reste plus qu'a créer un téléphone qui supprime a la source l'activation simplement en rajouter deux simples interrupteurs physique
Oui , sans oublier .Jules34
Le 06/07/2023 à 11:04
...
L'Europe à mis en place la surveillance généralisée à la Chinoise..
Que l'Europe critique le modèle sécuritaire de la Chine .
En le pointant du doit et déclarant que cette nation est anti-démocratique !.
Après le Sénat, l'Assemblée nationale approuve l'activation des micros et caméras de téléphone à distance
dans le cadre d'affaires de terrorisme, de délinquance ou de crime organisé
Après leurs homologues du Sénat, les députés français ont adopté mercredi une disposition controversée du projet de loi Justice du gouvernement, qui prévoit d'allumer les micros et caméras de téléphone à distance, dans le cadre d'affaires de terrorisme, de délinquance ou de crime organisé. Le processus n'est certes pas encore terminé, mais l'adoption de cette mesure est presque certaine.
L'Assemblée nationale a approuvé ce mercredi une disposition clé du projet de loi justice donnant la possibilité aux services de renseignement d'activer à distance des téléphones portables pour écouter et filmer à leur insu des personnes visées dans certaines enquêtes. Les députés ont approuvé l'article par 80 voix contre 24. Les députés du camp présidentiel, de LR et du RN ont voté pour. Ceux de la Nupes ont voté contre, comme le président du groupe Liot, Bertrand Pancher.
Le Sénat avait déjà adopté en première lecture, mercredi 7 juin 2023, ce texte porté par le groupe Les Républicains. Cette mesure est autorisée pour les enquêteurs dans deux cas possibles : soit pour géolocaliser une personne, soit pour réaliser des captations de sons et d’images (des écoutes).
La géolocalisation est autorisée sur requête du procureur de la République, ou du juge d’instruction, pour des affaires relatives à un crime ou à un délit puni d’au moins cinq ans d’emprisonnement, tandis que les écoutes pourront être autorisées par un juge dans des enquêtes relevant du terrorisme ou du crime organisé.
Le Sénat, lors de son vote, a voulu circonscrire cette mesure aux crimes et délits passibles de 10 ans d'emprisonnement, mais l'Assemblée nationale est revenue à la version du gouvernement.
La gauche a tenté sans succès de supprimer totalement ou partiellement des dispositions jugées « disproportionnées ». « L’atteinte est particulièrement grave, car la captation concerne aussi des personnes tierces. Le suspect va prendre son portable dans le métro. Toutes les conversations autour seront alors captées. Pareil, s’il va au restaurant. Toute conversation dans l’espace public est alors sous écoute », avait averti le sénateur écologiste, Guy Benarroche en défendant un amendement de suppression de ces dispositions. C'est « la porte ouverte à une surveillance généralisée», a-t-il affirmé.
Toutefois, pour le garde des Sceaux, Éric Dupond-Moretti, il n'y a pas de raison de s'affoler vu qu'il s'agit de techniques déjà autorisées. Il affirme que les forces de l’ordre utilisent déjà des techniques de surveillance et de mise sur écoute, comme la pose de balises sous une voiture ou de mouchards sur les suspects. Mais « la crainte d’attirer l’attention des délinquants faisant l’objet d’enquête pour des faits de criminalité organisée, de révéler la stratégie établie ou tout simplement parce qu’elle exposerait la vie des agents chargée de cette mission » justifie la mise en place de ces nouveaux outils. « L’idée est de faire prendre le moins de risques possible aux officiers de police judiciaire, de les protéger », a-t-il argumenté.
D'ailleurs, ces mesures sont « entourées de garanties importantes », a assuré le ministre, Éric Dupond-Moretti. Il a également rappelé que ces techniques étaient subordonnées à l’autorisation d’un juge.
En commission, les députés ont essayé de renforcer ces « garde-fous » avec davantage de professions « protégées » de ces techniques d’enquête : médecins et journalistes s’ajoutant aux avocats, magistrats et parlementaires. La France insoumise (LFI), si opposée à la mesure dans son ensemble, a toutefois fait retirer par amendement les huissiers et notaires des professions « protégées », estimant qu’il n’y avait pas de raison valable qu’elles le soient, et pas le reste de la population.
