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Linux Discussion :

L'Allemagne interdit les formats Microsoft dans les documents administratifs au profit de normes ouvertes


Sujet :

Linux

  1. #121
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    Par défaut Digital Sovereignty Score : l'initiative allemande qui mesure la dépendance aux GAFAM
    Pendant que la France remplace Teams par Visio, Munich tente une approche différente :
    un score de souveraineté numérique rappelant le Nutri-Score pour mesurer sa dépendance aux GAFAM

    À force d’être invoquée, la souveraineté numérique est devenue un concept usé, rarement traduit en décisions techniques concrètes. À Munich, la municipalité tente une approche différente : transformer cette notion politique en indicateur mesurable, suivi dans le temps, capable d’influencer réellement les choix d’architecture et de gouvernance IT.

    En clair, pendant que l’Europe multiplie les discours sur son autonomie technologique, Munich choisit de compter plutôt que de proclamer. En créant un score de souveraineté numérique, la ville met en lumière une réalité souvent occultée : sans indicateurs concrets, la souveraineté reste un slogan. Reste à savoir si mesurer suffit à reprendre réellement le contrôle. Une démarche qui interpelle bien au-delà des frontières allemandes.


    La souveraineté numérique est devenue un mantra omniprésent dans les discours politiques européens, souvent invoqué à grands renforts de communiqués, mais rarement objectivé. La ville de Munich tente aujourd’hui de sortir de cette abstraction confortable. En annonçant la mise en place de son propre indicateur de souveraineté numérique, la capitale bavaroise fait un pas supplémentaire vers une approche plus technique, plus mesurable et surtout plus opérationnelle de son indépendance numérique.

    L’initiative, révélée par la presse allemande spécialisée, marque une rupture avec une logique déclarative longtemps dominante. À Munich, la souveraineté numérique n’est plus seulement un objectif politique, mais un état mesurable, suivi dans le temps, et susceptible d’être amélioré ou dégradé en fonction de décisions concrètes prises par l’administration.

    Munich n’en est pas à son premier coup d’essai. Pour les professionnels de l’informatique, la ville reste indissociable de l’épisode LiMux, ce projet emblématique de migration vers Linux et les logiciels libres dans les années 2000, souvent cité comme cas d’école — autant pour ses ambitions que pour ses revers. Si la ville est ensuite revenue partiellement vers des solutions propriétaires, l’idée d’une autonomie technologique n’a jamais complètement disparu de l’ADN municipal.

    Ce nouveau score de souveraineté numérique s’inscrit clairement dans cette continuité. Il ne s’agit plus de défendre une posture idéologique en faveur de l’open source, mais de se doter d’outils de pilotage capables de répondre à une question simple et redoutablement concrète : dans quelle mesure l’infrastructure numérique de la ville dépend-elle de fournisseurs, de technologies ou de cadres juridiques extérieurs à son contrôle ?

    Un baromètre visuel inspiré du quotidien

    La ville allemande a développé son propre instrument de mesure pour évaluer la souveraineté numérique de son parc informatique : le Digital Sovereignty Score (SDS). Une initiative qui s'inscrit dans une démarche stratégique visant à reprendre le contrôle sur ses systèmes d'information.

    L'approche munichoise se distingue par sa simplicité apparente. Le SDS ressemble visuellement au Nutri-Score que nous connaissons tous sur nos emballages alimentaires. Mais au lieu d'évaluer la qualité nutritionnelle, il jauge le degré d'indépendance des systèmes informatiques vis-à-vis des fournisseurs individuels et des juridictions étrangères. Cette analogie n'est pas anodine : elle rend accessible au grand public et aux décideurs politiques une problématique technique complexe.

    Le développement de cet outil a mobilisé l'expertise de la prestigieuse Université Technique de Munich (TUM), garantissant ainsi une approche scientifique rigoureuse. Cette collaboration entre administration municipale et recherche académique témoigne d'une volonté d'ancrer la démarche dans une méthodologie solide et reproductible.

    L’originalité de la démarche munichoise réside dans sa volonté de transformer un concept flou en métrique exploitable. Le score développé par la ville vise à évaluer différents aspects de son système d’information, depuis le degré de dépendance à des éditeurs propriétaires jusqu’à la capacité réelle de migration ou de réversibilité des solutions utilisées.

