Discussion :
Online Safety Bill : des centaines de sites web vont être fermés en vertu des lois britanniques sur l'internet qui font froid dans le dos,
dans un contexte de censure et de régulation accrue
Le Royaume-Uni est en passe de franchir une étape controversée dans sa régulation d'Internet, avec la mise en œuvre de nouvelles lois qui pourraient entraîner la fermeture de centaines de sites web. Les mesures d'Online Safety Bill, présentées comme nécessaires pour lutter contre les contenus illégaux et préjudiciables, suscitent de vives inquiétudes parmi les défenseurs des libertés numériques et des droits humains. La loi sur la sécurité en ligne sera appliquée par l’Ofcom, le régulateur des télécommunications, qui pourra infliger des amendes pouvant atteindre 10% du chiffre d’affaires annuel ou 18 millions de livres, selon le montant le plus élevé, aux entreprises ou aux plateformes numériques qui ne respectent pas leurs obligations. Dans certains cas, les dirigeants des plateformes pourront même être poursuivis pénalement.
Un cadre légal sous haute tension
Ces lois, introduites dans le cadre du projet de loi sur la sécurité en ligne (« Online Safety Bill »), visent à responsabiliser les plateformes en ligne en leur imposant des obligations strictes. Celles-ci incluent la suppression rapide de contenus jugés illégaux ou susceptibles de nuire, sous peine d’amendes colossales ou, dans certains cas, de blocages complets du site concerné.
Les objectifs sont multiples :
- Protéger les enfants : Empêcher l'accès à des contenus inappropriés, tels que la pornographie, les discours de haine ou la violence.
- Réduire les contenus illégaux : Cibler les contenus liés au terrorisme, aux abus sexuels sur mineurs, à la fraude et à d'autres infractions.
- Responsabiliser les plateformes : Imposer des règles de modération et des sanctions aux entreprises numériques qui ne se conforment pas aux exigences.
Plusieurs mesures clés sont prévues :
- Obligations pour les plateformes : Les entreprises technologiques doivent détecter, signaler et supprimer rapidement les contenus jugés illégaux ou nuisibles.
- Sanctions financières : Les contrevenants risquent des amendes pouvant atteindre 10 % de leur chiffre d'affaires mondial ou 18 millions de livres sterling, selon le montant le plus élevé.
- Pouvoirs de blocage : L'Ofcom, régulateur des télécommunications au Royaume-Uni, pourra ordonner le blocage de l'accès à des plateformes non conformes.
- Identification et vérification de l’âge : Des mesures pour empêcher les enfants d'accéder à des contenus inappropriés, comme la vérification de l'âge sur les sites pornographiques.
- Responsabilité des dirigeants : Les dirigeants d’entreprises technologiques pourraient être tenus personnellement responsables en cas de violations graves.
Le gouvernement britannique affirme que ces mesures protégeront les utilisateurs, notamment les enfants, contre des dangers tels que la pédopornographie, les contenus terroristes ou la désinformation. Cependant, les critiques soulignent que les définitions floues de ce qui constitue un contenu « nuisible » pourraient ouvrir la voie à une censure excessive, limitant la liberté d'expression. De plus, les startups et plateformes indépendantes pourraient ne pas avoir les moyens de se conformer aux nouvelles règles. Certains dénoncent également une surveillance intrusive des activités en ligne des utilisateurs, compromettant leur vie privée. Enfin, il existe une inquiétude quant à l'utilisation potentielle de ces lois pour réprimer des opinions dissidentes ou contrôler les discours politiques.
Les répercussions sur les petites plateformes
Parmi les entités les plus touchées figurent les petites plateformes et les sites web indépendants, qui pourraient ne pas avoir les ressources nécessaires pour se conformer aux exigences de modération. Contrairement aux géants de la technologie comme Facebook ou Google, ces acteurs plus modestes risquent de disparaître sous le poids des nouvelles obligations.
Des sites web hébergeant des forums de discussion, des contenus éducatifs ou même des projets artistiques pourraient se voir contraints de fermer, par peur d'être poursuivis ou sanctionnés.
Des centaines de sites web projettent de fermer le jour de l'entrée en vigueur de la loi
Des centaines de sites web seront fermés le jour de l'entrée en vigueur de la loi britannique sur la sécurité en ligne, ce qui constituerait les premières victimes des nouvelles lois sur l'internet.
Microcosm, un service d'hébergement de forums web qui gère 300 sites, dont des forums de cyclistes et des centres communautaires locaux, a déclaré que les sites seraient mis hors ligne le 16 mars, date à laquelle l'Ofcom commencera à appliquer la loi. Son propriétaire a déclaré qu'il n'était pas en mesure de se conformer aux longues exigences de la loi, qui crée une « responsabilité personnelle disproportionnée ».
Les nouvelles lois, conçues pour réprimer les contenus illégaux et protéger les enfants, menacent d'amendes d'au moins 18 millions de livres sterling les sites qui ne s'y conforment pas.
Lundi, l'Ofcom a défini plus de 40 mesures que les services en ligne devront appliquer d'ici au mois de mars, comme la réalisation d'évaluations des risques liés à leurs sites et la désignation de responsables chargés d'assurer la sécurité.
