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  1. #41
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    Citation Envoyé par Anselme45 Voir le message
    Ce site ne dit pas ce qu'il veut, il ne fait que rapporter les commentaires et résultats d'études menées à travers le monde dans l'industrie numérique!!!

    Maintenant si vous vous proposez de faire un tri qualitatif des articles: Du genre "les articles Pro-IA, c'est la vérité", "les articles anti-IA ne sont que des fake news", libre à vous!

    Vous ne serez pas le premier à accepter les informations que lorsqu'elles viennent confirmer vos "a priori"... Je vous invite à rejoindre le club Trump, il pourra même vous apprendre quelques trucs supplémentaires comme "ré-écrire la réalité"!!!
    Il n'y a rien d'a priori de mon côté. Je travaille avec des IA, et je vois bien leurs évolutions. Mon constat est purement pragmatique.
    En fait, ces articles ne m'apprennent pas grand chose (et je ne parle pas de ce site particulièrement).
    Je vois très bien le danger à venir pour les nouvelles générations qui manquent de plus en plus de maîtrise théorique et qui ne sont pas formées à un regard critique sur le travail produit par l'IA. Mais je vois aussi les capacités impressionnantes des IA récentes pour les utiliser régulièrement comme un outil de travail.
    Il faut bien entendu une dialectique avec l'IA, ou entre agents IA, car l'erreur est aussi artificielle. Mais quand on fait le bilan, il est nettement positif pour ce qui est du gain de productivité que cela vous apporte.

  2. #42
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    Vous n'êtes pas pro-IA mais vous l'utilisez au quotidien. Et vous concluez en parlant de gains de productivité grâce à elle. Donc vous êtes convaincu de ses bienfaits. Pourtant nombre d'articles de ce site rapporte que l'IA, au mieux ne fait pas gagner de temps, au pire en fait perdre car il faut la corriger en permanence.

    Pour ma part j'utilise l'IA mais pas un LLM pur. C'est CortAIx de Thales. Une IA hybride fiable, explicable et sécurisée. Là oui cela vaut la peine d'utiliser l'IA. Je l'utilise pour la recherche scientifique et les calculs mathématiques. Elle est frugale tant en données qu'en matérielles (CPU, GPU, énergie, eau).

    Entre votre point de vue biaisé par l'utilisation d'un seul type d'IA dégénérée et décadente, et mon point de vue de concepteur utilisant une IA réellement intelligente laissant l'être humain seul décisionnaire final, il y a un monde qu'Anselme45 comble allègrement. Laisser les agents prendre des décisions de manière autonome est certainement la pire erreur de l'humanité pour accélérer la course à sa perte. Cela va prendre des décennies pour rattraper cette erreur entre la dette technique, les hallucinations et les biais de conception.

    Le fric a voté pour l'IA et des moutons comme calvaire et vous suivez aveuglément ce que dit le dieu pognon.

  3. #43
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    Citation Envoyé par suricata Voir le message
    Pourtant nombre d'articles de ce site rapporte que l'IA, au mieux ne fait pas gagner de temps, au pire en fait perdre car il faut la corriger en permanence.
    Si ce n'était l'avis que des articles que certains "fans de l'IA" rejettent... Mais ce sont les études de Anthropic elle-même, société développant des modèles IA, qui sont arrivé à la conclusion que l'IA ne faisait pas gagner du temps aux développeurs!!!

    Pourquoi une telle différence entre les "fans de l'IA" et les études de Anthropic? Tout simplement parce que les "fans de l'IA" voient pas plus loin que leur nez, ils se limitent à constater que l'IA pond rapidement du code, sans se préoccuper de savoir si le code est efficace et surtout sans prendre en compte la durée de vie d'un logiciel...

    Un logiciel pro, ce n'est pas un bout de code pondu un jour sur un coin de table, c'est un logiciel qu'il faut maintenir dans le temps, debugger, tester, adapter, maintenir et là, l'IA est complètement dans les choux et les "pseudo-développeurs" qui ont laissé faire leur travail par l'IA prennent 10 fois plus de temps pour mener ces tâches quand ils en sont capables (ce qui n'est pas toujours le cas!!!)

  4. #44
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    Par défaut Rust redonne du plaisir à la programmation : Greg Kroah-Hartman s'exprime sur l'abandon du C par Linux
    Rust contribuera au succès de Linux et rendra la programmation plus ludique, car Rust est essentiel pour améliorer à la fois la sécurité et la maintenabilité du code du noyau Linux, affirme Greg Kroah-Hartman

    Linux s'apprête à connaître une transformation majeure, son responsable de la maintenance du noyau stable, Greg Kroah-Hartman, prônant Rust plutôt que le C comme futur langage de programmation pour le développement du noyau Linux. Expliquant son évolution, passant du scepticisme à un soutien fervent de Rust, Kroah-Hartman a mis en avant la capacité de Rust à éliminer diverses vulnérabilités courantes et à rationaliser le processus de programmation, facilitant ainsi la tâche des développeurs. Il a expliqué que le système de propriété et de types de Rust réduit considérablement les bogues mineurs qui affectent souvent le code C, tels que les pointeurs non vérifiés et les fuites de mémoire.

