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  1. #1
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    Cela entraînerait une perte irrémédiable de métaux précieux et critiques, tels que le palladium et le cuivre, qui ne pourraient plus être recyclés sur Terre. De plus, la combustion de ces engins dans l'atmosphère risque de libérer des contaminants nocifs capables de dégrader la couche d'ozone.[/B]
    On est déjà mal barrés avec le plomb ou mercure (poissons), le cadmium (chocolat, céréales), ils vont rajouter de l'aluminium, du thallium, ... tous très nocifs !

  2. #2
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    L'absence de responsabilité environnementale et légale
    Manifestement l'humain n'a plus de conscience...

  3. #3
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    Par défaut Google lancera le 1er octobre le premier test orbital d’un centre de données IA
    SpaceX lancera le 1er octobre le premier test orbital d'un centre de données IA de Google, le projet « Suncatcher » prévoit le premier test en orbite de quatre TPU, avec des sessions limitées

    Google a annoncé être prête à lancer son premier satellite expérimental dans le cadre du « projet Suncatcher » le 1er octobre, marquant ainsi une étape importante vers son objectif de construire des centres de données IA orbitaux alimentés par un ensoleillement quasi constant. Ce satellite de la taille d’un réfrigérateur, baptisé MVP, embarquera quatre unités de traitement Tensor (TPU) sur mesure développées par Google et sera lancé à bord d’une fusée Falcon 9 de SpaceX dans le cadre de la mission de partage de charge Transporter-18. La mission permettra d'évaluer la résistance des TPU de Google aux forces de lancement, aux rayonnements et aux extrêmes thermiques. Le satellite utilisera des modèles Gemini à des fins de test.

    En décembre 2025, le PDG de Google, Sundar Pichai, a dévoilé le projet Suncather, un plan visant à construire des centres de données compacts par satellite alimentés par l'énergie solaire directe. L'entreprise vise à déployer ses TPU en orbite d'ici 2027, Pichai suggérant avec humour qu'ils pourraient rencontrer la Tesla Roadster en orbite. Tout en reconnaissant que le concept « paraît fou aujourd'hui », Sundar Pichai a défendu cette initiative ambitieuse en arguant qu'elle est indispensable pour répondre aux besoins immenses et exponentiels de la puissance de calcul future.

    Récememnt, Google a annoncé être prête à lancer son premier satellite expérimental dans le cadre du « projet Suncatcher » le 1er octobre, marquant ainsi une étape importante vers son objectif de construire des centres de données IA orbitaux alimentés par un ensoleillement quasi constant. Ce satellite de la taille d’un réfrigérateur, baptisé MVP, embarquera quatre unités de traitement Tensor (TPU) sur mesure développées par Google et sera lancé à bord d’une fusée Falcon 9 de SpaceX dans le cadre de la mission de partage de charge Transporter-18. L'engin spatial a été construit en partenariat avec la société d'imagerie satellite Planet Labs.

    Annoncé l'année dernière, le projet Suncatcher vise à déterminer si l'espace peut accueillir une infrastructure d'apprentissage automatique évolutive. En orbite terrestre basse, les satellites peuvent capter jusqu'à huit fois plus d'énergie solaire que sur Terre, ce qui pourrait permettre de contourner les contraintes énergétiques auxquelles sont confrontés les centres de données terrestres.

    La mission permettra d'évaluer la résistance des TPU de Google aux forces de lancement, aux rayonnements et aux extrêmes thermiques. Google a indiqué que ses TPU Trillium avaient bien résisté aux essais au sol, supportant des doses de rayonnement supérieures à celles auxquelles ils seraient exposés au cours d’une mission spatiale de cinq ans. Le refroidissement reste toutefois un défi majeur. Dans l’espace, il n’y a pas de circulation d’air ; la chaleur doit être dissipée par des radiateurs. La conception de Google combine des caloducs et des radiateurs, mais le système ne peut fonctionner que par intervalles d’environ 15 minutes avant que les TPU ne doivent s’arrêter pour laisser les radiateurs rattraper leur retard.

