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Développement 2D, 3D et Jeux Discussion :

Google perd son appel dans le procès intenté par Epic Games concernant son magasin d'applications


Sujet :

Développement 2D, 3D et Jeux

Vue hybride

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  1. #1
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    Citation Envoyé par archqt Voir le message
    J'ai 2 questions

    1. Apple a t il le droit d'empêcher un développeur d'utiliser Unreal Engine ? On a les sources ils sont sur github donc...
    2. Si un compte développeur disparaît, toutes les instances du logiciel sont supprimés sur les téléphones ???
    La révoquation des comptes développeur entraîne "simplement" le fait que le moteur ne pourra plus être mis à jour sur iOS / MacOS.
    Ca veut dire que tant que le moteur sera compatible avec l'OS (jusqu'à ce qu'une MAJ change ça) les développeurs pourront continuer à l'utiliser.

  2. #2
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    La révocation des comptes développeur entraîne "simplement" le fait que le moteur ne pourra plus être mis à jour sur iOS / MacOS.
    Ça veut dire que tant que le moteur sera compatible avec l'OS (jusqu'à ce qu'une MAJ change ça) les développeurs pourront continuer à l'utiliser.
    Donc Apple ne peut donc pas m'empêcher d'utiliser UE pour publier sur le store. Ils peuvent bloquer Epics mais pas moi du coup ? puisque je passe par les sources, et que je compile moi même, pour mon application.

    J'ai acheté une application sur le store, mais le développeur se fait bannir, après une mise à jour l'application ne marche plus...Que faire ? Qui est responsable si le développeur est d'accord de fournir une MAJ mais pas Apple...

  3. #3
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    Si Epic perd son compte développeur, les seuls apps qui disparaissent sont celles sous ce compte : Fortnite.
    Tous les utilisateurs d'UE ne verront pas leurs apps disparaître.

    Ensuite, puisqu'ils sont plus développeurs, ils ne pourront plus développer pour iOS, donc UE perdrait sa compatibilité iOS de base. Mais UE étant open source, il pourrait continuer d'exister sur un github avec des développeurs ayant la licence iOS qui le maintiennent.

    Apple a t il le droit d'empêcher un développeur d'utiliser Unreal Engine ? On a les sources ils sont sur github donc...
    En théorie non.
    En pratique ils pourraient très bien refuser de certifier une app qui utilise UE en trouvant une excuse quand elle se présente.

    Ah, j'aurais pensé que microsoft et sony fournissaient au moins des serveurs vu ce qu'on PAYE pour accéder au net que je paye déjà chaque mois.
    Ils fournissent toute l'infrastructure pour le support de leurs services : achievements, trophées, présence, friends, invitations, ... tout ceci est un backend énorme et totalement gratuit. Tout ceci fonctionne pour tous les joueurs, même sans abonnement.
    Tout ce que fait le jeu est à la charge du jeu.

    Merci, bah voilà donc l'acheteur qui veut, peut toujours trouver un moyen pour payer moins chère.

    Epic Games aurait pu simplement écrire explicitement la commission incluse sur les prix. Incitant les clients à se poser des questions.

    Epic Games aurait pu aussi proposé "innocemment" une version web de Fortnite. Juste du menu avec les Skins et le passe combat à acheter. De bouche-à-oreille cette version aurait forcement été connue.

    Ca n'aurait contourné aucune "règle" là
    Je ne connais pas les limitations d'iOS, mais par exemple Sony interdit d'utiliser de la currency achetée sur leur plateforme depuis une autre plateforme. Si tu achètes des v-bucks sur PS4, tu dois les utiliser sur PS4. Tu ne peux pas les utiliser sur XOne, PC ou autre. Pourtant ils sont liés à ton compte Epic et non plus au système Sony.
    Bref, il existe des règles à la con un peu partout, et jongler parmi elles est pas toujours aisé.
    https://www.epicgames.com/help/en-US...latforms-a3305

    Etait-il possible d'avoir le même compte sur PC, Android, iOS et PS4 ?
    C'est même la base du jeu, d'avoir une progression crossplatform.
    Tous tes skins sont liés à ton compte Epic, et partagés entre les plateformes. Seuls les currency ne sont pas forcément partagées (mais certaines plateformes les partagent).
    Pensez à consulter la FAQ ou les cours et tutoriels de la section C++.
    Un peu de programmation réseau ?
    Aucune aide via MP ne sera dispensée. Merci d'utiliser les forums prévus à cet effet.

  4. #4
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    Citation Envoyé par archqt Voir le message
    Donc Apple ne peut donc pas m'empêcher d'utiliser UE pour publier sur le store. Ils peuvent bloquer Epics mais pas moi du coup ? puisque je passe par les sources, et que je compile moi même, pour mon application.

    J'ai acheté une application sur le store, mais le développeur se fait bannir, après une mise à jour l'application ne marche plus...Que faire ? Qui est responsable si le développeur est d'accord de fournir une MAJ mais pas Apple...
    Non, tu peux continuer a utiliser UE tant que celui-ci est compatible avec l'OS.
    En revanche, Epic ne pourra plus faire de MAJ de son moteur sur iOS/MacOS puisqu'il ne pourra plus utiliser les outils de développement permettant de le faire.

    Si tu achète une app bannie, je suppose qu'il doit y avoir moyen de se la faire rembourser (si l'achat est fait depuis pas trop longtemps) directement en passant par Apple.

    Pour le coup, la solution simple coté Epic pour ne pas avoir a payer les commissions Apple/Google aurait été de ne pas donner la possibilité sur mobile d'acheter des crédits mais de devoir le faire depuis leur site web pour ensuite pouvoir utiliser la solde de crédit dans l'app.

  5. #5
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    Par défaut Un juge empêche définitivement Apple de bloquer Unreal Engine
    Un juge empêche définitivement Apple de bloquer Unreal Engine,
    cependant, Apple ne sera pas obligé à rétablir Fornite sur l’App Store

    La bataille entre Apple et Epic continue et selon les déclarations du juge ce vendredi, Fortnite ne reviendra pas sur l’App Store d’Apple de sitôt. La juge en charge de l’affaire, Yvonne Gonzales Rogers, a statué sur la demande d’injonction faite par Epic. Celui-ci n’a pas obtenu le maintien temporaire de Fortinite sur l’App Store jusqu’à la fin du procès. Cependant, Apple a reçu l'ordre de ne pas nuire à l'activité du développeur et éditeur de jeu en matière d'outils de développement, qui comprend le moteur de jeu vidéo Unreal qui est utilisé par des centaines d'autres jeux vidéo.

    Apple n’est pas tenu de rétablir Fortnite sur l’App Store

    La juge Gonzales Rogers a refusé d'accorder à Epic Games une injonction préliminaire contre Apple qui obligerait le développeur du jeu à réintégrer Fortnite sur l'App Store. « La Cour maintient les conclusions de la mesure de restriction temporaire et, par la présente, accorde en partie et rejette en partie la demande d'injonction préliminaire d'Epic Games », a déclaré la juge Rogers. Rappelons qu’Apple a retiré Fortnite de l’App Store depuis le 13 août dernier après qu’Epic a poussé une mise à jour du jeu comportant son propre système de paiement in-app.

    Le système propriétaire d’Epic lui permet en effet d’éviter de payer les 30 % de commissions exigées par Apple lors des achats dans les applications. Il a alors requis une ordonnance devant obliger Apple à remettre le jeu dans sa boutique jusqu’à un verdict final lors d’un procès. La décision de la juge ce vendredi n’est pas une surprise lorsqu’on se réfère à ce qu’elle avait dit à propos du comportement d’Epic la semaine dernière. Celle-ci a déclaré que le développeur de jeu a rompu son contrat en tout état de cause et est donc en train d’en subir les conséquences.

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Taille : 169,1 Ko

    « Epic savait qu'il violait son contrat avec Apple lorsqu'il a publié la mise à jour, mais il l'a quand même fait », a déclaré Rogers, accusant la société de malhonnêteté. « Vous avez fait une chose, vous avez menti par omission, par manque de franchise. C'est la question de sécurité. C'est la question de sécurité ! », a lancé Rogers à Epic, selon un rapport de CNN Business. « Il y a beaucoup de gens dans le public qui vous considèrent comme des héros pour ce que vous avez fait, mais ce n'est toujours pas honnête », a ajouté la juge Rogers en charge de l’affaire.

    Ainsi, le refus d’accorder l'ordonnance à Epic signifie que la situation dans laquelle Epic est interdit de publier de nouveaux jeux sur iOS et ne peut pas distribuer Fortnite sur l'App Store sous sa forme actuelle restera en place pendant la durée du procès, à moins qu'Epic ne décide de supprimer son propre système de paiement in-app qui a déclenché l'amère querelle juridique en août. À part ces faits, Rogers avait également suggéré à Apple et Epic d’apporter leur différend antitrust devant un jury. D’après elle, c’est le moyen le plus approprié pour en découdre de l’affaire.

    Mais avant la décision de ce vendredi, les deux parties ont déclaré qu'elles préféreraient que l'affaire soit tranchée par un juge. Ajoutons que, depuis août, Epic utilise comme principal argument pour se défendre le fait que la commission de 30 % sur les achats dans les applications, combinée au contrôle de la marque à la pomme sur les applications que les utilisateurs peuvent télécharger sur leurs appareils iOS, constitue un comportement anticoncurrentiel et monopoliste. L'autre avantage d'un procès devant un jury est qu'il peut aboutir à une décision plus ferme et plus définitive.

    La probabilité que cette affaire fasse l'objet de nombreux appels est élevée, et les cours d'appel sont plus susceptibles de confirmer une décision du jury lorsqu'elles font appel. Cela pourrait éviter que l'affaire ne rebondisse entre les tribunaux pendant des années. « Je suis consciente que je ne suis qu'un tremplin pour vous tous », a ajouté la Rogers lors de l’audience de la semaine dernière.

    Apple reçoit l’ordre de ne pas nuire au moteur de jeu Unreal

    « Epic Games et Apple sont libres de porter cette action en justice pour l'avenir de la frontière numérique, mais leur différend ne devrait pas créer de ravages pour les spectateurs. Ainsi, l'intérêt public pèse lourdement en faveur d'Unreal Engine et des affiliés d'Epic », a déclaré le juge, empêchant que l'activité d'Unreal Engine d'Epic ne soit mise à mal. Sur tous les volets portés devant la juge Rogers, Epic semble n’avoir obtenu gain de cause que pour celui-ci. Il a déclaré qu’il est reconnaissant pour cela, mais qu’il fera tout ce qui est en son pouvoir pour mettre fin aux agissements d’Apple.

    « Epic Games est reconnaissant au fait qu'Apple continue à ne pas pouvoir exercer de représailles contre Unreal Engine et nos clients développeurs de jeux alors que le litige se poursuit », a déclaré un porte-parole d'Epic dans un communiqué. « Nous continuerons à développer pour iOS et Mac sous la protection du tribunal et nous poursuivrons toutes les voies pour mettre fin au comportement anticoncurrentiel d'Apple », a-t-il ajouté. De son côté, Apple s’est dit reconnaissant au fait que le tribunal ait reconnu que les agissements d’Epic n’étaient pas dans l’intérêt de ses propres clients.

    « Nos clients dépendent du fait que l'App Store soit un endroit sûr et fiable où tous les développeurs suivent le même ensemble de règles », a déclaré un porte-parole d'Apple. « Nous sommes reconnaissants à la Cour d'avoir reconnu que les actions d'Epic n'étaient pas dans l'intérêt de ses propres clients et que les problèmes qu'ils ont pu rencontrer étaient de leur propre fait lorsqu'ils ont violé leur accord. Pendant douze ans, l'App Store a été un miracle économique, donnant lieu à plusieurs opportunités commerciales transformatrices pour les développeurs, grands et petits ».

    Le combat juridique entre Apple et Epic est devenu une pierre de touche plus importante dans la dégradation des relations des développeurs tiers avec le fabricant d'iPhone, beaucoup d'entre eux utilisant la situation pour se plaindre d'injustice ou dans certains cas se joignant même à Epic pour protester contre les politiques d'Apple et leur application. En septembre, des sociétés comme Epic, Spotify, Tile et le Match Group ont créé la Coalition pour l'équité des applications, qui tentera de « défendre les droits fondamentaux des créateurs de créer des applications et de faire des affaires directement avec leurs clients », selon le PDG d'Epic, Tim Sweeney.

    Source : Reuters

    Et vous ?

    Qu'en pensez-vous ?

    Voir aussi

    La décision d'Epic de contourner les politiques de l'App Store d'Apple était malhonnête, selon un juge américain

    Apple supprime le compte développeur Epic Games : les utilisateurs sur iOS et macOS ne peuvent ni télécharger de jeux Epic Games ni recevoir des mises à jour

    Apple retire Fortnite de l'App Store après qu'Epic ait tenté de contourner les frais de commissions lors de paiements in-app. Epic traduit Apple en justice pour pratiques anticoncurrentielles

    Apple indique à la Cour qu'Epic met en danger tout le modèle économique de l'App Store avec sa demande d'injonction dans laquelle l'éditeur sollicite le retour de Fortnite sur la vitrine iOS

    Epic demande à la Cour d'obliger Apple à rétablir Fortnite sur l'App Store. Notant une diminution de 60 % des joueurs sur iOS, l'éditeur se dit prêt à lancer une vitrine de téléchargement concurrente
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  6. #6
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    Par défaut Après avoir gagné son procès antitrust contre Google Store, Epic propose des réformes pour abolir le monopole
    Après avoir gagné son procès antitrust contre Google Store, Epic propose des réformes à la justice pour abolir la situation de monopole.
    Vers une nouvelle ère pour Android ?

