IdentifiantMot de passe
Loading...
Mot de passe oublié ?Je m'inscris ! (gratuit)
Navigation

Inscrivez-vous gratuitement
pour pouvoir participer, suivre les réponses en temps réel, voter pour les messages, poser vos propres questions et recevoir la newsletter

Actualités Discussion :

Le graphène peut désormais avoir les mêmes propriétés que le silicium

Vue hybride

Message précédent Message précédent   Message suivant Message suivant
  1. #1
    Membre éprouvé

    Homme Profil pro
    Rédacteur technique
    Inscrit en
    Mars 2017
    Messages
    1 179
    Détails du profil
    Informations personnelles :
    Sexe : Homme
    Localisation : Madagascar

    Informations professionnelles :
    Activité : Rédacteur technique
    Secteur : High Tech - Multimédia et Internet

    Informations forums :
    Inscription : Mars 2017
    Messages : 1 179
    Par défaut Le graphène peut désormais avoir les mêmes propriétés que le silicium
    Le graphène peut désormais avoir les mêmes propriétés que le silicium
    Grâce à un nouveau procédé développé par des chercheurs espagnols

    Le graphène

    Le graphène est un nanomatériau inerte chimiquement, léger, extrêmement résistant, imperméable, transparent et flexible. Ce cristal à deux dimensions formé d’une seule couche d’atomes de carbone est un excellent conducteur d’électricité et de chaleur qui est capable de générer par lui-même de l’énergie naturelle et non polluante. Ce serait, en outre, un matériau biocompatible qui est bien toléré par les cellules vivantes et qui stimule la croissance de ces dernières sans altérer leurs propriétés ou leur fonctionnement. Ce dérivé du carbone qui a été isolé à partir du graphite, le constituant des mines de crayon et découvert, pour la première fois en 2004.

    Nom : graphene-materiau-energie-propre.jpg
Affichages : 16571
Taille : 47,8 Ko

    Le graphène est un matériau prometteur dont les applications nombreuses permettraient de révolutionner divers domaines, l’industrie informatique en tête de liste. Il est, par exemple, possible d’abaisser la température moyenne des microprocesseurs d’environ 13 °C en appliquant une seule couche de graphène sur ces composants ou de concevoir des dispositifs électroniques ultrafins grâce à ce matériau.

    Graphène vs silicium

    Mais en dépit de son potentiel immense, le graphène n’a pas toujours pas réussi à s’imposer face au silicium qui règne sans partage sur l’industrie des semi-conducteurs depuis de longues années déjà. Et pour cause, le graphène présente des lacunes encore trop importantes : les fréquences de sortie des équipements conçus avec ce matériau sont parfois décevantes, ce n’est pas un semi-conducteur et sa bande de conduction est insuffisante pour qu’il puisse servir à l’élaboration de transistors. Mais tout cela pourrait changer avec la découverte récente qui a été effectuée par des chercheurs espagnols dans le cadre de leurs travaux sur la théorie des bandes et le graphène.

    Les bandes électromagnétiques

    Avant de s’attaquer à l’étude proprement dite, il faut préciser qu’en physique des semi-conducteurs, la théorie des bandes électromagnétiques est une modélisation des valeurs d’énergie que peuvent prendre les électrons d’un solide à l’intérieur de celui-ci. De façon générale, ces électrons n’ont la possibilité de prendre que des valeurs d’énergie comprises dans certains intervalles, lesquels sont séparés par des « bandes » d’énergie interdites. Cette modélisation conduit à parler de bandes d’énergie ou de structure de bandes. Selon la façon dont ces bandes sont réparties, il est possible d’expliquer au moins schématiquement les différences de comportement électrique entre un isolant, un semi-conducteur et un conducteur.