    Le satellite utilisera des modèles Gemini à des fins de test. Les futures conceptions prévoient des grappes de satellites embarquant chacun des dizaines de TPU, communiquant via des lasers à large bande passante. Google prévoit de lancer deux satellites en 2027 pour tester ces liaisons laser. Les experts soulignent que ce concept est encore loin d’être commercialement viable en raison des coûts de lancement élevés et des contraintes techniques. Google a insisté sur le fait que la première mission vise à collecter des données ainsi qu’à repérer et identifier les points de défaillance, et non à présenter un centre de données orbital opérationnel.

    Les milliardaires de la technologie rêvent de transférer les centres de données IA en orbite pour pallier les limites énergétiques terrestres. Les experts dénoncent une idée irréaliste, pointant du doigt des défis techniques insurmontables tels que le refroidissement thermique extrême et la protection contre les débris spatiaux. La masse colossale de ces structures dépasserait de loin les capacités de lancement historiques actuelles. De plus, les particules ionisantes présentes dans l'espace risqueraient de corrompre gravement les calculs, provoquant des erreurs informatiques majeures. Selon un ancien ingénieur de la NASA, il s'agit d'une idée catastrophique.


    Voici l'annonce de Google :

    Dans les coulisses du projet Suncatcher, notre projet ambitieux visant à déployer l’IA dans l’espace

    Après des années de recherche, le projet Suncatcher s’apprête à mener son premier test en orbite, avec le lancement d’un prototype de satellite destiné à évaluer les performances des unités de traitement Tensor (TPU) de Google dans l’espace.

    Annoncé l’année dernière, le projet Suncatcher est un projet de recherche ambitieux à long terme visant à déterminer si l’espace pourrait un jour accueillir une infrastructure d’apprentissage automatique évolutive. En orbite terrestre basse, les satellites bénéficient d’un ensoleillement quasi constant, ce qui leur permet de produire jusqu’à huit fois plus d’énergie solaire que sur Terre. À terme, il pourrait être possible de relier entre elles plusieurs constellations de satellites, leur permettant ainsi de gérer des charges de travail d’IA plus importantes depuis leur orbite.

    Les grandes avancées naissent lorsque l’on part de l’objectif final pour remonter en amont. Dans notre cas, il s’agit de garantir que les avantages considérables de l’IA dans des domaines clés, de la santé aux découvertes scientifiques, puissent profiter à tous, loin dans l’avenir. Tout comme les premières recherches sur la conduite autonome et l’informatique quantique ont nécessité des années d’expérimentation avant d’aboutir à des systèmes opérationnels, l’exploration du calcul dans l’espace commence par des étapes mesurées et réfléchies.

    Pour concrétiser cette idée, il faut commencer par se poser une question fondamentale : notre matériel d’IA peut-il fonctionner dans l’espace ? Cette mission initiale, embarquée à bord de la prochaine mission de partage de charge Transporter-18 avec SpaceX, a été développée en partenariat avec Planet. Elle est conçue pour recueillir des données en orbite sur la manière dont nos TPU gèrent les contraintes physiques du vol spatial ainsi que les rayonnements et les conditions thermiques extrêmes de l’espace.

    Alors que nous nous préparons à un premier lancement d’essai et que nous travaillons à la réalisation de notre prochaine étape importante en 2027, l’équipe du projet Suncatcher a évoqué ce que nous espérons apprendre et les obstacles techniques à surmonter dans une nouvelle série de vidéos explorant les aspects scientifiques de la mission.

    Survie du matériel


    Un voyage en fusée vers l’orbite terrestre basse dure environ 10 minutes, pendant lesquelles le vaisseau spatial subit des vibrations intenses et des accélérations soutenues pouvant atteindre 10 fois la force de gravité, ou force g. Certains composants, tels que les puces TPU, peuvent être soumis à des forces encore plus importantes, allant jusqu’à 50 à 100 g. L’équipe a réalisé des essais de vibration en secouant violemment le satellite sur les trois axes afin de reproduire les fréquences d’un lancement de fusée. Ce genre de tests se déroule rarement comme prévu ; nous avons donc été agréablement surpris de constater que le matériel avait résisté à ces forces.

