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Écologie Discussion :

SpaceX veut lancer un million de satellites pour les centres de données d'IA

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  1. #1
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    Par défaut SpaceX veut lancer un million de satellites pour les centres de données d'IA
    Les datacenters dans l’espace sont-ils une bonne ou mauvaise idée ? Une étude de l’UE conclut que c’est réalisable
    Comme Microsoft avec son projet de centre de données sous-marins avant de l’abandonner

    L’idée phare derrière un centre de données dans l’espace est de « profiter de l’énergie infinie du soleil » pour les besoins en alimentation électrique. L'étude ASCEND de l'UE, d'un montant de 2,1 millions de dollars, a conclu que l’approche est techniquement, économiquement et écologiquement réalisable. L’originalité de l’approche n’est pas sans faire penser au projet de centre de données sous-marin de Microsoft débuté en 2016 et qui vient de se solder par un abandon.

    L'essor de l'intelligence artificielle fait grimper en flèche la demande de centres de données pour suivre le rythme de croissance du secteur technologique. Conséquence : selon l'Agence internationale de l'énergie, la consommation mondiale totale d'électricité des centres de données pourrait atteindre plus de 1000 térawattheures en 2026, ce qui équivaut à peu près à la consommation d'électricité du Japon. Ce sont là des raisons d’être de réflexions telles que les centres de données dans l’espace.

    Les installations que l'étude envisage de lancer dans l'espace devraient être en orbite à une altitude d'environ 1400 kilomètres, soit environ trois fois l'altitude de la Station spatiale internationale. ASCEND viserait à déployer 13 blocs de construction de centres de données spatiaux d'une capacité totale de 10 mégawatts en 2036, afin d'atteindre le point de départ de la commercialisation des services en nuage.

    Chaque bloc de construction - d'une surface de 6300 mètres carrés - comprend une capacité pour son propre service de centre de données et est lancé à l'intérieur d'un véhicule spatial. Afin d'avoir un impact significatif sur la consommation d'énergie du secteur numérique. L'objectif du projet est de déployer 1300 blocs de construction d'ici 2050 pour atteindre 1 gigawatt.

    « Le refroidissement est un problème majeur, le rayonnement en est un autre. Sans atmosphère pour absorber les radiations, celles-ci vont frapper ces serveurs beaucoup plus fréquemment que sur Terre. Le blindage est possible, mais il est également coûteux et lourd », souligne un internaute quant à ce qui concerne les raisons pour lesquelles le projet est susceptible de se solder par un échec.

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    L’originalité de l’approche n’est pas sans faire penser au projet de centre de données sous-marin de Microsoft qui vient de se solder par un abandon

    Lancé en 2016, le projet Natick visait à déterminer si les centres de données pouvaient être installés et exploités sous l'eau. Microsoft vient d’y mettre fin, d’après des rapports qui suggèrent que l’approche de datacenter sous la mer s’avère plus coûteuse.

    Pourquoi le projet Natick ? Le projet s’appuyait sur une remarque de Microsoft que le cloud computing continue de gagner en importance, représentant à la fois un catalyseur de croissance économique, mais aussi comme consommateur de ressources mondiales. Ainsi, le projet était destiné à aider à façonner une autre perspective dans la gestion du cloud pour mieux servir les utilisateurs dans les zones proches de cours d'eau. Microsoft voyait dans le déploiement en eaux profondes une solution au refroidissement, aux énergies renouvelables, mais aussi à une empreinte environnementale moindre.

    Microsoft réfléchissait en sus à la possibilité de l'associer à un autre système pour pouvoir l'alimenter en électricité, par exemple une turbine ou un système générant de l'énergie marémotrice.


    Il faut rappeler que les centres de données contiennent de nombreux serveurs qui génèrent beaucoup de chaleur. Lorsque la chaleur est trop forte, les serveurs plantent. Raison pour laquelle ils sont placés dans des zones où l'air conditionné fonctionne en permanence. C’est en cela que le projet Natick apparaissait comme une solution à la fois être écologique et économique dans la mesure où il n'y aurait plus à payer cette lourde facture.

    Quels en sont les avantages ? Microsoft parlait d'une rapidité de mise en service (la capacité de déployer un centre de données du début à la fin en 90 jours) qui devait permettre une réponse rapide à la demande du marché, un déploiement rapide en cas de catastrophe naturelle ou d'évènements de grande envergure comme les compétitions internationales. Il faut en sus compter sur la latence (le temps mis par une donnée pour aller de la source à sa destination) : « la moitié de la population vit à moins de 200 km de l'océan. Alors, déployer des centres de données en mer accroît la proximité entre le centre de données et la population, réduisant ainsi la latence de façon considérable et fournissant une meilleure réponse ».

    Source : Thalesalenia

    Et vous ?

    Datacenter dans l’espace : bonne ou mauvaise idée ? Quelles sont les raisons pour lesquelles vous pensez que l’approche est susceptible de se solder par un échec ? Quelles sont à contrario celles pour lesquelles vous pensez que c’est une piste à creuser à fond ?

    Voir aussi :

    Tous les datacenters et bureaux d'Apple dans le monde sont alimentés à 100 % en énergies renouvelables, pour lutter contre le changement climatique
    Google aurait utilisé 100 % d'énergies renouvelables pour alimenter tous ses bureaux et Datacenter en 2017, d'après son premier vice-président
    Les infrastructures IT pourraient être alimentées en énergie électrique issue de réacteurs de fusion nucléaire d'ici à 2033
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  2. #2
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    Mauvaise idée :
    - avec les contraintes dans l'espace
    - bonjour l'emprunte carbone pour l'envoyer dans l'espace
    - niveau maintenance/logistique c'est encore moins pratique que ce que M$ a tenté avec son datacenter sous-marin

    Rien de tel qu'une connexion physique pour le débit, sur terre pour l'accès physique lié à la maintenance.
    Les défis, après avoir réduit les ressources des serveurs (puissance par watt, réduction des ressources non utilisées avec la mutualisation ou des techos peu gourmandes), sont d'avoir :
    - un système de refroidissement efficace
    - une production électrique verte
    - réutiliser la chaleur produite

  3. #3
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    Mauvaise idée :
    - avec les contraintes dans l'espace
    - bonjour l'emprunte carbone pour l'envoyer dans l'espace
    - niveau maintenance/logistique c'est encore moins pratique que ce que M$ a tenté avec son datacenter sous-marin
    Ajouter durée de vie limitée de l'électronique. La station spatial doit tout changer tout l'équipement électronique à tout les 5 ans, à cause des radiations.

  4. #4
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    Par défaut Sundar Pichai, Jeff Bezos et Elon Musk rêvent d'installer des centres de données pour l'IA dans l'espace
    Les magnats de la tech Jeff Bezos et Elon Musk rêvent d'installer des centres de données pour l'IA dans l'espace afin d'éliminer les contraintes terrestres
    innovation de rupture ou pure science-fiction ?

