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  1. #1
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    Ça va juste pousser les gamins vers les sites plus trash, plus niches, plus connus des pédos (mais moins des politiciens).

    Non, ce qu'il faudrait faire, c'est instaurer des lois sur la protection des mineurs, contre le cyber-harcèlement, la désinformation, etc... avec une amende égale à 30% du chiffre d'affaires mondial pour les réseaux sociaux qui laisseraient passer trop de choses.

  2. #2
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    Citation Envoyé par RenarddeFeu Voir le message
    [...]
    Non, ce qu'il faudrait faire, c'est instaurer des lois sur la protection des mineurs, contre le cyber-harcèlement, la désinformation, etc... avec une amende égale à 30% du chiffre d'affaires mondial pour les réseaux sociaux qui laisseraient passer trop de choses.
    ça aboutirait à la censure totale préventive pour prévenir le risque juridique pour les entreprises de taille GAFAM ; et au départ de la France pour tout l'open source et autre sociétés à petit budget, ainsi que la cessation d'hébergement des réseaux distribués s'ils sont exposés juridiquement.

  3. #3
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    Citation Envoyé par RenarddeFeu Voir le message
    Non, ce qu'il faudrait faire, c'est instaurer des lois sur la protection des mineurs, contre le cyber-harcèlement, la désinformation, etc... avec une amende égale à 30% du chiffre d'affaires mondial pour les réseaux sociaux qui laisseraient passer trop de choses.
    des lois contre tout ça, ça existe déjà, sauf que, comme d'habitude dans ce magnifique pays, les lois sont peu ou pas appliquées.
    et si jamais elles sont appliquées, comme les délinquants/criminels/whatever sont tout aussi protégé voir plus que les victimes, on a souvent des aberrations comme le fait que les victimes sont obligées de déménager pour échapper à leurs bourreaux qui auront eut qu'un rappel à la loi ...

  4. #4
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    Citation Envoyé par stardeath Voir le message
    des lois contre tout ça, ça existe déjà, sauf que, comme d'habitude dans ce magnifique pays, les lois sont peu ou pas appliquées.
    et si jamais elles sont appliquées, comme les délinquants/criminels/whatever sont tout aussi protégé voir plus que les victimes, on a souvent des aberrations comme le fait que les victimes sont obligées de déménager pour échapper à leurs bourreaux qui auront eut qu'un rappel à la loi ...
    c'est juste une volonté politique de garder la délinquance un minimum sous contrôle mais sans la résorber, dans mon pays, ce genre de chose est inconcevable car un moindre tag tu finis en prison avec des coups de bâtons.
    Du harcèlement grave c'est détention de l’élève et canne scolaire (caning).

    En 2025 3 élèves de primaire ont été suspendus pour avoir harcelé une camarade et fait des appels et messages avec des menaces de mort envers elle et sa mère. L’un des garçons a ensuite été cané par l’école pour avoir blessé physiquement la victime lors d’un incident ultérieur.
    Le Ministère de l’Éducation de Singapour a expliqué que la suspension et la punition faisaient partie de mesures disciplinaires pour des comportements graves.

    généralement après être cané par l'école ils ne recommence plus jamais et se tiennent à carreaux pour le reste de leurs scolarité (et oui ici même les délinquants de 9ans peuvent se prendre des coups de bâtons).
    Pour la peine de mort je pense pas que les enfants puissent l'avoir, je crois que le; plus jeune délinquant condamné a mort a eu 19ans (Yong Vui Kong), c'est le seul moyen d'en finir avec le trafic de drogue, tolérance 0.
    Apres faut voir, si un cas comme ici qui arrive hélas trop souvent en France arrivait chez nous, peut être qu'il serait condamné a mort même à 14ans...c'est de la sauvagerie la quand même et une attaque contre la république.

  5. #5
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    Citation Envoyé par plegat Voir le message
    Vu que ça concerne essentiellement tous les réseaux asociaux du moment, c'est assez aberrant de s'inquiéter du respect de sa vie privée... surtout qu'ils connaissent déjà ta date de naissance... et ton adresse email, et ton numéro de téléphone, et tes amis, et ce que tu fais le soir à 22h, et où tu étais en vacances l'été dernier, et avec qui...
    [...]
    C'est clair, les seuls que ça pourrait désanonymiser, ce sont ceux qui ont un compte social, un courriel, créés avec une connexion anonymisée par 36 relais, et un numéro de tél. sous une autre identité, et qui n'interagissent avec aucune connaissance.

    Pour les autres, quand il y a une plainte en justice motivée ou juste une motivation politique, l'état arrive très bien à lever le pseudo anonymat.

    Par contre, ça peut alimenter un mécanisme bien connu des dictatures : l'auto-censure. Les gens, sachant qu'ils sont surveillés (alors qu'ils le sont déjà), peuvent se restreindre de critiquer le gouvernement par ex.

  6. #6
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    Par défaut Emmanuel Macron pousse pour une proposition de loi d'interdiction de RS pour les moins de 15 ans
    Emmanuel Macron dit avoir demandé au gouvernement "d'engager la procédure accélérée" d'une proposition de loi pour interdire les réseaux sociaux aux moins de 15 ans
    Dès la rentrée scolaire prochaine

    Emmanuel Macron dit avoir demandé au gouvernement d’engager la procédure accélérée d’une proposition de loi pour interdire les réseaux sociaux aux moins de 15 ans. La mesure désormais en gestation en France est similaire en termes de contenus et d’objectifs à celle déjà en vigueur en Australie. Dans un cas comme dans l’autre le débat demeure le même : l'efficacité des mesures et la responsabilité des plateformes, avec des critiques récurrentes concernant le manque de détails techniques dans les lois pour une application concrète.

    La dernière sortie d’Emmanuel Macron fait suite à une précédente dans laquelle il s’était donné quelques mois pour convaincre l’UE et passer à l’action en France si elle tardait à prendre une position favorable en la matière. Grosso modo, Emmanuel Macron considère les réseaux sociaux comme une jungle sur laquelle le poids de la réglementation gouvernementale doit s’abattre. Il cite les contrôles de carte d’identité et les systèmes de reconnaissance faciale parmi les moyens techniques permettant l’atteinte de cet objectif.

    La proposition de loi parle en sus d’interdiction des téléphones portables pour les moins de 15 ans. Les téléphones portables sont interdits dans les écoles primaires et collèges français (pour les élèves âgés de 11 à 15 ans) depuis 2018. Les nouveaux changements annoncés visent à étendre cette interdiction aux lycées.

    La Chine, le Royaume-Uni, l’Allemagne, l’Irlande ont chacun un modèle de régulation qui lui est propre

    Au-delà de l'Australie, plusieurs autres pays ont mis en place ou envisagent des régulations pour protéger les mineurs sur les réseaux sociaux, chacun avec des approches distinctes :

    La Chine : Le modèle chinois se distingue par son niveau de contrôle étatique. Les moins de 14 ans ne peuvent pas passer plus de 40 minutes par jour sur Douyin (la version chinoise de TikTok), et l'accès est soumis à une vérification d'identité stricte. Ce modèle de contrôle centralisé, avec des exigences d'identification rigoureuses, facilite la vérification de l'âge et l'application des limites de temps. Cependant, il soulève des questions fondamentales sur la vie privée et les libertés individuelles qui sont difficilement transposables dans les démocraties occidentales. Il démontre néanmoins qu'une vérification d'âge rigoureuse est techniquement possible avec une volonté politique suffisante et un cadre légal moins contraignant en matière de collecte de données.