    Une fois que les puces TPU sont dans l’espace, le niveau de rayonnement à l’extérieur de l’atmosphère terrestre représente un autre défi à surmonter. Les événements solaires et les rayons cosmiques peuvent causer des ravages sur les composants électroniques ; notre équipe a donc testé les TPU dans une installation de faisceaux de protons au Crocker Nuclear Laboratory de l’université de Californie à Davis, tout en exécutant des charges de travail d’IA. Au cours du test, nous avons surveillé de près l’impact d’erreurs, telles que les inversions de bits, sur nos charges de travail. Les premiers résultats ont montré que nos TPU Trillium résistent remarquablement bien et peuvent supporter une dose ionisante totale supérieure à celle qu’ils recevraient au cours d’une mission spatiale de cinq ans.

    Mais certains aspects ne peuvent être testés que dans l’espace. La mise en orbite de nos premiers TPU la semaine prochaine nous permettra de recueillir des données et des enseignements utiles pour les futurs lancements.

    Le refroidissement dans l’espace


    Le refroidissement des centres de données orbitaux constitue un défi de recherche crucial. Les TPU génèrent une grande quantité de chaleur dans un espace restreint, qui doit être dissipée en toute sécurité, sans quoi les puces risquent de surchauffer. Or, dans l’espace, il n’y a pas de circulation d’air. Dans le vide, la chaleur ne peut être dissipée que par des radiateurs, ce qui nécessite une approche totalement différente du refroidissement des composants électroniques.

    Nous travaillons actuellement sur plusieurs approches différentes, notamment une combinaison de caloducs et de radiateurs pour refroidir les puces. Jusqu’à présent, notre équipe a testé cette technologie dans une chambre thermique sous vide qui simule à la fois l’environnement thermique et le vide de l’espace. Nous verrons comment notre nouveau système de refroidissement des TPU fonctionne dans l’espace et affinerons nos conceptions au fur et à mesure de nos découvertes.

    Interconnectivité des satellites


    Les futurs modèles de nos satellites embarqueront chacun des dizaines de puces TPU et orbiteront autour de la Terre en grappes. Pour maintenir la bande passante nécessaire au traitement de l’IA, chaque satellite doit connaître à la fois sa propre position et sa position par rapport à ses voisins. Pour ce faire, les satellites communiqueront par laser.

    Cette technologie existe déjà dans l’espace, mais la plupart des systèmes de pointe sont optimisés pour une faible bande passante sur de longues distances, alors que nos lasers doivent fonctionner avec une bande passante très élevée sur des distances extrêmement courtes. Maintenir la connexion nécessaire exige une précision extraordinaire, comparable à celle requise pour atteindre une cible de la taille d’une pièce de monnaie à plusieurs miles de distance, alors que les deux points sont en mouvement. Nous testerons nos travaux à ce sujet en 2027, lorsque nous mettrons deux satellites en orbite.

    Ce n’est qu’un début

    L’exploration de l’espace en tant que site viable pour des calculs d’IA évolutifs ne se fera pas du jour au lendemain. Elle nécessite un travail d’ingénierie méthodique, qui commence par démontrer que notre matériel est capable de faire face aux réalités physiques et imprévisibles d’un fonctionnement en orbite. Ce premier lancement a pour but de déterminer ce qui fonctionne, d’identifier les points de défaillance et d’appliquer ces conclusions aux futures missions.

    Chaque technologie révolutionnaire que nous avons développée chez Google a commencé par un objectif audacieux — et par la rigueur nécessaire pour travailler à rebours afin de résoudre les problèmes complexes rencontrés tout au long du parcours. Alors que notre dernier projet ambitieux se dirige vers la rampe de lancement, notre équipe est ravie de partager ce que nous apprenons et les avancées scientifiques qui font progresser ce travail.

    Source : Annonce de Google

    Et vous ?

    Pensez-vous que cette annonce est crédible ou pertinente ?
    Quel est votre avis sur le sujet ?

    Voir aussi :

    Google versera 920 millions $ par mois à SpaceX pour des services de calcul en IA et accéder à 110 000 GPU Nvidia: Musk transforme un centre de données construit pour Grok en véritable mine d'or

    Les centres de données orbitaux dédiés à l'IA et au cloud de SpaceX donneraient naissance à une nouvelle catégorie de déchets électroniques, et entraînerait la perte irrémédiable de métaux précieux

    La FCC reconnaît enfin que les projets de centres de données orbitaux nécessitent une évaluation environnementale. Dans l'intervalle, plusieurs organisations réclament un moratoire sur les lancements
    Publication de communiqués de presse en informatique. Contribuez au club : corrections, suggestions, critiques, ... Contactez le service news et Rédigez des actualités