Microcosm, qui héberge depuis 2007 des sites web tels que le forum cycliste LFGSS, est une organisation à but non lucratif financée par des dons et qui s'appuie largement sur le respect des règles de la communauté par les utilisateurs. Ses sites attirent 250 000 utilisateurs au total.
Dee Kitchen, qui gère le service et modère ses 300 sites, a déclaré : « Il s'agit d'un effet dissuasif [sur les petits sites]. Pour les très petits sites, les sites caritatifs et les clubs sportifs locaux, il n'y a pas d'exception. Il s'agit d'un risque énorme, qui peut être facilement utilisé par les personnes en colère qui font l'objet d'une modération. C'est trop vague et trop large et je ne veux pas prendre ce risque personnel ».
Ils ont annoncé la fermeture du site sur le forum LFGSS :
Microcosm, un service gratuit, est utilisé pour gérer des centaines de forums consacrés aux groupes de cyclistes, à la technologie et aux communautés locales.Le dimanche 16 mars 2025 (dernier jour avant l'entrée en vigueur de la loi), je supprimerai les serveurs virtuels hébergeant LFGSS et d'autres communautés, ce qui mettra fin immédiatement aux quelque 300 petites communautés que je gère, ainsi qu'aux quelques grandes communautés telles que LFGSS.
J'ai administré des forums Internet depuis 1996, ayant d'abord écrit le mien en Perl pour aider les fans de groupes musicaux à se connecter les uns aux autres, puis j'ai contribué à des logiciels de forum en PHP comme vBulletin, Vanilla et phpBB, avant de finalement écrire une plateforme en Go qui a permis d'apporter des communautés basées sur les intérêts à tant d'autres, et d'étendre le bien social qui vient du fait que les gens sont connectés entre eux.
Environ 28 ans et 9 mois à fournir près de 500 forums au total à ce qui est probablement un demi-million de personnes dans ce laps de temps... l'impact que ces forums ont eu sur la vie de tant de personnes ne peut pas être sous-estimé.
Les forums ont connu leur apogée au cours des 5 dernières années, nous avons atteint un plateau autour de 275k utilisateurs mensuels sur les presque 300 sites web sur de multiples instances de la plateforme qu'est Microcosm, bien que LFGSS en tant que communauté unique ait probablement atteint son apogée au cours de la période 2013-2018 lorsqu'il atteignait à lui seul des nombres dépassant les 50k utilisateurs mensuels.
Les forums ont permis de célébrer des mariages, des naissances, de soutenir ceux qui sont finalement décédés (le cancer étant la raison la plus importante), de retrouver des vélos volés, de voyager, de travailler, de vivre tant de joie et de bonheur et des expériences mémorables... mais ils ont aussi été cités par beaucoup comme étant la raison pour laquelle ils sont ici aujourd'hui, la raison pour laquelle ils ne se sont pas suicidés ou ne se sont pas automutilés. Ils ont aidé des personnes à surmonter des ruptures amoureuses terribles et à surmonter des problèmes de santé incroyables.
C'est dévastateur de simplement... l'éteindre... mais c'est ce que la loi oblige une seule personne gérant autant de sites web sociaux pour le bien public à faire.
Après l'annonce, un membre a écrit : « C'est tout simplement dévastateur ». D'autres ont suggéré de transférer l'hébergement du site web à l'étranger ou sur une application de chat telle que Discord.
Les lois sur la sécurité en ligne pourraient inciter les entreprises à quitter la Grande-Bretagne
La loi sur la sécurité en ligne, adoptée par le dernier gouvernement, vise à empêcher les utilisateurs de médias sociaux d'accéder à du matériel terroriste et à des images d'abus, et introduira des exigences strictes en matière de vérification de l'âge afin de s'assurer que les utilisateurs mineurs ne peuvent pas accéder aux services.
Les lois introduisent des exigences supplémentaires pour les grands sites de médias sociaux et les moteurs de recherche, mais l'Ofcom déclare qu'elles couvriront les services en ligne « des grandes entreprises disposant de ressources importantes aux très petites “microentreprises” ».
Dans une réponse à une consultation organisée au début de l'année, le site de médias sociaux Reddit a déclaré que les lois sur la sécurité en ligne pourraient inciter les entreprises à quitter la Grande-Bretagne : « Si les seuils sont basés uniquement sur certaines caractéristiques et fonctionnalités, les plateformes de petite et moyenne taille subiront des désavantages économiques, opérationnels et concurrentiels disproportionnés lorsqu'elles seront placées dans la même catégorie que des entreprises beaucoup plus grandes.
Un porte-parole de l'Ofcom a déclaré : « Nous savons que les nouvelles lois britanniques sur la sécurité en ligne s'appliquent à un large éventail de services. Les mesures que les sites et les applications devront prendre dépendront de leur taille et de leur niveau de risque. Nous apportons notre soutien aux fournisseurs de services en ligne de toutes tailles afin de leur permettre de mieux comprendre leurs responsabilités et de s'y conformer ».