    Le Royaume-Uni : Le gouvernement britannique envisage une interdiction des médias sociaux pour les moins de 16 ans si les entreprises technologiques ne renforcent pas leurs mesures de protection. Cette réflexion s'inscrit en réponse à une crise de la santé mentale chez les jeunes et s'accompagne d'un renforcement de l'Online Safety Act (OSA). L'approche du Royaume-Uni est similaire à celle de la France, utilisant la menace d'une interdiction pour inciter les plateformes à agir, ce qui souligne une prise de conscience partagée des liens entre l'utilisation des réseaux sociaux et la santé mentale des jeunes. Cela indique une convergence des préoccupations et des stratégies parmi les pays occidentaux, suggérant que la pression sur les plateformes est une tendance mondiale et que la question de la santé mentale des jeunes est un moteur clé de cette régulation.

    L'Allemagne : En Allemagne, la majorité numérique pour le consentement au traitement des données personnelles est fixée à 16 ans. Le pays dispose d'un cadre de protection de la jeunesse impliquant une collaboration entre organismes publics et non gouvernementaux, avec des initiatives concrètes comme le portail FragFINN, qui propose une navigation sécurisée pour les enfants. Ce modèle met en lumière l'importance d'un écosystème de protection plus large, qui va au-delà de la seule législation coercitive pour inclure la sensibilisation et des outils pratiques de navigation sécurisée. Cela souligne l'importance d'une approche multi-acteurs et éducative pour créer un environnement numérique plus sûr.

    L'Irlande : En tant que siège européen de nombreuses grandes plateformes numériques, l'Irlande joue un rôle clé dans l'application des réglementations européennes. Un nouveau code de sécurité en ligne y impose aux plateformes d'interdire les contenus préjudiciables, de restreindre l'accès des mineurs aux contenus pour adultes, et de mettre en place des mécanismes de signalement. Le non-respect de ces règles peut entraîner des amendes significatives, comme en témoigne la sanction de Meta par la DPC irlandaise pour violation du RGPD. La capacité de l'Irlande à imposer des amendes substantielles démontre que la pression financière peut être un levier efficace pour forcer les plateformes à se conformer aux exigences de protection des mineurs, même si le défi de la vérification d'âge reste universel

    Des points communs se dégagent néanmoins de chacune de ces approches

    L'analyse des expériences internationales révèle des leçons cruciales pour la France. Il apparaît clairement qu'une interdiction totale des réseaux sociaux pour les mineurs est difficile à mettre en œuvre et à faire respecter, avec un risque élevé de contournement par les adolescents qui chercheront des moyens d'accéder à ces plateformes. Le débat se concentre souvent sur l'efficacité des mesures et la responsabilité des plateformes, avec des critiques récurrentes concernant le manque de détails techniques dans les lois pour une application concrète.

    De nombreuses voix s'élèvent pour plaider en faveur d'une approche plus globale et multidimensionnelle. Cette approche inclurait non seulement l'éducation des parents et des enfants aux usages numériques responsables, mais aussi la régulation de l'économie de l'attention des plateformes (qui conçoivent des algorithmes pour maximiser le temps d'écran) et le développement d'alternatives attrayantes aux écrans. La nécessité d'une approche holistique et multidimensionnelle est une observation majeure. Le paysage mondial montre qu'aucune mesure législative unique, en particulier une interdiction générale, n'est une panacée. Les défis liés à l'application technique, au contournement par les utilisateurs et aux conséquences imprévues sont universels. Le thème récurrent est qu'une protection efficace exige plus que de simples interdictions légales ; elle nécessite des solutions techniques robustes pour la vérification de l'âge (qui font encore largement défaut), une modification de la conception des plateformes pour réduire les fonctionnalités addictives, et une éducation numérique complète pour les enfants et les parents.

    Et vous ?


    Peut-on interdire sans exclure ? Comment protéger les adolescents sans les priver de moyens d’expression et de socialisation ?

    Peut-on vraiment empêcher un adolescent de moins de 15 ans motivé d’accéder à un réseau social via un VPN ou un faux compte ?

    Est-il plus efficace de responsabiliser les parents ou de confier ce rôle à l’État et aux plateformes ?

    Les plateformes comme TikTok ou Instagram ne devraient-elles pas créer des versions “junior” avec contenu filtré et usage limité ?

    Au lieu d'interdire, ne faudrait-il pas renforcer l'éducation numérique à l’école dès le primaire ?
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  7. #7
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    Citation Envoyé par Patrick Ruiz Voir le message
    Le thème récurrent est qu'une protection efficace exige plus que de simples interdictions légales ; elle nécessite des solutions techniques robustes pour la vérification de l'âge (qui font encore largement défaut), une modification de la conception des plateformes pour réduire les fonctionnalités addictives, et une éducation numérique complète pour les enfants et les parents.
    Le problème c'est de contrôler l'âge.
    Il me semble que sur les sites de rencontre pour t'inscrire tu dois envoyer un scan de ta carte d'identité.

    Peut-être qu'il est possible de passer une loi pour imposer à Instagram, Facebook, TicToc de faire ça.
    C'est ce qui est chiant c'est que 100% des utilisateurs devront prouver leur identités.

    En principe les parents devraient contrôler ce que font leurs enfants.
    Mais il y en a beaucoup qui laissent faire (un enfant sur un smartphone ne fait pas de bruit).

  8. #8
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    Citation Envoyé par Ruy2000
    En principe c'est le rôle des parents, mais ils ne sont peut-être pas tous suffisamment compétent dans le domaine.
    C'est si facile de dire ça ...


    Citation Envoyé par Ruy2000
    C'est ce qui est chiant c'est que 100% des utilisateurs devront prouver leur identités.
    Bah oui ?? Tu veux faire comment sinon, un bouton pour dire, tkt j'ai 18 je continue sur le site ... Ouais bon on connait ...


    Citation Envoyé par Ruy2000
    En principe les parents devraient contrôler ce que font leurs enfants.
    Tu n'es pas parent pour dire ça. Même les meilleurs hypocrite du monde ne te diront jamais qu'ils surveillent TOUT le temps leur gamin. C'est juste pas possible et même malsain d'une certaine manière. Que ce soit dans le cadre privé comme à l'extérieur


    A chaque fois que je croise quelqu'un qui parle que c'est une aberration de demander l'âge. Blablabli blablabla
    C'est tjrs pareil, les rs, sites etc connaissent bien plus d'information que l'on soupçonne et on va s'offusquer que lors de la création d'un compte ya une vérif d'âge...
    Oui vous ne pourrez plus faire vos bails chelou sans justifier de votre âge. J'ai envie de dire que c'est pas une perte pour le reste du "peuple".. Surtout qu'on sait tous qu'un VPN ca aide pour bien des raisons sur ce terrain là.