Si l'examen du projet de loi poursuit son cours jusqu'à la fin de la semaine prochaine, il n'y aura probablement pas de surprise en ce qui concerne son adoption définitive. Malgré les protestations de la gauche contre un risque d’écoute généralisée, la majorité des parlementaires estime qu'il n'y a pas de raison de s'inquiéter de cette disposition controversée du projet de loi de programmation pour la justice.
Source : Assemblée nationale
Voir aussi
France : le Sénat dit "oui" à une disposition d'un projet de loi prévoyant d'allumer les micros et caméras de téléphone à distance dans certaines enquêtes
Le gouvernement français estime que les utilisateurs de WhatsApp, Signal, Telegram et autres sont des terroristes potentiels dans l'affaire dite du « 8 décembre »
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Informations complémentaires :
Quels députés ont voté pour et lesquels ont voté contre : https://www2.assemblee-nationale.fr/.../16/(num)/2141
Le dossier législatif : https://www.assemblee-nationale.fr/d.../DLR5L16N47779
L'article 3 qui a été voté porte sur plusieurs sujets, dont les activations à distance des appareils électroniques, mais pas seulement. Voici un copié-collé de l'article 3 en mettant en gras les occurrences de "activation à distance" :
Article 3 : Dispositions relatives à l’enquête, à l’instruction, au jugement et à l’exécution des peines
Présence de l’avocat d’une personne gardée à vue pour les opérations de prises d’empreintes digitales ou palmaires ou de photographies réalisées sans son consentement, et information de l’avocat avec un délai de carence de deux heures [CL844 de M. Balanant, rapporteur].
Suppression de la condition d’imminence du risque d’atteinte à la vie ou à l’intégrité physique pour la réalisation d’une perquisition de nuit [CL846 de M. Balanant, rapporteur].
Ajout des complices du crime parmi les personnes dont l’interpellation peut justifier une perquisition nocturne [CL847 de M. Balanant, rapporteur].
Suppression de la disposition, ajoutée par le Sénat, tendant à ce que la possibilité de recourir à une téléconsultation lors de la prolongation de la garde à vue soit limitée aux cas où la personne a déjà fait l’objet d’un examen physique lors de la garde à vue [CL785 du Gouvernement et identique CL52 de Mme Brulebois (RE)].
Possibilité pour le médecin d’évaluer lui-même la qualité, la confidentialité et la sécurité des échanges avec la personne gardée à vue avant de procéder à une téléconsultation [CL645 de M. Iordanoff (Ecolo‑NUPES)].
Mention explicite dans la loi de l’impossibilité de recourir à une téléconsultation lorsqu’elle souffre de blessures physiques apparentes, lorsqu’elle est enceinte ou a subi, avant ou pendant la garde à vue, une perte de connaissance, lorsque son état n'est manifestement pas compatible avec le recours à la téléconsultation, ou lorsqu’elle a été placée en garde à vue pour des faits impliquant les forces de l’ordre [CL848 de M. Balanant, rapporteur].
Délai unique de deux ans pour la durée de l’enquête préliminaire après un premier acte d’audition libre, de garde à vue ou de perquisition, que la personne ait fait ou non demandé à ce que cette durée n’excède pas deux ans [CL689 de M. Rebeyrotte (RE)].
Effectivité du droit à l’accès au dossier avant l’audition ou l’interrogatoire des parties [CL78 de Mme Yadan (RE) et identique CL343 de Mme K/Bidi (GDR-NUPES)].
Précisions concernant la compétence du juge des libertés et de la détention pour l’examen des demandes de modification ou de mainlevée des mesures de contrôle judiciaire, à la place de la juridiction de jugement saisie, ainsi que sur les délais dans lesquels le JLD doit statuer et pour l’appel [CL787 du Gouvernement].
Information de la personne détenue au plus tard cinq jours ouvrables avant la tenue du débat contradictoire relatif à la prolongation de sa détention provisoire, dans le même esprit que la procédure prévue en appel devant la chambre de l’instruction [CL866 de M. Balanant, rapporteur].
Harmonisation des modalités d’audition des témoins sur commission rogatoire avec ce qui est prévu au cours de l’enquête par les articles 62 et 78 du code de procédure pénale [CL868 de M. Balanant, rapporteur].
Possibilité pour le témoin assisté de préciser, dans sa demande d’expertise, les questions qu’il souhaiterait voir traitées par l’expert [CL869 de M. Balanant].
