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  1. #1
    Chroniqueur Actualités

    Amazon a nommé à son conseil d'administration l'ancien chef de la NSA qui supervisé la surveillance de masse
    Amazon a nommé à son conseil d'administration l'ancien chef de la NSA qui a supervisé la surveillance de masse,
    dénoncée par Edward Snowden

    Amazon a nommé à son conseil d'administration le chef de la NSA qui a supervisé le scandale de la surveillance de masse dénoncé par Edward Snowden. La grande enseigne de la vente en ligne a annoncé cette nomination mercredi.

    Le général Keith Alexander a présidé en tant que directeur de la National Security Agency (NSA) de 2005 à 2014, après quoi il a fondé sa propre société de cybersécurité IronNet Security. Selon le site d'Amazon, Alexander siège désormais au comité d'audit d'Amazon.

    Alexander était à l'honneur en 2013 quand Edward Snowden, un ancien sous-traitant de la CIA, a divulgué des milliers de documents de la NSA et a dénoncé les programmes de surveillance de masse de l'agence, déclenchant l'indignation mondiale. Alexander a accusé Snowden à l'époque d'être un agent russe.

    Parmi les programmes de surveillance de la NSA figuraient :
    • L'opération Nymrod pendant laquelle la NSA a espionné 122 personnages politiques depuis 2009 parmi lesquels la chancelière allemande : parmi eux figuraient le nom de la Chancelière allemande, qui aurait fait l'objet de plusieurs centaines de rapports (autour de 300) depuis mai 2009, mais également les noms des présidents Bashar Al-Assad, le président Syrien (environ 800 rapports) ou encore Alvaro Uribe, l’ancien président Colombien (environ 700 rapports). Le système utilisé par Nymrod range automatiquement sous forme de rapports les résumés de fax, appels téléphoniques, et toute autre communication interceptée par les ordinateurs pour découvrir des informations liées à des « cibles de grandes valeurs ». Der Spiegel explique que le système est destiné à « trouver des informations liées aux cibles qu’il serait difficile de se procurer autrement ».
    • L'utilisation de logiciels malveillants pour espionner des millions d'ordinateurs à travers le monde : La NSA aurait travaillé depuis plusieurs années sur l’expansion de sa capacité à infecter les ordinateurs et terminaux mobiles avec des logiciels malveillants. Les malware destinés initialement à quelques centaines d’ordinateurs dont les communications ne pouvaient pas être surveillées par les moyens traditionnels dont disposait la NSA ont été étendus à une « échelle industrielle ». Ainsi, depuis 2010, la NSA a injecté dans des millions d’ordinateurs à travers le monde, des malware qui lui permettent d’extraire des données des réseaux téléphoniques et internet. La collecte des données se ferait par un système automatique baptisé « Turbine ». Turbine serait un système de commande et de contrôle intelligent, capable de contrôler automatiquement les dispositifs sur lesquels les malware ont été implantés, avec le minimum d’intervention humaine.



    Snowden a exprimé mercredi sa consternation face à la nomination d'Alexandre.

    « Il s'avère que "Hey Alexa" est l'abréviation de "Hey Keith Alexander" », a tweeté Snowden.« Oui, Keith Alexander est personnellement responsable des programmes illégaux de surveillance de masse qui ont provoqué un scandale mondial. Et Amazon Web Services (AWS) héberge environ 6% de tous les sites Web », a-t-il ajouté, citant le site d'enquête technologique w3techs.


    Bien qu'Amazon n'ait pas fait l'objet de scandales de confidentialité massifs similaires à ceux des sociétés de médias sociaux telles que Facebook, il a été le sujet de reportages peu flatteurs sur ses pratiques en matière de confidentialité. L'année dernière, il a été révélé que les employés d'Amazon qui travaillent à améliorer son assistant vocal Alexa écoutaient les enregistrements vocaux de ce qui se dit dans les maisons et les bureaux des propriétaires d’Echo, lorsque ce dernier est activé. Ces employés pouvaient écouter jusqu'à 1000 enregistrements par jour. D'ailleurs, deux employés ont déclaré avoir entendu ce qu'ils pensaient être un cas d'agression sexuelle, mais se sont fait dire que ce n'était pas à Amazon de prendre des mesures. Ces travailleurs disposaient également d'un forum de discussion interne où ils pouvaient obtenir de l'aide pour analyser un mot confus, mais aussi partager certains enregistrements qu'ils trouvaient amusants.

    En mai 2019, le sénateur démocrate Chris Coons a envoyé une lettre à Jeff Bezos, le PDG d'Amazon, pour obtenir plus d’explications sur la manière dont la société gère le nombre important de gigaoctets de données qui sont générées grâce à son assistant vocal. Il a également posé des questions sur les pratiques de la société en matière de confidentialité et de sécurité des données, affirmant qu'Amazon Echo pourrait mettre en péril la vie privée des utilisateurs. La réponse d’Amazon est venue plus tard à la fin du mois de juin 2019.