Sources : Ofcom (1, 2), LFGSS
Et vous ?
Ces lois risquent-elles de transformer Internet en un espace sur-censuré où seules les opinions « sûres » ou conformes sont autorisées ?
Comment garantir que les contenus légitimes, comme les débats politiques ou les œuvres d’art provocantes, ne soient pas arbitrairement supprimés ?
Le gouvernement devrait-il avoir un rôle aussi central dans la définition de ce qui est nuisible ou illégal ?
Les petites plateformes et les startups pourront-elles survivre face aux coûts de conformité imposés par ces lois ?
Ces réglementations ne risquent-elles pas de renforcer le monopole des grandes entreprises technologiques, déjà mieux équipées pour gérer ces exigences ?
Quelles pourraient être les conséquences pour l’innovation technologique si les petites entreprises sont dissuadées de se lancer dans le secteur numérique ?
Ces mesures protégeront-elles réellement les utilisateurs vulnérables, ou pourraient-elles avoir des effets contraires, comme le déplacement de contenus problématiques vers des espaces moins régulés ?
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C'est le but, non ?Ces lois risquent-elles de transformer Internet en un espace sur-censuré où seules les opinions « sûres » ou conformes sont autorisées ?
Ce qui sous-tend le plateau de productivité à venir (4.0).
![]()
c'est comme l’élection de miss france.
chacun à le droit de penser, d'écrire et de voter pour ce qu'il veut, mais la décision finale revient a ceux qui pense bien: des vielles peaux de 50ans jalouse
ces lois vont censurer par des personnes qui pense bien, ce que la plebe peut consulter sur le net.
Ne vous inquiétez pas, si cette loi ne passe pas, suffira de faire comme en roumanie et de revoter jusqu'a ce que ce soit accepté.
Passionné d'informatique depuis les années 90 et développeur depuis 25 ans et père de famille.
Je constate qu'on a touché le fond
L'internet m'a fait rêver : l'accès illimité aux informations, à la connaissance
Mais l'internet est devenu une jungle ou la désinformation , les fake news polarisant les opinions politiques jusque la haine et la violence sont légions.
Et où les déinformations, les influenceurs, captent toute l'attention des adolescents et des jeunes adultes telles les sectes le faisaient autrefois.
Trop de personnes plus ou moins liées à des opinions politiques ou sociétables profitent d'internet et de la naïveté des gens pour s'emparer d'eux : de leurs soutients, de leurs votes.
Ces jeunes internautes ne disposent plus du libre arbitre : ils se pensent libres penseurs mais leur esprit est téléguidé.
Il est urgent de légiférer.
Il est urgent de ne surtout pas légiférer. Les 1ers à mentir sont les politiciens qui gouverne justement.
Et que penser des chaines de propagande ? LCI, BFM, Cnews c'est loins d'etre des chaines neutres. Sans meme parler des patrons qui finances ces chaines, la plupart de ces journalistes sont les conjoints/conjointes et/ou cousins des politiciens.
Un belle exemple c'est quand Bruno Lemaire a affirmer sur le plateau de bfm avoir sauver l'économie française, heureusement qu'il y'a internet pour debunker ces conneries.
Ou le "guerrier" David Pujadas pour parler de son frère Laurent Pujadas qui trempe dans je ne sais combien de combine![]()
Dans la catégorie « propagande », n'oublie pas Médiapart, https://lafranceinsoumise.fr/, Libération, le Monde & j'en passe. Au fait, tu connais la fortune de Mélenchon ? Renseigne-toi, c'est instructif.
Pour moi, il est urgent de se demander à quoi servent les lois actuelles. Puis, pourquoi elles ne sont pas appliquées. Puis de se dire que des gens raisonnablement instruits, disposant d'une base solide de connaissances générales devraient être capable dans la plupart des cas de se détourner des "influenceurs". Et de s'interroger sur ce qu'est le vivre ensemble, si vraiment on a envie de partager les mêmes points de vue sur les fondamentaux d'une société. Si ce n'est pas le cas, autant permettre la dissolution d'une entité qui tenterait en vain de contraindre cette cohabitation.
L'Etat devrait être là pour mettre en pratique un consensus démocratique, éventuellement, pas pour parachuter d'hélicoptère des lois et règlements qui moisiront des millénaires dans les tiroirs des diverses administration.
Ces "lois" sont essentiellement le fait de fonctionnaires qui n'ont rien d'autre à faire que d'ennuyer (gentil) leurs concitoyens et les faire penser "bien", ou du moins comme leur syndicat le pense.
Il ne faut laisser les gens penser "librement" car ils pourraient développer leur indépendance ... ennemie de tout contrôle. Le but principal d'un état est de surveiller les habitants du pays afin de leur éviter de penser par eux mêmes.
Nos élites (par le fond) ont toujours fait ça, passé Degaulle. Mon si pacifique frangin, à la pensée “politiquement très correcte”, en est arrivé à haïr le "doux" MaKron ! Je suis donc surpris que le papa d'un ado, dans ce thread, en arrive à penser que sa progéniture se croit dans la pensée juste, alors que lui-même a tété un biberon du même genre, et a donc pensé lui aussi de la même manière que son fils aujourd'hui, et pense toujours qu'il est seul dans cette pensée juste.
