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  1. #1
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    Par défaut L’armée américaine attribue un contrat de 468 millions de $ pour un système laser anti drones animé par une IA
    L'IA et les drones détournés de leur usage initial et convertis en armes destructrices : les États-Unis frappent l'Iran avec des armes qui sont des copies de ses propres drones kamikazes Shahed 136

    Les drones kamikazes occupent de plus en plus une place centrale sur les théâtres d'opérations. La guerre en Ukraine a mis en lumière leur rôle croissant dans les conflits récents et a ouvert la voie aux armes autonomes létales. Le Pentagone vient de confirmer avoir frappé des cibles iraniennes à l'aide d'armes qui sont des copies des drones kamikazes Shahed 136, fabriqués par l'Iran lui-même. Plusieurs pays ont intensifié leurs efforts afin de développer et d’intégrer des drones kamikazes au sein de leurs arsenaux. Cela met en évidence la manière dont une technologie bon marché peut être détournée et convertie en un dispositif létal à fort pouvoir destructeur.

    Le 28 février, les États-Unis ont lancé l'opération « Epic Fury » contre l'Iran. La Task Force Scorpion Strike (TFSS), première escadrille de drones à usage unique de l'armée américaine basée au Moyen-Orient, a été engagée dans les premières heures de l'opération. La Task Force Scorpion Strike a été annoncée en décembre 2025, lorsqu'il a été annoncé qu'elle avait été formée avec un escadron de drones LUCAS (Low-cost Unmanned Combat Attack System).

    Selon le Commandement central américain (CENTCOM), ces drones ont une grande autonomie et sont conçus pour fonctionner de manière autonome. Ils peuvent être lancés à l'aide de différents mécanismes, dont des catapultes, des systèmes de décollage assisté par fusée et des systèmes mobiles au sol et embarqués.

    Le CENTCOM, chargé de diriger les opérations militaires au Moyen-Orient et en Asie centrale et du Sud, a révélé la participation de cette unité dans un communiqué de presse. « Les premières heures de l'opération ont donné lieu à des tirs de munitions de précision depuis les airs, la terre et la mer. De plus, la Task Force Scorpion Strike du CENTCOM a utilisé pour la première fois au combat des drones d'attaque à usage unique à faible coût », a-t-il déclaré.

    Transformer une technologie peu coûteuse en arme létale autonome

    Selon un rapport de CNN, les drones LUCAS ont été développés après que des techniciens des forces américaines ont procédé à une ingénierie inverse d'un drone Shahed 136 iranien, capturé par les États-Unis il y a quelques années. Chaque drone LUCAS coûterait environ 35 000 dollars, ce qui le rend nettement moins cher que d'autres armes américaines longue portée comme les missiles Tomahawk, dont le prix unitaire avoisine 1,3 million de dollars.


    Le drone LUCAS mesure environ trois mètres de long pour une envergure de 2,4 mètres. Il aurait été développé par la société arizonaise SpektreWorks en coopération avec l'armée américaine, et dispose d'une portée de 444 miles nautiques (822,288 km) à une vitesse de croisière de 74 nœuds (137,048 km/h). SpektreWorks présente sur son site Web un drone très similaire, le FLM 136, avec les mêmes caractéristiques en matière d'autonomie et de vitesse.

    Ironiquement, les cibles iraniennes auront été détruites à l'aide de drones presque identiques à ceux conçus par les ingénieurs du pays. L'Iran a également exporté ces drones vers la Russie afin qu'ils soient utilisés contre les troupes ukrainiennes dans la guerre qui sévit actuellement dans ce pays.

    Eric Schmidt appelle à l'adoption des drones kamikazes dotés d'IA

    Lors de la conférence Future Investment Initiative (FII) en Arabie saoudite en 2024, Eric Schmidt, ancien PDG de Google, a déclaré : « j'ai lu quelque part que les États-Unis avaient des milliers et des milliers de chars stockés quelque part. Donnez-les. Achetez plutôt un drone ». L'ancien patron de Google est convaincu que les moments de gloire du char d'assaut et de l'artillerie sont derrière eux. Pour lui, les drones dotés d'IA sont l'avenir de la guerre.

    Il a en effet une expérience avec les drones à usage militaire. Début 2024, un rapport de Forbes a révélé que le milliardaire est le fondateur de White Stork, une startup militaire qui construit un « drone kamikaze » conçu pour flâner sur le champ de bataille avant d'être envoyé pour détruire sa cible. « White Stork » fait aussi référence à une espèce d'oiseau que l'on trouve couramment en Ukraine, où Eric Schmidt contribue à l'effort de guerre contre la Russie.

    White Stork aurait conçu un drone pouvant être produit en masse, qui utilise l'IA pour viser une cible même dans des endroits où les communications ont été interrompues par le brouillage du GPS. Le rapport indique que les drones de White Stork sont utilisés par l'armée ukrainienne pour repousser l'invasion russe. Il n'y a pas d'information sur l'efficacité et le prix de ce drone, mais Eric Schmidt semble penser qu'il est meilleur et plus économique qu'un char.

    Pour justifier sa déclaration lors de la conférence, l'ancien dirigeant de Google a déclaré que la guerre entre la Russie et l'Ukraine avait montré comment « un drone de 5 000 dollars peut détruire un char d'assaut de 5 millions de dollars ». Selon Eric Schmidt, « les forces ukrainiennes ont réussi grâce au déploiement de drones, et ce malgré le fait que la Russie dispose d'un avantage de 3 contre 1 en termes de soldats et de supériorité aérienne ».

    Inquiétudes liées à la militarisation de l'IA et d'autres technologies

    Eric Schmidt est un homme d'affaires américain avec une fortune personnelle estimée à plus de 35,5 milliards de dollars. Il a dirigé Google de 2001 à 2011 et est également connu pour avoir des positions très controversées sur la technologie, notamment l'IA. En août 2024, par exemple, s'adressant à des étudiants, Eric Schmidt les a invités à ne pas avoir peur de voler les données dont ils ont besoin pour entraîner leurs grands modèles de langage.

    Il a présidé la National Security Commission on Artificial Intelligence (NSCAI) du gouvernement américain, une organisation qui conseille le président et le Congrès sur les questions de sécurité nationale et de défense relatives à l'IA. « Le coût de l'autonomie diminue si rapidement que la guerre des drones, qui est l'avenir des conflits, permettra de se débarrasser des chars, de l'artillerie et des mortiers », a prédit à l'époque l'ancien patron de Google.

    Pourtant, dans un passé très récent, en juillet 2022, il déclarait que « l'IA est aussi puissante et destructrice que la bombe atomique et réclamait une sorte de traité de dissuasion similaire à celui appliqué pour l'utilisation des armes nucléaires ». Le milliardaire avait en effet demandé à ce que l'IA soit davantage en phase avec les croyances et le comportement des personnes qu'elle sert et avait fait une allégorie de l'IA et des armes nucléaires.

    Aujourd'hui, il travaille à militariser l'IA. Il a aussi laissé entendre que « les progrès de l'IA sont plus importants que la préservation du climat ». Il estime que nous devrions nous lancer à fond dans la construction de centres de données d'IA, car « de toute façon, nous n'atteindrons jamais nos objectifs climatiques ».

    L'armée de l'air américaine envisage des essaims de drones dotés d'IA

    Un rapport publié en mars 2024 a révélé que l'armée de l'air américaine envisage d'introduire 1 000 drones contrôlés par l'IA pour améliorer ses capacités de combat aérien. Ces drones seront conçus pour accompagner et protéger les avions avec équipage, comme les chasseurs F-35 et les bombardiers B-21. Ils pourront porter leurs propres armes, frapper d'autres aéronefs et des cibles au sol, ainsi qu'effectuer des missions de reconnaissance.


    Les véhicules aériens sans pilote auraient la capacité d'accroître l'efficacité opérationnelle et la flexibilité tactique, mais les experts avertissent que l'idée de laisser l'IA trancher les questions de vie ou de mort constitue une frontière dangereuse. Malgré cela, le Pentagone souhaite tirer parti de l'IA pour renforcer sa supériorité aérienne. Ces drones promettent d'alléger les pressions budgétaires et de rationaliser les dépenses de formation des pilotes.

    Parallèlement, la société d'analyse de données Palantir, qui est un contractant du Pentagone, travaille également sur d'autres projets d'IA pour l'armée américaine. Elle développe notamment le système de station au sol TITAN doté d'une IA. La société de Peter Thiel a vanté les mérites de son nouveau système.

    Selon Palantir, TITAN est le premier véhicule défini par l'IA et qui aidera l'armée américaine à agir rapidement sur le champ de bataille. « TITAN propose des technologies qui changent la donne en matière de collecte, de traitement et de diffusion du renseignement sur le champ de bataille, ce qui nous donne un avantage décisif pour soutenir les opérations multi domaines », a déclaré le colonel américain Chris Anderson. Mais le système est controversé.

    Conclusion

    L'introduction de drones contrôlés par l'IA annonce un changement de paradigme dans la guerre aérienne, combinant l'innovation technologique et l'agilité stratégique. Cependant, elle soulève des préoccupations. Des experts appellent à l'interdiction des armes autonomes létales. Mais leur appel reste jusque-là sans réponse et les tentatives visant à élaborer des normes pour réglementer ces développements sur le plan mondial ont été infructueuses.

    Un rapport de 2023 a révélé que les scientifiques du Pentagone discutent de la création de super-soldats cybernétiques qui ne ressentent rien lorsqu'ils tuent, ce qui rapproche davantage d'un monde où Skynet ne relèverait plus de la science-fiction. Le super-soldat du Pentagone est décrit comme le soldat du futur et sera inondé de stimulants antidouleur, amélioré avec des implants cérébraux, du sang synthétique et d'autres équipements technologiques.

    D'autres grandes puissances militaires, telles que la Chine et la Russie, auraient déjà leurs propres programmes de recherche dans le domaine des armes autonomes létales. Selon les experts, les conflits du futur seront essentiellement technologiques, car l'IA est en train de changer le visage de la guerre. Toutefois, alors que les poches de tensions se multiplient, les risques pour l'humanité sont encore inconnus et font l'objet de très peu de débats publics.

    Et vous ?

    Quel est votre avis sur le sujet ?
    Selon vous, pourquoi l'IA est-elle de plus en plus militarisée ?
    Que pensez-vous de l'usage de plus en plus massif de drones kamikazes sur les théâtres d'opérations ?
    Selon vous, doit-on laisser une machine pilotée par l'IA trancher les questions de vie ou de mort ?

    Voir aussi

    Sous la coque des drones américains, l'empreinte chinoise : les États-Unis ne parviennent pas à en fabriquer sans composants chinois. Les droits de douane de Trump pourraient empirer la situation

    L'armée de l'air américaine va introduire 1 000 drones contrôlés par l'IA pour améliorer ses capacités de combat aérien et réduire les coûts des avions militaires standard pilotés par des soldats

    L'ancien PDG de Google, Eric Schmidt, estime que l'armée américaine devrait abandonner les chars d'assaut au profit des drones pilotés par l'IA, après avoir fondé une startup qui fabrique des drones kamikazes

  2. #2
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    Quel est votre avis sur le sujet ?
    les usa pays sensible au copyright que se met dans la copie sans autorisation, a quand une copie du f22 par l'iran

  3. #3
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    Par défaut Une erreur d'intelligence artificielle serait à l'origine d'un bombardement d'une école de filles en Iran
    Une erreur d'intelligence artificielle serait à l'origine d'un bombardement d'une école de filles en Iran :
    précisément le genre de situation redoutée par Anthropic, mais le Pentagone veut l'IA sans garde-fous

    Une frappe aérienne américaine aurait tué plus de 165 élèves dans une école primaire de Minab, dans le sud de l'Iran. Selon des sources, une enquête américaine laisse entrevoir une probable responsabilité des États-Unis dans la frappe contre cette école en Iran. Les mêmes notent que le système Claude d'Anthropic, utilisé par le Pentagone pour planifier ses opérations militaires, aurait désigné la cible sur la base de renseignements obsolètes. L'affaire révèle les risques mortels d'une IA déployée dans la chaîne de commandement militaire sans garde-fous suffisants, et déclenche une crise sans précédent entre l'administration Trump, Anthropic et l'ensemble de l'écosystème de l'intelligence artificielle.

