IdentifiantMot de passe
Loading...
Mot de passe oublié ?Je m'inscris ! (gratuit)
Navigation

Inscrivez-vous gratuitement
pour pouvoir participer, suivre les réponses en temps réel, voter pour les messages, poser vos propres questions et recevoir la newsletter

Intelligence artificielle Discussion :

Un caviardage raté dévoile la consommation colossale d'un centre de données de Google au Nebraska


Sujet :

Intelligence artificielle

  1. #261
    Chroniqueur Actualités
    Avatar de Patrick Ruiz
    Homme Profil pro
    Redacteur web
    Inscrit en
    Février 2017
    Messages
    2 616
    Détails du profil
    Informations personnelles :
    Sexe : Homme
    Localisation : Cameroun

    Informations professionnelles :
    Activité : Redacteur web
    Secteur : Communication - Médias

    Informations forums :
    Inscription : Février 2017
    Messages : 2 616
    Par défaut Sam Altman qualifie les inquiétudes concernant la consommation d'eau des datacenters de mème sans fondement
    Sam Altman, PDG d'OpenAI, qualifie les inquiétudes concernant la consommation d'eau des centres de données d'IA de « mème sans fondement » et traite les humains « d'ordinateurs de viande inefficaces »

    Sam Altman, PDG d’OpenAI, qualifie les inquiétudes sur la consommation d'eau des centres de données de « mème sans fondement » ou d'allégations « complètement fausses et folles ». Il s'appuie sur des arguments technologiques et des comparaisons d'échelle économiques. Cependant, plusieurs rapports scientifiques et réalités locales fournissent des contre-arguments solides.

    Pour balayer les critiques qui affirment qu'une seule requête ChatGPT équivaut à gaspiller une bouteille d'eau ou à laisser couler une douche pendant plusieurs heures, Sam Altman s'appuie sur deux arguments principaux

    • La comparaison avec l'agriculture (L'argument de l'amande) : Il affirme qu'il faut environ 38 000 requêtes ChatGPT pour consommer la même quantité d'eau nécessaire à la production d'une seule amande en Californie. Son but est de relativiser l'impact de la tech face à la consommation de l'industrie agroalimentaire, souvent moins pointée du doigt par le grand public
    • L'évolution technologique des infrastructures : Altman soutient que les centres de données modernes n'utilisent plus le refroidissement par évaporation (très gourmand en eau). Selon lui, ils fonctionnent désormais en circuit fermé et consomment, à l'échelle d'un bâtiment, autant d'eau qu'un simple immeuble de bureaux (pour les sanitaires et les employés).

    De nombreux chercheurs en impact environnemental, journalistes et collectivités locales opposent de sérieuses limites à cette défense

    • L’effet d’échelle mondial : Même si une seule requête ne consomme qu'une infime fraction de millilitre (environ 0,32 ml selon certaines estimations), ChatGPT compte des centaines de millions d'utilisateurs hebdomadaires générant des milliards de requêtes. Multiplié à l'échelle planétaire et combiné à tous les autres outils d'IA générative, ce "micro-usage" se transforme en millions de mètres cubes d'eau prélevés chaque année.
    • L’impact critique au niveau mondial : Comparer les centres de données à l'agriculture globale masque un problème géographique majeur. Contrairement aux bureaux, les data centers sont concentrés dans des zones spécifiques (comme la Virginie aux États-Unis ou certaines régions d'Europe). Dans des zones subissant des sécheresses ou un stress hydrique, le prélèvement de millions de litres d'eau potable directement sur le réseau public crée de fortes tensions avec les populations locales et les écosystèmes.
    • L’empreinte hydrique cachée : L'argument d'Altman omet souvent l'eau "indirecte". Pour faire fonctionner les serveurs d'IA, il faut une quantité phénoménale d'électricité. Or, les centrales électriques (nucléaires, thermiques ou hydrauliques) qui alimentent ces centres de données ont elles-mêmes besoin de milliards de litres d'eau pour refroidir leurs propres installations. C'est ce qu'on appelle l'empreinte hydrique hors-site, qui est bien supérieure à celle consommée directement dans le bâtiment de l'IA.
    • Une fausse équivalence sur l’utilité : La comparaison avec l'amande ou le bœuf suscite une critique éthique et utilitaire de la part des défenseurs de l'environnement : l'agriculture produit des ressources caloriques vitales pour nourrir l'humanité. À l'inverse, une part immense des requêtes d'IA sert à générer du divertissement, des courriels superflus ou des images "mèmes", rendant le coût environnemental plus difficile à justifier face à des ressources naturelles épuisables.

