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ALM Discussion :

L'essor des agents IA transforme la manière dont les logiciels peuvent être développés


Sujet :

ALM

  1. #1
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    Par défaut L'essor des agents IA transforme la manière dont les logiciels peuvent être développés
    L'essor des agents IA transforme la manière dont les logiciels peuvent être développés : une étude affirme que les développeurs de logiciels professionnels ne vibe codent pas, ils contrôlent

    Une étude montre que si les développeurs expérimentés apprécient les agents IA pour leur capacité à améliorer la productivité, ils conservent leur pouvoir d'action dans la conception et la mise en œuvre des logiciels en insistant sur les attributs fondamentaux de la qualité des logiciels et en employant des stratégies pour contrôler le comportement des agents en tirant parti de leur expertise. En outre, les développeurs expérimentés ont une opinion globalement positive de l'intégration des agents dans le développement de logiciels, car ils sont convaincus de pouvoir pallier les limites des agents.

    Le vibe coding est une technique de développement logiciel assistée par l'intelligence artificielle (IA). Le terme a été introduit par Andrej Karpathy en février 2025. Le Vibe Coding décrit une approche basée sur les chatbots pour créer des logiciels, dans laquelle le développeur décrit un projet ou une tâche à un grand modèle de langage (LLM), qui génère du code à partir de la requête. Le développeur ne révise ni ne modifie le code, mais utilise uniquement des outils et les résultats d'exécution pour l'évaluer et demande au LLM d'apporter des améliorations. Contrairement au codage assisté par l'IA ou à la programmation en binôme traditionnels, le développeur humain évite d'examiner le code, accepte les compléments suggérés par l'IA sans révision humaine et se concentre davantage sur l'expérimentation itérative que sur l'exactitude ou la structure du code.

    Dans le contexte de l'intelligence artificielle générative, les agents IA sont une catégorie d'agents intelligents qui se distinguent par leur capacité à fonctionner de manière autonome dans des environnements complexes. Les outils d'IA agentique privilégient la prise de décision plutôt que la création de contenu et ne nécessitent pas d'intervention humaine ni de supervision continue. Les agents IA possèdent plusieurs attributs clés, notamment des structures d'objectifs complexes, des interfaces en langage naturel, la capacité d'agir indépendamment de la supervision de l'utilisateur et l'intégration d'outils logiciels ou de systèmes de planification. Leur flux de contrôle est souvent piloté par des LLM. Les agents comprennent également des systèmes de mémoire pour se souvenir des interactions précédentes entre l'utilisateur et l'agent, ainsi que des logiciels d'orchestration pour organiser les composants de l'agent.

    L'essor des agents IA et du vibe coding transforment la manière dont les logiciels peuvent être développés. Une enquête menée en juillet 2025 par Fastly auprès de 791 développeurs a révélé une différence notable dans la quantité de code généré par l'IA qui est mis en production. Environ un tiers des développeurs seniors (plus de 10 ans d'expérience) déclarent que plus de la moitié du code qu'ils livrent est généré par l'IA, soit près de deux fois et demie le taux déclaré par les développeurs juniors (0 à 2 ans d'expérience), qui est de 13 %. Un peu plus de 50 % des développeurs juniors déclarent que l'IA les rend modérément plus rapides. En revanche, seuls 39 % des développeurs seniors partagent cet avis.

    Les agents IA promettent aux développeurs de pouvoir écrire du code plus rapidement, déléguer plusieurs tâches à différents agents et même écrire un logiciel complet uniquement à partir du langage naturel. En réalité, le rôle que jouent les agents dans le développement professionnel de logiciels reste incertain. Un nouvelle étude examine comment les développeurs expérimentés utilisent les agents dans le développement de logiciels, notamment leurs motivations, leurs stratégies, l'adéquation des tâches et leurs sentiments.

    Grâce à des observations sur le terrain (N = 13) et à des enquêtes qualitatives (N = 99), les résultats montrent que si les développeurs expérimentés apprécient les agents pour leur capacité à améliorer la productivité, ils conservent leur pouvoir d'action dans la conception et la mise en œuvre des logiciels en insistant sur les attributs fondamentaux de la qualité des logiciels et en employant des stratégies pour contrôler le comportement des agents en tirant parti de leur expertise.

    En outre, les développeurs expérimentés ont une opinion globalement positive de l'intégration des agents dans le développement de logiciels, car ils sont convaincus de pouvoir pallier les limites des agents. Les résultats mettent en lumière la valeur des meilleures pratiques en matière de développement logiciel pour une utilisation efficace des agents, suggèrent les types de tâches pour lesquelles les agents peuvent être adaptés et indiquent les opportunités futures pour de meilleures interfaces agentives et de meilleures directives d'utilisation des agents.


    Les développeurs de logiciels professionnels ne vibrent pas, ils contrôlent : utilisation des agents IA pour le codage en 2025

    L'IA est en train de transformer rapidement la pratique de la programmation. Déjà, environ la moitié des développeurs de logiciels professionnels utilisent quotidiennement des outils d'IA. Les grands modèles de langage (LLM) sont particulièrement doués pour écrire du code et deviennent chaque année plus performants. À l'origine, en 2021, les LLM ne fournissaient qu'une aide au codage sous forme d'autocomplétion ultra-performante. Mais plus récemment, leurs capacités ont évolué pour permettre d'accéder, de modifier et de tester des bases de code entières de manière autonome, étape par étape. Nous sommes désormais entrés dans l'ère du codage agentique.

    De nombreuses questions restent en suspens quant aux capacités de ces agents et à la meilleure façon de les utiliser. Nous entendons parfois des anecdotes de personnes qui ont essayé une fois et qui n'ont pas obtenu de bons résultats. Mais cela contraste avec ce que l'on peut lire sur les réseaux sociaux : certains utilisateurs en ligne affirment utiliser des dizaines d'agents à la fois pour construire de manière autonome des logiciels volumineux, une affirmation si intrigante mais potentiellement incroyable qu'elle fait l'objet de parodies. Que se passe-t-il réellement ?

    Les études humaines sur le codage agentique font leur apparition, mais restent encore rares. Un essai randomisé notable a révélé que les mainteneurs open source expérimentés étaient en fait ralentis de 19 % lorsqu'ils étaient autorisés à utiliser l'IA, et qu'un système agentique déployé dans un outil de suivi des problèmes ne voyait que 8 % de ses invocations aboutir à un succès complet (une demande de fusion). Ces résultats suggèrent que l'IA agentielle n'est peut-être pas aussi utile qu'elle pourrait le paraître à première vue, mais environ un quart des développeurs professionnels déclarent déjà utiliser des agents IA au moins une fois par semaine.

    Quelques études récentes ont porté sur le « vibe coding ». Bien que ce terme soit parfois utilisé pour désigner tout codage avec des agents IA, ces articles étudient le « vibe coding » comme une forme particulière d'utilisation d'agents qui vise à procurer une expérience de « fluidité et de joie » en faisant confiance à l'IA plutôt qu'en examinant attentivement le code généré, « où l'on s'abandonne complètement aux vibrations », « où l'on oublie même que le code existe » et « où l'on ne lit plus les différences ». Les praticiens reconnaissent tacitement que le vibe coding produit un code de moindre qualité. En tant que tel, le vibe coding n'est peut-être pas l'approche la plus efficace du codage agentique, et n'est peut-être pas la manière dont les développeurs expérimentés utilisent les agents. Comment, alors, les développeurs expérimentés créent-ils des logiciels de qualité avec des agents IA ?

