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Emploi Discussion :

Les licenciements liés à l'IA ressemblent de plus en plus à une fiction d'entreprise


Sujet :

Emploi

Vue hybride

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  1. #1
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    Par défaut Une étude de Google affirme que les craintes de voir l'IA tuer la demande de main-d'œuvre sont exagérées
    Une étude de Google affirme que les craintes de voir l'IA tuer la demande de main-d'œuvre sont probablement exagérées
    elle devrait avoir un impact limité à court terme en raison de ses limites

    Google publie une nouvelle étude qui suggère que les capacités actuelles de l'IA sont exagérées et qu'elle est encore loin de pouvoir remplacer une bonne partie de la main-d'œuvre mondiale comme certains veulent le faire croire. Mais encore, le rapport insiste sur le fait que cela ne devrait pas changer à court terme en raison des limites de la technologie. Il indique que l'IA n'est pas encore en mesure d'effectuer de manière fiable un travail en plusieurs étapes qui impliquent de la planification, du raisonnement ou de la mémoire. Le rapport est avant tout un retour à la réalité dans un contexte de battage médiatique incessant sur l'IA générative et ses capacités réelles.

    Les économistes utilisent l'expression "technologie à usage général" pour décrire les innovations susceptibles d'affecter l'ensemble d'une économie, comme le moteur électrique dans les années 1800 ou l'IA générative aujourd'hui. Andrew McAfee, premier chercheur invité pour la technologie et la société chez Google et chercheur principal au MIT, examine ce concept dans un nouveau rapport intitulé "Generally Faster: The economic impact of Generative AI", publié le 25 avril par Google. Le rapport s'appuie sur ses recherches sur l'IA qui, selon lui, a la capacité de transformer positivement les économies et les sociétés à l'avenir.

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    Goldman Sachs prévoit que l'IA commencera à avoir un impact mesurable sur le PIB des États-Unis en 2027, et que d'autres pays ressentiront ces effets les années suivantes. Selon Goldman Sachs , l'IA pourrait à terme automatiser environ 25 % des tâches dans les économies avancées et 10 à 20 % du travail dans les économies émergentes. Plus en détail, les économistes de la banque d'investissement s'attendent à ce que l'IA remplace les humains dans 46 % des tâches administratives, 44 % des emplois juridiques et 37 % des professions de l'architecture et de l'ingénierie. Ce qui a préoccupé les travailleurs.

    En somme, environ 300 millions d'emplois pourraient être supprimés par l'IA dans les années à venir, ce qui, selon les économistes de Goldman Sachs, signifie que l'IA générative est en bonne voie pour bouleverser fondamentalement le travail tel que nous le connaissons. Mais McAfee ne partage pas cet avis et trouve que ces prédictions sont exagérées. « Les craintes d'une chute aussi brutale de la demande de main-d'œuvre sont probablement exagérées. L'histoire des technologies à usage général montre que la croissance qu'elles entraînent s'accompagne d'une forte demande de main-d'œuvre », a déclaré le chercheur.

    L'étude cite des travaux antérieurs réalisés en 2023. Ils consistaient à soumettre des centaines de questions exigeant les compétences susmentionnées à la fois à des humains et à des systèmes d'IA jugés très performants. En moyenne, les humains ont obtenu 92 % de bonnes réponses, alors que les machines n'en ont obtenu que 15 %. Néanmoins, l'étude indique que l'IA générative est en passe de s'améliorer rapidement grâce à des recherches intensives visant à comprendre comment remédier à ses faiblesses. McAfee suggère que l'IA devrait se diffuser plus rapidement dans la société que les précédentes innovations.

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    Dans son rapport, McAfee explore les implications de l'IA générative dans la croissance économique, en examinant tous les aspects, de ses effets possibles sur les compétences professionnelles et les salaires à la façon dont elle peut transformer des industries entières, en passant par ses risques et ses pièges potentiels. Les précédentes technologies à usage général ont apporté leurs changements au fil des décennies. Mais il prévoit que les effets de l'IA générative se feront sentir plus rapidement en raison de sa capacité à se diffuser rapidement via l'Internet et de sa facilité d'utilisation grâce à son interface en langage naturel.

    Citation Envoyé par Andrew McAfee

    Les précédentes technologies à usage général ont mis des décennies à stimuler des économies entières. Le moteur électrique, par exemple, a été breveté aux États-Unis en 1837 et la première centrale électrique d'Edison a commencé à fonctionner en 1881. Mais l'électrification n'a commencé à avoir un effet positif significatif sur la productivité des usines américaines que dans les années 1920.

    Le changement a été lent, car ces technologies se sont diffusées lentement, nécessitant souvent de nouvelles infrastructures telles que des routes et des réseaux de transmission électriques. En outre, leurs avantages les plus importants ne sont apparus que lorsque les utilisateurs ont eu le temps de trouver des innovations complémentaires et de les mettre en place.

    Cependant, il y a des raisons de croire que les effets de l'IA générative se manifesteront plus rapidement que ceux des précédentes technologies à usage général. Une grande partie de l'infrastructure nécessaire est déjà en place. Une fois les nouveaux systèmes d'IA générative développés, ils peuvent être déployés dans le monde entier aussi rapidement que les pages Web et les applications.

    Un nombre important et croissant d'applications puissantes utilisant cette technologie sont immédiatement disponibles gratuitement pour toute personne disposant d'un appareil connecté à Internet. D'autres sont disponibles sur abonnement. Cette large disponibilité s'applique à la fois aux utilisateurs finaux de la technologie et aux développeurs qui souhaitent créer de nouveaux outils à l'aide de celle-ci.

    En outre, comme l'IA générative continue de s'améliorer rapidement, bon nombre de ces améliorations se propageront à l'échelle mondiale dès qu'elles seront publiées.
    Pour illustrer ses propos, le chercheur a cité les résultats de quelques études antérieures. Une étude réalisée en 2023 auprès de 14 000 utilisateurs exerçant diverses professions dans 14 pays a révélé que 28 % des personnes interrogées utilisent déjà l'IA générative au travail, même sans avoir un grand soutien de la part de leur organisation. Parmi les utilisateurs de l'IA générative, 55 % avaient travaillé avec des outils non approuvés et 40 % avec des outils interdits. Au moins 71 % des utilisateurs ont déclaré que la technologie les rendait plus productifs et 58 % d'entre eux ont indiqué qu'ils se sentaient plus engagés grâce à elle.

    Dans certaines professions, l'utilisation de l'IA générative est déjà presque universelle. En juin 2023, 92 % des programmeurs interrogés l'utilisaient au travail. McAfee a déclaré que l'IA permet déjà de réaliser d'importants gains de productivité, qui augmenteront et se répandront à mesure que les personnes et les organisations proposeront des innovations complémentaires qui tireront parti des capacités de l'IA générative. En conséquence, la productivité globale s'améliorera, ce qui se traduira par une accélération de la croissance économique. Outre l'accélération de la croissance, l'IA générative apportera d'autres changements.

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    Elle réduira la demande pour certaines compétences, augmentera la demande pour d'autres et créera une demande pour des compétences entièrement nouvelles. Selon l'étude, si la technologie n'entraîne pas un "chômage massif", il existe suffisamment de preuves qu'elle pourrait contribuer à "vider" la main-d'œuvre des emplois les mieux rémunérés. « Pour tout le travail effectué dans une économie moderne, on constate que l'IA générative affecte davantage les tâches effectuées par les diplômés de l'enseignement supérieur que celles effectuées par les seuls diplômés de l'enseignement secondaire », indique le rapport.

    La technologie pourrait également perturber la concurrence entre les entreprises. Le rapport indique que l'IA générative pourrait renforcer les capacités d'un petit groupe de "superstars" dans un secteur donné, de manière à leur permettre de surpasser leurs rivaux. « Les entreprises en place en perte de vitesse procéderont à des licenciements et le nombre de personnes devant trouver un nouvel emploi et acquérir de nouvelles compétences augmentera. Mais d'après les recherches, les entreprises qui ont investi massivement dans l'apprentissage automatique ne sont pas celles qui procèdent à des licenciements, a-t-il écrit.

    Cette déclaration de McAfee semble toutefois en contraste avec ce qui s'observe dans l'industrie et même chez le parrain de son étude. De nombreuses entreprises technologiques ayant investi dans l'IA ont licencié des dizaines de milliers d'employés au cours des derniers douze derniers mois. Google a licencié plus 12 000 employés l'année dernière et les licenciements se poursuivent cette année. Google a licencié récemment du personnel des équipes Flutter, Dart et Python. La rumeur indique que Google a licencié toute l'équipe Python aux États-Unis pour la remplacer par une main-d'œuvre moins chère à Munich, en Allemagne.