Mais ce sont les USA, dont on a du mal à percevoir la profondeur de leur influence culturelle sur nous, qui nous disent comment faire, et manipulent les conseillers européens (au moins) pour contrôler avec plus de précision ce que pensent et écrivent les Internautes européens et ce sous le prétexte fallacieux de lutter contre la pédophilie… un comble : plus de la moitié des états (dits unis) ne fixent pas de limite d'âge au mariage, et en conséquence, de trop riches se sont offert des fillettes de 10 ans dès que les plus pauvres des familles afghanes ont été contraintes de vendre un enfant pour nourrir le reste de la famille. Eux aussi, sont au-dessus des lois… et se croient capables de fixer l'axe du mal
Je me dis que les USA (Trump) vont laisser les Russes occuper l'oust de l'Europe et que les échanges de politesses atomiques débuteront quand Putin aura décidé de délimiter l'ouest de son territoire à l'Autriche…
Deux philosophies s’affrontent ici :
l’une réglementaire qui se dit « progressiste » (et ne l’est certainement pas)
et l’autre libertarienne qui se dit « progressiste » comme la première, et ne l’est pas plus…
Pour être plus précis, les deux veulent en arriver, si on développe bien leurs idées, jusqu’au bout, à la liberté individuelle totale : or, il n’existe pas de liberté individuelle totale en société, CF. les classiques utopiques, et les expérimentations du XX siècle !
Question liberté, doit-on laisser les petites plateformes qui promettent, par exemple et en forçant le trait, du porno infantile accessible aux enfants ? Ceux qui prônent cette « liberté » n’ont-ils pas leurs parts de responsabilité dans la perversion de certains jeunes ? Oui ça fait moraliste…
Question législateur, doit-on faire des lois qui limitent l’usage de l’internet pour le bien de certains quand ces dites lois sont troubles et leurs buts abscons ?
On peut critiquer les uns et les autres, mais, sans prendre parti, on peut dire que la qualité d’une société se mesure à l’intégration et la protection qu’elle accorde aux plus faibles et défavorisés. Mais aussi à l’ordre qu’elle pose pour que tous puissent vivre en paix entre eux, ce qui va à l'encontre de la liberté totale individuelle en société. (je suis d’accord, la France est, à cet égard, un mauvais exemple, mais passons…).
Alors oui, nos sociétés occidentales sont décadentes avec des élites autoproclamées quelque peu déracinées (euphémisme) et toujours plus orientés vers leur survie, d’accord.
Mais, elles ne sont certainement pas opposées à une jeune génération plus « progressiste » et « éveillée » qui s’opposeraient par principe aux lois, quel qu’elles soient, et c’est leur liberté, car cette dernière défend son bout de gras avec la même rage : je gage que ces « plus jeunes » feront tout pareil que les « plus vieux » quand ils auront le même âge ou les mêmes situations politiques (par exemple, voyez les hippies devenus yuppies d’abord, et millionnaires aujourd’hui).
C’est un regard extérieur qui devrait déplaire à tous, j’en ai conscience.
Ceci dit, si je dois défendre mes enfants en tapant sur un pervers, je le ferais… que ce soit par la Loi ou par mes poings, mais pas avec n’importe quelle loi ni en tapant n’importe comment.
Peut-être faudrait-il, mais sans doute est-ce une idée bête et sotte, que l’on regarde l’intérêt non pas de quelques-uns (politiques, élites, entrepreneurs ou idéologues) mais des plus nombreux et que les lois soient transparentes pour tous et bonnes pour la majorité (oui, oui, je rêve, je sais).
Et pour cela, sans doute faudrait-il cesser de réfléchir en autocentré, comme les sus dits politiques, élites, entrepreneurs, prédicateurs idéologues, etc.
Mais bon, j’dis ça…
À Captailereve : Réflexion très intéressante. Si, si.
J'apporterai néanmoins ma propre analyse : qui est légitime pour décider de ce qui peut être dit, écrit, pensé... ? Les députés ? En France, nous avons plusieurs centaines de lois qui nous interdisent certaines discussions (par exemple : le génocide arménien, les Nazis [= le mal absolu !], l'antisémitisme, l'anti-islamisme, &c.). Est-ce bien raisonnable ? Car on sait que beaucoup de lois, souvent inutiles ou, pire, contradictoires, sont votées sous le coup de l'émotion. Quant aux gouvernements, tout montre qu'ils sont les premiers à souhaiter ces lois.
J'en suis arrivé à une seule conclusion : seule la liberté totale d'expression est souhaitable. Mais, n'étant pas doté de la science infuse, je ne prétends pas détenir la Vérité.
A ALT :
Pardon pour la tartine qui suit !
Pour ma part, je suis contre l'interdiction de la liberté d'expression, ou, pour le dire autrement, de même qu'on a le droit de blasphémer, on doit pouvoir tout dire et tout écrire.