  9. #9
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    Par défaut Comment la France espère imposer sa loi à des plateformes américaines soumises au droit européen
    Macron veut interdire les réseaux sociaux aux mineurs dès septembre et le Sénat adopte sa propre version de la loi :
    comment la France espère imposer sa loi à des plateformes américaines soumises au droit européen

    Le Sénat a adopté le 31 mars 2026 sa propre version de la proposition de loi interdisant les réseaux sociaux aux moins de 15 ans, creusant les divergences avec l'Assemblée nationale sur fond de fragilité juridique et d'impossibilité technique à court terme. Derrière l'ambition politique d'Emmanuel Macron, c'est un chantier colossal et partiellement miné qui s'ouvre pour les plateformes, les régulateurs et les architectes du futur système d'identité numérique européen.

    Le 31 mars 2026, le Sénat a voté très largement en faveur de l'interdiction des réseaux sociaux aux moins de 15 ans. Mais le processus parlementaire est loin d'être achevé : un désaccord persistant entre le gouvernement et la Haute Assemblée rend inévitable un nouveau cycle de navette législative.

    L'Assemblée nationale, elle, avait adopté une version plus radicale en janvier : toutes les plateformes de réseaux sociaux auraient l'obligation de supprimer les comptes appartenant aux moins de 15 ans et de refuser tout nouvel utilisateur en dessous de cet âge. Le Sénat, en revanche, a opté pour un système à deux niveaux, distinguant les plateformes considérées comme susceptibles de nuire au développement physique, mental ou moral de l'enfant, de celles qui resteraient accessibles avec le consentement des parents.

    Cette architecture à deux vitesses n'est pas sans logique. Le Conseil d'État avait alerté dès le 13 janvier 2026 sur les risques d'une « interdiction générale et absolue » portant sur l'ensemble des plateformes, y compris celles dont l'utilisation ne constitue pas un danger pour les mineurs. Le même avis soulignait que les États membres ne peuvent pas imposer des obligations supplémentaires aux plateformes au sens du Digital Services Act (DSA), ce que faisait pourtant le texte initial.

    La rapporteure centriste Catherine Morin-Desailly a résumé la situation devant la tribune : la France adopte une loi dont l'application dépendra des autorités des autres États membres ou de la Commission européenne, une situation jugée inédite et insatisfaisante. La Commission doit se prononcer avant l'adoption définitive du texte, une démarche pouvant prendre plusieurs semaines.

    Un précédent raté qui pèse sur les débats

    Ce n'est pas la première tentative législative de la France dans ce domaine. Une loi promulguée en 2023, portée par Laurent Marcangeli, imposait déjà aux réseaux sociaux de refuser l'inscription aux enfants de moins de 15 ans sauf accord parental. Elle n'avait jamais été appliquée, faute d'articulation satisfaisante avec le droit de l'Union européenne.

    Depuis juillet 2023, la majorité numérique à 15 ans existait donc en théorie : toute inscription sur un réseau social nécessitait, avant cet âge, une autorisation parentale, et les plateformes devaient mettre en place une vérification de l'âge sous peine de sanctions financières. Mais la loi n'avait jamais vraiment été appliquée, faute de cadre technique validé et en raison des contraintes du DSA.

    C'est ce précédent embarrassant qui a conduit le président Macron à hausser le ton. Lors de ses vœux du 31 décembre, il avait élevé l'interdiction des réseaux sociaux avant 15 ans au rang de priorité nationale. La proposition de loi est portée par la députée Ensemble pour la République Laure Miller, avec le soutien actif du gouvernement. L'objectif affiché est une entrée en vigueur dès la rentrée scolaire de septembre 2026.

    Pour les nouveaux comptes, l'interdiction serait effective dès septembre 2026. Pour les comptes existants, une mise en conformité incluant une vérification d'âge rigoureuse devrait intervenir d'ici le 1er janvier 2027. Les plateformes qui ne respecteraient pas la loi s'exposeraient à une amende pouvant atteindre 6 % de leur chiffre d'affaires mondial.


    La vérification d'âge : le nœud gordien

    C'est ici que le projet bute sur ses contradictions les plus profondes. Car vouloir interdire l'accès à des plateformes mondiales aux utilisateurs mineurs sans système de vérification d'âge opérationnel, c'est énoncer un principe sans en avoir les moyens.

    Les méthodes évoquées (selfie pour reconnaissance faciale, envoi de documents d'identité ou de carte bancaire) sont inspirées des expérimentations déjà menées sur les sites pornographiques. La CNIL recommande depuis 2021 un système dit de « double anonymat » : un tiers de confiance reçoit la preuve de majorité, valide l'âge, et envoie une simple confirmation aux plateformes, sans stocker ni identité ni historique de navigation.

    Mais des chercheurs comme Olivier Blazy, cryptographe à Polytechnique, soulignent que les algorithmes d'estimation d'âge peinent à distinguer correctement les profils entre 11 et 18 ans, risquant de bloquer des utilisateurs légitimes tout en laissant passer des mineurs déterminés. La CNIL a par ailleurs émis de vives réserves contre la collecte massive de données personnelles qu'implique une vérification généralisée, et préconise de limiter strictement le recours à la reconnaissance faciale.

    Les autorités elles-mêmes reconnaissent que des contournements resteront possibles. Un VPN suffit à faire apparaître un internaute comme résidant dans un pays moins strict. La CNIL rappelle cette limite sans détour. L'analogie avec les contenus pour adultes est éloquente : malgré les obligations légales imposées aux sites pornographiques depuis plusieurs années, aucun système n'a réellement empêché l'accès des mineurs à ces contenus.

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    L'Europe en embuscade : le DSA, le DSA, et encore le DSA

    Toute l'architecture législative française bute sur un mur réglementaire européen. Les grandes plateformes (Meta, TikTok, X) opèrent presque toutes depuis des entités basées en Irlande ou au Luxembourg. En vertu du DSA, ce sont les règles de l'Union européenne qui s'appliquent à elles, et non les législations nationales isolées.

    Le DSA fixe un socle commun à l'échelle de l'Union et limite la capacité des États membres à imposer des obligations nationales supplémentaires aux plateformes. Les États peuvent en revanche définir ce qui constitue un « contenu illicite ». Le législateur national peut donc interdire aux moins de 15 ans l'accès à certains contenus sur les réseaux sociaux, mais sans faire peser l'interdiction directement sur les plateformes elles-mêmes, une nuance juridique centrale que le texte initial de l'Assemblée ignorerait.

    Le Parlement européen a d'ailleurs durci le ton à l'automne 2025 en appelant à un âge minimum harmonisé à 16 ans pour l'accès aux réseaux sociaux et à certains compagnons d'intelligence artificielle, un seuil supérieur à celui envisagé par Paris.