    Selon plusieurs rapports, les entreprises technologiques procèdent à des licenciements pour réaliser des économies et réaffecter les ressources financières aux projets d'IA. D'autres acteurs importants de la course à l'IA, comme Meta, Amazon et Microsoft, ont également licencié des milliers d'emplois ces derniers mois.

    Source : rapport de l'étude (PDF)

    Et vous ?

    Quel est votre avis sur le sujet ?
    Que pensez-vous des conclusions de l'étude Andrew McAfee parrainée par Google ?
    Partagez-vous son avis selon lequel les craintes liées à l'impact de l'IA sur la main-d'œuvre sont exagérées ?
    Selon vous, comment l'IA générative pourrait-elle impacter la main-d'œuvre dans les années à venir ?
    Quels sont les emplois les plus exposés à l'IA et quels sont ceux que la technologie ne pourra pas remplacer ?
    Que pensez-vous des rapports qui affirment que l'IA pourrait également remplacer les programmeurs à l'avenir ?

    Voir aussi

    Une étude de Goldman Sachs affirme que l'IA pourrait automatiser 25 % des emplois actuels dans le monde, les économistes, les employés administratifs et les avocats devraient être les plus touchés

    Google licencie du personnel des équipes Flutter, Dart et Python. L'entreprise aurait licencié toute l'équipe Python aux États-Unis pour la remplacer par une « main-d'œuvre moins chère » à Munich

    L'intelligence artificielle créera des « perturbations de l'emploi » à long terme, affirme le PDG d'un cabinet de Big Four

  2. #2
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  3. #3
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  4. #4
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    Par défaut Les directeurs financiers affirment qu'ils veulent remplacer les employés par l'IA afin de réduire les coûts
    Près de la moitié des entreprises américaines utilisant l'IA déclarent que leur objectif est de réduire les coûts liés au personnel
    selon une enquête de la Fed de Richmond

    Une enquête de la Réserve fédérale (Fed) de Richmond, en Virginie, suggère que les travailleurs qui craignent que leurs employeurs les remplacent par l'IA pourraient avoir raison. Environ 47 % des entreprises contactées ont déclaré qu'elles automatisent certaines tâches dans le but de réduire les coûts de personnel et de main-d'œuvre. Ces entreprises indiquent qu'elles utilisent aussi l'automatisation afin d'améliorer la qualité des produits (58 % des entreprises), augmenter la production (49 %) et remplacer les travailleurs (33 %). Mais les avantages concrets de l'IA sont encore difficiles à évaluer, des rapports ayant averti que les entreprises risquent d'être déçues.

    Dans une enquête qui s'est achevée le 3 juin, la Fed de Richmond a interrogé 450 directeurs financiers sur les projets d'automatisation au sein de leurs entreprises. Près de deux tiers d'entre eux ont déclaré que leur entreprise a pour priorité stratégique d'automatiser les tâches généralement effectuées par les employés. Parmi les entreprises qui prévoient d'automatiser au cours des 12 prochains mois, une majorité s'attend à mettre en œuvre l'IA pour effectuer un large éventail de tâches. L'enquête a été menée en collaboration avec la Fuqua School of Business de l'université Duke et la la Réserve fédérale d'Atlanta, en Géorgie.

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    John Graham, professeur de finance à l'université Duke et directeur académique de l'étude, a déclaré : « les directeurs financiers affirment que leurs entreprises utilisent l'IA afin d'automatiser une multitude de tâches, qu'il s'agisse du paiement des fournisseurs, de la facturation, de l'approvisionnement, des rapports financiers ou de l'optimisation de l'utilisation des installations. Cela s'ajoute au fait que les entreprises utilisent ChatGPT pour générer des idées créatives et rédiger des descriptions d'emploi, des contrats, des plans de marketing et des communiqués de presse ». L'on pourrait bientôt assister à des licenciements.

    Le rapport indique qu'au cours de l'année écoulée, près de 60 % des entreprises interrogées ont "mis en œuvre des logiciels, des équipements ou des technologies pour automatiser des tâches auparavant effectuées par les employés". Ce pourcentage atteint 84 % dans le rang des grandes entreprises. Elles utilisent également l'automatisation pour améliorer la qualité des produits (58 % des entreprises), augmenter la production (49 %), réduire les coûts de main-d'œuvre (47 %) et remplacer les travailleurs (33 %). Le rapport s'attend également à ce que l'utilisation de l'IA augmente fortement au cours de l'année prochaine.

    Parmi le groupe d'entreprises qui ont automatisé des tâches, 37 % des entreprises (55 % des grandes entreprises) disent spécifiquement qu'elles ont déjà mis en œuvre l'IA. Dans un discours prononcé la semaine dernière, Thomas Barkin, président de la Fed de Richmond, a déclaré : « il se pourrait bien que nous assistions également à une hausse de la productivité, peut-être sous l'effet de l'automatisation ou même de l'IA ». Cependant, les résultats de l'étude suscitent des critiques acerbes dans la communauté. Certains trouvent inquiétant que les dirigeants choisissent de mettre les employés au chômage au profit de l'IA.

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    « Si notre société ne fonctionnait pas sur la menace de la pauvreté, je serais très enthousiaste. Malheureusement, tout ce que je vois, c'est que l'IA rend de plus en plus de gens désespérés et privés de leurs droits », a écrit un critique. Un autre internaute écrit : « on ne peut pas créer une société où l'on doit travailler pour vivre et donner tous les emplois raisonnablement rémunérés à l'IA sans s'attendre à des problèmes majeurs. C'est à se demander si les personnes qui défendent cette idée sont si imprévoyantes qu'ils ne se rendent pas compte que les gens sans argent ne peuvent pas acheter de choses ». Un autre affirme :

    Citation Envoyé par Critique

    Si des gens perdent leur emploi à cause de l'IA, la société doit s'organiser en conséquence.

    Sommes-nous prêts à assumer le coût à court terme d'un chômage massif pour la promesse à long terme d'une croissance économique et d'une prospérité pour tous ? Encourageons-nous ces personnes à exercer des métiers centrés sur l'humain ? Décourageons-nous les jeunes et les jeunes adultes d'exercer des professions qui seront probablement rendues obsolètes par l'IA à l'avenir ? Investissons-nous dans une formation plus poussée sur la manière de développer ou d'utiliser les outils d'IA afin que personne ne prenne du retard ?

    Ou devons-nous accepter le fait qu'une partie non négligeable de la population sera probablement dévastée économiquement et devons-nous simplement commencer à mettre en place des politiques visant à garantir que tout le monde dispose au minimum d'un logement sûr, d'un accès à une alimentation saine et à l'eau, au chauffage et à la climatisation, à l'internet et à des soins médicaux gratuits ou abordables ?
    En ce qui concerne les préoccupations pour l'année prochaine, les directeurs financiers américains indiquent que la politique monétaire (taux d'intérêt), l'inflation et les difficultés à trouver et à conserver les bons employés restent leurs trois principales inquiétudes. De plus, les inquiétudes concernant l'inflation sont aggravées par le fait que 57 % des entreprises ont répondu qu'elles s'attendaient à ce que les prix de leurs produits augmentent cette année à un rythme plus élevé que la normale. L'optimisme des directeurs financiers est resté modéré, les petites entreprises étant beaucoup moins optimistes que les grandes.

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    De nombreux cadres veulent poursuivre leurs efforts visant à déployer des outils d'IA générative malgré le scepticisme quant au retour sur investissement de ces dépenses. Certains dirigeants se plaignent déjà du fait que les retombées des projets d'IA sont "lamentables". Selon une enquête de Lucidworks, les retards, les problèmes de mise en œuvre et les avantages non réalisés sont autant de défis pour les projets en matière d'IA générative en 2024. L'enquête révèle que seule une entreprise sur quatre a lancé avec succès des initiatives d'IA au cours des 12 derniers mois. Et les experts ne sont pas optimistes pour l'avenir.

    À en croire Daron Acemoglu, professeur d'économie au MIT, l'IA n'augmentera la productivité aux États-Unis que de 0,5 % et ne favorisera la croissance économique que de 0,9 % au cours de la prochaine décennie. Il estime qu'il n'y aura pas un nombre "massif" d'emplois touchés par l'IA dans un avenir proche, car, selon lui, de nombreux emplois tels que ceux de la fabrication ou de l'exploitation minière sont polyvalents et nécessitent une interaction avec le monde réel. Le professeur a ajouté que l'IA aura un impact plus important sur "les tâches purement mentales", mais que le nombre de ces emplois ne sera pas énorme.