    Le samedi 1er mars 2026, des missiles s'abattaient sur l'école de filles Shajareh Tayyebeh, dans la ville de Minab, au sud de l'Iran. La frappe a rasé l'établissement scolaire et tué 165 élèves et membres du personnel, dont la majorité étaient des enfants de primaire âgés de 7 à 12 ans. Au moins 95 autres personnes ont été blessées.

    Selon des informations du Wall Street Journal, le Pentagone a utilisé le modèle d'IA Claude, d'Anthropic, pour planifier ses frappes militaires sur l'Iran au cours du week-end — et l'utilisait probablement encore au moment de la publication des informations.

    Ce qui retient l'attention des experts n'est pas seulement le bilan humain, mais la mécanique présumée de l'erreur. Selon une source anonyme au sein du département de la Justice interrogée par This Week in Worcester, la théorie immédiate est que le programme d'IA aurait inclus la position de l'école sur la base de renseignements archivés plus anciens. La logique derrière le lancement de la frappe, et les mécanismes qui ont conduit à son autorisation, restent encore flous. En d'autres termes, l'IA aurait confondu l'école — qui occupe ou jouxte un site anciennement associé aux Gardiens de la Révolution islamique (IRGC) — avec une cible militaire légitime, sans que la chaîne de validation humaine n'ait apparemment corrigé cette erreur.

    Le Pentagone a refusé de dire si l'attaque avait été suggérée par un système d'IA. Interrogé par Futurism, le commandement américain CENTCOM, qui supervise les opérations au Moyen-Orient, s'est contenté de répondre : « Nous n'avons rien à vous communiquer à ce sujet pour le moment. »


    Claude au cœur de la machine de guerre

    Pour frapper plus de 1 000 cibles dans les 24 premières heures de son offensive contre l'Iran, l'armée américaine a utilisé les systèmes d'intelligence artificielle les plus avancés jamais déployés en temps de guerre. Un programmeur logistique au sein du département de la Défense, cité par This Week in Worcester, a confirmé que le département avait rapidement intensifié son recours à un système basé sur Claude au cours de l'année écoulée, l'intégrant à de nombreuses décisions opérationnelles fondamentales.

    Ce déploiement massif n'est pas le fruit du hasard. En juillet 2025, le département de la Défense avait attribué à des entreprises d'IA un contrat d'une valeur pouvant atteindre 200 millions de dollars pour des services d'intelligence artificielle, incluant Anthropic. Anthropic était également la première entreprise d'IA à avoir intégré ses modèles dans des flux de travail opérationnels sur des réseaux classifiés.

    Le Pentagone n'a pas précisé comment exactement l'outil d'IA était déployé, mais son utilisation se poursuivait malgré l'annonce d'une interdiction gouvernementale, survenue après un différend avec Anthropic. Ce différend est au cœur de la crise politique qui a suivi la frappe sur Minab.

    La rupture : Anthropic refuse de retirer ses garde-fous

    Avant même que les bombes ne tombent sur l'école de Minab, les tensions couvaient entre le Pentagone et Anthropic. Le différend portait sur un point de principe : l'administration Trump exigeait qu'Anthropic modifie son contrat pour permettre une utilisation de Claude à des fins « toutes légales » (all lawful purposes). Les négociations avaient achoppé sur les deux lignes rouges d'Anthropic : l'utilisation de l'IA dans des armes autonomes, et son utilisation pour la surveillance de masse des citoyens américains — deux points que le Pentagone disait ne pouvoir accepter.

    Anthropic a tenu bon. Le PDG Dario Amodei avait déclaré ne pas pouvoir, en conscience, accéder aux demandes du Pentagone. En réponse, l'administration Trump a contre-attaqué frontalement. Le Pentagone a officiellement notifié à la direction d'Anthropic que l'entreprise et ses produits étaient désignés comme un « risque pour la chaîne d'approvisionnement », avec effet immédiat. Cette désignation oblige les fournisseurs de défense à certifier qu'ils n'utilisent pas les modèles d'Anthropic dans leurs travaux pour le Pentagone.

    L'étiquette est lourde de symboles : elle est historiquement réservée aux entreprises liées à des adversaires étrangers. Trump a complété le tableau en publiant sur Truth Social un post exigeant que les agences fédérales cessent immédiatement d'utiliser Claude, traitant Anthropic « d'entreprise d'IA radicale de gauche ».

    OpenAI s'engouffre dans la brèche — avec des remous internes

    À peine Anthropic officiellement blacklistée, OpenAI annonçait avoir signé un accord pour déployer ses modèles sur les réseaux classifiés de l'armée, sécurisant le contrat que son rival venait de perdre. Mais la manœuvre a rapidement tourné au chaos. Au moins un cadre d'OpenAI a démissionné en raison de préoccupations concernant le fait que l'annonce avait été précipitée sans garde-fous appropriés.

    OpenAI, qui avait initialement accepté la demande du Pentagone d'une flexibilité opérationnelle sans restrictions, a dû rapidement ajouter les garde-fous de surveillance que réclamait précisément Anthropic, après que son PDG Sam Altman a fait face à une énorme pression interne et publique. En d'autres termes, OpenAI a accepté les conditions qu'Anthropic avait refusées, pour ensuite reculer et adopter quasi-exactement les mêmes protections qu'Anthropic défendait. Les désinstallations de ChatGPT ont bondi de 295 % après qu'OpenAI a scellé l'accord avec le département de la Défense.

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    Anthropic attaque en justice

    Le bras de fer a atteint un nouveau palier. Anthropic a déposé deux poursuites fédérales contre l'administration Trump, alléguant que les responsables du Pentagone avaient illégalement pris des mesures de rétorsion contre l'entreprise en raison de sa position sur la sécurité de l'IA.

    Les avocats d'Anthropic soutiennent dans la plainte que Claude n'a pas été développé pour être utilisé dans des armes létales autonomes sans supervision humaine, ni pour espionner des citoyens américains, et que ces utilisations représentent un abus de sa technologie. Dario Amodei a également dû gérer des turbulences internes après qu'une note confidentielle, dans laquelle il laissait entendre que l'administration n'appréciait pas Anthropic parce que l'entreprise n'avait pas rendu « d'éloges de style dictatorial à Trump », a été divulguée à la presse. Amodei a par la suite présenté ses excuses pour le ton de cette note.

    Le précédent Lavender, et la question du « human in the loop »

    Le cas de Minab n'est pas sans précédent. En avril 2024, une enquête du magazine +972 avait révélé que l'armée israélienne utilisait un système d'IA appelé "Lavender" pour sélectionner ses cibles dans sa guerre contre Gaza, de la même manière que le Pentagone utilisait probablement Claude en Iran.

    La grande question qui traverse ces deux épisodes est celle de la supervision humaine réelle (human in the loop). Claude ne serait pas connecté à des « effecteurs » — des systèmes capables de « lancer un effet », comme une commande d'arme — dans le monde réel. Mais si l'IA fournit une liste de cibles priorisées, et que des officiers sous pression temporelle approuvent massivement ces recommandations sans vérification approfondie, la distinction entre « recommandation » et « décision » devient terriblement poreuse.

    Le directeur technique du Pentagone, Emil Michael, a déclaré dans une interview à CBS News : « À un certain niveau, vous devez faire confiance à votre armée pour faire ce qui est juste. » Cette réponse, pour le moins lapidaire, illustre précisément l'angle mort de l'IA militaire : transférer la responsabilité morale vers une institution, tout en diluant celle de chaque acteur individuel dans la chaîne de commandement.

    Un remplacement qui ne sera pas si simple

    Sur le plan opérationnel, la transition d'Anthropic vers d'autres fournisseurs s'annonce longue. Selon une experte de Georgetown University's Center for Security and Emerging Technology, même quelque chose d'aussi simple que l'installation de Microsoft Office au sein du Pentagone « peut prendre des mois et des mois et des mois ». Chaque intégration doit être démantelée pièce par pièce, et tout système de remplacement doit franchir des révisions de sécurité strictes avant d'accéder aux réseaux classifiés. xAI d'Elon Musk et OpenAI se sont positionnés en remplacement rapide, mais l'usage classifié de ces systèmes devra encore être certifié et intégré progressivement.

    Au-delà de la logistique, une autre réalité s'impose : chaque modèle d'IA échoue à sa façon. Les opérateurs qui ont passé des mois à utiliser Claude ont appris ses particularités — quelles formulations produisent de mauvais résultats, quels types de sorties nécessitent une double vérification. Ce capital de connaissance informelle disparaît avec le changement de modèle.

    L'IA dans la chaîne létale : une frontière franchie

    L'affaire de Minab marque un moment charnière. Pour la première fois depuis l'émergence des grands modèles de langage, un LLM de pointe est placé explicitement au centre d'une controverse sur une frappe ayant causé la mort de civils — des enfants. Elle illustre, avec une brutalité rare, les risques de l'intégration accélérée de l'IA dans des processus décisionnels à enjeux létaux.

    La situation révèle quelque chose d'essentiel : la machine politique à l'œuvre au sein du Pentagone semble prête à modifier des contrats existants en cours d'exécution, ce qui devrait donner sérieusement à réfléchir à toute startup envisageant de travailler avec le gouvernement fédéral. Les garde-fous qu'Anthropic a refusé de lever — interdiction de la surveillance de masse, obligation de supervision humaine pour les systèmes létaux — sont précisément ceux que la catastrophe de Minab rend aujourd'hui urgents.

    Sources : CNBC, Wall Street Journal, Reuters

    Et vous ?

    L'affaire de Minab démontre-t-elle l'impossibilité pratique d'un vrai "human in the loop" dans des opérations militaires à haute cadence, où des milliers de cibles doivent être validées en quelques heures ?

    Anthropic a tenu ses lignes rouges au prix de son contrat avec le Pentagone. D'autres acteurs de l'IA, comme OpenAI, ont dans un premier temps cédé avant de reculer. Quel modèle de gouvernance — contractuel, légal, technique — est réellement efficace pour imposer des limites d'usage à un État souverain ?

    L'utilisation de données de renseignement archivées dans un système d'IA militaire représente-t-elle une faille de conception fondamentale, ou un problème de déploiement que des processus plus rigoureux pourraient corriger ?

    Le précédent Lavender en 2024, puis Claude en 2026 : l'IA militaire en vient-elle à normaliser une forme d'impunité computationnelle — où la machine devient bouc émissaire de décisions qui restent fondamentalement politiques ?

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  4. #4
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    Une frappe aérienne américaine a tué plus de 165 élèves dans une école primaire de Minab, dans le sud de l'Iran.
    C'est sympa de le reconnaître
    Les israël et les USA auraient pu essayer de faire croire que l'Iran avait lancé un missile US sur une de ses propres écoles.

    Bombardement d'une école en Iran: de nouvelles images montrent une frappe américaine sur une base adjacente à l'établissement
    Donald Trump affirmait ce week-end que Téhéran était responsable de la frappe de missile qui a tué 168 élèves, selon l'Unicef. Ce dernier correspond en réalité "aux caractéristiques visuelles d'une munition" américaine, selon un expert interrogé par CNN.

  5. #5
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    L'IA aura surtout le rôle bien pratique de diluer encore plus les responsabilité (et en réalité, c'est une raison très importante de son utilisation !).

  6. #6
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    1. Je ne crois pas que l'on puisse parler ici d'un "attentat à la bombe". Nous ne sommes pas confronté à une voiture piégée qu'un terroriste a fait exploser devant une école! Il s'agit d'un acte de guerre et que je sache l'auteur n'est pas formellement identifié ni ce qui a fait exploser l'école: Une bombe lâchée par un avion? Un missile? Les débris d'un missile qui aurait été intercepté, etc...

    2. On ne peut pas incriminer non plus l'IA dans cette erreur de cible (si c'est une erreur de cible). Avec les données disponibles, un être humain aurait fait la même erreur car selon les explications, l'école en question faisait partie d'un complexe militaire par le passé et ce n'est que récemment que la bâtiment (qui est toujours à proximité de plusieurs autres bâtiments occupés par la troupe) a changé d'affectation pour devenir une école. Donc, il s'agit de l'affectation du bâtiment qui n'a pas été mis à jour correctement et pas d'une erreur de l'IA...