    Le noyau Linux est un noyau libre et open source  de type Unix utilisé dans de nombreux systèmes informatiques à travers le monde. Créé par Linus Torvalds en 1991, il a rapidement été adopté comme noyau du système d’exploitation GNU, conçu pour remplacer librement Unix. Depuis la fin des années 1990, il est intégré à de nombreuses distributions de systèmes d’exploitation, dont beaucoup portent le nom de Linux. Android, utilisé dans de nombreux appareils mobiles et embarqués, est l’un de ces systèmes d’exploitation basés sur le noyau Linux. La majeure partie du code du noyau est écrite en C, tel qu’il est pris en charge par la GNU Compiler Collection (GCC), qui propose des extensions allant au-delà du C standard.

    Rust est un langage de programmation polyvalent qui met l’accent sur les performances, la sécurité des types, la concurrence et la sécurité de la mémoire. Rust prend en charge plusieurs paradigmes de programmation. Il s’inspire de concepts issus de la programmation fonctionnelle, notamment l’immuabilité, les fonctions d’ordre supérieur, les types de données algébriques et la correspondance de motifs. Il prend également en charge la programmation orientée objet via des structures, des énumérations, des traits et des méthodes. Rust garantit la sécurité de la mémoire (c'est-à-dire que toutes les références pointent vers de la mémoire valide) sans recourir à un ramasse-miettes classique ; à la place, les erreurs de sécurité de la mémoire et les conflits d'accès sont évités par le « vérificateur d'emprunt », qui suit la durée de vie des objets référencés lors de la compilation.

    En mai 2026, Greg Kroah-Hartman, responsable de la maintenance du noyau stable de Linux, a affirmé que Rust peut aider Linux à faire face à un afflux de failles de sécurité détectées par l'IA (notamment Dirty Frag, Copy Fail et Fragnesia) en prévenant les erreurs courantes en C liées à la gestion de la mémoire, au verrouillage, à la gestion des erreurs et aux données non fiables dès la phase de compilation, plutôt que lors de la révision par les mainteneurs. « Rust sauvera Linux de l'IA », affirme notamment Greg Kroah-Hartman. Sa sortie est de nature à donner un coup de neuf au débat sur la comparaison entre les langages Rust et C en matière de programmation système.

    Greg Kroah-Hartman est l'un des principaux développeurs du noyau Linux. Depuis avril 2013, il est responsable de la maintenance du noyau Linux pour la branche -stable, le sous-système staging, l'USB, le noyau des pilotes, debugfs, kref, kobject et les sous-systèmes sysfs du noyau, les E/S de l'espace utilisateur (avec Hans J. Koch), et la couche TTY. Il est également à l'origine de linux-hotplug, du projet udev et du Linux Driver Project. Il a travaillé pour Novell au sein de la division SUSE Labs et, depuis le 1er février 2012, il travaille à la Linux Foundation. Kroah-Hartman contribue fréquemment à la documentation relative au développement du noyau et des pilotes par le biais de conférences et de tutoriels.

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Affichages : 9180
Taille : 30,7 Ko

    Greg Kroah-Hartman prône Rust plutôt que le C comme futur langage de programmation pour le développement du noyau Linux

    Linux s'apprête à connaître une transformation majeure, son responsable de la maintenance du noyau stable, Greg Kroah-Hartman, prônant Rust plutôt que le C comme futur langage de programmation pour le développement du noyau Linux. Lors de son discours d’ouverture à l’Open Source Summit India 2026, Kroah-Hartman a annoncé que le noyau Linux s’orientait vers Rust, ce qu’il estime essentiel pour améliorer à la fois la sécurité du code et sa maintenabilité.

    Expliquant son évolution, passant du scepticisme à un soutien fervent de Rust, Kroah-Hartman a mis en avant la capacité de Rust à éliminer diverses vulnérabilités courantes et à rationaliser le processus de programmation, facilitant ainsi la tâche des développeurs. Il a souligné que, même si le C ne disparaîtra pas du jour au lendemain — compte tenu de sa présence profondément ancrée dans l’écosystème Linux —, Rust devient le choix privilégié, en particulier pour les nouveaux projets et sous-systèmes.

    Il a expliqué que le système de propriété et de types de Rust réduit considérablement les bogues mineurs qui affectent souvent le code C, tels que les pointeurs non vérifiés et les fuites de mémoire. En effet, il a estimé que 80 % des vulnérabilités et expositions communes (CVE) observées dans le noyau au cours des 25 dernières années auraient pu être évitées si Rust avait été utilisé à la place.

    Cette transition se traduit par l’intégration de Rust dans les API C existantes et par la mise en place de lignes directrices pour les nouveaux développements, en particulier pour les sous-systèmes importants. Par exemple, les nouveaux pilotes seront principalement acceptés en Rust, ce qui marque un changement concret dans la manière dont les améliorations du noyau Linux sont abordées.

    Ce changement n’est pas purement théorique ; les responsables du noyau ont officiellement reconnu Rust comme un langage de premier plan, et non plus comme une simple expérience. Bien que Kroah-Hartman reconnaisse les défis que cette adaptation pourrait poser, en particulier pour une communauté fortement attachée au C, il reste optimiste. Il estime que Rust offre une solution qui rend le codage agréable et conduit à une expérience Linux plus sécurisée pour les utilisateurs.


    Depuis décembre 2025, lors du sommet des responsables de la maintenance du noyau Linux, accessible uniquement sur invitation, les principaux responsables de la maintenance Linux ont décidé que « le consensus parmi les développeurs réunis est que Rust dans le noyau n'est plus expérimental. Il fait désormais partie intégrante du noyau et est là pour rester ». Ce changement vient couronner cinq années de débats houleux sur la question de savoir si ce langage sécurisé au niveau de la gestion des accès mémoire avait sa place aux côtés du C au cœur du système d'exploitation open source le plus largement déployé au monde.

