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Intelligence artificielle Discussion :

Un centre de données a consommé 114 millions de litres d'eau sans que personne s'en aperçoive


Sujet :

Intelligence artificielle

  1. #181
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    Par défaut Pour Kevin O'Leary, les détracteurs de son projet de datacenter IA sont des «manifestants payés pour le faire»
    Pour Kevin O'Leary, les détracteurs de son projet de méga data center IA en Utah sont des « manifestants payés pour le faire ».
    Selon lui la campagne de protestation en ligne serait lancée en partie par l'IA

    Approuvé en catimini, contesté avec fureur : le méga-datacenter d'un milliardaire de la téléréalité met l'Utah à feu et à sang. Le projet Stratos de Kevin O'Lear, 40 000 acres, 9 gigawatts, entièrement alimenté au gaz naturel, a été validé à l'unanimité par les commissaires du comté de Box Elder le 4 mai 2026, sous les huées d'une foule de plusieurs centaines de résidents. Réponse de l'investisseur vedette de Shark Tank : les opposants sont des « activistes professionnels » téléguidés et acheminés par bus depuis d'autres États, dont certains animés par de l'intelligence artificielle. Une rhétorique qui masque mal les contradictions factuelles d'un projet hors norme aux implications environnementales potentiellement catastrophiques.

    Début mai, à Tremonton, dans le comté de Box Elder (Utah), les commissaires du comté ont été submergés par des centaines de manifestants scandant « Shame ! Shame ! Shame ! » (Honte ! Honte ! Honte !) lorsqu'ils ont voté à l'unanimité en faveur d'un gigantesque projet de datacenter « hyperscale » dédié à l'intelligence artificielle, que de nombreux résidents craignent pour ses effets sur les prix de l'énergie et l'accès à l'eau.

    Le projet en question, baptisé « Stratos » par les autorités de l'État, est porté par Kevin O'Leary, l'investisseur canadien connu du grand public pour son rôle dans l'émission de téléréalité Shark Tank, via sa société O'Leary Digital, en partenariat avec le promoteur local WestGen. Le développement, surnommé « Wonder Valley » en référence au surnom télévisuel de l'investisseur (« Mr. Wonderful ») couvrirait plus de 40 000 acres du nord de l'Utah, soit plus de deux fois et demie la superficie de Manhattan.

    Lors de la réunion du 4 mai, lorsque les débats ont commencé, le président de la commission du comté, Tyler Vincent, a annoncé qu'il n'y aurait pas de période de commentaires publics, ce qui a provoqué un retard de plusieurs minutes avant que la séance ne puisse reprendre. Selon Vincent, ils continuaient de négocier avec la MIDA et utilisaient cette réunion comme une opportunité de fournir des informations complémentaires aux résidents du comté.

    Un projet pharaonique aux chiffres vertigineux

    Pour mesurer l'ampleur du projet Stratos, les chiffres parlent d'eux-mêmes. Le campus de datacenters pourrait consommer à terme 9 gigawatts de puissance, soit plus du double de la consommation électrique moyenne actuelle de tout l'État de l'Utah, estimée à environ 4 gigawatts. La première phase prévoit à elle seule 3 gigawatts de capacité de génération.

    Toute cette énergie sera produite sur site grâce à une connexion directe au Ruby Pipeline, un gazoduc interstate de 680 miles qui traverse le nord de l'Utah entre le Wyoming et l'Oregon. Autrement dit : pas de renouvelables, contrairement à ce qu'a affirmé O'Leary sur les réseaux sociaux. Le directeur exécutif de la MIDA, Paul Morris, a déclaré aux commissaires du comté que l'installation « ne prendrait pas un seul électron » du réseau existant et pourrait même, à terme, réinjecter de l'énergie excédentaire.

    Les conséquences climatiques projetées sont sévères. Selon le professeur Kevin Perry, spécialiste des sciences de l'atmosphère à l'Université de l'Utah, le projet entraînerait une augmentation de 50 % des émissions de CO₂ de l'État. Le campus serait localisé dans le bassin versant du Grand Lac Salé, un lac qui a déjà perdu environ la moitié de sa surface, dont le lit asséché libère des poussières toxiques dans l'air respiré par les habitants, et pour la restauration duquel l'Utah a consacré un milliard de dollars sans résultat suffisant.

    La question de l'eau est au cœur des craintes locales. Des scientifiques ont relevé que la MIDA prétend que la première phase de 3 gigawatts n'utiliserait que 24 acres-pieds d'eau, un chiffre que le professeur Robert Davies de l'Université d'État de l'Utah a calculé comme étant 97 % plus efficace que la centrale à gaz la plus efficace des États-Unis, rendant la prétention physiquement invraisemblable. Le professeur Patrick Belmont, de la même université, est allé plus loin, affirmant que le projet anéantirait tous les gains de restauration accomplis sur le Grand Lac Salé.


    Un calendrier expéditif qui soulève des questions de gouvernance

    Au-delà de l'impact environnemental, c'est la vitesse à laquelle le projet a été mené qui interpelle. Les commissaires du comté ont indiqué n'avoir entendu parler du projet que par des « rumeurs » lors de la dernière session législative, avant d'être invités à se prononcer en quelques jours sur un projet multimilliardaire affectant le bassin du Grand Lac Salé.

    Le projet est porté par la Military Installation Development Authority (MIDA), une agence quasi-gouvernementale de l'État qui coordonne le développement sur des terrains militaires. Pour « attirer » O'Leary, la MIDA a approuvé le 24 avril une réduction massive de la taxe sur l'utilisation de l'énergie, la faisant passer de 6 % à 0,5 %. « C'est une compétition », a déclaré le directeur de la MIDA, Paul Morris, au conseil d'administration. En outre, 80 % des recettes fiscales foncières générées par le développement seraient reversées à O'Leary Digital.

    Les développeurs du projet (O'Leary, WestGen et la MIDA) l'ont accéléré sans procéder à une évaluation environnementale suffisante. S'ils affirment avoir modélisé les impacts sur la qualité de l'air et proposé des technologies de « zéro net en eau », aucune donnée ni analyse n'a été publiée pour étayer ces affirmations.


    O'Leary contre-attaque : « activistes payés » et IA générative

    Face à la controverse, Kevin O'Leary a opté pour une stratégie de contre-offensive sur les réseaux sociaux, via une vidéo publiée sur X. L'investisseur a affirmé que plus de 90 % des manifestants n'étaient pas des habitants de l'Utah ou du comté de Box Elder, et qu'ils avaient été acheminés par bus depuis d'autres États. Il a ajouté que les protestants étaient des « protestataires professionnels payés par quelqu'un ».

    Il est allé plus loin dans ses accusations : O'Leary a également suggéré qu'une partie de l'opposition était amplifiée par l'intelligence artificielle, laissant entendre que des comptes ou des commentaires générés automatiquement alimentaient le mouvement de contestation en ligne. Des affirmations présentées sans la moindre preuve à l'appui.

    Sur le fond environnemental, O'Leary a tenté de se positionner en expert. Il s'est défendu en se présentant comme « le seul développeur de datacenters sur Terre à avoir obtenu un diplôme en études environnementales », se disant pleinement conscient des enjeux liés à l'air, à l'utilisation de l'eau, à la chaleur et au bruit. Il a aussi évoqué des technologies de refroidissement avancées et la possibilité d'intégrer du solaire, de l'éolien et des batteries au mix énergétique. Problème : le projet est alimenté entièrement par du gaz naturel, selon la fiche technique publiquement disponible du datacenter, ce qui contredit frontalement ses déclarations sur les énergies renouvelables.

    Darren Parry, militant amérindien, a pour sa part pris la défense du droit à protester au-delà des frontières du comté, en rappelant que les essais nucléaires aériens menés dans le Nevada pendant la Guerre froide avaient été décidés par un petit groupe mais avaient affecté un très grand nombre de personnes. « Quand on nous dit que seuls ceux d'un comté comptent, et que les autres ne devraient pas avoir voix au chapitre, nous devons nous souvenir : il arrive que ce qui se passe en un endroit dépasse cet endroit », a-t-il déclaré.

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    La course à l'IA comme argument de sécurité nationale

    Au-delà de la rhétorique environnementale, c'est un autre registre qu'O'Leary a mobilisé pour faire avancer son projet : la compétition géopolitique avec la Chine. Lors d'une réunion du conseil de la MIDA, il a déclaré : « La Chine a construit 400 gigawatts de nouvelle capacité électrique au cours des 24 derniers mois, et une grande partie alimente des datacenters d'IA. Nous sommes en course avec eux. »

    Cet argument de sécurité nationale n'est pas propre à O'Leary. Il s'inscrit dans une tendance plus large de l'industrie tech américaine. SoftBank prévoit un campus en Ohio ciblant 10 gigawatts avec une flotte de turbines à gaz, tandis que Meta s'est récemment engagé à financer sept nouvelles centrales à gaz naturel pour une installation de 7 gigawatts en Louisiane. Le projet Stratos se situerait entre les deux en termes de capacité brute.

    Le projet Stratos représente ce que certains analystes appellent le phénomène du « shadow grid » : des datacenters qui construisent leur propre capacité de génération d'énergie plutôt que d'attendre des connexions au réseau existant, qui peuvent prendre des années à obtenir. Cette logique de contournement infrastructure s'avère commode économiquement, mais soulève des questions profondes sur la planification énergétique collective et les externalités environnementales supportées par les populations locales.

    Ce que l'approbation ne clôt pas

    Le président de la commission du comté, Tyler Vincent, a lui-même reconnu cette réalité : « Ce n'est pas la fin du processus. » En effet, des recours formels ont déjà été déposés auprès des ingénieurs de l'État, et des procédures judiciaires environnementales se profilent. Le projet devra encore naviguer à travers le processus d'autorisation environnementale de l'Utah, où les droits sur l'eau et les impacts sur les écosystèmes feront l'objet d'un examen bien plus rigoureux.

    Le Sierra Club a réagi à l'approbation par un communiqué cinglant : « La décision de la commission reflète malheureusement un schéma qui place les pollueurs et les profits avant les personnes », a déclaré Franque Bains, directeur du chapitre Utah du Sierra Club. « Alors que le Grand Lac Salé est déjà en crise, approuver un projet qui consommera de l'eau et de l'énergie à cette échelle est irresponsable et dangereux. »

    Des opposants continuent de qualifier Stratos de projet de vanité milliardaire destiné à piller les ressources naturelles de l'Utah, avec peu de considération pour son impact sur les résidents. Robert Davies, professeur de physique à l'Université d'État de l'Utah, a déclaré que le Grand Lac Salé « abrite des systèmes vivants extraordinaires » et que « des projets comme celui-ci pénètrent dans des environnements comme celui-ci et en rayent les systèmes vivants ».