    Elon Musk, PDG de Tesla, Jeff Bezos, ancien PDG d'Amazon, et Sundar Pichai, PDG d'Alphabet, ont chacun évoqué la construction de centres de données lunaires et orbitaux pour les charges de travail de l'IA afin de tirer parti de l'énergie solaire constante et de contourner les réglementations. Selon eux, les centres de données spatiaux pourraient réduire la consommation d’électricité et d’eau sur Terre. Le vide spatial peut servir de « grand dissipateur de chaleur », ce qui pourrait être avantageux pour ces gros serveurs. Une étude de l'UE estime que l’approche est réalisable sur le plan technique, économique et écologique. Mais est-ce une bonne ou une mauvaise idée ?

    Plusieurs magnats de la tech discutent sérieusement de la construction de centres de données dans l'espace pour faire fonctionner des modèles d'IA parmi les étoiles. Selon eux, telles missions sont les plus pertinentes pour alimenter des opérations gourmandes en énergie. Cette idée émerge alors que les sociétés de fusées Blue Origin de Jeff Bezos et SpaceX d'Elon Musk s'efforcent de rendre les voyages spatiaux moins coûteux et plus courants.

    « La Lune est un cadeau de l'univers », a déclaré Jeff Bezos en évoquant les avantages de l'utilisation de la Lune comme base pour lancer des projets dans l'espace. L'idée est digne d'un film de science-fiction, mais fait de plus en plus d'adeptes. Quant à savoir si elle est réalisable, c'est une tout autre histoire.

    Les magnats de la tech visent l'espace après avoir pollué la Terre

    Les entreprises qui construisent et louent frénétiquement des centres de données savent qu'elles font pression sur les réseaux électriques, génèrent des émissions et consomment énormément d'eau. La demande en électricité des centres de données pour l'IA, en particulier, pourrait augmenter d'environ 165 % d'ici à 2030. À l'heure actuelle, plus de la moitié de l'énergie qui alimente ces installations tentaculaires provient de combustibles fossiles.


    Cet état de choses menace de réduire à néant les progrès réalisés dans la lutte contre la crise climatique. Ainsi, certains des dirigeants des plus grandes entreprises du secteur de l'IA affirment avoir trouvé une solution simple : « il suffit d'installer ces gigantesques clusters informatiques dans l'espace ». Le PDG d'OpenAI, Sam Altman, a déclaré au podcasteur Theo Von qu'il considère l'expansion massive des centres de données comme inévitable.

    « Je pense qu'une grande partie du monde sera recouverte de centres de données au fil du temps », a déclaré Sam Altman. (Ce n'est pas une chose inévitable, mais le résultat du choix de sociétés incroyablement riches d'investir des sommes d'argent colossales. Sam Altman a laissé entendre qu'il y investirait littéralement des milliers de milliards, et OpenAI fait partie du consortium à l'origine du projet Stargate, d'une valeur de 500 milliards de dollars.)

    Sam Altman a déclaré : « les passionnés d'espace (comme moi) recherchent depuis longtemps un modèle économique permettant la migration humaine au-delà de notre planète. Je pense que les serveurs IA dans l'espace constituent le premier véritable modèle économique qui en inspirera beaucoup d'autres ».

    L'augmentation des besoins énergétiques des centres de données

    Sur Terre, le président Donald Trump a déjà déclaré une urgence énergétique et le gouvernement américain affirme que le pays doit augmenter considérablement notre capacité pour répondre à la demande énergétique prévue dans les prochaines années. Pendant ce temps, les entreprises d'IA telles que xAI d'Elon Musk développent leurs propres capacités de production d'énergie en attendant que le réseau électrique rattrape son retard.

    Par exemple, xAI utilise des turbines à gaz polluantes comme sources d'énergie temporaires. Et OpenAI fait pression sur le gouvernement pour qu'il s'associe à des entreprises afin d'ajouter 100 gigawatts par an, ce qui représente une quantité d'énergie phénoménale. Remettons les 100 gigawatts en perspective.

    Il y a quarante ans, lorsque « Retour vers le futur » est sorti, l'un des éléments clés de l'intrigue du film était la nécessité de générer une quantité d'énergie tellement incroyable que le voyage dans le temps semblait plausible pour le public. L'histoire tournait autour de la nécessité de trouver 1,21 gigawatt d'énergie, soit l'équivalent d'un coup de foudre, pour renvoyer la célèbre machine à remonter le temps DeLorean de Doc Brown chez elle.

    Aujourd'hui, 1 gigawatt, qui représente environ la moitié de l'énergie produite par le barrage Hoover, semble dérisoire. Et Elon Musk, Jeff Bezos et Sundar Pichai souhaitent envoyer les serveurs dans l'espace ou sur la Lune. Leur argument se résume essentiellement à la conviction que les besoins énergétiques de l'IA finiront par devenir si importants que nous devrons nous installer dans l'espace, où l'exploitation de l'énergie solaire serait plus efficace.

    Dans l'espace, les rayons du soleil peuvent être directs et constants pour être captés par les panneaux solaires : pas de nuages, pas de tempêtes, pas de nuit. Les besoins en refroidissement pourraient être réduits en raison du vide spatial. Il existe au moins 5 400 centres de données aux États-Unis. Ils devraient consommer jusqu'à 12 % de l'électricité du pays d'ici à 2028. Les installer dans l'espace peut donc sembler être la solution miracle.

    Comment déployer ces gros clusters dans l'espace et sur la Lune ?

    Cette question reste en suspens. Sam Altman a proposé de créer une sphère de Dyson composée de centres de données autour du Soleil. La sphère de Dyson fait référence à une mégastructure hypothétique construite autour d'une étoile afin de capter une grande partie de son énergie. L'inconvénient majeur de ce projet est qu'il nécessiterait probablement plus de ressources que celles disponibles sur Terre, ce qui pourrait rendre la planète inhabitable.

    Il y a une véritable science derrière tout cela. Ali Hajimiri, ingénieur électricien et professeur au sein du projet Space Solar Power Project de Caltech, a déposé en 2016 un brevet pour un « système informatique massivement parallèle dans l'espace », c'est-à-dire un centre de données. Depuis lors, les coûts de lancement ont baissé (à environ 1 500 dollars par kilogramme) et les panneaux solaires sont devenus plus légers et plus efficaces.

    Ali Hajimiri et ses collègues ont récemment proposé un système d'énergie solaire spatial léger qui pourrait produire de l'électricité à 10 cents le kilowattheure, ce qui est nettement moins cher à grande échelle que les systèmes comparables ici sur Terre. Cette technologie pourrait théoriquement alimenter des centres de données orbitaux, même si Ali Hajimiri ne sait toujours pas quand ils pourraient être construits à l'échelle requise par le secteur de l'IA.

    Lonestar Data Systems a posé sur la Lune un centre de données miniature contenant des informations précieuses, comme une chanson d'Imagine Dragons, mais l'atterrisseur s'est renversé et a été détruit lors de la tentative. D'autres lancements sont prévus dans les mois à venir. « Mais il est très difficile de prédire à quelle vitesse cette idée deviendra économiquement viable », a déclaré Matthew Weinzierl, économiste à l'université de Harvard.