    Le « Band Gap ou bandgap », pour sa part, correspond à la différence d’énergie entre la bande de conduction et la dernière bande de valence. Elle peut être vue comme le niveau d’énergie que l’électron doit atteindre à partir de son niveau d’énergie fondamental (du réseau cristallin) pour participer au passage du courant dans le cristal, comme c’est le cas des semi-conducteurs. On parle de gap direct lorsque ces deux extremums correspondent au même quasi-moment (quantité de mouvement associée au vecteur d’onde dans la première zone de Brillouin), et de gap indirect lorsque la différence entre les vecteurs d’onde de ces deux extremums est non nulle.

    Les propriétés électriques et optiques des semi-conducteurs sont dominées par cette largeur de bande. Les matériaux à gap direct et ceux à gap indirect se comportent très différemment du point de vue optoélectronique, car les porteurs de charge des matériaux à gap direct peuvent passer d’une bande à l’autre en échangeant simplement un photon, dont la quantité de mouvement est négligeable à ces niveaux d’énergie, tandis que les porteurs des matériaux à gap indirect doivent interagir à la fois avec un photon et avec un phonon afin de modifier leur vecteur d’onde, ce qui rend la transition bien moins probable.

    Par conséquent, le Band Gap est un facteur majeur déterminant la conductivité électrique d’un matériau. Les matériaux avec un Band Gap élevé sont généralement des isolants, tandis que ceux avec un Band Gap réduit sont des semi-conducteurs. Les conducteurs ont généralement des Band Gap très faibles ou nuls parce que leurs bandes de valence et de conduction se chevauchent.

    L’étude proprement dite

    Les techniques de conception d’un Band Gap en graphène sont connues depuis des années (le dopage chimique, l’ajout de pores ou la nanostructuration), mais ces approches ont été reconnues comme des solutions imparfaites qui compliquent l’utilisation de ce matériau et compromettent ses propriétés électroniques attrayantes.

    Le graphène nanostructurant, par exemple, issu des procédés de fabrication descendants exploités actuellement, aurait du mal à atteindre l’échelle de quelques nanomètres avec une précision atomique, alors que ce niveau de précision est indispensable pour induire une bande interdite suffisamment importante et homogène permettant des applications à température ambiante.

    Les chercheurs espagnols ont réussi à concevoir du graphène nanoporeux atomiquement homogène possédant des propriétés électromagnétiques semblables à celles du silicium. Ce graphène nanoporeux dispose de pores dont la taille, la densité et la morphologie étaient suffisants pour créer un Band Gap parfait et envisager l’utilisation de ce matériau en tant que semi-conducteur. Ils ont par la suite conçu un transistor à effet de champ (FET pour Field Effect Transistor), un dispositif semi-conducteur de la famille des transistors qui a la particularité d’utiliser un champ électrique pour contrôler la forme et la conductivité d’un « canal » dans un matériau semi-conducteur.

    Leur solution novatrice et peu coûteuse basée sur une approche de synthèse ascendante permettrait de conférer au graphène un Band Gap semblable à celui du silicium, sans pour autant altérer ses propriétés intrinsèques. Les résultats de cette étude dirigée par l’Institut catalan de Nanoscience et de Nanotechnologie (ICN2) ont été publiés dans la revue Science.


    « Notre travail a permis de montrer qu’il est possible de fabriquer un matériau “graphènelike” avec une largeur de bande interdite qui est très proche de celle du silicium », a déclaré Aitor Mugarza, professeur de recherche et responsable de l'étude à l'ICN2. « De plus, en modifiant simplement la largeur des bandes du graphène entre les pores (le nombre d’atomes de carbone), ce bandgap peut être contrôlé. La méthode de fabrication est relativement simple et peut déboucher sur la production à grande échelle de wafer », a-t-il ajouté.

    « L’approche de synthèse ascendante permet la fabrication de nanorubans de graphène unidimensionnels et de structures nanoporeuses avec une précision atomique et des dimensions latérales de l’ordre de 1 nm », a confié Mugarza. D’après lui, ce serait « l’ingrédient essentiel pour obtenir une bande interdite assez importante et homogène. »

    Mugarza a expliqué que jusqu'à présent, personne n'avait encore pleinement exploité ces techniques de fabrication ascendantes pour le graphène en raison de la difficulté à concevoir des dispositifs utilisant ces minuscules structures. Mais en raison des dimensions plus grandes du graphène nanoporeux produit par les chercheurs espagnols, il serait devenu possible de fabriquer des dispositifs à haut rendement en utilisant des techniques lithographiques standard.