    L'affaire Stratos illustre une tension structurelle de la décennie : la ruée vers l'infrastructure d'IA, portée par des acteurs privés aux moyens colossaux et aux calendriers ultra-comprimés, se heurte à des populations locales qui n'ont ni l'information, ni les outils juridiques, ni le temps de peser réellement sur des décisions aux conséquences multigénérationnelles. Que Kevin O'Leary soit ou non sincère dans son brevet d'expert environnemental, la question de fond n'est pas sa formation universitaire : c'est celle du droit des communautés à décider, à leur rythme, de ce qui advient de leur eau, de leur air et de leur paysage.

    Sources : Kevin O'Lear, vidéos dans le texte

    Et vous ?

    Gouvernance accélérée : Des autorités quasi-gouvernementales comme la MIDA peuvent approuver des projets d'infrastructure colossaux en quelques semaines, avant même toute évaluation environnementale complète. Est-ce un modèle souhaitable pour répondre à la course à l'IA, ou un contournement démocratique inacceptable ?

    Rhétorique des « activistes payés » : La tactique consistant à délégitimer une opposition en l'accusant d'être orchestrée de l'extérieur ou financée par des intérêts obscurs est désormais un classique. Dans quelle mesure ce type de discours parvient-il encore à faire effet, à l'heure où les outils de vérification sont largement accessibles ?

    Gaz naturel et course à l'IA : Les géants du secteur (SoftBank, Meta, O'Leary) convergent vers le même modèle : des datacenters off-grid alimentés au gaz, présentés comme des solutions temporaires ou techniques. Ce choix hypothèque-t-il irrémédiablement les objectifs climatiques pour la prochaine décennie ?

    Sécurité nationale comme argument décisif : L'argument « la Chine construit, nous devons construire » suffit-il à justifier des projets approuvés sans étude d'impact complète ? À quel moment la rhétorique géopolitique cesse-t-elle d'être un argument et devient-elle un blanc-seing pour n'importe quel projet ?

    Le Grand Lac Salé comme cas d'école : Avec un lac déjà à moitié asséché, un milliard de dollars de restauration et des projections scientifiques alarmantes, l'Utah est-il le bon terrain pour l'une des plus grandes infrastructures numériques jamais construites ? Ou est-ce précisément là que le conflit entre économie numérique et résilience écologique sera tranché pour les années à venir ?
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  2. #182
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    Par défaut La rébellion contre les centres de données dédiés à l'IA prend de l'ampleur aux États-Unis
    La rébellion contre les centres de données dédiés à l'IA prend de l'ampleur aux États-Unis : 69 collectivités locales bloquent les nouvelles constructions, dont quatre ont adopté des mesures définitives

    Les Big Tech américains font face à une opposition citoyenne grandissante aux États-Unis contre l'expansion massive des centres de données dédiés à l'IA. Les habitants dénoncent la hausse des prix de l'électricité, les avantages fiscaux excessifs et la menace que l'IA fait peser sur l'emploi. Face à ces blocages politiques et sociaux croissants, de grands projets sont désormais annulés ou suspendus dans plusieurs États. Cette résistance généralisée pousse certains experts à envisager le transfert de ces infrastructures vers l'espace orbital. De son côté le milliardaire Kevin O'Leary estime que les opposants aux projets de centre de données sont des payés pour le faire.

    De nombreux hyperscaleurs spécialisés dans l'IA aux États-Unis se précipitent pour construire des centres de données à travers le pays, dans leur course pour devenir la force dominante dans le domaine de l'IA. Mais cet investissement effréné dans les centres de données entraîne des pénuries de diverses ressources. Le débat autour des infrastructures d’IA s’intensifie, car les habitants s’inquiètent de leur impact sur l’environnement et leur portefeuille.

    Une rébellion grandissante s'organise à travers les États-Unis contre la construction de centres de données destinés à l'IA. Cette opposition, qui transcende les clivages politiques, s'intensifie de manière spectaculaire, menant à l'annulation de grands projets de plusieurs milliards de dollars. Selon de récents rapports, jusqu'à 69 collectivités locales bloquent les nouvelles constructions de centre de données, dont quatre ont adopté des mesures définitives.

    Un incident a notamment vu la maison d’un homme politique de l’Indiana prise pour cible par un agresseur inconnu qui a laissé le message « PAS DE CENTRES DE DONNÉES » sur le pas de sa porte. Les rapports mentionnent également la démission ou l'éviction en masse de membres de conseils municipaux qui ont approuvé des projets de centre de données, alors que les habitants se révoltaient contre l'impact de ces campus sur leur mode de vie.

    Une contestation nationale contre les centres de données

    Dans le nord de la Virginie, plaque tournante historique de ces infrastructures, le développeur Compass Datacenters a dû abandonner un projet colossal de 25 milliards de dollars face à la forte hostilité des résidents. L'impopularité des centres de données y est flagrante, le soutien public des électeurs ayant chuté de 69 % à 35 % en l'espace de deux ans. Selon les commentaires des groupes d'opposition, « ces campus sont nuisibles à leurs localités ».

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    Cette tendance se confirme à Seattle, où deux promoteurs ont retiré leurs projets après que les élus de la ville ont reçu plus de 54 000 messages d'alerte du public, poussant la municipalité à envisager un moratoire d'un an sur ces nouvelles installations. De son côté, le Maine a récemment failli interdire les nouveaux centres de données pendant 18 mois : les législateurs ont adopté la mesure, mais le gouverneur l'a bloquée de justesse par son veto.

    À l'échelle du pays, plus de 140 groupes de défense répartis dans 24 États s'organisent actuellement pour empêcher de nouvelles constructions. D'après le U.S. Data Center Moratorium Tracker, le nombre d'interdictions visant les projets de construction de centre de données aux États-Unis augmente rapidement.

    Selon le traqueur, on compte actuellement 50 interdictions actives dans différentes juridictions à travers le pays, dont quatre permanentes, ainsi que trois projets de ban supplémentaires. Entre mars et avril 2026 seulement, 14 nouvelles interdictions ont été enregistrées. Sur les douze derniers mois, la progression est spectaculaire : le traqueur ne recensait que huit moratoires en mai 2025 ; environ un an plus tard, ce chiffre a atteint un total de 78.

    Cela va poser un problème à de nombreux hyperscaleurs, d’autant plus qu’ils sont déjà aux prises avec des retards causés par des pénuries de matériel informatique, notamment au niveau des infrastructures électriques. Et alors que les investisseurs dépensent des milliards de dollars sur la promesse que l'IA rapportera beaucoup d’argent, ces retards pourraient les effrayer et entraîner l’assèchement des financements dont dépendent les entreprises.

    Impact économique de ces projets et menace pour l'emploi local

    La colère des citoyens s'enracine principalement dans les répercussions financières de ces installations massives. Les populations locales refusent de subir des hausses de tarifs d'électricité et de financer des allègements fiscaux pour des géants technologiques sans en tirer de bénéfices directs. Dans le Michigan, par exemple, le fournisseur d'énergie DTE a tenté de conditionner le gel de ses futures hausses de tarifs à l'ouverture d'un centre de données.

    Cette méthode a été assimilée à une « demande de rançon » par les autorités locales. Goldman Sachs avertit que la demande liée aux infrastructures d'IA fait augmenter les coûts de l'électricité, des composants électroniques et des logiciels, ce qui va stimuler l'inflation au cours des prochaines années.

    À cette pression économique s'ajoute une menace existentielle pour les travailleurs. Les centres de données servent à entraîner des modèles d'IA avancés conçus pour remplacer à terme les employés de bureau. Des entreprises de la tech suppriment déjà des milliers de postes pour investir dans l'IA, à l'image d'Oracle ou encore de Meta, qui surveille informatiquement ses employés pour entraîner des agents d'IA capables de reproduire leur travail.

    Les citoyens se retrouvent ainsi dans la position paradoxale de devoir subventionner, via leurs impôts et leurs factures énergétiques, les outils qui élimineront leurs propres emplois. Face à cette hostilité, l'industrie technologique pourrait bientôt se tourner vers l'espace pour accueillir ses centres de données. Selon la théorie de « l'IA orbitale », le placement de fermes de serveurs en orbite terrestre basse devient une option de plus en plus pertinente.

    Grâce aux avancées de sociétés comme SpaceX, le coût de lancement dans l'espace a drastiquement chuté et pourrait passer sous la barre des 100 dollars par kilogramme d'ici 2028. À ce prix, il deviendrait financièrement plus avantageux de construire des centres de données en orbite plutôt que d'essayer de les imposer dans des régions réticentes, offrant ainsi aux géants de la technologie une solution radicale pour contourner la rébellion terrestre.

    L'essor des centres de données crée des pénuries de composants

    Le monde est actuellement confronté à une pénurie massive de puces de mémoire et de stockage. Les centres de données consomment des quantités colossales de composants électroniques, au point de provoquer des tensions sévères sur les chaînes d'approvisionnement mondiales. Une crise similaire menace désormais les CPU, dont le besoin s'intensifie à mesure que les charges de travail d'inférence des grands modèles de langage se multiplient.

    Par ailleurs, les prix de gros de l'électricité ont grimpé en flèche jusqu'à 267 % en cinq ans sous l'effet de la demande des centres de données. Cette pression généralisée sur les ressources matérielles et énergétiques complique d'autant plus les projets d'expansion des hyperscaleurs, qui se retrouvent coincés entre des communautés locales hostiles, des infrastructures électriques saturées et des composants de plus en plus difficiles à obtenir.

    Selon certains observateurs, cette dynamique de rejet rappelle fortement l'expansion des chemins de fer à la fin du dix-neuvième siècle. À l'époque, cette technologie transformatrice, dominée par de grandes entreprises et largement subventionnée, avait été imposée aux communautés locales avec très peu de concertation, déclenchant le désespoir économique des travailleurs, des émeutes et la destruction de centaines d'infrastructures ferroviaires.