    Acemoglu avertit également que l'architecture actuelle de la technologie de l'IA elle-même peut avoir des limites. « La cognition humaine implique de nombreux types de processus cognitifs, d'entrées sensorielles et de capacités de raisonnement. Les grands modèles de langage (LLM) se sont révélés aujourd'hui plus impressionnants que beaucoup ne l'auraient prédit, mais il faut encore faire un grand acte de foi pour croire que l'architecture permettant de prédire le mot suivant dans une phrase atteindra des capacités aussi intelligentes que le personnage fictif HAL 9000 dans le film "2001 : l'Odyssée de l'espace" », a-t-il déclaré.

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    En août dernier, Gary Marcus, professeur à l'université de New York, a écrit dans un billet de blogue : « nous commençons à voir des signes que l'IA générative pourrait être un raté », ajoutant que le retour sur investissement de l'IA générative n'est peut-être pas si important, après tout. Selon lui, l'industrie est peut-être en train d'atteindre un plateau en matière de capacité pure, car personne n'a été en mesure de battre GPT-4 de manière décisive. Google et Anthropic ont investi beaucoup d'argent pour essayer, mais Marcus affirme qu'aucun n'a réussi ; au lieu de cela, il semble qu'il y ait une convergence aux niveaux GPT-4.

    Michael Hartnett, stratège en investissement chez Bank of America, a suggéré que l'IA pourrait être une bulle, la comparant au krach des dotcoms en 2000. Le PDG d'Amazon, Andy Jassy, a déclaré lors d'une conférence téléphonique sur les résultats en février que les revenus à court terme provenant de l'IA seront "relativement faibles". Et s'adressant au Daily Mail, Dom Couldwell, responsable de l'ingénierie de terrain chez DataStax, a déclaré que l'industrie se trouve toujours dans la phase "inconnue inconnue" de l'IA générative. Il a fait remarquer que l'IA générative fait l'objet d'un battage médiatique sans précédent.

    Source : la Fed de Richmond

    Et vous ?

    Quel est votre avis sur le sujet ?
    Que pensez-vous du projet des directeurs financiers qui vise à remplacer les travailleurs par l'IA ?
    L'IA peut-elle remplacer efficacement les humains ? Ou les entreprises finiront-elles par rappeler leurs employés ?
    Pourquoi les entreprises continuent à investir massivement dans l'IA malgré les rapports sur les résultats mitigés des projets d'IA ?

    Voir aussi

    Emploi : Une enquête révèle que près de la moitié des dirigeants souhaitent remplacer les travailleurs par l'intelligence artificielle et pourraient l'utiliser pour réduire les salaires

    Les retombées des projets d'IA sont "lamentables", se plaignent les dirigeants, alors que les retards et les problèmes de mise en œuvre remettent en cause les initiatives d'IA générative en 2024

    Goldman Sachs suggère que le retour sur investissement de la technologie de l'IA générative risque d'être décevant et les coûts liés à son développement pourraient ne pas diminuer comme certains le prévoient

  5. #5
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    Par défaut Stephen Wolfram pense que nous avons besoin de philosophes pour répondre aux grandes questions sur l'IA
    Stephen Wolfram pense que nous avons besoin de philosophes dans le débat sur le développement de l'IA,
    pour établir des garde-fous nécessaires afin d'éviter des conséquences potentiellement désastreuses

    Stephen Wolfram, mathématicien et scientifique de renom, a récemment exprimé une opinion intrigante : les philosophes devraient jouer un rôle crucial dans la réflexion sur les grandes questions entourant l’intelligence artificielle (IA). Wolfram a exprimé des inquiétudes quant à la manière dont certaines entreprises technologiques déploient l’IA sans une réflexion éthique adéquate. Il a eu des discussions « horrifiantes » avec des entreprises qui, selon lui, ne pensent pas clairement aux implications de leurs technologies. Pour lui, intégrer des philosophes dans ces discussions pourrait aider à établir des garde-fous nécessaires pour éviter des conséquences potentiellement désastreuses. Cette perspective, bien que surprenante pour certains, souligne l’importance d’une approche interdisciplinaire pour aborder les défis éthiques et existentiels posés par l’IA.

    L’argument de Wolfram

    Enfant prodige, Wolfram a publié son premier article scientifique à l'âge de 15 ans et obtenu son doctorat à Caltech à 20 ans. Son œuvre impressionnante touche à la fois à la science, aux mathématiques et à l'informatique : Il a développé Mathematica, Wolfram Alpha et le Wolfram Language, un puissant langage de programmation informatique.

    « Mon principal travail dans la vie, en plus de la science fondamentale, a été de créer notre langage informatique Wolfram afin de disposer d'un moyen d'exprimer des choses par le calcul qui soit utile à la fois aux humains et aux ordinateurs », a déclaré Wolfram.

    Wolfram, connu pour ses contributions majeures telles que Mathematica et Wolfram Alpha, a grandi dans un environnement où la philosophie était omniprésente, sa mère étant professeure de philosophie à l’Université d’Oxford. Bien qu’il ait initialement rejeté cette discipline, il reconnaît aujourd’hui la valeur de la rigueur philosophique pour comprendre les implications profondes de l’IA.

    Les défis éthiques et existentialistes de l’IA

    L’IA, en évoluant, soulève des questions complexes sur la conscience, la prise de décision et l’interaction entre humains et machines. Wolfram soutient que ces questions ne peuvent être pleinement comprises sans une réflexion philosophique approfondie. Par exemple, déterminer ce qui est « juste » ou « moral » dans le contexte de l’IA est fondamentalement une question philosophique.

    « Je n'avais jamais vraiment appris grand-chose sur la philosophie. Ma mère était professeur de philosophie à Oxford quand j'étais enfant, et l'une des choses que je disais toujours, c'est qu'il y a une chose que je ne ferai jamais quand je serai adulte, c'est la philosophie.

    « Et regardez ce que font les philosophes : ils discutent toujours des mêmes choses qu'il y a 2 000 ans. Comment cela peut-il être une chose sensée à faire ? Mais maintenant que j'ai atteint l'âge adulte, je me suis retrouvé plongé dans toutes ces questions philosophiques, mais avec une sorte de nouvel ensemble d'outils, des outils qui viennent de la science, et il y a beaucoup de choses vraiment significatives et intéressantes ».


    Rendez-vous à 8:00

    L’importance des garde-fous philosophiques

    Alors que les développeurs d'IA et d'autres personnes commencent à réfléchir plus profondément à la façon dont les ordinateurs et les personnes se croisent, Wolfram explique que cela devient beaucoup plus un exercice philosophique, impliquant une réflexion au sens pur sur les implications que ce type de technologie peut avoir sur l'humanité. Ce type de réflexion complexe est lié à la philosophie classique.

    « La question est de savoir à quoi l'on pense, et c'est un autre type de question, que l'on retrouve davantage dans la philosophie traditionnelle que dans les STEM traditionnels », a-t-il déclaré.

    Par exemple, lorsque vous commencez à parler de la manière de mettre des garde-fous à l'IA, il s'agit essentiellement de questions philosophiques. Parfois, dans l'industrie technologique, lorsque les gens parlent de la manière dont nous devrions mettre en place telle ou telle chose avec l'IA, certains peuvent dire : « Eh bien, faisons en sorte que l'IA fasse ce qu'il faut ». Et cela nous amène à nous demander ce qu'est la bonne chose ». Et déterminer les choix moraux est un exercice philosophique.

    Il dit avoir eu des « discussions horribles » avec des entreprises qui mettent l'IA sur le marché, manifestement sans y penser. « La tentative de discussion socratique sur la manière dont vous réfléchissez à ce genre de questions vous choquerait, tant les gens ne réfléchissent pas clairement à ces questions. Je ne sais pas comment résoudre ces questions. C'est le défi, mais c'est un endroit où ce genre de questions philosophiques, je pense, sont d'une importance actuelle ».

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    Une approche interdisciplinaire

    La science, selon Wolfram, est souvent incrémentale et ne remet pas en question les paradigmes existants. En revanche, la philosophie encourage une réflexion radicale et une remise en question des idées préconçues. En combinant ces deux approches, nous pourrions mieux naviguer dans les défis posés par l’IA et assurer un développement technologique éthique et responsable.

    Selon lui, les scientifiques en général ont du mal à envisager les choses en termes philosophiques. « Une chose que j'ai remarquée et qui est vraiment frappante, c'est que lorsque vous parlez à des scientifiques et que vous évoquez de grandes et nouvelles idées, ils sont désorientés parce que ce n'est pas ce qui se passe en général dans le domaine scientifique », a-t-il déclaré. « La science est un domaine progressif où l'on ne s'attend pas à être confronté à une façon radicalement différente de penser les choses ».

