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Tesla veut tourner la page de l'automobile traditionnelle : Elon Musk parie tout sur le robotaxi


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  1. #1
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    Par défaut Tesla veut tourner la page de l'automobile traditionnelle : Elon Musk parie tout sur le robotaxi
    Tesla publie son « Master Plan 4 », mais le ton abstrait et les formulations vagues semblent relever d’un amas d’absurdités généré par l’IA Grok d'Elon Musk
    il est sans détails et sans objectifs mesurables

    Tesla vient de publier le quatrième volet de sa série « Master Plan » censé exposer les prochains objectifs de l'entreprise. Mais le contenu du document a suscité une vive polémique. Il ne s'intéresse plus aux questions centrales telles que les véhicules électriques et les énergies renouvelables. Au lieu de cela, tout tourne autour de l'IA, des robots humanoïdes, des voitures autonomes et d'une « abondance durable ». Le texte semble être une production du chatbot Grok d'Elon Musk, tant il s’apparente à un florilège de slogans, de promesses floues et d’un optimisme déconnecté des réalités actuelles. Il ne répond pas aux inquiétudes sur le déclin de Tesla.

    Le 1er septembre, le PDG de Tesla, Elon Musk, a publié le nouveau plan directeur (Master Plan) de la société sur sa plateforme de médias sociaux X (ex-Twitter). Il s'agit du quatrième document de ce type pour Tesla, qui remplace les objectifs fixés par Elon Musk en 2023, lorsqu'il avait déclaré que l'entreprise vendrait 20 millions de véhicules électriques par an en 2030. Cette fois-ci, on ne sait pas exactement ce que le plan de Tesla implique réellement.

    Le plan expose la manière dont l'entreprise souhaite mener la charge vers l'adoption à l'échelle planétaire de robots humanoïdes et d'énergies durables. Mais le texte, qui semble avoir été rédigé par une IA, est parfois anodin, parfois confus, mais toujours dépourvu de détails concrets.

    Même Elon Musk en convient. Dans l'un de ses seuls messages sur le plan depuis sa publication, il a reconnu qu'il est juste de critiquer le manque de détails et a déclaré que Tesla en ajouterait. Qui sait quand cela se produira ? Mais pour l'instant, contrairement aux précédents plans, celui-ci est vague, générique et donne l'impression que quelqu'un a jeté les arguments d'Elon Musk et la notion « d'abondance durable » à son IA Grok et publié le résultat.

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    Ce nouveau plan directeur est soupçonné d'être l'œuvre de l'IA en raison de l'utilisation répétée de tirets et un ton utopique quant à l'avenir de l'IA et de la robotique. Le message est truffé de phrases qui ressemblent à celles d'un enfant imitant un discours de niveau universitaire. En voici un exemple :

    Citation Envoyé par Extrait du Mater Plan 4 de Tesla

    La fabrication de produits technologiquement avancés, abordables et disponibles à grande échelle est nécessaire pour bâtir une société prospère et sans contraintes. Elle contribue à démocratiser davantage la société tout en améliorant la qualité de vie de chacun. La caractéristique principale de la méritocratie est de créer des opportunités qui permettent à chaque personne d'utiliser ses compétences pour réaliser tout ce qu'elle imagine.
    Le premier Master Plan, publié en 2006, exposait la volonté de Tesla de construire une voiture de sport électrique, puis d'utiliser les revenus générés pour construire des véhicules électriques plus abordables. Le Master Plan 2, publié en 2016, qui prévoit la construction de semi-remorques et d'autobus électriques, le développement de véhicules autonomes, puis la possibilité pour les clients d'utiliser ces véhicules comme des robotaxis générateurs de profits.

    Le Master Plan 3, publié en 2023, positionnait Tesla comme le leader mondial de l'effort visant à éliminer les combustibles fossiles et à convertir le monde à l'énergie durable. C'est ambitieux, voire exaltant ! Certes, Tesla a à peine effleuré les objectifs qu'il avait fixés dans le Master Plan 2, mais au moins, il s'agissait d'objectifs au sens traditionnel du terme. Cette dernière version n'est que du vent. Elle risque de s'envoler, emportée par son propre ego.



    Les réactions dans la communauté au nouveau Master Plan de Tesla

    Beaucoup de choses se sont passées entre le troisième plan directeur et aujourd'hui. Elon Musk a racheté Twitter et l'a transformé en X. Il a fondé xAI pour participer à la course mondiale au développement d'outils d'IA générative. Il a lancé le Cybertruck, qui a ensuite fait un flop. Il a investi 300 millions de dollars dans l'élection de Donald Trump, puis a supervisé la suppression de plusieurs milliards de dollars du budget fédéral au nom de « l'efficacité ».

    Les dommages causés à la marque Tesla ont été considérables. Les ventes de l'entreprise sont en baisse sur tous les principaux marchés mondiaux, en raison de la concurrence croissante et des affiliations politiques d'Elon Musk. Les tentatives de Tesla pour retrouver une partie de son ancienne magie, avec des robots et des robotaxis, ont été largement infructueuses. Ce nouveau plan est la dernière tentative en date pour raviver une sorte de vision.

    Mais le contenu a suscité une confusion totale. Certains utilisateurs de X ont commenté que « le plan ressemble davantage à une conférence TED glorifiée qu'à un diagramme de Gantt avec des délais et des indicateurs de performance clés ». Ce plan est un discours philosophique sur « la croissance infinie, l'IA qui résout la pénurie et les robots qui libèrent votre temps ». Les plans directeurs précédents étaient également des documents visionnaires.