    L'écrivain Samuel Butler avait d'ailleurs anticipé ce type de conflit il y a 150 ans dans son roman dystopique Erewhon, où une société décide de détruire toutes ses machines par crainte qu'elles ne finissent par l'asservir. Aujourd'hui, les campus de centres de données font figure de nouvelles gares ferroviaires de l'ère technologique, suscitant l'angoisse et un rejet massif similaires face à des systèmes perçus comme incontrôlables.

    Kevin O'Leary soupçonne les protestataires d'être téléguidés

    Début mai, à Tremonton, dans le comté de Box Elder (Utah), les commissaires du comté ont été submergés par des centaines de manifestants scandant « Shame ! Shame ! Shame ! » (Honte ! Honte ! Honte !) lorsqu'ils ont voté à l'unanimité en faveur de la construction d'un gigantesque centre de données hyperscale dédié à l'IA. De nombreux habitants de la communauté craignent pour ses effets potentiels sur les prix de l'énergie et l'accès à l'eau.

    Face à l'opposition croissante aux centres de données, Kevin O'Leary a opté pour une stratégie de contre-offensive sur les réseaux sociaux, via une vidéo publiée sur X. L'investisseur a affirmé que plus de 90 % des manifestants n'étaient pas des habitants de l'Utah ou du comté de Box Elder, et qu'ils avaient été acheminés par bus depuis d'autres États. Il a ajouté que les protestants étaient des « protestataires professionnels payés par quelqu'un ».

    Kevin O'Leary a également suggéré qu'une partie de cette opposition était amplifiée par l'IA, laissant entendre que des comptes ou des commentaires générés automatiquement alimentaient le mouvement de contestation en ligne. Des affirmations présentées sans la moindre preuve à l'appui.

    Sur le plan environnemental, Kevin O'Leary s'est présenté comme « le seul développeur de centres de données sur Terre à avoir obtenu un diplôme en études environnementales », se disant pleinement conscient des enjeux liés à l'air, à l'utilisation de l'eau, à la chaleur et au bruit. Le milliardaire a aussi évoqué des technologies de refroidissement avancées et la possibilité d'intégrer du solaire, de l'éolien et des batteries au mix énergétique.

    Problème : le projet est alimenté entièrement par du gaz naturel, selon la fiche technique publiquement disponible du centre de données, ce qui contredit frontalement ses déclarations sur les énergies renouvelables. La multiplication rapide des centres de données engendre également des niveaux records d'émission.

    L'ampleur du désastre sanitaire lié aux centres de données

    Une étude a quantifié ces impacts en dollars via des indicateurs comme le coût social du carbone, mesurant le préjudice économique de chaque tonne de CO2 émise. Il en résulte que le coût réel des centres de données dépasse largement leur prix d'achat. Il ne s'agit pas d'argent, mais de la santé des personnes vivant à proximité. En 2025, les dommages environnementaux causés par les centres de données ont coûté 25 milliards de dollars à l'économie.

    Environ 3,7 milliards sont directement liés aux activités d'IA menées dans ces centres. Selon le rapport de l'étude, ce coût représente une externalité, c'est-à-dire une conséquence indirecte de l'activité économique qui impose des coûts à des tiers n'étant pas directement impliqués dans l'activité initiale.

    Ces chiffres ne correspondent pas à des dépenses médicales directes ou à des impôts, mais reflètent la valeur économique attribuée à la réduction de l'espérance de vie et aux décès prématurés causés par l'impact environnemental de ces installations. L'auteur indique : « en ce qui concerne la consommation électrique des centres de données, les coûts externes liés à la production d’électricité sont supportés par les consommation exposés aux PM2,5 ».

    Nicholas Muller fait référence aux particules fines inhalables qui peuvent présenter de graves risques pour la santé des communautés locales, notamment des maladies pulmonaires, des troubles cardiaques et, dans certains cas, des taux plus élevés de mortalité prématurée. « L'impact des gaz à effet de serre, quant à lui, se manifeste sur le long terme et représente donc une externalité supportée par les générations futures », a expliqué l'auteur.

    Source : datacentertracker

    Et vous ?

    Quel est votre avis sur le sujet ?
    Que pensez-vous de la contestation croissante à laquelle font face les projets de construction de centre de données ?

    Voir aussi

    Pour Kevin O'Leary, les détracteurs de son projet de méga data center IA en Utah sont des « manifestants payés pour le faire ». Selon lui, la campagne de protestation en ligne serait lancée en partie par l'IA

    Une commune agricole du Michigan a rejeté la construction d'un méga centre de données OpenAI-Oracle. Quelques semaines plus tard, les travaux ont commencé. Il bénéficie d'appuis financiers et politiques

    L'Utah approuve un projet de centre de données hyperscale dédié à l'IA qui produira et consommera plus du double de l'électricité utilisée par l'ensemble de l'État, malgré une forte opposition publique

  3. #183
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    Et pendant ce temps là, en Europe, grâce au lobbying des BigTech, on va masquer les méfaits de ces centres de données et ils viendront les installer chez nous au lieu de rester aux USA...

  4. #184
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    ça ne date hélas pas d'hier que des débiles sabotent l’économie locale.
    Je peux comprendre pour des entreprises ultra polluante qui vont rendre la région invivable et l'eau potable du poison, mais pour de simple centres de données...

    J’espère pour eux qu'ils n'iront pas se plaindre d’être pauvre quand ils seront au chômage... pas de centre de donnée/d'usine/de bureaux, pas d'emplois et pas d'emplois c'est la région entière qui va mourir.

    ca me fait penser a ca ou ca

    tant mieux j'ai envie de dire, patrons, venez ici en asie, on accepte vos entreprises et ca me fait plus d'emplois pour moi plus d'emplois c'est plus de tension sur le marché et plus de salaire pour moi.
    j'aime bien aussi les européens qui font ouin ouin on a plus d'usines tous partie en chine ouins ouins on sait plus faire des semi conducteurs, et les seuls boites qui le font encore se font cracher aux visages.
    Vous méritez votre appauvrissement et votre dépendance à la chine.

    Il n'est pas question d'accepter les cas extrêmes comme les horaires 996 ou le déversement de mercure dans les rivieres, mais meme en chine c'est interdit ca
    mais il serait bon aussi d’arrêter de vouloir empêcher tous les projets industriels.

    Peu on d'ailleurs manifester quand de beaux arbres centenaires ont été abattues par centaine pour refaire la charpente d'une église très connu à paris
    La France est un pays qui redistribue tout sauf de l'espoir.

  5. #185
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  6. #186
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    ça ne date hélas pas d'hier que des débiles sabotent l’économie locale.
    Je peux comprendre pour des entreprises ultra polluante qui vont rendre la région invivable et l'eau potable du poison, mais pour de simple centres de données...

    J’espère pour eux qu'ils n'iront pas se plaindre d’être pauvre quand ils seront au chômage... pas de centre de donnée/d'usine/de bureaux, pas d'emplois et pas d'emplois c'est la région entière qui va mourir.

    ca me fait penser a ca ou ca

    tant mieux j'ai envie de dire, patrons, venez ici en asie, on accepte vos entreprises et ca me fait plus d'emplois pour moi plus d'emplois c'est plus de tension sur le marché et plus de salaire pour moi.
    j'aime bien aussi les européens qui font ouin ouin on a plus d'usines tous partie en chine ouins ouins on sait plus faire des semi conducteurs, et les seuls boites qui le font encore se font cracher aux visages.
    Vous méritez votre appauvrissement et votre dépendance à la chine.

    Il n'est pas question d'accepter les cas extrêmes comme les horaires 996 ou le déversement de mercure dans les rivieres, mais meme en chine c'est interdit ca
    mais il serait bon aussi d’arrêter de vouloir empêcher tous les projets industriels.

    Peu on d'ailleurs manifester quand de beaux arbres centenaires ont été abattues par centaine pour refaire la charpente d'une église très connu à paris
    Il y en a marre des "moi je", des donneurs de leçon ou que l'Asie est le centre du monde, l'eldorado des "bobos"...

    Il faut redescendre sur terre, avoir de l'humilité, et sauvegarder le peu de bien qu'il reste sur la terre.

    Tu dois être trop jeune pour avoir connu le monde sans informatique : Que c'était bien... On avait des rêves que l'on pouvait réaliser, le travail était synonyme d'avenir, les interactions étaient 100% humaines et dans de bonne conditions, la nourriture avait du gout, le jardin donnait des fruits et légumes à profusion, la santé était bien meilleure pour tous, le coût de la vie était bien moins chère, on avait des saisons, les oiseaux chantaient et les abeilles, libellules, papillons étaient légion : oui la vie était vraiment belle...

    Pour te donner un exemple, un ouvrier seul pouvait par son travail acheter à un coût raisonnable une maison et un terrain pour sa famille, et bien la nourrir. Aujourd'hui, il faut souvent être deux pour espérer pouvoir acheter une simple "bicoque" sur un terrain format "mouchoir de poche" et donner de la "malbouffe" à sa famille. Et encore pour cela, souvent les aides sociales sont nécessaires...

    Pauvre monde.

    Alors s'il te plait : HUMILITE...

  7. #187
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    Tu dois être trop jeune pour avoir connu le monde sans informatique : Que c'était bien... On avait des rêves que l'on pouvait réaliser, le travail était synonyme d'avenir, les interactions étaient 100% humaines et dans de bonne conditions, la nourriture avait du gout, le jardin donnait des fruits et légumes à profusion, la santé était bien meilleure pour tous, le coût de la vie était bien moins chère, on avait des saisons, les oiseaux chantaient et les abeilles, libellules, papillons étaient légion : oui la vie était vraiment belle...
    dit le mec inscrit sur ce forum tech et qui est

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    c'est l’hôpital qui se fou de la charité
    rien ne t’empêche d'aller élever des chèvres dans les pyréenées

    Pour te donner un exemple, un ouvrier seul pouvait par son travail acheter à un coût raisonnable une maison et un terrain pour sa famille, et bien la nourrir. Aujourd'hui, il faut souvent être deux pour espérer pouvoir acheter une simple "bicoque" sur un terrain format "mouchoir de poche" et donner de la "malbouffe" à sa famille. Et encore pour cela, souvent les aides sociales sont nécessaires...
    et alors ? j'en ai rien à foutre, le monde, le système évolue et il faut faire/vivre avec.
    le monde de 2026 a des leviers énormes que les générations précédentes n’avaient pas. Et certains sont tellement puissants qu’un mec normal aujourd’hui peut faire des trucs impossibles en 1980. si tu voulais investir dans des centaines d’entreprises mondiales, il fallait quasiment être riche ou passer par des circuits bancaires compliqués. En 2026, un type normal peut acheter un ETF monde depuis son téléphone en quelques minutes avec 50 balles par mois.
    Moi avec 50€ je peux investir dans des milliers d’entreprises du monde entier depuis mon téléphone, un mec normal en 1980 pouvait pas faire ça, si je veux apprendre une compétence rentable, j’ai internet, YouTube et l’IA gratuitement, avant fallait souvent payer une école ou connaître les bonnes personnes.
    Je peux lancer un business en ligne depuis ma chambre avec presque zéro capital, dans les années 80 c’était beaucoup plus compliqué.
    Je peux bosser pour des clients à l’étranger sans quitter chez moi grâce au télétravail, avant c’était quasi impossible.
    J'ai une IA qui peut m’aider à coder, écrire, apprendre ou automatiser des tâches en quelques secondes, ça relevait de la science-fiction en 1980.