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    Cette étude tente de mieux comprendre les pratiques actuelles du codage agentique par des experts, afin de comprendre ce qui fonctionne et ce qui ne fonctionne pas. Par rapport aux travaux antérieurs, les chercheurs (a) ne limitent pas l'étude au vibe coding et (b) ils se sont intéressés uniquement aux développeurs expérimentés, dans l'espoir qu'ils aient suffisamment d'expertise pour porter un regard critique et perspicace sur les outils agents utilisés dans le monde réel. L'étude se présente en deux parties : 13 observations sur le terrain et une enquête plus large auprès de 99 développeurs expérimentés — dans l'espoir de répondre à quatre questions de recherche (RQ) :

    - RQ1 - Motivations. Qu'est-ce qui importe aux développeurs expérimentés lorsqu'ils intègrent des agents dans
    leur processus de développement logiciel ?
    - QR2 - Stratégies. Quelles stratégies les développeurs expérimentés emploient-ils lorsqu'ils développent des logiciels avec des agents ?
    - QR3 - Adéquation. À quoi les agents de développement logiciel sont-ils adaptés, et quand échouent-ils ?
    - QR4 - Sentiments. Quels sentiments les développeurs expérimentés éprouvent-ils lorsqu'ils utilisent des outils agentiels ?

    La conclusion la plus marquante est que, en effet, les développeurs professionnels ne vibe code pas. Au contraire, ils contrôlent soigneusement les agents par la planification et la supervision. Plus précisément, ils recherchent un gain de productivité tout en continuant à valoriser les attributs de qualité des logiciels (RQ1), ils planifient avant de mettre en œuvre et de valider toutes les sorties des agents (RQ2), ils trouvent que les agents conviennent à des tâches bien décrites et simples, mais pas à des tâches complexes (RQ3), et pourtant ils apprécient généralement d'utiliser des agents tant qu'ils en ont le contrôle (RQ4).

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    Voici les conclusions de l'étude :

    « Afin de mieux comprendre les pratiques actuelles des experts en matière de codage agentique, nous avons étudié des développeurs expérimentés (ayant plus de trois ans d'expérience professionnelle) à travers 13 observations sur le terrain, complétées par une enquête plus large menée auprès de 99 répondants. Notre objectif était de connaître leurs valeurs et leurs motivations pour utiliser des agents, leurs stratégies de workflow, les domaines dans lesquels les agents sont adaptés et leur opinion sur l'utilisation des agents de codage.

    Nous avons constaté que les développeurs expérimentés ne codent pas actuellement de manière intuitive. Au contraire, ils contrôlent soigneusement les agents grâce à une planification et une supervision active, car ils se soucient de la qualité des logiciels. Même s'ils ne lisent pas toujours le code pour valider les résultats des agents, ils veillent à ne pas perdre le contrôle et ne laissent pas les agents fonctionner de manière totalement autonome, en leur confiant notamment seulement quelques tâches à la fois.

    Ils apprécient généralement l'utilisation des agents, qu'ils trouvent adaptés pour accélérer les tâches simples, répétitives et de mise en place, y compris une grande variété de tâches d'ingénierie logicielle telles que la rédaction de tests, la documentation, la refactorisation et le débogage simple. Cependant, les avis sont partagés quant à la rédaction de plans avec des agents, et ils n'utilisent pas d'agents pour la logique métier fondamentale ou les tâches complexes.

    Les capacités et les interfaces de l'IA évoluent rapidement : ce travail dresse un tableau de ce qui fonctionne et de ce qui ne fonctionne pas actuellement, servant de point de référence à la fois pour calibrer les attentes concernant l'IA actuelle et pour ancrer la comparaison dans les années à venir afin de voir dans quelle mesure l'IA s'est améliorée depuis 2025. À l'heure actuelle, les IA ne prennent pas encore le dessus : les développeurs expérimentés gardent le contrôle.
    »

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    Avec l'essor d'outils d'IA tels que ChatGPT, il est désormais possible de décrire un programme en langage naturel (français par exemple) et de demander au modèle d'IA de le traduire en code fonctionnel, souvent sans comprendre comment le code fonctionne. Andrej Karpathy, ancien chercheur d'OpenAI, a donné un nom à cette pratique, le « vibe coding », qui gagne du terrain dans les milieux technologiques. Google a même déclaré générer 25 % de son code par IA. David Farley pour sa part est d’avis que c’est la pire idée en 2025.

    Source : "Professional Software Developers Don't Vibe, They Control: AI Agent Use for Coding in 2025"

    Et vous ?

    Pensez-vous que cette étude est crédible ou pertinente ?
    Quel est votre avis sur le sujet ?

    Voir aussi :

    Le code généré par l'IA contient plus de bogues et d'erreurs que celui produit par l'homme : les demandes d'extraction effectuées à l'aide d'outils d'IA comportaient en moyenne 10,83 problèmes contre 6,45

    Le Vibe Coding crée des codeurs sans cervelle, par Namanyay Goel

    Une expérience de vibe coding : le bon, le mauvais et le laid, par Nolan Lawson

    Si vous êtes doué pour la révision de code, vous serez doué pour utiliser les agents IA, par Sean Goedecke
    Publication de communiqués de presse en informatique. Contribuez au club : corrections, suggestions, critiques, ... Contactez le service news et Rédigez des actualités

  2. #2
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    les développeurs professionnels ne vibe code pas
    encore heureux !

  3. #3
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    Par défaut L'IA signera-t-elle la fin de la programmation informatique telle que nous la connaissons ?
    L'IA signera-t-elle la fin de la programmation informatique telle que nous la connaissons ?
    Des ingénieurs reconnaissent ne plus vraiment écrire du code, mais plutôt le décrire, superviser l'IA et valider les sorties

    Un long reportage du New York Times Magazine signé Clive Thompson a mis le feu aux poudres dans les cercles techniques : après avoir interrogé plus de 70 développeurs chez Google, Amazon, Microsoft et dans des start-ups, le journaliste conclut que les programmeurs de la Silicon Valley « programment à peine ». Entre euphorie des uns et deuil des autres, le débat sur l'avenir du métier de développeur n'a jamais été aussi vif, ni aussi peu tranché.

    En mars 2026, le New York Times Magazine publie un article au titre volontairement provocateur : « Coding After Coders: The End of Computer Programming as We Know It ». Son auteur, Clive Thompson, journaliste technologique chevronné, y synthétise les témoignages de plus de 70 ingénieurs logiciels interrogés dans les grandes entreprises du secteur. Thompson n'est pas un néophyte sur le sujet : il est également l'auteur de Coders: The Making of a New Tribe and the Remaking of the World, une plongée anthropologique dans l'univers des développeurs publiée quelques années plus tôt.

    Ce que l'enquête révèle tient en quelques mots : le développeur n'écrit plus vraiment de code. Il le décrit, le supervise, le valide. Une description qui avait déjà été communiquée par une étude en fin décembre. Un cadre supérieur d'Amazon témoigne ainsi que des tâches qui lui auraient pris des jours ne nécessitent désormais qu'une conversation de six minutes avec un agent IA, avant d'ordonner : « Vas-y. » Un autre développeur décrit ses essaims d'agents Claude comme « une intelligence étrangère avec laquelle nous apprenons à travailler ». La métaphore est révélatrice : ce n'est plus un outil que l'on manie, c'est une altérité que l'on apprivoise.