    Si le travail principal de la philosophie est de répondre aux grandes questions existentielles, il estime que nous entrons dans un âge d'or de la philosophie en raison de l'influence croissante de l'IA et de toutes les questions qu'elle soulève. Selon lui, bon nombre des questions auxquelles l'IA nous confronte aujourd'hui sont en fait des questions philosophiques traditionnelles.

    « Je trouve que les groupes de philosophes avec lesquels je discute sont en fait beaucoup plus agiles lorsqu'ils réfléchissent de manière paradigmatique à différents types de choses », a-t-il déclaré.

    Il a notamment rencontré un groupe d'étudiants en master de philosophie au Ralston College de Savannah, en Géorgie. Wolfram a parlé aux étudiants de la collision à venir entre les arts libéraux et la philosophie, d'une part, et la technologie, d'autre part. En fait, Wolfram dit avoir relu la « République » de Platon parce qu'il veut revenir aux racines de la philosophie occidentale dans sa propre réflexion.

    Rumi Allbert, étudiant dans le programme Ralston, qui a passé sa carrière à travailler dans la science des données et qui a également participé à la Wolfram Summer School, un programme annuel conçu pour aider les étudiants à comprendre l'approche de Wolfram en matière d'application de la science aux idées commerciales, a été fasciné par la pensée de Wolfram.

    « Il est très, très intéressant qu'un homme comme le Dr Wolfram s'intéresse autant à la philosophie, et je pense que cela témoigne de l'importance de la philosophie et de l'approche humaniste de la vie. Il me semble qu'il s'est tellement développé dans son propre domaine qu'il a évolué vers une question plus philosophique », a déclaré Allbert.

    Le fait que Wolfram, qui est à la pointe de l'informatique depuis un demi-siècle, perçoive les liens entre la philosophie et la technologie pourrait être le signe qu'il est temps de commencer à aborder ces questions relatives à l'utilisation de l'IA d'une manière beaucoup plus large que comme un simple problème mathématique. Et peut-être qu'associer des philosophes à la discussion est un bon moyen d'y parvenir.

    Une analyse critique de l’appel de Stephen Wolfram

    L’idée de Stephen Wolfram d’intégrer des philosophes dans le développement de l’IA est audacieuse et mérite une réflexion approfondie. Cependant, cette proposition n’est pas sans ses critiques et ses défis. Examinons certains des arguments contre cette approche.

    La complexité de l’intégration interdisciplinaire

    L’une des principales critiques de l’appel de Wolfram est la complexité de l’intégration des philosophes dans un domaine aussi technique que l’IA. Les philosophes et les ingénieurs ont souvent des méthodologies et des langages très différents, ce qui peut rendre la collaboration difficile. Les ingénieurs peuvent percevoir les philosophes comme étant trop théoriques, tandis que les philosophes peuvent voir les ingénieurs comme étant trop pragmatiques.

    Le risque de paralysie par l’analyse

    Un autre argument contre l’intégration des philosophes est le risque de « paralysie par l’analyse ». Les philosophes sont formés pour poser des questions profondes et souvent sans réponse définitive. Cela peut ralentir le processus de développement technologique, car chaque décision pourrait être remise en question sous un angle éthique ou philosophique. Dans un domaine où la rapidité d’innovation est cruciale, cela pourrait être perçu comme un obstacle.

    La question de la pertinence

    Certains critiques soutiennent que les philosophes peuvent ne pas être suffisamment informés sur les aspects techniques de l’IA pour apporter une contribution significative. La philosophie, bien qu’importante, pourrait ne pas toujours fournir des solutions pratiques aux problèmes techniques complexes rencontrés dans le développement de l’IA. Il est essentiel que les philosophes aient une compréhension de base des technologies sur lesquelles ils réfléchissent, ce qui n’est pas toujours le cas.

    Les intérêts divergents des entreprises technologiques

    Enfin, il y a la question des intérêts divergents. Les entreprises technologiques sont souvent motivées par des objectifs commerciaux et financiers, tandis que les philosophes peuvent être plus préoccupés par les implications éthiques et sociales. Cette divergence d’intérêts peut créer des tensions et des conflits, rendant la collaboration difficile. Les entreprises peuvent également être réticentes à intégrer des perspectives qui pourraient ralentir leur progression ou nuire à leur rentabilité.

    Conclusion

    Bien que l’idée de Stephen Wolfram d’intégrer des philosophes dans le développement de l’IA soit noble et nécessaire à bien des égards, elle n’est pas sans défis. La complexité de l’intégration interdisciplinaire, le risque de paralysie par l’analyse, la question de la pertinence et les intérêts divergents des entreprises technologiques sont autant de facteurs qui doivent être pris en compte. Une approche équilibrée, où les philosophes et les ingénieurs travaillent ensemble tout en respectant leurs domaines d’expertise respectifs, pourrait être la clé pour surmonter ces obstacles.

    Source : Stephen Wolfram (vidéo dans le texte)

    Et vous ?

    Pensez-vous que les philosophes peuvent réellement influencer les décisions technologiques des entreprises d’IA ? Pourquoi ou pourquoi pas ?
    Pensez-vous que les différences méthodologiques entre philosophes et ingénieurs peuvent être surmontées ? Si oui, comment ?
    Quels sont, selon vous, les principaux défis éthiques posés par l’IA aujourd’hui ? Comment les philosophes pourraient-ils contribuer à résoudre ces défis ?
    Comment les philosophes peuvent-ils acquérir une compréhension suffisante des aspects techniques de l’IA pour être pertinents dans ce domaine ?
    Avez-vous des exemples où une collaboration interdisciplinaire a réussi à surmonter des défis similaires dans d’autres domaines ?
    Quels autres domaines de la connaissance devraient être impliqués dans la réflexion sur l’IA, en plus de la philosophie ?
    Croyez-vous que les entreprises technologiques prennent suffisamment en compte les implications éthiques de leurs innovations ? Pourquoi ou pourquoi pas ?
    Pensez-vous que les entreprises technologiques sont prêtes à accepter des ralentissements potentiels dans leur développement pour intégrer des perspectives éthiques ? Pourquoi ou pourquoi pas ?
    Pensez-vous que l’éducation en philosophie devrait être intégrée dans les cursus des ingénieurs et des scientifiques ?
    Comment voyez-vous l’avenir de l’IA si nous intégrons davantage de perspectives philosophiques dans son développement ?
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  6. #6
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    Pensez-vous que les philosophes peuvent réellement influencer les décisions technologiques des entreprises d’IA ? Pourquoi ou pourquoi pas ?
    Non, pour deux raisons :
    1. Nous sommes dans un société qui se prétend de rationnalisme/pragmatisme et qui exclue la philosophie
    2. Une bonne partie des philosophes qui ont un discours public ne méritent pas ce titre, ils ne sont plus capable de mener une réflexion complète.
    Pensez-vous que les différences méthodologiques entre philosophes et ingénieurs peuvent être surmontées ? Si oui, comment ?
    Je penses surtout qu'elles ne doivent pas être opposées, chacune doit enrichir l'autre.
    Le jour où les ingénieurs se rendront compte qu'avoir un résultat sorti d'un ordinateur n'en fait pas un résultat neutre/objectif/apolitique etc la monde aura bien avancé!
    Quels sont, selon vous, les principaux défis éthiques posés par l’IA aujourd’hui ? Comment les philosophes pourraient-ils contribuer à résoudre ces défis ?
    L'IA, telle qu'elle est considérée aujourd'hui, amène des solutions absolues et donc intrinsèquement bonnes pour la société.
    Mais celles ci ont des implications éthiques sociales et sociétales, quelques philosophes pour le rappeler ne ferait pas de mal.
    Les sujets sont notamment abordés de façon statistiques ou probabilistes en ce moment, ce qui n'est pas forcément un mal. Mais que se passe-t-il quand la statistique sacrifie des personnes que la situation précédente de sacrifiait pas?
    La décision est-elle toujours aussi bonne? (La réponse varie en fonction de la situation et de nos positionnement politiques notamment)
    Comment les philosophes peuvent-ils acquérir une compréhension suffisante des aspects techniques de l’IA pour être pertinents dans ce domaine ?
    Ces personnes ne sont pas censées être capables d'ingérer des tonnes d'informations pour en sortir une réflexion qui n'est pas à la portée de tous?
    Il existe des livres, des recherches, des experts qui peuvent les renseigner.
    D'ailleurs certains de ces experts ou chercheurs ont probablement déjà abordé le sujet d'un point de vue plus philosophique que technique.
    Avez-vous des exemples où une collaboration interdisciplinaire a réussi à surmonter des défis similaires dans d’autres domaines ?
    On doit trouver des choses du coté de la collaboration entre écologie et industrie par exemple.
    Quels autres domaines de la connaissance devraient être impliqués dans la réflexion sur l’IA, en plus de la philosophie ?
    Les sciences humaines, l'IA impactera significativement les sociétés, évaluer/prévenir/se préparer à ces impacts ne fera pas de mal à certains.
    la sureté aussi, je penses que l'industrie risque d'augmenter sa létalité si on suit les messages que je perçoit aujourd'hui : les incidents courants vont diminuer mais ceux qui se produisent moins risquent d'augmenter (parce que l'IA gère difficilement les exceptions) et les incidents exceptionnels sont souvent plus mortels.
    Croyez-vous que les entreprises technologiques prennent suffisamment en compte les implications éthiques de leurs innovations ? Pourquoi ou pourquoi pas ?
    Non, l'éthique c'est rarement rentable.
    Pensez-vous que les entreprises technologiques sont prêtes à accepter des ralentissements potentiels dans leur développement pour intégrer des perspectives éthiques ? Pourquoi ou pourquoi pas ?
    Non, le ralentissement va à l'encontre du capitalisme.
    C'est pour ça qu'il existe des règlementations.
    Pensez-vous que l’éducation en philosophie devrait être intégrée dans les cursus des ingénieurs et des scientifiques ?
    Oui mais non.
    Oui elle le devrait mais quelle école veut embaucher un profs qui va suggérer qu'on part dans la mauvaise direction.
    Les premiers clients des écoles d'ingé sont des industries ou des futurs industriels. Qui va à l'encontre de ses clients?
    Comment voyez-vous l’avenir de l’IA si nous intégrons davantage de perspectives philosophiques dans son développement ?
    La question ne se pose pas parce que ça n'arrivera pas (voir ma première réponse)