    En résumé, Rust est sur le point de devenir indissociable du développement de Linux, promettant d’améliorer la sécurité et la fiabilité du noyau tout en permettant aux développeurs de se concentrer davantage sur la logique plutôt que sur les problèmes de bas niveau. Ce changement majeur s’inscrit dans une tendance plus large de la programmation vers des langages plus sûrs, permettant à Linux de rester pertinent et compétitif dans un paysage technologique en constante évolution.

    Et vous ?

    Pensez-vous que cette déclaration est crédible ou pertinente ?
    Quel est votre avis sur le sujet ?

    Voir aussi :

    Le noyau Linux 7.1 abandonne la prise en charge de l'architecture i486, corrige un problème audio sur la Steam Deck, ajoute la prise en charge des processeurs AMD Zen 6, apporte des mises à jour pour Rust

    Le mélange de Rust et de C dans Linux est assimilé à un « cancer » par un responsable du noyau,« je ne veux pas qu'il s'approche d'une énorme base de code C que je dois maintenir », dit-il à propos de Rust

    Brian Kernighan, co-créateur d'Unix, s'exprime après avoir testé le langage Rust : « je ne pense pas qu'il va remplacer C tout de suite ». Il juge l'écosystème de Rust « incompréhensiblement vaste et lent »
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  5. #45
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    Les pontes de Linux s'engagent dans l ' IA. Le problème est que Linux, malgré les relecteurs et l open source, voit les ias de pointe découvrir des failles dans les sources. L'évolution rapide des capacités les obligent à affiner leur modèle initial.

  6. #46
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    Sashiko (développé initialement par un ingénieur de Google, Roman Gushchin) est un système de relecture de code basé sur l'IA. Il a été conçu pour révolutionner la sécurité du noyau Linux.Son nom vient de la technique de broderie traditionnelle japonaise, le sashiko, qui consiste à réparer et renforcer des tissus avec des patchs.Comment fonctionne Sashiko ?Sashiko est écrit en Rust et fonctionne de manière autonome (agentique). Il surveille en temps réel les listes de diffusion publiques du noyau Linux (LKML) :Analyse des patchs : Dès qu'un développeur humain propose une modification de code, Sashiko l'intercepte.Utilisation des LLM : Il envoie le patch (et l'historique Git lié pour avoir du contexte) à un grand modèle de langage. Bien qu'il supporte Claude, il a été massivement optimisé et testé avec Gemini 3.1 Pro. Google finance entièrement les coûts de jetons (tokens) pour le projet.Rôle de critique : Sashiko agit comme une équipe de relecteurs virtuels spécialisés (sécurité, gestion de la mémoire, concurrence). Il commente directement le code pour pointer les erreurs avant qu'un mainteneur humain ne perde du temps à le faire.Pourquoi fait-il sensation ?Une efficacité redoutable : Lors de sa phase de test sur un échantillon de 1 000 bugs récents, Sashiko a réussi à identifier 53 % des failles. Le point crucial est que 100 % de ces failles avaient été manquées par les relecteurs humains lors de la soumission initiale.Moins de faux positifs : Son taux de fausses alertes reste sous la barre des 20 %, ce qui est exceptionnel pour un outil automatisé

  7. #47
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    Par défaut Le code généré par l'IA peut être soumis sans être signalé dans Linux, Torvalds juge idiotes les interdictions
    Les responsables de maintenance Linux peuvent soumettre du code généré par l'IA sans le signaler, Linus Torvalds juge idiotes les interdictions de code généré par l’IA dans Linux

    Linus Torvalds s'est opposé à un développeur qui souhaite que les contributeurs continuent à signaler lorsqu'ils utilisent des outils d'IA sur la liste de diffusion du noyau Linux. La règle en question concerne la balise « Assisted-by ». Depuis janvier, la documentation du noyau demandait à toute personne utilisant « tout type d'outil de codage avancé » d'ajouter cette balise à son message de commit, mais les responsables souhaitent désormais la supprimer. « Ce que j'attends, c'est que les gens fassent de leur mieux et que je m'attends à ce qu'ils comprennent ce qu'ils font. Mais cette compréhension n'a que très peu à voir avec les outils qu'ils utilisent. » Cette réponse est intervenue quelques jours après l'intervention de Torvalds à l'Open Source Summit Europe, où il a confié apprécier vraiment utiliser l'IA.

    Linus Benedict Torvalds est un ingénieur en informatique finlandais et américain, créateur et développeur principal du noyau Linux depuis 1991. Il est également à l'origine du système de contrôle de version distribué Git. Torvalds a été l'un des lauréats du Prix Millennium de la technologie 2012 « en reconnaissance de sa création d'un nouveau système d'exploitation open source pour ordinateurs, qui a donné naissance au noyau Linux, aujourd'hui largement utilisé ». Il a également reçu le prix Computer Pioneer Award 2014 de l'IEEE Computer Society et le prix Masaru Ibuka Consumer Electronics Award 2018 de l'IEEE.