    Après avoir prouvé devant les tribunaux que Google avait un monopole illégal sur les marchés de la distribution d’applications Android, Epic dépose une injonction demandant à un juge de contraindre Google à autoriser une version Android de l'Epic Games Store dans son propre Google Play Store pendant 6 ans ; de permettre à Epic Games Store d'accéder à toutes les applications de Google Play et à permettre aux utilisateurs d'Android ; d'interdire à Google de conclure des accords avec les fabricants d’appareils qui les empêcheraient de précharger des magasins d’applications tiers. Selon Epic, cela bénéficierait à la fois aux développeurs mobiles et aux utilisateurs.

    Le 11 décembre, Epic a remporté une victoire surprise contre Google devant un tribunal fédéral. Un jury a décidé à l'unanimité que Google avait transformé son magasin d'applications Google Play et son service de facturation Google Play en un monopole illégal. Mais qu'a gagné Epic ? Cette question doit encore être tranchée par le juge James Donato. En fait, après qu'un jury a déterminé que les pratiques anticoncurrentielles de Google sur le Google Play Store étaient illégales, la Cour a demandé à Epic de soumettre une proposition d'injonction détaillant les changements que Google devrait apporter sur la base du verdict du jury.

    C'est désormais chose faite.

    Comme vous le verrez dans la proposition d'injonction de 16 pages, Epic demande beaucoup ; l'entreprise ne veut pas seulement empêcher Google d'adopter la plupart des comportements potentiellement déloyaux qu'elle a mis en évidence au cours du procès, mais aussi mettre proactivement et instantanément les boutiques d'applications et les systèmes de facturation tiers sur un pied d'égalité avec Google Play et Google Play Billing, d'un seul coup.

    Même si vous pensez que c'est juste, il est peu probable qu'un juge aille aussi loin. Le document Epic n'est que le point de départ d'une négociation : Google doit déposer sa réponse au plus tard le 3 mai, puis le juge Donato entendra les experts des deux parties lors d'une audience le 23 mai.

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    Les principes qui sous-tendent la proposition d'injonction d'Epic

    Si Donato accepte la proposition d'Epic, Google devra accorder un accès égal au système d'exploitation Android et aux fonctionnalités de la plateforme à tous les développeurs, et pas seulement à ceux qui distribuent des applications par l'intermédiaire de Google Play. Cela permettrait aux boutiques d'applications tierces de devenir propriétaires des mises à jour d'applications, en mettant à jour toutes les applications téléchargées à partir de leurs boutiques de manière aussi transparente que Google Play met à jour les applications.

    Selon les termes d'Epic, toute application téléchargée depuis n'importe où fonctionnerait de la même manière que les applications téléchargées depuis Google Play, sans que Google n'impose de frais de distribution inutiles. De même, les développeurs seraient en mesure de proposer leurs propres options d'achat in-app et d'informer les utilisateurs des options d'achat out-of-app, sans avoir à utiliser les API de Google ou à payer des frais supplémentaires à Google.

    Epic prépare le terrain pour son Store

    Sans surprise, l'injonction proposée par Epic comprend une section « anti-rétorsion » visant spécifiquement à protéger Epic contre toute autre mesure de rétorsion. Si Donato accepte les conditions, Google violera l'injonction si le géant technologique ne parvient pas à prouver qu'il ne « traite pas Epic différemment des autres développeurs » en rendant « disproportionnellement difficile ou coûteux » le développement, la mise à jour et la commercialisation des applications d'Epic sur Android.

    Cette partie de l'injonction semble importante puisque, le mois dernier, Epic a annoncé qu'une boutique Epic Games Store « arriverait sur iOS et Android » dans le courant de l'année. La société a révélé qu'elle espérait lancer son Epic Games Store pour iPhone et Android dans l'UE d'ici la fin de l'année. Elle a précisé que les conditions pour les développeurs seront les mêmes pour l'Epic Games Store sur mobile que pour l'Epic Games Store sur PC. Elle prélèvera une commission de 12 % sur toutes les ventes réalisées via l'Epic Games Store. Les développeurs conserveront 100 % au cours des six premiers mois sur l'Epic Games Store.

    « Enfin, nous en avons dit plus sur nos projets de lancement de l'Epic Games Store (EGS) sur mobile dans le courant de l'année. L'EGS deviendra le tout premier magasin multiplateforme axé sur les jeux, et fonctionnera sur Android, iOS, PC et macOS. Les développeurs mobiles bénéficieront des mêmes conditions équitables que celles de l'EGS pour PC : le partage des revenus sera de 88/12 et les mêmes programmes que vous pouvez exploiter pour conserver 100 % des revenus en utilisant vos propres paiements pour les achats intégrés, Epic First Run, et Now On Epic », a déclaré l'éditeur de jeux. Un porte-parole a ajouté :

    « Epic Games Store a une répartition des revenus de 88/12 pour les développeurs qui distribuent des applications payantes sur PC et Mac et cela continuera sur les plateformes mobiles. Les développeurs ne paient rien à Epic pour distribuer des applications gratuites. Si les développeurs proposent des achats intégrés, ils peuvent choisir d'utiliser notre système de traitement des paiements avec le partage des revenus 88/12 ou d'utiliser un processeur de paiement tiers et de conserver 100 % de ces revenus, comme c'est le cas aujourd'hui ». Il s'agit d'un modèle de partage des revenus plus favorable aux développeurs.

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    L'entreprise craint une « conformité malveillante » de la part de Google

    Voici les demandes d'Epic en ces propres mots :
    • Google doit permettre aux consommateurs de télécharger des applications à partir de n'importe quel endroit sans interférence, que ce soit à partir du Google Play Store, d'un magasin d'applications tiers, d'une autre application ou du web. Selon la proposition d'injonction d'Epic, Google ne peut pas utiliser des écrans d'effroi et des avertissements terribles qui dissuadent les consommateurs de télécharger des applications sur leur téléphone à partir de l'internet. Les consommateurs devraient pouvoir télécharger directement des applications sur leurs appareils mobiles, tout comme ils peuvent le faire sur leur ordinateur. Il serait également interdit à Google de contraindre les opérateurs et les fabricants de téléphones à limiter les possibilités de téléchargement d'applications par les consommateurs. Il est notamment interdit d'imposer des restrictions de préinstallation dans le magasin d'applications et d'imposer de nouveaux écrans d'effarouchement et d'autres obstacles aux téléchargements effectués en dehors du Google Play Store.
    • Google doit permettre aux consommateurs et aux développeurs de choisir la manière dont ils effectuent et proposent des achats in-app, sans frais ni restrictions anticoncurrentiels. Selon l'injonction proposée par Epic, Google doit permettre aux développeurs d'offrir l'option de paiement de leur choix sans imposer de frais anticoncurrentiels. Google doit également permettre aux développeurs de communiquer directement avec leurs clients, y compris en établissant un lien entre leur application et un site web pour effectuer des achats et obtenir des offres. Google n'aurait pas le droit d'utiliser des programmes de conformité fictifs, tels que la facturation au choix de l'utilisateur, pour empêcher des options de paiement concurrentes dans une application ou sur le site web d'un développeur.
    • Google ne peut pas exercer de représailles à l'encontre d'Epic pour avoir contesté les pratiques de sa boutique d'applications. En vertu de l'injonction proposée par Epic, Epic sera en mesure de proposer l'Epic Games Store sur les appareils Android, sans retard ni obstacle.

    En dehors de ces éléments, Epic a dressé une longue liste de propositions dans laquelle elle demande par exemple que :
    • Google autorise les boutiques d'applications tierces à accéder à Google Play pendant six ans, sans frais.
    • Google autorise les boutiques d'applications tierces à accéder au catalogue d'applications de Google Play pendant six ans et permette aux utilisateurs de confier la mise à jour de leurs applications à ces boutiques d'applications tierces.
    • Google crée un comité de conformité composé d'au moins trois membres du conseil d'administration de l'entreprise qui ne sont pas et n'étaient pas des employés de Google, avec un responsable de la conformité qui dirait au tribunal chaque année si Google se conforme à l'injonction.

    Citation Envoyé par Epic
    Google a un passé de conformité malveillante et a tenté de contourner la législation et la réglementation destinées à régir son contrôle anticoncurrentiel sur les appareils Android. L'injonction que nous proposons vise à empêcher Google de répéter ses tactiques de mauvaise foi passées et à ouvrir les appareils Android à la concurrence et au choix pour tous les développeurs et les consommateurs.
    Google ne compte pas en rester là

    Un porte-parole de Google a confirmé que Google avait toujours l'intention de faire appel du verdict, même si Google a déjà accepté un règlement de 700 millions de dollars avec les consommateurs et les États à la suite de la victoire d'Epic.

    « La plainte déposée par Epic auprès de la Cour fédérale américaine montre une fois de plus qu'il veut simplement bénéficier des avantages de Google Play sans avoir à payer pour cela », a déclaré le porte-parole de Google. « Nous continuerons à contester le verdict, car Android est une plateforme mobile ouverte qui fait face à une concurrence féroce de la part de l'App Store d'Apple, ainsi que des boutiques d'applications sur les appareils Android, les PC et les consoles de jeu ».

    Sources : proposition d'injonction d'Epic, communiqué d'Epic

    Et vous ?

    Pensez-vous que les réformes proposées par Epic Games pourraient réellement démocratiser le marché des applications Android ?
    Quels pourraient être les avantages et les inconvénients pour les utilisateurs si les magasins d’applications tiers étaient plus accessibles sur les appareils Android ?
    Comment la proposition d’Epic Games pourrait-elle impacter le modèle économique de Google Play et les revenus des développeurs ?
    Est-il juste que Google impose des restrictions sur la distribution d’applications en dehors de Google Play Store ?
    Les consommateurs devraient-ils avoir le droit de choisir leur magasin d’applications, même si cela signifie une fragmentation potentielle de l’écosystème Android ?
    Quelles mesures de sécurité devraient être mises en place pour protéger les utilisateurs si les applications peuvent être mises à jour par des magasins tiers ?
    La décision de Google de retirer Fortnite du Google Play Store était-elle justifiée, selon vous ?
    Comment percevez-vous l’argument de Google selon lequel Epic cherche à bénéficier des avantages de Google Play sans contribuer financièrement ?
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  7. #7
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    Par défaut Apple fait toujours obstacle à l'App Store d'Epic
    DMA : Apple fait toujours obstacle à l'App Store d'Epic. Ses conditions imposées aux marchés alternatifs posent des défis significatifs pour les développeurs
    et rendent l'App Store d’Epic moins attractive pour plusieurs d'entre eux

    Epic Games a récemment lancé sa propre boutique d’applications en Europe, capitalisant sur les nouvelles réglementations qui ouvrent iOS à des alternatives. L’objectif de cette boutique est d’offrir aux développeurs des commissions plus faibles et une plus grande flexibilité de paiement par rapport à l’App Store d’Apple. Cependant, les nouvelles conditions imposées par Apple aux marchés alternatifs posent des défis significatifs pour les développeurs.

    En plus de la commission de 12 % prélevée par Epic, Apple impose une redevance de 50 centimes d’euro par utilisateur et par an, une commission de 10 % sur les ventes externes et des frais de 5 % sur les achats effectués dans l’année suivant l’installation. Ces frais supplémentaires rendent la boutique d’applications d’Epic moins attractive pour de nombreux développeurs, en particulier les plus petits.


    Le DMA est entré en vigueur le 6 mars 2024. En vertu de cette législation, Apple devait alors autoriser le chargement latéral des applications sur iOS, c'est-à-dire permettre aux utilisateurs d'installer des applications à partir d'autres sources que le jardin clos de l'App Store. Cela signifie que les développeurs peuvent désormais distribuer des applications iOS par l'intermédiaire d'autres canaux, y compris les places de marchés d'applications alternatives. Le DMA a ouvert la voie à Epic Games pour introduire son propre magasin d'applications, Epic Games Store, et contester la domination d'Apple et de Google sur leurs plateformes respectives.

    Ce mois-là, en marge de son événement GDC (Game Developers Conference), Epic Games a révélé quelques détails supplémentaires sur son prochain magasin d'applications dans l'UE. La société a révélé qu'elle espérait lancer son Epic Games Store pour iPhone et Android dans l'UE d'ici la fin de l'année. Elle a précisé que les conditions pour les développeurs seront les mêmes pour l'Epic Games Store sur mobile que pour l'Epic Games Store sur PC. Elle prélèvera une commission de 12 % sur toutes les ventes réalisées via l'Epic Games Store. Les développeurs conserveront 100 % au cours des six premiers mois sur l'Epic Games Store.

    « Enfin, nous en avons dit plus sur nos projets de lancement de l'Epic Games Store (EGS) sur mobile dans le courant de l'année. L'EGS deviendra le tout premier magasin multiplateforme axé sur les jeux, et fonctionnera sur Android, iOS, PC et macOS. Les développeurs mobiles bénéficieront des mêmes conditions équitables que celles de l'EGS pour PC : le partage des revenus sera de 88/12 et les mêmes programmes que vous pouvez exploiter pour conserver 100 % des revenus en utilisant vos propres paiements pour les achats intégrés, Epic First Run, et Now On Epic », a déclaré l'éditeur de jeux.

    Les embûches placées par Apple

    La boutique d'Epic a été lancée la semaine dernière dans l'Union européenne, cela devrait constituer une aubaine pour Epic et son éternel succès, Fortnite. Mais il n'est pas certain qu'Epic soit en mesure de développer la boutique au-delà de ses propres jeux. L'entreprise souhaite accueillir un écosystème dynamique de développeurs tiers, mais le passage à l'Epic Games Store pourrait s'avérer impossible pour toute entreprise qui ne gagne pas des sommes d'argent de la taille de Fortnite.