    La défense de Sam Altman semble très alambiquée dans un contexte où de nombreux observateurs s’accordent à dire que « on n’a jamais vu un tel niveau d’opposition aux projets de datacenters »

    Les datacenters font l’objet de protestations à l’échelle mondiale. Les mobilisations contre les datacenters, qui concernent une quinzaine de projets majeurs pour le seul cas de la France, reposent sur plusieurs arguments et actions clés :

    • Aberration écologique : Les critiques soulignent l'immense appétit énergétique des centres de données. Par exemple, le plus grand data center de France, situé à La Courneuve (Île-de-France), consomme à lui seul l'équivalent de l'électricité d'une ville de 50 000 habitants. De plus, les besoins massifs en eau pour le refroidissement et la chaleur rejetée inquiètent les riverains, comme c'est le cas pour le projet Microsoft à Petit-Landau (Haut-Rhin)
    • Artificialisation des sols : Des collectifs s'opposent à la transformation de terres agricoles ou de zones naturelles pour bâtir ces hangars géants.

    Plusieurs implantations prévues ou en développement cristallisent la colère citoyenne. Des oppositions concrètes sont visibles dans des zones comme Petit-Landau, près de Grenoble, ou encore en Île-de-France (Vitry-sur-Seine, Wissous, Le Bourget).

    Les militants s'organisent donc via des collectifs locaux pour exiger la transparence sur les consommations et alerter l'opinion publique, aboutissant parfois à des recours juridiques ou des actions de sensibilisation.

    L'essor de l'intelligence artificielle a multiplié les besoins en infrastructures numériques, entraînant une explosion des contestations locales. Le bilan mondial des oppositions se chiffre en milliards de dollars de projets bloqués ou retardés, illustrant un fossé grandissant entre les besoins technologiques des Gafam et les exigences citoyennes de préservation des ressources.

    L'opposition dépasse désormais le cadre des riverains directs et a rallié une grande majorité de la population. Selon les sondages, plus de 70% des Américains s'opposent à la construction de centres de données d'IA dans leurs communautés locales.

    En France, l'opposition prend également de l'ampleur, le pays comptant plus de 320 datacenters. De grands projets d'implantations (notamment en Île-de-France et en région Grand Est) provoquent des mobilisations citoyennes massives, récoltant des milliers d'avis défavorables lors d'enquêtes publiques en raison de l'accaparement de terres agricoles et des rejets de chaleur.

    Pourtant des acteurs de renom de la filière parmi lesquels on retrouve Sam Altman trouvent des moyens de défendre les projets de datacenters. Pour défendre l'explosion de la consommation électrique des infrastructures de calcul, Altman a utilisé une analogie anthropomorphique qui a fortement déplu : « On parle beaucoup de l'énergie nécessaire pour entraîner un modèle d'IA, mais il faut aussi beaucoup d'énergie pour entraîner un humain. Il faut environ 20 ans de vie — et toute la nourriture consommée pendant ce temps — avant de devenir intelligent. »


    Cette comparaison a suscité une levée de boucliers. Des critiques et des entrepreneurs du secteur technologique ont condamné ses propos, l'accusant de réduire l'existence, la conscience et la biologie humaines à de simples équivalents de « serveurs ou d'ordinateurs de viande inefficaces ».