    Kent Beck, figure tutélaire du développement logiciel et inventeur de l'Extreme Programming, confie quant à lui que les grands modèles de langage lui ont redonné l'élan créatif et qu'il finalise désormais plus de projets qu'il ne l'a jamais fait, qualifiant l'imprévisibilité de l'IA « d'addictive, à la manière d'une machine à sous ».

    Deux fractures, deux deuils

    Pour comprendre ce que cette révolution signifie concrètement, la lecture du billet d'Anil Dash (entrepreneur et observateur influent de l'industrie technologique, lui aussi cité dans l'article du Times) est précieuse. Il y distingue deux grandes catégories de développeurs, confrontées à des crises de nature radicalement différente.

    La première, plus nombreuse et moins visible, rassemble ceux qui ont fait du code un métier stable, une source de revenus et de mobilité sociale. Pour eux, la disruption sera brutale : les nouveaux outils permettent de générer des volumes considérables de code métier standardisé, et aucune certification de week-end ne rattrapera ce déclassement fonctionnel.

    La seconde, plus restreinte et plus vocale, est celle des développeurs pour qui coder est une vocation. Ils ont commencé enfants, continuent le soir et le week-end, même quand ce n'est plus leur métier. Pour ceux-là, la mutation est d'un autre ordre : leur travail change en acte de description. On devient le conducteur de la symphonie plutôt que le violoniste.

    Dash résume le paradoxe avec une formule frappante : « Dans les disciplines créatives, les LLM effacent les parties les plus profondes, les plus humaines du travail, et vous laissent la part de corvée. Dans le code, ils éliminent la corvée et vous laissent la part humaine. » C'est pourquoi tant de développeurs accueillent ces outils avec une ambivalence que leurs collègues photographes ou musiciens peinent à comprendre.

    Il y a cependant un revers à cette médaille. Plusieurs jeunes développeurs interrogés par Thompson admettent sentir leurs compétences techniques s'éroder à mesure qu'ils délèguent davantage à l'IA. Ce n'est pas une intuition sans fondement empirique : une étude publiée par Anthropic sur l'impact de l'assistance IA sur la formation des compétences de programmation a établi, via un essai contrôlé randomisé, que les participants ayant utilisé une assistance IA obtenaient des scores 17 % inférieurs à ceux qui avaient codé manuellement sur un test portant sur des concepts utilisés quelques minutes auparavant (l'équivalent de presque deux lettres de différence dans un système de notation académique).

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    Les chiffres qui relativisent l'euphorie

    Face aux déclarations enthousiastes des dirigeants, les données empiriques invitent à la prudence. Sundar Pichai, PDG de Google, a évoqué un gain de « vélocité d'ingénierie » de 10 % pour les plus de 100 000 développeurs de l'entreprise, avec des tâches simples comme la rédaction de tests accélérées de plusieurs dizaines de fois, tandis que les modifications majeures restent plus lentes.

    Mais d'autres mesures viennent tempérer cet optimisme. Une étude publiée en mars 2026 par Foxit, basée sur les réponses de 1 000 travailleurs et 400 cadres dirigeants au Royaume-Uni et aux États-Unis, révèle que si 89 % des dirigeants estiment que l'IA améliore leur productivité, le gain net, une fois comptabilisé le temps passé à vérifier et valider les sorties générées, n'est que de 16 minutes par semaine pour les cadres (et les utilisateurs finaux, eux, perdent en réalité environ 14 minutes hebdomadaires). Le phénomène a même reçu un nom dans le rapport : le « fardeau de la vérification ».

    Plus saisissant encore, une étude de METR publiée en juillet 2025 (un essai contrôlé randomisé portant sur 16 développeurs expérimentés travaillant sur des projets open source matures) a montré que l'utilisation d'outils IA augmentait en réalité le temps d'exécution des tâches de 19 %. Les développeurs, eux, estimaient avant l'expérience que l'IA les accélérerait de 24 %. METR a précisé en février 2026 que ses chercheurs pensent que les modèles plus récents produiraient probablement de meilleurs résultats, mais la méthodologie de leur nouvelle étude a dû être révisée.

    La réalité semble donc très segmentée : les gains sont réels sur les tâches répétitives et bien délimitées, quasi nuls ou négatifs sur les tâches complexes dans des bases de code matures.

    Le vieux débat de l'abstraction

    Les plus sceptiques dans les fils de discussion des forums spécialisés rappellent que cette histoire a déjà été jouée. Les compilateurs, les environnements de développement intégrés, les langages de quatrième génération dans les années 1980 : chacun a été présenté comme la fin du programmeur. Chacun a finalement élevé le niveau d'abstraction sans supprimer le besoin de compétences. Un utilisateur résume sobrement : « Le dernier 10 % de la tâche, c'est toujours là que réside l'essentiel du temps. »

    D'autres voix sur ces forums soulèvent des inquiétudes plus concrètes : la dette technique à venir. Si personne ne comprend vraiment le code généré, qui le maintiendra ? Qui corrigera les bogues dans une base de code que personne n'a écrite de sa main ? Un commentateur résume le risque avec une formule mordante : « L'IA va mettre fin aux bogues tels que nous les connaissons pour les remplacer par quelque chose d'infiniment pire : des bogues impossibles à trouver, encore moins à corriger. »

    Un développeur expérimenté ajoute un autre angle : le risque que les entreprises utilisent les agents IA comme levier de pression sur leurs salariés (« ne montez pas le ton, on pourrait vous remplacer par un bot ») transformant ainsi un outil d'émancipation potentielle en instrument de domination managériale.

    700 000 emplois perdus... et ensuite ?

    La dimension sociale du phénomène est peut-être la plus sous-estimée dans les débats techniques. Anil Dash rappelle qu'au moment de la publication de l'article du Times, plus de 700 000 personnes avaient perdu leur emploi dans le secteur technologique au cours des quatre dernières années, et que ce chiffre continue de croître. Le journal note avec une ironie amère que les travailleurs de la Silicon Valley avaient passé les années 2010 à exhorter les ouvriers des industries déclinantes à « apprendre à coder »... et que c'est désormais le code lui-même qui est automatisé, faisant des développeurs les premières victimes à grande échelle d'une automatisation de l'IA dans le travail intellectuel qualifié et bien rémunéré.

    Dash conclut néanmoins sur une note moins sombre : selon lui, la seule voie praticable est que les développeurs qui ont encore le feu sacré s'emparent de ce moment de basculement pour construire indépendamment, sans capital-risque, sans se soumettre à l'éthique des grandes plateformes qui licencient leurs collègues par milliers.

    Ce que Thompson a observé dans ses 70 entretiens, et que beaucoup de commentateurs ont retenu, c'est que les développeurs qui adoptent pleinement ces outils ressentent encore « le frisson de la réussite, même quand c'est l'IA qui écrit les lignes ». Mais un ingénieur d'Apple, préférant rester anonyme, dit tout autre chose : « Je n'ai pas fait ce métier pour l'argent ou la carrière. Je l'ai fait parce que c'est ma passion. Je ne veux pas externaliser cette passion. »

    Ces deux voix, l'une tournée vers l'avenir, l'autre gardienne d'un artisanat en voie de disparition, résument mieux que n'importe quelle étude ce que traverse vraiment la profession en ce moment.