    « Cela semble être une perte pour Apple, les développeurs et les consommateurs », déclare Bob Roberts, développeur de Roundguard au sein du studio de jeux indépendants Wonderbelly Games. « Cela rend la vie encore plus complexe et confuse sans vraiment améliorer la situation comme les gens l'auraient imaginé ».

    Le magasin de jeux d'Epic peut offrir de meilleures conditions aux développeurs, mais tous les développeurs, Epic compris, sont toujours soumis à des frais de la part d'Apple, même en dehors des limites de l'App Store. Et les conditions et les frais d'Apple pour les applications sur les places de marché alternatives sont si onéreux qu'Epic a du pain sur la planche pour convaincre les développeurs qu'il vaut la peine de consacrer du temps et de l'argent à l'inscription de leurs applications.

    Pour vendre un jeu en dehors de l'App Store d'Apple, les développeurs doivent en effet payer des frais d'installation de 50 centimes d'euro par utilisateur et par an dès qu'ils atteignent un certain nombre de téléchargements. Si les développeurs souhaitent lier les utilisateurs à des achats en dehors de l'application, ils devront également payer une commission de 10 % sur toutes les ventes réalisées « sur n'importe quelle plateforme », y compris en dehors d'iOS. Cette commission s'ajoute à celle de 5 % sur les achats effectués dans l'année qui suit l'installation de l'application. Ils devront ensuite s'acquitter de tous les frais facturés par l'opérateur de la nouvelle place de marché. Dans le cas d'Epic, cela représente 12 % - une réduction importante en soi, mais un ajout majeur une fois que l'on prend en compte les coûts d'Apple.

    À titre de comparaison, si les développeurs restent exclusifs à l'App Store, ils devront payer une commission pouvant aller jusqu'à 30 % sur tous les achats in-app, ainsi que des frais pouvant aller jusqu'à 25 % pour les achats effectués par l'intermédiaire d'un lien externe. Il n'y a pas de frais d'installation par utilisateur et par an, ce qui réduit le risque pour les jeux gratuits.

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    Une situation difficilement tenable pour les petites entreprises

    Pour Epic, même si elle se fait piquer deux fois en payant des frais d'installation à la fois pour un téléchargement sur l'Epic Games Store et pour un téléchargement sur Fortnite, cela ne représente théoriquement qu'un euro par personne et par an. L'entreprise peut probablement assumer ce risque à long terme, surtout si les autorités de régulation changent les choses de manière à faire tomber certaines des règles d'Apple.

    Ce sont les développeurs non-Epic qui risquent d'être lésés par cet arrangement. D'une part, la redevance par utilisateur d'Apple s'applique aux utilisateurs des places de marché tierces et de son propre App Store. Steve Allison, directeur général de l'Epic Game Store d'Epic, a donné un exemple lors d'une réunion d'information la semaine dernière : Prenons un jeu qui compte un milliard de téléchargements. Si cette application reçoit des mises à jour, même si quelqu'un a une application passive sur son écran qu'il a obtenue sur l'App Store, le développeur paie 50 centimes pour toutes ces mises à jour chaque année. « C'est intenable », a déclaré Allison.

    À l'heure actuelle, les nouvelles conditions d'Apple ne semblent gérables que pour les grandes entreprises comme Epic et les développeurs qui ne perçoivent aucun revenu de leurs applications - il n'y a guère d'intermédiaire. Apple ne soumet pas les développeurs d'applications gratuites non monétisées à une redevance par utilisateur. Apple accorde également un délai de grâce de trois ans sans frais aux petits développeurs, à condition que leur chiffre d'affaires annuel ne dépasse pas 10 millions d'euros au cours de cette période. Apple propose également des tarifs réduits aux développeurs dans le cadre de son programme pour les petites entreprises.

    Par ailleurs, le reste de la communauté des développeurs devrait payer les mêmes frais qu'un géant comme Epic Games. Une application téléchargée plus d'un million de fois et générant un chiffre d'affaires annuel de 150 000 dollars devrait en reverser près de la moitié à Apple, selon le calculateur de l'entreprise. Cette somme viendrait s'ajouter aux 12 % de commission prélevés par la boutique Epic Games.

    Il s'agit là d'un résultat regrettable, car les développeurs souhaitent disposer d'un plus grand nombre d'options pour la distribution de leurs applications. « Au fil des ans, l'App Store a été surchargé d'applications, dont beaucoup n'ont pas été mises à jour depuis longtemps », explique Raffaele D'Amato, développeur d'Arcadia - Watch Games. D'Amato aurait envisagé de publier son application sur un magasin tiers s'il existait un magasin spécifique aux applications pour l'Apple Watch, en raison de la possibilité d'une plus grande visibilité. « Les magasins alternatifs pourraient certainement offrir une plus grande visibilité aux applications qui le méritent vraiment.

    Et il ne semble pas que certains des plus grands développeurs tiers soient publiquement intéressés. Lors de la réunion d'information de la semaine dernière, Allison a déclaré qu'Epic était en discussion active avec « pratiquement chacun » des 250 plus grands développeurs mobiles pour mettre leurs applications sur l'Epic Games Store pour mobile, mais il a noté que « presque tous » ont dit qu'ils ne pouvaient pas le faire fonctionner sur iOS.

    Les difficultés d'Epic Games Store iOS

    Il faudra sans doute attendre longtemps avant que l'Epic Games Store iOS ne soit rentable pour Epic, si cela se produit un jour ; la boutique PC, du moins selon le témoignage d'Allison l'année dernière, n'est même pas encore rentable. Mais la société s'attend à ce que la boutique commence à se remplir dans le courant de l'année, même si ce n'est qu'en petit nombre dans un premier temps. Allison a déclaré la semaine dernière qu'Epic prévoyait d'offrir une sélection de jeux tiers sur sa boutique mobile, qui est également disponible dans le monde entier sur Android, en décembre. Epic fait des efforts pour amener ces jeux sur iOS, a déclaré Allison, même s'il s'agit d'une « conversation très difficile ».

    À l'heure actuelle, le lancement de son propre magasin sur mobile vise davantage à permettre à Epic de prendre en main son propre destin et, idéalement, de partager ce contrôle avec d'autres développeurs. Mais Apple souhaite toujours garder la main, qu'un développeur soit présent sur l'App Store ou non. Si l'on se fie à l'histoire, elle ne renoncera probablement pas à ce contrôle tant qu'elle n'y sera pas contrainte.

    Conclusion

    La bataille entre Apple et Epic continue de faire rage. Alors que la boutique d’applications d’Epic offre une alternative alléchante, les obstacles posés par Apple rendent le choix difficile pour les développeurs. L’avenir de cette lutte dépendra de la capacité d’Epic à convaincre les créateurs d’applications et les utilisateurs que sa boutique est la voie à suivre.

    Source : Epic Games

    Et vous ?

    Quelle est votre opinion sur la décision d’Epic Games de lancer sa propre boutique d’applications en Europe ? Pensez-vous que cela soit une bonne alternative à l’App Store d’Apple ?
    Comment évaluez-vous les frais supplémentaires imposés par Apple aux marchés alternatifs ? Sont-ils justifiés ou excessifs ?
    Quelles sont les implications pour les développeurs d’applications, en particulier les plus petits acteurs du secteur ? Comment cela pourrait-il affecter leur capacité à prospérer ?
    Croyez-vous que l’adoption généralisée de la boutique d’applications d’Epic soit possible malgré ces défis ? Pourquoi ou pourquoi pas ?
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  8. #8
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    Par défaut Google qualifie la décision d'autoriser les magasins d'applications tiers sur Android de « dangereuse »
    Affaire Google contre Epic : Google qualifie la décision d'autoriser les magasins d'applications tiers sur Android de « dangereuse »
    et demande un sursis d'urgence pour ne pas appliquer la mesure imposée par un tribunal

    La récente confrontation juridique entre Google et Epic Games a pris une nouvelle tournure avec la demande de sursis d'urgence déposée par Google auprès du 9e Circuit de la Cour d'appel des États-Unis. Cette requête survient après une décision majeure du juge James Donato qui pourrait potentiellement redéfinir le paysage des applications sur Android.

    Contexte du litige

    Depuis 2020, Epic Games et Google sont engagés dans un bras de fer juridique sur des pratiques antitrust. Epic Games accuse Google de pratiques anticoncurrentielles en imposant aux développeurs l'utilisation exclusive du Google Play Billing, le système de facturation de Google sur Play Store, pour les transactions in-app. Selon Epic, cette politique limite la concurrence et entrave l'innovation, nuisant ainsi aux développeurs et aux consommateurs.

    En décembre 2023, un jury fédéral de San Francisco a estimé que « Google a violé la loi antitrust en imposant des frais élevés et des règles strictes à Epic Games et à d'autres développeurs d'applications dans la boutique d'applications d'Android ».

    La décision du juge Donato

    Le lundi 7 octobre 2024, le juge de l'affaire, James Donato, a ordonné à Google de procéder à une série de changements pour remédier à son comportement anticoncurrentiel. Pendant trois ans à compter du 1er novembre 2024, l'entreprise doit permettre aux développeurs d'intégrer leurs propres boutiques à Android et donner aux boutiques d'applications tierces l'accès à l'ensemble du catalogue d'applications du Play Store. Google doit permettre aux fabricants d'applications de facturer les utilisateurs avec leurs propres systèmes de facturation, en dehors de l'écosystème Android.

    Selon la décision du juge, Google devra distribuer les boutiques d'applications tierces rivales au sein du Play Store, et donner à ces boutiques l'accès à l'ensemble du catalogue d'applications du Play Store, sauf si les développeurs choisissent de s'y soustraire individuellement.

    Même si Google a fait valoir en mai 2024 que les demandes d'Epic Games sont « inutiles » et dépassent « largement le cadre du verdict », Epic Games a obtenu le feu vert pour plusieurs autres demandes. À partir du 1er novembre 2024 et jusqu'au 1er novembre 2027, Google devra également :
    • cesser d'exiger la facturation Google Play pour les applications distribuées sur le Google Play Store (le jury a estimé que Google avait illégalement lié son système de paiement à son magasin d'applications) ;
    • permettre aux développeurs Android d'indiquer aux utilisateurs d'autres moyens de paiement à partir du Play Store ;
    • permettre aux développeurs Android de créer des liens vers des moyens de télécharger leurs applications en dehors du Play Store ;
    • laisser les développeurs Android fixer leurs propres prix pour les applications, indépendamment du système de facturation Play.

    Google ne peut pas non plus :
    • partager les revenus des applications « avec toute personne ou entité qui distribue des applications Android » ou qui prévoit de lancer un magasin d'applications ou une plateforme d'applications ;
    • offrir aux développeurs de l'argent ou des avantages pour qu'ils lancent leurs applications sur le Play Store en exclusivité ou en priorité ;
    • offrir aux développeurs de l'argent ou des avantages pour qu'ils ne lancent pas leurs applications sur des magasins concurrents ;
    • offrir aux fabricants d'appareils ou aux opérateurs de l'argent ou des avantages pour préinstaller le Play Store ;
    • offrir aux fabricants d'appareils ou aux opérateurs de l'argent ou des avantages pour ne pas préinstaller les magasins concurrents.

    Lors du procès, Google n'a pas réussi à contrer les arguments d'Epic Games selon lesquels le géant de la recherche se livrait à des pratiques visant à empêcher toute concurrence. « Le modus operandi de Google dans cette affaire a consisté à inonder le tribunal d'un océan de commentaires, dont beaucoup étaient superficiels et non développés », a écrit le juge James Donato dans sa décision. Il a comparé le volume des arguments de Google à un « tromblon ».


    Google demande de suspendre l'entrée en vigueur de cette décision

    Google a qualifié la décision du juge Donato de « dangereuse », arguant qu'elle pourrait compromettre la sécurité de la plateforme Android. La société a souligné que l'introduction de magasins d'applications tiers pourrait ouvrir la porte à des applications malveillantes, mettant ainsi en péril les données des utilisateurs. Google cite également un incident récent impliquant Microsoft et Crowdstrike comme exemple des risques potentiels.

    Pour ces raisons, Google a demandé un sursis d'urgence au 9e Circuit afin d'empêcher l'application immédiate de la décision du juge Donato. La société espère que cette mesure permettra d'éviter des conséquences potentiellement désastreuses pour les utilisateurs d'Android.

    Lee-Anne Mulholland, vice-présidente chargée des affaires réglementaires, dans une fiche d'information distribuée aux journalistes :

    « Google prend aujourd'hui des mesures supplémentaires pour protéger 100 millions d'utilisateurs américains d'Android, plus de 500 000 développeurs américains et des milliers de partenaires contre une ordonnance préjudiciable et injustifiée d'un tribunal de district. Nous demandons à la Cour d'appel du 9e circuit de suspendre les modifications proposées pour Android et Google Play pendant que notre appel de la décision sous-jacente se poursuit.

    « Si elle est maintenue, cette ordonnance de la cour de district menace la capacité de Google Play à fournir une expérience utilisateur sûre et fiable, ce qui compromettrait la capacité de l'écosystème Android à concurrencer l'iOS d'Apple. Cela ne ferait pas que nuire à Google, mais aurait des conséquences négatives pour les utilisateurs d'Android, les développeurs et les fabricants d'appareils qui ont bâti des entreprises florissantes sur Android ».