  7. #7
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    La philosophie dans l'IA ne sert strictement a rien.
    Enfin, si , ça peut servir, mais tel que le Monde tourne, non. Pour le moment, l'IA est uniquement utiliser pour virer les personnes et faire du bien aux portefeuilles d'actions des entreprises.
    Dire qu'amazon licencie "a cause de l'IA" parce que son modèle économique s'effondre, ça me fait rire. Quel sont les retours des actionnaires d'amazon?
    Non pour le moment, les dirigeants d'entreprises ne pense qu'à remplacer l'humain pour faire plaisir aux [banque/actionnaires/autre] c'est tout. L'implication pour la société, tout le monde s'en fout.

  8. #8
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    Pas de panique ! Nous avons déjà en France les meilleurs philosophes du monde, dignes du siècle des lumières, j'ai nommé BHL et Raphaël Enthoven !
    (Humour, ironie, désespoir ...)

  9. #9
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    Elon, Mark, Jeff, Larry, Sam et les autres font régulièrement de grandes interventions philosophiques ; ce sont des philosophes pleinement engagés pour le bien de la société.
    Si au final c'est catastrophique pour la société ce n'est qu'un coup de pas d'bol. (on me souffle dans l'oreillette qu'il y a peut être confusion entre société et leur société)

  10. #10
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    Ce n'est pas I.A, c'est de l'automation comporte-mentale. L'I.A est invoquée comme la "main invisible" du marché à une certaine époque.
    L'I.A est disruptive du marché du savoir et de l'ensemble de ses applications (sciences, éducation, etc.).
    La bombe nucléaire est disruptive du marché de la guerre et de l'ensemble de ses tactiques.
    La fusion nucléaire est disruptive du marché de l'énergie et de l'ensemble de ses sources.

  11. #11
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    Par défaut Salesforce va supprimer plus de 1 000 emplois tout en recrutant du personnel
    L'entreprise de logiciels basée sur le cloud Salesforce supprimerait plus de 1 000 emplois tout en recrutant des travailleurs pour vendre de nouveaux produits d'intelligence artificielle (IA)

    Salesforce supprime plus de 1 000 emplois tout en recrutant des vendeurs pour ses nouveaux produits d'intelligence artificielle, notamment son agent IA, Agentforce. Les travailleurs touchés par ces réductions pourront postuler à d'autres emplois en interne. Lors de l'annonce d'Agentforce, le PDG de Salesforce, Marc Benioff, avait déclaré : "Agentforce, notre système complet d'IA pour les entreprises intégré à la plateforme Salesforce, est au cœur d'une transformation révolutionnaire."

    Historiquement, Salesforce a été un pionnier dans le domaine du logiciel en tant que service (SaaS), permettant aux entreprises de louer des applications via un abonnement. Lors de sa conférence annuelle Dreamforce 2024, Salesforce a dévoilé une nouvelle stratégie en matière d’intelligence artificielle (IA). Salesforce proposera des "agents" IA capables de gérer des tâches sans supervision humaine, comme le service client ou la planification de réunions.

    Récemment, Bloomberg a rapporté que Salesforce a supprimé plus de 1 000 emplois tout en recrutant des vendeurs pour ses nouveaux produits d'IA. Les employés concernés pouvaient postuler à d'autres postes en interne. Cette situation intervient alors que l'entreprise entame son dernier exercice fiscal.

    En janvier 2024, Salesforce comptait près de 73 000 employés. L'entreprise suit une tendance observée dans l'ensemble du secteur technologique, où les suppressions d'emplois sont de plus en plus fréquentes. En 2025, des géants de la technologie tels qu'Amazon, Microsoft et Meta Platforms ont également réduit leurs effectifs.


    En décembre 2024, il a été rapporté que Salesforce, qui fabrique des logiciels de gestion de la clientèle, recrute activement des vendeurs pour ses nouveaux produits d'agents d'IA. La deuxième génération de sa technologie Agentforce, conçue pour créer et exploiter des agents d'IA, devrait être mise à la disposition des clients à partir de février 2025.

    Agentforce est une nouvelle couche de la plateforme Salesforce, qui permet aux entreprises de créer et de déployer des agents d'IA qui exécutent de manière autonome des tâches dans le cadre de diverses fonctions commerciales. Lors de l'annonce d'Agentforce, le PDG de Salesforce, Marc Benioff, avait déclaré : " Agentforce, notre système complet d'IA pour les entreprises intégré à la plateforme Salesforce, est au cœur d'une transformation révolutionnaire. La montée en puissance des agents autonomes d'IA révolutionne le travail à l'échelle mondiale, remodelant la façon dont les industries fonctionnent et évoluent. Avec Agentforce, nous ne nous contentons pas d'être les témoins de l'avenir, nous le menons, en ouvrant une nouvelle ère de travail numérique pour toutes les entreprises et tous les secteurs d'activité."

    Pour mettre en avant son agent IA, Marc Benioff a également intensifié sa critique de l'assistant d'intelligence artificielle (IA) de Microsoft, Copilot, le qualifiant de peu fiable et d'imprécis. Il a notamment a déclaré que la livraison de l'outil d'IA aux clients est décevante, qu'il "n'offre aucun niveau de précision" et laisse les clients aux prises avec des problèmes de données. Il a également comparé Copilot à "Clippy 2.0", soulignant sa frustration quant à ses performances et à la charge imposée aux clients pour développer des LLM personnalisés après la mise en œuvre.

    S'exprimant lors d'un événement organisé par Barclays en décembre 2024, Brian Millham, directeur de l'exploitation de Salesforce, a déclaré : "Ce n'est pas parce que nous avons un nouveau produit à succès que nous ignorons les engagements que nous avons pris en interne et en externe lorsque nous réfléchissons à l'expansion de cette entreprise. Nous examinons l'ensemble de l'entreprise et nous nous demandons : Où pouvons-nous gagner en efficacité ? Comment pouvons-nous continuer à alimenter le travail que nous faisons pour investir dans la croissance future ?"

    Un mois avant, Salesforce a prévu de recruter 1 000 employés pour vendre son nouveau produit d'agent d'intelligence artificielle (IA) générative, Agentforce. Mais l'entreprise n'envisage pas d'embaucher d'ingénieurs logiciels en 2025. L'éditeur de logiciels se dit satisfait des gains de productivité obtenus grâce à l'intégration de l'IA dans les processus de l'entreprise. Marc Benioff a notamment révélé que le nouveau produit d'IA phare de l'entreprise, Agentforce, et d'autres outils d'IA ont permis d'augmenter la productivité de ses équipes d'ingénierie de 30 %.

    Pour rappel, au cours du troisième trimestre de l'exercice 2025, qui s'est achevé le 31 octobre 2024, Salesforce a déclaré un chiffre d'affaires de 9,44 milliards de dollars, soit une augmentation de 8 % d'une année sur l'autre. Malgré la croissance du chiffre d'affaires, Salesforce se concentre donc sur le maintien des marges bénéficiaires en raison de la pression exercée par les investisseurs activistes en 2023.