    Sources : NYT, Anil Dash, Anthropic, Measuring the Impact of Early-2025 AI on Experienced Open-Source Developer Productivity, LinkedIn

    Et vous ?

    La comparaison avec d'autres révolutions (compilateurs, EDI, langages de haut niveau) est-elle pertinente, ou l'IA représente-t-elle un saut qualitatif différent en nature et pas seulement en degré ?

    Le « fardeau de la vérification » (passer autant de temps à contrôler le code généré qu'à le produire) est-il un problème transitoire lié à la maturité des outils, ou une limite structurelle inhérente aux LLM ?

    Faut-il imposer une formation au code « à la main » dans les cursus, même si cette compétence devient marginale dans la pratique professionnelle, pour préserver la capacité de supervision humaine des systèmes IA ?

    Les grandes entreprises technologiques utilisent-elles l'IA comme prétexte commode à des licenciements qu'elles auraient de toute façon effectués, ou la disruption de l'emploi est-elle réellement causée par l'automatisation ?

    Voir aussi :

    Les employés d'Amazon affirment que l'IA fait accroître leur charge de travail. Une étude le confirme : il faut corriger les erreurs de l'IA, valider ses sorties, superviser ses agents, mais l'IA est imposée

    Les entreprises de la tech commencent à imposer l'utilisation de l'IA : les GAFAM surveillent désormais l'utilisation de l'IA par leurs employés dans le cadre des évaluations de performance

    L'essor des agents IA transforme la manière dont les logiciels peuvent être développés : une étude affirme que les développeurs de logiciels professionnels ne vibe codent pas, ils contrôlent
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  4. #4
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    après avoir interrogé plus de 70 développeurs chez Google, Amazon, Microsoft et dans des start-ups, le journaliste conclut que les programmeurs de la Silicon Valley « programment à peine ».

    Alors attention, on rigole!

    J'ai lu le magnifique article Du New York Time et je confirme le journaleux a interrogé des développeurs de... "chez Google, Amazon, Microsoft et dans des start-ups... ", des start-up qui sont toutes actives dans l'IA!!!

    Je crois qu'il est utile de la préciser

    On se retrouve un peu comme avec les multinationales de la cigarette qui ont été jusqu'à financer des recherches universitaires pour conclure que la fumée était bonne pour la santé pendant plus de 50 ans... Ou par l'industrie américaine du sucre qui a fait pareil en niant que leur mal-bouffe était responsable de l'augmentation stratosphérique des maladies liées à l'obésité et aux maladies cardio-vasculaires...

  5. #5
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    à tous,

    Oui, l'IA va peut-être changer le métier de développeur, mais si je prend une analogie simple, ce n'est pas parce qu'on a des meubles IKEA qu'un particulier peut assembler lui-même, qu'il n'existe plus d’artisans "ébénistes" sachant créer de vrais oeuvre d'art.

    Peut-être qu'on n'aura plus "besoin" de développeurs, mais c'est que j'ai fais toute ma vie, et j'adore toujours autant de réfléchir à un problème, trouver une solution.

    Je serais peut-être le dernier, mais je me refuse d'utiliser l'IA, cela enlève toute saveur au métier, au processus même qu'est la programmation. Devenir l'assistant d'un assistant, non merci. A force d'avoir tout facilement, ce n'est pas pour rien que nos sociétés tombent dans la bêtise crasse, on file droit vers une médiocratie.

    Bah, on verra bien vite si ces fameuses promesses sont tenues et tenables dans la durée. Les IA ne pouvant rien inventer, on va vers un appauvrissement généralisé. Si c'est comme les voitures autonomes et ou les robots taxi, promis pendant 10 ans sans qu'une solution ne soit trouvée, devrait faire réfléchir à tout ce battage médiatique.

    Faut prendre un peu de recul. Faut arrêter d'apprendre les mathématiques car on a des calculatrices ? Faut-il arrêter d'apprendre a lire puisque l'IA peut "lire un livre" à voie haute ? Bref, faut-il arrêter tout enseignement de quelque nature, puisque l'IA saura tout faire ? C'est un serpent qui se mord la queue, il n'y a qu'a voir la dégradation rapide d'internet lui-même, puisque des IA génère le contenu (un rien dégradé), puis utilise ce contenu dégradé pour "apprendre".

    L'IA ? Peut-être bien que oui, peut-être bien que non... Les soucis de Microsoft avec Win11 dont ils disent que 30% des modifications apportées sont faites par une IA, sont justement lié à cette utilisation de l'IA, qui comme tout outil doit être maîtrisé.

    Trouver les bons "prompts", ce n'est pas forcément simple. C'est d'ailleurs un des aspect qu'on oublie souvent, c'est d'arriver a comprendre ce que veut le client, puis traduire cela en code.

    C'est difficile de "trancher" sur le sujet puisque dans les news, un jour c'est merveilleux l'IA et le lendemain c'est l'IA qui a Halluciné et causé de graves soucis...

    Wait and See :-)

    BàV et Peace & Love.

  6. #6
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    L’IA risque de faire disparaître de nombreux métiers IT à caractère "artisanal", qui demandent généralement un niveau de qualification relativement faible (ou aucune qualification particulière), comme les "développeurs WordPress" ou développeurs web en général. Cela ne signifie pas que ces professions sont sans valeur, mais c’est une évolution probable du marché. Les personnes travaillant dans ce domaine devront sans doute accepter d'être payés au lance-pierre dans les 5 prochaines années.

    Pour celles et ceux qui souhaitent réellement poursuivre une carrière de développeur, il est fortement conseillé d’obtenir au minimum un diplôme de niveau bachelor en informatique. Ce sera la seule garantie d’un emploi stable et dignement rémunéré au cours des 10 prochaines années dans la branche.

    Enfin pour les développeurs "autodidactes", car ils ont toujours été très nombreux dans l'informatique, ce sera particulièrement difficile. Songez à une formation ou reconversion, et aussi tôt que possible.

    Lorsque je relirai ce message dans 5 ans, j'espère avoir eu totalement tort!

  7. #7
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    Il n'y a rien de plus aberrant qu'une machine qui pense, et pourtant c'est la réalité. Malgré mes 20 ans de développement logiciel, je n'ai jamais gagné ma vie en créant des applications, c'est avant tout un hobby. Donc au fond, cela ne changera presque rien pour moi. Je continue d'apprendre sur developpez.net. En ce moment même, je travaille sur un projet en langage C qui améliore la saisie de texte de type scanf, sans ses limitations : capable d'utiliser les touches directionnelles, Suppr, etc., pour naviguer et modifier le texte, et qui garde même un historique. J'espère seulement que les développeurs talentueux n'abandonneront pas leur passion pour le codage.

  8. #8
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    alvi392,

    Citation Envoyé par alvi392 Voir le message
    L’IA risque de faire disparaître de nombreux métiers IT à caractère "artisanal", qui demandent généralement un niveau de qualification relativement faible (ou aucune qualification particulière), comme les "développeurs WordPress" ou développeurs web en général.
    Je ne définit pas "artisanal" de cette manière. Lorsque je dis "artisanal", c'est juste au contraire un grand savoir faire, avec une énorme qualification. Tout le monde peut monter un meuble IKEA, mais peut peuvent faire des meubles "sur mesure".