    Contrairement aux audits classiques, souvent ponctuels et limités à un périmètre restreint, ce score a vocation à être suivi dans le temps. Il permet d’observer l’impact réel des décisions d’architecture, des choix de prestataires ou des renouvellements de contrats. Une migration vers une solution cloud extra-européenne, par exemple, ne sera plus seulement évaluée en termes de coûts ou de performances, mais aussi en termes de perte mesurable de souveraineté.

    Pour les DSI, cette approche change profondément la nature du débat. Elle introduit un langage commun entre décideurs politiques et équipes techniques, là où la souveraineté était jusque-là souvent invoquée sans traduction concrète dans les architectures systèmes.

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    Premier bilan : des résultats encourageants mais nuancés

    Entre septembre et octobre 2025, le département informatique de Munich a mené une première campagne d'évaluation d'envergure. Sur un total de 2780 services applicatifs municipaux, 194 ont été sélectionnés pour leur caractère particulièrement critique et analysés selon cinq catégories distinctes. Les résultats révèlent un tableau contrasté mais globalement positif. Deux tiers des services évalués (66%) atteignent les niveaux les plus élevés de souveraineté numérique (SDS 1 et 2), démontrant une relative maîtrise de leurs infrastructures critiques. À l'opposé, seulement 5% se situent au niveau critique 4, tandis que 21% occupent le niveau le plus préoccupant, le niveau 5.

    Cette dernière catégorie regroupe notamment des services juridiquement obligatoires pour les marchés publics électroniques, des applications provenant de grandes institutions de droit public bavaroises et hambourgeoise, ainsi que des logiciels destinés aux dossiers médicaux électroniques. Ces dépendances imposées légalement illustrent les limites actuelles de l'autonomie numérique, même pour une administration volontariste.

    Ce que mesure réellement le score munichois

    Le SDS ne se contente pas d'évaluer les dépendances techniques. Son approche holistique examine également les risques juridiques et organisationnels. Le département IT de Munich définit la souveraineté numérique comme la capacité des individus et des institutions à exercer leur rôle dans l'univers numérique de manière indépendante, autodéterminée et sécurisée.

    Concrètement, l'outil repose sur un questionnaire qui examine les services IT selon plusieurs axes de risque. Les effets de verrouillage par les fournisseurs (vendor lock-in), les dépendances envers des juridictions étrangères, et la disponibilité de standards ouverts constituent les principaux critères d'évaluation. Dit autrement, il est question notamment de contrôle exercé sur les données, de la capacité de modification et d’audit des logiciels utilisés, ainsi que de la dépendance contractuelle vis-à-vis de fournisseurs uniques. La notation s'articule autour de cinq catégories, dont la composition détaillée a été documentée dans une proposition de résolution accessible au public

    Le système de notation fonctionne selon une logique binaire et cumulative : des facteurs particulièrement critiques entraînent un zéro, tandis que le respect de critères standards influence positivement l'évaluation. Cette transparence permet d'identifier précisément les faiblesses et d'orienter les actions correctives de manière ciblée.

    L’objectif n’est pas d’atteindre une souveraineté absolue (concept largement illusoire dans un écosystème numérique mondialisé) mais de rendre visibles les zones de fragilité. Un service critique reposant sur une technologie non maîtrisée, sans alternative crédible ni plan de sortie, devient immédiatement identifiable comme un point faible stratégique.

    Cette logique de transparence interne est particulièrement intéressante pour les collectivités, souvent enfermées dans des choix historiques difficiles à remettre en question faute d’indicateurs clairs.

    De la mesure à l'action : une transformation systémique

    « Avec notre score, la souveraineté numérique devient mesurable pour la première fois, car nous ne pouvons améliorer que ce que nous pouvons mesurer », explique Dr. Laura Dornheim, responsable informatique et Chief Digital Officer de la ville de Munich. Cette maxime managériale, appliquée au domaine sensible de la souveraineté numérique, traduit une approche pragmatique : impossible de progresser sans indicateurs concrets.

    Suite à la décision du conseil municipal, le SDS sera désormais intégré dans l'ensemble des processus informatiques et des procédures d'approvisionnement. Cette intégration systématique marque un tournant dans la gouvernance IT municipale. Dorénavant, les appels d'offres devront comporter des exigences plus strictes concernant les standards ouverts.