    Toutefois, ils mettaient davantage l'accent sur les produits livrables et les mesures à prendre, plutôt que sur des platitudes amorphes et un mélange de mots à la mode. Il semble certain qu'Elon Musk regrette certaines des mesures prévues dans les plans précédents. Dans un récent message publié sur X, le milliardaire a admis que le deuxième plan restait inachevé, mais a promis qu'il serait finalisé « d'ici l'année prochaine », sans trop de détails.

    « Le Master Plan 3 était trop complexe pour être compris par la plupart des gens », a-t-il déclaré, vantant le quatrième plan comme étant « concis ».

    Abondance durable : le nouveau slogan de l'industrie technologique

    L'accent mis sur « l'abondance durable » est révélateur. Le terme est partout ces derniers temps, notamment dans le livre éponyme d'Ezra Klein et Derek Thompson qui présente un plan visant à accroître la prospérité grâce à la déréglementation et à une productivité accrue. Il existe également l'Abundance Institute, un groupe américain de réflexion axé sur l'innovation et la prospérité qui s'intéresse particulièrement à la politique en matière d'IA.

    L'idée d'abondance a atteint une vitesse d'échappement et est devenue un terme générique utilisé par les libertariens et les démocrates centristes pour repousser les gauchistes et les socialistes démocrates qui réclament une couverture médicale universelle et une augmentation des impôts pour les riches.

    Un autre mot révélateur dans le Master Plan 4 est « infini ». Le document déclare que « la croissance est infinie », suggérant que les obstacles traditionnels tels que la main-d'œuvre, l'immobilier, les finances ou les ressources naturelles ne devraient pas entraver la trajectoire ascendante de Tesla.

    C'est l'un des procédés rhétoriques préférés d'Elon Musk. Il a décrit la demande des clients pour les véhicules Tesla comme « infinie ». La capacité de remorquage du Cybertruck est également « infinie ». (En réalité, elle est évaluée à environ 4 989 kg, ce qui, en réalité, est loin d'être infini).

    Par ailleurs, les voitures autonomes de Tesla ne se conduisent pas vraiment toutes seules, les toits solaires sont en veilleuse, le mythique « Model 2 » à 25 000 $ a été annulé, et votre Tesla ne vous rapportera pas d'argent pendant que vous dormez. Ses robots ne peuvent toujours pas servir un pot de pop-corn sans une intervention humaine importante. Toutefois, Elon Musk reste très optimiste et le dernier plan directeur pour Tesla en est la preuve.

    Les rapports se multiplient et font état de ce que les ventes de Tesla ne cessent de baisser. Entre bogues logiciels, Autopilot sous enquête, la promesse du véhicule entièrement autonome formulée par Elon Musk depuis plusieurs années se fissure. Au-delà de Tesla, c’est la question de savoir ce que vaut réellement la filière de la voiture autonome qui fait surface. En effet, la question de l’atteinte du niveau d’autonomie 5 se pose désormais avec acuité.

    Elon Musk met fin au projet de construction du superordinateur Dojo

    « Aujourd'hui, nous combinons nos capacités de fabrication et notre expertise en matière d'autonomie pour proposer de nouveaux produits et services qui accéléreront la prospérité mondiale et l'épanouissement humain grâce à une croissance économique partagée par tous », peut-on lire dans le plan.

    Cette déclaration est intéressante, car chaque fois que Tesla a tenté de construire une nouvelle voiture, cela s'est soldé par des mois et des mois de « difficultés de production », sans parler des multiples enquêtes fédérales sur la sécurité des systèmes de conduite autonome et partiellement automatisés de Tesla.

    Tesla a dissous l'équipe chargée de construire son superordinateur Dojo il y a plusieurs semaines. Ce supercalculateur était très vanté par Elon Musk dans le passé comme la clé pour battre les développeurs de véhicules autonomes tels que Waymo (qui a déjà déployé ses produits dans plusieurs villes). Cependant, Tesla ne s'appuiera plus sur cette ressource interne et fera plutôt appel à des entreprises externes, selon Bloomberg.

    « Le manque de ressources peut être comblé par une technologie améliorée, une plus grande innovation et de nouvelles idées », poursuit le plan. Outre le florilège de slogans et de mots à la mode, le nouveau plan directeur comporte également des déclarations presque philosophiques, telles que : « notre volonté d'aller au-delà de ce qui est considéré comme réalisable favorisera la croissance nécessaire à une abondance véritablement durable ».

    Conclusion

    Le Master Plan 4 d'Elon Musk a été accueilli avec critiques et scepticisme. Beaucoup considèrent qu’il manque de transparence et de substance, au moment même où Tesla fait face à des ventes en baisse et à une concurrence accrue. Plutôt qu’un plan d’action, ce document ressemble davantage à une tentative de communication. Tesla y met en avant des thèmes comme l’IA, les robots humanoïdes et une vision d’abondance durable, sans réels objectifs.

    Elon Musk a passé ces dernières années à essayer de redéfinir Tesla. Il répète sans cesse que Tesla n'est pas un constructeur automobile, mais une entreprise d'IA et de robotique. Le nouveau plan directeur illustre sa récente obsession pour les robots. Il y a une part de vérité dans cela, même si cela ne change rien au fait que la grande majorité des revenus de l'entreprise provient toujours de l'activité de fabrication et de vente de véhicules électriques.