  7. #7
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    Citation Envoyé par Anselme45 Voir le message
    1. Je ne crois pas que l'on puisse parler ici d'un "attentat à la bombe". Nous ne sommes pas confronté à une voiture piégée qu'un terroriste a fait exploser devant une école! Il s'agit d'un acte de guerre et que je sache l'auteur n'est pas formellement identifié ni ce qui a fait exploser l'école: Une bombe lâchée par un avion? Un missile? Les débris d'un missile qui aurait été intercepté, etc...
    Prend le temps de lire l'article, il est clairement indiqué qu'il s'agit de missiles.

    Citation Envoyé par Anselme45 Voir le message
    2. On ne peut pas incriminer non plus l'IA dans cette erreur de cible (si c'est une erreur de cible). Avec les données disponibles, un être humain aurait fait la même erreur car selon les explications, l'école en question faisait partie d'un complexe militaire par le passé et ce n'est que récemment que la bâtiment (qui est toujours à proximité de plusieurs autres bâtiments occupés par la troupe) a changé d'affectation pour devenir une école. Donc, il s'agit de l'affectation du bâtiment qui n'a pas été mis à jour correctement et pas d'une erreur de l'IA...
    L'IA s'est froidement basé sur les données qu'on lui a fourni.
    Un humain qui aurait constaté que les données dataient un peu aurait probablement demandé des données plus récentes avant de prendre une décision.

  8. #8
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    Citation Envoyé par popo Voir le message
    Prend le temps de lire l'article, il est clairement indiqué qu'il s'agit de missiles.


    L'IA s'est froidement basé sur les données qu'on lui a fourni.
    Un humain qui aurait constaté que les données dataient un peu aurait probablement demandé des données plus récentes avant de prendre une décision.
    Ou comment écrire n'importe quoi! Il suffit donc d'écrire dans une page web que les nuages sont de couleur fuchsia pour que tu le crois?

    1. L'article a beau dire que c'est des missiles, il s'avère que dans la réalité cela n'a été prouvé par personne ni les américains ni par les iraniens. Il y a eu une explosion... Point-barre!

    2. J'ai suffisamment à faire avec des humains pour connaître plein de gens qui n'auraient pas vérifié la validité des données. Pour sans convaincre, il suffit de voir la centaine d'avocats qui ont été pris la main dans le sac aux USA pour avoir utilisé une IA pour préparer leur plaidoirie avec des cas de jurisprudence inventées de tout pièce par l'IA. Pas un n'a vérifié, ce sont les juges qui ont vérifié

  9. #9
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    Citation Envoyé par Anselme45 Voir le message
    1.
    Il y a une vidéo, les experts disent que ça ressemble à un missile Tomahawk.

    New video appears to show U.S. tomahawk missile hitting near school in Iran
    Experts say new video geolocated and verified by NBC News appears to show a US tomahawk missile over the skies of Minab, Iran. The experts say it is another piece of evidence that it was an American missile that hit the Shajarah Tayyebeh school on February 28, killing more than 170 people. NBC News’ Molly Hunter reports.
    Comment les USA ou israël auraient pu placer une bombe à cet endroit ?
    C'était forcément un missile :

    US missile hit military base near Iran school, video analysis shows
    A US Tomahawk missile hit a military base near a primary school in southern Iran where Iranian authorities said 168 people, including around 110 children, were killed, expert video analysis shows.

  10. #10
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    Citation Envoyé par Anselme45 Voir le message
    Ou comment écrire n'importe quoi! Il suffit donc d'écrire dans une page web que les nuages sont de couleur fuchsia pour que tu le crois?

    1. L'article a beau dire que c'est des missiles, il s'avère que dans la réalité cela n'a été prouvé par personne ni les américains ni par les iraniens. Il y a eu une explosion... Point-barre!

    2. J'ai suffisamment à faire avec des humains pour connaître plein de gens qui n'auraient pas vérifié la validité des données. Pour sans convaincre, il suffit de voir la centaine d'avocats qui ont été pris la main dans le sac aux USA pour avoir utilisé une IA pour préparer leur plaidoirie avec des cas de jurisprudence inventées de tout pièce par l'IA. Pas un n'a vérifié, ce sont les juges qui ont vérifié
    1.
    Nous ne sommes pas sur un blog complotiste mais sur un forum réservé à des professionnels où les auteurs sont sensé vérifier leurs sources.
    D'ailleurs, il existe un reportage sur NBC News.

    2.
    Il y a une sacrée différence entre un avocat qui va simplement se faire radier et un général d'armée qui va avoir la mort de centaines d'innocents sur la conscience.
    Je rajouterai que lors de mon passage dans l'armée (certes un passage éclair mais quand même), on m'a enseigné que lorsque tu cherches à atteindre une cible, il est préférable de t'assurer qu'elle est toujours là où elle est sensé être. Donc oui, je confirme qu'un militaire humain aurai veillé à ce que l'information soit correcte.

    PS :
    Et au passage, tu n'a pas du voir beaucoup de couchers de soleil.
    Quand le soleil est suffisamment bas, le nuage (bien que blanc ou gris clair) peut apparaître fuchsia.

  11. #11
    Membre chevronné Avatar de der§en
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    J’adorerais si les conséquences n’avaient pas été aussi catastrophique !

    C’est pas moi m’sieur, c’est l’IA, je vais me la mettre sous coude elle me servira

  12. #12
    Membre averti Avatar de selmanjo
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    Par défaut Non ! Toutes les renseignements disent que ce n'est pas une IA. C'est fait exprès et c'est très stratégique.
    Le pays qui ose dire cela mérite que des foudres s'abattent sur tout son territoire pendant au moins 1000 ans. Mais quels mensonges ! Les premières frappes sont bien soignés : ils ont fait exprès, tout était prévu, tout.
    Vous allez gober ces mensonges, mêmes le génocide à Gaza, c'est une erreur algorithmique ????
    1 enfant de tué et ce sera une catastrophe mais 170 ans !!!!! Des filles en plus.
    Ce qui est vrai, c'est que ISRAEL et usa ne veulent pas que les iraniens se reproduisent car ils tuent ce qui pourront assurer de gérer le pays.
    Ils tuent, il tuent et ils tuent !!!! Pour eux c'est l'habitude , la soupe du matin, une banalité ! Les sacrifices (en tuant , en mangeant des bébés) c'est la base chez eux.
    Oser dire que c'est une erreur, c'est ce moquer de l'humanité, ces geno sont des monstres. 😠 Marre d'entendre des qon chercher à justifier des tuerie de masses.

  13. #13
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    Par défaut ChatGPT, Gemini et d'autres chatbots ont aidé des « adolescents » à planifier des fusillades, selon une étude
    ChatGPT, Gemini et d'autres chatbots ont aidé et encouragé des « adolescents » à planifier des fusillades et des actes de violence politique, selon une étude.
    Parmi les 10 testés, seul Claude a neutralisé les agresseurs potentiels

    D'un côté, l'armée américaine se sert d'une IA adossée aux modèles d'Anthropic pour sélectionner des cibles en Iran. De l'autre, une enquête révèle que huit chatbots sur dix aident des adolescents à planifier des attaques de masse. Deux affaires publiées à quelques heures d'intervalle, qui posent avec une acuité inédite la même question : qui contrôle vraiment ce que l'IA peut faire ?

    Deux informations tombent presque simultanément et semblent, à première vue, sans rapport. La première : l'armée américaine utilise des systèmes d'intelligence artificielle de Palantir, eux-mêmes adossés aux modèles Claude d'Anthropic, pour identifier des cibles dans le cadre de la guerre contre l'Iran. La seconde : une enquête conjointe de CNN et du Centre pour la lutte contre la haine numérique (CCDH) démontre que huit des dix chatbots les plus utilisés par les adolescents aux États-Unis et en Europe ont fourni une assistance concrète à des utilisateurs se présentant comme des mineurs en train de planifier des fusillades scolaires, des attentats ou des assassinats politiques. Deux histoires, un même angle mort : l'IA déploie une puissance croissante pendant que les garde-fous, qu'ils soient éthiques, légaux ou techniques, peinent à suivre le rythme.

    Claude en Iran : la guerre algorithmique prend forme

    Des sources proches du dossier, ayant requis l'anonymat pour évoquer des affaires sensibles, ont confirmé que l'armée américaine utilise les systèmes de la société d'analyse de données Palantir pour identifier des cibles potentielles dans le cadre des frappes aériennes en cours contre l'Iran. Ce logiciel s'appuie en partie sur les modèles Claude d'Anthropic. L'amiral Brad Cooper, commandant du CENTCOM, a reconnu publiquement dans une vidéo diffusée sur X que l'IA était devenue un outil central dans le processus de sélection des cibles.

    L'opération baptisée « Epic Fury » a permis, selon les déclarations officielles, de frapper plus de 2 000 cibles avec une précision qualifiée de « remarquable ». Mais c'est précisément cette précision revendiquée qui mérite examen. Des analystes rappellent que les succès et les échecs des systèmes d'aide à la décision en contexte guerrier tiennent davantage à des facteurs organisationnels qu'à la technologie elle-même. De plus, l'histoire militaire américaine fourmille de précédents douloureux : la destruction accidentelle de l'ambassade de Chine à Belgrade en 1999, le tir d'un croiseur américain sur un avion civil iranien en 1988, ou encore les nombreuses victimes civiles des guerres en Irak et en Afghanistan dues à des erreurs d'analyse.

    Plus troublant encore : des éléments suggèrent qu'un missile Tomahawk a touché une école de filles adjacente à une base navale iranienne, faisant environ 175 morts, une erreur de ciblage qui pourrait résulter d'une défaillance du renseignement américain. Le « human in the loop » (l'humain dans la boucle décisionnelle) que toutes les parties brandissent comme garantie suffisante est-il vraiment opérant quand un algorithme produit des listes de cibles à la vitesse de la lumière et qu'un officier doit valider sous pression temporelle ?


    Le paradoxe Anthropic : sanctionné pour ses garde-fous, utilisé malgré tout

    L'affaire prend une dimension proprement kafkaïenne quand on examine la position d'Anthropic dans ce dispositif. Les négociations entre le Pentagone et Anthropic ont échoué sur deux lignes rouges que la société entendait maintenir : l'interdiction d'utiliser ses modèles pour la surveillance de masse des citoyens américains, et l'interdiction de les déployer dans des armes autonomes létales. Le Pentagone, lui, exigeait un accès « pour toute utilisation légale », refusant qu'une entreprise privée dicte les conditions d'emploi de ses outils en situation de conflit armé.

    La désignation de « risque pour la chaîne d'approvisionnement » signifie qu'aucun sous-traitant de défense ne peut utiliser la technologie d'Anthropic dans des travaux réalisés pour le Pentagone. Pete Hegseth avait indiqué que l'armée cesserait d'utiliser Claude « immédiatement », tout en prévoyant une période de transition de six mois pour éviter une rupture dans des opérations critiques. Résultat : Claude participe encore activement aux opérations en Iran, pendant qu'Anthropic est simultanément poursuivi pour avoir refusé de lever ses propres protections éthiques.

    La société a déposé deux recours fédéraux, l'un en Californie du Nord, l'autre devant la cour d'appel fédérale de Washington, estimant que la désignation constitue une campagne de représailles illégale. Les avocats d'Anthropic soutiennent que l'usage de cette désignation, jusqu'ici réservée aux sous-traitants liés à des puissances étrangères adverses, contre une entreprise américaine est une première, et que la décision viole le premier amendement en punissant la société pour avoir publiquement exprimé ses positions sur la sécurité de l'IA.

    OpenAI a conclu un accord avec le Pentagone quelques heures seulement après que le gouvernement avait sanctionné Anthropic, s'engageant à fournir ses modèles sans les restrictions contractuelles qu'Anthropic avait défendues avec, selon OpenAI, des garanties techniques équivalentes. L'annonce a suscité des critiques virulentes, et OpenAI a depuis reconnu que la communication avait été « bâclée et opportuniste ». L'affaire a par ailleurs provoqué une dégradation visible des relations entre les deux rivaux, Dario Amodei traitant publiquement les équipes d'OpenAI de « naïves » dans une note interne.