    La Commission européenne joue un rôle d'arbitre qu'elle n'a pas encore exercé pleinement. Le président de la commission de la Culture au Sénat, Laurent Lafon, a interpellé le gouvernement de façon cinglante : « Vous dites partout que la proposition de loi de Mme Miller ne pose pas de problème d'inconventionnalité. Donnez-nous des traces écrites. Mettez-nous en contact avec la Commission européenne. »

    eIDAS 2.0 : la solution à moyen terme que personne n'a encore

    La voie la plus cohérente sur le plan technique est aussi la moins disponible à court terme. La Commission européenne développe une solution dite de « mini-portefeuille », reposant sur les mêmes spécifications techniques que les portefeuilles européens d'identité numérique (EUDI Wallet) prévus par le règlement eIDAS 2. Cette architecture permettrait de prouver un attribut, comme le fait d'avoir plus de 15 ans, sans révéler l'ensemble de son identité. Les spécifications techniques et une version bêta sont déjà publiées.

    Selon eIDAS, ces portefeuilles devraient être opérationnels d'ici la fin de l'année 2026. Mais la Commission, en collaboration avec les autorités nationales de coordination des services numériques, travaille encore à en définir les conditions d'usage précises pour la vérification d'âge. La mise en place de systèmes de contrôle n'est donc pas prévue avant début 2027, soit après l'échéance de septembre 2026 fixée par le gouvernement français. L'écart entre ambition politique et réalité technique est patent.

    Un mouvement mondial, mais des réponses divergentes

    La France ne légifère pas en vase clos. En décembre 2025, l'Australie a interdit les réseaux sociaux aux moins de 16 ans. La semaine précédant le vote du Sénat français, l'Autriche avait adopté une interdiction pour les moins de 14 ans. L'Indonésie a suivi en mars 2026.

    Si la loi est définitivement adoptée, la France rejoindrait le cercle restreint des pays ayant choisi de réguler strictement l'accès des mineurs aux réseaux sociaux. La suite du processus passe nécessairement par une commission mixte paritaire réunissant députés et sénateurs pour tenter de dégager un texte commun, qui devra ensuite être validé par les deux chambres.

    Mais la comparaison avec l'Australie a ses limites. Canberra dispose d'une infrastructure numérique nationale et d'une plus grande liberté vis-à-vis du cadre européen. La France, elle, doit convaincre Bruxelles, coordonner avec vingt-six partenaires européens, et trouver une solution technique qui respecte à la fois la vie privée des utilisateurs, le RGPD, et l'architecture ouverte du DSA.

    Les risques de voir apparaître un internet à deux vitesses sont réels : les mineurs les plus vulnérables pourraient se tourner vers des plateformes moins régulées et plus dangereuses que TikTok ou Instagram, précisément parce qu'elles échappent aux radars réglementaires.

    Sources : Sénat, commission européenne

    Et vous ?

    La vérification d'âge sans collecte d'identité est-elle techniquement viable à grande échelle, ou l'objectif de « double anonymat » défendu par la CNIL est-il une chimère face à des plateformes mondiales qui n'ont aucun intérêt à investir massivement dans des systèmes qu'elles n'ont pas conçus ?

    Le modèle sénatorial (une liste de plateformes « nuisibles » établie par arrêté ministériel) ne risque-t-il pas de créer une forme de certification officielle de l'innocuité pour les réseaux non listés, alors même que les algorithmes de recommandation fonctionnent de façon similaire sur toutes les plateformes ?

    L'Australie a interdit les réseaux sociaux aux moins de 16 ans sans attendre de solution technique parfaite : faut-il en conclure que la réglementation peut précéder la technique, quitte à rester partiellement symbolique dans un premier temps ?

    Le portefeuille d'identité numérique européen (EUDI Wallet) est-il en train de devenir, via la vérification d'âge, le cheval de Troie d'une identification systématique des internautes que les États n'auraient jamais pu imposer frontalement ?
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  10. #10
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    Les autorités elles-mêmes reconnaissent que des contournements resteront possibles. Un VPN suffit à faire apparaître un internaute comme résidant dans un pays moins strict. La CNIL rappelle cette limite sans détour. L'analogie avec les contenus pour adultes est éloquente : malgré les obligations légales imposées aux sites pornographiques depuis plusieurs années, aucun système n'a réellement empêché l'accès des mineurs à ces contenus.
    Pour que ça fonctionne leur truc, il faut mettre fin à l'anonymat sur internet (tous les utilisateurs devront prouver leur identité réelle pour se connecter à différents sites) et il faut interdire les VPN.

    Si tout cela était fait, les jeunes de moins de 15 ans iraient sur des applications moins connus et moins modérés, comme c'est écrit là :
    Citation Envoyé par Stéphane le calme Voir le message
    Les risques de voir apparaître un internet à deux vitesses sont réels : les mineurs les plus vulnérables pourraient se tourner vers des plateformes moins régulées et plus dangereuses que TikTok ou Instagram, précisément parce qu'elles échappent aux radars réglementaires.
    Donc il n'y a rien qui va dans ce projet. C'est nul de A à Z.

    À la limite l'état pourrait communiquer au sujet des applications de contrôle parentale.
    Du genre "Vous installez cette application sur votre smartphone, cette application sur les smartphones de vos enfants, vous configurez comme ça et paf ! Vous contrôlez ce que vos enfants on le droit de visiter ou pas".

    Est-ce qu'on peut responsabiliser les parents au sujet de l'éducation de leurs enfants ?
    Est-ce qu'ils ont une part de responsabilité dans ce que leurs enfants consultent ?
    « George ? Qu’est-ce que j’ai à voir avec George ? Rien en fait ! Parce que si on réfléchit bien, moi je suis un vrai démocrate. »

  11. #11
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    Par défaut Après la France, une dizaine de pays de l’UE s'apprête à interdire aux mineurs l'accès aux reseaux sociaux
    La répression contre les réseaux sociaux prend de l'ampleur : Une dizaine de pays de l’UE s'apprête à interdire l'accès à ces plateformes aux mineurs, ce qui implique vérification d’âge pour tous

    L'Australie a été la première à instaurer une interdiction pour les moins de 16 ans en décembre 2025, déclenchant ainsi une tendance mondiale visant à protéger les mineurs contre les dangers en ligne. De grands pays, dont la France, la Grèce, le Royaume-Uni et l'Espagne, font désormais avancer des projets de loi visant à interdire ou à restreindre l'accès des enfants aux réseaux sociaux, ciblant généralement les moins de 15 ou 16 ans, avec une vérification obligatoire de l'âge.

    La liste des pays qui prévoient ou qui ont déjà mis en œuvre des interdictions ou restrictions concernant les réseaux sociaux va en s’allongeant

    L’Australie a mis en place en décembre 2025 une interdiction visant les enfants de moins de 16 ans, qui s'applique à des plateformes telles qu'Instagram, TikTok et Facebook.

    La Grèce a annoncé une interdiction visant les enfants de moins de 15 ans, qui devrait entrer en vigueur en 2027. Le Premier ministre grec Kyriakos Mitsotakis, personnalité de premier plan, réclame désormais la mise en place d'une vérification obligatoire de l'âge dans toute l'Union européenne.