    « Les centres de données spatiaux pourraient bien avoir des utilisations de niche, telles que le traitement de données spatiales et la fourniture de capacités de sécurité nationale. Toutefois, pour devenir des rivaux sérieux des centres terrestres, ils devront rivaliser sur les coûts et la qualité des services comme n'importe quel autre centre de données ». Selon les experts, de nombreux défis restent à relever pour pouvoir déployer ces clusters dans l'espace.

    Contourner les réglementations sur Terre et faire des économies

    L'une des raisons pour lesquelles les milliardaires de la tech visent l'espace est qu'il n'y a pas les réglementations « ennuyeuses » dont ils se plaignent souvent et qui ralentissent la construction de nouvelles centrales électriques pour répondre aux besoins des centres de données. Dans l'espace, personne ne peut entendre les cris des Nimbys. (Nimby est l’acronyme de « Not In My BackYard », qui signifie « pas dans mon arrière-cour » ou « pas dans mon jardin ».)

    « Nous serons en mesure de battre le coût des centres de données terrestres dans l'espace au cours des deux prochaines décennies », a déclaré Jeff Bezos lors d'une conférence technologique en octobre 2025. « L'espace finira par être l'un des endroits qui continueront à améliorer la Terre ».

    Il est encore trop tôt pour se prononcer. Chez Alphabet, les projets de Google semblent presque conservateurs. À l'instart d'autres entreprises technologiques, le géant de la recherche en ligne a récemment annoncé le projet Suncatcher, qu'il décrit comme un projet ambitieux visant à développer l'apprentissage automatique dans l'espace. L'entreprise prévoit de lancer deux prototypes de satellites d'ici début 2027 afin de tester son matériel en orbite.

    « Comme tout projet ambitieux, cela va nous obliger à résoudre de nombreux défis techniques complexes », a déclaré le PDG Sundar Pichai sur les réseaux sociaux. Nvidia a également annoncé un partenariat avec la startup Starcloud pour travailler sur des centres de données spatiaux. Pour ne pas être en reste, Elon Musk de SpaceX a présenté sa propre vision actualisée de l'espace. Il vise depuis longtemps Mars, l'un des principaux objectifs de SpaceX.

    Mais récemment, il s'est exprimé sur la manière dont il pourrait utiliser ses vaisseaux spatiaux pour déployer de nouvelles versions de ses satellites Starlink à énergie solaire équipés de lasers à haute vitesse pour construire des centres de données dans l'espace. Pour Elon Musk, ses satellites seraient capables de produire jusqu'à 100 gigawatts d'énergie solaire par an, soit, selon lui, environ un quart de la consommation moyenne annuelle des États-Unis.

    Elon Musk envisage de construire une base lunaire pour l'occasion

    Depuis 2016, Tesla affirmait que tous ses véhicules en production seraient capables d'atteindre une capacité de conduite autonome sans supervision. Le PDG Elon Musk a affirmé que cela se produirait « d'ici la fin de l'année » depuis au moins 2018. Tesla a même vendu à ses clients le logiciel Full Self-Driving (FSD) à 15 000 dollars, promettant que le système d'aide à la conduite deviendrait entièrement autonome grâce à des mises à jour logicielles.


    Mais près d'une décennie plus tard, il n'en est rien. Alors que le logiciel est confronté à de nombreuses défaillances techniques, Tesla a décidé de renoncer à cette promesse. Tesla a modifié la signification du terme « Full Self-Driving », renonçant à sa promesse d'offrir une conduite autonome sans surveillance.

    Elon Musk est un milliardaire controversé connu pour ses promesses audacieuses. Auparavant, il avait laissé entendre qu'il lui faudrait quatre à cinq ans pour y parvenir. Il a également avancé des idées encore plus folles, déclarant que « 100 térawatts par an sont possibles à partir d'une base lunaire produisant localement des satellites IA alimentés à l'énergie solaire et les propulsant à la vitesse d'échappement à l'aide d'un propulseur de masse ».

    En termes simples, Elon Musk suggère qu'une base lunaire produira des satellites et les mettra en orbite à l'aide d'une catapulte. Les panneaux solaires de ces satellites généreraient 100 000 gigawatts d'électricité par an. « Je pense que nous verrons l'intelligence continuer à se développer jusqu'à ce que... la majeure partie de l'énergie solaire soit exploitée pour le calcul », a déclaré Elon Musk lors d'une conférence technologique en septembre 2025.

    Bien sûr, tout cela semble difficile à croire. Pourtant, il y a quelques années, Elon Musk suscitait des réactions sceptiques lorsqu'il exhortait les responsables du secteur de l'énergie à renforcer leurs capacités, les avertissant que nous allions vers une pénurie avec l'augmentation de la demande en IA, en voitures électriques et en autres technologies. Aujourd'hui, la demande d'énergie a flambé et nous cherchons des solutions dans l'espace.

    Les défis techniques relatifs aux centres de données dans l'espace

    Des projets un peu plus réalistes se concrétisent peu à peu. Des startups telles que Starcloud, Axiom et Lonestar Data Systems ont levé des millions de dollars pour les développer. Ali Hajimiri, du projet Space Solar Power Project de Caltech, a expliqué : « je ne veux jamais dire qu'une chose est impossible. Mais cela pose certains défis ». Une étude de l'UE a rapporté que l’approche est réalisable sur le plan technique, économique et écologique.

    Toutefois, de grands défis sont à prendre en compte. D'une part, les systèmes comme ceux imaginés par Ali Hajimiri traitent les données relativement lentement par rapport à ceux situés sur la terre ferme. Ils seraient constamment bombardés par les radiations, et « l'obsolescence serait un problème ».

    En effet, dans l'espace, les réparations ou les mises à niveau seraient extrêmement difficiles à réaliser. Ali Hajimiri pense que les centres de données dans l'espace pourraient, un jour, constituer une solution viable, mais l'ingénieur hésite à dire explicitement quand ce jour pourrait arriver. « Ce serait certainement faisable dans quelques années », a-t-il déclaré. « La question est de savoir dans quelle mesure ils seraient efficaces et rentables ».

    L'idée de simplement mettre des centres de données en orbite ne se limite pas aux réflexions spontanées des techniciens ou aux réflexions plus approfondies des universitaires. Même certains élus des villes où des géants comme Amazon espèrent construire des centres de données soulèvent cette question. Nikki Lee, membre du conseil municipal de Tucson, en Arizona, s'est montrée enthousiaste quant au potentiel des centres de données spatiaux.

    « Beaucoup de gens disent que les centres de données n'ont pas leur place dans le désert », a souligné le conseiller Nikki Lee. « Mais si c'est vraiment une priorité nationale, alors l'accent doit être mis sur l'investissement des fonds fédéraux de recherche et développement dans l'étude des centres de données qui existeront dans l'espace. Cela peut vous sembler farfelu et relever un peu de la science-fiction, mais c'est pourtant bien réel », a-t-il ajouté.

