soir à avoir le temps et la force de m'occuper de mes enfants....
    Quelle distance as tu parcouru?
    Quelles charges as-tu porté?
    Pendant combien de temps as-tu du rester attentif à 100% au risque de te blesser gravement ou de voir un collègue blessé gravement?
    Tu passes probablement la majorité de ta journée le cul vissé sur une chaise molletonnée.
    Toute mes félicitation tu as gagné au jeu de la vie mais tu as activé le mode facile. Rends toi juste compte que certains n'ont pas eu cette chance.
    Respectes les.

  19. #119
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    Ah bah la on a le jackpot du mépris de classe.
    Quelle distance as tu parcouru?
    Quelles charges as-tu porté?
    Pendant combien de temps as-tu du rester attentif à 100% au risque de te blesser gravement ou de voir un collègue blessé gravement?
    Tu passes probablement la majorité de ta journée le cul vissé sur une chaise molletonnée.
    Toute mes félicitation tu as gagné au jeu de la vie mais tu as activé le mode facile. Rends toi juste compte que certains n'ont pas eu cette chance.
    Respectes les.
    Tu oublie juste le stress quotidien, et la fatigue mentale, et qui est tout aussi difficile que la fatigue physique.
    Et mes horaires, je suis parfois de nuit/j'ai des astreintes la nuit/weekend.


    "tu as gagné au jeu de la vie"
    NON, je subit le monde comme tous le monde, le stress, les horaires a rallonge, les clients pressé/qui te harcèle, quand la prod pete et tu es seul à 3H du mat pour réparer... et le poids des responsabilités quand tu encadre un projet, on est bien loin du stress/fatigue du caissier de supermarché.

    Je me plains pas et j'accepte très bien tous ça, ma condition c'est évidement le salaire. Je n'acceptais pas ça pour un salaire de français j'en conviens. Je me suis bougé le cul pendant des années pour bouger justement...
    La France est un pays qui redistribue tout sauf de l'espoir.

  20. #120
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    Tu oublie juste le stress quotidien, et la fatigue mentale, et qui est tout aussi difficile que la fatigue physique.
    Nice troll. Pour avoir vécu les deux je peux t'assurer que c'est très différent. (Et donc je te rejoins plus loin quand tu dis que ta fatigue est très différente de celle d'un caissier).
    NON, je subit le monde comme tous le monde,[...] j'accepte très bien tous ça, ma condition [...]
    Juste pour rappeler un fait : Les hommes cadres vivent toujours 6 ans de plus que les hommes ouvriers.[...]Ainsi, les ouvriers ont un risque plus élevé de mourir prématurément. Par exemple, un homme de 35 ans soumis toute sa vie aux conditions de mortalité de 2009-2013 a 18 % de risque de mourir avant 65 ans s’il est ouvrier, contre 7 % s’il est cadre (respectivement 8 % et 4 % pour une femme)..
    Ensuite tu es diplôme et a visiblement un CV alléchant, tu as donc le choix de "subir" ce que tu vis. Tu pourrais lever le pied et avoir un petit boulot de bureau "pépère".
    Choix qu'une personne non qualifiée n'a pas.
    Il est tout simplement indécent de comparer ta situation à un ouvrier. Mais tu ne t'en rend même pas compte.
    Tu as choisi de partir à l'autre bout du monde pour vivre une situation qui te conviens mieux.
    Lui à le choix entre deux boulots alimentaires dans lesquels il espère qu'il y aura au moins une ambiance de travail pas toxique.

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