    J'ai revu les films Alien de 1979 et 2001 l'Odyssée de l'espace, j'ai d'installé sur mon pc perso GLM-5.1, l'ia imaginé à l'époque dans ces films est déjà largement dépassé par mon ia que j'ai sur mon pc.
    Il faut arrêter de fantasmer sur le monde d'avant, de toute façon même si c’était mieux avant, tu pourras pas y échapper alors autant vivre sans regret dans le monde moderne.

    Ton ouvrier il devrait plutôt s'acheter des ETF et investir son argent, monter des business online plutôt que de pleurer de pas pouvoir s'acheter un 20m2. Car de toute façon vu la tendance l'immobilier ne redescendra pas en france dans les bassins d'emplois.
    J'avais une maison en France acheter 500k, ça a été une erreur.
    Car entre les taux d’intérêts, la taxe foncière et l'entretiens, même quand je l'ai revendu avec une plus value je suis pas rentré à 100% dans mes frais dans cette opération. Je suis partis trop tot pour rentabiliser l'investissement.
    Ce cas n'est pas rare car entre les mobilité/ooportunités professionels comme ce fut mon cas ou les divorces/déces, ca arrive vite, la durée moyenne de détention d’une résidence principale est souvent estimée autour de 7 ans, il faut 5ans minimum dans de bonne condition
    La France est un pays qui redistribue tout sauf de l'espoir.

  8. #188
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    et alors ? j'en ai rien à foutre, le monde, le système évolue et il faut faire/vivre avec.
    ... et blablabla blablabla blablabla...
    Tu as l'air contrarié : tu es souffrant ?

    En attendant tu as un bon score pour l'utilisation de "je" dans un post.

  9. #189
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    Par défaut Bonjour calvaire
    calvaire,

    Citation Envoyé par calvaire Voir le message
    et alors ? j'en ai rien à foutre, le monde, le système évolue et il faut faire/vivre avec. le monde de 2026 a des leviers énormes que les générations précédentes n’avaient pas. Et certains sont tellement puissants qu’un mec normal aujourd’hui peut faire des trucs impossibles en 1980. si tu voulais investir dans des centaines d’entreprises mondiales, il fallait quasiment être riche ou passer par des circuits bancaires compliqués. En 2026, un type normal peut acheter un ETF monde depuis son téléphone en quelques minutes avec 50 balles par mois. Moi avec 50€ je peux investir dans des milliers d’entreprises du monde entier depuis mon téléphone, un mec normal en 1980 pouvait pas faire ça, si je veux apprendre une compétence rentable, j’ai internet, YouTube et l’IA gratuitement, avant fallait souvent payer une école ou connaître les bonnes personnes. Je peux lancer un business en ligne depuis ma chambre avec presque zéro capital, dans les années 80 c’était beaucoup plus compliqué. Je peux bosser pour des clients à l’étranger sans quitter chez moi grâce au télétravail, avant c’était quasi impossible. J'ai une IA qui peut m’aider à coder, écrire, apprendre ou automatiser des tâches en quelques secondes, ça relevait de la science-fiction en 1980. J'ai revu les films Alien de 1979 et 2001 l'Odyssée de l'espace, j'ai d'installé sur mon pc perso GLM-5.1, l'ia imaginé à l'époque dans ces films est déjà largement dépassé par mon ia que j'ai sur mon pc. Il faut arrêter de fantasmer sur le monde d'avant, de toute façon même si c’était mieux avant, tu pourras pas y échapper alors autant vivre sans regret dans le monde moderne. Ton ouvrier il devrait plutôt s'acheter des ETF et investir son argent, monter des business online plutôt que de pleurer de pas pouvoir s'acheter un 20m2. Car de toute façon vu la tendance l'immobilier ne redescendra pas en france dans les bassins d'emplois. J'avais une maison en France acheter 500k, ça a été une erreur. Car entre les taux d’intérêts, la taxe foncière et l'entretiens, même quand je l'ai revendu avec une plus value je suis pas rentré à 100% dans mes frais dans cette opération. Je suis partis trop tot pour rentabiliser l'investissement. Ce cas n'est pas rare car entre les mobilité/ooportunités professionels comme ce fut mon cas ou les divorces/déces, ca arrive vite, la durée moyenne de détention d’une résidence principale est souvent estimée autour de 7 ans, il faut 5ans minimum dans de bonne condition
    Tu n'as pas tord sur tout, mais tu fais de ton cas personnel une généralité. Certaines personnes ont des attaches, de la famille (tout le monde n'a pas forcément envie de mettre ses parents ou grand-parents dans un EPHAD), des amis ou sont en couple ou même sont tous simplement attaché à leur lieu de vie. Les mêmes opportunités ne se présentent pas non plus à tous, parfois pas au bon moment, parfois jamais.

    Je pense que les enfants qui arrachent de leur main les terre rares dont TU as besoin pour vivre comme tu le fais seront d'accord avec moi.

    Il y a aussi le facteur chance des rencontres (ce qui n'est pas ton cas, tu n'as pas besoin de ce facteur chance, tant tu es supérieur à tous). Et au passage, si tout le monde faisait comme toi, serais-tu aussi à l'aise ?, car tu aurais plus de concurrence. Il semblerai que pour réussir, il n'y ai qu'un seul chemin (le tiens bien évidemment), mais que signifie réussir ? Amasser du pognon pour partir à la retraite à 45 ans ? Tout le monde n'est pas matérialiste, et on peut être très heureux sans grand chose, mais cette simple réflexion doit être à 1000 lieu de ton omniscience.

    En toute sincérité, tu devrais te poser la question de pourquoi tu irrite tant les gens sur ce forum, faire un peu d'introspection et avoir un rien d'empatie pour tes semblables, tu auras peut-être un jour besoin d'eux.

    Mais je te souhaite le meilleur.
    BàT et Peace & Love.

  10. #190
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    Citation Envoyé par OuftiBoy Voir le message
    calvaire,

    En toute sincérité, tu devrais te poser la question de pourquoi tu irrite tant les gens sur ce forum, faire un peu d'introspection et avoir un rien d'empatie pour tes semblables, tu auras peut-être un jour besoin d'eux.
    J'ai de plus en plus de mal d'avoir de l’empathie car ce sont toujours les mêmes qui se plaignent sans rien faire pour améliorer leurs vie.
    On peut pas se plaindre de vivre dans la précarité, de pas pouvoir s'acheter une maison et d'avoir des emplois précaire et en même temps refuser l'installation d'entreprises, de pas se former ou encore de rester dans une zone perdu et sans emplois.
    Que sont devenus les débiles qu'on avaient en classe à l'école ? ce n'est pas une question d'avoir des bonnes notes, je parle surtout du comportement, c'est juste qu'ils sont stupides et méritent leurs sors d'ouvrier mcdo au smics.
    Les gens brillants qui aiment pas l'école j'en connais, ils ont monté leurs boites en maçonnerie/mécanique/espace vert et gagne autant qu'un cadre à la défense.

    Prenez les bonne décisions collectives et ca iras mieux.... commencer par dégager les migrants ça fera moins de concurrence pour les emplois de merde (serveur, macon, aide soignant...) ca fera baisser la pression et la concurence déloyale et ces emplois redeviendront des emplois respectable.
    Libéraliser l'économie: les patrons ne devraient pas batailler des années pour implanter un site industriel et baisser largement les cotisations patronale et taxes/impôts des entreprises.

    Cette été, je vais profiter d'une escale pour aller voir le musée Louis Vuitton Shanghai. Pour la petite histoire, Bernard Arnault a été personnellement félicité par Xi Jinping pour l’ouverture à Shanghai du nouveau flagship Louis Vuitton. Ce bâtiment, majestueux et audacieux a pu être bâti vite et aider/appuyer par la puissance publique locale. En France jamais cette chose n'aurait pu être fait, pas avant des décennies. Et des remerciement de Xi Jinping ca donne plus envie d'investir que de se prendre des tomates ou des barbecues de pneus par des débiles.
    Je précise que je n'ai aucun produit lvmh chez moi, ni aucune action directe chez eux, je suis indifférent au luxe et à Louis Vuitton, tant dans leurs produits que d'un point de vue financier. C'est une simple curiosité/plaisir pour moi d'aller voir ce musée.
    Par contre j'admire Bernard arnault, la force qu'il a de continuer a mener une grosse industrie en France malgré toutes les bassesses qu'il subit.
    La France est un pays qui redistribue tout sauf de l'espoir.

  11. #191
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    ça ne date hélas pas d'hier que des débiles sabotent l’économie locale.
    Je peux comprendre pour des entreprises ultra polluante qui vont rendre la région invivable et l'eau potable du poison, mais pour de simple centres de données...
    Si tu t'étais renseigné un peu avant de l'ouvrir, tu aurais vu que les implantations récentes et massives de centres de données posent et vont poser ces problèmes.
    Nappes phréatiques et cours d'eau asséchés, augmentation du coût de l’électricité pour les populations locales et pollution de l'air.
    C'est pas parce que ça se passe pas sous tes yeux que ça n'existe pas !



    Et même si c'est un data center "propre", l'emprise au sol est bien réelle et l'énergie est bien produite quelque part même si les populations locales n'en subissent pas les conséquences.