    En juillet 2026, la position de Linus Torvalds vis-à-vis de l’IA semblait s’assouplir. Après avoir souligné qu’en 2024, la technologie de l’IA relevait à 90 % du marketing et à 10 % de la réalité factuelle, Torvalds venait de déclarer que Linux n’était pas un projet « anti-IA », et que toute personne qui y voyait un problème pouvait soit s’en détourner, soit créer un fork du noyau. Torvalds avait admis que l’IA n’était pas parfaite, mais il estimait que quiconque soulignait les problèmes de cette technologie ferait mieux de se regarder dans le miroir et de se pointer du doigt en même temps. Les commentaires de Torvalds suggéraient que l’IA avait déjà dépassé le stade expérimental pour Linux, même si les développeurs étaient encore confrontés à la charge de travail supplémentaire, aux correctifs discutables et à l’alourdissement occasionnel du noyau qu’elle engendrait.

    En effet, c’était l’économie de sa sortie lors de l’Open Source Summit en Inde. Elle s’avérait être une redite de prises de positions précédentes dans lesquelles il soulignait qu’il voyait l’IA comme un meilleur outil pour les revues que pour la génération de code et que, dans un cas comme dans l’autre, l’apport des développeurs humains était nécessaire pour corriger les productions de l'IA. Sa sortie intervenait dans un contexte de divisions dans la filière autour de la mise à contribution de l’IA, alors que certains projets optaient pour l’interdiction de ces outils.

    « Ne voyez-vous pas à quel point ce genre de règles serait TOTALEMENT ABSURDE ? » C’est ce qu’a écrit Linus Torvalds sur la liste de diffusion du noyau Linux le 13 octobre. Il répondait à un développeur qui souhaite que les contributeurs continuent à signaler lorsqu’ils utilisent des outils d’IA. La règle en question concerne la balise « Assisted-by ». Depuis janvier, la documentation du noyau demandait à toute personne utilisant « tout type d’outil de codage avancé » d’ajouter cette balise à son message de commit. Aujourd’hui, les responsables souhaitent la supprimer.

    Nom : LinuxCon_Europe_Linus_Torvalds_03_(cropped).jpg
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    Les responsables suppriment la balise

    Sasha Levin, développeur du noyau et ingénieur chez Nvidia, a proposé cette modification le 9 octobre dans un correctif publié sur une liste de diffusion. Sa proposition a suscité plus de 50 réponses. « Le Maintainers Summit est parvenu à un consensus pour déprécier la balise “Assisted-by” », a écrit Levin. « Supprimez la documentation qui l’exige. » Jeff Layton, développeur du noyau chez Red Hat, avait auparavant avancé trois raisons de l’abandonner. Tout le monde ne respecte pas cette politique, a-t-il déclaré. Cette balise « sert essentiellement de publicité gratuite pour les entreprises propriétaires de LLM », a-t-il ajouté, et on ne comprend pas vraiment pourquoi le noyau collecte ces informations.

    « Je ne comprends vraiment pas l’argument selon lequel elle ne peut pas être appliquée »

    Laurent Pinchart, développeur du noyau et fondateur d’Ideas on Board, a exprimé son désaccord le 13 octobre. « Je ne suis pas favorable à la suppression de cette balise sans mettre en place un autre mécanisme garantissant la divulgation obligatoire », a écrit Pinchart. « Sans cela, je peux imaginer que les auteurs de propositions s’opposeront à cette mesure. » Il a ajouté que la règle définissait des attentes, même si certaines personnes trichaient. « Nous en avons toujours eu, nous en aurons toujours, et nous continuerons à rejeter leurs contributions », a-t-il écrit. « Je ne comprends vraiment pas l’argument selon lequel cette règle serait inapplicable. »

    « N’utilisez pas de compilateurs »

    Torvalds a déclaré que la position de Pinchart était « entièrement liée à tes complexes ». Il a ensuite proposé une règle qui lui était propre. « Voici une nouvelle règle rien que pour toi : n’utilise pas de compilateurs pour tes contributions au noyau », a-t-il écrit. Les contributeurs devraient écrire en assembleur pour prouver qu’ils comprennent la machine, a-t-il poursuivi. Ils ne devraient pas non plus utiliser d’éditeur pour rédiger leurs messages de commit, car la touche « retour arrière » masque leurs fautes de frappe. Puis vint la phrase en majuscules. « Ce que j’attends, c’est que les gens fassent de leur mieux et que je m’attends à ce qu’ils comprennent ce qu’ils font. Mais cette compréhension n’a que très peu à voir avec les outils qu’ils utilisent. »

    « En fait, j’aime vraiment beaucoup utiliser l’IA »

    Cette réponse est intervenue quelques jours après l’intervention de Torvalds à l’Open Source Summit Europe. Le 9 octobre, il s’est entretenu sur scène avec son ami Dirk Hohndel, directeur d’Ericsson Software Technology. « Avant, je pensais que l’IA n’était “tout simplement pas très performante” », a confié Torvalds à Hohndel. Mais son opinion a changé. « Aujourd’hui, j’en suis arrivé au point où j’apprécie vraiment d’utiliser l’IA », a-t-il déclaré.

    Il s’en sert pour « les choses pour lesquelles je ne suis pas doué ». Pour son projet de pédale de guitare, il souhaitait une interface moderne sur un petit écran qu’il avait programmée en C. « Je ne fais pas de Java. Je fais des noyaux », a-t-il précisé. Il a qualifié le « vibe coding » de « merveilleuse façon de trouver du plaisir dans la programmation », et l’IA de « drogue d’initiation » pour les nouveaux programmeurs. Cette semaine, Epic a annoncé avoir développé son lanceur en « vibe coding ». Google va également permettre à tout le monde de publier gratuitement une application sur le Play Store. « Je pense qu’il faut être très prudent lorsqu’on utilise l’IA pour réaliser quelque chose de concret et d’important », a déclaré Torvalds.