    Le caractère semi-conducteur du matériel que les chercheurs espagnols ont développé serait indirectement lié aux pores. La taille des pores n'affecterait pas directement la bande interdite et l'uniformité des pores serait corrélée avec l'uniformité de la valeur de la bande interdite, mais pas à sa valeur absolue. « En d'autres termes, la taille des sections de graphène entre les pores définira la valeur absolue de la bande interdite, et les variations sur cette taille induiront des inhomogénéités dans la valeur de la bande interdite », a précisé Mugarza.

    Source : Science Mag, Spectrum IEEE

    Et vous ?

    Qu’en pensez-vous ?

    Voir aussi

    Le graphène pourrait faire disparaître les ventilateurs dans les ordinateurs par ses propriétés de refroidissement autonome
    Graphène ball : la nouvelle technologie de stockage d'énergie développée par Samsung pour booster la capacité et le temps de recharge des batteries

  2. #2
    Membre chevronné
    Homme Profil pro
    Développeur Web
    Inscrit en
    Août 2012
    Messages
    328
    Détails du profil
    Informations personnelles :
    Sexe : Homme
    Localisation : France, Cantal (Auvergne)

    Informations professionnelles :
    Activité : Développeur Web
    Secteur : High Tech - Éditeur de logiciels

    Informations forums :
    Inscription : Août 2012
    Messages : 328
    Par défaut
    qui est capable de générer par lui-même de l’énergie naturelle et non polluante
    Super, on a trouvé enfin l'énergie libre, les youtubeurs avaient raison !
    J'imagine que c'est une erreur de traduction ou de retranscription mais je comprends pas du tout à quoi il est fait référence.

    Sinon pour le sujet de l'article, c'est prometteur !

  3. #3
    Membre éprouvé

    Homme Profil pro
    Rédacteur technique
    Inscrit en
    Mars 2017
    Messages
    1 179
    Détails du profil
    Informations personnelles :
    Sexe : Homme
    Localisation : Madagascar

    Informations professionnelles :
    Activité : Rédacteur technique
    Secteur : High Tech - Multimédia et Internet

    Informations forums :
    Inscription : Mars 2017
    Messages : 1 179
    Par défaut
    Citation Envoyé par v1cent Voir le message
    ...
    J'imagine que c'est une erreur de traduction ou de retranscription mais je comprends pas du tout à quoi il est fait référence.

    ...
    https://dailygeekshow.com/graphene-energie-illimitee/
    https://researchfrontiers.uark.edu/good-vibrations/

    Cordialement

  4. #4
    Membre expérimenté
    Homme Profil pro
    Ingénieur R&D
    Inscrit en
    Mai 2016
    Messages
    313
    Détails du profil
    Informations personnelles :
    Sexe : Homme
    Localisation : France, Nord (Nord Pas de Calais)

    Informations professionnelles :
    Activité : Ingénieur R&D
    Secteur : High Tech - Éditeur de logiciels

    Informations forums :
    Inscription : Mai 2016
    Messages : 313
    Par défaut
    C'est de la conversion d'énergie mécanique en électricité, cette énergie mécanique provenant elle-même d'une déformation induite par la température. Et au passage, l'expérience marche à 3000K, ce qui laisse beaucoup de possibilités pour que ce système ne soit en fait qu'une sorte de thermocouple un peu rusé.
    Intéressant, mais rien de si révolutionnaire.
    Et ce n'est bien évidemment pas une source d'énergie primaire, ni même une façon de tricher avec le second principe.