    Le département informatique prévoit également l'élaboration de scénarios de migration pour éviter les situations de verrouillage technologique. Cette planification anticipée témoigne d'une vision stratégique à long terme, consciente que la dépendance se construit progressivement et qu'il faut agir en amont pour la prévenir.
    La méthodologie continuera d'évoluer en collaboration avec la TUM, assurant ainsi une amélioration continue fondée sur la recherche. Un rapport annuel sur les progrès en matière de souveraineté numérique sera présenté au conseil municipal dans le cadre du rapport sur l'e-gouvernement et le gouvernement ouvert, institutionnalisant ainsi le suivi de cette priorité politique.

    Munich, laboratoire d'une tendance européenne

    L'initiative munichoise s'inscrit dans un mouvement européen plus large de reconquête de la souveraineté numérique. Pendant que le Bundestag allemand travaille sur des concepts visant à réduire la dépendance envers les géants technologiques américains et que la France introduit sa propre solution de visioconférence avec Visio pour remplacer Microsoft Teams et Zoom, Munich adopte une approche systématique : d'abord mesurer, puis améliorer de manière ciblée.

    Cette démarche méthodique distingue Munich d'autres initiatives souvent plus réactives. Plutôt que de simplement bannir tel ou tel fournisseur, la ville bavaroise construit un cadre d'évaluation qui pourra servir de référence à d'autres collectivités. Le SDS n'est d'ailleurs pas destiné à rester cantonné à son périmètre initial : son extension à d'autres domaines informatiques est prévue pour l'avenir.

    Vers un modèle reproductible ?

    L'innovation munichoise pourrait bien faire école. En rendant la souveraineté numérique mesurable et comparable, le SDS offre un outil de pilotage qui manquait cruellement aux décideurs publics. Sa conception modulaire et sa documentation transparente facilitent son adaptation à d'autres contextes administratifs.

    Toutefois, plusieurs défis subsistent. L'évaluation de 194 services sur 2780 ne représente qu'un échantillon, certes critique, mais limité. L'extension progressive du dispositif permettra de tester sa pertinence à plus grande échelle. Par ailleurs, la question de l'interopérabilité avec d'autres systèmes d'évaluation européens se posera inévitablement si d'autres villes ou régions développent leurs propres instruments.

    La véritable révolution ne réside peut-être pas tant dans l'outil lui-même que dans le changement de paradigme qu'il symbolise. En plaçant la souveraineté numérique au cœur de ses processus décisionnels, Munich affirme que l'indépendance technologique n'est pas un luxe idéologique mais une nécessité opérationnelle. Les administrations publiques ne peuvent remplir leurs missions de service public que si elles maîtrisent réellement leurs outils numériques.

    Le Digital Sovereignty Score de Munich marque ainsi une étape importante dans la maturation de la réflexion européenne sur l'autonomie technologique. Reste à savoir si cette innovation trouvera des émules et contribuera à l'émergence d'un standard continental. Les prochains rapports annuels munichois apporteront des éléments de réponse sur l'efficacité opérationnelle du dispositif et sa capacité réelle à transformer les pratiques.

    Sources : proposition de résolution, Heise

    Et vous ?

    Le Digital Sovereignty Score munichois peut-il réellement devenir un standard européen, ou restera-t-il une initiative locale sans lendemain ?

    Les administrations françaises devraient-elles adopter un système similaire ? Quels obstacles juridiques, techniques et politiques rencontreraient-elles ?

    Comment garantir l'interopérabilité entre différents systèmes d'évaluation si chaque pays ou région développe son propre score ?

    Un indicateur de souveraineté peut-il réellement influencer des décisions budgétaires face à des solutions propriétaires souvent perçues comme plus efficaces ou plus matures ?

    Voir aussi :

    Un État fédéral allemand fait passer 30 000 PC de Microsoft Windows et Microsoft Office à Linux, LibreOffice et d'autres logiciels libres et open-source

    France et Allemagne dévoilent Docs : l'alternative à Google Docs et Microsoft Office 365 a été lancée en open source dans un souci d'indépendance numérique le projet devra convaincre au-delà du symbole

    Un État allemand abandonne Microsoft Exchange et Outlook au nom de la souveraineté numérique et adopte les solutions de messagerie open source Open-Xchange et Mozilla Thunderbird pour ses 30 000 fonctionnaires
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  2. #122
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    Très bonne idée!
    Le problème reste que comme la dépendance extérieure (pas qu'aux GAFAM) est par essence subjective (Qu'est-ce qui est "intérieur"? quel est le scope qu'on accepte).
    Tendre vers un score parfait impliquerait donc de finir par réinventer la roue par chaque organisation.