    Mettre de l'eau en bouteille non plus c'est pas une activité hyper polluante.
    Mais si l'usine se trouvait au bout de ton champ, tu serais content ?
    https://www.nouvelobs.com/economie/2...de-vittel.html


    Edit :
    https://www.developpez.net/forums/d2.../#post12122313

  12. #192
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    Citation Envoyé par _toma_ Voir le message
    Si tu t'étais renseigné un peu avant de l'ouvrir, tu aurais vu que les implantations récentes et massives de centres de données posent et vont poser ces problèmes.
    Nappes phréatiques et cours d'eau asséchés, augmentation du coût de l’électricité pour les populations locales et pollution de l'air.
    C'est pas parce que ça se passe pas sous tes yeux que ça n'existe pas !



    Et même si c'est un data center "propre", l'emprise au sol est bien réelle et l'énergie est bien produite quelque part même si les populations locales n'en subissent pas les conséquences.


    Mettre de l'eau en bouteille non plus c'est pas une activité hyper polluante.
    Mais si l'usine se trouvait au bout de ton champ, tu serais content ?
    https://www.nouvelobs.com/economie/2...de-vittel.html


    Edit :
    https://www.developpez.net/forums/d2.../#post12122313
    Je travaillent dans les infras clouds depuis plus de 10ans, donc bien sur que je connais ces petits contre temps... mais ce n'est en aucun cas une excuse.
    Monter un data center et l'occasion de crée pleins d'emplois indirecte pour faire de la monter en puissance dans la production d'eau potable et d’électricité justement.

    Pour le prix de ces ressources c'est une question de marché, les locaux n'ont cas proposé d'acheter plus cher l’électricité et l'eau pour concurrencer et assécher l'entreprise qui a le datacenter.
    Il y'a un bon exemple, c'est celui de l’affaire GameStop en 2021.
    Des utilisateurs du forum Reddit (surtout sur le subreddit r/WallStreetBets) ont acheté massivement des actions GameStop pour faire monter le prix.
    C’était pour provoquer un short squeeze contre des fonds d’investissement qui pariaient sur la chute de l’action.

    Les citoyens vote avec leurs portefeuille, c'est souvent lié à comment/quoi on consomme mais je pense que de plus en plus aujourd'hui c'est jouer avec la bourse pour décider de leurs avenirs. Il y'a des villes/villages qui possèdent les entreprises productrices d'eau potable et d’électricité par exemple.
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  13. #193
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    Que sont devenus les débiles qu'on avaient en classe à l'école ? ce n'est pas une question d'avoir des bonnes notes, je parle surtout du comportement, c'est juste qu'ils sont stupides et méritent leurs sors d'ouvrier mcdo au smics.
    Les gens brillants qui aiment pas l'école j'en connais, ils ont monté leurs boites en maçonnerie/mécanique/espace vert et gagne autant qu'un cadre à la défense.
    Une seule réponse me vient à l'esprit.

    Quand le corps humain fut créé, toutes les parties voulaient en être le
    Chef.
    Le cerveau : puisque je commande tout et que je pense pour tout
    le monde, je devrais être le Chef !
    Les pieds : puisque nous transportons le corps là où il le désire, nous
    devrions être le Chef !
    Les mains disaient : puisque nous faisons tout le travail et gagnons de l'argent pour entretenir tout le corps, nous devrions être le Chef !
    Et ainsi de suite pour le coeur, les yeux, les oreilles et les poumons.
    Mais le trou du cul se fit aussi entendre et exigea d'être élu Chef. Les autres parties du corps éclatèrent de rire à l'idée qu'un trou du cul
    puisse être le chef!
    Le trou du cul se mit en colère, et refusa de fonctionner. Bientôt le cerveau devint fiévreux, les yeux devinrent vitreux, les pieds trop faibles pour marcher, les mains pendaient sans force, le coeur et les poumons luttèrent pour survivre.
    Finalement, le corps entier était d'accord pour que le trou du cul soit élu Chef
    Toutes les autres parties du corps faisaient le travail, tandis que le trou du cul dirigeait tout le monde et s'occupait principalement de la merde comme tout chef digne de ce titre.
    MORALITÉ

    Il n'est nullement nécessaire d'être un cerveau pour devenir chef, un trou du cul fait parfaitement l'affaire !
    Ma page sur developpez.com : http://chrtophe.developpez.com/ (avec mes articles)
    Mon article sur le P2V, mon article sur le cloud
    Consultez nos FAQ : Windows, Linux, Virtualisation

  14. #194
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    Par défaut L'Utah fait face à une vive contestation après l'approbation d'un centre de données gigantesque
    « La consommation d'eau et d’énergie à une telle échelle est irresponsable » : l'Utah fait face à une vive contestation populaire après l'approbation d'un centre de données IA deux fois plus grand que Manhattan

    Les tensions autour des centres de données en Utah restent vives. La colère des populations est montée d'un cran après l'approbation récente de Stratos, un méga centre de données dont la superficie doublerait celle de Manhattan. Ce projet colossal, soutenu par l'investisseur Kevin O’Leary, suscite une vive opposition locale en raison de ses besoins énergétiques et hydrauliques démesurés. Les critiques s'inquiètent de la survie de l'écosystème déjà fragile du Grand Lac Salé et de l'augmentation prévisible de la pollution thermique. La rébellion s'organise en dépit des promesses de création d'emplois et de souveraineté technologique.

    Le comté de Box Elder, situé dans une zone rurale de l'Utah, est pressenti pour accueillir un projet de centre de données hyperscale d'une ampleur exceptionnelle. L'envergure de l'infrastructure est telle qu'elle devrait générer et consommer une quantité d'énergie deux fois supérieure à celle de l'intégralité de l'État de l'Utah. Ce projet colossal est porté par l'entreprise de l'investisseur Kevin O’Leary, connu pour l'émission télévisée « Shark Tank ».

    Selon les promoteurs, le projet financera des bâtiments modernes à la base aérienne de Hill tout en produisant l'intégralité de son énergie, en purifiant l'eau qu'il utilise afin que celle-ci puisse être rejetée dans le Grand Lac Salé, et en créant 2 000 emplois hautement rémunérés dans cette zone rurale.

    Baptisé Stratos, ce complexe de centre de données aura une puissance de 9 gigawatts, s'étendra sur plus 40 000 acres (environ 16 000 hectares) et fonctionnera entièrement hors réseau. Les plans du complexe révèlent qu'elle sera alimentée en gaz naturel provenant du Ruby Pipeline voisin, un gazoduc interétatique de 1 096 km qui traverse le nord de l'Utah, plutôt que par le réseau électrique public. Un point qui suscite de vives contestations.

    Une infrastructure aux dimensions démesurées pour l'IA

    Le rôle de prometteur de Kevin O’Leary a permis d'accélérer le projet. Le conseil d’administration chargé de superviser l’Autorité de développement des installations militaires de l’État (MIDA) a approuvé le 24 avril une série de résolutions visant à faire avancer ce projet de plusieurs milliards de dollars, acceptant d’agir vite et d’appliquer des taxes bien inférieures à la normale afin d’aider Kevin O’Leary à « attirer les hyperscaleurs » dans l’Utah.


    Stratos suscite des inquiétudes en raison de sa consommation colossale en eau dans une région déjà sévèrement touchée par la sécheresse. Selon les écologistes, le centre de données pourrait mettre en péril l'écosystème fragile du Grand Lac Salé, dont l'assèchement menace déjà les habitants de Salt Lake City de nuages de poussière toxiques. Le lac rétrécit à cause du détournement de l'eau pour l'agriculture et de l'impact de la crise climatique.

    Les groupes de protestation indiquent également que les immenses systèmes de ventilation requis pour refroidir les installations de Stratos risquent d'augmenter les températures locales de plusieurs degrés, tandis que la pollution liée au réchauffement climatique dans l'État pourrait bondir d'environ 50 %.

    Une fois achevé, Stratos produirait et consommerait plus du double de l'électricité actuellement utilisée par l'ensemble de l'État de l'Utah. La phase 1 vise une capacité de 3 gigawatts, avec une extension prévue à 9 gigawatts sur plusieurs phases. Pour mettre cela en perspective, une production continue de 9 gigawatts suffirait à alimenter environ 6,75 millions de foyers américains 24 heures sur 24, sans parler de ses émissions de gaz à effet serre.

    Pressions hydriques critiques et écosystèmes menacés

    Le projet devrait tout de même rapporter environ 30 millions de dollars par an en impôts pendant sa phase initiale, et créer jusqu'à 2 000 emplois permanents ainsi que 250 millions de dollars par an en taxe de vente pour l'État. Il semble donc que toutes les parties prenantes y trouveront leur compte. Mais certaines études ont rapporté que les dommages cachés à l'environnement et à la santé publique neutralisent les bénéfices perçus par les États.

    En outre, il ne s'agit encore que de projections, car aucun locataire n'a été annoncé. L'objectif principal du projet à l'avenir sera d'attirer de grands opérateurs de cloud en mettant à disposition de l'électricité et des terrains prêts à l'emploi. Selon les experts du secteur, cela pourrait s'avérer difficile, car les plus grands fournisseurs de cloud hyperscale, comme Google, Amazon ou Meta, utilisent principalement leurs propres installations gigantesques.

    Par ailleurs, l'implantation de ce centre de données et le développement des ports intérieurs associés exacerbent les tensions sur les ressources naturelles les plus vulnérables de la région. Les zones humides de l'Utah, déjà extrêmement rares, font face à des pressions environnementales sans précédent dues à ce type d'expansion industrielle massive. Pour les experts, la préservation de ces écosystèmes est devenue un point de friction majeur.

    La quantité d'eau colossale nécessaire au refroidissement des centres de données et à l'aménagement des terrains menace directement l'équilibre écologique de ces zones protégées. De plus en plus de communautés locales refusent de vendre leurs terres agricoles aux promoteurs de centres de données.

    Réaction des promoteurs face au rejet des datacenters

    Kevin O’Leary défend son projet de centre de données en brandissant comme argument la rivalité avec la Chine. « Je ne pense pas qu’il existe de site plus grand que celui-ci dans le monde », a déclaré Kevin O’Leary à Fox News. « Cela montre aux Chinois et au reste du monde que nous ne plaisantons pas, que nous allons mener ce projet à bien, le faire avancer et fournir la puissance de calcul nécessaire à nos entreprises d’IA qui défendent le pays ».