    La France a adopté à l'Assemblée nationale un projet de loi visant à interdire l'accès aux réseaux sociaux aux moins de 15 ans ; ce texte est en attente d'une validation législative définitive.

    Le Royaume-Uni envisage une interdiction pour les enfants de moins de 16 ans.

    L’Espagne a annoncé en février 2026 son intention d'interdire les réseaux sociaux aux utilisateurs de moins de 16 ans et de mettre en place une vérification de l'âge.

    La Norvège a proposé un âge minimum de 15 ans pour l'accès aux réseaux sociaux, avec une législation introduite en 2025.

    La Malaisie envisage une interdiction pour les enfants de moins de 16 ans, avec des plans de mise en œuvre.

    L’Indonésie a mis en place de restrictions pour les enfants de moins de 16 ans sur les plateformes à haut risque, à partir de début 2026.

    Le Danemark élabore une législation visant à interdire les réseaux sociaux aux enfants de moins de 15 ans.

    La Slovénie rédige un projet de loi visant à interdire l'accès aux réseaux sociaux aux enfants de moins de 15 ans.

    L’Autriche propose une interdiction pour les enfants de moins de 14 ans.

    Le Portugal instaure une obligation d'obtenir le consentement parental pour les utilisateurs âgés de 13 à 16 ans.

    Certains pays comme la France envisagent d’obliger les fournisseurs d'accès à Internet à bloquer ou à surveiller le trafic VPN

    La mise en œuvre pratique de l'interdiction des réseaux sociaux en France comme dans d’autres pays présente d'énormes obstacles techniques, ce qui explique pourquoi les autorités envisagent de restreindre l'accès aux VPN. Les plateformes de réseaux sociaux s'appuient principalement sur les informations d'âge fournies par les utilisateurs, qui peuvent être facilement falsifiées. Les critiques affirment que « ces mesures créent souvent plus de problèmes qu'ils n'en résolvent ».

    Des systèmes de vérification de l'âge plus robustes, tels que la reconnaissance faciale ou la vérification des pièces d'identité officielles, soulèvent leurs propres problèmes de confidentialité et se heurtent à la résistance des groupes de défense des libertés civiles. Les VPN compliquent davantage l'application de la loi en permettant aux internautes de donner l'impression qu'ils accèdent à des services depuis des pays qui ne sont pas soumis à cette interdiction.

    L'approche de la France diffère nettement de celle d'autres pays qui tentent d'imposer des restrictions similaires. L'Australie a récemment adopté une loi obligeant les plateformes de réseaux sociaux à vérifier l'âge des utilisateurs, mais sans cibler l'utilisation des VPN. La loi britannique sur la sécurité en ligne (Online Safety Act) impose également des responsabilités aux plateformes plutôt que de restreindre les outils utilisés par les utilisateurs.

    La volonté de la France d'envisager une réglementation des VPN suggère un cadre réglementaire plus complet, et potentiellement plus intrusif, qui pourrait obliger les fournisseurs d'accès à Internet à bloquer ou à surveiller le trafic VPN, une proposition techniquement complexe et controversée.

    Le commentaire d'un seul membre du gouvernement français ne signifie pas que la France va effectivement interdire les VPN pour toute la population. Il indique toutefois la direction que certains dirigeants du pays souhaitent prendre. Les détracteurs ont réagi aux déclarations de la ministre Anne Le Hénanff en exprimant leur inquiétude quant au fait que ces tentatives de mesures protectrices s'orientaient vers une direction autoritaire.


    Grosso modo, les responsables français et européens ont pour objectif d’instaurer une surveillance de masse sur le modèle chinois

    En effet, les conséquences de l’entrée en vigueur du projet de loi dénommé ChatControl sont :

    • toutes les conversations en ligne et tous les courriels seront automatiquement fouillés pour détecter tout contenu suspect. Rien ne reste confidentiel ou secret. Il ne sera pas nécessaire d'obtenir une ordonnance du tribunal ou d'avoir un soupçon initial pour effectuer une recherche dans les messages ;
    • si un algorithme classe le contenu d'un message comme suspect, les photos privées ou intimes pourront être consultées par le personnel et les sous-traitants de sociétés internationales et les autorités policières. Ces mêmes contenus pourront être consultés par des personnes inconnues ou se retrouver entre les mains d’individus mal intentionnés ;
    • les conversations intimes pourront être lues par le personnel et les sous-traitants de sociétés internationales et les autorités policières, car les filtres de reconnaissance de texte qui ciblent la "sollicitation d'enfants" signalent souvent à tort les conversations intimes ;
    • des tiers pourront être faussement signalés et faire l'objet d'enquêtes pour diffusion présumée de matériel d'exploitation sexuelle d'enfants. Les algorithmes de contrôle des messages et des chats sont connus pour signaler des photos de vacances tout à fait légales d'enfants sur une plage, par exemple. Selon les autorités de la police fédérale suisse, 86 % de tous les signalements générés par des machines s'avèrent sans fondement ;
    • lors d’un voyage à l'étranger, l’on peut se retrouver face à de gros problèmes. Les rapports générés par les machines sur les communications pourront être transmis à d'autres pays, comme les États-Unis, où la confidentialité des données demeure très mal encadrée, ce, avec des résultats incalculables ;
    • ce serait la porte ouverte pour les services de renseignement et les pirates sur les conversations et courriels.

    Et vous ?

    Que pensez-vous de cette multiplication de projets de loi qui menacent les libertés individuelles en Europe ? Vers un espace européen totalitaire ?

    Voir aussi :

    Le bitcoin vaut moins que le coût d'extraction, selon JPMorgan, le coût de revient moyen pondéré d'un bitcoin étant estimé à environ 4060 $
    La cryptomonnaie de Facebook, une opportunité de 19 milliards de dollars de revenus, et une nouvelle affaire autre que la publicité, selon Barclays
    La majorité du marché de bitcoin est une tromperie, 95 % du volume des échanges de cette monnaie étant truqué, selon une nouvelle étude
    Cryptomonnaie : le crash du marché laisse des entreprises en faillite dans son sillage, des développeurs étant privés de financement supplémentaire
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  12. #12
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    Par défaut H.R. 8250 : le Congrès US veut imposer la vérification d'âge à tous les systèmes d'exploitation, Linux compris
    H.R. 8250 : le Congrès américain veut imposer la vérification d'âge à tous les systèmes d'exploitation, Linux compris.
    Certains accuse le lobbying de Meta pour transférer sa responsabilité juridique sur les fournisseurs d'OS

    Déposé au Congrès américain le 13 avril 2026 par deux élus bipartisans, le projet de loi H.R. 8250 entend imposer aux fournisseurs de systèmes d'exploitation l'obligation de vérifier l'âge de chaque utilisateur. Une proposition qui ne se limite pas aux réseaux sociaux ni aux plateformes de contenu pour adultes, mais vise l'ensemble des OS (Windows, macOS, Android, iOS, et même Linux). Pour ses partisans, il s'agit de redonner aux parents le contrôle de ce à quoi accèdent leurs enfants. Pour ses adversaires, c'est l'amorce d'une surveillance numérique généralisée, déguisée en politique familiale.