    Les opérateurs de cloud européens regardent également vers le ciel

    L'étude de faisabilité ASCEND de l'UE estime que l’approche est techniquement, économiquement et écologiquement réalisable. Le projet vise à déployer dans l'espace des serveurs de calcul à une altitude d'environ 1400 km, soit environ trois fois l'altitude de l'ISS. ASCEND prévoit 13 blocs de construction de centres de données spatiaux d'une capacité totale de 10 mégawatts en 2036, afin d'atteindre le point de départ de la commercialisation des services cloud.

    Selon le rapport de l'étude, chaque bloc de construction - d'une surface de 6300 mètres carrés - comprend une capacité pour son propre service de centre de données et est lancé à l'intérieur d'un véhicule spatial. Afin d'avoir un impact significatif sur la consommation d'énergie du secteur numérique. L'objectif du projet est de déployer 1300 blocs de construction d'ici 2050 pour atteindre un gigawatt. L'étude a été rendue publique à l'été 2024.

    Il y a également des défis majeurs à relever. « Le refroidissement est un problème majeur, le rayonnement en est un autre. Sans atmosphère pour absorber les radiations, celles-ci vont frapper ces serveurs beaucoup plus fréquemment que sur Terre. Le blindage est possible, mais il est également coûteux et lourd », a souligné un internaute. Pour d'autres, le projet pourrait connaître le même sort que le projet de centre de données sous-marin de Microsoft.

    Le projet Natick de Microsoft a vu le jour alors que le cloud computing a commencé à gagner en importance. Ce dernier est perçu à la fois comme un catalyseur de croissance économique, mais aussi comme un consommateur de ressources mondiales. Ainsi, le projet Natick, lancé en 2016 en Écosse, était destiné à aider à façonner une autre perspective dans la gestion du cloud pour mieux servir les utilisateurs dans les zones proches de cours d'eau.

    Microsoft voyait dans le déploiement en eaux profondes une solution au refroidissement, aux énergies renouvelables, et à une empreinte environnementale moindre. Mais Microsoft a mis fin au projet en 2024. Les rapports suggèrent que l’approche de centre de données sous la mer s’avère plus coûteuse.

    Conclusion

    La construction de centre de données dans l'espace n'est pas juste une idée de science-fiction : de nombreuses entreprises clés (Google, Starcloud, SpaceX, etc.) étudient très sérieusement la possibilité de déployer des clusters de calcul dans l'espace afin d'exploiter efficacement l'énergie solaire et de réduire potentiellement les coûts liés aux centres de données. Cette approche leur permettrait également de contourner les réglementations sur Terre.

    Mais pour l'instant, il est beaucoup plus coûteux d'installer un centre de données dans l'espace que, par exemple, dans la Data Center Valley en Virginie, où la demande en électricité pourrait doubler au cours de la prochaine décennie si elle n'est pas réglementée. Et tant que rester sur Terre restera moins coûteux, les entreprises motivées par le profit privilégieront l'expansion des centres de données terrestres, au risque d'épuiser les ressources naturelles.

    Par ailleurs, de nombreux signaux d'alarme suscitent des craintes relatives à une bulle spéculative autour de l'IA. Perplexity et OpenAI sont en tête de liste des startups que les investisseurs vendraient à découvert pour profiter du krach de la bulle de l'IA. Nvidia entretient une économie circulaire dans le secteur de l'IA, où quelques entreprises financent mutuellement leur croissance. L'éclatement de la bulle pourrait avoir des conséquences désastreuses.

    Et vous ?

    Quel est votre avis sur le sujet ?
    Que pensez-vous du déploiement de centres de données dans l'espace ?
    Selon vous, ce projet est-il réaliste ou l'idée relève-t-elle simplement de la science-fiction ?
    Sam Altman propose de construire une sphère de Dyson autour du Soleil. Ce projet est-il réaliste ?

    Voir aussi

    Les besoins énergétiques futurs des outils d'intelligence artificielle pourraient dépasser la consommation d'énergie des petits pays, selon une étude d'Alex de Vries

    Les datacenters dans l'espace sont-ils une bonne ou mauvaise idée ? Une étude de l'UE conclut que c'est réalisable, comme Microsoft avec son projet de centre de données sous-marins avant de l'abandonner

    Les craintes d'une bulle spéculative autour de l'IA émergent : Perplexity et OpenAI sont en tête de liste des startups que les investisseurs vendraient à découvert pour profiter du krach de la bulle de l'IA

  5. #5
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    Les superstructures déployées dans l'espace feront partie de notre avenir. Je n'en ai aucun doute. Mais à quel horizon ? Allez savoir.

    Elon Musk veut aller sur Mars et pour ça il travaille à l'augmentation des capacités et à la baisse des coûts de l'espace avec SpaceX (Falcon 9, Starship, Super Heavy, etc.). Actuellement, ces fusées (prévues pour être réutilisées souvent) trouvent leur utilité dans la création du réseau Starlink, qui nécessite de nombreux lancements. Mais après ça on se pose la question. Il n'est pas illusoire que de telles superstructures, nécessitant aussi de nombreux lancements, seraient de bons cas d'usage.

    La recherche avance sur le sujet et l'accès à l'espace rend la chose de plus en plus tangible.
    Site perso
    Recommandations pour débattre sainement

    Références récurrentes :
    The Cambridge Handbook of Expertise and Expert Performance
    L’Art d’avoir toujours raison (ou ce qu'il faut éviter pour pas que je vous saute à la gorge {^_^})

  6. #6
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    J'avoue que je suis très circonspect, il y a une infinité de problème qui font que ça parait difficilement rentable à l'échelle.

    Même en supposant que l'on fasse de gros progrès en matière d'accès à l'espace, avec des vaisseau comme le Starship, ou même si on se place dans de la pure SF avec un ascenseur orbital, les lois de la physique restent immuables ; il restera toujours une énorme dépense énergétique incompressible. Le simple fait de mettre un datacenter en orbite, risque de suffire à engloutir à lui tout seuls les bénéfices.

    Et ce n'est que le début des problèmes, ensuite va arriver le soucis du refroidissement. C'est déjà le premier problème des data-center sur terre, mais dans l'espace on est dans le vide, on ne peut pas compter sur un flux d'eau ou d'air pour évacuer la chaleur. Pour refroidir, on ne peut compter que sur la radiation naturelle, dont l'efficacité est anecdotique comparé aux méthode classiques.

    Après il va falloir rajouter le problème de la maintenance : ça a intérêt d'être fiable et de ne nécessiter aucune évolution, parce que là encore c'est quasi impossible de faire une intervention manuelle dans l'espace.

    Quand au recyclage, autant dire que tout ce qu'on y envoie est perdu.