    Tesla est actuellement en difficulté. Les ventes de véhicules présentés comme entièrement autonomes ne cessent de chuter. Les logiciels Autopilot et Full Self-Driving (FSD) du constructeur sont impopulaires et rebutent davantage de consommateurs qu'il n'en attire, en raison de défaillances techniques répétées.

    Source : Tesla Master Plan 4

    Et vous ?

    Quel est votre avis sur le sujet ?
    Que pensez-vous du quatrième plan directeur publié par Tesla d'Elon Musk ?
    Ce plan est-il vraiment un document stratégique ou plutôt un texte de communication ?
    Selon vous, Tesla est-il en mesure de transformer les idées abstraites de ce plan en projets concrets ?
    Les robots humanoïdes semblent prendre le pas sur les véhicules électriques. Est-ce une stratégie réaliste ou trop ambitieuse ?

    Voir aussi

    Le logiciel FSD de Tesla est très impopulaire et rebute davantage de consommateurs qu'il n'en attire, d'après une étude qui questionne sur la valeur réelle de la filière du véhicule automobile

    Vers la fin de Tesla ? Les ventes du constructeur de véhicules présentés comme entièrement autonomes ne cessent de chuter, ce qui ravive les questionnements sur la possibilité d'atteinte du niveau d'autonomie 5

    Tesla propose d'accorder 29 milliards de dollars à Elon Musk afin de « maintenir son énergie centrée sur Tesla », tandis que son plan de rémunération de 2018 est bloqué devant les tribunaux

  2. #2
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    Par défaut Elon Musk parie tout sur le robotaxi malgré une longue liste de ratés
    Tesla veut tourner la page de l'automobile traditionnelle : Elon Musk parie tout sur le robotaxi malgré une longue liste de ratés
    et les scandales liés à Autopilot et FSD

    Tesla ne veut plus être un simple constructeur automobile. Elon Musk mise désormais tout sur le robotaxi, une technologie encore inachevée, pour transformer son entreprise en géant de la mobilité autonome. Mais entre promesses non tenues, enquêtes sur l’Autopilot, rappels massifs et critiques sociales, Tesla traîne un lourd passif. Peut-elle vraiment se réinventer en leader du transport du futur ou risque-t-elle de s’effondrer sous ses propres contradictions ?

    Depuis sa création, Tesla a bâti son image comme le constructeur qui a révolutionné la voiture électrique. Pourtant, Elon Musk semble désormais vouloir tourner la page de l’automobile traditionnelle. Derrière les discours sur « l’avenir de la mobilité », le nouveau plan directeur de Tesla laisse transparaître une stratégie plus radicale : réduire, voire abandonner la fabrication de voitures grand public pour se concentrer sur un réseau de robotaxis autonomes.

    Cette bascule n’est pas anodine. Elle signifie que Tesla ne veut plus être jugée comme une marque d’automobiles, mais comme une entreprise de technologie opérant une flotte mondiale de véhicules autonomes, sur le modèle d’Uber ou Lyft, mais sans chauffeurs.

    À l'exception du Cybertruck, qui connaît des difficultés, Tesla n'a pas lancé de voiture électrique entièrement nouvelle depuis cinq ans. Musk a indiqué qu'il souhaitait que Tesla se concentre principalement sur la construction de robotaxis et de robots. La technologie des véhicules autonomes « est le produit qui fait de Tesla une entreprise valant dix mille milliards de dollars », a-t-il déclaré à son biographe, Walter Isaacson. « Les gens parleront encore de ce moment dans cent ans. » Pendant ce temps, Tesla a continué à tirer la quasi-totalité de ses revenus de la vente de voitures.

    Le rêve récurrent du robotaxi

    Depuis 2016, Musk promet l’arrivée imminente de flottes de robotaxis Tesla. Le principe est simple : transformer les voitures existantes via des mises à jour logicielles et lancer de nouveaux modèles optimisés pour ce service. Chaque propriétaire pourrait, selon Musk, intégrer sa voiture au réseau et générer des revenus passifs. Mais neuf ans plus tard, ces promesses ne se sont jamais concrétisées.

    Si Tesla cherche à se réinventer, c’est aussi parce que l’entreprise traîne un lourd passif. Les accidents impliquant le système Autopilot ou le Full Self-Driving ont valu à la société plusieurs enquêtes et procès. Les régulateurs américains et européens reprochent régulièrement à Tesla de survendre ses capacités autonomes.

    Par ailleurs, la qualité de fabrication des véhicules a souvent été pointée du doigt : finitions médiocres, rappels massifs, problèmes logiciels à répétition. À cela s’ajoutent des accusations sur les conditions de travail dans ses usines, des grèves en Europe, et des critiques liées à la communication outrancière de Musk, qui annonce régulièrement des délais intenables.

    Désormais, il est plus clair que jamais que l'avenir de Tesla ne réside pas dans la vente de voitures. Le dernier « Master Plan IV » de l'entreprise, publié en début de semaine dernière, ne fait aucune mention de nouveaux modèles de voitures électriques en cours de développement. Il s'agit plutôt d'un rêve technocratique effréné, prédisant un avenir dans lequel des robots humanoïdes fabriqués par Tesla nous libéreraient des tâches quotidiennes et créeraient une utopie « d'abondance durable ». Dans la mesure où les voitures sont mentionnées, c'est dans le contexte des robotaxis ou des batteries qui les alimentent. En d'autres termes, Tesla, la plus grande entreprise de véhicules électriques du pays, veut se retirer du secteur automobile.