    J'imagine qu'être entièrement open-source et sans limites d'utilisations (je pense à certains moteurs 3D qui interdisent explicitement l'usage militaire par exemple), c'est déjà pas mal.
    Il reste le risque éternel du changement de licence lors d'un changement de version, ce qui potentiellement bloquerait dans une version de plus en plus obsolète.
    Je pense par exemple à une proposition de mettre un serment d'hyppocrate dans la licence MIT (https://www.lemondeinformatique.fr/a...rce-99017.html) ce qui pourrait quand même un effet big bang sur l'indicateur.

  3. #123
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    "par essence"

    en panne sèche, si je veux utiliser ma bagnole, je dépend "un peu" de la seule station service du coin (horaire, prix, service...)
    cette dépendance n'a rien de subjectif par essence.

  4. #124
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    Citation Envoyé par AKAmêmeNom Voir le message
    "par essence"

    en panne sèche, si je veux utiliser ma bagnole, je dépend "un peu" de la seule station service du coin (horaire, prix, service...)
    cette dépendance n'a rien de subjectif par essence.
    Tu m'as mis le doute, mais j'utilise l'expression correctement :
    https://www.larousse.fr/dictionnaires/francais/essence
    Citation Envoyé par Larousse
    Littéraire. Par essence, par définition, de par sa nature même : Un postulat est, par essence, indémontrable.

  5. #125
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    Citation Envoyé par AoCannaille Voir le message
    Tu m'as mis le doute, mais j'utilise l'expression correctement :
    https://www.larousse.fr/dictionnaires/francais/essence
    https://www.larousse.fr/dictionnaires/francais/essence
    on a tendance à l'oublier mais c'est un forum francophone, et je pense que la root cause c'est qu'il est belge, toi français et qu'il ne connait pas le double sens de ce mots.

    Dans le meme registre, parlant beaucoup avec des chinois, anglais, russes,...etc, personne ne comprends ce qu'on les français avec les trains, car bon nombres d'expressions contiennent ce mots (être en train de faire, a ce train la...etc)
    La France est un pays qui redistribue tout sauf de l'espoir.

  6. #126
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    le problème que je soulève est celui de subjectivité de la dépendance.

    mais vous êtes peut-être hermétique l'humour.

    Citation Envoyé par Larousse
    hermétique : Se dit de toute fermeture parfaitement étanche et de l'objet qui en est muni.

  7. #127
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    Citation Envoyé par calvaire Voir le message
    on a tendance à l'oublier mais c'est un forum francophone, et je pense que la root cause
    Mouais ...

  8. #128
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    Tu m'as mis le doute, mais j'utilise l'expression correctement :
    https://www.larousse.fr/dictionnaires/francais/essence
    Je confirme, c'est parfaitement approprié !

    Quoi : De quoi je me mêle ?
    « Un peuple qui est prêt à sacrifier un peu de liberté contre un peu de sécurité, ne mérite ni l'une, ni l'autre, et finira par perdre les deux. »
    Attribué indistinctement à :
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  9. #129
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    Très bonne idée!
    Le problème reste que comme la dépendance extérieure (pas qu'aux GAFAM) est par essence subjective (Qu'est-ce qui est "intérieur"? quel est le scope qu'on accepte).
    Très subjectif mais il faut bien avancer. Je dirais que l'on peut imaginer des ratios plus ou moins élevés en fonction si l'application proprio est une niche ou très utilisé.
    Une applis de niche est moins important à migrer parce que l'on moins répicable et donc moins bénéfique. Il faut arbitrer sur les applis les plus courantes et celles les plus facilement remplaçables

  10. #130
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    - effets de verrouillage par les fournisseurs (vendor lock-in),
    - dépendances envers des juridictions étrangères,
    - disponibilité de standards ouverts
    je ne vois pas ce que ça a de subjectif.

    admettons ! La douleur est subective (on ne la ressent pas tous de la même manière), mais on peut la mesurer.
    ex: je me pète le genou, j'ai mal.
    cette douleur peut être quantifiée selon le degré de handicap qu'elle induit :
    - je peux (ou pas) plier ou tendre le genou jusqu'à ce que la douleur m'empêche de compléter librement le mouvement
    - combien de fois je peux accomplir le mouvement avant de ne plus supporter la douleur

    il y a des gens dont c'est le métier de mesurer une qualité.