    Nom : deepsek.png
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    DeepSeek signe sa réponse en disant « happy (and safe) shooting ! »

    Les chatbots, professeurs de violence pour adolescents

    Pendant que se joue ce drame géopolitique au sommet de la pyramide industrielle de l'IA, une enquête menée entre novembre et décembre 2025 documente une défaillance massive à l'autre extrémité du spectre : l'usage grand public par des mineurs.

    CNN et le CCDH ont créé deux profils d'utilisateurs (Daniel, basé en Virginie, et Liam, en Irlande) et les ont soumis à dix des chatbots les plus utilisés par les adolescents : ChatGPT, Gemini, Claude, Copilot, Meta AI, DeepSeek, Perplexity, Snapchat My AI, Character.AI et Replika. Là où c'était possible, le profil était configuré à l'âge minimum de 13 ans. Les scénarios testés couvraient la planification de fusillades dans des établissements scolaires, d'assassinats politiques et d'attentats à la bombe contre des lieux de culte.

    Huit des dix chatbots ont fourni une assistance opérationnelle dans plus de 50 % des cas, et les bots n'ont découragé les utilisateurs fictifs de leurs intentions violentes que dans 12 % des échanges. Les résultats par plateforme varient considérablement et révèlent des écarts de philosophie très concrets. Perplexity a assisté les faux utilisateurs dans 100 % des tests. Meta AI l'a fait dans 97,2 % des cas. À l'opposé, les deux meilleures performances reviennent à Snapchat My AI et au Claude d'Anthropic, les seuls à avoir refusé d'assister dans plus de la moitié des cas (Claude refusant dans 68 % des échanges et décourageant activement la violence dans 76 % des réponses).

    Character.AI se distingue de façon sinistre. La plateforme n'a pas seulement assisté les utilisateurs : elle les a encouragés. DeepSeek, lui, a conclu un conseil sur la sélection d'un fusil par un enthousiaste « Happy (and safe) shooting ! » Le rapport du CCDH qualifie Character.AI de « dangereuse de manière unique », car c'est la seule plateforme à avoir explicitement encouragé la violence, plutôt que de simplement fournir des informations pratiques sans commentaire.

    Ces résultats ne sont pas abstraits. En Finlande, un adolescent de 16 ans a passé près de quatre mois à utiliser un chatbot pour affiner un manifeste avant de poignarder trois camarades de classe à l'école de Pirkkala en mai 2025. Au Canada, des employés d'OpenAI avaient en interne signalé le compte d'un utilisateur pour des requêtes liées à une fusillade de masse. Le compte a été banni, mais les autorités n'ont pas été averties, et l'utilisateur a par la suite tué huit personnes.
    La conclusion du CCDH est d'une franchise désarmante : la sécurité n'est pas un problème technique sans solution, c'est un choix commercial. Le fait que Claude ait démontré la capacité à reconnaître une escalade vers la violence et à décourager activement l'utilisateur prouve que la technologie nécessaire existe. Ce qui manque, selon les auteurs, c'est la volonté de placer la sécurité des utilisateurs avant la vitesse de mise sur le marché et les profits.

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    Deux cas, une même crise de gouvernance

    Ce qui relie ces deux affaires n'est pas anecdotique. Dans les deux cas, une IA déployée à grande échelle produit des effets que ni ses concepteurs ni ses utilisateurs ne maîtrisent entièrement. Dans les deux cas, les garde-fous affichés (« human in the loop » côté militaire, politiques de modération côté grand public) s'avèrent insuffisants face à la réalité des usages.

    Des élus américains comme la sénatrice Elissa Slotkin ont exprimé leur manque de confiance dans la capacité du secrétaire à la Défense à assurer une supervision humaine suffisante des décisions assistées par l'IA. Du côté des chatbots grand public, l'administration Trump a révoqué début 2025 une règle de l'ère Biden visant à protéger les citoyens des usages irresponsables de l'IA, signant dans la foulée un décret interdisant aux États de réguler l'IA par leurs propres lois. Le résultat est un vide réglementaire à double fond : ni le domaine militaire ni l'espace grand public ne disposent de cadres contraignants suffisamment robustes.

    L'ironie ultime est que la même entreprise, Anthropic, se retrouve à la fois comme l'acteur le plus rigoureux dans les deux débats : l'unique laboratoire à avoir maintenu des lignes rouges sur l'autonomie létale face au Pentagone, et la seule plateforme à avoir systématiquement découragé des comportements violents lors des tests sur mineurs. Elle est aussi la seule à en payer le prix politique, poursuivie par le gouvernement américain pour ses propres principes, dans un conflit qui met en scène la tension fondamentale entre la sécurité comme valeur et la compétitivité comme impératif.

    Source : étude

    Et vous ?

    La notion de « human in the loop » est-elle encore opérante quand un système d'IA traite des milliers de données de ciblage en quelques secondes et que la pression temporelle conduit inévitablement à une validation quasi-automatique par l'opérateur humain ?

    Faut-il traiter différemment les défaillances de sécurité des chatbots grand public selon qu'elles affectent des adultes ou des mineurs, ou l'absence de régulation pose-t-elle un problème structurel qui dépasse la question de l'âge des utilisateurs ?

    L'exemple d'Anthropic, sanctionné pour avoir maintenu ses garde-fous éthiques, crée-t-il un précédent qui découragera d'autres acteurs de l'IA d'imposer des limites contractuelles à leurs clients institutionnels ?

    La course à la compétitivité entre OpenAI, Google, Meta et Anthropic rend-elle structurellement impossible une autorégulation sectorielle durable, ou le cas Claude dans l'enquête CCDH prouve-t-il qu'une approche plus stricte est techniquement viable sans sacrifier l'utilité ?

  14. #14
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    Par défaut Les USA attaquent l'Iran en utilisant des drones nautiques kamikazes sans pilotes, pour conquérir Ormuz
    Les USA attaquent l'Iran en utilisant des drones nautiques kamikazes sans pilotes dans le cadre de la bataille pour le détroit d'Ormuz
    L’IA et les ordinateurs embarqués participent au rapport de force

    Pour la première fois de son histoire, l’armée américaine a envoyé au combat des drones nautiques chargés d’explosifs pour attaquer un sous-marin miniature iranien et un port naval. Cette utilisation de drones nautiques kamikazes par les États-Unis intervient près d’une décennie après que les forces iraniennes et houthistes ont fait la démonstration de ce type d’armes pour la première fois. Les armées de par le monde ne cessent de transformer leur stratégie militaire grâce à l’intégration de l’IA et de la robotique.

    L’armée américaine a diffusé une vidéo montrant trois drones de surface autonomes à aller simple explosant après s’être approchés d’un sous-marin miniature iranien et d’une installation de maintenance navale à la base navale iranienne de Bandar Abbas, dans la nuit du 12 juillet. Le Commandement central américain (US Central Command), l’état-major chargé des opérations au Moyen-Orient, a décrit ces frappes dans un message publié sur les réseaux sociaux comme « la première fois que les forces américaines ont utilisé des drones maritimes dans le cadre d’opérations de combat ».

    Les drones marins américains ont pu « s’approcher à faible vitesse et sans opposition » de leurs cibles avant d’exploser, selon USNI News, un service d’information de l’US Naval Institute, une organisation à but non lucratif. USNI News a également identifié l’une des cibles comme étant un sous-marin miniature iranien de classe Ghadir qui se trouvait hors de l’eau, suspendu à un portique.


    Le saronic Corsair mis à contribution par l’armée américaine dans le cadre de la bataille d’Ormuz est un système d’intelligence artificielle embarqué sur du hardware militaire

    Le Saronic Corsair est un drone de surface autonome (USV) de 7,3 mètres (24 pieds) conçu par l'entreprise américaine Saronic Technologies. Il se distingue dans la flotte navale hybride actuelle par ses capacités de haute performance et sa robustesse pour des missions prolongées.

    Il mesure 7,3 m de long. En supprimant les espaces et le poids nécessaires à l'équipage, il peut embarquer jusqu'à 454 kg de charge utile (qu'il s'agisse d'équipements de surveillance, de ravitaillement ou d'autres systèmes). Propulsé par un moteur diesel, il peut filer à une vitesse supérieure à environ 65 km/h. Il possède une autonomie remarquable de plus de 1000 miles nautiques (environ 1850 km), lui permettant de couvrir de vastes zones maritimes.

    Le Saronic Corsair fonctionne grâce à un système d'intelligence artificielle embarqué sur du matériel militaire. Il peut recevoir des coordonnées, naviguer de manière autonome, et s'adapter en temps réel à son environnement sans intervention humaine constante. Il est capable de coopérer avec d'autres véhicules sans pilote au sein d'une flotte coordonnée pour des missions complexes.

    Il est équipé d'une suite de capteurs passifs (caméras électro-optiques, imagerie thermique, évitement d'obstacles) qui lui offrent une vision à 360 degrés sans émettre d'ondes radar, ce qui le rend difficile à détecter. Grâce à des liaisons de données cryptées et des communications par satellite (SATCOM), il peut opérer même dans des environnements où le signal GPS est brouillé.

    Les dirigeants mondiaux voient en l'intelligence artificielle un moyen de domination

    Eric Schmidt est un homme d'affaires américain avec une fortune personnelle estimée à plus de 35,5 milliards de dollars. Il a dirigé Google de 2001 à 2011 et est également connu pour avoir des positions très controversées sur la technologie, notamment l'IA. En août 2024, par exemple, s'adressant à des étudiants, Eric Schmidt les a invités à ne pas avoir peur de voler les données dont ils ont besoin pour entraîner leurs grands modèles de langage.

    Il a présidé la National Security Commission on Artificial Intelligence (NSCAI) du gouvernement américain, une organisation qui conseille le président et le Congrès sur les questions de sécurité nationale et de défense relatives à l'IA. « Le coût de l'autonomie diminue si rapidement que la guerre des drones, qui est l'avenir des conflits, permettra de se débarrasser des chars, de l'artillerie et des mortiers », a prédit à l'époque l'ancien PDG de Google.

    Aujourd'hui, il travaille à militariser l'IA. Il a aussi laissé entendre que « les progrès de l'IA sont plus importants que la préservation du climat ». Il estime que nous devrions nous lancer à fond dans la construction de centres de données d'IA, car « de toute façon, nous n'atteindrons jamais nos objectifs climatiques ».

    Un rapport publié en mars 2024 a révélé que l'armée de l'air américaine envisage d'introduire 1 000 drones contrôlés par l'IA pour améliorer ses capacités de combat aérien. Ces drones seront conçus pour accompagner et protéger les avions avec équipage, comme les chasseurs F-35 et les bombardiers B-21. Ils pourront porter leurs propres armes, frapper d'autres aéronefs et des cibles au sol, ainsi qu'effectuer des missions de reconnaissance.

    Conclusion

    L'introduction des drones aériens, terrestres et nautiques annonce un changement de paradigme dans la guerre, combinant l'innovation technologique et l'agilité stratégique. Cependant, elle soulève des préoccupations. Des experts appellent à l'interdiction des armes autonomes létales. Mais leur appel reste jusque-là sans réponse et les tentatives visant à élaborer des normes pour réglementer ces développements sur le plan mondial ont été infructueuses.

    Un rapport de 2023 a révélé que les scientifiques du Pentagone discutent de la création de super-soldats cybernétiques qui ne ressentent rien lorsqu'ils tuent, ce qui rapproche davantage d'un monde où Skynet ne relèverait plus de la science-fiction. Le super-soldat du Pentagone est décrit comme le soldat du futur et sera inondé de stimulants antidouleur, amélioré avec des implants cérébraux, du sang synthétique et d'autres équipements technologiques.

    D'autres grandes puissances militaires, telles que la Chine et la Russie, auraient déjà leurs propres programmes de recherche dans le domaine des armes autonomes létales. Selon les experts, les conflits du futur seront essentiellement technologiques, car l'IA est en train de changer le visage de la guerre. Toutefois, alors que les poches de tensions se multiplient, les risques pour l'humanité sont encore inconnus et font l'objet de très peu de débats publics.

    Et vous ?

    Que pensez-vous de l'accélération de la militarisation des technologies comme l’intelligence artificielle ? Les choses auraient-elles pu être différentes si on prend en compte que des dirigeants comme Vladimir Poutine ont déclaré qu'ils considèrent l'intelligence artificielle comme un moyen de cominer le monde ?