    Lorsque tu dis "développeur" Wordpress ou "développeur" Web (dans le sens purement HTML/CSS), ce n'est pas de la "programmation". Tout comme mettre 2 formules dans une feuille Excell ne fait pas de toi un développeur, même ton n+1 le pens. Je suis d'accord, ce ne sont pas des métiers sans valeur (je ne méprise pas), mais ce n'est ce que je nomme du "Développement".

    Citation Envoyé par alvi392 Voir le message
    Cela ne signifie pas que ces professions sont sans valeur, mais c’est une évolution probable du marché. Les personnes travaillant dans ce domaine devront sans doute accepter d'être payés au lance-pierre dans les 5 prochaines années. Pour celles et ceux qui souhaitent réellement poursuivre une carrière de développeur, il est fortement conseillé d’obtenir au minimum un diplôme de niveau bachelor en informatique. Ce sera la seule garantie d’un emploi stable et dignement rémunéré au cours des 10 prochaines années dans la branche.
    Je n'ai jamais postulé en France, mais je pense savoir (à tord peut-être, corrige-moi si je me trompe), qu'on est moins "braqué" diplôme en Belgique qu'en France. De nombreuse boîtes ne se base pas sur un diplôme (sauf pour ton 1er Job). Après, c'est en prouvant ton parcours que tu as un meilleur job ou pas. Je n'ai jamais dû montrer un diplôme, même pas pour le premier job.

    Citation Envoyé par alvi392 Voir le message
    Enfin pour les développeurs "autodidactes", car ils ont toujours été très nombreux dans l'informatique, ce sera particulièrement difficile. Songez à une formation ou reconversion, et aussi tôt que possible.
    Même chose que pour le point précédent, je suis "entre les deux", j'ai commencé en "autodidacte" sur un C64 en BASIC, puis seulement 2 ans de "supérieur" (après les 6 ans d'humanité), et à 20 ans j'ai eux le choix entre 2 boîtes pour commencer dès l'obtention de mon diplôme (BAC+2 est l'équivalent chez vous). On avait même des recruteurs qui venaient en fin de 1ère année et qui voulaient t'engager sans que tu fasses ta 2ème. Et par la suite j'ai changé 4x de boîte, sans montrer de diplôme. Juste des questions réponses du tac au tac avec des anciens de la nouvelles boîte.

    Citation Envoyé par alvi392 Voir le message
    Lorsque je relirai ce message dans 5 ans, j'espère avoir eu totalement tort!
    Totalement, ou 100%, ça n'existe pas ;-) Mais moi aussi j'espère que tu auras eu tord a 75% minium. J'ai entendu toute ma carrière qu'avec les nouveau outils qui "arrivaient", il n'y aurait plus besoin de "programmeur" d'ici 5 ans. Les Outils Case, Les systèmes Expert, La Programmation Drag'n Drop, La POO (plus que des blocs a assembler soit-disant). Et il toujours fallu de plus en plus de développeurs (des bons développeurs).

    On verra dans 5 ans :-)
    BàT et Peace & Love.

  9. #9
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    Citation Envoyé par shelldrac Voir le message
    Il n'y a rien de plus aberrant qu'une machine qui pense, et pourtant c'est la réalité.
    NON! Une IA ne pense pas!!!

    Je vous invite à vous renseigner sur la "mécanique d'un IA":

    1. C'est un algorithme informatique à qui on fait mémoriser une masse de données et en fonction de ce qui lui est demandé, l'IA cherche à fournir la meilleure réponse en fonction des données à sa disposition...

    2. En plus de la masse de donnée, les concepteurs de l'IA X ou Y y ajoutent des règles pour éviter que l'IA dise n'importe quoi... Pour éviter par exemple qu'à la question "Peut-on manger des cailloux?", l'IA vous réponde "manger des cailloux 5 fois par jour est bon pour la santé" (Attention, il s'agit d'une vraie réponse donnée par une IA)

    3. Après les concepteurs d'IA font en sorte que l'IA suive le schéma pour que vous y restiez connecté le plus longtemps possible: "Remercier l'interlocuteur > Ne jamais dire "je sais pas" > Ouvrir la conversation sur un autre sujet que demandé"

    4. Vous y ajouter encore des "hallucinations", un comportement de l'IA complètement hors sujet non voulu par les concepteurs de l'IA. Selon les modèles d'IA, ces IA peuvent aller de 10 à 30%

    Non seulement l'IA ne pense pas, mais en plus elle ne comprend pas de quoi vous parlez... Il s'agit simplement d'un système pavlovien évolué reposant sur des datacenters

    PS: Le conditionnement pavlovien est un type d'apprentissage associatif, théorisé par Ivan Pavlov, où un stimulus neutre est associé à un stimulus inconditionnel pour déclencher une réaction automatique. Il décrit des réflexes conditionnés non volontaires, fréquemment observés chez les animaux et les humains, illustrés par la salivation des chiens au son d'une cloche.

  10. #10
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    Citation Envoyé par alvi392 Voir le message
    ...comme les "développeurs WordPress" ou développeurs web en général.
    Le gros problème des métiers de l'informatique est que tout le monde se dit "développeur", le mec qui personnalise un tableau excel comme l'ingénieur de haut niveau qui développe le système temps réel d'une sonde spatiale.

    Désolé de le dire, mais faire un site web avec un Wordpress, Joomla au tout autre CMS (Content Management Sytem) ne relève pas du développement informatique mais plutôt de la configuration de paramètres.

  11. #11
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    l'IA est un bon outil.

    Mais si le taf deviens la relecture de code générée par l'IA ou des gens nearshore, je vais sérieusement réfléchir à une reconversion.

  12. #12
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    Pour ma part, je suis pour l'IA car ça me permet d'augmenter la qualité de mon travail (ça me complète sur ce que je ne sais pas et me donne des idées auxquelles je n'ai pas pensé). Je ne l'utilise pas pour gagner du temps, vu que je vérifie tout derrière et n'hésite pas à tout réécrire s'il le faut. Mais ça implique de l'utiliser sur de petits volumes, pas à générer des applis entières, ce qui sinon me lasserai au point de laisser faire et ne plus vérifier, et ainsi tomber dans l'irresponsabilité la plus totale en plus de voir mes compétences rouiller.

    Comme un médicament ou un truc qui te boost : à petite dose, ça fait des merveilles, mais à en abuser en fini par en dépendre puis à s'auto-détruire.

    Par contre, désolé Anselme, mais si ton analogie pavlovienne est correcte, tes 4 points par contre sont à revoir :
    Citation Envoyé par Anselme45 Voir le message
    1. C'est un algorithme informatique à qui on fait mémoriser une masse de données et en fonction de ce qui lui est demandé, l'IA cherche à fournir la meilleure réponse en fonction des données à sa disposition...
    Il ne s'agit pas d'un système qui répond à des questions. Il s'agit d'un système de génération de texte qu'on pousse à prendre un format de dialogue. Le système ne pense pas, mais ne cherche pas non plus à répondre à tes questions ou à te rassurer. Ces impressions sont des illusions, conséquences de son apprentissage, au même titre que l'apparente pensée qu'il exprime. Et il ne mémorise pas les données, il construit une distribution de probabilité lui permettant d'identifier le prochain token le plus probable. Cette distribution amenant, statistiquement, à produire des tokens qui se trouvent exprimer de choses présentes dans son dataset d'apprentissage. Mais comme c'est statistique, ben de temps en temps ça tombe à côté. Et ça, il n'y pense pas plus que le reste.