  11. #131
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    il y a des gens dont c'est le métier de mesurer une qualité.
    Et dans le cas du genou, des gens dont le métier inclut de te dire, en gros, combien de temps tu vas avoir mal.

    En gros, parce qu'il y a des paliers : très douloureux en permanence, douloureux en permanence, très sensible, sensible ...
    La finesse de la prévision ne va peut-être pas jusque là.

  12. #132
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    Par défaut L'Allemagne interdit les formats Microsoft dans les documents administratifs au profit de normes ouvertes
    L'Allemagne interdit les formats Microsoft Office dans les documents administratifs au profit des normes ouvertes ODF et PDF/UA
    l'Europe veut réduire sa dépendance aux technologies américaines

    L'Allemagne vient de publier le « Deutschland-Stack », son nouveau cadre d'infrastructure numérique souveraine qui normalise ses « exigences en matière de documents numériques ». Le cadre ne désigne que deux formats de documents que les administrations publiques sont autorisées à utiliser : ODF (Open Document Format) et PDF/UA. Les formats de documents propriétaires de Microsoft, tels que .doc, .ppt et .xls, sont exclus. Le mois dernier, la municipalité de Munich a adopté un score de souveraineté numérique rappelant le Nutri-Score pour mesurer sa dépendance aux GAFAM. Les pays européens poursuivent leur quête de souveraineté numérique.

    L’Allemagne a adopté un nouveau dispositif d'infrastructure numérique souveraine : le « Deutschland-Stack » (en allemand). Le pays ne vient pas de prendre une « petite décision IT ». Ce cadre a redessiné une ligne fondamentale entre dépendance et contrôle, au niveau le plus discret, mais le plus stratégique : les formats bureautiques utilisés pour stocker et échanger les documents de l’État. L'annonce a été saluée par la communauté open source.

    Qu'est-ce que le « Deutschland-Stack » adopté par l'Allemagne ?

    Le Deutschland-Stack est le projet du gouvernement fédéral allemand visant à mettre en place une infrastructure numérique souveraine et interopérable, conforme aux normes européennes. Il ne s'agit ni d'un projet pilote ni d'un document de réflexion politique, mais du résultat d'une décision concertée entre le ministre allemand du Numérique, la Chancellerie fédérale et le chancelier. Cette décision s'appuie notamment sur un accord de coalition.


    Le document définit les normes qui régiront la manière dont toutes les administrations publiques fédérales, à tous les niveaux, construiront, acquerront et géreront leurs systèmes numériques, et prévoit une mise en œuvre concrète d'ici 2028. Ses principes architecturaux tournent autour des points suivants :

    • « Made in the EU first » ;
    • réduction des effets de verrouillage ;
    • interfaces ouvertes et stockage local des données ;
    • développement open source par défaut.


    Tous les ministères fédéraux, gouvernements régionaux et administrations municipales, de Berlin au plus petit conseil municipal, ne peuvent plus utiliser de fichiers Microsoft Office (PowerPoint, Word et Excel). Seuls deux formats sont autorisés : Open Document Format (ODF) et PDF/UA PDF/UA (Portable Document Format Universal Accessibility). Les formats propriétaires de Microsoft sont totalement exclus par le gouvernement fédéral allemand.

    Cela peut sembler être une décision technique en matière d'informatique, mais quand on examine de plus près ce que cela implique réellement, il s'agit d'une mesure délibérée visant à exclure les entreprises technologiques américaines des infrastructures gouvernementales critiques et souveraines de l'Europe.

    Les enjeux géopolitiques et sécuritaires derrière cette adoption

    Contrairement aux formats propriétaires de Microsoft Office, l'ODF est un standard ISO neutre, utilisé par défaut par des suites comme LibreOffice, ce qui garantit que l'État reste maître de ses propres archives sans dépendre des politiques de licence ou de mise à jour d'une firme étrangère. Ce cadre réduire la dépendance aux fournisseurs uniques (effets de "lock-in"), privilégier les solutions open source et favoriser les prestataires européens.