Possibilité pour le témoin assisté d’adresser à l’expert ses observations en vue du rapport définitif, sur la base du rapport d’étape [CL870 de M. Balanant].
Possibilité pour le témoin assisté de demander à l’expert d'effectuer certaines recherches ou d'entendre toute personne nommément désignée qui serait susceptible de leur fournir des renseignements d'ordre technique [CL39 de M. Balanant et identique CL76 de Mme Yadan].
Possibilité pour le témoin assisté de saisir la chambre de l’instruction si le juge n’a pas statué dans un délai d’un mois lorsqu’il rejette une demande d’expertise ou une demande tendant à ce que soient désignés plusieurs experts [CL873 de M. Balanant].
Extension aux témoins assistés des modalités d’appel reconnues aux parties [CL872 de M. Balanant].
Retour au texte initial du projet de loi pour permettre l’activation à distance d’un appareil électronique aux fins de géolocalisation pour les délits punis d’au moins cinq ans d’emprisonnement, et non dix ans [CL778 du Gouvernement et identiques CL436 de Mme Bordes (RN) et CL551 de M. Schreck (RN)].
Exclusion du recours à la géolocalisation pour les appareils électroniques des journalistes, médecins, notaires et huissiers [CL702 de Mme Moutchou (HOR)].
En cas de comparution différée, comparution du prévenu devant le tribunal au plus tard le troisième jour ouvrable suivant la décision du juge des libertés et de la détention estimant non nécessaire la détention provisoire [CL818 de M. Balanant, rapporteur].
Obligation, sur les demandes de mainlevée et de modification de contrôle judiciaire dans le cadre des procédures rapides, de faire appel des décisions du JLD devant la chambre de l’instruction dans un délai de 24 heures [CL788 du Gouvernement].
Précision sur les modalités d’instruction des pourvois dont est saisie la chambre criminelle de la Cour de cassation, avec la possibilité de désigner deux rapporteurs, de procéder à une séance d’instruction préalable au rapport, et de saisir une autre chambre pour avis [CL779 du Gouvernement].
Possibilité pour la juridiction interrégionale spécialisée (JIRS) de Fort-de-France de recourir à la visioconférence, lorsqu’un tel recours est justifié et permet de surmonter des difficultés logistiques et matérielles dirimantes [CL961 de M. Sacha Houlié (RE)].
Exclusion de toute retranscription, après utilisation d’un dispositif de captations d’images et de son par activation à distance d’un appareil connecté, des données relatives aux échanges avec un avocat relevant de l'exercice des droits de la défense et couvertes par le secret professionnel de la défense et du conseil, des données relatives aux échanges avec un journaliste permettant d'identifier une source, et des données collectées grâce à l’activation à distance d’un appareil qui se trouvait dans un lieu « protégé » dans lesquels les perquisitions sont strictement encadrées [CL704 de Mme Moutchou (HOR) et identiques CL884 de M. Balanant, rapporteur, et CL681 de M. Caroline Abadie (RE)].
Exclusion du dispositif de captation d’images et de son par l’activation à distance d’un appareil connecté pour les appareils électroniques utilisés par un député, un sénateur, un magistrat, un avocat, un médecin, un notaire, un huissier ou un journaliste [CL885 de M. Balanant, rapporteur].
Possibilité pour le procureur de la République d’avancer la date d’audience initialement prévue afin de faire comparaître le mineur encore détenu ou de modifier la juridiction initialement saisie, à savoir le tribunal pour enfants en lieu et du juge des enfants, au sein d’un même tribunal judiciaire [CL794 de M. Terlier, rapporteur].
Possibilité, en matière de justice pénale des mineurs, de recourir à un seul acte d’huissier et donc un seul acte de procédure lorsque le mineur est absent à l’audience de culpabilité, s’agissant de la signification du jugement sur la culpabilité et des citations à l’audience de sanction [CL793 de M. Terlier, rapporteur].
On a envie de dire Terrorisme délinquance et crime organisé, c'est vraiment pour les coupable grave... Sauf que Terrorisme, aujourd'hui, ça comprendsterrorisme, de délinquance ou de crime organisé
* Les opposants politiques : Des terroristes / Délinquants
- Les éco-terroristes qui attaque une méga-bassine en plein milieu de champs vide d'eau et ou ils ne peuvent rien dégradé sauf si les policiers les poussent pour qu'ils écrasent les cultures.