    Source : Bloomberg

    Et vous ?

    Pensez-vous que cette décision de Salesforce est crédible ou pertinente ?
    Quel est votre avis sur le sujet ?

    Voir aussi :

    Plus de 20 000 offres d'emploi de Développeur ou en Informatique

    L'IA va-t-elle signé la fin des effectifs 100 % humains en entreprise ? Oui, selon le PDG de Salesforce, qui prédit que les PDG d'aujourd'hui seront les derniers à disposer d'une main-d'œuvre 100 % humaine

    Face à la montée en puissance de l'intelligence artificielle, comment les travailleurs s'organisent pour protéger leurs emplois et redéfinir leur place dans un monde automatisé

    Gérer les agents IA comme des employés est le défi de 2025, pour finalement "employer" et former les travailleurs IA dans des équipes hybrides d'humains et d'IA, selon le DSI de Goldman Sachs
    Publication de communiqués de presse en informatique. Contribuez au club : corrections, suggestions, critiques, ... Contactez le service news et Rédigez des actualités

  12. #12
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    Par défaut Le personnel des hôtels et restaurants de plus en plus menacés par l'automatisation à l'ère de l'IA générative
    Une réceptionniste de 32 ans a travaillé pendant des années dans un hôtel de Phoenix. Puis l'hôtel a installé des chatbots d'IA et a rendu son travail obsolète
    le personnel col blanc face à la menace de l'IA

    L'IA commence à accaparer les emplois dans lesquels le contact humain était auparavant jugé essentiel. Une réceptionniste d'hôtel a récemment partagé un témoignage dans lequel elle affirme avoir perdu son emploi au profit de l'IA. En 2023, son employeur a mis en place des kiosques d'auto-enregistrement et a installé des chatbots d'IA sur son site Web pour gérer les réservations et les demandes. Ces changements ont montré qu'elle n'était plus indispensable. Elle a donc fini par perdre son emploi. Dans le secteur technologique, les entreprises licencient également des employés au profit de l'IA à travers des politiques d'évitement des coûts.

    La réceptionniste en question, Valerie Gills, 32 ans, a partagé son histoire avec Fortune. « Je savais que les entreprises essayaient toujours d'améliorer leur efficacité, mais il me semblait que la technologie nous privait de certaines opportunités », a-t-elle déclaré. Elle a expliqué avoir trouvé des emplois temporaires, mais rien d'aussi stable que son emploi dans l'hôtellerie. Valerie Gills a ajouté que « l'automatisation frappe de plein fouet son secteur d'activité ».

    « Mes problèmes d'emploi ont pesé sur ma santé mentale et m'ont rappelé à quel point les travailleurs comme moi peuvent être faibles lorsque les industries automatisent tout », affirme-t-elle. Son cas n'est pas isolé. Plusieurs restaurants et hôtels ont remplacé leur personnel par l'IA ces dernières années.

    L'automatisation : certaines communautés plus menacées que d'autres ?

    Les emplois dépendent de plus en plus de la technologie. Et Goldman Sachs rapporte que les systèmes d'IA générative comme ChatGPT pourraient avoir un impact sur 300 millions d'emplois à temps plein dans le monde. Toutefois, de nouvelles données indiquent qu'il pourrait avoir des disparités dans la façon dont l'IA impacte les différentes communautés de travailleurs. Les Latinos, par exemple, pourraient subir beaucoup plus les affres de l'automatisation.

    Selon un rapport rédigé par des chercheurs de l'Université de Californie à Los Angeles, « certains travailleurs latinos pourraient être laissés pour compte en raison d'un manque de compétences numériques exacerbé par un manque d'accessibilité ». Selon eux, les Latinos font toujours partie intégrante des emplois dans l'agriculture, la construction, le commerce de détail et les services alimentaires, mais ces emplois sont fortement menacés par l'automatisation.


    Ainsi, certains Latinos ne sont pas préparés à un rôle changeant qui repose davantage sur la technologie. L'analyse montre que les Latinos sont surreprésentés dans les domaines menacés par l'automatisation. Le rapport fournit également des suggestions sur la manière d'améliorer la mobilité économique des Latinos.

    « Ce rapport met en lumière une réalité cruciale, mais souvent négligée : l'automatisation n'est pas seulement une question technologique, mais aussi une question d'équité », a déclaré Misael Galdámez, coauteur du rapport intitulé « On the Frontlines: Automation Risks for Latino Workers in California ».

    Quant à la question ci-dessus, il a répondu par l'affirmative. « Les travailleurs latinos sont en première ligne du risque d'automatisation, confrontés à des obstacles tels que la maîtrise limitée de l'anglais, le faible accès au numérique et les lacunes en matière d'éducation », a déclaré Misael Galdámez.

    L'automatisation touche plus les personnes qui n'ont pas accès à Internet

    La réceptionniste Valerie Gills, qui fait partie de la communauté latine, a été confrontée à une nouvelle réalité dans sa quête d'un nouvel emploi : elle devait acquérir de nouvelles compétences pour garder une longueur d'avance. En fin de compte, elle a pu obtenir un stage en tant que rédactrice de blogue. Mais elle recherche activement un programme d'études techniques en analyse de données et en développement de logiciels, dont des bootcamps en ligne.

    Selon elle, ces mesures devraient lui permettre d'être une candidate compétitive. Ramiro Cavazos, président-directeur général de la Chambre de commerce hispanique des États-Unis, a déclaré que si l'automatisation déplace les personnes aux compétences limitées, elle peut aussi créer de nouveaux rôles, offrir de meilleures conditions de travail et prévenir l'épuisement professionnel. La reconversion des anciens employés reste toutefois un problème majeur.

    Ramiro Cavazos explique : « l'automatisation touche les personnes qui n'ont pas accès à Internet. Les Latinos, qui sont traditionnellement les plus touchés, ont fait de grands progrès en devenant plus éduqués et plus qualifiés ». Il œuvre pour qu'ils soient davantage à familier à l'outil Internet.

    Ramiro Cavazos affirme que la Chambre de commerce hispanique travaille avec plus de 500 fondations pour s'assurer que les entreprises contribuent à la mise en place des formations sur les différents types de compétences dont les Latinos ont besoin pour être compétitifs sur le marché du travail actuel.

    Il a constaté de nombreux investissements visant à garantir que les travailleurs latinos possèdent les compétences dont ils ont besoin pour réussir. Cependant, des rapports soulignent que ces initiatives sont menacées par la réduction des programmes de diversité, d'équité et d'inclusion dans les entreprises.

    Les bootcamps dans le secteur informatique : des programmes controversés

    Diana Caba, vice-présidente chargée du développement communautaire et économique de l'organisation à but non lucratif Fédération hispanique, a déclaré qu'à mesure que le monde devient plus numérique, cela peut devenir un énorme obstacle pour les Latinos qui n'ont pas de compétences numériques. Elle s'est donc associée à plus de 50 organisations communautaires afin de réduire la fracture numérique en offrant aux Latinos des formations.

    Les bootcamps proposant des formations dans le secteur informatique se multiplient. Carlos Vasquez, fondateur de Miami Ed Tech, une organisation à but non lucratif axée sur l'apport de compétences dont les étudiants latinos ont besoin pour une mobilité ascendante, a déclaré que les formations sont extrêmement favorables aux Latinos, car il s'agit d'emplois rémunérés dès le premier jour avec une promesse de formation de la part d'une organisation.

    Miami Ed Tech propose deux formations dans les domaines de l'IA, de la science des données et de la conception de sites Web. Dylan Pravia a commencé comme stagiaire à Miami Ed Tech, qui lui a donné l'occasion d'utiliser des ordinateurs et de se familiariser avec l'IA et la programmation. Dylan Pravia est maintenant en mesure d'utiliser ce qu'il a appris à Miami Ed Tech en tant qu'étudiant en génie mécanique à l'Université internationale de Floride.