    Des bots qui parlent à d’autres bots

    Les outils d’IA détectent désormais de véritables failles de sécurité dans le noyau, a-t-il déclaré. Ils identifient également des failles dans des pilotes « que personne n’a touchés depuis 20 ans ». En septembre, il a plaisanté en disant que l’IA avait rendu la version Linux 7.3-rc2 exceptionnellement volumineuse. Dans l’ensemble, l’IA « améliore notre base de code », a-t-il déclaré. Mais cela a un coût. « Cela stresse également les responsables de la maintenance au point que cela devient un problème », a déclaré Torvalds.

    Lors du Maintainers Summit qui s’est tenu la veille, environ les trois quarts des interventions portaient sur les moyens de rendre les outils d’IA moins stressants, a-t-il précisé. Hohndel a posé des questions sur Sashiko, un système de révision automatisé dont les résultats apparaissent désormais sur la liste de diffusion. Certains responsables de sous-systèmes s’attendent à ce que les correctifs aient fait l’objet d’une telle révision. « Les gens disent en plaisantant qu’il y a des bots qui parlent à d’autres bots, et c’est effectivement le cas », a déclaré Torvalds.

    Tout le monde n’est pas convaincu

    D’autres projets prennent le contre-pied de cette tendance. System76 a banni le contenu généré par l’IA de son bureau COSMIC. NetBSD interdit le code généré par l’IA depuis 2024. L’organisation affirme avoir désormais reçu 120 282 dollars de dons, alors que son objectif était de 50 000 dollars.

    Récemment, un vif débat a agité la communauté open source quant à savoir si le contenu généré par l'IA est autorisé au sein des projets. Alors que la communauté open source campe sur ses positions et se livre à des débats houleux, Linus Torvalds utilise l'IA pour faciliter le développement de Linux. Dans une récente interview, il a expliqué ce qui lui plaît dans la programmation assistée par l'IA et comment il l'utilise tant dans son travail que dans ses loisirs. « Je pense que l'IA est un outil formidable si on l'utilise correctement et qu'on la considère comme un outil », a-t-il déclaré. Torvalds explique qu'il utilise l'IA pour les tâches dans lesquelles il n'excelle pas.

    Source : LKML

    Et vous ?

    Pensez-vous que cette information est crédible ou pertinente ?
    Quel est votre avis sur le sujet ?

    Voir aussi :

    Linux fixe les règles en matière de code généré par IA : Oui à Copilot, les humains endossent les erreurs. Après des mois de débats acharnés, Torvalds et les mainteneurs parviennent à un accord.

    Linus Torvalds refuse de transformer la documentation du kernel en champ de bataille idéologique « anti-IA » : arrêtez de faire toute une histoire de « l'IA slop » dans la documentation du noyau

    Epic Games, développeur de Fortnite, se vante que son nouveau lanceur de boutique « vibe coded » est plus rapide que Steam, mais prévient que l'application Preview comportera quelques bugs
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  8. #48
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    "Linus Torvalds juge idiotes les interdictions de code généré par l'IA dans Linux" > Il a clairement raison sur ce point !!!

    "Les responsables de maintenance Linux peuvent soumettre du code généré par l'IA sans le signaler" > Par contre là je suis moins d'accord, le code doit être documenté et cette balise est utile de mon point de vue.

  9. #49
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    Citation Envoyé par phil995511
    "Les responsables de maintenance Linux peuvent soumettre du code généré par l'IA sans le signaler" > Par contre là je suis moins d'accord, le code doit être documenté et cette balise est utile de mon point de vue.
    L'AI n'est pas contradictoire avec la documentation. Un code humain tout comme un code IA peut poser problème, les deux doivent être relus avec la même rigueur.
    Et de toute façon comme on a pas moyen de forcer a utiliser le tag IA, ça pourrait être plus trompeur qu'autre chose.

  10. #50
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    Citation Envoyé par Uther Voir le message
    L'AI n'est pas contradictoire avec la documentation. Un code humain tout comme un code IA peut poser problème, les deux doivent être relus avec la même rigueur.
    Et de toute façon comme on a pas moyen de forcer a utiliser le tag IA, ça pourrait être plus trompeur qu'autre chose.
    Avec la documentation, non, mais avec l'utilisation de licences logicielles précises, si, vu que les modèles ont été allègrement entraîné sur tout et n'importe quoi, peu importe la licence.

    Visiblement, Linus a décidé de laisser tomber la GPLv2 pour le kernel Linux.

  11. #51
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    Au moins il est pragmatique et reconnait son erreur précédente ...

  12. #52
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    il n'a surtout pas le choix d'adopter cette position, il n'y aurais plus de contribution dans le kernel si l'ia était interdite.
    en 2026 99% des devs codent avec l'ia.

    Le challenge c'est surtout de filtrer les propositions de devs qui comprennent le code généré et propose des merge requests pertinente (et testé), du type lambda qui n'y connait rien en informatique et propose juste un copier-coller de l'ia.
    La France est un pays qui redistribue tout sauf de l'espoir.