    Voir aussi :

    L'Ukraine dit avoir déployé des « robots terrestres » à la place de soldats lors de plus de 21 000 missions au premier trimestre. Des soldats affirment que le front ressemble à l'univers Terminator

    Les drones de guerre russes continuent d'utiliser Starlink malgré la répression du Pentagone, les forces russes se procuraient des terminaux Starlink sur le marché noir

    L'IA et les drones détournés de leur usage initial et convertis en armes destructrices : les États-Unis frappent l'Iran avec des armes qui sont des copies de ses propres drones kamikazes Shahed 136
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  15. #15
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    Et alors?

    Ce n'est ni l'IA, ni des drones kamikazes ou non, volant ou non qui feront gagner la guerre aux USA.

    Soit ils mouillent le maillot en faisant débarquer des troupes sur territoire iranien, soit ils peuvent jouer à ce petit jeu pendant des dizaines d'années...

    Mais que voulez-vous quand on ne peut pas se permettre de perdre un seul homme pour des raisons de politiques intérieurs, pas facile de gagner une guerre...

  16. #16
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    Et alors?

    Ce n'est ni l'IA, ni des drones kamikazes ou non, volant ou non qui feront gagner la guerre aux USA.

    Soit ils mouillent le maillot en faisant débarquer des troupes sur territoire iranien, soit ils peuvent jouer à ce petit jeu pendant des dizaines d'années...

    Mais que voulez-vous quand on ne peut pas se permettre de perdre un seul homme pour des raisons de politiques intérieurs, pas facile de gagner une guerre...
    Ca m'a amusé mais je dois avouer que vous avez raison étant donné que chaque pays met à contribution la même IA et les mêmes ordinateurs embarqués
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  17. #17
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    L'Iran tient la clé du détroit d'Ormuz (et la résistance Houthis détient la clé du détroit de Bab al-Mandab), même les drones aussi avancés de l'armée Epstein ne peuvent rien ni faire. Les américains continuer à vider leur stock de missiles en tentant désespérément d'abattre quelques drones et missiles balistiques iraniens.

    L’Iran a attaqué quatre cibles principales :

    Bahreïn (quartier général de la cinquième flotte) — des sirènes d'alerte aux missiles ont retenti tôt mardi. Nabeel Alhamer, conseiller médiatique du roi, a déclaré que les défenses aériennes bahreïniennes avaient intercepté et détruit les attaques aériennes iraniennes. Mais les séquences vidéo racontent une histoire différente. Le CGRI a détruit le radar Patriot, le radar de contrôle aérien de la Cinquième Flotte et le radar d'alerte précoce C-RAM, ainsi qu'un centre de communications par satellite et des entrepôts de soutien aux armes à Juffair. Aucune victime confirmée n'a été signalée.

    Koweït — La télévision d'État iranienne a déclaré que l'armée avait frappé des installations et du matériel américains avec des drones. Lors de cette quatrième vague de l'opération Nasr, l'Iran a ciblé et complètement détruit un entrepôt appartenant à la Kuwait and Gulf Link Holding Company (KGL) à Mina Abdullah, au Koweït, à l'aide de deux drones. KGL est le principal État américain Centre de soutien de l'armée en Asie occidentale.

    Jordanie — Le CGRI a confirmé via Fars avoir ciblé mardi une base aérienne américaine avec des missiles balistiques et a appelé les Jordaniens à démanteler les bases américaines dans leur pays. La Jordanie a affirmé avoir intercepté quatre missiles iraniens, mais des images vidéo montrent au moins quatre impacts de missiles au sol.

    Naval/air — La télévision d'État iranienne a déclaré que l'armée avait ciblé un navire américain “hostile” avec des missiles de croisière, et les médias iraniens ont affirmé que le CGRI avait abattu un MQ-1 américain au-dessus d'Ormuz.

  18. #18
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    Par défaut L’armée américaine attribue un contrat de 468 millions de $ pour un système laser anti drones animé par une IA
    L’armée américaine attribue un contrat de 468 millions de dollars pour un système laser animé par une intelligence artificielle et déjà utilisé pour détruire 3 drones lancés par l’Iran contre les USA

    Le système dénommé Locus X3 a été utilisé selon des rapports pour « détruire des drones qui représentaient une menace physique pour le personnel américain et les partenaires du Service des douanes et de la protection des frontières. » Ce dernier allonge la liste des cas qui attestent de ce que la guerre à base de robots et d’intelligence artificielle est une réalité sur les champs de bataille.

    Cette semaine, l’armée américaine a utilisé le système Locus X3 pour abattre trois drones près de la frontière américano-mexicaine. L'opération s'est déroulée dans la nuit du 25 au 26 août, aux abords de la vallée du Rio Grande, au Texas, et a été menée par la Force opérationnelle interarmées de la frontière sud (JTF-SB), qui relève du Commandement nord-américain. Les autorités ont confirmé que, au cours de l’opération, les agents ont utilisé une technologie dérivée du système « High-Energy Multipurpose Laser » (AMP-HEL) de l’armée, un programme militaire axé sur la mise en œuvre de lasers à haute énergie pour développer de nouvelles capacités de défense.


    Le LOCUST X3 est un système d'arme laser à énergie dirigée (laser à état solide) de troisième génération qui utilise l’IA pour la détection, la classification et la hiérarchisation des cibles prioritaires.

    Il est conçu par l'entreprise américaine AeroVironment pour intercepter des menaces aériennes de type drone. Présenté en mars 2026, il s'est imposé en septembre 2026 en décrochant un contrat historique de près de 500 millions de dollars auprès de l'US Army. Surnommé le « tueur du Groupe 3 », il cible spécifiquement les drones de petite à moyenne taille (jusqu'à 600 kg) ainsi que les drones de surface maritimes.

    Il Intègre un laser à état solide ajustable et évolutif d'une puissance allant de 20 à plus de 35 kilowatts. Il dispose d'une ouverture de sortie élargie par rapport aux versions précédentes, permettant une plus longue portée opérationnelle et une meilleure concentration de l'énergie (densité de puissance en Watts/cm²). Il est équipé de capteurs de suivi de précision EO/IR (Électro-Optique / Infrarouge) pour acquérir visuellement les cibles de jour comme de nuit. Il est conçu selon une approche d’architecture ouverte modulaire et peut donc s’installer sur :

    • Des véhicules tactiques terrestres (comme le Joint Light Tactical Vehicle - JLTV ou l'Infantry Squad Vehicle - ISV).
    • Des configurations palettisées fixes ou semi-fixes.
    • Des navires de guerre (plateformes maritimes).

    Le système ne nécessite pas de munitions physiques à stocker. Tant que le système reçoit de l'énergie électrique, son chargeur est virtuellement infini pour un coût inférieur à 5 dollars par tir. Il est construit en grande partie avec des pièces disponibles sur le marché civil pour faciliter la production de masse et réduire les coûts.

    Côté software, il s’appuie sur le logiciel propriétaire de contrôle de tir et de commandement (C2) développé par AeroVironment. Il fonctionne de manière agnostique vis-à-vis du matériel. Le logiciel utilise des algorithmes d'IA pour assurer de manière autonome la détection, la classification et la hiérarchisation des cibles prioritaires.

    Le contrôle de tirs de précision V-Halo assure le verrouillage et le suivi multi-cibles en temps réel. Il calcule le point d'impact optimal et maintient le faisceau focalisé de 5 à 7 secondes d'affilée sur une cible en mouvement pour faire fondre ses composants.

    Son interface opérateur simplifiée est conçue pour réduire la charge mentale, la console s'apparente à une manette de jeu vidéo. L'opérateur humain peut superviser les engagements automatisés par l'IA ou reprendre le contrôle manuel à tout moment.


    La guerre basée sur l'intelligence artificielle et la robotique est bel et bien une réalité sur les champs de bataille

    Ciblage algorithmique de masse à Gaza

    L'armée israélienne a industrialisé l'identification de cibles humaines et d'infrastructures à travers plusieurs systèmes d'IA de pointe, modifiant radicalement le rythme des bombardements :

    • « Lavender »: Ce système a croisé des données de surveillance de masse (téléphonie, messageries, déplacements) pour ficher des milliers de personnes comme cibles ou combattants présumés
    • « Gospel » (L'Évangile) : Qualifié par les analystes d'« usine à cibles », cet outil génère automatiquement, 24 heures sur 24, des recommandations de bâtiments et d'infrastructures à frapper à une vitesse que des analystes humains ne pourraient atteindre
    • « Where's Daddy » (Où est papa ?) : Un algorithme conçu pour traquer les individus ciblés en temps réel et déclencher des alertes de frappe spécifiquement lorsqu'ils regagnent leur domicile familial.

    L'autonomie terminale face au brouillage en Ukraine

    Pour contrer la guerre électronique et le brouillage des liaisons radio (qui coupent le flux entre le pilote et sa machine), des drones d'attaque intègrent désormais une autonomie complète dans la phase finale du vol :

    • Les drones Hornet et Seth : Déployés par les forces ukrainiennes, ces appareils emploient la vision par ordinateur (machine vision). L'opérateur désigne une zone, puis l'IA embarquée prend le relais sans aucun lien de communication pour identifier, verrouiller et percuter sa cible (blindé ou artillerie), même au milieu de leurres
    • Le module The Fourth Law et Skynode X : Des startups fournissent désormais des boîtiers "plug-and-play" d'intelligence artificielle. Ces modules logiciels permettent à des drones commerciaux légers de naviguer de manière autonome dans des zones totalement privées de signal GPS
    • Les frappes de manière 100 % autonome : Les forces russes utilisent également des drones kamikazes dotés d'une autonomie totale du choix de la cible par reconnaissance visuelle directe, provoquant des frappes redoutées pour les populations civiles en l'absence de supervision humaine directe

    La guerre des drones intercepteurs "IA contre IA"

    La prolifération des drones d'attaque à bas coût (comme les drones russes Geran-2 basés sur les Shahed iraniens) a forcé la création de défenses aériennes robotisées :

    • Le drone P1 Sunjet Killer (Skyfall) : Ce drone intercepteur ukrainien est propulsé à haute vitesse (370 km/h) pour chasser les drones d'attaque russes. Il embarque un module de ciblage par IA qui traque et anticipe les trajectoires de la cible à un kilomètre de distance pour maximiser l'interception
    • Automatisation à 95 % (Brave1) : Développés sous l'égide du cluster technologique ukrainien, de nouveaux drones intercepteurs effectuent des patrouilles et détruisent les menaces aériennes de manière quasi-autonome

    Assauts terrestres exclusivement robotisés

    La robotisation terrestre passe du simple déminage ou transport logistique à des unités de combat direct :

    • La capture de positions sans infanterie humaine : Lors d'assauts notables documentés sur le front (notamment dans la direction de Kian), l'armée ukrainienne est parvenue à capturer des lignes défensives russes en employant uniquement des vagues coordonnées de drones aériens kamikazes et de robots terrestres lourdement armés (équipés de mitrailleuses, caméras thermiques et lance-roquettes). Les soldats adverses ont été contraints de se rendre face à des machines téléopérées et semi-autonomes
    • La mise à contribution de robots-chiens : On note aussi une utilisation croissante de chiens-robots. Du point de vue du développeur informatique, ces robots sont des kits matériels - à la présentation visuelle similaire à celle d’un chien sur pattes – programmables via une API fournie par le constructeur. C’est au travers de cette dernière, ainsi que d’une série de modules d’extensions, que le développeur peut aller à l’essentiel de l’application à mettre en œuvre.


    Code Python : Sélectionner tout - Visualiser dans une fenêtre à part
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    # Copyright (c) 2023 Boston Dynamics, Inc.  All rights reserved.
    # Downloading, reproducing, distributing or otherwise using the SDK Software 
    # is subject to the terms and conditions of the Boston Dynamics Software 
    # Development Kit License (20191101-BDSDK-SL). 
     