    La fiche d'information est divisée en cinq sections différentes, dont les titres donnent une idée des objections de Google :
    • « Forcer Google à distribuer des boutiques d'applications tierces dans Google Play nuit à la sécurité et à la vie privée »
    • « Le fait de donner à des centaines de boutiques d'applications Android tierces l'accès au catalogue d'applications de Google Play réduit le contrôle des développeurs sur la distribution des applications et met les utilisateurs en danger ».
    • « Il est dangereux d'établir un lien entre une application sur Google Play et des téléchargements d'applications externes ».
    • « La suppression de l'option de facturation de Play réduit les protections et les fonctionnalités importantes sur lesquelles les utilisateurs comptent ».
    • « La mise en œuvre précipitée des mesures correctives augmentera les risques pour les utilisateurs, les développeurs et les fabricants d'appareils ».

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    Epic s'oppose aux arguments de Google

    Pour avoir une idée de la requête déposée par Google auprès du tribunal, voici comment elle commence :

    « À la demande d'un seul concurrent, Epic Games, le tribunal de district a ordonné une refonte complète de Play qui exposera plus de 100 millions d'utilisateurs américains d'appareils Android à de nouveaux risques de sécurité considérables et entraînera des changements fondamentaux dans les relations contractuelles et commerciales de Google avec des centaines de milliers de partenaires de Google. Le tribunal n'a donné que trois semaines à Google pour effectuer la plupart de ces changements radicaux, une tâche herculéenne qui crée un risque inacceptable de défaillance de la sécurité au sein de l'écosystème Android ».

    Epic, dans une déclaration, s'oppose aux arguments de Google. « Le verdict du jury et l'injonction du tribunal étaient clairs : les pratiques anticoncurrentielles de Google sur le Play Store sont illégales », déclare Natalie Muñoz, porte-parole d'Epic. « Google ne fait que semer la peur et utiliser la sécurité comme prétexte pour retarder les changements exigés par le tribunal. C'est le dernier effort de Google pour protéger son contrôle sur Android et continuer à prélever des frais exorbitants. L'injonction du tribunal doit entrer en vigueur rapidement afin que les développeurs et les consommateurs puissent bénéficier de la concurrence dans l'écosystème mobile ».

    Les répercussions pour les utilisateurs et développeurs

    Si la décision du juge Donato est maintenue, elle pourrait avoir des répercussions majeures sur l'écosystème Android. Les développeurs auraient plus de liberté pour choisir leurs systèmes de paiement et distribuer leurs applications, ce qui pourrait stimuler l'innovation et la diversité des applications disponibles sur Android.

    Cependant, cette flexibilité accrue pourrait venir avec un prix élevé en termes de sécurité. Les utilisateurs pourraient être exposés à un risque accru de logiciels malveillants et de violations de la vie privée. La question se pose donc de savoir si les avantages pour les développeurs justifient les risques potentiels pour les utilisateurs.

    Conclusion

    La demande de sursis d'urgence de Google soulève des questions cruciales sur l'équilibre entre la liberté des développeurs et la sécurité des utilisateurs. La décision finale du 9e Circuit pourrait redéfinir les règles du jeu pour les magasins d'applications sur Android et avoir des répercussions durables sur l'industrie technologique.

    Source : Google (1, 2)

    Et vous ?

    À votre avis, les magasins d'applications tiers sur Google Play renforceront-ils ou affaibliront-ils la sécurité de la plateforme Android ?
    Pensez-vous que la décision du juge Donato de permettre les alternatives de paiement est bénéfique pour les développeurs ? Pourquoi ou pourquoi pas ?
    Dans quelle mesure pensez-vous que la sécurité des utilisateurs pourrait être compromise si les changements sont mis en œuvre rapidement ?
    Est-ce que la flexibilité accrue pour les développeurs justifie les risques potentiels pour la sécurité des utilisateurs ?
    Comment la concurrence entre Google et Epic Games pourrait-elle impacter les utilisateurs finaux d'Android ?
    Google a cité des incidents de sécurité précédents comme raison pour demander un sursis. Cela vous semble-t-il justifié ?
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  9. #9
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    À votre avis, les magasins d'applications tiers sur Google Play renforceront-ils ou affaibliront-ils la sécurité de la plateforme Android ?
    Les magasins d'applications tiers diminueront les revenus de Google, et c'est tout ce qui compte pour Google.
    Encore une fois, ce n'est pas une histoire de sécurité.

    Et puis donner des leçons de sécurité venant d'une boite qui synchronise les tokens 2FA dans son cloud au lieu de les laisser dans son application d'authentification, c'est un peu risible.

  10. #10
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    La citation de Crowdstrike est surprenante… Crowdstrike avait un accès noyau que n’ont pas les applications Android. Par ailleurs, je doute que Google ait les moyens de filtrer efficacement toutes les applications malveillantes. D’ailleurs il y a déjà des malwares (TrickMo…)

  11. #11
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    Par défaut DMA : l'UE enquête sur les nouvelles taxes appliquées par Apple à l'App Store
    DMA : L'UE enquête sur les « frais de technologie de base » d'Apple, cette nouvelle taxe qui exige que les développeurs paient 0,50 €
    pour chaque première installation annuelle sur son App Store au-delà d'un seuil de 1 million

    La Commission européenne a récemment ouvert une enquête approfondie sur les modifications des frais imposés par Apple sur son App Store, notamment les frais de technologies qui exigent que les développeurs paient 0,50 € pour chaque première installation annuelle au-delà d'un seuil de 1 million. Cette décision intervient après des plaintes de développeurs d’applications et d’observateurs du secteur, qui estiment que ces nouvelles pratiques pourraient violer les règles de concurrence en vigueur dans l’Union européenne.

    Digital Markets Act : vue d'ensemble

    Le DMA (pour Digital Markets Act) est, avec le règlement sur les services numériques (DSA), un des grands chantiers numériques de l’Union européenne.

    Le DMA a pour but de lutter contre les pratiques anticoncurrentielles des grandes enseignes du numérique, telles que les GAFAM (Google, Apple, Facebook, Amazon et Microsoft), qui ont acquis une position de quasi-monopole sur le marché européen, au détriment des petites et moyennes entreprises, de l’innovation et du choix des consommateurs. Le DMA impose aux plateformes numériques considérées comme des « gardiennes » du marché, c’est-à-dire celles qui ont un impact significatif sur le marché intérieur et qui servent d’intermédiaires incontournables pour les utilisateurs, de respecter un ensemble d’obligations et d’interdictions, sous peine de sanctions financières pouvant aller jusqu’à 10% de leur chiffre d’affaires mondial.

    Sont présumées être des contrôleurs d’accès, au sens de la nouvelle législation européenne, les entreprises qui :
    • fournissent un ou plusieurs services de plateforme essentiels dans au moins trois pays européens ;
    • ont un chiffre d’affaires ou une valorisation boursière très élevés : 7,5 milliards d'euros au moins de chiffre d'affaires annuel en Europe dans les trois dernières années ou 75 milliards d'euros ou plus de capitalisation boursière durant la dernière année ;
    • enregistrent un grand nombre d’utilisateurs dans l'UE : plus de 45 millions d'Européens par mois et 10 000 professionnels par an pendant les trois dernières années.

    Le 6 septembre 2023, la Commission européenne a publié une première liste de six contrôleurs d'accès. Il s'agit notamment des GAFAM américains Alphabet (Google), Amazon, Apple, Meta (Facebook) et Microsoft ainsi que du groupe chinois ByteDance, propriétaire de TikTok.

    Les entreprises désignées comme gardiennes devront nommer un ou plusieurs responsables de la conformité avec le règlement, sous peine d'amende, et respecter d'ici le 6 mars 2024 une petite vingtaine d’obligations ou d'interdictions, pour chacun de leurs services de plateforme essentiels. Certaines sont applicables à tous, d'autres seront prononcées sur mesure.

    Les contrôleurs d'accès doivent par exemple :
    • autoriser les vendeurs à promouvoir leurs offres et à conclure des contrats avec leurs clients en dehors des plateformes ;
    • rendre aussi facile le désabonnement que l'abonnement à un service de plateforme essentiel ;
    • permettre de désinstaller facilement sur son téléphone, son ordinateur ou sa tablette des applications préinstallées ;
    • rendre interopérables les fonctionnalités de base de leurs services de messagerie instantanée (Whatsapp, Facebook Messenger…) avec leurs concurrents plus modestes ;
    • donner aux vendeurs l'accès à leurs données de performance marketing ou publicitaire sur leur plateforme ;
    • informer la Commission européenne des acquisitions et fusions qu'ils réalisent.

    Et c'est le premier élément qui nous conduit à Apple.

    Nom : dma.png
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    Insulte éhontée, conformité malveillante, frais inutiles, régime d'extorsion : l'industrie réagit aux changements proposés par Apple en Europe

    Après avoir, sans succès, tenté de se faire retirer de la liste des contrôleurs d'accès, Apple a décidé de plier l'échine... en quelques sortes. L'entreprise a interprété la loi à sa façon et l'a appliquée de façon à dissuader les développeurs de s'essayer à autre chose.

    Apple a fait l'objet d'une enquête de la part de diverses autorités de la concurrence pour avoir obligé les développeurs d'applications qui vendent des produits et des services numériques à utiliser sa solution de paiement in-app (IAP). Apple n'a pas réussi à convaincre les régulateurs de la nécessité de l'IAP obligatoire, et l'article 5, paragraphe 7, du DMA le rend désormais illégal. Apple n'a donc pas d'autre choix que de permettre aux développeurs d'applications d'utiliser un autre prestataire de services de paiement ou d'établir un lien pour l'achat. Mais cette possibilité est soumise à une série de conditions qui dissuaderont les développeurs d'applications d'utiliser des services de paiements alternatifs :
    • Tout d'abord, Apple a décidé de rendre difficile l'utilisation de ces options en obligeant les développeurs d'applications désireux d'utiliser d'autres services de paiement à passer par de multiples étapes. Apple introduit des avertissements destinés à dissuader les utilisateurs d'utiliser les applications.
    • Ensuite, les développeurs d'applications utilisant d'autres options de paiement seront toujours soumis à une commission d'Apple. Cela dissuadera financièrement les développeurs d'applications d'utiliser ces options, car ils n'ont que très peu (voire rien) à y gagner.
    • Enfin, et surtout, les développeurs ne seront pas autorisés à « proposer à la fois l'achat dans l'application et d'autres services de paiements et/ou un lien d'achat aux utilisateurs dans leur application App Store sur la même vitrine ». Cette mesure place également les développeurs d'applications dans une position délicate. S'ils décident d'utiliser une autre option de paiement, non seulement ils ne seront pas incités financièrement à le faire, mais ils perdront probablement des revenus en raison de la réduction du taux de conversion associée aux frictions.

    Apple propose aussi de nouvelles conditions commerciales alternatives pour les applications iOS dans l'UE. Celles-ci comportent trois éléments principaux :
    • « Commission réduite - Les applications iOS sur l'App Store paieront une commission réduite de 10 % (pour la grande majorité des développeurs, et pour les abonnements après leur première année) ou de 17 % sur les transactions de biens et services numériques, quel que soit le système de traitement des paiements choisi » ;
    • « Frais de traitement des paiements - Les applications iOS sur l'App Store peuvent utiliser le traitement des paiements de l'App Store moyennant des frais supplémentaires de 3 %. Les développeurs peuvent utiliser un fournisseur de services de paiement dans leur application ou relier les utilisateurs à un site web pour traiter les paiements sans frais supplémentaires de la part d'Apple » ;
    • « Frais de technologie de base (CTF) - Pour les applications iOS à très fort volume distribuées à partir de l'App Store et/ou d'une place de marché d'applications alternative, les développeurs paieront 0,50 € pour chaque première installation annuelle au-delà d'un seuil de 1 million. Selon les nouvelles conditions commerciales pour les applications européennes, Apple estime que moins de 1 % des développeurs paieront des frais de technologie de base pour leurs applications européennes »

    Ces derniers frais ont fait l'objet d'un nouvel examen de la part de Bruxelles.

    Pourquoi l’UE enquête-t-elle ?

    La Commission européenne s’inquiète de savoir si Apple abuse de sa position dominante sur le marché des plateformes de distribution d’applications pour imposer des conditions déloyales aux développeurs. En vertu des règles européennes, il est illégal pour une entreprise ayant une position dominante d’exercer une influence déloyale qui nuirait à la concurrence ou aux consommateurs.

    Selon Margrethe Vestager, commissaire européenne chargée de la concurrence, « Les plateformes numériques jouent un rôle crucial dans l’économie moderne. Nous devons garantir qu’elles ne tirent pas indûment avantage de leur position pour restreindre l’innovation ou imposer des coûts excessifs. »

    Les frais de « technologie de base » dans le collimateur des régulateurs antitrust

    Les nouveaux frais d'Apple pour les développeurs d'applications ont fait l'objet d'un nouvel examen de la part des régulateurs antitrust de l'Union européenne. Ces derniers craignent qu'ils ne gonflent les coûts pour les fabricants de logiciels, a rapporté Bloomberg News lundi, citant des personnes familières avec le sujet.

    Les régulateurs ont récemment fait circuler une nouvelle série de questionnaires axés sur la nouvelle « redevance de technologie de base » d'Apple, selon le rapport.

    Le nouvel examen de l'UE intervient également à un moment où les patrons des grandes entreprises technologiques ont exhorté le président élu Donald Trump à remettre en question l'examen réglementaire de l'UE à l'encontre des entreprises technologiques américaines.

    La nouvelle taxe de 0,50 euro par application installée imposée aux développeurs a été introduite par l'entreprise pour se conformer à la loi sur les marchés numériques (DMA) de l'Union européenne.

    Selon le rapport, les régulateurs vérifient si les redevances réaménagées pourraient être répercutées sur les consommateurs ou si les développeurs pourraient devoir modifier leurs propres modèles économiques en raison de la nouvelle structure tarifaire d'Apple. Ils ont également demandé si la prédiction de l'entreprise selon laquelle le nouveau système contribuera à réduire les coûts pour les développeurs est exacte ou non.