    Déposé le 13 avril 2026, H.R. 8250 a été introduit par le représentant démocrate Josh Gottheimer (New Jersey) et la républicaine Elise Stefanik (New York), et renvoyé à la commission de l'énergie et du commerce de la Chambre. Le texte officiel du projet n'était pas encore rendu public au moment de sa présentation, ce qui n'a pas empêché une couverture immédiate et des réactions en cascade dans la communauté technique.

    Gottheimer a présenté cette initiative sous le nom de « Parents Decide Act », la décrivant comme une législation bipartisane de bon sens destinée à renforcer les protections en ligne pour les enfants et à donner aux parents un plus grand contrôle sur ce à quoi leurs enfants accèdent depuis leurs téléphones, tablettes et autres appareils. Parmi les mesures annoncées : obliger les développeurs d'OS à vérifier l'âge des utilisateurs lors de la configuration d'un appareil, permettre aux parents de fixer des contrôles de contenu adaptés à l'âge depuis le départ, et s'assurer que ces paramètres circulent de façon sécurisée vers les applications et plateformes d'intelligence artificielle.

    Gottheimer a également souligné que les enfants peuvent actuellement contourner les restrictions en saisissant simplement une fausse date de naissance pour accéder à des applications qui ne leur sont pas destinées, comme TikTok ou YouTube avant leur treizième anniversaire.

    L'empilement législatif : du niveau étatique au niveau fédéral

    H.R. 8250 ne surgit pas du vide. Il s'inscrit dans une tendance législative émergente : le Colorado a adopté SB26-051, qui oblige les OS à collecter des informations sur l'âge lors de la configuration des comptes et à fournir des signaux relatifs à l'âge aux applications. La Californie, quant à elle, a adopté AB 1043, qui impose des systèmes de segmentation par tranche d'âge aux systèmes d'exploitation et aux boutiques d'applications, avec une entrée en vigueur prévue en janvier 2027.

    En 2025, la moitié des États américains ont rendu la vérification d'âge obligatoire pour accéder à des contenus pour adultes ou à des plateformes de réseaux sociaux, et neuf États ont vu leurs lois entrer en vigueur au cours de la seule année 2025, avec d'autres à venir en 2026.

    H.R. 8250 franchit une étape supplémentaire : là où les lois étatiques créaient des mosaïques d'obligations complexes pour les entreprises opérant dans plusieurs États, un texte fédéral pourrait établir un cadre unifié au niveau national. Bien que le projet en soit à ses débuts et qu'il puisse être modifié ou ne jamais aboutir, son dépôt signale que la pression en faveur de la vérification d'âge a désormais atteint le Congrès et cible directement les systèmes d'exploitation.

    Nom : age.png
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    La mécanique concrète : une API d'âge intégrée à l'OS

    Concrètement, le dispositif envisagé fonctionne ainsi : les applications et sites web interrogeraient le système d'exploitation pour obtenir des informations sur la tranche d'âge de l'utilisateur courant. En l'absence de signal d'âge fourni par l'OS, les applications basculent automatiquement vers les paramètres les plus restrictifs, traitant l'utilisateur comme un enfant quel que soit son âge réel.

    System76, un fabricant spécialisé dans les machines Linux, a averti que les distributions Linux qui ne fournissent pas de signal de tranche d'âge produiront un internet bridé. Les petites distributions open source, qui ne disposent pas des ressources des grands éditeurs, se retrouveraient face à des charges de mise en conformité potentiellement insurmontables et exposées à des amendes pouvant atteindre 7 500 dollars par infraction.

    Cette architecture soulève une question technique fondamentale : qu'est-ce qu'un « fournisseur de système d'exploitation » au sens de la loi ? S'agit-il uniquement d'Apple, Microsoft ou Google ? Ou bien d'un mainteneur bénévole d'une distribution Debian ? La réponse conditionnera entièrement la portée pratique du texte.

    L'Electronic Frontier Foundation : un système de surveillance qui se déguise

    La principale organisation de défense des libertés numériques aux États-Unis n'a pas tardé à se positionner. L'EFF soutient qu'AB 1043 (et par extension les textes qui s'en inspirent) impose aux OS et aux boutiques d'applications de créer des systèmes de segmentation par tranche d'âge qui segmentent leurs utilisateurs en fonction de leur âge, et que les charges ainsi créées pèsent particulièrement lourdement sur les développeurs qui ne travaillent pas dans de grandes entreprises bien dotées, notamment ceux qui développent des logiciels libres.

    L'EFF estime que le résultat est une recette pour la censure : les applications et les développeurs de logiciels pour systèmes d'exploitation pourraient interpréter ces lois et leur application potentielle par les procureurs généraux comme une obligation d'exclure les utilisateurs qui se déclarent mineurs, même si ces derniers ont constitutionnellement le droit d'accéder à la grande majorité de ces applications et services.

    Plus fondamentalement, l'EFF rappelle que tout système de vérification d'âge est, au fond, un système de surveillance : chaque méthode envisagée (collecte de pièces d'identité gouvernementales, scans biométriques, estimation algorithmique de l'âge) exige que les utilisateurs transmettent des informations personnelles sensibles et immuables qui relient leur identité hors ligne à leur activité en ligne.

    Les tribunaux ont pour leur part bloqué une grande partie des lois tentant d'imposer des portails de vérification d'âge sur les réseaux sociaux, principalement pour les mêmes raisons que celles invoquées par l'EFF : ces dispositifs censurent Internet et entravent l'accès à l'expression en ligne. Reste à savoir si une loi fédérale, par nature plus difficile à contester état par état, suivrait le même sort judiciaire.

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    L'ombre de Meta : déplacer la responsabilité vers les OS

    Les discussions techniques les plus fournies, notamment sur Hacker News, ont rapidement mis en lumière une dimension stratégique du dossier : à qui profite réellement la mise en place d'une vérification d'âge au niveau de l'OS ?

    Selon plusieurs observateurs, Meta aurait un intérêt direct à pousser ces dispositifs de vérification vers les OS, car ses propres produits ne sont pas des systèmes d'exploitation. Ses principaux concurrents (Apple, Microsoft et Google) le sont. L'avantage tactique est double : d'une part, Meta ne supporte pas les coûts d'infrastructure de la vérification, qu'elle fait porter aux fabricants d'OS ; d'autre part, si l'OS certifie qu'un utilisateur est majeur et que Meta lui sert ensuite du contenu inapproprié, la responsabilité juridique se trouve déplacée vers le fournisseur d'OS plutôt que vers la plateforme.

    Meta fait face à de nombreuses procédures judiciaires liées à l'addiction de mineurs à ses produits, avec des dommages et intérêts potentiels se chiffrant en milliards de dollars. Si le gouvernement oblige les OS à être responsables de la vérification de l'âge, Meta peut éviter cette responsabilité en se contentant d'interroger l'OS et de suivre sa réponse.