  5. #5
    Membre chevronné
    Homme Profil pro
    Développeur Web
    Inscrit en
    Août 2012
    Messages
    328
    Détails du profil
    Informations personnelles :
    Sexe : Homme
    Localisation : France, Cantal (Auvergne)

    Informations professionnelles :
    Activité : Développeur Web
    Secteur : High Tech - Éditeur de logiciels

    Informations forums :
    Inscription : Août 2012
    Messages : 328
    Par défaut
    qui est capable de générer par lui-même de l’énergie
    c'est cette tournure de phrase qui est trompeuse, je me doutais bien que l'énergie ne sortait pas toute seule du graphène sinon c'est la révolution pour les lois de la physique

  6. #6
    Membre très actif
    Homme Profil pro
    Développeur informatique
    Inscrit en
    Juillet 2007
    Messages
    891
    Détails du profil
    Informations personnelles :
    Sexe : Homme
    Âge : 43
    Localisation : France, Loire Atlantique (Pays de la Loire)

    Informations professionnelles :
    Activité : Développeur informatique
    Secteur : High Tech - Opérateur de télécommunications

    Informations forums :
    Inscription : Juillet 2007
    Messages : 891
    Par défaut
    J'imagine qu'il parlent d'utiliser le carbonne dans la fabrication de panneaux photo-voltaïques en remplacement du silicium et de ses dangereux additifs. Je sais que l'on parle d'utilisr le carbone aussi pour récupérer l'énergie du mouvement. Dans tous les cas, oui en théorie, mais en pratique n'y aura t'il pas des adjuvants toxique. Le silicium, c'est du sable, c'est bio-compatible.
    La seule chose qui est très probable c'est une hausse des performances par rapport au silicium le jour ou...

  7. #7
    Membre éprouvé

    Profil pro
    activité : oui
    Inscrit en
    Janvier 2014
    Messages
    1 263
    Détails du profil
    Informations personnelles :
    Localisation : France

    Informations professionnelles :
    Activité : activité : oui

    Informations forums :
    Inscription : Janvier 2014
    Messages : 1 263
    Par défaut
    la théorie des bandes électromagnétiques en physique des semi-conducteurs
    les bandes de conduction : https://toutestquantique.fr/metaux/
    leur particularités sur le graphène : https://toutestquantique.fr/graphene/

    @V1cent
    " une seule couche d’atomes de carbone (...) capable de générer de l’énergie naturelle et non polluante " c'est par exemple, l'énergie solaire... photovoltaïque. La pollution réside dans la solution retenu pour fabriquer le transducteur (comme la totalité des transducteurs actuels).
    Les secteurs visés sont ceux qui touchent directement l'électronique (tout ce qui interagie avec une couche d'électricité "intelligente"), et dans le long terme, la mécanique... de nouveaux revêtements pour remplacer mes forêt HSS ?

    @abriotde
    " (...) mais en pratique n'y aura t'il pas des adjuvants toxique. "
    Oui, en effet, ce n'est pas parce que le graphène "est" pure, ou non toxique que les procédés pour corriger les imperfections ou stabiliser sa fabrication, ne le sont pas. J'en donne pour exemple les procédés de séparation et de purification des gaz (qui sont ensuite à leur tour utilisé dans de nombreux procédés de fabrication), et notamment l'étape énergivore d'adsorption :
    - adsorption (modulé en pression) >> production d'oxygène et d'azote à partir de l'air
    - adsorption (modulé en température) >> séchage de gaz, décarbonatation, désulfuration, désodorisation, récupération de vapeurs, de solvants...
    ...des étapes qui utilise de la chaleur, en général (2kW par kg sur 2 minutes, ou 10kW sur 3 heures), en plus ou en complément de traitement de filtration à membranes, de cryogénie, de solvants, etc.