- Les gens un peu trop extrème droite ou gauche car ils mènent des actions "coup de poing".
* Toutes personnes suscetible d'être condamané : Des délinquants
- Les gens qui roulent trop vite.
- Les gens qui travaillent trop.
- Les gens qui manifestent.
- Ceux qui ne payent pas leurs amendes, ou tout simplement qui ont des amendes. Si l'on a un amende, c'est que l'on a pas respecté la loi et donc que l'on est délinquants.
* Tous français ayant un ami, ou une rencontre qui rentre dans ce cas là. Il y a forcément des "victimes collatérales" enfin, des innocents qui sont suspecté d'être délinquants ou du moins proche.
En fait en pratique, cela peut être utilisé dans tous les cas. On vous dira, non, mais ne les croyez pas, ce serait croire, qu'ils ne vont jamais dépassé un peu le cadre "légale". Laissez moi rire.
La France n’est pas seule : votre téléphone est un mouchard à la solde des autorités.
Smartphone et vie privée, un oxymore à l’ère de la surveillance de masse ? Oui, selon un rapport de Comparitech
Vous pensez peut-être que votre téléphone est un outil de communication, de divertissement et de productivité, mais c’est aussi une porte d’entrée pour les autorités qui veulent vous espionner. En effet, la France n’est pas le seul pays à avoir adopté une loi permettant à la police de prendre le contrôle à distance des appareils des suspects, avec accès aux caméras, aux microphones et aux données GPS.
Le ministre français de la Justice, Éric Dupond-Moretti, a salué l’adoption d’une nouvelle législation autorisant ce type d’espionnage pour une durée maximale de six mois, sur autorisation d’un juge, dans les cas où les peines encourues sont d’au moins cinq ans. « Nous sommes loin du totalitarisme de 1984 », a-t-il ajouté. « Des vies humaines seront sauvées ».
De toute évidence, le fait qu'un agent de la police ou du gouvernement pourrait pirater votre téléphone et observer avec désinvolture un flux en direct de votre vie ressemble à l'invasion la plus obscène de la vie privée. Et clairement, cela ouvre la porte à des abus occasionnels des libertés civiles par des personnes en position de pouvoir, ainsi qu'à des abus plus ciblés de ce pouvoir par des acteurs de mauvaise foi.
Mais cette pratique est loin d'être nouvelle, encore moins d'être rare. En 2006, avant la sortie du premier iPhone, le FBI américain activait à distance les microphones des téléphones portables (même avec les téléphones éteints) et écoutait les suspects, en toute légalité. À l'époque, vous pouviez encore retirer les piles de nombreux téléphones, plus maintenant.
La France, un cas parmi d’autres
Selon un rapport de Comparitech, chaque force de police dans au moins 50 pays a un certain niveau d'accès à votre téléphone portable et à ses données. Pire encore, la majorité des gouvernements et des forces de l'ordre ont mis en place une forme de technologie de piratage.
Alors, quel accès la police de votre pays a-t-elle à votre mobile ? Où sont les pouvoirs d'espionnage des téléphones portables de la police à leur pire ? Et où la police peut-elle utiliser sa technologie de piratage pour modifier les données de votre téléphone ?
Comparitech s'est intéressé aux 50 premiers pays en termes de PIB et son rapport indique que tous les pays accordent à leurs forces de l'ordre/agences de sécurité une sorte d'accès aux téléphones portables des citoyens. De plus, la majorité emploie des pratiques invasives avec l'utilisation de technologies de piratage. Et, bien qu'il y ait les suspects habituels inclus dans nos pays les moins performants, des pays comme l'Allemagne, l'Australie, le Danemark, le Royaume-Uni et les États-Unis ont mis en place des pratiques incroyablement invasives qui constituent une menace sérieuse pour la vie privée des citoyens.
Pays avec le plus de pouvoir policier pour la surveillance des téléphones portablesNous avons évalué chaque pays sur la base des éléments suivants :
- La police peut-elle accéder au téléphone d'un suspect?
- La police peut-elle pirater le téléphone d'un suspect ?
- La police peut-elle exiger des empreintes digitales/une reconnaissance faciale/des mots de passe pour y accéder ?
- La police peut-elle modifier les données par téléphone ?