    Ce nouveau plan directeur, publié naturellement sur la plateforme X de Musk, pourrait facilement passer inaperçu. Ce document d'environ 1 000 mots est extrêmement vague et contient des phrases telles que : « La caractéristique principale de la méritocratie est de créer des opportunités qui permettent à chacun d'utiliser ses compétences pour réaliser tout ce qu'il imagine. » Même Musk a admis sur X que le plan devait être « plus précis ».

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    Le Plan Directeur : le chemin que Tesla annonce suivre

    Mais Tesla n'a publié que trois plans directeurs depuis sa création en 2003, et ceux-ci ont généralement ouvert la voie à l'avenir de Tesla. Le premier, publié en 2006, traçait la voie que Tesla allait suivre avec ses véhicules électriques : commencer par une voiture électrique coûteuse, puis utiliser les bénéfices réalisés pour se diversifier dans des modèles plus abordables. Presque tous les concurrents de Tesla suivent encore la même feuille de route. Puis, en 2016, le « Master Plan, Part Deux » a mis l'accent sur une vision plus approfondie pour davantage de voitures électriques, notamment un futur SUV qui est devenu le Model Y et « un nouveau type de pick-up ». Ce dont Tesla parlait est assez évident aujourd'hui.

    Si le plan directeur de la semaine dernière reflète une entreprise déterminée à aller au-delà des voitures, la divergence a commencé à l'époque du deuxième rapport. Même en 2016, Musk envisageait un avenir dans lequel des voitures entièrement autonomes généreraient des revenus passifs pour les gens pendant qu'ils travaillaient ou dormaient.

    Le troisième plan directeur, publié en 2023, est un livre blanc de 41 pages sur l'avenir de l'énergie durable et la manière dont elle pourrait alimenter des flottes de véhicules autonomes.

    Mais la dernière version est beaucoup plus axée sur l'IA que les précédentes. Les images sont éloquentes : sur l'une d'elles, une famille joue au Jenga sur sa table basse tandis qu'un robot Tesla arrose les plantes derrière elle. À l'heure actuelle, Musk a plus que jamais de raisons de miser tout sur les robots : aujourd'hui, le conseil d'administration de Tesla a dévoilé une nouvelle rémunération potentielle pour son PDG, lui promettant jusqu'à 1 000 milliards de dollars (oui, mille milliards) s'il atteint certains objectifs, notamment le déploiement de millions de robots et de robotaxis au cours de la prochaine décennie.

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    Une révolution qui tourne court dès les premiers tours de roue

    L’expérimentation des robotaxis Tesla ne devait concerner qu’un nombre réduit de véhicules, sur un périmètre contrôlé. Pourtant, ces conditions supposément sécurisées n’ont pas empêché une cascade de dysfonctionnements :
    • Le passager appuie sur « pull over », le robotaxi s'arrête au milieu d'une intersection, le passager descend pendant que le Robotaxi bloque l'intersection pendant quelques instants.


      Rendez-vous à 37:57
    • Le passager appuie sur « pull over » et la voiture s'arrête au milieu de la route. Le moniteur de sécurité doit appeler le service d'assistance aux passagers pour faire repartir la voiture.


      Rendez-vous à 9:07
    • Conduite à contresens dans une rue à sens unique : plusieurs vidéos virales montrent un robotaxi Tesla s'engager à contresens dans une rue texane, mettant en danger les autres usagers.
    • Franchissement illégal de lignes continues et confusion dans les carrefours : d’autres incidents rapportent des trajectoires erratiques à l’approche d’intersections, parfois avec franchissement de la ligne jaune et positionnement dans la mauvaise voie.
    • Excès de vitesse dans des zones limitées : des utilisateurs ont filmé des robotaxis roulant bien au-dessus de la limite autorisée, ce qui pose la question du calibrage des algorithmes en contexte urbain réel.
    • Freinages fantômes : hérités du mode Full Self-Driving classique, le véhicule s'arrête soudainement sans raison apparente. Le système de perception de Tesla, basé uniquement sur une caméra, a longtemps eu des problèmes avec le freinage fantôme, semblant mal interpréter les ombres, le marquage de la route ou d'autres facteurs environnementaux, ce qui déclenche le freinage d'urgence automatique du véhicule sans obstacle visible, ce qui pourrait provoquer des collisions en chaîne.

      Ici par exemple, le robotaxi coupe la route à une autre voiture et freine pour éviter l'ombre d'un arbre.


      Rendez-vous à 19:32

      Ici, le robotaxi freine inopinément, faisant tomber le téléphone du passager


      Rendez-vous à 10:19

      Ici, le robotaxi freine inopinément, peut-être à cause de la présence de la police à proximité.



    Enquête fédérale et doute institutionnel

    La multiplication des vidéos amateurs documentant ces incidents n’a pas tardé à attirer l’attention des autorités. La NHTSA (National Highway Traffic Safety Administration) a ouvert une enquête officielle. En parallèle, des voix s’élèvent au Texas pour demander un moratoire sur le déploiement de ces véhicules, en attendant que leur fiabilité soit démontrée.