  7. #7
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    Citation Envoyé par Mathis Lucas Voir le message
    Une étude de l'UE estime que l’approche est réalisable sur le plan technique, économique et écologique. Mais est-ce une bonne ou mauvaise idée ?
    Bon ben voilà, si l'effondrement n'a pas lieu d'ici là, si des milliers de milliards de dollars sont investis, dans 70 ans il y aura des centre de données dans l'espace.
    Peut-être que dans le futur des humains arriveront à installer une base pour lancer des projets dans l'espace.

  8. #8
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    Quel est votre avis sur le sujet ?
    Mon avis est que c'est la première fois que je mets un -1 à Matthieu Vergne.

    L'espace, les différents inconvénients ont déjà été évoqué plus haut, mais techniquement au niveau informatique pure il faut du débit, peu de latence donc orbite basse, ça va nous retomber sur la gueule, combien de lanceurs pour un datacenter, alors plusieurs, et en sachant que ce sera obsolète sous 10-15 ans le temps de les assembler il faudra envoyer une nouvelle génération, ensuite il va falloir les mettre en réseau. Non ce n'est même pas de la science-fiction mais une utopie, pour ne pas dire de la folie pure. Non franchement, on sait que Musk fume des joints mais bezos s'y est mis aussi apparemment.

  9. #9
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    C'est une idée de génie digne de Bill Gates ça ! C'est vrai après tout j'ai vraiment du mal à imaginer ce qui pourrait mal se passer !

  10. #10
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    Je rejoins Matthieu Vergne pour penser que dans le futur, on aura des superstructures dans l'espace , mais que ce sera un avenir lointain et éthéré de science-fiction.

    En effet, quel est l'intérêt ? Nous sommes des animaux irrémédiablement terrestres et l'espace n'a aucun intérêt . Il n'y a aucun des services écosystémiques de base tels que les conditions de pression température et radiations. La station spaciale internationale ne sert à rien, c'est juste un démonstrateur technologique et un projet politique pour apaiser la guerre froide. Pour tous les usages actuels de l'espace, envoyer des robots est plus rationnel (pour s'épargner les coûteux systèmes de maintien de la vie).
    Dans un futur imaginaire lointain, le seul intérêt de superstructures spatiales serait de construire des vaisseaux spatiaux, mais pour aller quelques part...

    Dans notre présent , les datacenters dans l'espace c'est mort, économiquement . Comme ça a déjà été dit, outre le refroidissement (le vide est un isolant...), on a juste le coût de l'électricité (les panneaux solaires ont un meilleur rendement dans l'espace, mais ça ne rentabilise pas le coût du lancement , et surtout les radiations . il y a les tempêtes solaires, et les rayons cosmiques. L'électronique spatiale est une version durcie très onéreuse. En effet, les radiations vont altérer les propriétés de la matière des composants, provoquer des courts-circuits , ou juste inverser les bits dans les mémoires (donc il faudra mettre des mémoires avec des circuits de correction d'erreurs, ou tripler les circuits pour corriger les erreurs de calcul par un vote de majorité ...).

    Bref, il est impossible que l' électronique durcie soit compétitive juste dans sa fabrication avec l'électronique de série terrestre.

  11. #11
    Inactif  

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    Citation Envoyé par Fagus Voir le message
    En effet, quel est l'intérêt ?
    Ils doivent être influencé par des choses de ce genre :
    Échelle de Kardachev - Catégories définies par Kardachev - Type II

    Les ressources sur une planète sont limitées, si la population augmente et/ou si les individus consomment de plus en plus de ressources, au bout d'un moment il n'y a plus de ressource et les individus meurent. (voir l'histoire du jour du dépassement qui arrive de plus en plus tôt dans l'année)
    Ou il faudrait qu'à l'échelle mondiale on limite les ressources que chaque individu peut consommer ainsi que le nombre d'individus vivant (contrôle des naissances + euthanasie des vieux et des handicapés)
    Ou il faudrait qu'un événement cataclysmique tuent des milliards d'humains, ce qui peut arriver. (c'est beaucoup plus probable que l'histoire de la décroissance choisie)

    Donc il y a des gens qui pensent que l’humanité doit exploiter d'autres planètes, ou lunes, ou astéroïdes, ou je ne sais pas quoi, pour continuer son développement.

    Quelque part des milliardaires essaient de faire en sorte que l'humanité soit vivante plus longtemps
    L'extinction est inévitable, tout a une fin.

  12. #12
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    Citation Envoyé par marsupial Voir le message
    Mon avis est que c'est la première fois que je mets un -1 à Matthieu Vergne.
    Ça m'arrive de temps en temps.
    Et si c'est sur un sujet spéculatif comme celui-là ça me va, on est tous dans le pari à ce niveau là.
    Mais la dernière décennie nous a montré de sacrés trucs avec le spatial (je recommande la chaine d'Hugo Lisoir pour ceux que ça intéresse) et l'IA (même en ignorant la majeure partie qui est du buzz/bullshit).

    Citation Envoyé par Fagus Voir le message
    Je rejoins Matthieu Vergne pour penser que dans le futur, on aura des superstructures dans l'espace , mais que ce sera un avenir lointain et éthéré de science-fiction.
    @marsupial faut le moinsser aussi
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    The Cambridge Handbook of Expertise and Expert Performance
    L’Art d’avoir toujours raison (ou ce qu'il faut éviter pour pas que je vous saute à la gorge {^_^})

  13. #13
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    Citation Envoyé par Matthieu Vergne Voir le message
    @marsupial faut le moinsser aussi
    Bah je l'ai lu entièrement et sa conception de la conquête spatiale rejoins la mienne donc pas de moins un. Un vaisseau spatial oui (avec la fusion) mais pas un datacenter, ou a fortiori plusieurs. Même a posteriori, l'espace est trop contraint. Peut-être sur une exoplanète le jour où on aura trouvé un moyen de parcourir des années-lumières, genre 500, distance à laquelle on en a découvert une nouvelle.
    Dernière modification par Invité ; 01/12/2025 à 15h10.

  14. #14
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    Citation Envoyé par Ryu2000 Voir le message
    Iainsi que le nombre d'individus vivant (contrôle des naissances + euthanasie des vieux et des handicapés)

    Tu t'es pas relu ou toi aussi t'avais fumé en écrivant une telle énormité ?

    C'est hors-sujet mais pour ta culture générale, on devrait connaître un pic de population mondiale à 10 milliards en 2080 avant un reflux qui mènera moins de 10 milliards d'êtres humains prévus en 2100. source ONU relayée par le figaro de 2023.
    estimation
    C'est vivre comme un occidental qui consume les ressources de la planète. Pour un ordre de grandeur, 10% de la population mondiale consomme autant que les 90% restant. Donc que la population en Europe et en Chine reflue n'est pas une mauvaise chose pour l'espèce humaine.
    Dernière modification par Invité ; 20/11/2025 à 17h08.