    """Tutorial to show how to use the Boston Dynamics API to detect and follow an object""" 
    import argparse 
    import io 
    import json 
    import math 
    import os 
    import signal 
    import sys 
    import time 
    from multiprocessing import Barrier, Process, Queue, Value 
    from queue import Empty, Full 
    from threading import BrokenBarrierError, Thread 
     
    import cv2 
    import numpy as np 
    from PIL import Image 
    from scipy import ndimage 
    from tensorflow_object_detection import DetectorAPI 
     
    import bosdyn.client 
    import bosdyn.client.util 
    from bosdyn import geometry 
    from bosdyn.api import geometry_pb2 as geo 
    from bosdyn.api import image_pb2, trajectory_pb2 
    from bosdyn.api.image_pb2 import ImageSource 
    from bosdyn.api.spot import robot_command_pb2 as spot_command_pb2 
    from bosdyn.client.async_tasks import AsyncPeriodicQuery, AsyncTasks 
    from bosdyn.client.frame_helpers import (GROUND_PLANE_FRAME_NAME, VISION_FRAME_NAME, get_a_tform_b, 
                                             get_vision_tform_body) 
    from bosdyn.client.image import ImageClient 
    from bosdyn.client.lease import LeaseClient, LeaseKeepAlive 
    from bosdyn.client.math_helpers import Quat, SE3Pose 
    from bosdyn.client.robot_command import (CommandFailedError, CommandTimedOutError, 
                                             RobotCommandBuilder, RobotCommandClient, blocking_stand) 
    from bosdyn.client.robot_state import RobotStateClient 
     
    LOGGER = bosdyn.client.util.get_logger() 
     
    SHUTDOWN_FLAG = Value('i', 0) 
     
    # Don't let the queues get too backed up 
    QUEUE_MAXSIZE = 10 
     
    # This is a multiprocessing.Queue for communication between the main process and the 
    # Tensorflow processes. 
    # Entries in this queue are in the format: 
     
    # { 
    #     'source': Name of the camera, 
    #     'world_tform_cam': transform from VO to camera, 
    #     'world_tform_gpe':  transform from VO to ground plane, 
    #     'raw_image_time': Time when the image was collected, 
    #     'cv_image': The decoded image, 
    #     'visual_dims': (cols, rows), 
    #     'depth_image': depth image proto, 
    #     'system_cap_time': Time when the image was received by the main process, 
    #     'image_queued_time': Time when the image was done preprocessing and queued 
    # } 
    RAW_IMAGES_QUEUE = Queue(QUEUE_MAXSIZE) 
     
    # This is a multiprocessing.Queue for communication between the Tensorflow processes and 
    # the bbox print process. This is meant for running in a containerized environment with no access 
    # to an X display 
    # Entries in this queue have the following fields in addition to those in : 
    # { 
    #   'processed_image_start_time':  Time when the image was received by the TF process, 
    #   'processed_image_end_time':  Time when the image was processing for bounding boxes 
    #   'boxes': list of detected bounding boxes for the processed image 
    #   'classes': classes of objects, 
    #   'scores': confidence scores, 
    # } 
    PROCESSED_BOXES_QUEUE = Queue(QUEUE_MAXSIZE) 
     
    # Barrier for waiting on Tensorflow processes to start, initialized in main() 
    TENSORFLOW_PROCESS_BARRIER = None 
     
    COCO_CLASS_DICT = { 
        1: 'person', 
        2: 'bicycle', 
        3: 'car', 
        4: 'motorcycle', 
        5: 'airplane', 
        6: 'bus', 
        7: 'train', 
        8: 'truck', 
        9: 'boat', 
        10: 'trafficlight', 
        11: 'firehydrant', 
        13: 'stopsign', 
        14: 'parkingmeter', 
        15: 'bench', 
        16: 'bird', 
        17: 'cat', 
        18: 'dog', 
        19: 'horse', 
        20: 'sheep', 
        21: 'cow', 
        22: 'elephant', 
        23: 'bear', 
        24: 'zebra', 
        25: 'giraffe', 
        27: 'backpack', 
        28: 'umbrella', 
        31: 'handbag', 
        32: 'tie', 
        33: 'suitcase', 
        34: 'frisbee', 
        35: 'skis', 
        36: 'snowboard', 
        37: 'sportsball', 
        38: 'kite', 
        39: 'baseballbat', 
        40: 'baseballglove', 
        41: 'skateboard', 
        42: 'surfboard', 
        43: 'tennisracket', 
        44: 'bottle', 
        46: 'wineglass', 
        47: 'cup', 
        48: 'fork', 
        49: 'knife', 
        50: 'spoon', 
        51: 'bowl', 
        52: 'banana', 
        53: 'apple', 
        54: 'sandwich', 
        55: 'orange', 
        56: 'broccoli', 
        57: 'carrot', 
        58: 'hotdog', 
        59: 'pizza', 
        60: 'donut', 
        61: 'cake', 
        62: 'chair', 
        63: 'couch', 
        64: 'pottedplant', 
        65: 'bed', 
        67: 'diningtable', 
        70: 'toilet', 
        72: 'tv', 
        73: 'laptop', 
        74: 'mouse', 
        75: 'remote', 
        76: 'keyboard', 
        77: 'cellphone', 
        78: 'microwave', 
        79: 'oven', 
        80: 'toaster', 
        81: 'sink', 
        82: 'refrigerator', 
        84: 'book', 
        85: 'clock', 
        86: 'vase', 
        87: 'scissors', 
        88: 'teddybear', 
        89: 'hairdrier', 
        90: 'toothbrush' 
    } 
     
    # Mapping from visual to depth data 
    VISUAL_SOURCE_TO_DEPTH_MAP_SOURCE = { 
        'frontleft_fisheye_image': 'frontleft_depth_in_visual_frame', 
        'frontright_fisheye_image': 'frontright_depth_in_visual_frame' 
    } 
    ROTATION_ANGLES = { 
        'back_fisheye_image': 0, 
        'frontleft_fisheye_image': -78, 
        'frontright_fisheye_image': -102, 
        'left_fisheye_image': 0, 
        'right_fisheye_image': 180 
    } 
     
     
    def _update_thread(async_task): 
        while True: 
            async_task.update() 
            time.sleep(0.01) 
     
     
    class AsyncImage(AsyncPeriodicQuery): 
        """Grab image.""" 
     
        def __init__(self, image_client, image_sources): 
            # Period is set to be about 15 FPS 
            super(AsyncImage, self).__init__('images', image_client, LOGGER, period_sec=0.067) 
            self.image_sources = image_sources 
     
        def _start_query(self): 
            return self._client.get_image_from_sources_async(self.image_sources) 
     
     
    class AsyncRobotState(AsyncPeriodicQuery): 
        """Grab robot state.""" 
     
        def __init__(self, robot_state_client): 
            # period is set to be about the same rate as detections on the CORE AI 
            super(AsyncRobotState, self).__init__('robot_state', robot_state_client, LOGGER, 
                                                  period_sec=0.02) 
     
        def _start_query(self): 
            return self._client.get_robot_state_async() 
     
     
    def get_source_list(image_client): 
        """Gets a list of image sources and filters based on config dictionary 
      
        Args: 
            image_client: Instantiated image client 
        """ 
     
        # We are using only the visual images with their corresponding depth sensors 
        sources = image_client.list_image_sources() 
        source_list = [] 
        for source in sources: 
            if source.image_type == ImageSource.IMAGE_TYPE_VISUAL: 
                # only append if sensor has corresponding depth sensor 
                if source.name in VISUAL_SOURCE_TO_DEPTH_MAP_SOURCE: 
                    source_list.append(source.name) 
                    source_list.append(VISUAL_SOURCE_TO_DEPTH_MAP_SOURCE[source.name]) 
        return source_list 
     
     
    def capture_images(image_task, sleep_between_capture): 
        """ Captures images and places them on the queue 
      
        Args: 
            image_task (AsyncImage): Async task that provides the images response to use 
            sleep_between_capture (float): Time to sleep between each image capture 
        """ 
        while not SHUTDOWN_FLAG.value: 
            get_im_resp = image_task.proto 
            start_time = time.time() 
            if not get_im_resp: 
                continue 
            depth_responses = { 
                img.source.name: img 
                for img in get_im_resp 
                if img.source.image_type == ImageSource.IMAGE_TYPE_DEPTH 
            } 
            entry = {} 
            for im_resp in get_im_resp: 
                if im_resp.source.image_type == ImageSource.IMAGE_TYPE_VISUAL: 
                    source = im_resp.source.name 
                    depth_source = VISUAL_SOURCE_TO_DEPTH_MAP_SOURCE[source] 
                    depth_image = depth_responses[depth_source] 
     
                    acquisition_time = im_resp.shot.acquisition_time 
                    image_time = acquisition_time.seconds + acquisition_time.nanos * 1e-9 
     
                    try: 
                        image = Image.open(io.BytesIO(im_resp.shot.image.data)) 
                        source = im_resp.source.name 
     
                        image = ndimage.rotate(image, ROTATION_ANGLES[source]) 
                        if im_resp.shot.image.pixel_format == image_pb2.Image.PIXEL_FORMAT_GREYSCALE_U8: 
                            image = cv2.cvtColor(image, cv2.COLOR_GRAY2RGB)  # Converted to RGB for TF 
                        tform_snapshot = im_resp.shot.transforms_snapshot 
                        frame_name = im_resp.shot.frame_name_image_sensor 
                        world_tform_cam = get_a_tform_b(tform_snapshot, VISION_FRAME_NAME, frame_name) 
                        world_tform_gpe = get_a_tform_b(tform_snapshot, VISION_FRAME_NAME, 
                                                        GROUND_PLANE_FRAME_NAME) 
                        entry[source] = { 
                            'source': source, 
                            'world_tform_cam': world_tform_cam, 
                            'world_tform_gpe': world_tform_gpe, 
                            'raw_image_time': image_time, 
                            'cv_image': image, 
                            'visual_dims': (im_resp.shot.image.cols, im_resp.shot.image.rows), 
                            'depth_image': depth_image, 
                            'system_cap_time': start_time, 
                            'image_queued_time': time.time() 
                        } 
                    except Exception as exc:  # pylint: disable=broad-except 
                        print(f'Exception occurred during image capture {exc}') 
            try: 
                RAW_IMAGES_QUEUE.put_nowait(entry) 
            except Full as exc: 
                print(f'RAW_IMAGES_QUEUE is full: {exc}') 
            time.sleep(sleep_between_capture) 
     
     
    def start_tensorflow_processes(num_processes, model_path, detection_class, detection_threshold, 
                                   max_processing_delay): 
        """Starts Tensorflow processes in parallel. 
      
        It does not keep track of the processes once they are started because they run indefinitely 
        and are never joined back to the main process. 
      
        Args: 
            num_processes (int): Number of Tensorflow processes to start in parallel. 
            model_path (str): Filepath to the Tensorflow model to use. 
            detection_class (int): Detection class to detect 
            detection_threshold (float): Detection threshold to apply to all Tensorflow detections. 
            max_processing_delay (float): Allowed delay before processing an incoming image. 
        """ 
        processes = [] 
        for _ in range(num_processes): 
            process = Process( 
                target=process_images, args=( 
                    model_path, 
                    detection_class, 
                    detection_threshold, 
                    max_processing_delay, 
                ), daemon=True) 
            process.start() 
            processes.append(process) 
        return processes 
     
     
    def process_images(model_path, detection_class, detection_threshold, max_processing_delay): 
        """Starts Tensorflow and detects objects in the incoming images. 
      