    Dans un message publié sur X (ex-Twitter), Kevin O’Leary a ajouté : « nous n’allons pas assécher le Grand Lac Salé. C’est ridicule. Nous allons créer de nouveaux emplois ». Mais selon critiques, les emplois promis ne compenseront pas les impacts à long terme sur l’Utah et au-delà. « La charge thermique du projet Stratos proposé est extrême. Bien sûr, cela a des effets », a déclaré Rob Davies, professeur de physique à l'université d'État de l'Utah.

    Près de 4 000 personnes ont déposé des objections à l’approbation du projet, et cette opposition a donné lieu à des réunions publiques houleuses qui, selon Lee Perry, commissaire du comté de Box Elder, l’ont rendu « physiquement malade » face à des menaces de mort présumées et de fausses accusations.

    Kevin O’Leary a affirmé dans des publications sur les réseaux sociaux que la plupart des manifestants ne résident pas dans la région et qu’ils ont été payés pour s’opposer au projet. « Il y a des manifestants professionnels qui sont payés par quelqu’un, je ne sais pas qui. On les fait venir en bus », a déclaré Kevin O’Leary dans une vidéo récente publiée sur X. Les opposants au projet ont rejeté cette accusation, la qualifiant de sans fondement.

    L'ampleur du désastre sanitaire lié aux centres de données

    Une étude a quantifié ces impacts en dollars via des indicateurs comme le coût social du carbone, mesurant le préjudice économique de chaque tonne de CO2 émise. Il en résulte que le coût réel des centres de données dépasse largement leur prix d'achat. Il ne s'agit pas d'argent, mais de la santé des personnes vivant à proximité. En 2025, les dommages environnementaux causés par les centres de données ont coûté 25 milliards de dollars à l'économie.

    Environ 3,7 milliards sont directement liés aux activités d'IA menées dans ces centres. Selon le rapport de l'étude, ce coût représente une externalité, c'est-à-dire une conséquence indirecte de l'activité économique qui impose des coûts à des tiers n'étant pas directement impliqués dans l'activité initiale.

    Ces chiffres ne correspondent pas à des dépenses médicales directes ou à des impôts, mais reflètent la valeur économique attribuée à la réduction de l'espérance de vie et aux décès prématurés causés par l'impact environnemental de ces installations. L'auteur indique : « en ce qui concerne la consommation électrique des centres de données, les coûts externes liés à la production d’électricité sont supportés par les consommation exposés aux PM2,5 ».

    Nicholas Muller fait référence aux particules fines inhalables qui peuvent présenter de graves risques pour la santé des communautés locales, notamment des maladies pulmonaires, des troubles cardiaques et, dans certains cas, des taux plus élevés de mortalité prématurée. « L'impact des gaz à effet de serre, quant à lui, se manifeste sur le long terme et représente donc une externalité supportée par les générations futures », a expliqué l'auteur.

    Conclusion

    La multiplication des centres de données à travers les États-Unis a été encouragée par l’administration Trump et le secteur de l’IA, mais elle s’est heurtée à des contestations locales. La colère suscitée par la hausse des factures d’électricité et les craintes d’épuisement des ressources en eau ont contribué à la victoire, lors de plusieurs élections locales et régionales, de candidats sceptiques quant à la croissance effrénée du secteur de l’IA.

    L'avenir de cette expansion technologique fait craindre un basculement structurel, transformant ce qui devait être une transition vers le renouvelable en un nouveau sommet de consommation d'énergies fossiles. Les experts redoutent que nous ne soyons qu'au début d'une escalade, où l'impact environnemental pourrait décupler si la tendance actuelle des entreprises technologiques à construire des infrastructures massives hors réseau se généralise.

    Alors que les particules fines touchent les populations actuelles, les émissions de gaz à effet de serre constituent une dette écologique léguée aux générations futures. Selon les experts, une réévaluation des politiques publiques est nécessaire pour encadrer convenablement le développement technologique.

    Et vous ?

    Quel est votre avis sur le sujet ?
    Que pensez-vous de la vague de contestation grandissante des centres de données ?
    Qui des communautés locales ou des promoteurs de centres de données sortira vainqueurs de ce bras de fer ?

    Voir aussi

    L'Utah approuve un projet de centre de données hyperscale dédié à l'IA qui produira et consommera plus du double de l'électricité utilisée par l'ensemble de l'État, malgré une forte opposition publique

    Une commune agricole du Michigan a rejeté la construction d'un méga centre de données OpenAI-Oracle. Quelques semaines plus tard, les travaux ont commencé. Il bénéficie d'appuis financiers et politiques

    Le soutien des électeurs de Virginie à la construction de nouveaux centres de données s'effondre, passant de 69 % en 2023 à 35 % selon un nouveau sondage. Le projet « Digital Gateway » est abandonné

  15. #195
    Communiqués de presse

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    Par défaut Les gens préfèrent avoir des centrales nucléaires dans leur région plutôt que des centres de données
    Les gens préfèrent avoir des centrales nucléaires dans leur région plutôt que des centres de données dédiés à l'IA, une perception alimentée par les inquiétudes liées à la consommation d'eau et d'électricité

    L'essor des outils d'intelligence artificielle (IA) ces dernières années a conduit les entreprises à installer d'énormes centres de données partout dans le monde. Bien qu'ils soient conçus pour aider les modèles d'IA à fonctionner de manière optimale, une perception négative des centres de données s'est discrètement développée, alimentée par des inquiétudes concernant leur consommation massive d'eau et d'électricité. Selon une nouvelle enquête, 71 % des Américains s'opposent aux centres de données d'IA pour des raisons environnementales. Ces résultats sont particulièrement significatifs étant donné que seulement 53 % des personnes interrogées s'opposaient à la construction d'une centrale nucléaire dans leur région.

    Un centre de données est une installation destinée à héberger des systèmes informatiques et les composants associés, tels que les systèmes de télécommunications et de stockage. Les centres de données constituent une infrastructure essentielle pour le stockage et le traitement de l'information ; ils soutiennent le système financier mondial, les services cloud, l'apprentissage automatique et l'intelligence artificielle (IA).

    La croissance rapide des infrastructures de centres de données a suscité des débats réglementaires dans de nombreuses juridictions concernant les incitations fiscales, les impacts sur le réseau électrique, la consommation d'eau et la compatibilité avec les engagements climatiques nationaux et régionaux. La croissance rapide du secteur entraîne également une pression sur les réseaux électriques et une augmentation des coûts de l'électricité pour les consommateurs. Cela a à son tour suscité une opposition croissante aux nouveaux centres de données de la part des populations locales.

    Selon de récents rapports, jusqu'à 69 collectivités locales bloquent les nouvelles constructions de centre de données, dont quatre ont adopté des mesures définitives. Les habitants dénoncent la hausse des prix de l'électricité, les avantages fiscaux excessifs et la menace que l'IA fait peser sur l'emploi. Face à ces blocages politiques et sociaux croissants, de grands projets sont désormais annulés ou suspendus dans plusieurs États. Cette résistance généralisée pousse certains experts à envisager le transfert de ces infrastructures vers l'espace orbital. De son côté le milliardaire Kevin O'Leary estime que les opposants aux projets de centre de données sont des payés pour le faire.

    Selon un sondage récemment publié par Gallup, 71 % des Américains sont plutôt ou fortement opposés à la construction de centres de données d'IA dans leur région, principalement en raison de leur impact environnemental. Ces résultats sont particulièrement significatifs étant donné que seulement 53 % des personnes interrogées s'opposaient à la construction d'une centrale nucléaire dans leur région.

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    « Depuis que Gallup a posé pour la première fois la question sur les centrales nucléaires en 2001, le pic d'opposition a été de 63 % », souligne le sondage, ajoutant que 46 % des personnes interrogées étaient très préoccupées par l'impact environnemental des centres de données d'IA. Les centres de données d'IA reposent sur des systèmes de refroidissement pouvant consommer des millions de litres d'eau, en particulier dans les régions chaudes. Cela a soulevé des questions quant à la durabilité, notamment dans les zones déjà confrontées à un stress hydrique.

    En avril, une étude qui n'a pas encore fait l'objet d'une évaluation par les pairs a souligné qu'outre leur consommation massive d'eau et d'électricité, ces centres de données créent également des « îlots de chaleur », réchauffant les terres environnantes de deux degrés Celsius en moyenne, ce qui rend la vie plus difficile pour plus de 340 millions de personnes. « Nous estimons que la température à la surface du sol augmente en moyenne de 2 degrés Celsius après la mise en service d’un centre de données d’IA, créant ainsi des microclimats locaux, que nous appelons l’effet d’îlot de chaleur des données », souligne l’étude, ajoutant que dans les cas extrêmes, cette augmentation peut atteindre 9 degrés Celsius.

    L'augmentation de température provoquée par ces centres de données d'IA a affecté des zones situées jusqu'à 9,9 km de distance, selon les conclusions de la recherche, touchant plus de 340 millions de personnes. Selon des scientifiques de l’Université de Californie, on estime que chaque requête IA de 100 mots consomme environ une bouteille d’eau (soit 519 millilitres). Auparavant, l’Environmental and Energy Study Institute (EESI) avait déclaré que les centres de données de taille moyenne peuvent consommer jusqu’à environ 110 millions de gallons d’eau par an à des fins de refroidissement, ce qui équivaut à la consommation annuelle d’eau d’environ 1 000 foyers.

    Une situation qui provoque des tensions autour des centres de données. En Utah, la colère des populations est montée d'un cran après l'approbation récente de Stratos, un méga centre de données dont la superficie doublerait celle de Manhattan. Ce projet colossal, soutenu par l'investisseur Kevin O’Leary, suscite une vive opposition locale en raison de ses besoins énergétiques et hydrauliques démesurés. Les critiques s'inquiètent de la survie de l'écosystème déjà fragile du Grand Lac Salé et de l'augmentation prévisible de la pollution thermique, déclarant « la consommation d'eau et d'énergie à une telle échelle est irresponsable ». La rébellion s'organise en dépit des promesses de création d'emplois et de souveraineté technologique.

    Voici un extrait du rapport de Gallup :

    Les Américains s'opposent à l'implantation de centres de données dédiés à l'IA dans leur région

    Sept Américains sur dix s'opposent à la construction de centres de données dédiés à l'intelligence artificielle dans leur région, dont près de la moitié (48 %) y sont fermement opposés. À peine un quart d'entre eux sont favorables à ces projets, dont 7 % y sont très favorables.