  15. #15
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    Tout ça fait penser au film de science-fiction culte, sous-estimé - « underrated » comme disent les anglophones, Outland :


    Outland | Official Trailer | 4K

    Arrow Video

    Outland (film) :

    Outland... Loin de la Terre (Outland) est un film de science-fiction américain écrit et réalisé par Peter Hyams et sorti en 1981. Il met en scène Sean Connery, Peter Boyle et Frances Sternhagen.

    Dans un futur lointain sur une colonie minière d'une lune de Jupiter, Io, un marshal fédéral enquête sur une série d'incidents et met au jour un trafic de drogue. Mais il met sa vie en danger et doit lutter pour survivre.

    Le film est tourné à la manière d'un western spatial et comporte des ressemblances thématiques avec Le train sifflera trois fois.

    (.../...)

    Analyse (par Olivier Parent du site FuturHebdo, le Média de nos futurs immédiats) :

    Western spatial, Outland est la figuration des interactions humaines dans le cadre d'une exploitation des ressources spatiales qui se trouveraient principalement pilotées par des entreprises privées, qui, elles, se soucieraient davantage de rentabilité que de bien-être de leurs salariés... On est loin d'une Responsabilité sociétale des entreprises (RSE) appliquée à l'industrie dans l'espace.
    https://www.imdb.com/fr/title/tt0082869/
    Outland... Loin de la Terre (1981) - IMDb

    Titre original : Outland
    1981 - Tous publics - 1h 49min

    https://www.themoviedb.org/movie/105...language=fr-FR
    Outland… Loin de la Terre (1981) — The Movie Database (TMDB)
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  16. #16
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    Quand on n'envoie que de la machinerie, une grosse partie des problèmes d'une station spatiale ne se pose pas. Pour des data-center, pas besoin de toute la logistique nécessaire a garder les humains en vie. Il n'y a même pas besoin de pressuriser le vaisseau.
    Les techniciens devant intervenir sur le matériel vont apprécier. Ou alors il faut envoyer des serveurs jetables.
    Ma page sur developpez.com : http://chrtophe.developpez.com/ (avec mes articles)
    Mon article sur le P2V, mon article sur le cloud
    Consultez nos FAQ : Windows, Linux, Virtualisation

  17. #17
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    Par défaut Google prévoyait de déployer dans l'espace des centres de données alimentés par l'énergie solaire
    Sundar Pichai, PDG de Google, a annoncé que l'entreprise prévoyait de déployer dans l'espace des centres de données alimentés par l'énergie solaire dans le cadre du « Projet Suncatcher » dès 2027

    Le PDG de Google, Sundar Pichai, a dévoilé le projet Suncather, un plan visant à construire des centres de données compacts par satellite alimentés par l'énergie solaire directe. L'entreprise vise à déployer ses TPU en orbite d'ici 2027, Pichai suggérant avec humour qu'ils pourraient rencontrer la Tesla Roadster en orbite. Cette initiative ambitieuse répond à la croissance exponentielle des besoins futurs en puissance de calcul.

    Elon Musk, PDG de Tesla, Jeff Bezos, ancien PDG d'Amazon, et Sundar Pichai, PDG d'Alphabet, ont chacun évoqué la construction de centres de données lunaires et orbitaux pour les charges de travail de l'IA afin de tirer parti de l'énergie solaire constante et de contourner les réglementations. Selon eux, les centres de données spatiaux pourraient réduire la consommation d’électricité et d’eau sur Terre. Le vide spatial peut servir de « grand dissipateur de chaleur », ce qui pourrait être avantageux pour ces gros serveurs. Une étude de l'UE estime que l’approche est réalisable sur le plan technique, économique et écologique. Mais est-ce une bonne ou une mauvaise idée ?

    Dans ce contexte, Sundar Pichai, PDG de Google, a récemment évoqué l'ambitieux projet Suncatcher, qui vise à construire des centres de données compacts par satellite dans l'espace. L'initiative vise à exploiter l'énergie solaire directe pour alimenter ces centres, réduisant ainsi considérablement la pression exercée sur les réseaux électriques de la Terre. Pichai a fixé une étape clé en interne : le déploiement des Tensor Processing Units (TPU) de l'entreprise en orbite d'ici à 2027.

    Le PDG a indiqué que cette vision n'est pas simplement théorique, mais qu'elle est liée à des objectifs technologiques spécifiques et échelonnés : « Ainsi, en 2027, avec un peu de chance, nous aurons une TPU quelque part dans l'espace », a déclaré Pichai. Il a conclu son exemple sur une note légère en mentionnant la Tesla Roadster, la voiture rouge cerise célèbrement lancée dans l'espace à bord de la fusée SpaceX Falcon Heavy d'Elon Musk en 2018 : « Peut-être que nous rencontrerons une Tesla Roadster qui se promène là-bas aussi. »


    Tout en reconnaissant que le concept « paraît fou aujourd'hui », Sundar Pichai a défendu cette initiative ambitieuse en arguant qu'elle est indispensable pour répondre aux besoins immenses et exponentiels de la puissance de calcul future. « Je réfléchis constamment dans cette perspective à long terme. Le projet Suncatcher, annoncé il y a deux semaines, en est un bon exemple : nous prévoyons de construire des centres de données dans l'espace. C'est un projet évidemment ambitieux. Certains aspects peuvent paraître fous aujourd'hui », a-t-il déclaré.

    Pichai a souligné que la stratégie de Google repose sur une vision à long terme et une approche progressive à partir d'objectifs colossaux. Pour le projet Suncatcher, la justification réside dans la prévision des besoins de traitement de la prochaine génération d'IA. « Quand on prend du recul et qu'on imagine la puissance de calcul dont nous aurons besoin, tout devient clair », a déclaré Pichai, ajoutant : « C'est une question de temps. Comment progresser ? En procédant par étapes, en définissant 27 jalons, et en se lançant. »

    L'idée de Google est axée sur l'abondance et l'efficacité énergétiques. L'entreprise a déclaré que le Soleil émet plus de 100 000 milliards de fois la production totale d'électricité de l'humanité, ce qui en fait la source d'énergie ultime de notre système solaire. Mais un ancien scientifique de la NASA affirme que c'est « une idée absolument catastrophique qui n'a vraiment aucun sens ». Il a déclaré que les centres de données spatiaux ne sont pas pratiques en raison d'une production d'électricité insuffisante, de problèmes complexes de régulation thermique et des effets néfastes des rayonnements sur les composants électroniques.

    Source : Sundar Pichai, PDG de Google

    Et vous ?

    Pensez-vous que cette déclaration est crédible ou pertinente ?
    Quel est votre avis sur le sujet ?