    Et vous ?

    Que pensez-vous de l’argumentaire de Sam Altman dans un contexte de contestation généralisée et croissante à laquelle font face les projets de construction de centres de données ? Le trouvez-vous (l’argumentaire de Sam Altman) pertinent ?

    Voir aussi :

    La rébellion contre les centres de données dédiés à l'IA prend de l'ampleur aux États-Unis : 69 collectivités locales bloquent les nouvelles constructions, dont quatre ont adopté des mesures définitives

    Pour la première fois, une ville californienne vote à une large majorité en faveur d'une interdiction définitive des centres de données, les habitants s'inquiétant de leurs effets négatifs sur l'environnement

    Amazon, Microsoft et Google ont renoncé à la construction de centres de données de plusieurs milliards $ en raison de l'opposition locale et font face à des pressions concernant leur impact environnemental
    Contribuez au club : Corrections, suggestions, critiques, ... : Contactez le service news et Rédigez des actualités

  2. #262
    Membre éprouvé
    Avatar de calvaire
    Homme Profil pro
    .
    Inscrit en
    Octobre 2019
    Messages
    2 530
    Détails du profil
    Informations personnelles :
    Sexe : Homme
    Âge : 44
    Localisation : Singapour

    Informations professionnelles :
    Activité : .
    Secteur : Conseil

    Informations forums :
    Inscription : Octobre 2019
    Messages : 2 530
    Par défaut
    plutôt que de critiquer openai et autres, ces critiqueurs devrait simplement arrêter d'utiliser l'ia, si la majorité de l'humanité et contre ils n'ont qu'a pas l'utiliser et la construction des centres de données s’arrêtera.

    Si une majorité était réellement convaincue la voiture électrique total n'existerais plus et la Russie serait à genoux.
    Pourtant une grande majorité de consommateur aiment encore leur voitures au diesel et chaque jours aiment lancer des requêtes sur chatgpt et autres.

    Tel une démocratie au service du peuple, ces entreprises ne font que répondre aux besoins et demande de la masse.
    La France est un pays qui redistribue tout sauf de l'espoir.

  3. #263
    Membre confirmé
    Homme Profil pro
    Développeur en systèmes embarqués
    Inscrit en
    Mai 2015
    Messages
    754
    Détails du profil
    Informations personnelles :
    Sexe : Homme
    Âge : 55
    Localisation : Belgique

    Informations professionnelles :
    Activité : Développeur en systèmes embarqués

    Informations forums :
    Inscription : Mai 2015
    Messages : 754
    Par défaut oui et non
    calvaire,

    on ne va pas être d'accord

    Citation Envoyé par calvaire Voir le message
    plutôt que de critiquer openai et autres, ces critiqueurs devrait simplement arrêter d'utiliser l'ia, si la majorité de l'humanité et contre ils n'ont qu'a pas l'utiliser et la construction des centres de données s’arrêtera.
    C'est assez facile a dire, mais en réalité, le problème est qu'il n'y a aucun choix possible. La majorité est dans une situation où ces choix ne sont sont plus possibles. La vue a court terme qui est imposée ne laisse aucun choix.

    Citation Envoyé par calvaire Voir le message
    Si une majorité était réellement convaincue la voiture électrique total n'existerais plus et la Russie serait à genoux.
    Pourtant une grande majorité de consommateur aiment encore leur voitures au diesel et chaque jours aiment lancer des requêtes sur chatgpt et autres.
    La voiture électrique est une hérésie, tout comme l'était la voiture thermique, tout comme il est absurde de prendre l'avion pour aller passer l'après-midi au lac de côme pour 25€ le billet et rentrer le soir. L'homme consomme trop, pour... rien en fait. Rien d'essentiel en tout cas. Le bonheur n'est pas d'avoir, et une vie plus simple amène énormément plus de joie qu'une vie passée a courir après tout et n'importe quoi. ChatGPT, les smartphones et tout ces trucs qu'on nous vend comme du progrès amènent à une régression terrible, à un abrutissement généralisé.