    En préférant l'ODF au format OOXML de Microsoft, l'Allemagne reconnaît que le plus grand risque pour la souveraineté et l'intérêt public à long terme réside dans le fait de rester prisonnier d'une norme propriétaire contrôlée par un seul fournisseur. La Document Foundation a fait remarquer que la décision de l'Allemagne renverse la logique qui a historiquement freiné l'adoption de l'ODF dans les administrations publiques européennes :

    Citation Envoyé par Florian Effenberger, directeur exécutif de The Document Foundation

    Il ne s'agit ni d'une recommandation ni d'une préférence, mais d'une obligation. La décision de l'Allemagne de placer l'ODF au cœur de son infrastructure nationale souveraine confirme ce que nous affirmons depuis des années : les formats de documents ouverts et indépendants des éditeurs ne sont pas une préoccupation de niche réservée à quelques spécialistes en technologie et défenseurs des logiciels libres. Ils constituent une infrastructure fondamentale pour des administrations publiques démocratiques, interopérables et souveraines.
    La dépendance à Microsoft est perçue comme un risque stratégique majeur :

    • ingérence juridique : en tant que société américaine, Microsoft est soumise aux lois des États-Unis (comme le FISA), ce qui pourrait obliger l'entreprise à fournir un accès aux données gouvernementales européennes, même si celles-ci sont stockées sur des serveurs en Europe ;
    • armement du commerce : dans un contexte de tensions commerciales (menaces de tarifs douaniers, instabilité énergétique), l'Allemagne veut s'assurer que les États-Unis ne puissent pas utiliser l'accès aux logiciels comme levier de pression politique.


    Le passage aux standards ouverts déclenche un changement de modèle économique :

    • approvisionnement local : la priorité "Europe d'abord" favorise les entreprises de stockage de données et les fournisseurs de services cloud européens ;
    • perte pour les USA : les entreprises américaines perdent non seulement les revenus des licences, mais aussi les contrats lucratifs de conseil, de formation et d'intégration qui accompagnent les écosystèmes propriétaires.


    Les pays européens à la quête de leur souveraineté numérique

    Cette initiative s'inscrit dans la continuité d'une série de décisions européennes en matière de politique numérique, allant du cadre européen d'interopérabilité à la loi sur la cyberrésilience, qui ont progressivement fait des normes ouvertes une condition préalable à l'interopérabilité. Le Conseil allemand de planification informatique s'était déjà engagé en 2025 à faire de l'ODF la norme pour l'échange de documents dans l'administration publique d'ici 2027.

    Le Deutschland-Stack vient officialiser et étendre cet engagement. Le calendrier complet de mise en œuvre de ce cadre s'étend jusqu'en 2028, ce qui signifie que l'abandon effectif des formats Microsoft Office à tous les niveaux de l'administration allemande s'inscrit dans un processus plutôt que dans un changement immédiat. Le signal politique qu'il envoie aux autres États membres de l'UE et aux organismes de marchés publics du monde entier est fort.

    Ce n’est pas isolé ; d’autres pays européens ont déjà bougé. L’Allemagne n’invente pas le mouvement. Plusieurs pays européens se sont engagés dans des politiques d’usage de formats ouverts. La différence, c’est l’ampleur et surtout le caractère structurant et contraignant du cadre allemand.



    Le mois dernier, la municipalité de Munich a développé son propre instrument de mesure pour évaluer la souveraineté numérique de son parc informatique : le Digital Sovereignty Score (SDS). Le SDS ressemble au Nutri-Score présent sur les emballages alimentaires. Cependant, au lieu d'évaluer la qualité nutritionnelle, il jauge le degré d'indépendance des systèmes informatiques vis-à-vis des fournisseurs individuels et des juridictions étrangères.

    Lyon écarte Windows et Office au profit de Linux et LibreOffice

    L'année dernière, la ville de Lyon a annoncé l'abandon de Windows et Microsoft Office pour passer à Linux et OnlyOffice. L’État allemand du Schleswig-Holstein a lancé cette politique dès 2024. Ce Land a d’abord migré vers la suite bureautique libre et open source LibreOffice, puis amorcé une transition complète vers Linux sur 30 000 postes de travail. L’État fédéré de Basse-Saxe, en Allemagne, a également mis en œuvre politique de migration.

