
Envoyé par
Stéphane le calme
Le DSA impose aux « très grandes plateformes en ligne » (celles comptant plus de 45 millions d'utilisateurs mensuels dans l'UE) d'identifier et d'atténuer les risques systémiques liés à leurs services - pas seulement le contenu illégal, mais aussi les atteintes plus larges aux droits fondamentaux et au bien-être. Selon l'évaluation préliminaire de la Commission, TikTok n'a pas démontré qu'elle avait correctement évalué ou réduit les risques liés au « design addictif ».
Les implications sont considérables. Si la Commission confirme sa décision après avoir examiné la défense de TikTok, l'entreprise pourrait faire face à des amendes allant jusqu'à 6% de son chiffre d'affaires mondial annuel - une somme qui se chiffrerait en milliards d'euros. Mais au-delà des amendes, le DSA permet à la Commission d'imposer des ordonnances contraignantes exigeant des modifications de produit. En termes pratiques, Bruxelles pourrait obliger TikTok à réingénier la friction (ou son absence) qui maintient les gens en train de scroller.
Partager