    Dans sa lettre de retour au sénateur Chris Coons, Brian Huseman, le vice-président des politiques publiques d'Amazon, a indiqué qu'Amazon conserve indéfiniment les transcriptions et les enregistrements vocaux, et ne les supprime que s'ils sont supprimés manuellement par les utilisateurs. « Lorsqu'un client supprime un enregistrement vocal, nous supprimons les transcriptions associées au compte du client (la demande du client et la réponse d'Alexa). Nous supprimons ensuite ces transcriptions de tous les systèmes de stockage principaux d’Alexa et nous nous efforçons de faire en sorte que ces transcriptions ne restent pas dans l’un des autres systèmes de stockage d’Alexa. Nous ne stockons pas l’audio de la réponse d’Alexa », a écrit Huseman dans sa lettre.


    Plus tôt ce mois-ci, il a été rapporté que la société avait utilisé un outil de surveillance des réseaux sociaux pour espionner les groupes Facebook privés de chauffeurs Amazon.

    De plus, Amazon France a décidé de fermer ses entrepôts en avril dernier. C’était en raison d’une action syndicale qui a amené le tribunal judiciaire de Nanterre à prendre cette décision. Motif : l’entreprise a failli à implémenter les mesures nécessaires à la protection des employés contre le coronavirus. Depuis lors, la grande enseigne a pris des dispositions drastiques contre cette capacité de ses employés à se regrouper pour syndiquer. Il a mis en place des moyens technologiques dans l’optique de l’atteinte de cet objectif. Il les présente néanmoins comme des moyens de « maintenir leur productivité. »

    C’est une offre d’emploi récemment mise en ligne par Amazon qui vient révéler des pans additionnels des raisons de l’adoption de tous ces moyens technologiques par l’entreprise. À la recherche d’un « analyste en renseignement » elle stipule que ce dernier a pour missions : d’espionner les efforts de syndicalisation des travailleurs et rendre compte de ses conclusions aux dirigeants de l’entreprise ; collecter des éléments pour le montage des actions en justice contre les groupes de travailleurs qui protestent contre Amazon ; etc. Des prérogatives difficiles à remplir si l’analyste ne s’appuie pas sur l’arsenal technologique évoqué.


    Amazon a fini par supprimer l’offre d’emploi en question. L’entreprise affirme désormais qu’elle ne « décrivait pas de façon fidèle le poste à attribuer. » « L'offre d'emploi n'était pas une description précise du poste. C'était une erreur qui a été corrigée depuis », indique-t-elle.

    Le mois dernier, sept ans après qu'Edward Snowden a révélé que l'agence nationale de sécurité américaine (NSA) effectuait des écoutes massives auprès des citoyens américains, la cour d'appel des États-Unis pour le neuvième circuit (la plus importante cour d'appel fédérale du pays) a estimé que cette pratique allait à l'encontre du Foreign Intelligence Surveillance Act de 1978 et pourrait avoir été inconstitutionnelle.

    Les responsables américains se sont repliés sur l'argument selon lequel l'espionnage avait joué un rôle crucial dans la lutte contre l'extrémisme domestique, citant en particulier le cas de quatre résidents de San Diego qui étaient accusés de fournir une aide à des fanatiques religieux en Somalie. Ils ont insisté sur le fait que les quatre intéressés (Basaaly Saeed Moalin, Ahmed Nasir Taalil Mohamud, Mohamed Mohamud et Issa Doreh) avaient été condamnés en 2013 grâce à l'espionnage téléphonique de la NSA, mais la cour d'appel a toutefois jugé que ces arguments n'étaient « pas cohérents avec le contenu des enregistrements classés ».

    L’annonce du verdict a été immédiatement saluée par le principal intéressé, Edward Snowden, qui est aujourd’hui réfugié en Russie. « Je n’aurais jamais imaginé que je vivrais assez longtemps pour voir nos tribunaux condamner les activités de la NSA comme étant illégales et dans le même jugement me créditer pour les avoir exposées », a-t-il écrit le 2 septembre sur Twitter. « Et pourtant, ce jour est arrivé. »

    Source : Edward Snowden, W3Techs

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  2. #2
    Expert confirmé
    Amazon a trouvé le cerbère qui va empêcher toute formation de syndicat dans ses murs.
    Repeat after me
    Le monsieur lutte pour la défense des libertés individuelles et collectives

    Repeat after me...

  3. #3
    Membre éprouvé
    « Je n’aurais jamais imaginé que je vivrais assez longtemps pour voir nos tribunaux condamner les activités de la NSA comme étant illégales et dans le même jugement me créditer pour les avoir exposées », a-t-il écrit le 2 septembre sur Twitter. « Et pourtant, ce jour est arrivé. »
    il n’empêche... ce bon vieux "Ed" n'est pas prêt de remettre un pied sur le sol américain...
    Salut à tous et merci @# yoyo3d

  4. #4
    Membre confirmé
    Je n'achète plus sur Amazon depuis 15 ans. Et vous ?

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