    Conséquences potentielles pour Apple

    Si l’enquête conclut qu’Apple a enfreint les règles de l’UE, l’entreprise pourrait faire face à des amendes pouvant atteindre 10 % de son chiffre d’affaires annuel mondial. De plus, l’Union européenne pourrait exiger des changements structurels dans la gestion de l’App Store pour éviter des pratiques anticoncurrentielles à l’avenir.

    Implications pour les développeurs et les consommateurs

    Les développeurs espèrent que cette enquête conduira à une réduction des frais et à une plus grande liberté pour utiliser des systèmes de paiement alternatifs. Pour les consommateurs, cela pourrait se traduire par une baisse des prix des applications et des services numériques.

    Une pression croissante sur les géants de la technologie

    Ce n’est pas la première fois qu’Apple se retrouve sous le feu des projecteurs en Europe. L’entreprise fait déjà l’objet d’autres enquêtes concernant l’App Store, notamment sur l’obligation d’utiliser son propre système de paiement. Ces démarches reflètent une tendance mondiale visant à renforcer la régulation des grandes entreprises technologiques.

    Par ailleurs, d'autres actions ont lieu en Europe hors UE : en août 2024, Patreon a rapporté qu'Apple exige que son application passe au système d'achat intégré d'iOS et menace de retirer l'application de l'App Store si les créateurs utilisent des options de facturation alternatives ou désactivent les transactions sur iOS. Pourtant, passer par le système d'achat intégré d'iOS signifie payer à Apple une taxe de 30 % sur les produits numériques et sur les dons versés aux créateurs. Pour beaucoup, cette exigence d'Apple est un nouvel exemple de l'application inégale des règles de l'App Store, ce qui suscite beaucoup de critiques.

    À cause de ces pratiques, Apple fait face à différentes actions en justice. La plus récente est une action collective anti-concurrentielle, selon laquelle le fabricant de l'iPhone aurait abusé de sa position pour facturer aux clients de l'App Store une commission « excessive et déloyale » de 30 %. Cette plainte de 1,5 milliard de livres sterling (1,8 milliard d'euros) représente le premier procès découlant d'une vague d'actions collectives antitrust intentées au Royaume-Uni contre les grandes entreprises technologiques.

    À moins d'un accord de dernière minute, Apple entamera une épreuve de force devant le Competition Appeal Tribunal (CAT - tribunal d'appel de la concurrence) du Royaume-Uni, qui l'accuse d'avoir abusé d'une position dominante sur le marché pour prélever des commissions allant jusqu'à 30 % sur les achats effectués sur sa place de marché de l'App Store. Ce procès de sept semaines, au cours duquel le nouveau directeur financier d'Apple, Kevan Parekh, doit témoigner, est le dernier en date d'une liste croissante de défis juridiques auxquels sont confrontées les grandes entreprises technologiques dans le monde entier.

    Même son de cloche aux États-Unis où le ministère de la justice a intenté une action contre Apple au motif que les règles de l'App Store ont étouffé la concurrence. Toutefois, Apple est sorti largement indemne d'une bataille juridique sur l'App Store avec le créateur de Fortnite, Epic Games, qui a commencé en 2020 et s'est achevée au début de l'année 2024.


    Conclusion

    Cette enquête de l’Union européenne marque une étape importante dans la lutte pour une concurrence équitable dans l’écosystème numérique. Tandis qu’Apple défend ses politiques en mettant en avant leur importance pour la sécurité et la qualité des services, les régulateurs et les développeurs cherchent à rétablir un équilibre entre innovation, concurrence, et justice économique. La société basée à Cupertino, en Californie, est confrontée à une pression croissante de la part des autorités de régulation aux États-Unis et en Europe en ce qui concerne les frais qu'elle impose aux développeurs tiers distribuant des applications via l'App Store. Elle affirme que 85 % des développeurs présents sur son App Store ne paient aucune commission.

    Source : rapport

    Et vous ?

    Les commissions d’Apple peuvent-elles être justifiées par les investissements réalisés dans l’écosystème App Store (sécurité, infrastructure, etc.) ?

    Quel impact cette taxe a-t-elle sur les petites entreprises et développeurs indépendants ?

    La concurrence sur le marché des systèmes d’exploitation (Android/iOS) est-elle suffisante pour réguler ces pratiques naturellement ?

    La réglementation européenne actuelle est-elle suffisante pour encadrer les grandes plateformes numériques, ou faudrait-il des lois spécifiques ?

    Jusqu’où les régulateurs doivent-ils aller pour protéger les développeurs sans nuire à l’innovation ?

    Dans quelle mesure les décisions européennes pourraient-elles influencer les régulations dans d’autres régions du monde (États-Unis, Asie) ?
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  12. #12
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    La vraie concurrence (et une baisse des prix) arrivera quand :


    1. Les utilisateurs seront libres d’installer ce qu’ils veulent, comme ils le veulent, sans devoir passer par des bidouilles ou par des Dark Patterns.
    2. Les développeurs pourront choisir librement comment distribuer leurs apps : directement ou via un store. Et pour la distribution directe, aucun frais ni contrôle excessif (à part un éventuel avertissement antivirus pour les apps non signées).



    Aujourd’hui, distribuer une application multiplateforme native est une expérience qui frôle la torture mentale. Voici pourquoi :

    Paiements verrouillés par les stores
    Les stores obligent les développeurs à passer par leur système de paiement exclusif, rendant impossible la gestion d’abonnements multiplateformes. La seule option est de proposer une app gratuite/freemium avec un abonnement payé directement via un site externe (comme Netflix).
    Mais attention : interdiction totale d’expliquer ce fonctionnement dans l’app, la description, ou les avis, sous peine de bannissement. Cela crée une énorme frustration pour les utilisateurs, qui ne comprennent pas comment s’abonner ou, pire, pensent que l’app est entièrement gratuite. Cela se traduit souvent par une avalanche d’avis négatifs, ce qui pénalise encore davantage les développeurs.

    Soumission d’apps : un parcours du combattant
    Chaque soumission est une source de stress. Pour une app simple, ça passe encore. Mais pour une app métier un peu complexe, les demandes de précisions changent à chaque soumission. Ces allers-retours interminables ralentissent tout le processus et usent la patience des développeurs.

    Synchronisation multiplateforme : mission impossible
    Quand vous développez une app multiplateforme, vous voulez que chaque version soit synchronisée. Mais avec les délais de validation variables entre plateformes, cela peut prendre des semaines, voire des mois. Résultat : perte de temps et de revenus, et ces coûts se répercutent sur le prix final.

    Les stores, un risque permanent
    Les stores agissent comme une épée de Damoclès : un changement de politique, un rejet soudain, ou une interprétation floue des règles peuvent tout remettre en question du jour au lendemain.

    La solution : s’éloigner des stores autant que possible.
    Pour notre part, nous privilégions désormais :

    • Les apps natives pour Windows (tant que cette plateforme reste ouverte) et Linux.
    • Les WebApps pour le reste.



    Avec ce modèle, les mises à jour se font en quelques minutes, il n’y a pas de frais excessifs, et nous pouvons maintenir des prix raisonnables. Bonus non négligeable : les développeurs gardent leurs cheveux et leur sérénité .

    Je ne vois pas ce qu’il y a à craindre à laisser plus de liberté aux utilisateurs et aux développeurs. Si les stores sont réellement des eldorados, personne ne voudra aller ailleurs, ni les utilisateurs ni les développeurs. Pourquoi donc imposer des restrictions si leur modèle est si irrésistible ?

  13. #13
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    Par défaut Quand une virgule coûte des milliards : l’UE exige qu'Apple supprime ses frais sur les achats externes sur iOS
    Quand une virgule dans le texte du DMA coûte des milliards : l’Union européenne exige qu'Apple supprime ses frais sur les achats effectués sur iOS hors de l'App Store,
    son interprétation stricte du DMA va mettre fin aux « frais de technologie de base » d'Apple

    Un simple signe de ponctuation pourrait coûter des milliards de dollars à l’un des géants les plus puissants de la tech. Apple fait face à un revers juridique majeur dans l’Union européenne, après qu’une décision de la Commission a interprété une virgule dans le Digital Markets Act (DMA) comme interdisant les frais appliqués aux achats réalisés en dehors de l’App Store. Résultat : la firme de Cupertino pourrait perdre plusieurs milliards d’euros de revenus annuels en Europe. À partir du 23 juin, l'entreprise de Cupertino ne pourra plus percevoir de commissions sur les transactions externes effectuées à partir d'un iPhone ou d'un iPad. En d'autres termes, tous les développeurs d'applications pourront rediriger leurs utilisateurs vers un site web pour effectuer un achat ou s'abonner à un service sans verser le moindre centime à Apple.

    Une bataille réglementaire aux enjeux financiers colossaux se joue actuellement entre Apple et la Commission Européenne, et son dénouement pourrait bien reposer sur l'interprétation d'une simple virgule dans la législation. Au cœur du litige : le Digital Markets Act (DMA), la nouvelle législation européenne sur les marchés numériques, qui contraint Apple à autoriser les développeurs à proposer des systèmes de paiement alternatifs en dehors de son App Store. Une lecture stricte du texte par les régulateurs européens pourrait mettre fin aux commissions prélevées par Apple sur ces achats externes, entraînant des pertes potentielles se chiffrant en milliards de dollars pour le géant de Cupertino.

    L'article 5 du Digital Markets Act (DMA) traite principalement des obligations et interdictions concernant les « contrôleurs d'accès » (gatekeepers) dans le secteur numérique. En résumé, il stipule que ces plateformes ne peuvent pas classer leurs propres produits ou services de manière plus favorable que ceux de la concurrence (auto-préférence), ni utiliser les données personnelles des utilisateurs à des fins de publicité sans leur consentement. En outre, ils ne peuvent pas empêcher les entreprises utilisatrices de proposer leurs produits ou services sur d'autres canaux

    La controverse se cristallise autour de l'article 5.4 du DMA, qui stipule que les « gatekeepers » (contrôleurs d'accès) comme Apple doivent permettre aux développeurs « gratuitement, de communiquer et de promouvoir des offres, y compris dans des conditions différentes [...], et de conclure des contrats avec ces utilisateurs finaux ».

    Citation Envoyé par article 5.4 du DMA
    The gatekeeper shall allow business users, free of charge, to communicate and promote offers, including under different conditions, to end users acquired via its core platform service or through other channels, and to conclude contracts with those end users, regardless of whether, for that purpose, they use the core platform services of the gatekeeper.

    français : Le contrôleur d'accès permet aux utilisateurs professionnels de communiquer et de promouvoir gratuitement des offres, y compris dans des conditions différentes, aux utilisateurs finaux acquis par l'intermédiaire de son service de plateforme centrale ou par d'autres canaux, et de conclure des contrats avec ces utilisateurs finaux, qu'ils utilisent ou non les services de plateforme centrale du contrôleur d'accès à cette fin.
    La virgule qui change tout

    Apple a jusqu'à présent interprété cette disposition comme une obligation de permettre la communication et la promotion d'offres externes sans frais, tout en continuant à prélever une commission sur les contrats conclus via ces liens externes. Cette commission, bien que réduite par rapport au taux standard de 30% de l'App Store, reste une source de revenus substantielle pour l'entreprise.

    Cependant, la Commission Européenne a une lecture bien différente, et la clé de son argumentation réside dans la présence d'une virgule avant la phrase « et de conclure des contrats ». Selon les régulateurs, cette virgule crée une énumération où l'exigence de gratuité s'applique à l'ensemble des activités listées, y compris la conclusion de contrats. En d'autres termes, les développeurs devraient pouvoir non seulement informer les utilisateurs d'offres externes, mais aussi finaliser des ventes via ces canaux, sans qu'Apple ne puisse y prélever de commission.

    Cette divergence d'interprétation a déjà conduit à des sanctions. La Commission Européenne a infligé une amende de 500 millions d'euros à Apple pour non-conformité avec les dispositions anti-contournement du DMA. De plus, la menace de nouvelles pénalités journalières plane sur l'entreprise si elle ne se plie pas à l'interprétation de la Commission. Celles-ci pourraient atteindre jusqu'à 53,5 millions de dollars par jour.

    Les implications financières pour Apple sont considérables. Des prévisions internes à l'entreprise, révélées dans le cadre de procédures judiciaires aux États-Unis, estiment les pertes potentielles à « des centaines de millions, voire des milliards de dollars » par an si de telles restrictions sur les commissions étaient appliquées. Des analystes financiers prévoient même qu'une défaite juridique sur ce front pourrait entraîner une chute de 15 à 20% du cours de l'action d'Apple.

    Nom : app.png
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    Les « frais de technologie de base » d'Apple : la solution de « contournement » d'Apple clairement visée

    Le DMA a pour but de lutter contre les pratiques anticoncurrentielles des grandes enseignes du numérique, telles que les GAFAM (Google, Apple, Facebook, Amazon et Microsoft), qui ont acquis une position de quasi-monopole sur le marché européen, au détriment des petites et moyennes entreprises, de l’innovation et du choix des consommateurs. Le DMA impose aux plateformes numériques considérées comme des « gardiennes » du marché, c’est-à-dire celles qui ont un impact significatif sur le marché intérieur et qui servent d’intermédiaires incontournables pour les utilisateurs, de respecter un ensemble d’obligations et d’interdictions, sous peine de sanctions financières pouvant aller jusqu’à 10% de leur chiffre d’affaires mondial.