    " Le silicium, c'est du sable, c'est bio-compatible. "
    Faut rester prudent avec les idées de "bio-compatibilité", selon l'échelle et le contexte, on entend pas la même chose. Et "naturel" n'est pas synonyme de "non-toxicité", et les noms que portent les matériaux en science, sont des noms génériques portant soit sur la forme, soit sur la structure. Et c'est pourtant la combinaison des deux qui détermine la propriété du dit matériau (et donc sa possible nocivité). C'est ainsi que les nano-particules/structures sont, pour partie, classé toxiques/cancérigène, car elles sont ingéré par les cellules main ne sont pas décomposés. On se retrouve alors dans le cas du goéland inerte sur les côtes dans lequel on retrouve tout un tas de plastique non digéré.
    Une sphère, un cube, un tube, un ruban, une toile... en graphène n'arbore pas les même risque d'exposition, et ça change également avec la taille de ces objets.

    Niveau industrie de l'electronique (informatique, capteur, énergie...), la haute conductivité (faible impédance, faible temps de propagation) du graphène devrait entraîner une impressionnante révolution des performances.

  8. #8
    Membre chevronné

    Homme Profil pro
    Consultant informatique
    Inscrit en
    Avril 2015
    Messages
    490
    Détails du profil
    Informations personnelles :
    Sexe : Homme
    Localisation : France, Vendée (Pays de la Loire)

    Informations professionnelles :
    Activité : Consultant informatique
    Secteur : Finance

    Informations forums :
    Inscription : Avril 2015
    Messages : 490
    Par défaut M'enfin
    Le graphène n'est pas un dérivé du carbone, c'EST du carbone ! C'est une forme cristalline particulière, mais il n'entre rien d'autre dans sa composition que du carbone.
    Puis, si les goélands crèvent sur les plages, c'est souvent parce qu'ils ont bouffé du plastique, mais ça n'a pas grand chose à voir avec les nano matériaux. Quand même...

  9. #9
    Membre confirmé Avatar de Christian_B
    Homme Profil pro
    Retraité
    Inscrit en
    Octobre 2016
    Messages
    299
    Détails du profil
    Informations personnelles :
    Sexe : Homme
    Localisation : France, Paris (Île de France)

    Informations professionnelles :
    Activité : Retraité

    Informations forums :
    Inscription : Octobre 2016
    Messages : 299
    Par défaut Un peu de sérieux
    v1cent et wolinn ont raison de rappeler les principes de base de la physique que rien à ce jour n'a remis en cause.
    Du coup il est clair que les deux références discutées :
    https://dailygeekshow.com/graphene-energie-illimitee/
    https://researchfrontiers.uark.edu/good-vibrations/
    manquent totalement de sérieux, combinant déclarations grandiloquentes et affirmations aberrantes.
    Il rôde là un vieux fantasme de production d'énergie à partir de rien (comme chez les chercheurs de mouvement perpétuel du 19e siècle).

    De deux choses l'une :
    - Ou il est question de source d'énergie "provenant du matériau". Nous parlons ici d'énergie chimique, ce qui implique soit une transformation chimique irréversible du matériau fournissant une énergie limitée (piles jetables), soit demandant une recharge (accumulateurs, batteries).
    - Ou on parle de conversion d'énergie et les articles ne donnent à ce sujet aucune indication ayant un sens. Il existe bien des moyens de tirer de l'énergie de l'environnement dans des conditions favorables : cellules solaires, utilisations des variations de pression ou de température notamment. Mais ces articles n'en disent rien.
    Ils cultivent l'ambiguîté sur cette alternative. Le vocabulaire technique et les références sérieuses ne sont là que pour impressionner ceux qui jouaient au morpion pendant les cours de physique s'ils en ont suivi.

    Les notions de "vol de Lévy" et "processus de Lévy" sont des notions probabilistes connues depuis longtemps et appliquées à l'étude du mouvement brownien et non des nouveautés miraculeuses "au-delà de mouvement brownien". Voir par exemple https://fr.wikipedia.org/wiki/Mouvement_brownien.
    D'autre part, pour savoir si le graphène offrira des applications viables, par exemple une solution à la quasi stagnation des performances de semi conducteurs au silicium (dopés As-Ga), je suppose qu'il faudra attendre quelques années.