    Cependant, la controverse autour des bootcamps dans le secteur informatique s'est fortement intensifiée ces dernières années. Bien que ces programmes offrent une voie rapide vers une carrière dans les métiers technologiques, de nombreux problèmes et limitations leur sont associés :

    • apprentissage superficiel : en raison de leur durée limitée, ces programmes peuvent ne pas couvrir en profondeur les concepts fondamentaux de l'informatique, limitant ainsi la compréhension globale des participants ;
    • intensité du programme : le rythme soutenu des bootcamps peut être éprouvant, nécessitant une capacité à assimiler rapidement de grandes quantités d'informations, ce qui peut ne pas convenir à tous les apprenants ;
    • coût élevé : les frais d'accès aux bootcamps peuvent être substantiels malgré leur courte durée, représentant un investissement financier important pour les participants ;
    • perspectives d'emploi limitées : avec l'évolution rapide de la technologie, notamment l'essor de l'IA, la demande pour des développeurs juniors issus de bootcamps a diminué, rendant le marché de l'emploi plus compétitif pour ces diplômés ;
    • manque de préparation aux défis réels : les projets réalisés au sein des bootcamps peuvent ne pas refléter la complexité des situations rencontrées en entreprise, laissant les diplômés insuffisamment préparés aux défis du monde professionnel.


    L'industrie des bootcamps s'est considérablement développée. Mais bien qu'ils offrent une opportunité d'acquérir rapidement des compétences en informatique, ils ont des limites et cette voie ne correspond pas toujours aux aspirations des apprenants, avec un taux d'employabilité souvent plus faible que prévu.

    Et vous ?

    Quel est votre avis sur le sujet ?
    Les travailleurs issus de la communauté latine semblent plus vulnérables à l'automatisation. Qu'en pensez-vous ?
    Que pensez-vous des bootcamps proposant des formations en informatique ? Ces programmes sont-ils fiables ?
    Les recommandez-vous aux personnes menacées par l'automatisation et en quête de nouvelles compétences ?

    Voir aussi

    25 % des chefs d'entreprise prévoient de remplacer les travailleurs humains par l'IA cette année, 60 % des chefs d'entreprise considèrent l'IAG comme ayant le potentiel d'améliorer l'efficacité

    La France tourne la page de la Grande École du Numérique et passe le relais à ses ministères de tutelle et à France Travail, un choix stratégique pour rationaliser la formation ou un renoncement ?

    Lambda School : un Coding Bootcamp de plus pris en flagrant délit de publicité mensongère, avec un taux d'employabilité bien plus faible que celui annoncé

  13. #13
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    M’est avis que ceux qui vont le plus disparaître, c’est les journalistes

  14. #14
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    Citation Envoyé par der§en Voir le message
    M’est avis que ceux qui vont le plus disparaître, c’est les journalistes
    Je ne dirai pas les vrais journalistes (ceux qui peuvent enquêter des mois voire des années sur un sujet,y compris sur le terrain à l'étranger ), mais ceux là on ne les trouve que dans la presse mensuelle ou spécialisée et payante sans publicité.

    Ceux qui vont diminuer, ce sont les pigistes, ceux qui écrivent à la quantité, sans connaître leur sujet 30mn avant parfois, et qui sont sous payés, qu'on trouve dans la presse bas de gamme, les quotidiens, avec un modèle sur la pub.
    Au mieux ils reformulent des dépêches AFP avec un peu de rallonge mal inspirée.
    Idem les traducteurs de contenu non premium.

    Mais bon, faut il maintenir des jobs sans franche valeur ajoutée ?

    Un ex. typique d'un hôpital public normal français, une personne imprime le contenu de la carte vitale sur un papier, une autre saisit ce papier avec 10 à 20% d'erreurs dans un logiciel, une autre imprime des factures, une autre les poste, une autre gère ou pas les courriers retournés par la poste pour fausses adresses ou par les caisses pour factures pleines d'erreurs. Avec toutes les erreurs humaines à chaque étape à la fin on peut sans doute tabler sur 25% d'erreurs et on est à 50% d'impayés en tout avec les gens qui reçoivent les factures à des fausses adresses ou qui veulent pas payer.
    Faut il maintenir des humains pour toutes les tâches informatisables ?

  15. #15
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    Par défaut Si les gouvernants disparaissaient....
    Ce problème ne touche et ne touchera pas que les hôtels et restaurant, mais tout les emploi d'accueil phonique, on le voit depuis de nombreuses années quand on souhaite joindre un service par téléphone,
    Systématiquement, c'est un répondeur type IA, ce qui a le don de m'exacerber, 50% du temps, je raccroche ; si tout le monde faisait de même, ces emplois ne subiraient pas autant de casse.
    Certes, l'automatisme peut être utile quand il offre un travail moins pénible, offre l'option à réduire le risque d'une erreur, mais où s'arrête et/ou commence l'excès ?
    le chômage grandissant en sera le fruit maudit. Ce n'est qu'un avis, et ce n'est que le commencement.

  16. #16
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    Citation Envoyé par Galactus13 Voir le message
    Ce problème ne touche et ne touchera pas que les hôtels et restaurant, mais tout les emploi d'accueil phonique, on le voit depuis de nombreuses années quand on souhaite joindre un service par téléphone,
    Systématiquement, c'est un répondeur type IA, ce qui a le don de m'exacerber, 50% du temps, je raccroche ; si tout le monde faisait de même, ces emplois ne subiraient pas autant de casse.
    Certes, l'automatisme peut être utile quand il offre un travail moins pénible, offre l'option à réduire le risque d'une erreur, mais où s'arrête et/ou commence l'excès ?
    le chômage grandissant en sera le fruit maudit. Ce n'est qu'un avis, et ce n'est que le commencement.
    C'est en effet un domaine parfaitement calibré pour l'IA (sous toutes ses déclinaisons). Réagir a des demandes vocales (à défaut: par texte) en donnant des réponses ayant l'air de traiter du sujet, mais en pratique à côté de la plaque. Déjà les centres d'appels délocalisés permettent d'avoir des interlocuteurs qui répondent, certes, mais pas aux questions que l'utilisateur pose.

    La caractéristique générique fondamentale de l'IA est de donner des apparences de compréhension. Synthèse d'apprentissages hors sol c'est par conception même que les productions sont factices.

    Mais tant que l'on peut faire des bénéfices en évitant de s'appuyer sur le talent d'un artiste, sur la compétence d'un médecin, sur la capacité d'analyse d'un journaliste etc., en substituant des succédanés aux valeurs effectives, l'IA est une niche marketing et une catastrophe pour les emplois.

    Le fin du fin, c'est quand il n'y aura même plus besoin de regarder des séries produites par ces techniques, les machines les regarderont à notre place.

  17. #17
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    Citation Envoyé par Galactus13 Voir le message
    Ce problème ne touche et ne touchera pas que les hôtels et restaurant, (...).
    Directement, on en est pas loin : ex. https://www.moley.com/

    Indirectement, les clients qui perdent leurs job et qu'ils en trouvent de moins en moins stable, je doute qu'ils vont continuer à aller au restaurant ou à l'hôtel au même rythme.

  18. #18
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    Par défaut Est l'humain dans tout ça?
    Bonjour,
    j'ai une question:
    ou est l'humain et les relations/interactions humaines dans le fait de faire disparaitre l'acceuil?
    Plus ça va moins on interagi entre humains... chacun s'isole dans sa bulle, une bulle "orientée" selon les algorithmes de nos applicatios sur smartphone...
    Je trouve ça terrible et extremement dangereux pour la societe et l'humanité.
    Je ne suis pas contre la technologie, bien au contraire, mais elle doit utilise a bon escient , pour le bien de l'homme...
    S.

  19. #19
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    Citation Envoyé par diamondsoftware Voir le message
    ou est l'humain et les relations/interactions humaines dans le fait de faire disparaitre l'acceuil?
    Plus ça va moins on interagi entre humains...
    Le 23 mars 2019, Nellie Bowles avait écrit Human Contact Is Now a Luxury Good.

    Je n'ai pas accès à cet article sans me loguer. Mais, le 26 avril 2019, Titiou Lecoq l'a cité dans son article Robot pour les pauvres, contact humain pour les riches.

    Extrait :

    Citation Envoyé par Titiou Lecoq
    Dans le New York Times, Nellie Bowles, journaliste tech, part de l'histoire de ce monsieur et va plus loin, mettant en lumière une forme d'inégalité inédite. Au début, les outils numériques étaient un signe de richesse. Dans les années 1980, posséder un ordinateur chez soi était un marqueur d'une certaine classe sociale. Être connecté également. À l'époque des bipeurs (les pageurs), on montrait qu'on était indispensable, qu'on était demandé, donc qu'on avait une valeur particulière. Et puis, les choses se sont inversées. Maintenant, être puissant c'est pouvoir ignorer les coups de téléphone, ne pas répondre immédiatement à un mail. C'est se déconnecter.