  4. #4
    Chroniqueur Actualités

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    Par défaut Google a lancé les tests d'un centre de données orbital dédié à l'IA, mais doit faire face à des défis majeurs
    Google teste un centre de données IA en orbite. Le projet doit résoudre la dissipation thermique dans l'espace et réduire les coûts de maintenance pour prouver sa viabilité
    ce dont les experts doutent

    Google a lancé les tests d'un centre de données orbital dédié à l'IA à travers l'initiative « Suncatcher ». Un satellite prototype de la taille d'un réfrigérateur, développé en partenariat avec Planet Labs et transporté par une fusée SpaceX, a été mis en orbite pour évaluer la résistance de puces Tensor Processing Units (TPU) face aux radiations et aux températures extrêmes. Malgré les promesses, cette technologie soulève des défis techniques majeurs, notamment la gestion de la dissipation thermique dans le vide spatial et les coûts élevés de maintenance. Selon un ancien scientifique de la NASA, les centres de données orbitaux sont une idée catastrophique.

    Google a lancé le projet « Suncatcher », une initiative de recherche à long terme visant à installer des centres de données d'IA en orbite terrestre pour exploiter l'énergie solaire illimitée. Face à l'explosion de la demande en capacité d'apprentissage automatique et aux oppositions croissantes des communautés locales contre l'implantation de centres terrestres gourmands en électricité, l'espace offre une source d'énergie abondante et constante.

    Comme le souligne Travis Beals, responsable du projet chez Google, « le soleil produit presque toute l'énergie de notre système solaire » et cette initiative vise à exploiter cette ressource pour alimenter le calcul informatique dédié à l'IA. Pour valider ce concept, Google s'est associé à la société Planet Labs afin de concevoir un prototype de satellite de la taille d'un réfrigérateur capable de tester la résistance des puces aux contraintes spatiales.

    « La Lune est un cadeau de l'univers », a déclaré Jeff Bezos en évoquant les avantages de l'utilisation de la Lune comme base pour lancer des projets dans l'espace. L'idée est digne d'un film de science-fiction, mais elle est de plus en plus plébiscitée. Quant à savoir si elle est réalisable, c'est une tout autre histoire.

    « L’espace sera l’endroit le moins coûteux pour déployer l’IA, et ce sera le cas d’ici deux ans, trois au plus tard », a déclaré Elon Musk, fondateur de SpaceX, lors du Forum économique mondial de Davos en janvier, alors que son entreprise s’apprêtait à entrer en bourse. Il juge ce projet plus respectueux de l'environnement. Il a introduit SpaceX en bourse sur la base de ces promesses, bien que des critiques considèrent l'idée comme non viable.

    Le premier prototype et le défi de la dissipation thermique

    Cette idée emballe les milliardaires de la technologie, mais les spécialistes sont sceptiques. Brian McManus, ingénieur aéronautique, critique particulièrement Starcloud, une entreprise qui a levé 170 millions de dollars. L'expert a déclaré : « il semble vraiment que n'importe qui avec quelques rendus et un livre blanc rédigé par quelqu'un gonflé à bloc par une IA trop complaisante puisse obtenir un financement par capital-risque de nos jours ».


    Transporté en orbite par une fusée de SpaceX, ce satellite embarque quatre puces spécialisées conçues par Google, appelées Tensor Processing Units (TPU). L'objectif principal de cette initiative de Google est de prouver qu'une TPU peut fonctionner dans l'espace sous une alimentation continue d'un kilowatt.

    En raison de contraintes liées à la gestion thermique, ces puces exécuteront une version du modèle à poids ouverts Gemma de Google par sessions de quinze minutes afin d'éviter la surchauffe. Dans un article de blogue, l'entreprise a indiqué que cette mission permettra d’évaluer « la manière dont les TPU gèrent les contraintes physiques du vol spatial ainsi que les rayonnements et les conditions thermiques extrêmes imposées par l'espace ».

    Brandon Lucia, professeur d’ingénierie électrique et informatique à l’université Carnegie Mellon, a déclaré que l’idée semblait « tout droit sortie d’un film de science-fiction », mais qu’une grande partie de la technologie avait déjà fait ses preuves au niveau de la recherche. Brandon Lucia explique que « la dissipation thermique constitue un obstacle majeur », car le vide spatial ne permet pas d'utiliser l'air ou l'eau pour refroidir les composants.