  10. #10
    Membre éprouvé

    Profil pro
    activité : oui
    Inscrit en
    Janvier 2014
    Messages
    1 263
    Détails du profil
    Informations personnelles :
    Localisation : France

    Informations professionnelles :
    Activité : activité : oui

    Informations forums :
    Inscription : Janvier 2014
    Messages : 1 263
    Par défaut
    Citation Envoyé par TJ1985 Voir le message
    Le graphène n'est pas un dérivé du carbone, c'EST du carbone ! C'est une forme cristalline particulière, mais il n'entre rien d'autre dans sa composition que du carbone.
    Puis, si les goélands crèvent sur les plages, c'est souvent parce qu'ils ont bouffé du plastique, mais ça n'a pas grand chose à voir avec les nano matériaux. Quand même...
    Mon détecteur de "mauvaise foi" s'agite, à moins que je ne le confonde avec la "lecture en diagonale".
    Je répond donc aux deux points suivants : "dérivé", et relation entre goéland qui meurt et nanomatériaux.

    "dérivé"; en français, peut avoir 2 sens ...bien que ces 2 sens se rapportent au produit résultant d'une transformation de la matière. L'un est produit par addition/transformation d'une matière brute, l'autre, par soustraction/transformation d'une matière. Je donnerai pour exemple ce qu'est le pétrole raffiné au gisement de pétrole brut (soustraction), ce qu'est le graphène au graphite (une soustraction (des liaisons), isolation), ce qu'est l'encre d'un stylo au pétrole (une addition), le verre au sable (une addition), le graphène au carbone (une addition).
    je cite : " Ce dérivé du carbone qui a été isolé à partir du graphite, (...) ", le terme "dérivé" est donc ici correct, car il fait allusion au résultat d'un travail sur une matière.

    En ce qui concerne le lien entre la mort d'un goéland et les nanoparticules, c'est une simple affaire d'analogie.
    Citation Envoyé par Steinvikel Voir le message
    (...) C'est ainsi que les nano-particules/structures sont, pour partie, classé toxiques/cancérigène, car elles sont ingéré par les cellules mais ne sont pas décomposés. On se retrouve alors dans le cas du goéland inerte sur les côtes dans lequel on retrouve tout un tas de plastique non digéré.
    J'ai utilisé cette image pour montrer deux échelles de taille radicalement différentes, qui pourtant mettent en oeuvre le même concept, à savoir : la mort par indigestion. Expliquant de facto que quand bien même ce n'est pas toxique dans un contexte, ça peut être mortel dans un autre.

    Citation Envoyé par Christian_B Voir le message
    De deux choses l'une :
    - Ou il est question de source d'énergie "provenant du matériau". Nous parlons ici d'énergie chimique, ce qui implique soit une transformation chimique irréversible du matériau fournissant une énergie limitée (piles jetables), soit demandant une recharge (accumulateurs, batteries).
    Quand tu parles d’irréversibilité, c'est au sens courant ? ou un terme technique ? (qui sous-entend que c'est irréversible seulement sans un apport d'énergie extérieur (au système considéré))
    Je suppose courant, mais le doute subsiste.