    Le numérique qui était un truc de riche devient un truc de pauvre. Pas assez de moyens dans une école? Il n'y a qu'à y mettre des écrans. Pas assez de moyens dans un hosto? Hop, un médecin-écran. On va pouvoir automatiser les maisons de retraite avec des robots, ça coûtera moins cher. À l'inverse, dans une maison de retraite de luxe, on aura toujours une foule d'êtres humains pour s'occuper des pensionnaires. Idem dans un hôpital privé, on aura un médecin en chair et en os pour nous informer. Et de plus en plus d'écoles privées se targuent déjà d'être sans écran.

    On va donc aboutir à une situation que Nellie Bowles qualifie de «luxurification de l'engagement humain». Un contact humain devient un luxe. La texture même de la vie va devenir profondément différente selon si vous êtes riche ou pauvre, selon que vous la vivrez IRL ou via des écrans. Les pauvres seront entourés de robots et d'écrans, que ce soit au début de leur vie ou à la fin, alors que les riches pourront se payer des contacts humains. D'ailleurs, les pauvres pendant leur vie active obéiront à des machines comme c'est déjà le cas des micro-travailleurs. L'horizon de leur expérience sera celle de l'écran.

  20. #20
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    Par défaut Amazon prévoit de supprimer 14 000 postes de manageurs pour optimiser le processus décisionnel
    Amazon prévoit de supprimer 14 000 postes de manageurs pour optimiser le processus décisionnel et économiser 3,6 milliards de dollars par an
    suscitant un débat sur les rôles de manageurs superflus

    Un rapport indique que le géant du commerce électronique Amazon prévoit de licencier jusqu'à 14 000 manageurs en ce début d'année. Cette réduction représente une baisse de 13 % de l'effectif mondial de manageurs d'Amazon, dont le nombre passera de 105 770 à 91 936. Cela permettrait à Amazon d'économiser 3,6 milliards de dollars par an. Cette mesure suggère que ces rôles de manageurs étaient probablement superflus, complexifiaient la chaîne décisionnelle et augmentaient les coûts de l'entreprise. En outre, elle intervient dans un contexte d'adoption accrue de l'IA et fait suite à des licenciements récents dans les unités de communication d'Amazon.

    Des analystes indiquent que ces nouvelles suppressions d'emplois s'inscrivent dans la stratégie du PDG d'Amazon, Andy Jassy, visant à simplifier la prise de décision et à accélérer les processus. En septembre, Andy Jassy a annoncé son intention d'augmenter d'au moins 15 % le nombre de contributeurs individuels par rapport aux manageurs d'ici la fin du premier trimestre 2025. Selon lui, cela permettra de redynamiser l'entreprise et de la rendre plus efficace.

    Plus précisément, Andy Jassy a souligné que « la réduction des niveaux de gestion permettrait de rationaliser les opérations et de permettre à Amazon de prendre des décisions plus rapidement sans s'enliser dans la bureaucratie ». Une note publiée par Morgan Stanley prévoit que le plan d'Amazon pourrait supprimer environ 13 834 postes de direction d'ici le début de l'année 2026, ce qui permettrait à Amazon d'économiser entre 2,1 et 3,6 milliards de dollars.

    Cette estimation repose sur l'hypothèse selon laquelle les manageurs représentent 7 % de la main-d'œuvre d'Amazon. Ensemble, Amazon et d'autres Big Tech ont licencié des centaines de milliers de salariés ces deux dernières années, dans le cadre de politiques de restructuration et de réduction et d'évitement des coûts.

    Amazon met en place une ligne interne pour « dénoncer » la bureaucratie

    Dans le cadre de ce plan, Amazon a lancé une « ligne téléphonique sur la bureaucratie », encourageant les employés à signaler les procédures inefficaces qui ralentissent le travail. Mais ce n'est pas tout. Les manageurs ont également reçu pour instruction d'augmenter le nombre de leurs subordonnés directs, de limiter les recrutements de manageurs et de revoir les structures salariales afin de soutenir « le passage à un modèle de gestion beaucoup plus allégé ».

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    En septembre 2024, Andy Jassy a invité chaque équipe à réexaminer sa structure dans le cadre du processus et a ajouté qu'il est possible qu'elle identifie les rôles qui ne sont plus nécessaires. Tout changement ou ajustement sera annoncé au niveau de l'équipe. Il a expliqué qu'Amazon procédait à ces changements pour renforcer sa culture d'entreprise et s'assurer qu'elle resterait flexible. Mais les mesures d'Andy Jassy suscitent quelques controverses.

    La décision d'Amazon de réduire le nombre de postes de manageurs a suscité des réactions mitigées dans la communauté. Certains travailleurs approuvent cette approche, affirmant que le nombre élevé de manageurs nuit à l'efficacité, tandis que d'autres dénoncent des tactiques cachées :

    Citation Envoyé par Critique

    Je ne comprends pas les critiques dont les manageurs font l'objet. Je travaille dans ce secteur technologique depuis plus de 15 ans et, à une ou deux rares exceptions près, tous les manageurs ont été formidables. Ils respectent mon temps ; quand j'ai besoin de quelque chose, ils sont incroyablement serviables et ils se soucient de mon développement de carrière.

    La réduction du nombre de manageurs au cours des dernières années est en fait un moyen de s'assurer qu'il n'y a personne avec qui vous pouvez discuter de l'évolution de votre carrière, de votre promotion et de vos augmentations de salaire. J'ai régulièrement des conversations très honnêtes avec mes manageurs sur ces sujets. Si je devais traiter avec quelqu'un qui se trouve quelques niveaux au-dessus, je doute que j'obtienne le même succès.

    Un autre « avantage » pour l'entreprise dans l'élimination des manageurs est que la filière des manageurs a généralement un salaire plus élevé à chaque niveau. C'est compréhensible étant donné que cela semble impliquer plus de temps et qu'il peut être beaucoup plus délicat de traiter avec des personnes qu'avec du code. Réduire le nombre de personnes sur la voie du management, c'est réduire le montant du salaire qu'un employé peut espérer atteindre.

    J'ai été définitivement dissuadé de passer au rang de manageur parce que j'ai l'impression que les emplois sont moins sûrs au cours des dernières années.
    À l'instar d'autres Big Tech, les effectifs d'Amazon ont connu une croissance significative pendant la pandémie de Covid-19, passant de 798 000 fin 2019 à plus de 1,6 million fin 2021. Bien que les chiffres aient baissé depuis, l'entreprise est toujours en train de recalibrer ses besoins en personnel.

    Selon les données disponibles, Amazon a supprimé plus de 27 000 emplois entre 2022 et 2023. La société s'est également retirée des projets qui n'ont pas généré de bénéfices, notamment son initiative de vêtements « Essayez avant d'acheter » et un service de livraison rapide en magasin.

    Les ordres de retour au bureau ont provoqué des démissions chez Amazon

    Au début de l'année, Amazon a exigé que les employés de l'entreprise retournent au bureau cinq jours par semaine. Il a été demandé à certains employés de s'installer dans des centres de services désignés, ce qui a incité certains d'entre eux à partir plutôt qu'à déménager. La restructuration de la gestion est un autre élément clé de l'approche du PDG Andy Jassy, qui s'efforce de réduire le nombre de niveaux entre les employés et la direction.

    Cette décision place Amazon aux côtés d'autres entreprises technologiques qui réduisent leurs effectifs. Layoffs.FYI, un site de suivi des suppressions d'emplois dans le secteur technologique, indique que 81 entreprises technologiques ont supprimé 22 692 emplois depuis le début de l'année. Mais les ordres de retour au bureau ont été très mal accueillis par un grand nombre d'employés du secteur technologique, ce qui a provoqué des démissions.

    Les travailleurs mécontents affirment avoir été embauchés avec la promesse qu'ils seraient en télétravail, mais que les entreprises ont changé d'avis après le passage de la pandémie. Ils ont décrit les ordres de retour au bureau comme une ruse des entreprises visant à forcer les employés à partir d'eux-mêmes.

    Et vous ?

    Quel est votre avis sur le sujet ?
    Que pensez-vous de la décision d'Amazon de supprimer jusqu'à 14 000 postes de manageurs ?
    Selon vous, cela signifie-t-il que ces rôles de manageurs étaient superflus ? Pourquoi ?
    Pensez-vous que certains postes de managements sont superfétatoires dans votre entreprise ?

    Voir aussi

    Les obligations de retour au bureau ne sont-elles que des tentatives pour inciter les employés en télétravail à démissionner ? C'est ce que suggère une série d'études

    Les patrons imposent les retours au bureau pour provoquer les démissions volontaires des employés en télétravail, d'après une étude qui fait suite à des démissions d'employés forcés à retourner au bureau

    Le PDG d'Amazon demande à ses employés de retourner au bureau cinq jours par semaine à partir de l'année prochaine, mais fait face au mécontentement des employés qui craignent de perdre leur flexibilité

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