Non seulement les lois iniques de notre république interdisent tout et n'importe quoi au lieu de faire leur job, sanctionner les écarts de conduite (de l'incivilité au crime), mais elles brident les libertés essentielles qui font qu’au lieu qu’une chose apparaisse naturelle (par exemple la détestation des méchants, des salauds et des pervers, ( la détestation n’est pas la haine bien sûr, celle-ci voulant le mal pour l’autre)), elle devient sujet d’intérêt, de curiosité, de petit secret…
Ces lois d’interdiction de la liberté d’expression prolongent la vie de ce que la république veut étouffer… Bêtise des (députés) peureux, lâcheté des autres, opportunité pour les troisièmes. Le seul problème que l’on rencontre aujourd’hui, c’est que les gens qui discutent sont souvent trop agressifs et/ou se sentent tout de suite agressé dès qu’on émet une opinion contraire… Cela nécessite-t-il une loi ?
L'émotion est, et je vous rejoints ici aussi, très mauvaise conseillère en matière de législation.
Je crois donc que sur le sujet de la liberté d’expression, nous sommes d’accord. Et j'ajouterais : Notre Europe devient de plus en plus soviétique (année 70-80).
Reste un problème qui lui ne relève pas de la liberté d’expression, celui de la protection infantile. En résumant à très grands traits de crayon gras et en 3 points… Se rappeler ici que, moi non plus je n’ai pas la science infuse, et j’imagine que je ne l’aurais jamais… Damned !
1) l’Etre humain est un être de communication. Dès le ventre de sa mère, un fœtus ressent et s’exprime. La construction de l’enfant passe par des étapes de construction de filtres qui lui permettent de grandir « libre dans son corps et son esprit ». Ces filtres sont fabriqués lorsqu’un désir est brimé, c’est la frustration. Une fois que la frustration est comprise et acceptée (il faut donc que cela lui soit expliqué, paisiblement), des facto pas l’intelligence de l’enfant, l’intégration de cette expérience dans sa psyché lui fait passer une nouvelle étape vers l’âge adulte. Il en faut beaucoup pour y arriver, mais il faut aussi de bons guides, les parents, tuteurs ou autres images référentes.
2) Aussi, si on oublie que le fait d’être un enfant c’est le fait de grandir "libre dans son corps et son esprit", dans et pour la construction de la relation aux autres (d’où l’horreur du harcèlement), sans autres notion de l’autre qu’il est différent et que cette différence doit être enrichissement, si on oublie cela et qu’on veut, par bienfaisance ou perversité, laisser l’enfant décider par lui-même, on n’aide pas l’enfant. La liberté absolue, cf les philosophes, n’existent que dans l’utopie et la pensée idéale. Dans la réalité de notre existence, la liberté implique des limites : on disait autrefois que "la liberté des uns s’arrête où commence celle de l’autre".
3) L’enfant se passe de sexe et de violence, même s’il en commet parfois. Il a besoin d’être reconnu comme une personne humaine en développement dont le potentiel ne doit pas être amoindri voir détruit par la perversité d’un autre, quel que soit le moyen employé par ce dernier.
C’est la raison qui me fait dire que, si quelques plateformes sont empêchées par une loi, ce n’est pas bien grave vis-à-vis du profit des enfants. Maintenant, si la loi est une loi opportuniste qui, au nom de la protection infantile, veut priver de droit d’autres personnes qui n’ont rien à voir avec les enfants ou des sites plus ou moins problématiques, alors je suis contre.
UK : le régulateur demande aux sites pour adultes de mettre en place des techniques « robustes » de vérification de l'âge,
comme les vérifications de cartes de crédit, de compte de téléphonie mobile ou les scans de visage au nom de la protection des enfants
L’annonce récente selon laquelle les internautes britanniques devront prouver leur âge pour accéder aux sites pour adultes d’ici juillet a suscité un débat houleux. L’autorité de régulation propose des mesures telles que la liaison des cartes de crédit, des comptes mobiles ou même des scans faciaux pour vérifier l’âge des utilisateurs. Cette initiative, présentée comme un moyen de protéger les enfants de contenus inappropriés, soulève des questions complexes concernant la vie privée, la sécurité des données et la liberté individuelle.
Une intention louable : la protection des mineurs
À première vue, cette démarche semble animée par une intention honorable. L’accès à des contenus pour adultes par des enfants est un problème réel, qui peut avoir des répercussions négatives sur leur développement psychologique et émotionnel. L’utilisation croissante d’Internet a rendu ce contenu facilement accessible, souvent sans aucun filtre. En réponse, le gouvernement britannique cherche à instaurer une barrière stricte, incitant les plateformes à mettre en place des systèmes robustes de vérification d’âge.
La protection des mineurs est une préoccupation légitime dans une société où les technologies numériques évoluent plus rapidement que les cadres législatifs. Les initiatives de régulation sont donc nécessaires pour pallier ces décalages. Cependant, les moyens proposés par l’autorité de régulation suscitent des inquiétudes importantes.
Des méthodes controversées de vérification
L'autorité britannique de régulation des communications a publié des orientations à l'intention des exploitants de sites web afin d'empêcher les moins de 18 ans d'accéder à des contenus pornographiques en ligne grâce à des techniques de « vérification de l'âge très efficaces ».