    Des analystes indépendants ont retracé des dépenses considérables de lobbying de la part de Meta en faveur de ces lois, avec des montants avancés dépassant les deux milliards de dollars en financement d'organisations relayant ces initiatives. Zuckerberg lui-même avait, lors d'une récente audition, déclaré que le meilleur endroit pour effectuer la vérification d'âge était le système d'exploitation (quelques semaines à peine avant qu'une série de projets de loi rédigés en termes quasi identiques ne commencent à surgir dans plusieurs assemblées législatives étatiques).

    Le débat technique : preuve à divulgation nulle ou carte d'identité numérique ?

    La question des modalités techniques de vérification n'est pas anodine. Si certains imaginent une simple saisie de date de naissance (contournable en quelques secondes par n'importe quel adolescent), d'autres envisagent des systèmes plus robustes, avec leurs propres risques.

    Sur les forums spécialisés, certains participants ont mentionné les travaux de Google autour des preuves à divulgation nulle de connaissance (Zero-Knowledge Proofs), qui permettraient à un utilisateur de prouver qu'il est majeur sans révéler aucune autre donnée. Mais d'autres ont objecté que toute mise en œuvre de preuves à divulgation nulle nécessite une attestation de l'intégrité de l'appareil pour empêcher les jetons anonymes d'être partagés entre utilisateurs, ce qui implique une attestation distante généralisée, qui constituerait une menace directe pour les distributions Linux libres, contribuerait à l'obsolescence programmée du matériel et ouvrirait la voie à d'autres initiatives comme le scan obligatoire côté client de tous les fichiers.

    L'alternative, la carte d'identité numérique liée à l'OS, ne rassure guère davantage les défenseurs des libertés numériques. En Europe, le déploiement du portefeuille d'identité numérique de l'UE soulève déjà des préoccupations analogues : des identifiants à long terme pourraient permettre un suivi continu des utilisateurs, et l'infrastructure une fois en place pourrait être réorientée vers d'autres types de vérification que la simple vérification d'âge.

    Un texte sans texte : les questions restées sans réponse

    Une contrainte particulière pèse sur ce débat : au moment de son annonce, seuls le titre, les auteurs, la date de dépôt et le renvoi en commission étaient publics. Des questions fondamentales demeuraient sans réponse : la définition exacte du terme « fournisseur de système d'exploitation », le type de vérification imposée, le champ d'application aux principaux éditeurs commerciaux ou à l'ensemble des OS.

    Cette absence de texte n'est pas sans précédent dans le processus législatif américain, des délais de vingt jours en moyenne entre le dépôt et la publication du texte ont été observés en 2025. Mais elle autorise toutes les interprétations, y compris les plus alarmistes, et rend pour l'heure toute évaluation technique sérieuse impossible. Ce qui est certain, c'est que le mouvement législatif est désormais coordonné, transnational dans son inspiration, et qu'il cible un niveau d'infrastructure que les lois étatiques n'avaient pas encore atteint.

    Sources : US House of Representative, Electronic Frontier Foundation (1, 2, 3, 4), vidéo YouTube, H.R.8250 - Parents Decide Act

    Et vous ?

    La vérification d'âge au niveau de l'OS vous semble-t-elle techniquement faisable sans créer de nouvelles vulnérabilités massives pour la vie privée ou tout mécanisme robuste implique-t-il nécessairement une forme de surveillance de l'identité ?

    L'argument de la protection des mineurs justifie-t-il que des entreprises privées (Apple, Microsoft, Google) deviennent des intermédiaires obligatoires entre les citoyens et Internet ?

    L'open source est-il structurellement incompatible avec ce type d'obligations réglementaires, ou existe-t-il un modèle de conformité qui préserverait l'écosystème libre ?

    Si Meta est effectivement derrière une partie du lobbying, faut-il s'attendre à une opposition symétrique de la part d'Apple et de Microsoft, qui seraient les principaux perdants d'un tel texte ?

    Voir aussi :

    L'application de vérification de l'âge de l'UE fait l'objet de critiques en raison de sa dépendance à Google, l'utilisation de l'API Play Integrity soulève un débat sur la souveraineté numérique de l'UE

    Le groupe qui milite en faveur de l'obligation de vérification de l'âge pour l'IA s'avère être discrètement soutenu par OpenAI, qui est à l'origine de la coalition « Parents & Kids Safe AI »

    Google utilisera l'apprentissage automatique pour estimer l'âge d'un utilisateur à partir de son historique de navigation et d'autres données, mais ces informations peuvent ne pas refléter son âge réel
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  13. #13
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    Ils se proposent donc de mettre sous surveillance la totalité des utilisateurs d'ordinateurs du monde...

    Rien de nouveau, les USA ont déjà mis la totalité du monde sous écoute grâce à la mise en service de leur réseau d'espionnage ECHELON...

    Un jour, ils imposeront que chaque humain se connecte aux USA pour demander le droit de respirer quand il se lève le matin

  14. #14
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  15. #15
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    Le but de cette procédure est d'éviter tout débat et de vite contrôler nos identités sur Internet (sous prétexte de protection des enfants).
    Ce gouvernement est une menace pour nos libertés plus qu'évidente, et la démarche de faire "vite" est encore une fois extrêmement malhonnête.

  16. #16
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    Par défaut L'Assemblée nationale adopte l'interdiction des réseaux sociaux aux moins de 15 ans
    L'Assemblée nationale adopte l'interdiction des réseaux sociaux aux moins de 15 ans et interdit les téléphones portables dans les lycées, la France devenant le deuxième pays après l'Australie

    Les responsables politiques français ont voté en faveur d'un projet visant à interdire l'utilisation des réseaux sociaux aux moins de 15 ans. Ce projet va maintenant être soumis à l'approbation finale du Parlement avant d'être transformé en loi. S'il est adopté, cela signifie que les jeunes adolescents français ne pourront pas utiliser des applications de médias sociaux comme Snapchat, Instagram et TikTok.

    Ce mois-ci, Emmanuel Macron dit avoir demandé au gouvernement d’engager la procédure accélérée d’une proposition de loi pour interdire les réseaux sociaux aux moins de 15 ans. La mesure désormais en gestation en France est similaire en termes de contenus et d’objectifs à celle déjà en vigueur en Australie. Dans un cas comme dans l’autre le débat demeure le même : l'efficacité des mesures et la responsabilité des plateformes, avec des critiques récurrentes concernant le manque de détails techniques dans les lois pour une application concrète.

    Récemment, les responsables politiques français ont voté en faveur d'un projet visant à interdire l'utilisation des réseaux sociaux aux moins de 15 ans. Ce projet va maintenant être soumis à l'approbation finale du Parlement avant d'être transformé en loi. S'il est adopté, cela signifie que les jeunes adolescents français ne pourront pas utiliser des applications de médias sociaux comme Snapchat, Instagram et TikTok.