    Citation Envoyé par calvaire Voir le message
    Tel une démocratie au service du peuple, ces entreprises ne font que répondre aux besoins et demande de la masse.
    La masse ne demande rien, on lui fait croire qu'elle a besoin de toutes ces choses inutiles et néfastes. Marche ou crève. Regarde ton voisin, jalouse le, et essaye d'avoir plus a montrer que lui. Si pour ça tu dois bouffer de la m..... et que personne ne le vois, t'as réussis ta vie... Super.

    BàT et peace & love.

  4. #264
    Communiqués de presse

    Femme Profil pro
    Rien
    Inscrit en
    Juillet 2026
    Messages
    227
    Détails du profil
    Informations personnelles :
    Sexe : Femme
    Localisation : France, Paris (Île de France)

    Informations professionnelles :
    Activité : Rien

    Informations forums :
    Inscription : Juillet 2026
    Messages : 227
    Par défaut Les data centers IA américains consommeront plus de gaz que l’Allemagne et le Japon réunis d’ici 2035
    Les centres de données américains spécialisés dans l'IA devraient devenir le cinquième consommateur mondial de gaz naturel d'ici 2035, dépassant l'Allemagne et le Japon réunis

    La consommation estimée de gaz naturel des centres de données aux USA devrait augmenter considérablement, ces installations s'appuyant de plus en plus sur des générateurs à turbine à gaz pour leur alimentation électrique. Les centres de données devraient consommer jusqu'à 15 milliards de pieds cubes par jour d'ici 2035, soit une hausse de 117 % par rapport aux prévisions précédentes. De nombreux projets de centres de données ont déjà pris du retard en raison du manque d'infrastructures électriques disponibles. Elon Musk a été l'un des premiers à utiliser des turbines à gaz pour alimenter un centre de données. Le déploiement de ces turbines n'est toutefois pas une bonne nouvelle pour les communautés vivant à proximité.

    En avril 2026, les Big Tech considéraient que la destruction de la planète était un compromis acceptable pour engranger des profits illimités. De nouveaux projets de construction de centres de données voyaient le jour malgré leurs impacts sur l'environnement. Leur consommation énergétique menaçait de provoquer une hausse massive des émissions de gaz à effet de serre. Afin de contourner les délais de raccordement aux réseaux électriques traditionnels, les Big Tech comme Meta et xAI construisaient leurs propres centrales au gaz naturel. Mais ces infrastructures pouvaient générer une pollution atmosphérique dépassant celle de nations entières.

    Plus récemment, en août 2026, la demande massive de l'industrie de l'IA en turbines à gaz avait provoqué une pénurie inattendue. Cette pression dépassait largement les capacités de production des géants industriels comme GE Vernova, dont les carnets de commandes étaient complets jusqu'en 2031 au moins. Cela avait entraîné une explosion des coûts de l'électricité et forcé les opérateurs à prolonger l'usage du charbon ou à se tourner vers des moteurs de secours. Malgré la pollution générée par les énergies fossiles, ce déficit était considéré comme le principal obstacle au développement de l'IA aux USA, au point que de nombreux projets numériques risquaient d'être abandonnés ou retardés.

    La consommation estimée de gaz naturel des centres de données aux USA devrait augmenter considérablement, ces installations s'appuyant de plus en plus sur des générateurs à turbine à gaz pour leur alimentation électrique. Selon Bloomberg, les centres de données devraient consommer jusqu’à 15 milliards de pieds cubes par jour d’ici 2035, soit une hausse de 117 % par rapport aux prévisions précédentes, qui s’élevaient à 6,9 milliards de pieds cubes. Ce chiffre corrobore d’autres prévisions concernant les centres de données, qui indiquent que ceux-ci consommeront 20 % de l’électricité américaine d’ici 2035, soit environ 194 gigawatts.