L'Ofcom prévoit la mise en place de processus de vérification de l'âge sur les services applicables d'ici à juillet 2025. Il s'agit notamment de vérifier les coordonnées bancaires ouvertes, les cartes de crédit, l'âge de l'opérateur de réseau mobile ou l'estimation faciale de l'âge. L'Ofcom n'a pas détaillé les spécificités techniques du fonctionnement de la vérification de l'âge, se contentant d'indiquer qu'elle doit être « hautement efficace ».
L'autorité de régulation a déclaré : « Il appartient au fournisseur de services de déterminer quelle(s) méthode(s) de vérification de l'âge utiliser afin de mettre en œuvre un processus de vérification de l'âge qui soit approprié pour répondre à ses obligations en vertu de la loi ». La simple mise en œuvre de l'un des exemples ne garantit pas la conformité du service, a ajouté l'organisme de surveillance. Au contraire, le fournisseur de contenu doit démontrer que le « processus dans son ensemble est hautement efficace ».
Cependant, l’idée de relier des informations personnelles sensibles (telles que des cartes de crédit, des numéros de téléphone ou des données biométriques) à la consommation de contenu pour adultes soulève des interrogations majeures. La collecte et le stockage de ces données exposent les utilisateurs à des risques accrus de piratage et d’abus. Les scandales récents liés à des fuites massives de données personnelles illustrent bien les dangers potentiels d’un tel système.
De plus, ces mesures pourraient dissuader certains adultes légitimes d’accéder à des sites pour adultes par crainte de voir leur vie privée compromise. Ce recul de la liberté individuelle est préoccupant dans un État qui se veut démocratique et respectueux des droits fondamentaux.
Un précédent dangereux pour la vie privée
La mise en œuvre d’une telle régulation pourrait établir un précédent inquiétant en matière de surveillance et de contrôle des comportements en ligne. L’utilisation de technologies comme les scans faciaux pour surveiller les activités des citoyens évoque des dérives autoritaires, rappelant les critiques adressées à des régimes où la surveillance de masse est omniprésente.
Cette mesure pourrait également ouvrir la voie à des abus. Une fois les mécanismes de vérification d’âge en place, rien ne garantit qu’ils ne seront pas étendus à d’autres domaines, comme la consultation de contenu politique sensible ou la participation à des forums de discussion controversés. Ce type de régulation, bien que justifié par la protection des enfants, pourrait devenir un outil de contrôle social.
Silkie Carlo, directeur de l'organisation de défense de la vie privée Big Brother Watch, a déclaré à propos des mesures prises en 2025 :
« Les enfants doivent être protégés en ligne, mais de nombreuses méthodes technologiques de contrôle de l'âge sont inefficaces et introduisent des risques supplémentaires pour les enfants comme pour les adultes, notamment des failles de sécurité, des intrusions dans la vie privée, des erreurs, l'exclusion numérique et la censure.
« Il existe un large éventail de méthodes de contrôle de l'âge, y compris des méthodes dangereusement intrusives comme les scanners biométriques du visage et même les cartes d'identité et les passeports pour l'accès à l'internet. Nous devons éviter tout ce qui ressemble à un système d'identification numérique pour l'internet, qui supprimerait la vie privée en ligne et n'assurerait pas la sécurité des enfants.
« De nombreuses méthodes technologiques d'assurance de l'âge peuvent être facilement contournées et ne devraient pas être considérées comme une solution miracle, tandis que les contrôles parentaux, les contrôles des utilisateurs et les classifications par âge sont d'autres méthodes reconnues et fiables pour protéger les enfants contre les contenus inappropriés en ligne ».
Les limites de l’efficacité : l'augmentation de 1 150 % de la demande de VPN en Floride comme illustration
Un autre point de critique réside dans l’efficacité réelle de ces mesures. Les jeunes, souvent plus agiles technologiquement que leurs aînés, pourraient facilement contourner ces restrictions à l’aide de VPN, de navigateurs anonymes ou d’autres outils. Par conséquent, les dispositifs proposés risquent de pénaliser principalement les adultes respectueux de la loi, tout en échouant à résoudre le problème initial.
De plus, cette approche ignore les racines profondes du problème, à savoir l’éducation et la sensibilisation des jeunes à une utilisation responsable d’Internet. Des campagnes éducatives et des outils de contrôle parental renforcés pourraient constituer des solutions plus équilibrées et moins intrusives.
D'ailleurs Robin Tombs, PDG de Yoti, une entreprise qui fournit une plateforme d'identité fiable, a demandé plus de clarté de la part de l'autorité de régulation :
« En ne dressant pas une liste définitive des méthodes, qui peut être mise à jour périodiquement, il est difficile pour les plateformes de savoir si une méthode alternative qu'elles envisagent pourrait convenir. Certaines des méthodes considérées comme très efficaces par l'Ofcom doivent inclure les éléments appropriés, tels que la détection de la vivacité, sans quoi elles peuvent être facilement usurpées par les enfants. Les orientations laissent trop de place à l'interprétation, ce qui empêche les parents et le public d'avoir confiance dans le fait que toutes les entreprises réglementées effectuent des contrôles efficaces ».