    Le 17 octobre 2024, la National Highway Traffic Safety Administration (NHTSA) a ouvert une nouvelle enquête de sécurité concernant les systèmes de "Full Self-Driving" (FSD) de Tesla impliquant 2,4 millions de véhicules. Cette enquête fait suite à quatre accidents impliquant des véhicules Tesla utilisant le système FSD dans des conditions de visibilité réduite, telles que le brouillard, la lumière du soleil et la poussière en suspension. L'un de ces accidents a conduit à la mort d'un piéton en 2023. Les enquêteurs de la NHTSA vont examiner la capacité du système FSD à détecter et à réagir de manière appropriée à ces conditions de visibilité réduite. Ils chercheront également à comprendre les circonstances contribuant à ces accidents.

    L'enquête vise à déterminer la capacité de la FSD à « détecter les conditions de visibilité réduite sur la route et à y répondre de manière appropriée ». Contrairement à presque tous les autres systèmes déployés sur la route, Tesla choisit de s'appuyer uniquement sur des caméras et ne dispose pas d'une configuration stéréoscopique, mais plutôt d'un capteur grand angle, d'un capteur principal et d'un capteur à angle étroit orienté vers l'avant. Par ailleurs, des centaines de milliers de Teslas plus anciennes disposent d'un matériel moins performant, mais sont toujours en mesure d'utiliser la FSD.

    La demande d'informations de la NHTSA à Tesla concernant le programme de robotaxis d'Austin s'inscrit dans cette surveillance continue. Tesla a d'ailleurs classé ses réponses comme des informations commerciales confidentielles, ce qui a suffit pour alimenter le débat sur la transparence nécessaire dans le développement de ces technologies.

    Le contraste avec Waymo est frappant. L’entreprise d’Alphabet opère avec prudence, multiplie les tests, fournit des rapports détaillés. Tesla, elle, continue de s’appuyer sur une philosophie : « il faut tester en situation réelle pour progresser ». Mais à quel prix ?

    Une stratégie fidèle au style Musk

    Malgré ces obstacles, Musk reste fidèle à son mode opératoire. Il préfère la narration d’un futur grandiose aux réalités du présent. Comme pour SpaceX ou Neuralink, il s’agit moins de livrer des résultats immédiats que de convaincre les marchés et le public qu’il est en train de créer l’avenir. Mais Tesla n’est pas un laboratoire expérimental : c’est une société cotée en Bourse dont la survie dépend de sa crédibilité industrielle et financière. En misant tout sur un robotaxi qui n’existe pas encore comme l'entreprise le présente, Musk prend le risque de fragiliser encore davantage une entreprise déjà scrutée de près.

    Le pari ou l’impasse

    Si le projet de robotaxi fonctionne, Tesla pourrait sortir du lot et s’imposer comme la première plateforme mondiale de mobilité autonome, changeant durablement le visage des transports. Mais si ce projet échoue, l’entreprise pourrait se retrouver sans filet : affaiblie sur le marché automobile et décrédibilisée par des promesses non tenues. Tesla veut sortir du business automobile pour se réinventer comme pionnier de la mobilité du futur. Mais ses casseroles, ses retards et ses échecs passés risquent de peser lourd dans la balance. Reste à savoir si les investisseurs et les régulateurs seront prêts à suivre Elon Musk dans ce pari qui pourrait autant redéfinir Tesla qu’accélérer sa chute.

    Source : Tesla Master Plan (2, 3, 4)

    Et vous ?

    Tesla peut-elle survivre sans la vente traditionnelle de voitures si le robotaxi n’aboutit pas ?

    Le public fera-t-il confiance à un service autonome alors que l’Autopilot reste controversé ?

    Les régulateurs accepteront-ils de valider un modèle aussi risqué après les nombreux incidents déjà recensés ?

    La communication visionnaire de Musk est-elle encore un atout, ou devient-elle un handicap pour Tesla ?

    Assiste-t-on à une mutation stratégique visionnaire, ou à une fuite en avant d’une entreprise fragilisée ?
    Contribuez au club : Corrections, suggestions, critiques, ... : Contactez le service news et Rédigez des actualités

  3. #3
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    Par défaut Tesla a déployé des robotaxis Model Y entièrement autonomes à Austin, au Texas
    Tesla a déployé des robotaxis Model Y entièrement autonomes à Austin, au Texas, fonctionnant sans passagers humains grâce à son logiciel Full Self-Driving, ce qui a suscité des inquiétudes de sécurité

    Tesla a déployé des robotaxis Model Y entièrement autonomes à Austin, au Texas, qui fonctionnent sans passagers humains grâce à son logiciel Full Self-Driving. Cela fait progresser les ambitions de l'entreprise en matière de robotaxis, malgré la surveillance réglementaire, les préoccupations en matière de sécurité et la concurrence de Waymo. Cette initiative permet de tester l'évolutivité dans des conditions réelles, alliant innovation et incertitude.

    Depuis sa création, Tesla a bâti son image comme le constructeur qui a révolutionné la voiture électrique. Pourtant, Elon Musk semble désormais vouloir tourner la page de l’automobile traditionnelle. Derrière les discours sur « l’avenir de la mobilité », le nouveau plan directeur de Tesla laisse transparaître une stratégie plus radicale : réduire, voire abandonner la fabrication de voitures grand public pour se concentrer sur un réseau de robotaxis autonomes.