    Google affirme travailler sur la question du refroidissement

    Google a qualifié le refroidissement des puces de « défi de recherche crucial » et a présenté des approches sur lesquelles la société travaille, notamment l’utilisation d’une combinaison de tuyaux et de radiateurs pour évacuer la chaleur des puces. D'après Travis Beal, les radiateurs comptent parmi les composants les plus lourds de la mission actuelle, ce qui constitue un inconvénient, car les objets plus lourds coûtent beaucoup plus cher à lancer.

    Il a déclaré que son équipe cherche des moyens de refroidir les puces plus efficacement. En outre, il existe des questions majeures concernant la maintenance. Lorsqu’une puce tombe en panne dans un centre de données terrestre, ou qu’un dysfonctionnement survient, un technicien peut se rendre sur place pour la réparer. Selon les spécialistes, cela s'avère infiniment plus complexe et coûteux lorsque le centre de données tourne dans l'espace.

    Les ambitions de Starcloud en matière d'infrastructures orbitales sont jugées démesurées. Pour atteindre les 5 gigawatts de puissance promis, chaque centre de données couvrirait une surface gigantesque, équivalente à près de 5 000 fois celle des panneaux de la Station spatiale internationale. La masse d'une telle station dépasserait les 113 millions de kilogrammes, soit « plus de six fois la masse totale lancée dans l'espace dans l'histoire ».

    « Même en faisant abstraction des pompes, du liquide de refroidissement, des blindages antiradiations, du carburant, des roues d’inertie, des structures et autres éléments, la station Starcloud dépasse les 113 millions de kilogrammes. C’est plus qu’un porte-avions en orbite. C'est plus de six fois la masse totale jamais lancée dans l’espace depuis le début de l’histoire », a déclaré Brian McManus en critiquant les centres de données dans l'espace.

    Selon un ancien cadre de la NASA, les centres de données orbitaux sont « une idée absolument catastrophique qui n'a vraiment aucun sens ». Cet ancien spécialiste en électronique spatiale de la NASA a déclaré que les centres de données spatiaux ne sont pas pratiques en raison d'une production d'électricité insuffisante, de problèmes complexes de régulation thermique et des effets néfastes des rayonnements sur les composants électroniques.

    Les impératifs d'infrastructure et les lancements du Starship

    À terme, Google ambitionne de déployer une constellation de 81 satellites en formation serrée et interagissant par des liaisons laser. Dans une étude publiée dans la revue Joule, les chercheurs de Google ont étudié les conditions de viabilité du projet. Pour ramener le coût de lancement vers 200 dollars par kilogramme d'ici 2035, l'étude indique que le lanceur Starship de SpaceX devra acheminer environ 370 000 tonnes de charge utile en orbite.


    Cela nécessiterait 1 800 lancements du Starship sur dix ans, soit 180 vols annuels à raison de 200 tonnes par mission, ce qui représente un défi immense pour un appareil qui n'a pas dépassé 5 vols par an jusqu'à présent. De plus, les essais démontrent qu'elles résistent bien aux radiations spatiales sur une durée de cinq ans pour des tâches d'inférence, mais qu'elles restent sujettes à des erreurs problématiques pour de l'entraînement massif.

    Malgré le potentiel théorique, la rentabilité financière reste incertaine en raison du coût élevé des lancements, des difficultés de réparation et de la latence des communications laser à travers l'atmosphère terrestre. Travis Beals qualifie ce projet de « moonshot » et estime qu'il faudra plus de 5 ans avant de voir émerger une viabilité économique réelle. Selon lui, les centres spatiaux ne remplaceront pas de sitôt les infrastructures terrestres.

    Il souligne ainsi qu'il y aura des cas d'usage qui auront plus de sens sur Terre et des cas d'usage qui auront plus de sens dans l'espace, les deux types d'infrastructures étant appelés à coexister durablement. « Le coût et la complexité de tous ces projets sont multipliés par 10, voire par 100. Il faut donc que les retombées soient considérables », affirme Brandon Lucia. À l'heure actuelle, les experts doutent encore des centres de données spatiaux.