    Le président français Emmanuel Macron a déclaré qu'il s'agissait d'une « étape majeure » et que « le cerveau de nos enfants n'est pas à vendre ». Cette décision intervient après que le gouvernement australien a voté l'interdiction des médias sociaux pour les moins de 16 ans en novembre de l'année dernière, et que le gouvernement britannique a déclaré qu'il examinait également des propositions visant à interdire l'utilisation des médias sociaux pour les moins de 16 ans.

    Si le projet devient loi, les politiciens affirment qu'il pourrait entrer en vigueur dès le 1er septembre 2026, pour le début de la période scolaire. Selon les nouvelles règles, l'organisme français chargé de superviser les médias établirait une liste des réseaux sociaux considérés comme nuisibles, qui seraient totalement interdits aux moins de 15 ans. En outre, une liste distincte de sites « moins nocifs » serait accessible aux moins de 15 ans, mais uniquement avec l'accord des parents.

    Une autre partie du projet de loi vise à interdire l'utilisation des téléphones portables dans les écoles secondaires. Une telle interdiction est déjà en vigueur dans les collèges et les lycées en France. « Avec cette loi, nous fixerons une limite claire dans la société », a déclaré Laure Miller, députée à l'origine du projet de loi. « Nous disons quelque chose de très simple : les réseaux sociaux ne sont pas inoffensifs », a-t-elle ajouté.

    Le ministre de l'éducation français a déclaré aux écoles qu'il n'était « pas approprié d'utiliser les téléphones comme calculatrices ou pour faire des recherches pendant les cours ». Les directives précisent également que les enseignants doivent éviter d'utiliser leur propre téléphone devant les élèves. Le mois dernier, le président Emmanuel Macron a déclaré : "Nous ne pouvons pas laisser la santé mentale et émotionnelle de nos enfants entre les mains de personnes dont le seul but est de gagner de l'argent sur leur dos."


    En 2025, l'Australie est devenue le premier pays au monde à interdire les médias sociaux aux moins de 16 ans. Lors de la proposition de cette interdiction en 2024, le Premier ministre australien Anthony Albanese a déclaré que la législation était nécessaire pour protéger les jeunes des "méfaits" des médias sociaux, ce à quoi de nombreux groupes de parents ont fait écho. "Il s'agit d'un problème mondial et nous voulons que les jeunes Australiens aient essentiellement une enfance", a déclaré Anthony Albanese lors de la présentation du projet de loi à la chambre basse. "Nous voulons que les parents aient l'esprit tranquille."

    Le 10 décembre 2025, l'Australie est devenue le premier pays à interdire les réseaux sociaux aux enfants de moins de 16 ans, bloquant l'accès à des plateformes telles que TikTok, YouTube (Alphabet) et Instagram et Facebook (Meta). Les dix plus grandes plateformes ont reçu l'ordre de bloquer l'accès aux enfants à partir de minuit, sous peine d'amendes pouvant atteindre 33 millions de dollars américains en vertu de la nouvelle loi, qui a suscité les critiques des grandes entreprises technologiques et des défenseurs de la liberté d'expression, mais a été saluée par les parents et les défenseurs des droits des enfants.

    Des appels ont été lancés en faveur d'une interdiction similaire au Royaume-Uni et le gouvernement a déclaré qu'il étudiait également des propositions. Des responsables politiques au Danemark, en Grèce, en Espagne et en Irlande ont également déclaré qu'ils envisageaient de suivre l'exemple australien. En Malaisie, les dirigeants ont également déclaré qu'ils prévoyaient d'interdire aux jeunes de moins de 16 ans d'avoir des comptes ouverts sur les médias sociaux, les nouvelles règles étant prévues pour 2026.

    Et vous ?

    Pensez-vous que cette proposition de loi est crédible ou pertinente ?
    Quel est votre avis sur le sujet ?

    Voir aussi :

    Face à la montée des violences scolaires, Emmanuel Macron veut interdire TikTok, Instagram et X aux moins de 15 ans si Bruxelles ne prend pas de mesures. Il envisage des systèmes de reconnaissance faciale

    Près de 5 millions de comptes en ligne détenus par des enfants de moins de 16 ans ont été désactivés ou supprimés après l'interdiction historique de l'accès aux réseaux sociaux pour les mineurs en Australie

    La vérification d'âge arrive sur la totalité dInternet : L'Australie, la France, le Royaume-Uni, le Canada et d'autres pays s'alignent peu à peu sur le modèle chinois, de surveillance sur la toile
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  17. #17
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    Et comment, vont-ils déterminer quel est ton âge derrière ton pseudo, si ce n’est de vouloir connaître impérativement ton identité ?

    Et hop, un pas de plus vers la dictature…

  18. #18
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    « la quasi-totalité des enfants de 3-11 ans passe du temps régulièrement devant les écrans.

    Il s’agit en premier lieu de la télévision, suivi des consoles.

    La télévision reste l’écran le plus présent dans le quotidien des enfants ». Selon Santé Public France

    La protection des enfants des reseaux sociaux n’est qu’un prétexte pour surveiller tout le monde.

  19. #19
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    Citation Envoyé par der§en Voir le message
    Et comment, vont-ils déterminer quel est ton âge derrière ton pseudo, si ce n’est de vouloir connaître impérativement ton identité ?

    Et hop, un pas de plus vers la dictature…
    Quand un gosse que cela soit devant la télévision ou devant un réseau social voit du porno, des tabassages, des actes de violence, des meurtres en série (pas besoin d'aller loin, il suffit de regarder les séries TV), ce n'est pas une dictature que de vouloir en limiter l'accès.

    Bien sûr qu'il sera toujours possible pour un ado de trouver une combine pour ne pas être soumis à l'interdiction.

    Mais l'interdiction aura un intérêt évident: Celui d'aider les parents à faire respecter des règles... Le simple fait de pouvoir dire "la loi l'interdit" pourra donner plus de poids aux discours des parents... Et avoir une influence positive tout du moins pour certains enfants

  20. #20
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    Citation Envoyé par Anselme45 Voir le message
    Quand un gosse que cela soit devant la télévision ou devant un réseau social voit du porno, des tabassages, des actes de violence, des meurtres en série (pas besoin d'aller loin, il suffit de regarder les séries TV), ce n'est pas une dictature que de vouloir en limiter l'accès.

    Bien sûr qu'il sera toujours possible pour un ado de trouver une combine pour ne pas être soumis à l'interdiction.

    Mais l'interdiction aura un intérêt évident: Celui d'aider les parents à faire respecter des règles... Le simple fait de pouvoir dire "la loi l'interdit" pourra donner plus de poids aux discours des parents... Et avoir une influence positive tout du moins pour certains enfants
    Si les parents ont besoin de l’État pour faire respecter les règles dans leur foyer, c'est que le problème est ailleurs : Ils resteront de mauvais parents.
    Mais vu qu'ils votent, le gouvernement ne prendra pas le moindre risque pour les condamner.

    Ensuite, j'ai l'impression de re-entendre les débats sur les jeux vidéos qui rendrait violent quand je vois comment le gouvernement et les médias nous vendent la mesure ...
    Sauf que la réalité concrète, c'est que ça impose un contrôle d'identité sur Internet.

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