Notre étude se concentre sur l'accès physique que la police peut avoir aux téléphones portables et aux données qui y sont stockées. Elle ne couvre pas l'interception des communications via les opérateurs de téléphonie mobile ou l'un des fournisseurs de services/applications sur le téléphone.
1. Chine, Arabie saoudite, Singapour et Émirats arabes unis = 0/14
Ces quatre pays n'ont pu marquer aucun point à cause de leurs pouvoirs d'espionnage étendus et invasifs des téléphones portables avec peu ou pas de contrôle judiciaire.
En Chine, vous n'avez même pas besoin d'être soupçonné d'avoir commis un crime pour que la police fouille votre téléphone ou y installe un logiciel espion. En Arabie saoudite, à Singapour et aux Émirats arabes unis, la police dispose de pouvoirs étendus pour utiliser la technologie à sa disposition. Cellebrite est connue pour avoir été utilisée en Arabie saoudite et aux Émirats arabes unis, tandis que le gouvernement de Singapour a accès à diverses technologies, dont FinSpy.
2. Irak = 1/14
L'Irak parvient à récupérer un point en raison de certaines dispositions de sa loi concernant les recherches de téléphones portables, même si elles sont inadéquates. Les perquisitions doivent être effectuées par un fonctionnaire, mais il n'y a pas d'exigences de mandats. Avec une surveillance de masse, aucune loi sur la protection des données et une absence totale de surveillance, la confidentialité des téléphones portables des Irakiens est peu protégée.
3. Égypte et Russie = 3/14
En Égypte, certaines protections de la vie privée doivent être respectées lors de la recherche de téléphones portables, mais elles sont fréquemment violées et ignorées. Il existe des preuves que les autorités utilisent des applications pour suivre les citoyens avec des logiciels espions via des applications téléchargées sur leurs téléphones. Et pendant les manifestations, les citoyens ont été contraints de déverrouiller leurs comptes de médias sociaux afin de pouvoir vérifier leur sentiment antigouvernemental. Un juge a estimé que ces perquisitions étaient illégales, mais elles se sont poursuivies par la suite. Dans un autre cas inquiétant, une blogueuse/journaliste a été battue jusqu'à ce qu'elle lui remette son code d'accès.
La Russie suit un schéma similaire avec des exemples fréquents de forces de l'ordre effectuant des perquisitions sans l'autorité compétente. De nombreux appareils sont également préchargés avec un logiciel russe qui, selon certains, peut être compromis.
4. Bangladesh, Allemagne, Nigéria, Thaïlande, Turquie et Yémen = 4/14
Tous ces pays ont mis en place certaines protections, mais mettent fréquemment en danger la vie privée des citoyens par le biais de tactiques de surveillance invasives et généralisées. Et peut-être que la plus grande surprise ici est l'Allemagne.
En Allemagne, les procédures standard d'interpellation et de fouille empêchent la police d'accéder à un téléphone portable sans mandat. Mais d'autres lois autorisent l'accès sans suspicion d'un crime (par exemple dans le cas des agences de renseignement). Le BKA dispose de la technologie pour déchiffrer les messages et la police est également autorisée à installer des logiciels espions sur les téléphones des suspects, le tout sans suspicion de crime. La police n'est pas non plus censée exiger qu'un citoyen déverrouille son téléphone sans mandat, mais il existe des cas où les suspects ne sont pas informés de leurs droits légaux.
5. Australie, Danemark, Hong Kong, Inde, Indonésie, Malaisie, Pérou, Royaume-Uni et États-Unis = 5/14
Certaines dispositions, mais des abus connus sont également similaires pour les pays en cinquième position.
Par exemple, au Danemark, malgré l'existence de dispositions, une récente décision de la Cour suprême a conclu qu'un contrôle judiciaire n'est pas toujours requis lors de l'accès aux téléphones des suspects. Il a également statué que forcer le pouce d'un suspect sur son téléphone pour y accéder sans l'autorisation d'un juge était dans le champ d'application de la loi.
Aux États-Unis, des mandats sont généralement nécessaires pour accéder aux téléphones, mais la police des douanes dispose de larges pouvoirs qui lui permettent d'accéder sans contrôle judiciaire, et elle peut également insister pour que les gens remettent leur mot de passe. Dans de nombreux États, les recherches de téléphones portables peuvent être sans mandat. Le Royaume-Uni donne également le même pouvoir aux agences de contrôle des frontières et le tout sans qu'elles aient un « soupçon raisonnable » qu'un crime a été commis au préalable.