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    Ces résultats, issus d'un sondage Gallup réalisé du 2 au 18 mars, marquent la première fois que Gallup interroge les Américains sur la construction de centres de données, un sujet qui a suscité une vive opposition de la part des habitants dans de nombreuses régions du pays. Ces centres de données abritent du matériel informatique qui alimente les technologies d'IA utilisées par les entreprises, les universités et d'autres institutions. Ces centres occupent de vastes superficies, nécessitent d’énormes quantités d’électricité pour fonctionner et ont besoin de beaucoup d’eau pour refroidir les équipements, ce qui soulève des inquiétudes quant à leur impact sur l’environnement et sur les factures d’électricité locales.

    La question sur les centres de données reprend la formulation utilisée par Gallup pour interroger les gens sur la construction de centrales nucléaires locales. Dans ce même sondage de mars, 53 % des Américains se disent opposés à la construction d’une centrale nucléaire dans leur région, un chiffre bien inférieur aux 71 % opposés à la construction de centres de données. Depuis que Gallup a posé pour la première fois la question sur les centrales nucléaires en 2001, le pic d'opposition a été de 63 %.

    Une opposition liée aux préoccupations environnementales et à la qualité de vie

    Le sondage de mars a demandé aux personnes interrogées d'évaluer leur niveau de préoccupation concernant l'impact environnemental des centres de données d'IA. Quarante-six pour cent se disent très inquiets et 24 % assez inquiets, ce qui reflète largement les degrés d'opposition à la construction de centres de données.

    Afin de mieux comprendre les raisons pour lesquelles les gens sont favorables ou opposés à la construction de centres de données dans leur région, Gallup a posé une question ouverte lors d’un sondage en ligne réalisé en avril à l’aide du Gallup Panel. Les Américains favorables à la construction d’un centre de données dans leur région invoquent principalement les avantages économiques potentiels. Les opposants aux centres de données ont des raisons plus variées pour justifier leur position, mais ils se concentrent principalement sur des préoccupations environnementales.

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    La moitié des opposants mentionnent l'utilisation excessive de ressources par les centres de données, dont 18 % citent respectivement leur consommation d'eau et d'énergie. Seize pour cent évoquent des préoccupations environnementales liées à la pollution, notamment la pollution sonore, atmosphérique et de l'eau.

    Environ un opposant sur cinq s'inquiète de l'impact sur la qualité de vie locale, notamment l'augmentation de la population, l'augmentation du trafic et le fait de préférer que le terrain soit utilisé à d'autres fins. Une proportion similaire mentionne des conséquences économiques potentiellement négatives, notamment des factures de services publics plus élevées, une augmentation du coût de la vie et le coût de construction des centres de données (qui pourrait impliquer l'utilisation de fonds publics).

    La plupart des opposants restants expriment des préoccupations générales ou spécifiques concernant l'intelligence artificielle.

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    Par ailleurs, les deux tiers des personnes favorables à la construction de centres de données dans leur région invoquent les avantages économiques, dont 55 % mentionnent spécifiquement la création d'emplois. D'autres évoquent l'augmentation des recettes fiscales (13 %), le développement du logement et des infrastructures, ainsi que des avantages économiques généraux.

    Une proportion plus faible des partisans des centres de données mentionne les avantages potentiels de l'IA pour la technologie ou pour eux-mêmes, à titre personnel.

    Source : Rapport de Gallup

    Et vous ?

    Pensez-vous que ce rapport est crédible ou pertinent ?
    Quel est votre avis sur le sujet ?

    Voir aussi :

    Avocate de Microsoft : « Personne ne veut vraiment d'un centre de données dans son jardin », elle fait écho aux préoccupations de communautés en réponse aux projets de centres de données financés par Microsoft

    Amazon, Microsoft et Google ont renoncé à la construction de centres de données de plusieurs milliards $ en raison de l'opposition locale et font face à des pressions concernant leur impact environnemental

    « C'est comme si l'on n'existait pas » : près de 50 000 habitants de la région de Lake Tahoe risquent une coupure d'électricité alors que le fournisseur réachemine les lignes vers des centres de données IA
    Publication de communiqués de presse en informatique. Contribuez au club : corrections, suggestions, critiques, ... Contactez le service news et Rédigez des actualités

  16. #196
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    Par défaut Un centre de données a consommé 114 millions de litres d'eau sans que personne s'en aperçoive
    Un centre de données dans l'État de Géorgie a consommé environ 114 millions de litres d'eau sans que personne s'en aperçoive, jusqu'à ce que les habitants se plaignent d'une faible pression d'eau

    L'État de Géorgie est au cœur d'un scandale écologique majeur : la prolifération des centres de données assoiffe ses rivières et épuise ses réserves hydriques. Un centre de données a consommé environ 114 millions de litres (30 millions de gallons) d'eau sans surveillance ni facturation initiale. Alors que les infrastructures locales peinent à suivre cette demande massive, les résidents subissent des restrictions de consommation et dénoncent un traitement de faveur accordé aux Big Tech. Face à ces enjeux environnementaux, les populations locales exigent une réglementation plus stricte et une transparence accrue avant l'approbation de nouveaux projets.

    Aux États-Unis, l'État de Géorgie est l'un des principaux hubs de centres de données du Sud-Est américain. Il bénéficie d'une infrastructure réseau dense, d'une énergie relativement bon marché et d'une position géographique centrale qui en fait un carrefour logistique numérique. Les Big Tech comme Google et Amazon y sont implantés. C'est un marché attractif pour la colocation, avec des opérateurs tels que Quality Technology Services (QTS).

    L'explosion de ces infrastructures menace désormais les réserves hydriques de l'État. Un centre de données de QTS situé dans le comté de Fayette, en Géorgie, a consommé 114 millions de litres d'eau sans être facturé ni surveillé par les autorités locales. L'indignation a commencé à monter l'année dernière lorsque les habitants d'un lotissement huppé appelé Annelise Park, à Fayetteville, en Géorgie, ont remarqué que la pression de l'eau était anormalement faible.

    Cette situation exceptionnelle a été rendue possible par la présence de deux raccordements industriels non déclarés ou non reliés au compte de l'entreprise. L'incident a suscité l'indignation des résidents, d'autant plus qu'il s'est produit en pleine période de sécheresse, alors que la population invitée à restreindre leur propre consommation d'eau. Pendant ce temps, QTS pompait gratuitement les réserves d'eau afin de refroidir les serveurs.

    L'impact environnemental grandissant des centres de données

    Ce cas sert d’avertissement aux régions américaines qui approuvent à la hâte des projets de centres de données sans avoir préalablement modernisé leurs réseaux d’approvisionnement en eau afin de mieux surveiller les pics de consommation importants. Une enquête des services publics du comté de Fayette a révélé que le site de QTS disposait de deux raccordements industriels non surveillés. L'entreprise s'est servie pendant plusieurs années.

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    213 centres de données répartis sur 16 marchés sont actuellement répertoriés en Géorgie

    « Un raccordement à l'eau avait été installé à l'insu des services publics, et l'autre n'était pas lié au compte de l'entreprise et n'était donc pas facturé », a rapporté Politico. QTS a finalement payé environ 150 000 dollars, mais le comté a choisi de ne pas imposer d'amendes, expliquant cette clémence par un manque de personnel, une transition informatique compliquée et la volonté de maintenir de bonnes relations avec son « plus gros client ».

    La directrice du réseau d'approvisionnement en eau du comté de Fayette, Vanessa Tigert, a expliqué que cette décision s'expliquait en partie par le fait que le comté s'en voulait et ne souhaitait pas froisser QTS. « C’est notre plus gros client, et nous devons être partenaires. C’est ce qu’on appelle le service client », a déclaré Vanessa Tigert. La situation a suscité la colère des résidents, qui accusent le comté de « favoritisme envers les Big Tech ».

    De son côté, QTS affirme qu’il est « faux et inexact » de laisser entendre que « le site avait utilisé l’eau de manière abusive ». « Dès que ce problème de facturation a été signalé, QTS a réglé l’intégralité des frais. Toute la consommation d’eau était conforme à la réglementation en vigueur », a déclaré QTS. Le comté a confirmé une surveillance renforcée des raccordements de QTS, qui prévoit une nette réduction de sa consommation d'eau.

    Les habitants dénoncent le traitement réservé aux entreprises

    Les habitants ont encore du mal à digérer les avis envoyés par le comté leur recommandant de limiter leur consommation d’eau en raison de la sécheresse qui sévit actuellement dans la région. Certains ont même perdu confiance tant envers QTS qu’envers le comté. James Clifton, avocat et défenseur des droits de propriété, a été le premier à révéler la controverse entourant QTS après avoir déposé une demande d’accès aux documents publics.

    Il a déclaré qu’il était indigné que QTS ne subisse aucune conséquence simplement parce que « la plupart des mois », l’entreprise est le « premier client » du comté. « La première chose qu’ils font, c’est de faire pression sur les particuliers et les citoyens pour qu’ils réduisent leur consommation d’eau, alors que QTS nous épuise littéralement », a déclaré l'avocat. Certains craignent de devoir payer la facture de ces grands opérateurs à l'avenir.

    « Il n'y a aucune chance que les résidents ne finissent pas par payer la note pour ces monstres. Préparez-vous à voir vos factures d'électricité et d'eau grimper en flèche », a déclaré un critique. Mais les problèmes ne se limitent pas là. L'impact de l'IA sur les ressources en eau dépasse largement les seuls centres de données pour inclure les usines de fabrication de semiconducteurs et les centrales électriques nécessaires à leur fonctionnement.

    Le simple fait de générer l'électricité indispensable pour alimenter ces installations requiert des millions de litres d'eau. Les récentes prévisions des chercheurs indiquent que l'utilisation de l'eau liée à l'industrie de l'IA devrait plus que doubler au cours des 25 prochaines années, ce qui est particulièrement alarmant sachant qu'environ 40 % des centres de données mondiaux se trouvent déjà dans des régions soumises à un grand stress hydrique.

    Le secteur de l'IA n'est pas capable de résoudre la crise de l'eau

    La demande croissante en eau pour alimenter les ambitions américaines en matière d'IA survient alors même que les réseaux d'approvisionnement en eau, qui se détériorent à travers le pays, ont besoin d'être modernisés. Sans surprise, de nombreuses entreprises du secteur s'attendent à ce que l'IA contribue à résoudre les problèmes d'approvisionnement en eau. Selon les experts, si rien n’est fait, les conséquences pourraient être dramatiques.