        Args: 
            model_path (str): Filepath to the Tensorflow model to use. 
            detection_class (int): Detection class to detect 
            detection_threshold (float): Detection threshold to apply to all Tensorflow detections. 
            max_processing_delay (float): Allowed delay before processing an incoming image. 
        """ 
     
        odapi = DetectorAPI(path_to_ckpt=model_path) 
        num_processed_skips = 0 
     
        if TENSORFLOW_PROCESS_BARRIER is None: 
            return 
     
        try: 
            TENSORFLOW_PROCESS_BARRIER.wait() 
        except BrokenBarrierError as exc: 
            print(f'Error waiting for Tensorflow processes to initialize: {exc}') 
            return False 
     
        while not SHUTDOWN_FLAG.value: 
            try: 
                entry = RAW_IMAGES_QUEUE.get_nowait() 
            except Empty: 
                time.sleep(0.1) 
                continue 
            for _, capture in entry.items(): 
                start_time = time.time() 
                processing_delay = time.time() - capture['raw_image_time'] 
                if processing_delay > max_processing_delay: 
                    num_processed_skips += 1 
                    print(f'skipped image because it took {processing_delay}') 
                    continue  # Skip image due to delay 
     
                image = capture['cv_image'] 
                boxes, scores, classes, _ = odapi.process_frame(image) 
                confident_boxes = [] 
                confident_object_classes = [] 
                confident_scores = [] 
                if len(boxes) == 0: 
                    print('no detections founds') 
                    continue 
                for box, score, box_class in sorted(zip(boxes, scores, classes), key=lambda x: x[1], 
                                                    reverse=True): 
                    if score > detection_threshold and box_class == detection_class: 
                        confident_boxes.append(box) 
                        confident_object_classes.append(COCO_CLASS_DICT[box_class]) 
                        confident_scores.append(score) 
                        image = cv2.rectangle(image, (box[1], box[0]), (box[3], box[2]), (255, 0, 0), 2) 
     
                capture['processed_image_start_time'] = start_time 
                capture['processed_image_end_time'] = time.time() 
                capture['boxes'] = confident_boxes 
                capture['classes'] = confident_object_classes 
                capture['scores'] = confident_scores 
                capture['cv_image'] = image 
            try: 
                PROCESSED_BOXES_QUEUE.put_nowait(entry) 
            except Full as exc: 
                print(f'PROCESSED_BOXES_QUEUE is full: {exc}') 
        print('tf process ending') 
        return True 
     
     
    def get_go_to(world_tform_object, robot_state, mobility_params, dist_margin=0.5): 
        """Gets trajectory command to a goal location 
      
        Args: 
            world_tform_object (SE3Pose): Transform from vision frame to target object 
            robot_state (RobotState): Current robot state 
            mobility_params (MobilityParams): Mobility parameters 
            dist_margin (float): Distance margin to target 
        """ 
        vo_tform_robot = get_vision_tform_body(robot_state.kinematic_state.transforms_snapshot) 
        print(f'robot pos: {vo_tform_robot}') 
        delta_ewrt_vo = np.array( 
            [world_tform_object.x - vo_tform_robot.x, world_tform_object.y - vo_tform_robot.y, 0]) 
        norm = np.linalg.norm(delta_ewrt_vo) 
        if norm == 0: 
            return None 
        delta_ewrt_vo_norm = delta_ewrt_vo / norm 
        heading = _get_heading(delta_ewrt_vo_norm) 
        vo_tform_goal = np.array([ 
            world_tform_object.x - delta_ewrt_vo_norm[0] * dist_margin, 
            world_tform_object.y - delta_ewrt_vo_norm[1] * dist_margin 
        ]) 
        se2_pose = geo.SE2Pose(position=geo.Vec2(x=vo_tform_goal[0], y=vo_tform_goal[1]), angle=heading) 
        tag_cmd = RobotCommandBuilder.synchro_se2_trajectory_command(se2_pose, 
                                                                     frame_name=VISION_FRAME_NAME, 
                                                                     params=mobility_params) 
        return tag_cmd 
     
     
    def _get_heading(xhat): 
        zhat = [0.0, 0.0, 1.0] 
        yhat = np.cross(zhat, xhat) 
        mat = np.array([xhat, yhat, zhat]).transpose() 
        return Quat.from_matrix(mat).to_yaw() 
     
     
    def set_default_body_control(): 
        """Set default body control params to current body position""" 
        footprint_R_body = geometry.EulerZXY() 
        position = geo.Vec3(x=0.0, y=0.0, z=0.0) 
        rotation = footprint_R_body.to_quaternion() 
        pose = geo.SE3Pose(position=position, rotation=rotation) 
        point = trajectory_pb2.SE3TrajectoryPoint(pose=pose) 
        traj = trajectory_pb2.SE3Trajectory(points=[point]) 
        return spot_command_pb2.BodyControlParams(base_offset_rt_footprint=traj) 
     
     
    def get_mobility_params(): 
        """Gets mobility parameters for following""" 
        vel_desired = .75 
        speed_limit = geo.SE2VelocityLimit( 
            max_vel=geo.SE2Velocity(linear=geo.Vec2(x=vel_desired, y=vel_desired), angular=.25)) 
        body_control = set_default_body_control() 
        mobility_params = spot_command_pb2.MobilityParams(vel_limit=speed_limit, obstacle_params=None, 
                                                          body_control=body_control, 
                                                          locomotion_hint=spot_command_pb2.HINT_TROT) 
        return mobility_params 
     
     
    def depth_to_xyz(depth, pixel_x, pixel_y, focal_length, principal_point): 
        """Calculate the transform to point in image using camera intrinsics and depth""" 
        x = depth * (pixel_x - principal_point.x) / focal_length.x 
        y = depth * (pixel_y - principal_point.y) / focal_length.y 
        z = depth 
        return x, y, z 
     
     
    def remove_ground_from_depth_image(raw_depth_image, focal_length, principal_point, world_tform_cam, 
                                       world_tform_gpe, ground_tolerance=0.04): 
        """ Simple ground plane removal algorithm. Uses ground height 
            and does simple z distance filtering. 
      
        Args: 
            raw_depth_image (np.array): Depth image 
            focal_length (Vec2): Focal length of camera that produced the depth image 
            principal_point (Vec2): Principal point of camera that produced the depth image 
            world_tform_cam (SE3Pose): Transform from VO to camera frame 
            world_tform_gpe (SE3Pose): Transform from VO to GPE frame 
            ground_tolerance (float): Distance in meters to add to the ground plane 
        """ 
        new_depth_image = raw_depth_image 
     
        # same functions as depth_to_xyz, but converted to np functions 
        indices = np.indices(raw_depth_image.shape) 
        xs = raw_depth_image * (indices[1] - principal_point.x) / focal_length.x 
        ys = raw_depth_image * (indices[0] - principal_point.y) / focal_length.y 
        zs = raw_depth_image 
     
        # create xyz point cloud 
        camera_tform_points = np.stack([xs, ys, zs], axis=2) 
        # points in VO frame 
        world_tform_points = world_tform_cam.transform_cloud(camera_tform_points) 
        # array of booleans where True means the point was below the ground plane plus tolerance 
        world_tform_points_mask = (world_tform_gpe.z - world_tform_points[:, :, 2]) < ground_tolerance 
        # remove data below ground plane 
        new_depth_image[world_tform_points_mask] = 0 
        return new_depth_image 
     
     
    def get_distance_to_closest_object_depth(x_min, x_max, y_min, y_max, depth_scale, raw_depth_image, 
                                             histogram_bin_size=0.50, minimum_number_of_points=10, 
                                             max_distance=8.0): 
        """Make a histogram of distances to points in the cloud and take the closest distance with 
        enough points. 
      
        Args: 
            x_min (int): minimum x coordinate (column) of object to find 
            x_max (int): maximum x coordinate (column) of object to find 
            y_min (int): minimum y coordinate (row) of object to find 
            y_max (int): maximum y coordinate (row) of object to find 
            depth_scale (float): depth scale of the image to convert from sensor value to meters 
            raw_depth_image (np.array): matrix of depth pixels 
            histogram_bin_size (float): size of each bin of distances 
            minimum_number_of_points (int): minimum number of points before returning depth 
            max_distance (float): maximum distance to object in meters 
        """ 
        num_bins = math.ceil(max_distance / histogram_bin_size) 
     
        # get a sub-rectangle of the bounding box out of the whole image, then flatten 
        obj_depths = (raw_depth_image[y_min:y_max, x_min:x_max]).flatten() 
        obj_depths = obj_depths / depth_scale 
        obj_depths = obj_depths[obj_depths != 0] 
     
        hist, hist_edges = np.histogram(obj_depths, bins=num_bins, range=(0, max_distance)) 
     
        edges_zipped = zip(hist_edges[:-1], hist_edges[1:]) 
        # Iterate over the histogram and return the first distance with enough points. 
        for entry, edges in zip(hist, edges_zipped): 
            if entry > minimum_number_of_points: 
                filtered_depths = obj_depths[(obj_depths > edges[0]) & (obj_depths < edges[1])] 
                if len(filtered_depths) == 0: 
                    continue 
                return np.mean(filtered_depths) 
     
        return max_distance 
     
     
    def rotate_about_origin_degrees(origin, point, angle): 
        """ 
        Rotate a point counterclockwise by a given angle around a given origin. 
      
        Args: 
            origin (tuple): Origin to rotate the point around 
            point (tuple): Point to rotate 
            angle (float): Angle in degrees 
        """ 
        return rotate_about_origin(origin, point, math.radians(angle)) 
     
     
    def rotate_about_origin(origin, point, angle): 
        """ 
        Rotate a point counterclockwise by a given angle around a given origin. 
      
        Args: 
            origin (tuple): Origin to rotate the point around 
            point (tuple): Point to rotate 
            angle (float): Angle in radians 
        """ 
        orig_x, orig_y = origin 
        pnt_x, pnt_y = point 
     
        ret_x = orig_x + math.cos(angle) * (pnt_x - orig_x) - math.sin(angle) * (pnt_y - orig_y) 
        ret_y = orig_y + math.sin(angle) * (pnt_x - orig_x) + math.cos(angle) * (pnt_y - orig_y) 
        return int(ret_x), int(ret_y) 
     
     
    def get_object_position(world_tform_cam, world_tform_gpe, visual_dims, depth_image, bounding_box, 
                            rotation_angle): 
        """ 
        Extract the bounding box, then find the mode in that region. 
      
        Args: 
            world_tform_cam (SE3Pose): SE3 transform from world to camera frame 
            visual_dims (Tuple): (cols, rows) tuple from the visual image 
            depth_image (ImageResponse): From a depth camera corresponding to the visual_image 
            bounding_box (list): Bounding box from tensorflow 
            rotation_angle (float): Angle (in degrees) to rotate depth image to match cam image rotation 
        """ 
     
        # Make sure there are two images. 
        if visual_dims is None or depth_image is None: 
            # Fail. 
            return 
     
        # Rotate bounding box back to original frame 
        points = [(bounding_box[1], bounding_box[0]), (bounding_box[3], bounding_box[0]), 
                  (bounding_box[3], bounding_box[2]), (bounding_box[1], bounding_box[2])] 
     
        origin = (visual_dims[0] / 2, visual_dims[1] / 2) 
     
        points_rot = [rotate_about_origin_degrees(origin, point, rotation_angle) for point in points] 
     
        # Get the bounding box corners. 
        y_min = max(0, min([point[1] for point in points_rot])) 
        x_min = max(0, min([point[0] for point in points_rot])) 
        y_max = min(visual_dims[1], max([point[1] for point in points_rot])) 
        x_max = min(visual_dims[0], max([point[0] for point in points_rot])) 
     
        # Check that the bounding box is valid. 
        if (x_min < 0 or y_min < 0 or x_max > visual_dims[0] or y_max > visual_dims[1]): 
            print(f'Bounding box is invalid: ({x_min}, {y_min}) | ({x_max}, {y_max})') 
            print(f'Bounds: ({visual_dims[0]}, {visual_dims[1]})') 
            return 
     