  13. #53
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    Les responsables de maintenance Linux peuvent soumettre du code généré par l'IA sans le signaler, Linus Torvalds juge idiotes les interdictions de code généré par l’IA dans Linux
    Le sieur Torvalds a donc tout simplement décidé de pratiquer la politique de l'autruche!

    C'est juste une démission et une perte de contrôle de Linux à court terme...

    Il y a plus qu'une dernière action que l'on peut attendre de ce type: La vente de sa paternité de Linux à microsoft ou mieux à un OpenAI ou à un Anthropic!


    Deux citations du philosophe latin Sénèque, mort à 65 ap J.C prennent ici toute leur valeur et démontrent que certaines pensées sans IA restent vraies près de 2 000 ans plus tard:

    Certains sont jugés grands parce qu'on mesure aussi le piédestal. (De tranquillitate animi, X, 5)
    Un nain est toujours petit, eût-il une montagne pour piédestal (Lettres à Lucilius, LXXVI)

  14. #54
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    Citation Envoyé par calvaire Voir le message
    il n'a surtout pas le choix d'adopter cette position, il n'y aurais plus de contribution dans le kernel si l'ia était interdite.
    en 2026 99% des devs codent avec l'ia.
    Ouah! Et comment vous arrivez au chiffre de 99%?

    Quelle est l'origine de ce chiffre? Votre marc de café? Votre boule de cristal achetée sur alibaba? Ou mieux, l'IA a qui vous avez posé la question?

  15. #55
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    Citation Envoyé par Anselme45 Voir le message
    Ouah! Et comment vous arrivez au chiffre de 99%?

    Quelle est l'origine de ce chiffre? Votre marc de café? Votre boule de cristal achetée sur alibaba? Ou mieux, l'IA a qui vous avez posé la question?
    je me base sur mon réseau, les conventions/conférences auxquelles j'assiste, je ne trouve quasi aucun dev qui a minima lance pas un prompt dans la journée. Le minimum, car souvent les outils ont désormais l'ia d'intégré, tous les ide de 2026 ont une ia d'intégré par exemple. Les serveurs git ont l'ia d'intégré aussi, que ce soit github ou gitlab l'ia est de la mr au pipeline.
    Office a copilot d'intégré aussi.

    quelques rare cas de projet critique en matière de sécurité qui impose encore l'usage d'outil legacy uniquement et une doc papier/pdf.... et encore en off certains me disent qu'ils lancent gemini sur leur smartphone
    La France est un pays qui redistribue tout sauf de l'espoir.

  16. #56
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    Citation Envoyé par calvaire Voir le message
    je me base sur mon réseau, les conventions/conférences auxquelles j'assiste
    Aaah! C'est la meilleure de l'année!

    Le monsieur va dans des conventions et conférences dont le thème est "Développer avec l'IA" et il conclut "99% des développeurs utilisent l'IA"

    Je vais aller participer à un conférence réunissant les végétariens et je me ferai bientôt prochainement le plaisir de vous donner une statistique du style "le 100% des gens sont végétariens"

  17. #57
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    Citation Envoyé par Eliora Voir le message
    « Je pense que l'IA est un outil formidable si on l'utilise correctement et qu'on la considère comme un outil », a-t-il déclaré. Torvalds explique qu'il utilise l'IA pour les tâches dans lesquelles il n'excelle pas.
    Je suis totalement aligné avec ce qui est entre guillemets, mais chaque mot est important :
    - il faut l'utiliser correctement, donc apprendre ses limites et savoir y pallier
    - il faut la considérer comme un outil, et non comme un collègue, un doctorant, ou tout autre anthropomorphisation bancale

    Dès lors qu'on fait ça, on peut profiter de ses avantages sans subir ses travers.

    Par contre je me permet de l'utiliser aussi pour des choses que je maîtrise dans le but d'aller plus vite, mais à condition que ça me coûte quasiment rien à vérifier. De la même manière qu'un très gros commit qui renomme une variable partout, tu utilises ton IDE pour faire le renommage, tu fais le diff avec le commit, et tu vois tout de suite si ça contient autre chose (ou manque des trucs). Un gros commit peu coûteux à vérifier est acceptable en PR, humain ou non. Sinon à renvoyer à l'auteur car non vérifiable facilement.

    Citation Envoyé par kain_tn Voir le message
    Avec la documentation, non, mais avec l'utilisation de licences logicielles précises, si, vu que les modèles ont été allègrement entraîné sur tout et n'importe quoi, peu importe la licence.
    Il me semble que tu as des outils (non LLM) pour ça. Je n'en ai jamais mis en place moi-même mais j'en ai déjà entendu parler avec Sonar ou Black Duck. Les humains aussi font des copier-coller, donc eux aussi il faut vérifier.
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  18. #58
    Membre Expert Avatar de Uther
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    Citation Envoyé par kain_tn Voir le message
    Avec la documentation, non, mais avec l'utilisation de licences logicielles précises, si, vu que les modèles ont été allègrement entraîné sur tout et n'importe quoi, peu importe la licence.

    Visiblement, Linus a décidé de laisser tomber la GPLv2 pour le kernel Linux.
    A moins d'un changement de législation, la propriété des sorce générées par un LLM ne dépend pas des données d'entrainement.
    Linux est et restera en GPLv2. Même s'il le voulait, Linus Torvalds n'a plus les moyens de la changer vu qu'il ne récupère pas la propriété des contributions soumise au projet.