    Cette bascule n’est pas anodine. Elle signifie que Tesla ne veut plus être jugée comme une marque d’automobiles, mais comme une entreprise de technologie opérant une flotte mondiale de véhicules autonomes, sur le modèle d’Uber ou Lyft, mais sans chauffeurs. Cependant, entre promesses non tenues, enquêtes sur l’Autopilot, rappels massifs et critiques sociales, Tesla traîne un lourd passif. Peut-elle vraiment se réinventer en leader du transport du futur ou risque-t-elle de s’effondrer sous ses propres contradictions ?

    Dans le centre technologique animé d'Austin, au Texas, Tesla a discrètement intensifié ses ambitions en matière de véhicules autonomes, en déployant des véhicules Model Y qui circulent dans les rues de la ville sans conducteur humain au volant, ni même à l'intérieur de la voiture. Cette évolution, confirmée par des observations et des déclarations du PDG Elon Musk, marque un moment charnière dans la transition promise de longue date par l'entreprise vers un transport entièrement sans conducteur. À la mi-décembre 2025, des vidéos et des témoignages oculaires montrent ces robotaxis vides circulant sur les routes publiques, une étape qui rapproche Tesla de la commercialisation de son service Robotaxi, sous le regard attentif des régulateurs, des concurrents et des défenseurs de la sécurité.

    Ce déploiement s'appuie sur des mois de tests supervisés qui ont débuté plus tôt dans l'année. Tesla a initialement lancé son programme Robotaxi à Austin avec des moniteurs de sécurité à bord, permettant à certains utilisateurs de commander des courses via l'application de l'entreprise. Mais les dernières informations indiquent une progression rapide : Musk a annoncé sur les réseaux sociaux que les opérations non supervisées commenceraient dans quelques semaines, un délai qui semble avoir été respecté. Selon certaines informations, les véhicules fonctionnent désormais de manière autonome, en s'appuyant uniquement sur le logiciel Full Self-Driving (FSD) de Tesla, qui traite les données provenant des caméras, des capteurs et des réseaux neuronaux pour prendre des décisions en temps réel.

    Il ne s'agit pas seulement d'une prouesse technique, mais d'un pari stratégique dans un domaine concurrentiel dominé par des acteurs tels que Waymo, propriété d'Alphabet, sociétémère de Google. L'approche de Tesla diffère en ce qu'elle exploite sa flotte existante de véhicules grand public plutôt que des capsules spécialement conçues, ce qui pourrait permettre une mise à l'échelle plus rapide. Cependant, alors que les voitures circulent à vide, des questions se posent quant à la fiabilité, aux obstacles réglementaires et à la confiance du public dans une technologie que Musk vante depuis près d'une décennie.


    Accélération vers l'autonomie

    Les observateurs du secteur notent que la décision de Tesla s'inscrit dans la lignée des calendriers agressifs de Musk. Dans un récent message publié sur X, anciennement Twitter, Musk a affirmé que la phase sans supervision était « pratiquement résolue » et que la validation était en cours. Cela fait écho à ses prédictions antérieures, telles que sa déclaration de décembre 2025 prévoyant l'arrivée de robotaxis sans conducteur à Austin d'ici la fin de l'année. Des rapports ont révélé que la suppression des moniteurs de sécurité fait suite à six mois de tests, positionnant Tesla pour concurrencer les services établis de Waymo dans des villes comme San Francisco et Phoenix.

    La base technique de cette initiative est la version FSD de Tesla, qui a fait l'objet d'améliorations itératives. Les données provenant de millions de kilomètres parcourus par les propriétaires de Tesla alimentent des modèles d'apprentissage automatique, affinant la capacité du système à gérer des scénarios urbains complexes. À Austin, les robotaxis ont été aperçus en train de circuler dans le trafic, de respecter les feux de signalisation et d'éviter les obstacles sans intervention, comme le montrent des vidéos partagées sur les réseaux sociaux. Cependant, les sceptiques soulignent des incidents passés où le FSD a nécessité des interventions humaines, soulevant des inquiétudes quant aux cas limites dans un environnement dynamique comme celui d'Austin, qui combine autoroutes, congestion du centre-ville et zones très fréquentées par les piétons.

    Pour les initiés du secteur, l'indicateur clé est le taux de désengagement, c'est-à-dire la fréquence des interventions humaines par kilomètre. Les utilisateurs et les analystes, y compris ceux qui suivent les progrès de Tesla, suggèrent que si les trajets supervisés à Austin ont atteint en moyenne des milliers de kilomètres entre les interventions, la phase entièrement sans conducteur introduit de nouveaux risques. Tesla n'a pas publié de données détaillées sur la sécurité de ces tests non supervisés, mais les mises à jour de Musk laissent entendre qu'il a confiance dans la maturité du logiciel.

    Contrôle réglementaire et sécurité

    Alors que Tesla repousse les limites, les autorités réglementaires fédérales et étatiques surveillent de près ses activités. La National Highway Traffic Safety Administration (NHTSA) a déjà enquêté sur les systèmes autonomes de Tesla, en particulier après des accidents impliquant le FSD. À Austin, où les lois du Texas sont relativement permissives en matière d'essais autonomes, Tesla opère dans un cadre qui n'exige pas de permis spécial pour les véhicules inoccupés, contrairement aux règles plus strictes de la Californie. Cet environnement réglementaire a permis à Tesla d'accélérer le déploiement, mais il amplifie également les appels à la transparence.