    Citation Envoyé par Anselme45 Voir le message
    2. En plus de la masse de donnée, les concepteurs de l'IA X ou Y y ajoutent des règles pour éviter que l'IA dise n'importe quoi... Pour éviter par exemple qu'à la question "Peut-on manger des cailloux?", l'IA vous réponde "manger des cailloux 5 fois par jour est bon pour la santé" (Attention, il s'agit d'une vraie réponse donnée par une IA)
    Attention, les règles ne sont généralement pas appliquées à l'IA. Elles sont utilisées indirectement : filtrer le dataset d'entraînement, sélectionner les données de fine tuning, ou orienter les humains qui interviennent lors de la phase d'alignement, par exemple. L'IA ensuite apprends sur la base de ces données sélectionnées, sans qu'on y intègre lesdites règles. Elle n'en apprend que les conséquences, ce qui se traduit (encore une fois statistiquement) dans sa production de tokens. On peut ajouter des règles via les prompts, notamment le prompt système, mais ça a moins d'influence que l'apprentissage.

    Citation Envoyé par Anselme45 Voir le message
    3. Après les concepteurs d'IA font en sorte que l'IA suive le schéma pour que vous y restiez connecté le plus longtemps possible: "Remercier l'interlocuteur > Ne jamais dire "je sais pas" > Ouvrir la conversation sur un autre sujet que demandé"
    Pour ce qui est du "je sais pas", il a été confirmé par OpenAI que c'est une conséquence directe du processus d'apprentissage : générer une réponse a des chances de tomber juste, alors que refuser de répondre aucune, le premier est donc naturellement mis en avant par le processus d'apprentissage. Il faudrait améliorer le processus pour y intégrer plus d'humilité, de façon à réduire les chances d'hallucinations.
    https://openai.com/index/why-languag...s-hallucinate/

    Citation Envoyé par Anselme45 Voir le message
    4. Vous y ajouter encore des "hallucinations", un comportement de l'IA complètement hors sujet non voulu par les concepteurs de l'IA. Selon les modèles d'IA, ces IA peuvent aller de 10 à 30%
    L'étude ci-avant regarde justement ces hallucinations à la loupe, proposant de favoriser le "je sais pas" pour en réduire les chances. Soit disant que ça devrait les faire disparaître, mais ça par contre je n'y mettrai pas ma main à couper. Le LLM se contentant de générer des tokens, et non de vérifier ses dires. J'attends confirmation d'un tel effet. Par contre, je m'attends à ce que les modèles à diffusion, style Mercury, aient potentiellement plus de capacité à ce niveau là, car ils peuvent réécrire les tokens déjà générés en fonction de ce qu'ils écrivent après, donnant des chances pour plus de cohérence. Mais encore une fois, à confirmer.

    Par contre j'ai réagit comme toi sur la sélection des 70 : "mouais, que des gens qu'on oblige à utiliser l'IA ou qui construise là-dessus, quoi...", loin de représenter le développeur moyen.
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  13. #13
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    Par défaut Migration Java vers C
    Il y a 15 jours, avec Gemini 3.1 Pro, en 6 heures j'ai migré une application gateway Android 13 Go écrite en Java de 940 lignes sur un ESP32 TTGO T-display en C++ Arduino de 500 lignes sans avoir écrit une seule ligne de code.
    Le code initial était mal écrit, le code Arduino est un modèle d'écriture.. Gemini a réalisé la retro-engéniérie, m'a posé des questions puis m'a guidé dans les étapes de la migration, pas à pas. J'étais son testeur. Gemini a su spontanément exploiter, de manière pertinente, le double cœur de L'ESP32S3 sous FREERTOS
    Gemini a mis en place un watchdog pour surveiller les connexions BT et WiFi et la HEAP pour garantir un fonctionnement 24H/24.stable, puis a terminé par la rédaction de la note technique.

    Je ne pensais pas que ce soit possible, 6 heures de dialogue sans faux pas, sans hallucination.

    Il y a 3 ans je faisais écrire à l'IA ChatGPT que les vaches pondaient des œufs ce qui m'amusait beaucoup et laissait planer un doute sur la capacité de L'IA générative.

    Quels progrès en 3 ans !

    Lien vers la discussion.: https://gemini.google.com/share/eed5dd6ba2b9

  14. #14
    Communiqués de presse

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    Par défaut « 95 % des ingénieurs d'Uber utilisent désormais des outils d'IA », selon le directeur technique d'Uber
    « 95 % des ingénieurs d'Uber utilisent désormais des outils d'IA, et son agent de codage interne génère 1 800 modifications de code par semaine sans aucune intervention humaine », selon Uber

    Le directeur technique d'Uber a révélé que les ingénieurs d'Uber passent moins de temps à écrire du code et plus de temps à dire aux machines ce qu'elles doivent écrire. Praveen Neppalli Naga a déclaré dans un post LinkedIn que 95 % des ingénieurs d'Uber utilisent désormais des outils d'IA chaque mois, et que son agent de codage interne produit 1 800 modifications de code par semaine sans aucune intervention humaine. Les ingénieurs examinent et approuvent ces modifications, mais ils ne les écrivent plus. La part de l'agent dans l'ensemble des modifications de code de l'entreprise est passée de moins de 1 % à 8 % en seulement quelques mois.

    En mars 2026, le New York Times Magazine publie un article au titre volontairement provocateur : « Coding After Coders: The End of Computer Programming as We Know It ». Son auteur, Clive Thompson, journaliste technologique chevronné, y synthétise les témoignages de plus de 70 ingénieurs logiciels interrogés dans les grandes entreprises du secteur. Thompson n'est pas un néophyte sur le sujet : il est également l'auteur de Coders: The Making of a New Tribe and the Remaking of the World, une plongée anthropologique dans l'univers des développeurs publiée quelques années plus tôt.

    Ce que l'enquête révèle tient en quelques mots : le développeur n'écrit plus vraiment de code. Il le décrit, le supervise, le valide. Un cadre supérieur d'Amazon témoigne ainsi que des tâches qui lui auraient pris des jours ne nécessitent désormais qu'une conversation de six minutes avec un agent IA, avant d'ordonner : « Vas-y. » Un autre développeur décrit ses essaims d'agents Claude comme « une intelligence étrangère avec laquelle nous apprenons à travailler ». La métaphore est révélatrice : ce n'est plus un outil que l'on manie, c'est une altérité que l'on apprivoise. Entre euphorie des uns et deuil des autres, le débat sur l'avenir du métier de développeur n'a jamais été aussi vif, ni aussi peu tranché.

    Dans ce contexte, le directeur technique d'Uber a révélé que les ingénieurs d'Uber passent moins de temps à écrire du code et plus de temps à dire aux machines ce qu'elles doivent écrire. Ce n'est pas un sujet d'inquiétude, selon le directeur technique de l'entreprise. C'est justement le but recherché. Le géant du VTC, qui a autrefois bouleversé la façon dont les villes se déplacent, parie désormais que la prochaine révolution se trouvera au sein de ses propres équipes d'ingénieurs — et qu'il vaut mieux prendre les devants que d'être pris au dépourvu.