Rappelons que la vérification de l'âge a été introduite en Floride pour empêcher les enfants de regarder du porno en ligne. Plutôt que de vérifier l'âge des visiteurs d'une manière qui satisferait les législateurs, Pornhub s'est retiré de l'État américain, ce qui aurait entraîné une hausse à quatre chiffres de la demande de VPN.
La Floride a également adopté une loi exigeant un accord parental pour l'inscription des moins de 16 ans sur les réseaux sociaux. Cette législation, considérée comme l'une des plus restrictives du pays, a suscité des critiques quant à sa constitutionnalité.
L'Australie est allée encore plus loin en 2024 en interdisant l'accès aux médias sociaux aux personnes âgées de moins de 16 ans.
Mais l'Ofcom n'en démord pas : « Aujourd'hui ça commence à changer »
En plus d'exiger une « garantie d'âge hautement efficace » dans les services qui autorisent la pornographie, l'Ofcom attend de tous les services d'utilisateur à utilisateur et de recherche entrant dans le champ d'application de la loi britannique sur la sécurité en ligne qu'ils procèdent à une évaluation de l'accès des enfants (afin de vérifier si leur service est susceptible d'être consulté par des enfants) avec une date limite fixée au 16 avril. Des mesures sont également prévues pour protéger les enfants sur les médias sociaux, et elles pourraient inclure des contrôles d'âge.
Dame Melanie Dawes, directrice générale de l'Ofcom, a fait remarquer qu'historiquement, il n'y avait eu que peu de mesures pour empêcher les enfants de regarder les services des fournisseurs qui autorisent le matériel pornographique « et d'autres contenus préjudiciables ». Dawes a ajouté : « Aujourd'hui, cela commence à changer ».
« Lorsque les contrôles d'âge commenceront à être mis en place dans les mois à venir, les adultes commenceront à remarquer une différence dans la manière dont ils accèdent à certains services en ligne. Les services qui hébergent leur propre pornographie doivent commencer à introduire des contrôles d'âge immédiatement, tandis que les autres services d'utilisateur à utilisateur - y compris les médias sociaux - qui autorisent la pornographie et certains autres types de contenus préjudiciables aux enfants devront suivre le mouvement d'ici juillet au plus tard ».
Lina Ghazal, responsable des affaires réglementaires et publiques chez Verifymy, a qualifié l'annonce de l'Ofcom de « moment charnière dans la lutte pour faire de l'internet un endroit plus sûr, en particulier pour les enfants ».
Ghazal poursuit : « Les orientations tant attendues de l'autorité de régulation sur la garantie de l'âge signifient que les fournisseurs de contenu pour adultes disposent désormais de la clarté nécessaire pour mettre de l'ordre dans leurs affaires et mettre en place des méthodes robustes et fiables pour tenir le matériel explicite bien à l'écart des utilisateurs mineurs ».
Verifymy se décrit comme un « fournisseur de technologie dont la vision est de fournir des solutions qui protègent les enfants et la société en ligne ».
En France, les sites porno doivent désormais vérifier l’âge des utilisateurs, sous peine de blocage
Pour se conformer à cette nouvelle règle, les sites X doivent désormais exiger l'envoi d'une photo ou d'un document d'identité par exemple, en proposant au moins une méthode respectant le principe de «double anonymat» qui permet de prouver sa majorité sans divulguer son identité. Sans cela, ils s'exposent à une sanction de l'Arcom, le gendarme du numérique, qui peut, depuis l'adoption en mai de la loi dite Sren visant à sécuriser internet, ordonner un blocage par les opérateurs télécoms et le déréférencement des sites incriminés. La procédure prend toutefois plus de deux mois, de l'identification du site à la demande de blocage effective.
Une tolérance est accordée jusqu'au 11 avril aux sites qui proposent déjà une identification au moyen d'une carte bancaire mais ils devront ensuite obligatoirement proposer une solution à « double anonymat ».
Le principe est simple :
Une personne souhaite consulter un service ou un site en ligne dont l'accès est soumis à une limite d'âge. Avant de lui donner l'accès, le service lui fournit un document à faire signer par un tiers qui connait son âge de manière certaine. Ce document n'indique pas le service qui l'a émis. La personne choisit un tiers parmi les prestataires listés dans l’application, par exemple sa banque, son fournisseur d'énergie, son opérateur, etc.
La personne fournit le document au tiers qui la signe si elle a au moins l'âge requis et le lui retourne sans savoir pour quelle raison ce document va être utilisé. La personne revient sur le premier service et lui fournit le document signé. Le service vérifie que celui-ci correspond au document qu'il avait délivré et que la signature est valide. Le service ne sait rien sur la personne à part qu'elle a au moins l'âge requis ni sur l'organisme qui a validé le document.
Sa majorité étant confirmée, l’internaute pourra accéder au site web.
Le principe du double anonymat implique que le prestataire certifiant la majorité d’un internaute ne sache pas quel usage est fait de l’attestation, et que le site X ne sache pas qui a publié le document et quelle est l’identité de l’utilisateur.