    Sont présumées être des contrôleurs d’accès, au sens de la nouvelle législation européenne, les entreprises qui :
    • fournissent un ou plusieurs services de plateforme essentiels dans au moins trois pays européens ;
    • ont un chiffre d’affaires ou une valorisation boursière très élevés : 7,5 milliards d'euros au moins de chiffre d'affaires annuel en Europe dans les trois dernières années ou 75 milliards d'euros ou plus de capitalisation boursière durant la dernière année ;
    • enregistrent un grand nombre d’utilisateurs dans l'UE : plus de 45 millions d'Européens par mois et 10 000 professionnels par an pendant les trois dernières années.

    Les entreprises désignées comme gardiennes devront nommer un ou plusieurs responsables de la conformité avec le règlement, sous peine d'amende, et respecter d'ici le 6 mars 2024 une petite vingtaine d’obligations ou d'interdictions, pour chacun de leurs services de plateforme essentiels. Certaines sont applicables à tous, d'autres seront prononcées sur mesure.

    Les contrôleurs d'accès doivent par exemple :
    • autoriser les vendeurs à promouvoir leurs offres et à conclure des contrats avec leurs clients en dehors des plateformes ;
    • rendre aussi facile le désabonnement que l'abonnement à un service de plateforme essentiel ;
    • permettre de désinstaller facilement sur son téléphone, son ordinateur ou sa tablette des applications préinstallées ;
    • rendre interopérables les fonctionnalités de base de leurs services de messagerie instantanée (Whatsapp, Facebook Messenger…) avec leurs concurrents plus modestes ;
    • donner aux vendeurs l'accès à leurs données de performance marketing ou publicitaire sur leur plateforme ;
    • informer la Commission européenne des acquisitions et fusions qu'ils réalisent.

    Et c'est le premier élément qui nous conduit à Apple.

    Après avoir, sans succès, tenté de se faire retirer de la liste des contrôleurs d'accès, Apple a décidé de plier l'échine... en quelques sortes. L'entreprise a interprété la loi à sa façon et l'a appliquée de façon à dissuader les développeurs d'utiliser un autre système de paiement que celui de l'App Store (Apple perçoit une commission chaque fois que l'utilisateur finale paye un développeur via ce système).

    L'entreprise a alors proposé de nouvelles conditions commerciales alternatives pour les applications iOS dans l'UE. Celles-ci comportent trois éléments principaux :
    • « Commission réduite - Les applications iOS sur l'App Store paieront une commission réduite de 10 % (pour la grande majorité des développeurs, et pour les abonnements après leur première année) ou de 17 % sur les transactions de biens et services numériques, quel que soit le système de traitement des paiements choisi » ;
    • « Frais de traitement des paiements - Les applications iOS sur l'App Store peuvent utiliser le traitement des paiements de l'App Store moyennant des frais supplémentaires de 3 %. Les développeurs peuvent utiliser un fournisseur de services de paiement dans leur application ou relier les utilisateurs à un site web pour traiter les paiements sans frais supplémentaires de la part d'Apple » ;
    • « Frais de technologie de base (CTF) - Pour les applications iOS à très fort volume distribuées à partir de l'App Store et/ou d'une place de marché d'applications alternative, les développeurs paieront 0,50 € pour chaque première installation annuelle au-delà d'un seuil de 1 million. Selon les nouvelles conditions commerciales pour les applications européennes, Apple estime que moins de 1 % des développeurs paieront des frais de technologie de base pour leurs applications européennes ».

    Un tour de passe-passe qui n'a pas tardé à provoquer le courroux des développeurs. Aussi, des développeurs de premier plan, tels que Spotify et Epic Games, qui mènent depuis longtemps une fronde contre les pratiques de l'App Store, ont qualifié le plan de conformité d'Apple de « malveillant » et « illégal ». Ils soutiennent que la nouvelle « Core Technology Fee » (CTF) et les commissions sur les achats externes ne sont qu'une manière déguisée de maintenir une emprise financière sur l'écosystème iOS, en violation de l'esprit et de la lettre du DMA.

    Autant de bruit qui a attiré l'attention de la Commission européenne. Les nouveaux frais d'Apple pour les développeurs d'applications ont fait l'objet d'un nouvel examen de la part des régulateurs antitrust de l'Union européenne. Ces derniers craignent qu'ils ne gonflent les coûts pour les fabricants de logiciels, a rapporté Bloomberg News lundi, citant des personnes familières avec le sujet.

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    Vers une refonte du modèle Apple en Europe ?

    La position de la Commission Européenne semble ferme. Dans sa décision détaillée, elle a clairement indiqué que « le prix à payer par les développeurs d'applications [pour les achats externes] est de zéro ». Apple, de son côté, soutient que ses frais sont nécessaires pour couvrir les investissements continus dans les technologies, la sécurité et les outils fournis aux développeurs.

    Cette décision pourrait contraindre Apple à repenser profondément son modèle économique en Europe, voire à l’échelle mondiale. Le App Store représente encore une part considérable de ses revenus liés aux services, une division qui a généré plus de 85 milliards de dollars en 2024. Mais avec cette brèche ouverte par l’Union européenne, d’autres régulateurs dans le monde pourraient être tentés d’imiter cette posture ferme. La Corée du Sud et le Japon ont déjà amorcé des réformes similaires, et les États-Unis débattent actuellement de législations comparables.

    Après la publication de l'intégralité de la décision, Apple a déclaré :

    « Rien dans la décision de 70 pages publiée aujourd'hui ne justifie les actions ciblées de la Commission européenne contre Apple, qui menacent la vie privée et la sécurité de nos utilisateurs en Europe et nous obligent à donner notre technologie gratuitement. Cette décision et cette amende sans précédent ont été prises après que la Commission a continuellement changé les règles du jeu en matière de conformité et a bloqué à plusieurs reprises les efforts déployés par Apple pendant des mois pour mettre en œuvre une nouvelle solution. Cette décision est mauvaise pour l'innovation, mauvaise pour la concurrence, mauvaise pour nos produits et mauvaise pour les utilisateurs. Pendant que nous faisons appel, nous continuerons à nous engager auprès de la Commission pour défendre les intérêts de nos clients européens ».

    Conclusion

    Cette bataille juridico-grammaticale met en lumière la détermination de l'Union Européenne à démanteler les « jardins clos » des géants de la tech et à instaurer une concurrence plus équitable sur le marché numérique. L'issue de ce conflit autour d'une simple virgule pourrait non seulement redéfinir le modèle économique de l'App Store en Europe, mais aussi créer un précédent réglementaire d'envergure mondiale. La date butoir pour la mise en conformité d'Apple approche, et tous les regards sont tournés vers Cupertino pour voir si le géant de la technologie se pliera aux exigences de Bruxelles ou s'engagera dans une longue et coûteuse bataille juridique.

    Sources : Jérôme Marin (CafeTech), Commission européenne, DMA (article 5)

    Et vous ?

    L'argument de la Commission Européenne reposant sur une virgule est-il une interprétation rigoureuse de la loi ou un prétexte pour imposer sa vision politique à une entreprise ? Jusqu'où un régulateur peut-il et doit-il aller pour dicter le modèle économique d'une entreprise privée, même dominante ? Y a-t-il une limite à ne pas franchir ?

    L'argument d'Apple selon lequel ses commissions financent la sécurité, la technologie et la confiance de l'écosystème est-il recevable ? Si ces frais disparaissent, qui devrait payer pour ces infrastructures ?

    Apple peut-il maintenir son modèle économique sans les commissions sur les achats externes ?

    Cette mesure profitera-t-elle réellement aux petits développeurs ou va-t-elle surtout renforcer les géants comme Spotify et Epic Games qui ont les moyens de gérer leurs propres systèmes de paiement ?

    Les économies réalisées par les développeurs seront-elles répercutées sur les consommateurs sous forme de prix plus bas, ou augmenteront-elles simplement les marges des entreprises ?

    Si l'UE obtient gain de cause, ce précédent va-t-il inspirer d'autres régulateurs à travers le monde (notamment aux États-Unis) à démanteler les "jardins clos" des autres géants de la tech ?

    Qu'est-ce qu'un développeur « doit » à la plateforme qui lui donne accès à plus d'un milliard d'utilisateurs ? Est-il possible de quantifier la juste valeur de cet accès ?
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  14. #14
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    Par défaut Apple et son "écosystème"
    c'est très bien que l'ue fasse comprendre aux gafam que l'impunité à des limites, voir une fin !?
    que ce soit avec les systèmes Windows ou Android, on peut installer des appli sans forcément passer par leurs magasins (chez Microsoft, ça a toujours été le cas), alors pourquoi apple ferait différemment (la sécurité n'est pas une raison) ?
    Le pire c'est de demander des royalties quand l'utilisateur ne passe pas le app store !!
    epic games a raison d'insister depuis des années à ce sujet ; le joueur télécharge directement chez epic et Apple demande un % à epic !??
    Le prétexte de la sécurité est faux vu que les sociétés comme epic et d'autres sont sécurisées et les logiciels espions viennent en majorité des mails ou autres messages dont les utilisateurs sont responsables d'ouvrir n'importe quoi sans précaution.
    de prétendre que c'est pour mettre à disposition leur OS et le développement de celui-ci est assez fallacieux ; apple veut simplement TOUT contrôler sur les appareils de la marque et décider de qui peut faire quoi avec.
    Le problème est que celui qui achète un iPhone est sensé avoir le droit d'y installer ce qu'il veut et aussi de passer par un autre chemin que l'app store, une fois acheté (vu les prix en plus), il appartient à l'acheteur et apple n'a pas le droit de mettre son veto parce-que pas de dollars pour eux !

  15. #15
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    Par défaut Malgré le Digital Markets Act, Apple verrouille toujours iOS : une ouverture de façade
    Malgré le Digital Markets Act, Apple verrouille toujours iOS : le défenseur du numérique OWA dénonce une ouverture de façade
    qui protège son moteur WebKit et étouffe la concurrence

    Le seul moteur de rendu auquel les utilisateurs du système d’exploitation iOS dédié aux plateformes mobiles d’Apple est WebKit. Apple justifie son positionnement par la nécessité d’assurer la sécurité des utilisateurs. La situation perdure malgré l'entrée en vigueur de la loi sur les marchés numériques (DMA) de l'Union Européenne, qui vise à promouvoir une concurrence loyale dans l'espace numérique : l'organisation à but non lucratif Open Web Advocacy (OWA) affirme qu'Apple maintient son interdiction de facto des moteurs de navigateur tiers sur iOS tout en faisant mine de se plier au DMA. Cette persistance soulève des questions importantes sur l'efficacité de la DMA et les motivations sous-jacentes d'Apple.

    En mars 2024, l’Union européenne activait le Digital Markets Act (DMA), un règlement ambitieux destiné à freiner les abus de position dominante des grandes plateformes numériques, désignées sous le terme de gatekeepers. Parmi les obligations imposées, il est indiqué que les gatekeepers doivent permettre aux utilisateurs de désinstaller les applications qui sont préinstallées sur leurs smartphones, leur laisser la possibilité de choisir leurs services par défaut (moteurs de recherche, navigateurs) et leur magasin d’application.

    Porté sur l'écosystème iOS, cela revient à permettre aux développeurs de proposer des navigateurs avec leur propre moteur de rendu, en mettant fin à l’obligation d’utiliser WebKit, le moteur d’Apple. Il faut rappeler que, jusqu’ici, tous les navigateurs sur iOS (qu’ils soient signés Apple, Google ou Mozilla) étaient contraints d’utiliser WebKit, rendant impossible toute concurrence réelle sur les performances ou les capacités du navigateur. Le DMA entendait remédier à cette anomalie structurelle du marché mobile.

    Open Web Advocacy démonte l'argument avancé par Apple avant la DMA : la sécurité

    En juin 2024, un groupe d’ingénieurs logiciels a décidé de monter au créneau au travers de l’Open Web Advocacy (OWA) pour démonter l’argumentaire d’Apple. Les analyses d’une firme externe recrutée par l'autorité de la concurrence britannique et mises en avant par l’OWA suggèrent que l’ouverture à Blink et Gecko ne pose pas de problème de sécurité. La manœuvre est destinée à éclairer les législateurs sur les aspects anticoncurrentiels de la technologie web.

    « Grosso modo, les éléments techniques à disposition ne justifient pas qu’Apple impose WebKit pour des raisons de sécurité. Nous y voyons un moyen pour Apple de glaner des retombées financières au travers de l’affaiblissement de la concurrence », lance Open Web Advocacy. En effet, Safari permet à l’entreprise de s’assurer une quinzaine de milliards de revenus au travers du moteur de recherche Google.

    Le régulateur de l'UE accuse de même Apple de restreindre l'accès de ses rivaux à la technologie de paiement sans contact NFC sur iPhone. L’enquête est ouverte depuis juin 2020 et concerne les pratiques anticoncurrentielles d’Apple pour ce qui est des règles en vigueur sur l’App Store et Apple Pay. La Commission de l’UE est revenue de façon spécifique sur le cas Apple Pay dans sa communication des griefs à l’endroit de l’entreprise américaine et l’a informée qu’elle estime, à titre préliminaire, qu’elle abuse de sa position dominante sur le marché des portefeuilles mobiles sur les appareils iOS en limitant restreignant l’accès de ses rivaux à la technologie de paiement sans contact NFC.

    Apple met en avant l’argument sécurité des utilisateurs comme justificatif de la fermeture de son écosystème à des acteurs tiers. La situation est telle que l’entreprise a désormais à dos une coalition pour la défense de la liberté de choix et la concurrence loyale sur l’App Store – la Coalition for App Fairness.

    Open Web Advocacy a alors pris contact avec de nombreux régulateurs, notamment dans l'UE, au Royaume-Uni, au Japon, en Australie et aux États-Unis. Sa principale préoccupation est la règle d'Apple interdisant les moteurs de navigateur tiers dans iOS, ce qui fixe « un plafond à la concurrence des navigateurs et des applications web ».