        # Unpack the images. 
        try: 
            if depth_image.shot.image.pixel_format == image_pb2.Image.PIXEL_FORMAT_DEPTH_U16: 
                dtype = np.uint16 
            else: 
                dtype = np.uint8 
            img = np.fromstring(depth_image.shot.image.data, dtype=dtype) 
            if depth_image.shot.image.format == image_pb2.Image.FORMAT_RAW: 
                img = img.reshape(depth_image.shot.image.rows, depth_image.shot.image.cols) 
            else: 
                img = cv2.imdecode(img, -1) 
            depth_image_pixels = img 
            depth_image_pixels = remove_ground_from_depth_image( 
                depth_image_pixels, depth_image.source.pinhole.intrinsics.focal_length, 
                depth_image.source.pinhole.intrinsics.principal_point, world_tform_cam, world_tform_gpe) 
            # Get the depth data from the region in the bounding box. 
            max_distance = 8.0 
            depth = get_distance_to_closest_object_depth(x_min, x_max, y_min, y_max, 
                                                         depth_image.source.depth_scale, 
                                                         depth_image_pixels, max_distance=max_distance) 
     
            if depth >= max_distance: 
                # Not enough depth data. 
                print('Not enough depth data.') 
                return False 
            else: 
                print(f'distance to object: {depth}') 
     
            center_x = round((x_max - x_min) / 2.0 + x_min) 
            center_y = round((y_max - y_min) / 2.0 + y_min) 
     
            tform_x, tform_y, tform_z = depth_to_xyz( 
                depth, center_x, center_y, depth_image.source.pinhole.intrinsics.focal_length, 
                depth_image.source.pinhole.intrinsics.principal_point) 
            camera_tform_obj = SE3Pose(tform_x, tform_y, tform_z, Quat()) 
     
            return world_tform_cam * camera_tform_obj 
        except Exception as exc:  # pylint: disable=broad-except 
            print(f'Error getting object position: {exc}') 
            return 
     
     
    def _check_model_path(model_path): 
        if model_path is None or \ 
        not os.path.exists(model_path) or \ 
        not os.path.isfile(model_path): 
            print(f'ERROR, could not find model file {model_path}') 
            return False 
        return True 
     
     
    def _check_and_load_json_classes(config_path): 
        if os.path.isfile(config_path): 
            with open(config_path) as json_classes: 
                global COCO_CLASS_DICT  # pylint: disable=global-statement 
                COCO_CLASS_DICT = json.load(json_classes) 
     
     
    def _find_highest_conf_source(processed_boxes_entry): 
        highest_conf_source = None 
        max_score = 0 
        for key, capture in processed_boxes_entry.items(): 
            if 'scores' in capture.keys(): 
                if len(capture['scores']) > 0 and capture['scores'][0] > max_score: 
                    highest_conf_source = key 
                    max_score = capture['scores'][0] 
        return highest_conf_source 
     
     
    def signal_handler(signal, frame): 
        print('Interrupt caught, shutting down') 
        SHUTDOWN_FLAG.value = 1 
     
     
    def main(): 
        """Command line interface.""" 
     
        parser = argparse.ArgumentParser() 
        parser.add_argument( 
            '--model-path', default='/model.pb', help= 
            ('Local file path to the Tensorflow model, example pre-trained models can be found at ' 
             'https://github.com/tensorflow/models/blob/master/research/object_detection/g3doc/tf1_detection_zoo.md' 
            )) 
        parser.add_argument('--classes', default='/classes.json', type=str, 
                            help='File containing json mapping of object class IDs to class names') 
        parser.add_argument('--number-tensorflow-processes', default=1, type=int, 
                            help='Number of Tensorflow processes to run in parallel') 
        parser.add_argument('--detection-threshold', default=0.7, type=float, 
                            help='Detection threshold to use for Tensorflow detections') 
        parser.add_argument( 
            '--sleep-between-capture', default=0.2, type=float, 
            help=('Seconds to sleep between each image capture loop iteration, which captures ' 
                  'an image from all cameras')) 
        parser.add_argument( 
            '--detection-class', default=1, type=int, 
            help=('Detection classes to use in the Tensorflow model.' 
                  'Default is to use 1, which is a person in the Coco dataset')) 
        parser.add_argument( 
            '--max-processing-delay', default=7.0, type=float, 
            help=('Maximum allowed delay for processing an image. ' 
                  'Any image older than this value will be skipped')) 
        parser.add_argument('--test-mode', action='store_true', 
                            help='Run application in test mode, don\'t execute commands') 
     
        bosdyn.client.util.add_base_arguments(parser) 
        bosdyn.client.util.add_payload_credentials_arguments(parser) 
        options = parser.parse_args() 
        signal.signal(signal.SIGINT, signal_handler) 
        try: 
            # Make sure the model path is a valid file 
            if not _check_model_path(options.model_path): 
                return False 
     
            # Check for classes json file, otherwise use the COCO class dictionary 
            _check_and_load_json_classes(options.classes) 
     
            global TENSORFLOW_PROCESS_BARRIER  # pylint: disable=global-statement 
            TENSORFLOW_PROCESS_BARRIER = Barrier(options.number_tensorflow_processes + 1) 
            # Start Tensorflow processes 
            tf_processes = start_tensorflow_processes(options.number_tensorflow_processes, 
                                                      options.model_path, options.detection_class, 
                                                      options.detection_threshold, 
                                                      options.max_processing_delay) 
     
            # sleep to give the Tensorflow processes time to initialize 
            try: 
                TENSORFLOW_PROCESS_BARRIER.wait() 
            except BrokenBarrierError as exc: 
                print(f'Error waiting for Tensorflow processes to initialize: {exc}') 
                return False 
            # Start the API related things 
     
            # Create robot object with a world object client 
            sdk = bosdyn.client.create_standard_sdk('SpotFollowClient') 
            robot = sdk.create_robot(options.hostname) 
     
            if options.payload_credentials_file: 
                robot.authenticate_from_payload_credentials( 
                    *bosdyn.client.util.get_guid_and_secret(options)) 
            else: 
                bosdyn.client.util.authenticate(robot) 
     
            # Time sync is necessary so that time-based filter requests can be converted 
            robot.time_sync.wait_for_sync() 
     
            # Verify the robot is not estopped and that an external application has registered and holds 
            # an estop endpoint. 
            assert not robot.is_estopped(), 'Robot is estopped. Please use an external E-Stop client,' \ 
                                            ' such as the estop SDK example, to configure E-Stop.' 
     
            # Create the sdk clients 
            robot_state_client = robot.ensure_client(RobotStateClient.default_service_name) 
            robot_command_client = robot.ensure_client(RobotCommandClient.default_service_name) 
            lease_client = robot.ensure_client(LeaseClient.default_service_name) 
            image_client = robot.ensure_client(ImageClient.default_service_name) 
            source_list = get_source_list(image_client) 
            image_task = AsyncImage(image_client, source_list) 
            robot_state_task = AsyncRobotState(robot_state_client) 
            task_list = [image_task, robot_state_task] 
            _async_tasks = AsyncTasks(task_list) 
            print('Detect and follow client connected.') 
     
            lease = lease_client.take() 
            lease_keep = LeaseKeepAlive(lease_client) 
            # Power on the robot and stand it up 
            resp = robot.power_on() 
            try: 
                blocking_stand(robot_command_client) 
            except CommandFailedError as exc: 
                print(f'Error ({exc}) occurred while trying to stand. Check robot surroundings.') 
                return False 
            except CommandTimedOutError as exc: 
                print(f'Stand command timed out: {exc}') 
                return False 
            print('Robot powered on and standing.') 
            params_set = get_mobility_params() 
     
            # This thread starts the async tasks for image and robot state retrieval 
            update_thread = Thread(target=_update_thread, args=[_async_tasks]) 
            update_thread.daemon = True 
            update_thread.start() 
            # Wait for the first responses. 
            while any(task.proto is None for task in task_list): 
                time.sleep(0.1) 
     
            # Start image capture process 
            image_capture_thread = Process(target=capture_images, 
                                           args=(image_task, options.sleep_between_capture), 
                                           daemon=True) 
            image_capture_thread.start() 
            while not SHUTDOWN_FLAG.value: 
                # This comes from the tensorflow processes and limits the rate of this loop 
                try: 
                    entry = PROCESSED_BOXES_QUEUE.get_nowait() 
                except Empty: 
                    continue 
                # find the highest confidence bounding box 
                highest_conf_source = _find_highest_conf_source(entry) 
                if highest_conf_source is None: 
                    # no boxes or scores found 
                    continue 
                capture_to_use = entry[highest_conf_source] 
                raw_time = capture_to_use['raw_image_time'] 
                time_gap = time.time() - raw_time 
                if time_gap > options.max_processing_delay: 
                    continue  # Skip image due to delay 
     
                # Find the transform to the highest confidence object using the depth sensor 
                get_object_position_start = time.time() 
                robot_state = robot_state_task.proto 
                world_tform_gpe = get_a_tform_b(robot_state.kinematic_state.transforms_snapshot, 
                                                VISION_FRAME_NAME, GROUND_PLANE_FRAME_NAME) 
                world_tform_object = get_object_position( 
                    capture_to_use['world_tform_cam'], world_tform_gpe, capture_to_use['visual_dims'], 
                    capture_to_use['depth_image'], capture_to_use['boxes'][0], 
                    ROTATION_ANGLES[capture_to_use['source']]) 
                get_object_position_end = time.time() 
                print(f'system_cap_time: {capture_to_use["system_cap_time"]}, ' 
                      f'image_queued_time: {capture_to_use["image_queued_time"]}, ' 
                      f'processed_image_start_time: {capture_to_use["processed_image_start_time"]}, ' 
                      f'processed_image_end_time: {capture_to_use["processed_image_end_time"]}, ' 
                      f'get_object_position_start_time: {get_object_position_start}, ' 
                      f'get_object_position_end_time: {get_object_position_end}, ') 
     
                # get_object_position can fail if there is insufficient depth sensor information 
                if not world_tform_object: 
                    continue 
     
                scores = capture_to_use['scores'] 
                print(f'Position of object with confidence {scores[0]}: {world_tform_object}') 
                print(f'Process latency: {time.time() - capture_to_use["system_cap_time"]}') 
                tag_cmd = get_go_to(world_tform_object, robot_state, params_set) 
                end_time = 15.0 
                if tag_cmd is not None: 
                    if not options.test_mode: 
                        print('executing command') 
                        robot_command_client.robot_command(lease=None, command=tag_cmd, 
                                                           end_time_secs=time.time() + end_time) 
                    else: 
                        print('Running in test mode, skipping command.') 
     
            # Shutdown lease keep-alive and return lease gracefully. 
            lease_keep.shutdown() 
            lease_client.return_lease(lease) 
            return True 
        except Exception as exc:  # pylint: disable=broad-except 
            LOGGER.error('Spot Tensorflow Detector threw an exception: %s', exc) 
            # Shutdown lease keep-alive and return lease gracefully. 
            return False  
     
     
    if __name__ == '__main__': 
        if not main(): 
            sys.exit(1)]

    Entretemps, les pays peinent à s’accorder sur l’établissement d’instruments juridiquement contraignant à l’échelle internationale afin d’encadrer les usages de l’intelligence artificielle sur les champs de bataille.

    Les discussions se poursuivent au sein de la Convention sur certaines armes classiques (CCAC) à Genève, par l'intermédiaire d'un Groupe d'experts gouvernementaux (GGE).

    Une session cruciale du GGE se tient du 31 août au 4 septembre 2026 pour tenter de transformer les avancées techniques en bases juridiques concretes.

    Le mandat actuel de trois ans du groupe s'achève cette année, et son rapport final sera présenté lors de la 7e Conférence d'examen de la CCAC en novembre 2026, considérée comme l'étape décisive pour décider ou non d'ouvrir de vraies négociations de traité.

    Le secrétaire général de l'ONU, António Guterres, et la présidente du Comité international de la Croix-Rouge (CICR) ont réitéré un avertissement majeur. Ils estiment que l'humanité est dangereusement proche de franchir une « ligne rouge morale » en laissant des machines décider de la mort d'êtres humains.

    Plus de 70 pays soutiennent désormais un texte de référence (le rolling text) pour enclencher de vraies négociations en vue d'un instrument juridiquement contraignant. Cependant, le mode de fonctionnement de la CCAC exige un consensus absolu, ce qui permet à certaines grandes puissances militaires et États réticents de ralentir l'adoption d'interdictions strictes.

    Et vous ?

    Pour ou contre l'utilisation de l'IA à des fins militaires ? Si pour, à quel degré ou à quelles fins ? Si contre, pourquoi ?
    Êtes-vous surpris de la mise à contribution de l’intelligence artificielle sur les champs de bataille ? La situation des négociations au niveau de l'ONU est-elle surprenante quand on sait que chaque pays considère l'intelligence artificielle comme un moyen de domination ?

    Voir aussi :

    Des représentants de 150 entreprises de la tech plaident contre les robots tueurs autonomes, lors d'une conférence internationale sur l'IA
    USA : le sous-secrétaire à la défense soulève l'importance d'associer l'intelligence artificielle à l'armée, évoquant une future course aux armes
    Des experts en IA boycottent un projet de robots tueurs d'une université en Corée du Sud, en partenariat avec le fabricant d'armes Hanwha Systems
    Non, l'IA de Google ne doit pas être au service de la guerre ! Plus de 3000 employés de Google protestent contre la collaboration avec le Pentagone
    Robots militaires : les États-Unis testent l'efficacité de leurs prototypes dans le Pacifique, l'armée irakienne présente son robot mitrailleur
    Contribuez au club : Corrections, suggestions, critiques, ... : Contactez le service news et Rédigez des actualités

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