    De nombreux projets de centres de données ont déjà pris du retard en raison du manque d’infrastructures électriques disponibles, les centrales électriques devant mettre beaucoup plus de temps à entrer en service. C’est pour cette raison que de nombreux projets se sont tournés vers des générateurs sur site, à tel point que la demande liée à l’IA vient désormais aggraver la pénurie de moteurs à réaction qui touche déjà le secteur de l’aviation.


    Elon Musk a été l’un des premiers à utiliser des turbines à gaz pour alimenter un centre de données lorsqu’il les a déployées au Memphis Supercluster en 2024, même s’il ne disposait pas des autorisations nécessaires pour certaines d’entre elles. Il semble désormais que l’homme le plus riche du monde ait pris conscience de cette tendance et ait investi un milliard de dollars pour racheter une société de location de turbines à gaz et diesel portables. Il a même annoncé que SpaceX allait se lancer dans la fabrication en interne d’aubes de turbine afin de contribuer à réduire le goulot d’étranglement qui affecte l’industrie des moteurs à réaction.

    De nouvelles technologies, telles que les petits réacteurs modulaires, sont actuellement en cours de développement pour répondre à la demande insatiable en énergie des centres de données dédiés à l’IA, à l’image du réacteur nucléaire modulaire au thorium imprimé en 3D d’Ampera ou du microréacteur nucléaire Ward 250 de Valar Atomics. De nombreux géants de l’IA, notamment Amazon, Google, Microsoft, Nvidia et Oracle, ont même investi dans des projets de ce type afin de produire d’énormes quantités d’énergie propre pour l’IA.

    Cependant, il faudra probablement encore quelques années avant qu’ils ne deviennent commercialement viables — un délai dont les géants de la technologie ne disposent pas. C’est pourquoi Musk a déclaré que « le gaz naturel restera nécessaire pour compléter et soutenir le développement de l’énergie solaire pendant plusieurs années ». Le déploiement de turbines à gaz naturel dans les centres de données n’est toutefois pas une bonne nouvelle pour les communautés vivant à proximité.

    La NAACP a indiqué dans son recours contre SpaceXAI que l’utilisation de ces turbines à Colossus 2 avait entraîné une augmentation de 111 % des émissions d’oxydes d’azote, de 83 % des particules PM2,5 et de 88 % des émissions de formaldéhyde. Bien que l’entreprise se soit déjà engagée à retirer tous ses générateurs non autorisés, ce processus prendra au moins un an, car les turbines portables sont progressivement remplacées par une centrale électrique sur site d’une puissance de 1,2 gigawatt.

    Par ailleurs, la forte demande en gaz naturel pourrait potentiellement mettre à rude épreuve l’offre, entraînant une hausse des prix qui se répercuterait sur le consommateur moyen. Les producteurs nationaux de gaz naturel devraient augmenter leur production de 35 milliards de pieds cubes par jour au cours de la prochaine décennie, mais cela resterait tout de même inférieur à la demande prévue d’environ 11 milliards de pieds cubes par jour. Ainsi, à moins que la production ne parvienne à rattraper la demande, les prix devraient monter en flèche et provoquer une ruée sur les stocks disponibles. Certains experts estiment toutefois qu’il existe encore suffisamment de gisements de gaz inexploités aux USA pour permettre au secteur d’augmenter l’offre de gaz naturel et de réduire les coûts.

    On se posait encore il y a peu la question de savoir si la priorité doit aller à la préservation de l’environnement ou si notre focus doit porter sur l’innovation en matière d’IA ? La réponse semble être claire du côté du Texas dont les autorités ont validé un projet de construction d’une centrale électrique au gaz pour un datacenter d’Amazon qu’elles autorisent à polluer à hauteur de 33 millions de tonnes de gaz à effet de serre par an. En cela, la centrale d’une puissance annoncée de 7,65 gigawatts est susceptible de devenir la plus grade source d’émissions de gaz à effet de serre aux USA.