    Dans un récent rapport, The Information a expliqué pourquoi « la question de l’approvisionnement en eau est un problème que l’ensemble du secteur de l’IA doit résoudre », et pas seulement les centres de données. L'empreinte hydrique de l'IA est bien plus importante dans les usines de semiconducteurs et les centrales électriques qui alimentent la fabrication de puces et le calcul informatique que dans les centres de données eux-mêmes ».

    Toutefois, selon les experts, à mesure que les centres de données hyperscales s'appuieront sans doute de plus en plus sur l'électricité pour leur refroidissement, la demande en eau destinée au refroidissement des centrales électriques va exploser. Une solution pour compenser en partie ce déficit pourrait consister à récupérer environ 30 % de l’eau perdue dans le monde à cause des fuites et des vols. Mais les solutions tardent à se concrétiser.

    Certaines entreprises spécialisées dans l’IA, comme Microsoft, financent l’installation de « systèmes de détection des fuites d’eau de haute technologie » conçus par FIDO Tech. En intégrant les données des capteurs à l'IA, les compteurs intelligents avancés peuvent détecter et localiser les fuites, accélérant les réparations et limitant les pertes d'eau. Ces derniers permettent également de prioriser les interventions les plus urgentes sur le réseau.

    La mobilisation massive des citoyens et les pistes d'amélioration

    En Arizona, une région déjà en proie à la sécheresse, un groupe de défense à but non lucratif appelé Ceres a rapporté que « les centres de données autour de Phoenix utilisent déjà environ 1,46 milliard de litres d'eau par an pour leurs besoins directs en refroidissement ». Une fois que tous les centres de données de cette région seront opérationnels, « ce chiffre grimpera en flèche pour atteindre environ 14 milliards de litres par an », a prédit Ceres.

    Face à la pression exercée sur les infrastructures locales, les communautés commencent à s'organiser pour défendre leurs ressources naturelles. Dans l'Utah, des milliers de résidents se sont cotisés pour bloquer avec succès une demande de transfert d'eau destinée à un centre de données. Les terres de l'Utah sont actuellement convoitées par les hyperscaleurs. À l'échelle du pays, 69 collectivités locales ont bloqué les nouvelles constructions.

    En outre, plus de 120 organisations ont récemment fait pression sur le Congrès pour exiger des évaluations environnementales exhaustives avant la construction de ces immenses complexes, dénonçant également l'utilisation de produits chimiques toxiques dans certains systèmes de refroidissement.

    En réponse, l'industrie technologique tente de développer des solutions novatrices, allant de la récupération des eaux de pluie à l'utilisation de systèmes d'IA avancés pour détecter rapidement et repérer les fuites dans les réseaux municipaux vieillissants. Les services publics de ces régions explorent également ces nouvelles technologies avec intérêt, bien qu'ils restent extrêmement prudents face aux risques en matière de cybersécurité.

    Le désastre sanitaire induit par les centres de données pour l'IA

    Une étude a quantifié ces impacts en dollars via des indicateurs comme le coût social du carbone, mesurant le préjudice économique de chaque tonne de CO2 émise. Il en résulte que le coût réel des centres de données dépasse largement leur prix d'achat. Il ne s'agit pas d'argent, mais de la santé des personnes vivant à proximité. En 2025, les dommages environnementaux causés par les centres de données ont coûté 25 milliards de dollars à l'économie.

    Environ 3,7 milliards sont directement liés aux activités d'IA menées dans ces centres. Selon le rapport de l'étude, ce coût représente une externalité, c'est-à-dire une conséquence indirecte de l'activité économique qui impose des coûts à des tiers n'étant pas directement impliqués dans l'activité initiale.

    Ces chiffres ne correspondent pas à des dépenses médicales directes ou à des impôts, mais reflètent la valeur économique attribuée à la réduction de l'espérance de vie et aux décès prématurés causés par l'impact environnemental de ces installations. L'auteur indique : « en ce qui concerne la consommation électrique des centres de données, les coûts externes liés à la production d’électricité sont supportés par les consommation exposés aux PM2,5 ».

    Nicholas Muller fait référence aux particules fines inhalables qui peuvent présenter de graves risques pour la santé des communautés locales, notamment des maladies pulmonaires, des troubles cardiaques et, dans certains cas, des taux plus élevés de mortalité prématurée. « L'impact des gaz à effet de serre, quant à lui, se manifeste sur le long terme et représente donc une externalité supportée par les générations futures », a expliqué l'auteur.

    Sources : Gregory Pierce, directeur du Groupe des ressources en eau de l'UCLA ; Politico

    Et vous ?

    Quel est votre avis sur le sujet ?
    QTS a consommé environ 144 millions de litres d'eau sans que personne ne le sache. Qu'en pensez-vous ?
    Quid de la façon dont les autorités locales ont réglé l'incident ? Comprenez-vous les raisons évoquées ? Est-ce favoritisme ?

    Voir aussi

    « La consommation d'eau et d'énergie à une telle échelle est irresponsable » : l'Utah fait face à une vive contestation populaire après l'approbation d'un centre de données IA deux fois plus grand que Manhattan

    Les gens préfèrent avoir des centrales nucléaires dans leur quartier plutôt que des centres de données dédiés à l'IA, une perception alimentée par les inquiétudes liées à la consommation d'eau et d'électricité

    Les centres de données dédiés à l'IA émettent des infrasons inaudibles et indétectables aux sonomètres, mais « ressentis » : les résidents se plaignent que ces sons ont des effets néfastes sur la santé

  17. #197
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    Il faut aussi éviter de tomber dans le “data centers = méchants”. Aujourd’hui, tout le monde utilise le cloud, le streaming, l’IA, les services bancaires en ligne ou les réseaux sociaux, donc les centres de données sont devenus des infrastructures essentielles au fonctionnement de nos sociétés.

    Les centres de données apportent aussi des emplois, des investissements et des services numériques utilisés quotidiennement par les habitants eux-mêmes. L’objectif doit donc être un équilibre intelligent entre développement technologique et préservation des ressources locales.

    Il existe plusieurs appareils pour compenser une baisse de pression d’eau dans une maison. Le plus courant s’appelle un surpresseur d’eau : c’est une pompe qui augmente et stabilise la pression dans le réseau domestique. C’est souvent utilisé quand la pression du réseau public est trop faible ou varie selon les heures.
    Il existe aussi des Pommeau de Douche Haute Pression pour moins de 20€.

    il faut aussi être réaliste, l’IA est le prochain immense tournant technologique mondial, et les centres de données sont l’infrastructure qui la rend possible. C’est un mal nécessaire, parce que le pays ou les entreprises qui maîtriseront cette technologie domineront l’économie, l’innovation et l’influence mondiale dans les décennies à venir.
    C'est un enjeux géostratégique et qui impose des sacrifices.
    La France est un pays qui redistribue tout sauf de l'espoir.

  18. #198
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    Une centrale nucléaire fluviale avec circuit de refroidissement fermé prélève environ 3500 litres d'eau par MWh électrique produit.

    Quant aux centrales plus anciennes avec circuit ouvert, on monte à 150000l. Alors certes, l'eau est rejetée ensuite, sauf qu'elle a été filtrée et javelisée entre-temps pour éviter que les algues et autres micro-organismes ne viennent encrasser les tuyauteries.

    Tout ça pour dire qu'une centale nucléaire crée des conflits d'usage bien plus importants qu'un data center.

  19. #199
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    Citation Envoyé par OuftiBoy Voir le message
    calvaire,



    Tu n'as pas tord sur tout, mais tu fais de ton cas personnel une généralité. Certaines personnes ont des attaches, de la famille (tout le monde n'a pas forcément envie de mettre ses parents ou grand-parents dans un EPHAD), des amis ou sont en couple ou même sont tous simplement attaché à leur lieu de vie. Les mêmes opportunités ne se présentent pas non plus à tous, parfois pas au bon moment, parfois jamais.

    Je pense que les enfants qui arrachent de leur main les terre rares dont TU as besoin pour vivre comme tu le fais seront d'accord avec moi.

    Il y a aussi le facteur chance des rencontres (ce qui n'est pas ton cas, tu n'as pas besoin de ce facteur chance, tant tu es supérieur à tous). Et au passage, si tout le monde faisait comme toi, serais-tu aussi à l'aise ?, car tu aurais plus de concurrence. Il semblerai que pour réussir, il n'y ai qu'un seul chemin (le tiens bien évidemment), mais que signifie réussir ? Amasser du pognon pour partir à la retraite à 45 ans ? Tout le monde n'est pas matérialiste, et on peut être très heureux sans grand chose, mais cette simple réflexion doit être à 1000 lieu de ton omniscience.

    En toute sincérité, tu devrais te poser la question de pourquoi tu irrite tant les gens sur ce forum, faire un peu d'introspection et avoir un rien d'empatie pour tes semblables, tu auras peut-être un jour besoin d'eux.

    Mais je te souhaite le meilleur.
    BàT et Peace & Love.
    Merci beaucoup pour ce post plein de sagesse.

  20. #200
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    Citation Envoyé par RenarddeFeu Voir le message
    Tout ça pour dire qu'une centale nucléaire crée des conflits d'usage bien plus importants qu'un data center.
    Oui, mais si on informait les gens qui répondent, on aurait probablement la même réponse en France.

    Certes, les gens sont très sensibles à l'écologie ... mais une centrale nucléaire c'est aussi une source d'emplois et de retombées économiques majeures pour son territoire. Alors qu'un data center, moins il y a d'humains pour apporter de la poussière dedans mieux c'est limite. Et ça nécessite peu d'interventions directes après la construction et beaucoup à distance.

    Pour finir, comparer l'impact d'une centrale nucléaire à un data center, je pense que si on met les choses à l'échelle c'est le data center qui perd (parce qu'il faudrait disons comparer 4 GW de puissance nucléaire produite à 4GW de puissance consommée en data center pour équilibrer le jeu, sinon on compare un porte avion et un avion.).

    Perso, je préfèrerais habiter à côté d'une centrale nucléaire en France même pour le risque nucléaire. Déjà c'est pas un RBMK, et c'est là qu'on aurait des pastilles d'iodes et du personnel compétent si un nuage radioactif venait d'un autre pays. C'est encore l'endroit où on serait averti en 1er grâce aux détecteurs (c'est ce qui s'était passé avec tchernobyl). C'est aussi un endroit moins risqué que d'autres pour les bombardements (versus habiter à côté d'un noeud ferroviaire ou d'une métropole)

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