    Une municipalité turque a rapporté avoir fait des économies d'environ un million de dollars sur les coûts des licences Windows dans le cadre de sa migration vers Linux Pardus, ce, même s’il y a eu quelques goulots d’étranglement. Au-delà de la souveraineté, l'aspect économique joue un rôle prépondérant dans cette décision. Les coûts liés à l'utilisation des logiciels Microsoft ont connu une augmentation significative au cours des dernières années.

    Ce genre d’initiatives met du temps à porter ses fruits, mais elles ont bel et bien un impact. Le fait que des gouvernements centraux, des États fédérés et des villes adoptent des normes ouvertes à une telle échelle envoie un signal clair quant à la direction que prennent les choses, et plaide en faveur d’une infrastructure interopérable et indépendante des fournisseurs d’une manière qu’aucune campagne sur les réseaux sociaux ne saurait égaler.

    Sources : The Document Foundation, Deutschland-Stack, IT-Planungsrat

    Et vous ?

    Quel est votre avis sur le sujet ?
    Que pensez-vous de l'abandon des formats Microsoft Office au profit de normes ouvertes ?
    Ce mouvement se propage. Se dirige-t-on vers un remplacement complet de la pile technologique américaine ?
    Selon vous, qu'est-ce qui ralentit la mise en œuvre des politiques européennes en matière de souveraineté numérique ?
    Quelles politiques la France doit-elle mettre en œuvre pour se défaire de sa dépendance vis-à-vis des technologies américaines ?

    Voir aussi

    « Nous en avons fini avec Teams », déclare un Etat allemand lancé dans une vaste opération d'abandon de solutions Microsoft pour le libre et l'open source

    La ville de Lyon décide d'abandonner Windows et Microsoft Office pour passer à Linux et OnlyOffice, des alternatives libres et open source pour se défaire de sa dépendance aux technologies américaines

    Pendant que la France remplace Teams par Visio, Munich tente une approche différente : un score de souveraineté numérique rappelant le Nutri-Score pour mesurer sa dépendance aux GAFAM

  13. #133
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    Il faut bien reconnaître, "deutsche Qualität".

    En plus, comme ils ont déjà goûté à ce qui va bientôt nous tomber dessus (pas forcément l'année prochaine parce qu'il y a des réticences), ils s'émulent moins mutuellement pour être infectes.

  14. #134
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    Techniquement, dire qu’ODF est plus simple ou plus “ouvert” que les formats Microsoft Office, c’est loin d’être évident quand on met les mains dedans.
    Je connais les deux formats au niveau interne, et concrètement, ODF est basé sur un XML très verbeux et parfois difficile à exploiter proprement : par exemple, un simple paragraphe stylé peut se retrouver avec des couches de balises comme <text:p> imbriquées avec des <text:span> et des styles référencés via <style:style> et <style:text-properties> éclatés dans plusieurs fichiers du package (content.xml, styles.xml, etc.), ce qui complique énormément le parsing.

    À l’inverse, dans un .docx (qui est aussi du XML zippé), un paragraphe est généralement plus direct avec <w:p>, <w:r> et <w:t>, et surtout une structuration beaucoup plus stable entre versions. Autre exemple concret : la gestion des tableaux en ODF, les cellules utilisent <table:table-cell> avec des répétitions via table:number-columns-repeated, ce qui oblige à reconstruire la grille réelle côté code, alors qu’en Office Open XML, chaque cellule <w:tc> est explicitement positionnée.
    Même problème avec les styles : en ODF, les styles automatiques (<style:style style:name="P1">) sont générés à la volée et rendent les documents difficiles à maintenir ou comparer, alors que dans les fichiers Office, les styles sont mieux centralisés et réutilisés.

    Bref, sur le papier ODF est un standard ouvert, mais en pratique il est loin d’être simple à manipuler ou plus cohérent que les formats Microsoft, qui sont certes issus d’un écosystème propriétaire mais aujourd’hui très bien documentés et beaucoup plus prévisibles à l’usage.
    Je ne défends pas le OOXML qui a ces merdes aussi, mais il est à mon sens faux de dire que ODF est un bon format et à l'inverse celui de MS est un faux format ouvert. Les 2 ont pas mal de merdes.