    Les détracteurs, notamment les défenseurs de la sécurité, soulignent les défauts potentiels. Les premiers trajets en robotaxi à Austin montrent des problèmes tels que la conduite sur la mauvaise voie et les freinages fantômes, c'est-à-dire des arrêts soudains sans raison. Un rapport a montré une liste croissante d'incidents qui met en lumière les défis considérables que l'entreprise d'Elon Musk doit encore surmonter. À peine lancée, les robotaxis Tesla accumulent les faux pas techniques : Freinages soudains, erreurs de trajectoire, confusion dans les intersections… La liste des incidents s’allonge, et elle inquiète. Ces anecdotes, bien qu'elles ne soient pas exhaustives, soulignent les défis liés à la mise à l'échelle de l'autonomie dans des conditions réelles.

    De plus, l'absence de conducteurs de sécurité transfère la responsabilité directement à Tesla. En cas d'incident, les questions relatives à l'assurance, à l'attribution de la responsabilité et aux protocoles d'urgence deviennent primordiales. Les experts du secteur comparent cette approche à celle de Waymo, qui a maintenu une surveillance humaine plus longtemps avant de passer à la conduite entièrement autonome. La stratégie de Tesla, en revanche, mise sur la validation basée sur les données pour devancer ses concurrents, mais elle invite à une surveillance accrue de la part d'organismes tels que la NHTSA, qui n'a pas encore commenté spécifiquement les essais d'Austin.


    Pressions concurrentielles et implications pour le marché

    L'expérience de Tesla à Austin n'est pas isolée ; elle s'inscrit dans le cadre d'une initiative plus large visant à dominer le secteur des services de transport à la demande, dont la valeur devrait atteindre des milliers de milliards à mesure que l'autonomie se développe. Musk envisage un réseau dans lequel les propriétaires de Tesla prêteraient leurs voitures à une flotte partagée, générant des revenus grâce à des trajets commandés via une application. À Austin, la zone de service s'est considérablement étendue depuis le lancement, couvrant une superficie plus importante que les zones géolocalisées initiales, comme l'indiquent les mises à jour de Drive Tesla.

    L'opinion publique est mitigée. Les enthousiastes célèbrent des étapes importantes telles que les premières observations de Model Y vides, y voyant la preuve de l'avance de Tesla dans le domaine de la mobilité basée sur l'IA. Les détracteurs, notamment les analystes financiers, affirment qu'il s'agit plus d'un effet de mode que d'une réelle avancée, qualifiant le lancement de « gonflement artificiel du cours de l'action » dans un contexte de fluctuation du cours de l'action Tesla. En effet, la capitalisation boursière de Tesla a fluctué en fonction des nouvelles concernant l'autonomie, les investisseurs pariant sur Robotaxi comme moteur de croissance au-delà des ventes de véhicules électriques.

    Sur le plan économique, le succès à Austin pourrait avoir des répercussions. Les entreprises locales pourraient bénéficier d'un transport efficace, mais les chauffeurs de taxi et les opérateurs de covoiturage risquent d'être perturbés. Le modèle de Tesla, qui met l'accent sur les mises à jour en direct, permet une itération rapide, contrairement aux cycles matériels plus lents des constructeurs automobiles traditionnels. Le plus difficile commence maintenant : prouver l'évolutivité sans compromettre la sécurité.

    Fondements technologiques et défis

    Au cœur du robotaxi de Tesla se trouve son système basé uniquement sur la vision, qui évite le lidar au profit de caméras économiques. Ce choix, controversé parmi les ingénieurs, s'appuie sur des réseaux neuronaux avancés entraînés sur de vastes ensembles de données. Lors des essais à Austin, les véhicules ont démontré des capacités telles que des changements de voie précis et une bonne gestion des intersections, mais les utilisateurs signalent des incohérences dans la disponibilité du service, la densité de la flotte diminuant à mesure que la zone s'étend.

    La mise à l'échelle présente des obstacles logistiques. Tesla vise à mettre en place des opérations non supervisées dans de vastes zones de la ville d'ici la fin de l'année, selon le calendrier de Musk, mais le maintien de la fiabilité dans des conditions météorologiques variées ou dans des zones de construction reste à prouver. Un rapport a décrit les premières expériences des utilisateurs comme prometteuses mais sceptiques, soulignant que le plaisir d'un trajet sans conducteur était tempéré par des hésitations occasionnelles.

    De plus, des considérations éthiques se posent : comment le système hiérarchise-t-il les décisions en cas de collision potentielle ? Le processus de développement opaque de Tesla alimente les débats, avec des appels à des audits par des tiers. Les initiés spéculent que les prochaines mises à jour du FSD pourraient améliorer les performances en augmentant la taille des modèles, ce qui pourrait rendre le système « plusieurs fois meilleur », comme l'affirme Musk.

    Adoption par le public et perspectives d'avenir

    L'adoption par les utilisateurs à Austin a été progressive. Depuis son ouverture au public, le service a parcouru des centaines de milliers de kilomètres, mais des problèmes de disponibilité persistent. Les utilisateurs apprécient la nouveauté (commander une voiture via une application, monter à bord sans chauffeur), mais des inquiétudes subsistent concernant les arrêts d'urgence ou le vandalisme. Tesla répond à ces préoccupations par une surveillance intégrée à l'application et un contrôle à distance, bien que les détails soient rares.