    Praveen Neppalli Naga a déclaré dans un post LinkedIn que 95 % des ingénieurs d'Uber utilisent désormais des outils d'IA chaque mois, et que son agent de codage interne produit 1 800 modifications de code par semaine sans aucune intervention humaine. Les ingénieurs examinent et approuvent ces modifications, mais ils ne les écrivent plus. La part de l'agent dans l'ensemble des modifications de code de l'entreprise est passée de moins de 1 % à 8 % en seulement quelques mois. « Il n'y a aucune intervention humaine », a écrit Naga.

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    Ce n'est pas le volume qui est le plus significatif. C'est la nature du travail. Naga indique que 84 % des utilisateurs d'IA chez Uber ont désormais recours à des workflows de type « agent », dans lesquels les ingénieurs confient des tâches entières plutôt que d'accepter des suggestions ligne par ligne. L'adoption de Claude Code au sein de l'entreprise a presque doublé en deux mois, passant de 32 % à 63 %. Les outils traditionnels basés sur des IDE ont largement atteint un plateau. Même au sein de ces IDE, environ 70 % du code validé est désormais généré par l'IA — écrit, et non suggéré.

    En termes simples, le travail est en train de changer. Les ingénieurs n'accélèrent pas le même travail — ils effectuent un tout autre type de travail. Une histoire qui semble se dérouler sans heurts présente toutefois quelques aspérités. Les chiffres d’Uber s’inscrivent au cœur d’un débat bien plus chaotique à l’échelle du secteur sur ce que le code généré par l’IA coûte réellement aux entreprises.

    Amazon a convoqué une réunion générale des ingénieurs au début du mois après une série de pannes, dont certaines étaient directement liées aux outils de codage basés sur l’IA. Son agent interne Kiro a un jour tenté de résoudre un problème en supprimant et en reconstruisant tout un environnement. Une étude de CodeRabbit a révélé que le code écrit par l'IA présentait 1,7 fois plus de problèmes que le code écrit par des humains sur 470 pull requests.

    Anthropic, dont le Claude Code sous-tend les outils d'Uber et de Spotify, a déployé ce mois-ci une fonctionnalité de révision spécialement conçue pour détecter les erreurs dans les résultats générés par l'IA — pour un coût pouvant atteindre 25 dollars par pull request. Le créateur de Claude Code lui-même, Boris Cherny, a déclaré que les modèles n’étaient « pas encore très doués pour le codage » et que le codage intuitif ne faisait pas le poids lorsqu’il s’agissait de maintenabilité.

    Naga présente cette évolution comme une amélioration, et non comme une régression. « Le rôle de l’ingénieur évolue : il passe de l’écriture de chaque ligne à l’architecture des systèmes et à la révision du code généré par l’IA », a-t-il écrit. Il a également noté que l’adoption par Uber n’avait pas été imposée par la direction : l’adhésion la plus forte est venue d’ingénieurs qui expérimentaient discrètement de leur propre chef.

    Andrej Karpathy, qui a inventé le terme « vibe coding », l’a récemment formulé autrement : « Je ne me suis jamais senti aussi à la traîne. La profession est en train d’être radicalement refactorisée. » Le PDG d’Anthropic, Dario Amodei, a déclaré que l’ingénierie logicielle pourrait être « entièrement automatisable » d’ici 12 mois. Qu’il s’agisse d’une prédiction ou d’un argument de vente dépend de la personne à qui l’on pose la question — mais quoi qu’il en soit, le directeur technique d’Uber semble parier que cela se produira dans les délais prévus.

    Selon les déclarations du développeur Nolan Lawson, le metier est déjà en train de changer. Il a notamment affirmé : « Nous pleurons notre métier. Je n'ai pas demandé que le rôle d'un programmeur soit réduit à celui d'un agent de la TSA glorifié, chargé de vérifier le code pour s'assurer que l'IA n'introduise pas quelque chose de dangereux dans la production. Et pourtant, nous en sommes là. Le pire, c'est que ces outils fonctionnent. Ils peuvent écrire du code mieux que vous ou moi, et si vous ne me croyez pas, attendez six mois. »

    Voici les déclarations Praveen Neppalli Naga, directeur technique d'Uber :

    L'adoption de l'ingénierie logicielle agentique bat son plein chez Uber : 1 800 modifications de code par semaine sont désormais entièrement rédigées par l'agent de codage en arrière-plan interne d'Uber, et 95 % de nos ingénieurs utilisent désormais l'IA chaque mois dans tous les outils que nous suivons.

    C'est un véritable tournant pour l'ingénierie ; c'est l'une des périodes les plus passionnantes pour diriger. Cette évolution exige des développeurs qu'ils soient curieux et pragmatiques. J'ai une chance incroyable d'être entouré d'une équipe qui fait exactement cela.

    Le plus beau, c'est que l'adoption la plus forte ne vient pas d'une imposition descendante par les annonces de la direction ; elle vient des ingénieurs qui expérimentent discrètement, livrent discrètement et font avancer les choses discrètement.

    J'adore passer du temps avec ces ingénieurs, car rien ne remplace le fait d'être au plus près du travail.

    Au cours des derniers mois, nous nous sommes investis à fond, et les résultats ont été phénoménaux.

    Le changement le plus important : passer à l'agentique.

    84 % des utilisateurs de l’IA travaillent désormais avec des workflows de type agent, et pas seulement avec la complétion par tabulation. L’utilisation de Claude Code a presque doublé en deux mois (32 % → 63 %), tandis que les outils basés sur les IDE ont largement atteint un plateau.

    Les ingénieurs passent de l’acceptation de suggestions à la délégation de tâches. Même au sein des IDE traditionnels, environ 70 % du code validé est désormais généré par l’IA.

    Des agents en arrière-plan écrivent du code de manière autonome.

    Notre agent de codage en arrière-plan interne est passé de moins de 1 % de toutes les modifications de code à 8 % en seulement quelques mois. Il n'y a aucune intervention humaine. Les ingénieurs révisent et approuvent, mais le code est entièrement écrit par des agents IA.

    Le rôle de l'ingénieur évolue : il passe de l'écriture de chaque ligne à l'architecture des systèmes et à la révision du code généré par l'IA.

    D'autres informations seront communiquées par l'équipe d'ingénierie d'Uber dans les prochains jours.


    Source : Publication de Praveen Neppalli Naga

    Et vous ?

    Pensez-vous que cette déclaration est crédible ou pertinente ?
    Quel est votre avis sur le sujet ?