Mais c'est peut-être la récente loi australienne qui suscite le plus d'inquiétude. Elle donne à la police le pouvoir de pirater les téléphones portables sans l'autorisation d'un juge de la cour supérieure et leur permet de modifier les données sur le téléphone si nécessaire pour l'affaire. À certains égards, c'est pire que le manque de clarté de la loi, car cela donne à la police le pouvoir de mener ces pratiques invasives sans crainte de répercussions.
Pays avec le moins de pouvoir policier pour la surveillance des téléphones portables
Aucun pays n'offre à ses citoyens une protection complète en ce qui concerne la confidentialité de leur téléphone portable lors des perquisitions policières. Cependant, une poignée va encore plus loin pour protéger la vie privée des utilisateurs que d'autres.
L'Autriche, la Belgique, la Finlande et l'Irlande ont toutes des lois claires et précises selon lesquelles la police d'État ne peut accéder aux téléphones portables que si la personne en question est un suspect et qu'un mandat est en place. Il n'y a aucune preuve d'une technologie de piratage répandue non plus.
Un autre point positif est que les principaux fabricants de téléphones mobiles protègent également les données des clients grâce au chiffrement. Par exemple, les directives d'application de la loi d'Apple stipulent que : « Pour tous les appareils exécutant iOS 8.0 et les versions ultérieures, Apple n'est pas en mesure d'effectuer une extraction de données d'appareil iOS, car les données généralement recherchées par les forces de l'ordre sont cryptées et Apple ne possède pas la clé de cryptage ». Pour les appareils dotés d'anciennes versions, les forces de l'ordre devraient obtenir un mandat d'accès et répondre aux exigences de la loi californienne sur la confidentialité des communications électroniques (CalECPA), qui renforce les exigences de mandat pour l'accès aux données électroniques.
Néanmoins, Apple a été impliqué dans des affaires avec le FBI où il a été demandé d'aider à fournir l'accès à un téléphone chiffré. Bien qu'il n'ait pas toujours fourni d'accès, des découvertes récentes suggèrent qu'Apple a abandonné son projet de chiffrer les sauvegardes après que le FBI a déclaré que cela entraverait ses enquêtes.
Ainsi, même si les fabricants de téléphones peuvent aider à renforcer les droits à la vie privée grâce au chiffrement et à leurs propres politiques, il incombe à la législation et à des pratiques claires et transparentes de garantir la protection de la vie privée des citoyens.
Conclusion
Si ce type d'accès est inacceptable pour vous, il existe des options sur le marché pour les smartphones comme des commutateurs physiques qui empêchent les caméras et les microphones de s'allumer, d'une manière qui ne peut pas être annulée à distance. Même éteindre votre GPS n'empêchera pas votre position d'être suivie, car votre position peut être triangulée à l'aide des tours cellulaires auxquels votre téléphone se connecte des centaines de fois par jour.
Donc, pour une tranquillité d'esprit ultime, trouvez-vous un téléphone avec une batterie amovible ou détruisez chaque élément technologique que vous possédez et allez vivre loin de toute civilisation, par exemple sur une île déserte.
Source : Comparitech
Et vous ?
Que pensez-vous de la loi française sur la surveillance des téléphones ?
Avez-vous déjà été victime ou témoin d’un abus de pouvoir lié à l’accès aux données des smartphones ?
Quelles mesures prenez-vous pour protéger votre vie privée sur votre téléphone ?
Quels sont les pays qui vous semblent les plus respectueux des droits des utilisateurs de smartphones ?
Seriez-vous prêt à renoncer à votre smartphone pour échapper à la surveillance ?
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Il ne faut pas faire passer un mal pour un bien parce qu'il y a pire ailleurs alors qu'il y a mieux.Que pensez-vous de la loi française sur la surveillance des téléphones ?
On recule, on recule, on recule.
Et ils pointent les pire du doigt pour dire que c'est pas si mal....
Je ne prends aucune mesure pour ça mais étant peu dépendant de mon téléphone j'ai tendance à le poser quelquepart quand j'arrive à un nouvel endroit, il ne me suit que rarement. Donc ne comptez pas mes pas, n'écoutez pas mon téléphone ou ne le géolocalisez pas pour analyser mes allées et venues chez moi.Quelles mesures prenez-vous pour protéger votre vie privée sur votre téléphone ?