  19. #59
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    Par défaut Linus Torvalds publie son premier correctif pour le noyau Linux coécrit avec l'IA Claude Code
    Malgré les réticences, Linus Torvalds publie son premier correctif pour le noyau Linux coécrit avec l'IA Claude Code. Des tests synthétiques révèlent des performances multipliées par 23

    Linus Torvalds a publié son tout premier correctif pour le noyau Linux écrit à l'aide de l'IA. Ce code résout un problème persistant de contention du cache. Bien qu'un test synthétique ait affiché une amélioration spectaculaire des performances, l'impact réel sera probablement beaucoup plus modeste et bénéficiera principalement aux serveurs. Cette démarche s'inscrit dans le cadre des directives de Linus Torvalds encourageant l'utilisation des outils d'IA de codage comme de simples instruments de travail. Parallèlement, l'équipe a assoupli ses règles en supprimant l'obligation de déclarer formellement l'utilisation d'IA lors de la soumission de code.

    Linus Torvalds vient d'annoncer au monde entier qu’il avait utilisé l’IA pour écrire du code pour le noyau Linux. Le premier d'une longue série. Dans son message, le créateur du noyau Linux a écrit : « le code, les programmes de test, l'analyse à l'origine de la liste ci-dessus et la première ébauche de ce texte ont été réalisés à l'aide d'un assistant de programmation basé sur un grand modèle de langage (LLM) (Claude Code), sous ma direction ».

    Son nouveau code se compose d'une série de huit correctifs. Il est publié sur la branche « noref-filemap-read-with-llm » du dépôt de Linus Torvalds. Ces nouveaux correctifs visent à éliminer un goulot d'étranglement qui survient lorsque plusieurs threads effectuent de petites lectures à partir du même fichier.

    Au cours des dernières années, l’attitude de Linus Torvalds concernant l'IA a évolué positivement : d’abord sceptique, il considère désormais l’IA comme « un outil utile pour les programmeurs et les responsables de maintenance ». Récemment, Linus Torvalds s'est opposé à un développeur qui souhaitait que les contributeurs au noyau continuent à signaler lorsqu'ils utilisent des outils d'IA de codage sur la liste de diffusion du noyau Linux.

    La règle en question concerne la balise « Assisted-by ». Toute personne utilisant « tout type d'outil de codage » est tenue d'ajouter cette balise à son message de commit, mais les responsables souhaitent la supprimer. « Ce que j'attends, c'est que les gens fassent de leur mieux et que je m'attends à ce qu'ils comprennent ce qu'ils font. Mais cette compréhension n'a que très peu à voir avec les outils qu'ils utilisent », a déclaré Torvalds en réponse.

    Le tout premier correctif de Linus Torvalds coécrit avec l'IA

    Le correctif résout un problème de contention dans le cache de pages de Linux, qui stocke les données des fichiers en mémoire. Il s'agit d'une situation courante dans les bases de données, les serveurs Web, les bibliothèques partagées, etc. Lorsque plusieurs threads lisent de manière répétée de petites quantités de données issues du même fichier mis en cache, ils acquièrent puis libèrent des références au folio sous-jacent à ces données.

    Nom : Capture d'écran 2026-10-21 115609.png
Affichages : 718
Taille : 50,8 Ko

    Ces mises à jour du compteur de références nécessitent des écritures atomiques sur une ligne de cache partagée. Cela oblige alors les cœurs du processeur à se disputer l’accès à cette ligne. À priori, le problème semble mineur, mais dans certaines charges de travail, cela peut vraiment ralentir le système.

    Linus Torvalds a mesuré l'impact dans le cadre d'un test. Il a constaté que lorsque huit threads émettaient des appels pread() de 16 octets sur la même page sur un ordinateur portable équipé d’un processeur Intel Core i7-8565U à quatre cœurs et huit threads, la ligne de cache partagée représentait 99,92 % de la charge intercœurs mesurée, selon les indicateurs « Hit in Modified cache line » (HITMs). Cela ralentit considérablement le travail.

    Il ne s’agit pas simplement d’une lubie personnelle de Linus Torvalds. C’est un problème connu depuis 2024. Les tentatives précédentes pour y remédier se sont toutefois soldées par un échec. Cette fois-ci, le créateur du noyau Linux s'est fait assister par le modèle d'IA avancé Claude Code d'Anthropic. Les correctifs proposés par Linus Torvalds et Claude Code modifient le moment où le noyau peut réutiliser la mémoire retirée du cache de pages.

    Plutôt que de restituer immédiatement cette mémoire à l’allocateur, ces correctifs reportent sa réutilisation jusqu’à l’expiration d’un délai de grâce « read-copy-update » (RCU). Cela permet à un lecteur protégé par une section RCU côté lecture de copier des données directement dans un tampon utilisateur sans prendre de référence de folio. Linus Torvalds a toutefois précisé que l'impact de ces améliorations dans le monde réel sera bien plus modéré.

    Ces correctifs améliorent les performances du noyau Linux

    Avec ces correctifs, les gains de performances constatés sont considérables dans le cadre de ce test spécifique. Le débit à huit threads est passé d’environ 9,9 à 10,4 millions de lectures par seconde à 30 à 33 millions, tandis que le nombre de cycles du noyau par lecture a chuté d’environ 2 950 à 725. Les lectures à un seul thread ont connu une amélioration plus modeste, passant d’environ 452 à 454 cycles à 408 à 409 cycles par lecture.