    Citation Envoyé par Christian_B Voir le message
    D'autre part, pour savoir si le graphène offrira des applications viables, par exemple une solution à la quasi stagnation des performances de semi conducteurs au silicium (dopés As-Ga), je suppose qu'il faudra attendre quelques années.
    A mon avis on est plutôt sur une dizaine, voir une vingtaine d'années. Savoir s'il "offrira des applications viables", évidemment "oui", c'est déjà utilisé... le seul frein c'est la viabilité de coût pour une vente destiné à l'industrie, puis au grand publique. Les niches techniques qui dépendent de ce genre d'innovations pour s'affranchir de limites ou bien simplement les repousser, en utilise déjà, il payent un coût conséquent, mais dans ces secteurs (comme bien d'autres), être le premier à proposer, ou celui qui propose la meilleur performance, est l'assurance de bénéfices supérieur aux investissements engagés. C'est pas pour rien qu’aujourd’hui, en informatique (physique ou virtuelle), on vent tous les produits à moitié fabriqué, pour les finir dans les mains du consommateur.
    Pourquoi 10-20ans ? parce qu'il y a un phénomène encore plus récent que le graphène, qui perturbe la simple fabrication/pose/application. Arriver à des échelles de taille proches de l'atome laisse apparaître une modification des propriétés de la matière localisé aux "interfaces", c'est pour cette raison que tu ne verras jamais de ruban de graphène autrement que suspendu à une certaine distance du substrat (dans le cadre du transport d'électricité, de "simple" conducteur), car posé au "sol", ça induira une sorte de partage/dénaturation des propriétés du graphène avec la matière en contact (dépendant également de sa structure).
    De plus, une fois un produit réalisé en laboratoire, il y a un certain temps de maturation, puis sa production effective, puis l'amélioration du procédé pour permettre une production à grande échelle, puis une démocratisation de l'usage du produit, etc. bref, une inertie qui met bien souvent plus d'une dizaine d'années... bon peut-être rarement 20, ok.

  11. #11
    Membre chevronné

    Homme Profil pro
    Consultant informatique
    Inscrit en
    Avril 2015
    Messages
    490
    Détails du profil
    Informations personnelles :
    Sexe : Homme
    Localisation : France, Vendée (Pays de la Loire)

    Informations professionnelles :
    Activité : Consultant informatique
    Secteur : Finance

    Informations forums :
    Inscription : Avril 2015
    Messages : 490
    Par défaut C'est trop, n'en jetez plus !
    Une fois pour toutes et sans discussion, le graphene n'est pas un dérivé du carbone, c'est une forme allotrope du carbone, le carbone étant un élément, on ne va pas y ajouter ou en enlever des "liaisons", il a une Valence de 4, point barre.
    La quantité d'imprécisions et de conneries lisibles sur ce fil est consternante, entre les confusions d'échelles pour "raison d'analogie" (indigestion aux nanoparticules du goéland, non, mais je rêve !), le silicium dopé au Ga As (en réalité Bore et Phosphore), l'énergie auto-produite (déjà discuté), c'est simplement consternant.
    J'ai juste bossé une dizaine d'années dans le domaine des semi-conducteurs et de la physique des matériaux, voir écrites ces approximations défendues à grand renfort de bla bla émis par des gens qui manifestement n'y ont rien compris est plus qu'agaçant.

  12. #12
    Membre confirmé Avatar de Christian_B
    Homme Profil pro
    Retraité
    Inscrit en
    Octobre 2016
    Messages
    299
    Détails du profil
    Informations personnelles :
    Sexe : Homme
    Localisation : France, Paris (Île de France)

    Informations professionnelles :
    Activité : Retraité

    Informations forums :
    Inscription : Octobre 2016
    Messages : 299
    Par défaut
    Citation Envoyé par TJ1985
    le silicium dopé au Ga As (en réalité Bore et Phosphore)
    Tu as peut-être raison. Je ne me pose pas en expert et je ne sait pas si réellement le bore et le phosphore sont les seuls dopants du silicium actuellement utilisés comme tu le laisses entendre. Dans ce cas ce doit être récent et peu connu. Je n'ai pas trouvé de référence qui exposeraient clairement la place de ce dopage parmi les nombreux existants. Je donnais le dopage Astartium-Gallium comme exemple classique longtemps utilisé pour les circuits logiques. Je ne savais pas que ce n'était plus le cas mais il n'est peut-être pas utile de se montrer aussi cassant et péremptoire sans donner de référence.