    Plusieurs dangers liés aux débris spatiaux et aux radiations

    La taille démesurée de ces installations les rendrait extrêmement vulnérables aux millions de débris spatiaux qui encombrent déjà l'orbite terrestre, rendant la moindre réparation extrêmement coûteuse et complexe. Les coûts exploseraient rapidement. Même les plus petits débris pourraient percer un trou dans les panneaux, ce qui nécessiterait des réparations coûteuses, grandement compliquées par le voyage dans l’espace qu’elles impliqueraient.

    C’est un problème bien réel que SpaceX ne connaît que trop bien. L'entreprise a révélé que son réseau de satellites Internet Starlink avait dû effectuer jusqu'à 300 000 manœuvres d’évitement de collision rien qu’en 2025. À cela s'ajoute le problème de la transmission et de l'intégrité des données à travers le vide spatial. Selon l'ingénieur aéronautique Brian McManus, les particules ionisantes peuvent facilement altérer les informations stockées.

    À ce propos, Brian McManus explique notamment : « les particules ionisantes traversant les satellites peuvent griller un transistor ou inverser un bit d’information stocké à l’intérieur. Sans un logiciel vérifiant en permanence les résultats, cela entraînerait la mère de toutes les hallucinations de l’IA. Les ordinateurs existants à bord de l’ISS doivent effectuer des calculs redondants et comparer les résultats pour éliminer les données corrompues ».

    « Le coût du projet Starcloud envisagé semble également sortir de nulle part et est trop optimiste quant aux masses et aux coûts de lancement », selon Brian McManus. La simple maintenance de ce réseau constituerait une entreprise colossale et onéreuse. La durée de vie des puces d’IA actuelles n’est que de deux à quatre ans, et ce, sur Terre, où la dégradation est un problème bien moins important que dans l’environnement extrême de l’espace.

    Conclusion

    En définitive, les experts concluent que ces projets relèvent davantage de l'utopie destinée à séduire des investisseurs, car dans l'industrie technologique actuelle, proposer une idée en premier permet de récolter d'importantes récompenses financières. Alors, si le projet n’est pas viable économiquement et si l’humanité va perdre sa vue sur les étoiles, pourquoi les hyperscaleurs font-ils tant de battage autour des centres de données orbitaux ?

    « La réponse évidente : l’argent, le bon vieux fric. La partie "Elon Musk" de ce projet est franchement géniale, car il détient xAI qui construit les centres de données, SpaceX qui les envoie dans l’espace, et Tesla qui fabrique les panneaux solaires. C’est presque comme s’il se payait lui-même », affirme Dina Genkina, rédactrice en chef chargée de l’informatique et du matériel chez IEEE Spectrum. Elon Musk semble ignorer les avis des experts.

    Les ingénieurs aéronautiques pensent que Starcloud semble n’être qu’un rêve chimérique d’un milliardaire obsédé par l’IA, conçu dès le départ pour rassurer des investisseurs à fleur de peau. Les centres de données orbitaux représentent également un danger pour l'astronomie et les missions spatiales futures.

    Par ailleurs, de nombreux signaux d'alarme suscitent des craintes relatives à une bulle spéculative autour de l'IA. Perplexity et OpenAI sont en tête de liste des startups que les investisseurs vendraient à découvert pour profiter du krach de la bulle de l'IA. Nvidia entretient une économie circulaire dans le secteur de l'IA, où quelques entreprises financent mutuellement leur croissance. L'éclatement de la bulle pourrait avoir des conséquences désastreuses.

    Sources : Project Suncatcher (1, 2), rapport d'étude

    Et vous ?

    Quel est votre avis sur le sujet ?
    Que pensez-vous des ambitions du projet Suncatcher de Google ?
    Les experts se montrent sceptiques quant à la viabilité de ces projets. Qu'en pensez-vous ?

    Voir aussi

    « Vanter les centres de données orbitaux relève d'une psychose induite par l'IA ». Cette idée catastrophique portée par Elon Musk est moins une révolution qu'un argument marketing pour lever des fonds

    SpaceX lancera le 1er octobre le premier test orbital d'un centre de données IA de Google, le projet « Suncatcher » prévoit le premier test en orbite de quatre TPU, avec des sessions limitées

    Les risques financiers qui planent sur l'introduction en bourse de SpaceX pourraient provoquer son effondrement spectaculaire : « le véritable génie de Musk réside dans sa capacité à créer des mythes »

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