    OWA indique alors s'être longuement entretenus avec la CMA britannique et l'UE sur ce sujet et, à sa grande satisfaction, un texte spécifique a été ajouté à la loi sur les marchés numériques de l'UE, interdisant explicitement l'interdiction des moteurs de navigateur tiers et précisant que l'objectif était d'empêcher les gardiens de déterminer les performances, la stabilité et la fonctionnalité des navigateurs tiers et des applications web qu'ils alimentent.

    Le premier groupe de gardiens désignés (Apple, Google, Meta, Amazon, ByteDance et Microsoft) devait se conformer à la loi sur les marchés numériques au plus tard le 7 mars 2024.

    Apple cède... mais sans s’ouvrir

    Avec la mise à jour iOS 17.4 sortie le 5 mars 2024, Apple s’est conformée, du moins en apparence, aux exigences du DMA. Les développeurs européens peuvent désormais, en théorie, soumettre des navigateurs utilisant des moteurs alternatifs, comme Blink (Chrome) ou Gecko (Firefox).

    Cependant, plus d'un an après cette « évolution », aucun navigateur indépendant ne semble avoir franchi le cap. Ni Chrome ni Firefox ne proposent aujourd’hui de version basée sur leur propre moteur sur iOS européen. Pourquoi ? Parce qu’Apple a mis en place une série d’obstacles techniques, géographiques et administratifs qui rendent cette option presque inopérante. Une stratégie de verrouillage subtil, mais redoutablement efficace.

    Dans un billet, Open Web Advocacy a dénoncé la situation :

    La mise en conformité d'Apple n'a pas bien commencé. Face à la possibilité réelle que des navigateurs tiers alimentent effectivement les applications web, le premier réflexe d'Apple a été de supprimer entièrement la prise en charge des applications web dans iOS, sans en avertir ni les entreprises ni les consommateurs. Sous notre pression et celle de la Commission, Apple a annulé son plan de sabotage des applications web dans l'UE.

    Google et Mozilla ont commencé à porter leurs moteurs de navigation Blink et Gecko respectivement sur iOS. Les autres fournisseurs de navigateurs dépendent de ces portages pour intégrer leurs propres moteurs à leurs navigateurs sur iOS, car leurs produits sont généralement des soft forks (copies avec modifications) de Blink ou de Gecko.

    Toutefois, le contrat d'Apple et les restrictions techniques ont posé d'importants problèmes qui ont rendu le portage des moteurs de navigateur sur iOS « aussi pénible que possible » pour les fournisseurs de navigateurs.
    Et de signaler qu'Apple joue les étonnées :

    Citation Envoyé par Open Web Advocacy
    Lors du récent atelier organisé dans le cadre de la loi sur les marchés numériques (DMA), Apple a affirmé ne pas savoir pourquoi aucun fournisseur de navigateur n'a porté son moteur sur iOS au cours des 15 derniers mois. En réalité, Apple sait exactement quels sont les obstacles et a choisi de ne pas les éliminer.

    Safari est le produit à plus forte marge qu'Apple ait jamais fabriqué, il représente 14 à 16 % du bénéfice d'exploitation annuel d'Apple et rapporte 20 milliards de dollars par an en revenus de moteur de recherche de Google. Pour chaque 1% de part de marché du navigateur qu'Apple perd pour Safari, Apple devrait perdre 200 millions de dollars de revenus par an.

    Veiller à ce que les autres navigateurs ne soient pas en mesure d'exercer une concurrence loyale est essentiel pour la meilleure et la plus facile des sources de revenus d'Apple, et permet à Apple de conserver un contrôle total sur les capacités maximales des applications web, en limitant leurs performances et leur utilité pour les empêcher de rivaliser de manière significative avec les applications natives distribuées par l'intermédiaire de son magasin d'applications. Les consommateurs et les développeurs (natifs ou web) souffrent alors d'un manque de concurrence.

    Cette interdiction des moteurs de navigation est propre à Apple et aucun autre gardien n'impose une telle restriction. Tant qu'Apple n'aura pas levé ces barrières, il ne sera pas en conformité effective avec le DMA.

    Des barrières invisibles, mais infranchissables

    Selon l’organisation OWA, les conditions imposées par Apple rendent l’utilisation de moteurs alternatifs pratiquement impossible.

    L'un des obstacles majeurs identifiés par OWA est l'exigence d'Apple pour les fournisseurs de navigateurs de créer des applications entièrement nouvelles s'ils souhaitent utiliser leurs propres moteurs. Cela signifie que ces fournisseurs devraient abandonner tous leurs utilisateurs existants dans l'UE et repartir de zéro, un impératif qui détruit le modèle économique de l'intégration d'un moteur tiers sur iOS. Ces exigences techniques, combinées à d'autres restrictions, dissuadent efficacement toute tentative de concurrence sérieuse.

    Apple est parfaitement au courant de ces obstacles depuis au moins juin 2024, date à laquelle nous les avons décrits en détail. De nombreux fournisseurs de navigateurs ont également discuté de ces mêmes problèmes avec Apple directement. L'idée qu'Apple n'est pas au courant des problèmes n'est pas seulement ridicule, elle est manifestement fausse. Apple sait exactement quels sont les problèmes. Elle refuse simplement de les résoudre.

    Les obstacles les plus importants qui continuent de bloquer les moteurs tiers sur iOS sont les suivants :
    • La perte des utilisateurs européens existants : Apple oblige les fournisseurs de navigateurs à créer des applications entièrement nouvelles pour utiliser leur propre moteur, ce qui signifie qu'ils doivent abandonner tous les utilisateurs européens actuels et repartir de zéro.
    • Tests pour les développeurs web : Apple autorise les développeurs d'applications natives en dehors de l'UE à tester les fonctionnalités spécifiques à l'UE, mais n'offre rien d'équivalent aux développeurs web pour tester leur logiciel à l'aide de moteurs de navigateur tiers sur iOS. Lors de la conférence, Apple a déclaré attendre des mises à jour sur ce point, mais n'a fourni aucun détail.
    • Pas de mise à jour sur les voyages de longue durée en dehors de l'UE : Apple n'a pas confirmé qu'elle ne désactiverait pas les mises à jour du navigateur (y compris les correctifs de sécurité) si un utilisateur de l'UE voyage en dehors de l'UE pendant plus de 30 jours. Loin d'être une mesure de sécurité, cette mesure diminue activement la sécurité des utilisateurs en les privant des mises à jour de sécurité.
    • Des conditions juridiques hostiles : Les conditions contractuelles imposées par Apple sont sévères, unilatérales et incompatibles avec l'exigence de la DMA selon laquelle les règles d'accès à l'API ne peuvent être que des mesures de sécurité strictement nécessaires et proportionnées.
    Les motivations financières d'Apple

    La résistance d'Apple à l'ouverture de son écosystème de navigateurs est largement attribuée à la protection de ses revenus. Safari, le navigateur par défaut d'Apple, est une source de profit considérable pour l'entreprise, générant des milliards de dollars par an, notamment grâce aux revenus des moteurs de recherche de Google. En limitant la concurrence des navigateurs tiers, Apple protège non seulement cette source de revenus lucrative, mais maintient également un contrôle strict sur les capacités des applications web. Ce contrôle empêche les applications web de rivaliser efficacement avec les applications natives distribuées via l'App Store, ce qui protège davantage le modèle économique d'Apple.

    Sources : Open Web Advocacy, Direction générale des entreprises

    Et vous ?

    Apple a-t-elle réellement des raisons techniques légitimes d’imposer WebKit, ou s’agit-il d’un verrouillage stratégique déguisé ?

    Peut-on encore parler d’innovation si un seul moteur de rendu contrôle l’ensemble des navigateurs iOS ?

    Le prétexte de sécurité utilisé par Apple pour restreindre les moteurs concurrents est-il crédible ou abusif ?

    La Commission européenne peut-elle se satisfaire d'une conformité purement formelle, sans effets concrets sur le marché ? Devrait-elle considérer les actions d'Apple comme une violation flagrante de la DMA, et si oui, quelles devraient être les prochaines étapes concrètes ?

    Les régulateurs devraient-ils imposer des sanctions plus fermes face aux pratiques de contournement d’Apple ? Quels mécanismes la DMA doit-elle mettre en place pour anticiper et contrer les stratégies d'évitement des « contrôleurs d'accès » comme Apple, qui peuvent utiliser des « exigences techniques » comme prétexte ?

    Que devraient faire les autorités qui ne sont pas dans l'UE (Royaume-Uni, Japon, États-Unis) pour garantir une réelle ouverture du web mobile ?
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  16. #16
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    Il n'y a pas que les gains liés à l'utilisation de Google sur safari, il y a aussi l'implémentation minable des PWA par safari, dont l'implémentation correcte par un autre moteur permettrait de porter à peu près n'importe quelle application (sauf celles qui ont besoin des performances du code natif) sans passer par le store.

  17. #17
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    Par défaut Apple indique à la Cour qu'Epic met en danger tout le modèle économique de l'App Store
    Apple indique à la Cour qu'Epic met en danger tout le modèle économique de l'App Store,
    avec sa demande d'injonction dans laquelle l'éditeur sollicite le retour de Fortnite sur la vitrine iOS

    Apple a répondu au procès antitrust que veut engager Epic Games concernant ses politiques iOS App Store. Dans l’attente du procès, Epic Games a fait une demande d’injonction le 17 août dans laquelle l’éditeur demande au tribunal d’exiger qu’Apple rétablisse son jeu Fortnite sur l’App Store. Mais Apple ne l’entend pas de cette oreille ; l’entreprise veut faire annuler la demande d’injonction et demande au tribunal de ne pas exiger qu’il annule temporairement le bannissement de l’application de l’App Store pendant que la poursuite est en cours. Apple accuse Epic de créer de manière malhonnête une « urgence » en acceptant des paiements directs via Fortnite en violation des règles d'Apple.

    Voici les arguments d’Apple :

    « Pendant des années, Epic a profité de tout ce que l'App Store d'Apple a à offrir. Il a profité des outils, de la technologie, des logiciels, des opportunités de marketing et de la portée mondiale des clients fournis par Apple pour pouvoir apporter sa créativité à iOS et à des jeux comme Infinity Blade et Fortnite sur l'App Store. Il a apprécié les énormes ressources qu'Apple déverse dans l'App Store pour innover constamment afin de créer de nouvelles opportunités pour les développeurs et les expériences pour les clients, ainsi que pour examiner et approuver chaque application, en gardant l'App Store sûr et sécurisé pour les clients et les développeurs. Au fil du temps, en partie grâce aux opportunités offertes par Apple, Epic est devenue une entreprise de plusieurs milliards de dollars avec de grands investisseurs comme le géant chinois de la technologie Tencent, injectant des centaines de millions de dollars dans l'entreprise. Désormais, ayant décidé qu'il préférerait profiter des avantages de l'App Store sans les payer, Epic a rompu ses contrats avec Apple, en utilisant ses propres clients et les utilisateurs d'Apple comme levier.

    « Dans le sillage de ses propres actions volontaires, Epic recherche désormais une aide d'urgence. Mais ‘l’urgence’ est entièrement du fait d’Epic. Les accords d'Epic avec Apple stipulent expressément que si un développeur d'application enfreint les règles de l'App Store ou la licence des outils de développement - qui s'appliquent tous deux et sont appliqués de la même manière à tous les développeurs, petits et grands - Apple cessera de travailler avec ce développeur. Les développeurs qui travaillent à tromper Apple, comme Epic l'a fait ici, sont bannis. Ainsi, lorsque Epic a délibérément et sciemment violé ses accords en installant secrètement un ‘correctif’ dans son application pour contourner le système de paiement d'Apple et le processus d'examen des applications, il savait parfaitement ce qui se passerait et, ce faisant, a sciemment et délibérément créé le préjudice pour joueurs et développeurs, il demande maintenant à la Cour d'intervenir et d'y remédier. Le redressement dans ces circonstances n'est pas disponible en vertu de la loi. Et l'injonction recherchée par Epic menacerait pour tout le monde les avantages dont Epic, les développeurs et les clients de l'App Store bénéficient depuis longtemps.

    « Premièrement, les TRO (Temporary Restraining Order) existent pour réparer des dommages irréparables, des blessures auto-infligées difficilement réparables, en particulier en vertu de la norme rigoureuse du neuvième circuit pour une injonction obligatoire. Ici, Epic a exécuté une campagne aux multiples facettes soigneusement orchestrée, avec une vidéo parodique, de la marchandise, un hashtag, des tweets belligérants et maintenant un TRO pré-emballé. Tous les dommages qu'Epic prétend subir lui-même, mais également les dommages sur les joueurs et les développeurs, auraient pu être évités si Epic avait déposé sa plainte sans violer ses accords. Tous ces dommages présumés pour lesquels Epic sollicite indûment une aide d'urgence pourraient disparaître demain si Epic ne répétait pas sa violation. Apple a offert à Epic l'opportunité de corriger la situation, de revenir au statu quo avant qu'Epic n'installe son ‘correctif’ qui a conduit à un véritable désordre, et d'être accueilli de nouveau dans l'App Store. Tout cela peut se produire sans aucune intervention de la Cour ni dépense de ressources judiciaires. Et Epic serait libre de poursuivre son procès principal. Mais Epic ne veut pas remédier au préjudice qui, selon lui, nécessite une réparation immédiate, car il a un objectif différent en tête : il souhaite que la Cour lui permette de profiter de l'innovation, de la propriété intellectuelle et de la confiance des utilisateurs d'Apple.