    Par ailleurs, sans vouloir m'enliser dans des discussions sur des détails de formulation (personne n'est parfait), je trouve que Steinvikel a tendance à se montrer bien plus exigeant (voire pointilleux) envers les autres qu'envers lui-même. On peut-être dire à la rigueur que (dans certaines techniques de fabrication) le graphène "dérive du graphite", au sens "est fabriqué à partir du graphite", mais pas "dérive du carbone". Entièrement d'accord avec TJ1985 sur ce point.
    Quand aux suspicions sur les nano-particules, elles existent mais c'est une extrapolation hasardeuse actuellement de dire qu'on se trouve "dans le cas" des déchets plastiques même si ce n'est qu'une analogie.
    Ce qui n'empêche pas Steinvikel de trouver à redire à ma mise au point sur l'expression "source d'énergie". Je ne prétendais pas faire un cours de physique théorique sur les systèmes isolés ou non sur un site dédié aux technologies. Mais la distinction en termes techniques courants entre piles jetables ou non et entre source d'énergie et convertisseur d'énergie me paraît assez claire.

  13. #13
    Membre chevronné

    Homme Profil pro
    Consultant informatique
    Inscrit en
    Avril 2015
    Messages
    490
    Détails du profil
    Informations personnelles :
    Sexe : Homme
    Localisation : France, Vendée (Pays de la Loire)

    Informations professionnelles :
    Activité : Consultant informatique
    Secteur : Finance

    Informations forums :
    Inscription : Avril 2015
    Messages : 490
    Par défaut
    Citation Envoyé par Christian_B Voir le message
    Dans ce cas ce doit être récent et peu connu. Je n'ai pas trouvé de référence qui exposeraient clairement la place de ce dopage parmi les nombreux existants. Je donnais le dopage Astartium-Gallium comme exemple classique longtemps utilisé pour les circuits logiques.
    Astartium ? ?
    Donc, clarifions. Le bore est utilisé depuis la nuit des temps comme accepteur d'électron, de trou. Le phosphore lui est un donneur. C'est tellement récent qu'à ma connaissance les premiers circuits intégrés ont été faits ainsi, et avant eux, les premiers transistors. En tout cas, c'était toujours utilisé sans perspective de changement lorsque j'ai quitté le domaine, il y a trente ans.
    L'Arseniure de Gallium, GaAs, est utilisé comme substrat dans le domaine des hyper-frequences et de l'optique intégrée. Il prend la place du silicium, on construit sur lui les composants actifs. Ce n'est pas un dopant. Par contre il doit être dopé pour créer les jonctions qui sont l'élément actif des composants. A priori, mais je n'en suis pas certain, on doit pouvoir utiliser les mêmes dopants, bore et phosphore, dans ce cas que dans celui du silicium. Ces dopants ne sont pas les seuls possibles, à ma connaissance ce sont les plus courants et les plus faciles à gérer.
    En cherchant un peu, on trouve ceci https://www.lycee-champollion.fr/IMG...conducteur.pdf qui me semble fort bien fait et fort complet.
    Je pense que tout y est.

Discussions similaires

  1. Réponses: 2
    Dernier message: 18/08/2012, 08h01
  2. Peut-on avoir les zones d'insertion de code de largeur maximale ?
    Par flo.87 dans le forum Mode d'emploi & aide aux nouveaux
    Réponses: 0
    Dernier message: 16/01/2009, 14h04
  3. avoir les mêmes résultats entre 2 requetes consécutives
    Par contremaitre dans le forum Langage SQL
    Réponses: 2
    Dernier message: 09/07/2008, 18h56
  4. Quand plusieurs fonctions ont les mêmes propriétés
    Par Zimzimut dans le forum VB 6 et antérieur
    Réponses: 6
    Dernier message: 22/05/2007, 18h07
  5. Réponses: 2
    Dernier message: 05/09/2006, 11h08

Partager

Partager
  • Envoyer la discussion sur Viadeo
  • Envoyer la discussion sur Twitter
  • Envoyer la discussion sur Google
  • Envoyer la discussion sur Facebook
  • Envoyer la discussion sur Digg
  • Envoyer la discussion sur Delicious
  • Envoyer la discussion sur MySpace
  • Envoyer la discussion sur Yahoo