    Voir aussi :

    Google déclare que le traitement d'un prompt par son IA Gemini consomme désormais l'équivalent de 9 secondes de télévision et 5 gouttes d'eau, mais les experts affirment que ces chiffres sont sous-estimés

    Les datacenters dans l'espace sont-ils une bonne ou mauvaise idée ? Une étude de l'UE conclut que c'est réalisable, comme Microsoft avec son projet de centre de données sous-marins avant de l'abandonner

    Plus d'un million de satellites orbiteraient bientôt autour de notre planète. Les scientifiques craignent que les "méga-constellations" n'entraînent une pollution lumineuse et des accidents spatiaux
    Publication de communiqués de presse en informatique. Contribuez au club : corrections, suggestions, critiques, ... Contactez le service news et Rédigez des actualités

  18. #18
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    Par défaut Elon Musk promeut activement les centres de données dans l'espace via Starlink et Starship de SpaceX
    Elon Musk promeut activement les centres de données dans l'espace via Starlink et Starship de SpaceX, promettant un calcul IA efficace grâce à l'énergie solaire et une faible latence

    Elon Musk intensifie ses efforts pour promouvoir les centres de données dans l'espace grâce à Starlink et Starship de SpaceX, présentant l'informatique orbitale comme comme une véritable révolution pour l'intelligence artificielle (IA) et la connectivité mondiale. Grâce au réseau satellitaire Starlink et au système de lancement Starship, le PDG de SpaceX affirme que les infrastructures alimentées à l'énergie solaire en orbite pourraient permettre un calcul IA plus efficace et à faible latence. Cette démarche intervient dans un contexte de concurrence croissante de la part de rivaux tels que Blue Origin, alors que des spéculations entourent le financement d'une future introduction en bourse de SpaceX.

    L’idée de construire des infrastructures orbitales d'IA n’est pas nouvelle et va bien au-delà du seul cadre de SpaceX. Récemment, plusieurs personnalités influentes du secteur technologique, dont Elon Musk, Sundar Pichai, PDG d'Alphabet, et Jeff Bezos, ancien PDG d'Amazon, ont évoqué la possibilité d'installer des centres de données dans l'espace pour les charges de travail d'IA. Ces infrastructures seraient alimentées en énergie solaire de manière permanente et permettraient de contourner les contraintes réglementaires et environnementales terrestres. Une approche qui semble techniquement envisageable selon certaines études de l'Union européenne.

    Elon Reeve Musk est un homme d'affaires et entrepreneur connu pour diriger la société spatiale SpaceX et la société automobile Tesla, Inc. Il est également propriétaire de X Corp, la société qui exploite la plateforme de médias sociaux X (anciennement Twitter), et a participé à la création de The Boring Company, xAI, Neuralink et OpenAI. Elon Musk est la personne la plus riche au monde depuis 2021 ; en octobre 2025, Forbes estimait sa fortune à environ 500 milliards de dollars.

    Elon Musk n'a jamais été du genre à reculer devant les visions audacieuses, mais sa récente série de commentaires sur le déploiement de centres de données dans l'espace marque un changement notable dans son discours public. Au cours des dernières semaines, le PDG de SpaceX s'est exprimé sur les réseaux sociaux et dans des interviews pour défendre l'idée d'une infrastructure informatique orbitale, la présentant comme un élément révolutionnaire pour l'IA et la connectivité mondiale. Cette vague de rhétorique coïncide avec l'intérêt croissant des géants de la technologie pour les solutions extraterrestres visant à répondre aux besoins croissants de la Terre en matière de données, sous l'impulsion de la croissance explosive des modèles d'IA qui nécessitent une puissance de calcul immense.


    L'enthousiasme d'Elon Musk n'est pas isolé. Des rapports indiquent que des concurrents tels que Blue Origin, dirigé par Jeff Bezos, explorent également des concepts similaires, transformant ce qui relevait autrefois de la science-fiction en une nouvelle frontière potentielle pour l'industrie. Selon un article récent publié dans The Information, les déclarations amplifiées d'Elon Musk sur les centres de données dans l'espace pourraient découler d'un positionnement stratégique dans le cadre des plans ambitieux de SpaceX, notamment une introduction en bourse prévue. L'article suggère que des personnalités éminentes du monde de la technologie semblent se faire écho sur ce sujet, ce qui soulève des questions quant à une campagne de promotion coordonnée ou à une véritable convergence en matière d'innovation.

    Au cœur de l'argumentaire d'Elon Musk se trouve la promesse d'une efficacité inégalée. En plaçant des centres de données en orbite, les entreprises pourraient tirer parti de l'énergie solaire abondante, réduire la latence grâce aux réseaux satellitaires et échapper aux contraintes terrestres liées au terrain, aux réseaux électriques et aux réglementations environnementales. Musk a déclaré publiquement sur X que la mise à l'échelle des satellites V3 de Starlink pourrait constituer l'épine dorsale de tels systèmes, offrant potentiellement des débits de plusieurs gigabits avec des délais minimaux. Cela s'inscrit dans la tendance générale du secteur, où la formation de l'IA, très gourmande en énergie, repousse les limites des infrastructures terrestres.

    Les fondements technologiques prennent forme

    La constellation Starlink de SpaceX, qui est déjà le plus grand réseau satellitaire au monde, offre une plateforme prête à l'emploi pour cette évolution. Elon Musk a souligné que les satellites V3 de nouvelle génération, dont le lancement est prévu à bord de la fusée Starship, pourraient être « mis à l'échelle » pour prendre en charge les fonctions des centres de données. Musk a affirmé que ces satellites, équipés de liaisons laser à haut débit, permettraient l'informatique orbitale d'ici début 2026, en supposant que le développement de Starship se poursuive comme prévu. Cet optimisme repose sur la capacité de Starship à déployer des dizaines de ces satellites plus grands par lancement, un exploit qui pourrait réduire considérablement les coûts.

    Au-delà de SpaceX, d'autres acteurs mènent des efforts parallèles. Starcloud, soutenu par Nvidia, a récemment fait la une des journaux en formant le premier modèle d'IA dans l'espace à bord de son satellite Starcloud-1, qui utilise le modèle Gemma de Google. Cette avancée majeure démontre la faisabilité du traitement orbital de l'IA, qui permet d'affiner les modèles dans l'espace et de renvoyer les résultats vers la Terre. Ces développements soulignent le potentiel des systèmes basés dans l'espace pour traiter les « flux binaires » générés par l'IA de manière plus efficace que les alternatives terrestres.

    Les publications d'Elon Musk sur X soulignent les avantages en termes de latence, soulignant que la lumière se déplace plus rapidement dans le vide que dans la fibre optique, ce qui pourrait réduire les délais globaux à moins de 10 millisecondes. Il envisage des orbites héliosynchrones pour une énergie solaire constante, permettant aux satellites de générer plus de 100 kilowatts s'ils sont optimisés. Il ne s'agit pas là de simples spéculations : SpaceX exploite déjà plus de satellites que le reste du monde réuni, ce qui lui confère un avantage considérable en termes d'expertise de déploiement.