    « Deuxièmement, Epic n'a pas et ne peut pas montrer qu'il est susceptible de réussir sur le fond de ses nouvelles allégations antitrust. L'App Store a augmenté de façon exponentielle la production, réduit les prix et considérablement amélioré le choix des consommateurs. Comme le Neuvième Circuit l'a déclaré la semaine dernière, les nouvelles pratiques commerciales - en particulier sur les marchés technologiques - ne devraient pas être « présumées de manière concluante comme déraisonnables et donc illégales sans une enquête approfondie sur le préjudice précis qu'elles ont causé ou l'excuse commerciale de leur utilisation. Epic, cependant, n'entreprend aucune ‘enquête approfondie’ dans sa requête. Par exemple, il ne parvient à enrôler aucun économiste pour soutenir ses définitions artificielles du marché et ses théories ‘liées’. Il ignore commodément que Fortnite peut être joué sur de nombreuses plateformes avec ou sans le soutien d'Apple, même si Epic vante ce fait dans sa publicité et ses communications aux utilisateurs en disant notamment que "Ce n'est pas parce que vous ne pouvez pas jouer sur iOS qu'il n'y a pas d'autres endroits géniaux pour jouer à Fortnite". Et il ne parvient pas à faire face au fait que sa logique ferait des monopoles de Microsoft, Sony et Nintendo, pour n'en nommer que quelques-uns. Le manque de soutien factuel, économique et juridique n'est pas surprenant, car les théories antitrust d'Epic, à l'instar de sa campagne orchestrée, sont un vernis transparent pour ses efforts pour récupérer les avantages de l'App Store sans payer ni se conformer aux exigences importantes qui sont essentielles pour protéger la sûreté, la sécurité et la confidentialité des utilisateurs.

    « Troisièmement, l’intérêt public et la balance des difficultés ne pèsent pas et ne pouvaient pas jouer en faveur de la décision d’Epic de rompre son contrat parce qu’elle ne voulait plus respecter les règles de longue date d’Apple. Les injonctions n'existent pas pour donner aux parties les contrats qu'elles souhaiteraient avoir. Et une injonction déclencherait un flot de demandes supplémentaires de secours ‘d'urgence’ et menacerait l'ensemble de l'écosystème de l'App Store, car les développeurs voient qu'ils peuvent violer leurs accords, mettre en danger la sécurité de l'App Store et contourner les paiements à Apple, le tout sans conséquence. Le public n'en bénéficierait pas, et les utilisateurs d'Apple seraient les victimes ultimes en perdant la confidentialité, la sécurité et l'expérience de qualité de l'App Store ».

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    Les courriels entre Epic et Apple qui ont mené à la suppression de Fortnite sur l’App Store

    Dans le dernier dépôt légal, Apple a révélé un e-mail envoyé par le PDG d'Epic Games, Tim Sweeney, à 2 heures du matin (heure du Pacifique) le 13 août 2020, au PDG d'Apple, Tim Cook et à plusieurs autres dirigeants d'Apple. Sweeney dans l'e-mail a présenté le plan d'Epic pour ne plus procéder au paiement des pourcentages des ventes dans Fortnite sur iPhone et iPad à Apple.

    « Je vous écris pour vous dire qu'Epic ne respectera plus les restrictions de traitement des paiements d'Apple », a indiqué Sweeney. « Aujourd'hui, Epic lance les paiements directs Epic dans 'Fortnite' sur iOS, offrant aux clients le choix de payer dans l'application via des paiements directs Epic ou via des paiements Apple, et répercutant les économies des paiements directs Epic aux clients sous la forme de prix », a-t-il continué.

    Apple a refusé. « L'App Store n'est pas simplement une place de marché - il fait partie d'un ensemble plus large d'outils, de technologies et de services qu'Apple met à la disposition des développeurs », a écrit à la mi-juillet, l'avocat général associé d'Apple, Douglas Vetter. « Nous ne pouvons pas être sûrs qu'Epic ou tout autre développeur respecterait les mêmes normes rigoureuses de confidentialité, de sécurité et de contenu qu'Apple. En effet, étant donné qu'Apple traite tous les développeurs selon les mêmes termes, Epic demande essentiellement à Apple d'externaliser la sûreté et la sécurité des utilisateurs d'Apple à des centaines de milliers de développeurs iOS ».

    Ce n'était pas le premier e-mail de Sweeney aux dirigeants d'Apple concernant le traitement de Fortnite par l'App Store. Les archives judiciaires montrent que le 30 juin, Sweeney a demandé à Apple d'autoriser une « application Epic Games Store concurrente » à être disponible sur l'App Store afin que « les consommateurs aient la possibilité de payer moins pour les produits numériques et les développeurs de gagner plus grâce à leurs ventes ».

    Apple a refusé, ce qui a conduit Epic à contourner l'App Store d'Apple un mois et demi plus tard. Sweeney a déclaré qu'il savait que cela violerait l'accord de l'App Store avec Epic Games, selon la lettre, mais a continué malgré tout en raison de « la ferme conviction que l'histoire et la loi sont de notre côté ».

    Suite à la mise à jour de Fortnite qui incluait la possibilité de payer directement Epic, Apple a retiré le jeu du magasin et annulé le contrat de développeur d'Epic. Au lieu d'acheter de l'argent virtuel dans le jeu («V-bucks») via Apple ou Google, les joueurs pouvaient l'acheter directement auprès d'Epic - à un prix réduit, bien entendu.

    Parallèlement au procès Fortnite, Apple fait l'objet d'un examen antitrust au Congrès. Le PDG Tim Cook a témoigné lors d'une audience du comité judiciaire de la Chambre le mois dernier, et les questions portaient largement sur les politiques de l'App Store d'Apple. La Cour suprême a également rejeté la demande d'Apple de rejeter un autre procès l'année dernière, affirmant que les développeurs pouvaient intenter une action en justice pour des raisons antitrust.

    Apple fait valoir que ses pratiques sur l'App Store - y compris le système d'achat intégré à l'application - ne sont pas différentes de celles des plateformes de console telles que la PlayStation de Sony ou la Xbox de Microsoft. « Apple a besoin d'un moyen de s'assurer qu'il est réellement payé. [L'achat in-app] est le mécanisme fondamental par lequel Apple, comme de nombreuses autres plateformes de transaction, met en œuvre son modèle économique et récupère son investissement substantiel dans la plateforme », lit-on dans la plainte.

    Source : demande d'Apple de non-recevoir de l'injonction, courriels entre Epic et Apple qui débutent le 30 juin 2020

    Et vous ?

    Que pensez-vous des arguments avancés par Apple ?
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  18. #18
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    Par défaut Epic continue de provoquer Apple en lançant un tournoi Fortnite avec des récompenses anti-apple
    Epic continue de provoquer Apple en lançant un tournoi Fortnite avec des récompenses anti-apple
    comme « une pomme pourrie » ou encore la tenue Trognon grognon

    Le combat entre Epic Games et Apple est loin de parvenir à une trêve. Epic n'a pas manqué de lancer une pique à Apple à l'occasion de son tournoi Fortnite qui aura lieu dimanche 23 août 2020 en attribuant « une pomme pourrie » dans le lot de récompenses :

    « Dans quelques jours, la communauté Fortnite ne pourra plus s'affronter jusqu'à la victoire en multiplateforme. Apple a bloqué Fortnite sur l'App Store, ce qui empêche les joueurs de le mettre à jour vers les nouvelles versions. Les joueurs sur iOS resteront au Chapitre 2 - Saison 3, tandis que les autres profiteront du Chapitre 2 - Saison 4 dès son lancement, le 27 août.

    « Décrochez une dernière Victoire royale avec vos amis sur toutes les plateformes lors de la Coupe #FreeFortnite ce dimanche, 23 août. Participez pour tenter de gagner plus de prix que jamais auparavant, dont la nouvelle tenue Trognon grognon, une plateforme de jeu vidéo et un vêtement exclusif.

    « Si vous êtes bloqué sur iOS après le lancement du Chapitre 2 - Saison 4, la fête continue sur PlayStation 4, Xbox One, Nintendo Switch, PC, Mac et GeForce Now, ainsi que dans l'application Epic Games sur epicgames.com et dans le Samsung Galaxy Store. Rejoignez le combat contre @AppStore sur les réseaux sociaux avec le hashtag #FreeFortnite.

    « Tous vos amis, des prix merveilleux et une pomme pourrie. Ceci est la Coupe #FreeFortnite ».

    Vous l’aurez compris, en guise de provocation, Epic Games fera gagner des lots « anti-Apple » aux meilleurs joueurs et joueuses :
    • Les joueurs ayant obtenu 10 points toutes régions confondues recevront la tenue Trognon grognon, un skin avec une tête en forme de pomme et des lunettes de soleil qui n’est pas sans rappeler le PDG d’Apple Tim Cook ;

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    • Les joueurs ayant obtenu les meilleurs scores toutes régions confondues (20 000 dans le monde entier) recevront ce couvre-chef #FreeFortnite ajustable (un objet bien réel, qu’ils recevront chez eux). Ici encore la provocation continue avec une casquette noire sur laquelle le logo historique arc-en-ciel d’Apple a été détourné. On voit le message « libérez Fortnite » ainsi que la forme d’un lama (la mascotte du jeu). 8 000 exemplaires seront distribués aux gagnants, rien qu’en Europe.

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    • Et la chute est encore plus poignante : « De plus, nous mettons en jeu 1200 plateformes de jeu vidéo (téléphones, consoles, PC). Ce n'est pas parce que vous ne pouvez plus jouer sur iOS que Fortnite vous est inaccessible. Figurez parmi les 1200 joueurs du monde entier ayant mangé le plus de pommes dans le jeu pour obtenir l'un de ces prix ! »

    Le 13 août, Epic a provoqué Apple et Google : l'éditeur a commencé à proposer des achats à prix réduit dans son application en contournant délibérément le système de prélèvement de 30 %. Apple et Google ont réagi dans la foulée en bannissant l’application de leurs vitrines respectives de téléchargement. Mais Epic Games avait déjà tout prévu et a lancé une grande campagne appelée #FreeFortnite pour convaincre les joueurs que la situation de Google, et surtout d'Apple, ne leur était pas profitable, les incitant alors à manifester pour faire entendre leurs voix auprès des instances compétentes.

    Toutefois, si sur Android, il est possible de continuer à télécharger Fortnite en contournant le Play Store (en passant par l’APK), il n’y a pas cette possibilité sur iOS. Rappelons qu'avant de proposer son application sur Play Store, Epic distribuait son application uniquement via une APK. L'éditeur expliquait à l'époque : « Le 9 août, nous avons lancé la bêta Android de Fortnite sur certains appareils de nos partenaires chez Samsung. Quelques jours plus tard, nous avons lancé des invitations à un sous-ensemble de propriétaires d'appareils Android auprès de divers fabricants de combinés. Nous avons beaucoup appris de la version bêta en ce qui concerne les performances, la sécurité, la compatibilité des appareils et la fourniture de Fortnite sur Android via Fortnite Installer », et de préciser « qu'au cours des 21 premiers jours qui ont suivi le lancement de Fortnite sur Android, l’intérêt a été très vif, avec plus de 23 millions de joueurs entrant dans notre version bêta Android et plus de 15 millions de joueurs ayant installé notre APK. Alors que nous sommes dans une phase d'invitation seulement pour Android, notre conversion des joueurs invités à jouer est similaire à celle de la bêta iOS »,

    Toutefois, en 2019, Epic Games a approché la filiale d’Alphabet pour lui proposer d’accueillir à nouveau son jeu Fortnite sur le Play Store, mais sous certaines conditions : le studio voulait conserver l’intégralité des revenus tirés des achats intégrés dans son jeu.

    En guise de réponse, Google a déclaré « Google Play a un modèle d’affaires et une politique de paiement qui nous permettent de développer notre plateforme et nos outils pour aider les développeurs à générer de l’argent tout en gardant nos utilisateurs en sécurité. Nous accueillons tous les développeurs qui reconnaissent la valeur de Google Play et nous attendons d’eux qu’ils participent sous les mêmes termes que les autres ». En résumé, la firme de Mountain View ne voyait pas pourquoi Fortnite, malgré son large succès, bénéficierait d'un traitement de faveur sur le Play Store par rapport à d’autres jeux.

    Source : Epic
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  19. #19
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    Pour ma part de ce que je lis sur internet, il faut pas oublier que Epic fait ça pour l'argent (c'est pas un reproche hein),elle ne le fait ni pour les joueurs , ni pour des raisons d'éthique.
    Non je dis ça parce que vue leur pub de 1984 orwellien on pourrait le croire

    Pour cela que dans cette affaire les arguments de la part d'Epic ,c'est un peu "l’hôpital qui se moque de la charité" , leur moteur de jeux , il prélève de l'argent par chaque unité vendu , et fornite utilise pleins de biais cognitif (qui touche pas mal de gosse) pour mettre la main à la poche.

    Bref sur ce coup je ne serait pas vraiment "satisfait" si c'est Epic qui gagne ce procès.

  20. #20
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    Citation Envoyé par Kannagi Voir le message
    Pour cela que dans cette affaire les arguments de la part d'Epic ,c'est un peu "l’hôpital qui se moque de la charité" , leur moteur de jeux , il prélève de l'argent par chaque unité vendu , et fornite utilise pleins de biais cognitif (qui touche pas mal de gosse) pour mettre la main à la poche.
    Concernant Unreal Engine, il est gratuit. Tu dois reverser 5% de royalties que si ton jeu fait plus 1 millions de recettes. Et si tu utilises l 'Epic Games Store, tu n'as pas besoin de payer les royalties.
    C'est totalement différent d'un plateforme de distribution qui prend 30% et qui est moins complexe a faire qu'un moteur de jeu AAA.

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