    Linus Torvalds a déclaré dans son message : « une machine dotée de plus de processeurs, ou de plus d’un socket, devrait enregistrer des gains plus importants ; rien de plus important n’a été mesuré ». Cela ne signifie pas que Linux s’exécute trois fois plus vite. Il s’agit plutôt des résultats expérimentaux obtenus à partir d’une charge de travail particulière impliquant de petites lectures sur l’ordinateur portable personnel de Linus Torvalds.

    Cela ne signifie pas non plus que Linus Torvalds et Claude Code aient résolu ce problème. Les gains de performances s’accompagnent de compromis techniques. Retarder la réutilisation de la mémoire signifie que des pages peuvent rester indisponibles pendant que le noyau attend la fin d’un délai de grâce RCU. Dans sa soumission Git, Torvalds a décrit ce problème de récupération comme « la partie de cette série qui est la moins résolue ».

    Dans le cadre de ces tests, Linus Torvalds a également observé une régression lorsqu’une lecture cible une page utilisateur qui n’est pas encore mappée. Le nouveau chemin entraîne une exception supplémentaire avant de revenir à l’implémentation existante. Au 13 octobre, la branche restait en dehors de la branche principale de Linux 7.3-rc6. La question de savoir si elle sera un jour fusionnée, et selon quel calendrier, reste en suspens.

    Une vision pragmatique de l'utilisation de l'IA dans le noyau

    Cette démarche s'inscrit dans la posture globale de Linus Torvalds en faveur de l'utilisation des modèles de langage dans le développement du noyau, les considérant comme de simples outils de travail comparables aux compilateurs ou aux éditeurs de texte. Il critique les opposants systématiques à l’IA, constatant notamment que les outils automatisés de revue de code repèrent mieux que les humains les erreurs de programmation élémentaires.

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    En décembre 2023, il décrivait l’IA comme une aide potentielle pour les développeurs, déclarant : « je considère l’IA comme un outil qui peut nous aider à mieux faire ce que nous faisons. » À l’époque, son intérêt pour l’IA portait sur la manière dont elle pouvait aider à identifier les bogues, plutôt que sur l’écriture de code. Personne n’envisageait sérieusement d’utiliser l’IA pour écrire des programmes complexes, comme c'est le cas aujourd'hui.

    Fin 2025, il se décrivait comme « un fervent partisan de l’IA en tant qu’outil » et affirmait s’intéresser davantage non seulement à la recherche de bogues, mais aussi à la maintenance du code et à la révision des correctifs. L'écriture de nouveau code pour Linux était encore largement hors de question. Mais en janvier 2026, il a commencé à s’essayer au codage assisté par l’IA pour un visualiseur audio en Python dans le cadre d’un projet personnel.

    Il a déclaré : « avant, je pensais simplement que ce n’était pas très bon, mais aujourd’hui, j’en suis arrivé au point où j’apprécie vraiment d’utiliser l’IA. Je pense que l’IA est un outil formidable si on l’utilise correctement et qu’on la considère comme un outil, et je trouve qu’elle rend la programmation beaucoup plus agréable ». Il a toutefois ajouté qu'il faut être très prudent lorsqu'on utilise l'IA pour réaliser quelque chose de concret et d’important.

    Son nouveau correctif coécrit avec constitue néanmoins un tournant. Linus Torvalds, sans doute le développeur et responsable de maintenance le plus éminent au monde, utilise désormais l’IA pour développer du nouveau code du noyau Linux. Cela aurait été impensable il y a encore un an, et même aujourd’hui, certaines personnes ont encore du mal à imaginer que l’IA puisse ajouter du nouveau code à Linux ou à tout autre programme important.

    Les conséquences sur la gestion de la sécurité

    L'essor de l'IA pose néanmoins des défis opérationnels importants pour les mainteneurs du projet. La capacité des agents IA à identifier rapidement les failles de sécurité a submergé la liste de diffusion dédiée aux vulnérabilités du noyau, la rendant presque ingérable. Cette surcharge de rapports automatisés a contraint l'équipe à abandonner le support de certains pilotes de matériels anciens, très ciblés par les systèmes d'analyse automatique.

    Le noyau Linux approche le chiffre record de 2 000 vulnérabilités corrigées par version. Chez Microsoft, Claude Mythos identifie des failles de sécurité à une cadence telle que les ingénieurs de Microsoft sont incapables de les corriger assez rapidement. La dette technique du code hérité suscite des inquiétudes.

    Source : Linux Torvalds

    Et vous ?

    Quel est votre avis sur le sujet ?
    Que pensez-vous de la démarche de Linus Torvalds avec Claude Code ?
    Quel impact ce nouveau cap pourrait-il avoir sur le développement du noyau ?

    Voir aussi

    Les responsables de maintenance Linux peuvent soumettre du code généré par l'IA sans le signaler, Linus Torvalds juge idiotes les interdictions de code généré par l'IA dans Linux

    Linus Torvalds invite les détracteurs de l'IA à créer un fork de Linux ou à s'en aller : Linux n'est ni « anti-IA » ni un « militant social », réplique-t-il à certains développeurs du noyau opposés à l'IA

    Linus Torvalds s'exprime sur la plus-value de l'IA dans le noyau Linux et dit « Oui à l'IA, mais l'expertise des développeurs humains est requise pour corriger les patchs et les rapports de bogue générés »

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