    Le secteur américain de l'IA manque d'énergie pour alimenter ses centres de données. Elon Musk prévoit de surmonter cette pénurie en fabriquant ses propres composants de turbines à gaz via SpaceX. Cette initiative vise à contourner un goulot d'étranglement industriel majeur en produisant des pièces complexes jusqu'alors réservées à un petit nombre de spécialistes mondiaux. Mais cette accélération technologique soulève de graves inquiétudes environnementales et sanitaires en raison des polluants rejetés par ces installations. Elon Musk se heurte à l'opposition farouche des communautés locales, tandis que son chatbot Grok fait l'objet de controverses.

    Et vous ?

    Pensez-vous que cette information est crédible ou pertinente ?
    Quel est votre avis sur le sujet ?

    Voir aussi :

    La nouvelle centrale électrique au gaz du datacenter IA d'Amazon au Texas, d'une puissance de 7,65 GW, peut devenir la plus grande source d'émissions de CO2 aux USA, avec jusqu'à 33 millions de tonnes par an

    La consommation électrique des centres de données de Google double en quatre ans, pour atteindre 30,8 millions de MWh en 2024, et il reste difficile d'atteindre une alimentation sans carbone 24 h/24 et 7 j/7

    Les centres de données causent des dommages cachés à l'environnement et à la santé publique, ce qui coûte 25 milliards de dollars à l'économie chaque année, mais de nouveaux projets continuent de voir le jour
    Publication de communiqués de presse en informatique. Contribuez au club : corrections, suggestions, critiques, ... Contactez le service news et Rédigez des actualités

  5. #265
    Communiqués de presse

    Homme Profil pro
    Rédacteur technique
    Inscrit en
    Avril 2025
    Messages
    967
    Détails du profil
    Informations personnelles :
    Sexe : Homme
    Localisation : France, Paris (Île de France)

    Informations professionnelles :
    Activité : Rédacteur technique

    Informations forums :
    Inscription : Avril 2025
    Messages : 967
    Par défaut Les centres de données de l'Oregon en chiffres : 111 installations consomment près d'un quart de l'électricité
    Les centres de données de l'Oregon consomment près de 25 % de l'électricité de l'État, et pire encore : 32 centres de données supplémentaires sont prévus ou en cours de construction dans l'État

    n nouveau rapport publié par ECOnorthwest et l’université de Virginie, financé par la fondation Lemelson, une association à but non lucratif basée à Portland, quantifie des données fondamentales mais difficiles à trouver. Il précise notamment le nombre de centres de données que compte actuellement l’État (111), les projets en cours de réalisation (32), leur impact sur l’emploi (2 630 emplois directs) et leur consommation d’énergie (environ 23 % des ventes d’électricité au détail dans tout l’État en 2025). Le rapport met en évidence les lacunes dans les informations disponibles concernant l’impact des centres de données sur l’économie de l’État et les communautés dans lesquelles ils opèrent.

    En juillet 2026, un rapport a révélé que le comté de Henrico, en Virginie, fait face à une crise énergétique majeure en raison de la multiplication des centres de données sur son territoire. Face à une augmentation prévue de 25 % des tarifs d'électricité, les autorités locales ont demandé aux écoles et aux employés municipaux de réduire drastiquement leur consommation. Cette hausse tarifaire devrait coûter environ cinq millions de dollars supplémentaires au budget public pour 2027. Bien que la région compte déjà 37 infrastructures numériques massives, de nombreux autres projets de centres de données sont en cours de développement, et ce, malgré l'hostilité croissante des collectivités locales.

    Cette situtation est dû à une forte demande énergétique des centres de données dédiés à l'IA. Selon un rapport, la demande massive de l'industrie de l'IA en turbines à gaz a provoqué une pénurie inattendue. Cette pression dépasse largement les capacités de production des géants industriels comme GE Vernova, dont les carnets de commandes sont complets jusqu'en 2031 au moins. Cela provoque une explosion des coûts de l'électricité et force les opérateurs à prolonger l'usage du charbon ou à se tourner vers des moteurs de secours. Malgré la pollution générée par les énergies fossiles, ce déficit est considéré comme le principal obstacle au développement de l'IA aux États-Unis. De nombreux projets numériques risquent d'être abandonnés ou retardés.