    Pressions concurrentielles et dynamique du marché

    La rivalité avec Jeff Bezos ajoute de l'intrigue à la campagne médiatique menée par Elon Musk. Blue Origin serait en train de développer sa propre technologie de centre de données orbital, Bezos prédisant que les installations dans l'espace dépasseront les serveurs terrestres en termes de performances d'ici quelques décennies. Cette rivalité est présentée comme une course spatiale acharnée, dans laquelle les deux milliardaires lèvent les yeux vers le ciel pour résoudre la crise énergétique de l'IA. Les commentaires de Musk pourraient être une attaque préventive, d'autant plus que SpaceX se prépare à une éventuelle introduction en bourse en 2026, avec pour objectif une valorisation de 1 500 milliards de dollars.

    Les motivations financières occupent une place prépondérante. Plusieurs rapports suggèrent que l'introduction en bourse pourrait financer ces ambitions orbitales, Elon Musk ayant confirmé sur les réseaux sociaux que les recettes serviraient à soutenir les centres de données dans l'espace. Cela intervient alors que les grandes entreprises technologiques se tournent vers l'espace, comme en témoigne le projet Suncatcher d'Alphabet, qui explore les infrastructures orbitales d'IA. Le bulletin d'information d'ARK Invest, dans son numéro 487, examine comment de tels projets pourraient augmenter de manière exponentielle la puissance de calcul, les plans de SpaceX complétant les efforts de Nvidia et d'autres entreprises.

    Les détracteurs remettent toutefois en question les délais et les risques. Starship en est encore au stade du prototype, et les centres de données orbitaux sont confrontés à des obstacles tels que la gestion thermique dans le vide et la vulnérabilité aux débris spatiaux. Les publications d'Elon Musk sur X reconnaissent la nécessité d'améliorations radicales des fusées pour rendre ce projet viable, ce qui rejoint son objectif de longue date d'une vie multiplanétaire. Pourtant, les avantages potentiels sont immenses : l'énergie solaire infinie pourrait alimenter l'IA à des échelles impossibles sur Terre, où les centres de données consomment déjà d'énormes quantités d'électricité.

    Implications stratégiques pour l'IA et la connectivité

    La vision d'Elon Musk va au-delà du matériel informatique et touche à l'impact sociétal. Il affirme que l'informatique orbitale sera « le moyen le moins coûteux de générer des flux binaires d'IA » d'ici trois ans, dépassant la croissance terrestre. Cela pourrait démocratiser l'accès à l'IA, en particulier dans les régions mal desservies. Par exemple, Starlink a déjà connecté des écoles et des hôpitaux en Afrique, comme l'a souligné Musk sur X, ce qui pourrait sortir des millions de personnes de la pauvreté grâce à un accès Internet fiable. L'extension aux centres de données pourrait amplifier ce phénomène, en permettant des applications d'IA en temps réel dans des zones reculées sans investissements massifs dans les infrastructures.

    L'intégration des capacités de connexion directe aux téléphones portables de Starlink ajoute une autre dimension. Elon Musk a annoncé l'achèvement de la première constellation de ce type, offrant 10 mégabits par faisceau à des téléphones non modifiés situés dans des endroits isolés. Les futures itérations promettent une bande passante plus élevée, alliant connectivité et informatique. Selon Elon Musk, cela pourrait transformer les activités spatiales, de l'assemblage autonome aux vastes panneaux solaires.

    Les experts du secteur considèrent cela comme un tournant décisif. L'IA nécessitant toujours plus d'énergie (selon les projections, les centres de données pourraient consommer 8 % de l'électricité américaine d'ici 2030), l'espace offre une alternative durable. En mettant l'accent sur le soleil comme « réacteur à fusion gratuit », Elon Musk critique les efforts de fusion sur Terre et prône la création de fermes solaires orbitales capables de retransmettre efficacement l'énergie ou les données.

    Défis et évolutions générales du secteur

    Malgré l'engouement suscité par ce projet, les obstacles techniques restent considérables. Le déploiement et la maintenance de centres de données orbitaux nécessitent des avancées en matière de robotique pour l'assemblage et la réparation, ainsi qu'une cybersécurité robuste contre les rayonnements cosmiques et les piratages potentiels. Les commentaires d'Elon Musk sur les usines lunaires et les propulseurs de masse laissent entrevoir des projets encore plus ambitieux, comme la production d'énergie à l'échelle du térawatt, mais ceux-ci ne verront pas le jour avant plusieurs années.

    Par ailleurs, la concurrence ne se limite pas à Jeff Bezos ; des start-ups comme Starcloud valident leurs concepts avec le soutien de Nvidia, en formant des modèles en orbite afin de contourner les limites énergétiques de la Terre. Des rapports mettent en évidence la rivalité entre milliardaires, mais une participation plus large suggère un domaine en pleine maturation. L'avance de SpaceX en termes de nombre de satellites lui confère une position favorable, mais des obstacles réglementaires, tels que les traités spatiaux internationaux, pourraient compliquer les déploiements.

    L'intérêt soudain d'Elon Musk pourrait également être lié à ses ambitions martiennes. Les analystes soulignent que les risques liés à l'introduction en bourse sont amplifiés par ces objectifs extraterrestres, qui mettent en balance la stabilité des revenus de Starlink et les projets spéculatifs. Les investisseurs doivent peser le pour et le contre entre l'attrait de la domination orbitale et les incertitudes liées à la mise en œuvre.

    La promesse technologique d'une informatique orbitale à grande échelle suscite en outre de vives réserves au sein de la communauté scientifique. Un ancien scientifique de l'agence spatiale américaine estime en effet que les centres de données dans l'espace sont « une idée absolument catastrophique qui n'a vraiment aucun sens ». Selon l'expert, ces installations se heurtent à des obstacles majeurs, comme une production électrique insuffisante, des défis complexes de régulation thermique ou encore l'exposition des composants électroniques aux rayonnements.

    « Les centres de données dans l'espace sont une idée catastrophique, horrible et mauvaise. Ils ne fonctionneront pas », a déclaré l'ancien spécialiste en électronique spatiale de la NASA.

    Source : The Information

    Et vous ?

    Quel est votre avis sur le sujet ?
    Trouvez-vous cette initiative d'Elon Musk pertinente et cohérente ?

    Voir aussi :


    Les datacenters dans l'espace sont-ils une bonne ou mauvaise idée ? Une étude de l'UE conclut que c'est réalisable comme Microsoft avec son projet de centre de données sous-marins avant de l'abandonner

    Les GPU H100 de Nvidia s'envolent vers l'espace : Crusoe et Starcloud sont les pionniers des centres de données cloud alimentés par l'énergie solaire et basés dans l'espace
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  19. #19
    Membre prolifique Avatar de Jon Shannow
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  20. #20
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    Enfin il faut lui reconnaitre que c'est celui qui a le meilleur atout dans sa manche pour que ça arrive. Le Starship est en théorie l'outil idéal pour réduire le coup de la tonne en orbite et enchaîner rapidement les lancements. Pour le coup c'est pas étonnant qu'il soutienne ça, il y serait probablement le premier gagnant.
    Maintenant reste à voir si c'est possible de résoudre tous les autres problème pour rendre ça rentable. Pour le moment j'ai plus qu'un doute.

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