À cet effet, une application mobile permettant de certifier sa majorité auprès des sites partenaires tout en restant anonyme pourrait être mise sur pieds. La Cnil l'illustre d'ailleurs par une infographie. Elle servira à transmettre les données dans les deux sens sans dévoiler d’informations personnelles. Le service fournira la preuve de l’âge, mais ne saura pas pour quel site web elle va être utilisée. De son côté, le site porno recevra l’attestation de majorité sans découvrir l’identité de l’internaute.
Sources : Ofcom, Big Brother Watch
Et vous ?
Ces mesures sont-elles réellement adaptées pour protéger les mineurs ou risquent-elles d’être contournées par les plus technophiles ?
Ne faudrait-il pas privilégier des campagnes éducatives et des outils de contrôle parental renforcés plutôt que des restrictions technologiques ?
Jusqu’à quel point est-il légitime de limiter la liberté des adultes pour protéger les enfants ?
Quels seraient les risques pour la vie privée si ces données sensibles (scans faciaux, cartes de crédit) étaient piratées ?
Ces mesures pourraient-elles ouvrir la porte à une surveillance généralisée des activités en ligne dans d’autres domaines ?
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L’hypocrisie totale alors que Keir Stramer, en sa qualité de Procureur du Roi, a utilisé sa position de procureur, pour éviter aux violeurs pakistanais, d'être poursuivi pour des milliers de viols de tortures et d'assassinat de jeunes filles anglaises.
Je ne comprends pas comment un service d'authentification pourrait ignorer d'où vient la demande de validation, puisque celle-ci devrait provenir d'un site particulier.
Bref, si quelqu'un peut m'expliquer...
C'est une fonctionnalité avancée du pare-feu d'open office.
Il suffirait de vendre en bureau de tabac une clé usb (ou token pki) protégée par mot de passe qui prouverait qu’on est majeur.
Ainsi on aurait l’anonymat et une meilleure protection.
Mais bon nos politiciens ont un but plus large que la protection des mineurs.









Bonjour,
Le sujet qui revient dans toutes les démocraties.
Via une commission rogatoire, ce qui se pratique actuellement. Si la Justice est lente ou ne fait pas son job, c'est cela qu'il faut régler. C'est assez habituel cette manière de procéder : On a un problème et on cherche des palliatifs au lieu de s'y attaquer.Les entreprises technologiques devraient-elles être légalement obligées de fournir un accès aux forces de l’ordre en cas d’enquête criminelle ? Si oui, dans quelles conditions ?
Une entreprise privée ne peut se substituer au rôle de l'état. Aller dans ce sens va forcément entrainer des dérives comme on l'a déjà vu avec les écoutes téléphonique de ce très démocrate et économe Mitterrand.Comment les géants de la tech peuvent-ils équilibrer leur engagement envers la confidentialité des utilisateurs et leur responsabilité envers la sécurité publique ?
Faisable, bien évidemment, mais cela met forcément la sécurité en défaut et très complexe dans la mise en oeuvre vu le nombre de fournisseurs. On voit tous les jours des affaires de corruptions (Douanes au Havre, Prison de Fresnes...), comme actuellement tout est informatisé (ou presque) celui qui détient la clef peut faire ce qu'il veut.La création de portes dérobées pour les forces de l’ordre est-elle techniquement faisable sans mettre en danger la sécurité globale des systèmes ?
Quand au sujet politique (Trump ou pas) je ne pense pas que cela soit le sujet de l'ariticle
Honnêtement on a besoin de rien, tout y est, pour preuve les remontées d'informations des appareils numériques vers des sociétés privées (et/ou gouvernement) et la capacité de certains services de police et de sécurité à déverrouiller un téléphone. En tout cas le système le moins couteux et le plus adéquat ne fera jamais parti de l'équation en Europe, on préfère monter de grosses usines à gaz opaques et couteuses pour les contribuables.Quelles alternatives au chiffrement de bout en bout pourraient permettre de protéger les données personnelles tout en soutenant les enquêtes criminelles ?
Absolument pas, les organismes de formation non plus pour preuve, lors d'une formation Messagerie, l'organisme comme le client ne voulait pas du chapitre sécurité et hygiène d'utilisation.Les utilisateurs sont-ils suffisamment informés des risques liés à la confidentialité et à la sécurité des systèmes qu’ils utilisent ?
A travers cette déclaration d'Europol on va bien se profiler le spectre du Big Brother européiste. On veut avoir un moyen de lecture pour des raisons louables et quand c'est acté c'est la dérive. On étend aux complotistes, antivax, survivalistes, puis opposants politiques, syndicalistes, journalistes, contribuables, pour finir par monsieur tout-le-monde.
Les fichés S ne sont pas tous djihadistes et pas tous terroristes (cf l'affaire de Tarnac - qui pour l'anecdote ; 3 d'entre-eux étaient jugés pour "refus de remettre une convention secrète de déchiffrement d'un moyen de cryptologie").
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Les questions techniques par MP ne sont pas lues et je ne pratique pas la bactériomancie
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