    Voir aussi :

    « L'ère où les humains écrivaient du code est révolue », prévient Ryan Dahl, créateur de NodeJS, alors que les outils de codage basés sur l'IA connaissent une croissance fulgurante

    Vos pull requests slop vibe-codées ne sont pas les bienvenues, car les outils de codage basés sur l'IA posent un nouveau problème aux responsables de projets open source, par Sam Saffron

    CodeSpeak : le créateur de Kotlin parie que dans cinq ans, les développeurs n'écriront plus de code mais des spécifications en anglais et les LLM feront le reste
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  15. #15
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    Citation Envoyé par Denis CADIOT Voir le message
    Je ne pensais pas que ce soit possible, 6 heures de dialogue sans faux pas, sans hallucination.
    Je n'ai pas les compétences pour juger l'aspect techniques, aussi je me garderai bien de le faire, mais dire qu'il n'y a pas de faux pas... Beaucoup de tes retours y ressemblent fortement :
    Echec BT
    Compilation error: no matching function for call to 'BluetoothSerial::setPin(const char*&)'
    Toujours échec BT pin 0000 comme 1234
    Le TX BT ne se termine pas par un ";"
    La trame TX BT semble correcte mais n'a aucun effet sur l'objet
    TX BT sans saut de ligne
    Attention régression le code n'envoie plus la trame à l'objet
    L'affichage de TX BT entame la ligne d'affichage précédente de RX XBee
    après un reset software le compteur affiché est toujours à 00
    Tu maitrises mieux le projet, donc dis-moi si c'était des erreurs inévitables.

    Par contre, pense à changer ton mot de passe WiFi si ce n'est pas déjà fait. C'est pas cool de l'avoir en clair dans une discussion Gemini désormais publique.
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  16. #16
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    J'en peux plus de voir ces conneries. J'utilise l'IA au boulot (Claude, Cursor, Copilot, Mistral, tous les mêmes). Pour faire des petits trucs de merde genre rajouter un bouton dans un formulaire ou faire un appel au back, c'est au top. Mais pour des chose un peu plus poussée, c'est une catastrophe. Dès que le projet dépasse quelques milliers de lignes, elle est perdue et tourne en rond. Le code généré est catastrophique en terme de perf, elle vas te définir une classe entière là où un container built in aurait très bien fait le boulot et je parle même pas quand on se lance dans du code un peu pointu genre calcul scientifique, optim mémoire ou 3D/GPU.

    Alors quand je vois des "seniors" avouer qu'ils ne codent plus et ne font qu'orchestrer une IA, je peux pas m'empêcher de penser qu'il s'agit de pisseurs de code bossant sur un énième CRM custom d'entreprise, une appli mobile à la con ou un front d'e-commerce.

    Voilà, c'est vulgaire, c'est méprisant, mais c'est dit. S'il y a un admin qui passe, qu'il supprime mon commentaire si ça lui chante.
    La perfection est atteinte, non pas lorsqu’il n’y a plus rien à ajouter, mais lorsqu’il n’y a plus rien à retirer. - Antoine de Saint-Exupéry

  17. #17
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    Citation Envoyé par Denis CADIOT Voir le message
    Il y a 15 jours, avec Gemini 3.1 Pro, en 6 heures j'ai migré une application gateway Android 13 Go écrite en Java de 940 lignes sur un ESP32 TTGO T-display en C++ Arduino de 500 lignes sans avoir écrit une seule ligne de code.
    Et sans t'en rendre compte, tu as offert gratuitement ton code à l'IA qui se fera un plaisir de l'utiliser pour ne pas dire le revendre à d'autres gogos dans ton genre qui se félicitent du fait qu'ils n'ont pas eu besoin de travailler...

    J'espère que l'on parle ici simplement d'un projet développé pendant tes loisirs sous forme de hobby parce que si par hasard il devait s'agir d'un logiciel qui est commercialisé par un employeur, tu pourrais avoir des problèmes...

    En tout cas, si l'un des développeurs dont j'ai la charge fait ce coup là, ce sera non seulement la porte mais également la plaine pénale!

    Quand je paie un développeur, c'est pour qu'il travaille pas pour qu'il sous-traite à une IA tout en violant la propriété intellectuelle de l'entreprise...

    Et là, ce n'est que la pointe de l'iceberg, que se passe-t-il si il s'agit d'un projet informatique pour un client avec qui l'employeur a signé un NDA (non disclosure agreement) (un accord de confidentialité en bon français)? Ce comportement peut même entrainer l'entreprise qui emploie ce genre de développeur très content de sous-traiter son taff à une IA à devoir payer des millions de dommages & intérêts

    Et là, on est plus dans "l'artificiel", on est dans la réalité crasse du business!!!

  18. #18
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    Citation Envoyé par pyros Voir le message
    J'en peux plus de voir ces conneries. J'utilise l'IA au boulot (Claude, Cursor, Copilot, Mistral, tous les mêmes). Pour faire des petits trucs de merde genre rajouter un bouton dans un formulaire ou faire un appel au back, c'est au top. Mais pour des chose un peu plus poussée, c'est une catastrophe. Dès que le projet dépasse quelques milliers de lignes, elle est perdue et tourne en rond. Le code généré est catastrophique en terme de perf, elle vas te définir une classe entière là où un container built in aurait très bien fait le boulot et je parle même pas quand on se lance dans du code un peu pointu genre calcul scientifique, optim mémoire ou 3D/GPU.

    Alors quand je vois des "seniors" avouer qu'ils ne codent plus et ne font qu'orchestrer une IA, je peux pas m'empêcher de penser qu'il s'agit de pisseurs de code bossant sur un énième CRM custom d'entreprise, une appli mobile à la con ou un front d'e-commerce.

    Voilà, c'est vulgaire, c'est méprisant, mais c'est dit. S'il y a un admin qui passe, qu'il supprime mon commentaire si ça lui chante.
    Bravo pour ton commentaire... Non seulement, ce n'est pas "vulgaire et méprisant" mais c'est même "salvateur" pour tous les gogos qui croient aveuglément aux promesses des pro-IA.

  19. #19
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    Citation Envoyé par Denis CADIOT Voir le message
    Il y a 15 jours, avec Gemini 3.1 Pro, en 6 heures j'ai migré une application gateway Android 13 Go écrite en Java de 940 lignes sur un ESP32 TTGO T-display en C++ Arduino de 500 lignes sans avoir écrit une seule ligne de code.
    En regardant la discussion et l'effort qu'il faut, je me demande en combien de temps un développeur "lambda" aurait migré le code. Un peu moins de 6 heure je pense.

    Parce que franchement, la syntaxe du java est assez proche de celle du c/c++.

    Le plus gros problème pour moi, ce serait de monter un environnement de projet avec le bon compilo, le bon makefile et le bon choix de librairies. Mais j'imagine qu'il y a plein d'exemples dont on peut s'inspirer.

    Citation Envoyé par pyros Voir le message
    Alors quand je vois des "seniors" avouer qu'ils ne codent plus et ne font qu'orchestrer une IA, je peux pas m'empêcher de penser qu'il s'agit de pisseurs de code bossant sur un énième CRM custom d'entreprise, une appli mobile à la con ou un front d'e-commerce.
    Je crois surtout que les journalistes ou ceux qui écrivent ces articles n'ont pas compris que le métier de développeur, ce n'est pas que de pisser de la ligne, mais de (re)définir le besoins des utilisateurs et de les traduire en solutions techniques.

    J'aime bien rappeler le fait qu'il n'y a pas si longtemps, on utilisait le terme analyste-programmeur au lieu de développeur.

    Citation Envoyé par Jade Emy Voir le message
    « 95 % des ingénieurs d'Uber utilisent désormais des outils d'IA, et son agent de codage interne génère 1 800 modifications de code par semaine sans aucune intervention humaine », selon Uber
    Je comprend mieux pourquoi les applications sont de plus en plus bugger. Et ça ne va pas aller en s'arrangeant .
    Mais il y aura toujours un humain pour les corriger, enfin j'espère

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