Le smartphone à l'interet de regrouper plusieurs fonctionnalités, y renoncer c'est acheter un objet pour chacune d'entre elles ce qui a un cout.Seriez-vous prêt à renoncer à votre smartphone pour échapper à la surveillance ?
Lecteur MP3 : 50€
GPS (auto): 140€
GPS (sport): 100€
téléphone portable simple: 70€
Ca fait cher comparé à mon smarthphone à 150€ + 20€ de coque de protection.
Petit problème chez moi : pas de smatphone, pas de télétravail, l'authentification se fait pas ce biais et je n'ai pas connaissance d'une solution sur ordinateur.
Je devrais utiliser une tablette dont je n'ai pas franchement besoin mais qui pourrait couvrir d'autres besoins.
Seriez-vous prêt à renoncer à votre smartphone pour échapper à la surveillance ?
Non, ça regroupe :
- le GPS auto
- le téléphone
- un appareil photo
- l'agenda
- réveil avec la possibilité de mettre les musques que l'on veut
Cependant, quand je vais en festival, j'utilise un vieux Smartphone... mais ça reste un smartphone.
J'ai nettoyé mon smartphone mais beaucoup d'applications ont besoin des services Google et n'ont pas d'équivalent libre/auto hébergé/...
Pourrait-on savoir comment les autorités prendraient contrôle du téléphone?
J'aimerai savoir le protocole utilisé, mais ca reste introuvable.
En utilisant des failles patchées ou 0 day sans doute.
Genre celle-là https://en.wikipedia.org/wiki/FORCEDENTRY , assez incroyable d’évasion de bac-à-sable en créant un ordinateur virtuel dans le format de fichier JBIG2, avec un accès arbitraire à la mémoire.
Modèle de menace : résister à une surveillance étatique.Quelles mesures prenez-vous pour protéger votre vie privée sur votre téléphone ?
Globalement, on peut pas, parce que quand bien même on investirait dans le téléphone durci, bien à jour, avec tous les logiciels et les bonnes pratiques à la snowden, il faudrait aussi que les interlocuteurs fassent de même.
Le plus simple, c'est de laisser le téléphone de côté dans une boîte insonorisée et de ne rien dire devant ces machines...
Ou alors faire des blagues comme celle-ci
Un père musulman vivant aux USA envoie un sms à son fils pour lui demander quand est-ce qu'il pourrait venir bêcher le terrain pour planter les pommes de terre.
Le fils, est embêté, car il a pas mal de boulot et peu de temps à consacrer à son père.
Du coup, il lui répond "Tu veux planter des patates dans le champ ? Mais, c'est là qu'on a planqué les armes et les munitions, non ?"
Le père ne comprend pas trop le message de son fils et se demande ce qui lui prend.
Mais le lendemain, le FBI débarque en nombre chez le papa, et commence à retourner tout le terrain, puis, ne trouvant rien, s'en vont déçus.
Peu de temps après, le père reçoit un message de son fils : "Je pense que maintenant le terrain doit être prêt pour les plantations, c'est tout ce que je pouvais faire pour toi."![]()
Ce qui est compliqué est que le téléphone perd instantanément une partie de son utilité : pouvoir être contacté sans prévenir.
Après je me pose deux questions :
1. En tant que quidam dois je vraiment craindre d'être écouté? Si je le suis à peu près tout le monde l'est.
2. En tant que personne qui soutien une partie des personnes qui sont (très probablement) écoutées me prévenir de ce risque leur rend-il service (en créant des leurres)?
Je suit naturellement certaines mesures de précautions mais la surjouer a-t-il un interet?
Nos autorités font elles vraiment de l'écoute de la masse? En ont ils vraiment les capacités (et compétences) d'en tirer quoi que ce soit ?
Dans le doute il faut se dire que oui mais l'expérience a tendance à me dire que l'expertise des entreprises est toute relative.








C'est même pas une solution.
Le manque d'activité enregistrée est louche : https://www.nouvelobs.com/ecologie/2...afkaienne.html
A partir du moment qu'il y a surveillance elle se fait toujours à charge : ne pas avoir son téléphone sur soi, l'avoir éteint (ou panne de batterie), avoir un téléphone ne serait ce qu'un peu protégé, sont des comportements dissidents qui doivent être découragés voire éradiqués.
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