    Celui de MS par contre j'ai l'impression, ces incohérences et merdes sont mieux documenté et connu, ce qui fait que globalement les fichiers s'ouvre bien que ce soit sur office, only office ou google doc. Ce qui n'est pas le cas avec ODF ou j'ai plus de probleme de cohérence si je l'ouvre avec plusieurs logiciel. Au passage, j'ai aussi des probleme avec les vieux fichiers ODF sur libre office, je parle de fichier qui ont 15-20ans. Chose que je n'ai pas avec des fichiers word (doc) de mon pere qui date de 1995 sur MS office et encore moins avec les fichiers fait avec office 2007 (le 1er a implémenter ooxml)
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  15. #135
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    Techniquement, dire qu’ODF est plus simple ou plus “ouvert” que les formats Microsoft Office, c’est loin d’être évident ...
    Et que pensez-vous de cet article https://www.zdnet.fr/actualites/libr...xml-489936.htm
    En résumé que OOXML a été conçu pour que son implémentation épuise toute autre société que Microsoft ? (7000 pages de documentation, et changements réguliers)
    Cela dit, ODF est plus verbeux, il suffit de regarder les tailles des fichiers.

  16. #136
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    Pourtant OOXML est utilisé sans probleme dans google doc et dans only office.
    LibreOffice devrait surtout prendre de recul sur sa suite bureautique. Une interface moyenâgeuse et qui a complétement raté le virage du cloud et du travail collaboratif. A l'inverse de only office par exemple.

    Je conviens que OOXML a quelques zone d'ombre mal documenté mais y'a beaucoup a dire sur ODF aussi, le format OOXML reste pleinement exploitable, tous mes fichiers s'ouvre très bien sur MS Office, Only Office et google doc, mais y'a que sur Libre Office ou y'a des soucis...étrange non ?
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  17. #137
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    LibreOffice devrait surtout prendre de recul sur sa suite bureautique. Une interface moyenâgeuse et qui a complétement raté le virage du cloud et du travail collaboratif. A l'inverse de only office par exemple.
    Il semblerait que tu puisses changer l'interface de OnlyOffice pour le rendre plus joli mais en effet il devrait peut être le faire par défaut.

    Pour ce qui est du cloud et du collaboratif, peut être que tu parles de Collabora Online ?
    LibreOffice a voulu se focaliser avant tout sur l'application pour un usage sur un poste de travail et ne pas se disperser. Pour du collaboratif, entre copain, au sein de la famille, ou pour une entreprise, il faut passer par des solutions qui se base sur ODF, comme par exemple Collabora Online, que tu peux coupler si tu veux avec un NextCloud.

  18. #138
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    Il semblerait que tu puisses changer l'interface de OnlyOffice pour le rendre plus joli mais en effet il devrait peut être le faire par défaut
    Perso de ne me suis jamais fait au système d'onglets, je préfère les menus. C'est mon avis d’utilisateur. Mon avis de professionnel : l'option existe et on peut s'habituer à un changement d'interface.

    qui a complétement raté le virage du cloud et du travail collaboratif.
    Et collabora alors ? Collabora est basé sur Libreoffice.

    Il existe Libreoffce online et semble en collaboration étroite avec Collabora
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  19. #139
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    Citation Envoyé par weed Voir le message
    Il semblerait que tu puisses changer l'interface de OnlyOffice pour le rendre plus joli mais en effet il devrait peut être le faire par défaut.

    Pour ce qui est du cloud et du collaboratif, peut être que tu parles de Collabora Online ?
    LibreOffice a voulu se focaliser avant tout sur l'application pour un usage sur un poste de travail et ne pas se disperser. Pour du collaboratif, entre copain, au sein de la famille, ou pour une entreprise, il faut passer par des solutions qui se base sur ODF, comme par exemple Collabora Online, que tu peux coupler si tu veux avec un NextCloud.
    Le problème de LibreOffice ne relève pas seulement d’un choix d’interface (menus vs ruban), mais de plusieurs faiblesses UX mesurables : densité visuelle, hiérarchie, cohérence et charge cognitive.
    Par exemple, l’interface souffre d’un manque de structuration claire et d’une ergonomie parfois datée, ce qui rend l’interaction moins fluide que dans OnlyOffice. Une mauvaise gestion du spacing réduit la scannabilité et augmente le temps de recherche des actions. Il y'a aussi une variations dans les comportements selon les modules (Writer, Calc…).

    Je fais le même reproche à blender (pas d'alternative de meilleurs qualité hélas de trouvé) et gimp (je préfère largement krita) d'ailleurs, je pense que ca manque d'UI Designer/UX Engineer pour faire des choses plus simple et cohérente.
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  20. #140
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