    À l'avenir, Austin servira de modèle pour l'expansion. La vision de Musk comprend des flottes à l'échelle nationale, mais la mosaïque réglementaire complique les choses. Des États comme la Californie exigent des rapports détaillés, ce qui pourrait retarder le déploiement. Teslarati a confirmé les essais de véhicules vides, signalant que ceux-ci seraient bientôt prêts à transporter des passagers.

    À l'échelle mondiale, les progrès de Tesla influencent ses concurrents. Des entreprises chinoises comme Baidu développent des technologies similaires, tandis que leurs rivaux américains investissent des milliards. Pour les habitants d'Austin, la vue des Tesla vides annonce une ère de transformation, mêlant innovation et incertitude.

    Innovation dans un contexte d'incertitude

    Les enjeux économiques sont immenses. Les analystes prévoient qu'un réseau Robotaxi performant pourrait ajouter des milliards aux revenus de Tesla, perturbant ainsi Uber et Lyft. Pourtant, les retours révèlent la prudence des investisseurs, certains se demandant si la démonstration à Austin n'est qu'une simple opération marketing avant une véritable expansion.

    Sur le plan technique, l'avantage de Tesla en matière de données (des milliards de kilomètres parcourus par sa flotte) lui permet de se démarquer. Mais des défis tels que les limites des capteurs en cas de faible visibilité persistent, comme en témoignent les débats dans les forums industriels. La paranoïa de Musk en matière de sécurité, réitérée lors des conférences sur les résultats financiers, suggère une rigueur interne, mais la validation externe reste essentielle.

    Alors que Tesla s'engage dans cette voie, les rues d'Austin deviennent un laboratoire grandeur nature, testant non seulement les logiciels, mais aussi la préparation de la société à l'arrivée de machines en mouvement. Le passage des tests aux services payants nécessite de prouver la rentabilité. La structure de coûts de Tesla, sans chauffeurs humains, promet des marges supérieures à celles des taxis traditionnels. À Austin, la croissance de la flotte a été modeste, un rapport faisant état d'une stagnation malgré l'expansion de la zone, attribuée à l'attente de la validation.

    Des partenariats pourraient accélérer l'adoption, par exemple des intégrations avec les transports locaux. Cependant, les précédents juridiques liés à des incidents passés liés à l'autonomie pèsent sur l'avenir et pourraient influencer la jurisprudence. En fin de compte, l'aventure de Tesla à Austin résume bien le numéro d'équilibriste que représente l'innovation autonome : des promesses audacieuses confrontées à une réalité rigoureuse, sous le regard attentif du monde entier.

    Source : Teslarati

    Et vous ?

    Pensez-vous que ces rapports sont crédibles ou pertinents ?
    Quel est votre avis sur le sujet ?

    Voir aussi :

    Les essais des robotaxis de Tesla à Austin ont enregistré trois accidents dès le premier jour, un bilan bien pire que celui de Waymo, avec des collisions, des problèmes logiciels et des infractions routières

    La conduite autonome intégrale promise par Elon Musk reste hors de portée : deux actionnaires de Tesla endommagent gravement leur Model Y en tentant de démontrer les capacités du logiciel Full Self-Diriving

    Le FSD de Tesla devient de plus en plus mauvais en conduite : la NHTSA ouvre une nouvelle enquête après que le FSD ait amenés les conducteurs de Tesla à commettre 44 infractions au code de la route
    Publication de communiqués de presse en informatique. Contribuez au club : corrections, suggestions, critiques, ... Contactez le service news et Rédigez des actualités

  4. #4
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    Citation Envoyé par Alex Voir le message
    [...]Tesla a discrètement intensifié ses ambitions en matière de véhicules autonomes, en déployant des véhicules Model Y qui circulent dans les rues de la ville sans conducteur humain au volant, ni même à l'intérieur de la voiture
    A quoi sert une voiture?
    A transporter une ou plusieurs personnes d'un point A à un point B.
    A quoi sert une voiture qui roule sans chauffeur et sans passager?
    A rien.
    Qui est le client s'il n'y a personne dans la voiture? Qui paye pour son truc?

    C'est à dire que ses voitures sont déjà dangereuses quand elles servent à quelquechose mais pourquoi les faire circuler à ne rien faire?
    Ca coute de l'argent qui ne devrait pas être rentabilisée, le tout en augmentant les risques d'accidents inutiles.

    Ce projet est jute un non sens.

  5. #5
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    Citation Envoyé par totozor Voir le message
    A quoi sert une voiture?
    D'accord, si on considère que c'est une voiture, ça n'a pas de sens. Mais si on considère que c'est une arme, alors c'est différent. Je vois là une des premières générations de "terminators". Ce sont des véhicules capables de foncer sur une cible et de prendre feu au dessus de la dépouille, le tout de manière autonome et sans aucun problème de conscience. Elon Musk souhaite produire des "légions" entières de ces trucs. D'abord sous forme de voitures, ensuite sous forme humanoïde. Il proposera peut-être un jour un modèle qui a la forme de Arnold Schwarzenegger et là il n'y aura plus aucune ambiguïté sur ses intentions... comme le jour où il a fait un geste de salut très particulier.

  6. #6
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    Citation Envoyé par totozor Voir le message
    A quoi sert une voiture qui roule sans chauffeur et sans passager?
    A rien.
    Qui est le client s'il n'y a personne dans la voiture? Qui paye pour son truc?
    la voiture qui circule sans personne dedans, c'est (aussi) pour se rendre à l'endroit où le client qui a fait appel au service, se trouve. Il faut bien aller le chercher à un moment donné

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