    Récemment, un nouveau rapport publié par ECOnorthwest et l’université de Virginie, financé par la fondation Lemelson, une association à but non lucratif basée à Portland, quantifie des données fondamentales mais difficiles à trouver. Il précise notamment le nombre de centres de données que compte actuellement l’État (111), les projets en cours de réalisation (32), leur impact sur l’emploi (2 630 emplois directs) et leur consommation d’énergie (environ 23 % des ventes d’électricité au détail dans tout l’État en 2025).

    « L’Oregon dispose déjà d’un marché important de centres de données, avec 111 installations opérationnelles représentant environ 22,1 millions de pieds carrés de surface brute de construction », ont écrit les auteurs du rapport dans leurs principales conclusions, communiquées en exclusivité à l’OPB avant la publication. « 32 installations supplémentaires sont identifiées comme étant prévues ou en cours de construction, ce qui représente environ 6,9 millions de pieds carrés de développement futur potentiel. »


    Mais, ce qui est peut-être plus important encore, le rapport met en évidence les lacunes dans les informations disponibles concernant l’impact des centres de données sur l’économie de l’État et les communautés dans lesquelles ils opèrent. Les auteurs du rapport ont constaté que les sources de données relatives à la consommation d’eau et à d’autres informations nécessaires à l’analyse de l’impact des installations sur les paysages et les communautés environnantes étaient incohérentes, incomplètes ou indisponibles.

    Terry Wirkkala, directeur de projet et économiste appliqué chez ECOnorthwest, a déclaré à l’OPB que cette étude visait à informer le public à un moment où les centres de données font l’objet d’un vif débat. Ces dernières années, des allègements fiscaux ont contribué à stimuler le développement des centres de données dans des États comme l’Oregon. Mais au cours des derniers mois, les collectivités locales ont envisagé ou mis en place des moratoires sur ces installations, les centres de données devenant un enjeu majeur à l’approche des élections de novembre.

    Wirkkala a indiqué que l’une des principales conclusions du rapport d’ECOnorthwest est que l’Oregon compte en réalité deux marchés distincts pour les centres de données. « La partie est de l’État est actuellement plus développée que la partie ouest », a déclaré M. Wirkkala, « mais à l’avenir, le développement sera plus important dans la partie ouest de l’État que dans la partie est. » C’est dans l’est de l’Oregon que se concentrent les grands centres de données hyperscale, souvent plus vastes que plusieurs terrains de football. Les centres de données prévus, situés pour la plupart dans l’ouest de l’État, sont beaucoup plus petits, souvent utilisés par plusieurs entreprises qui louent de l’espace, et peuvent être hébergés au sein de locaux abritant également des bureaux.

    Le rapport rappelle les appels à freiner l'essor de ses centres de données IA dans le monde. En Europe, la société danoise Grundfos a notamment tiré la sonnette d'alarme sur la pression critique sur les ressources hydriques et énergétiques de l'Europe. Elle a souligné l'urgence pour l'Europe de réguler l'expansion massive des centres de données afin de préserver ses ressources vitales. La consommation d'électricité et d'eau de ces installations menace de saturer les infrastructures locales d'ici d'ici 2030. Grundfos a préconisé l'adoption de normes d'efficacité énergétique strictes et de solutions de refroidissement durables pour concilier souveraineté numérique et respect de l'environnement. Toutefois, selon les critiques, de nouvelles réglementations ralentiraient l'Europe dans la course à l'IA.

    Source : Rapport d'ECOnorthwest et de l'Université de Virginie

    Et vous ?

    Pensez-vous que ce rapport est crédible ou pertinent ?
    Quel est votre avis sur le sujet ?

    Voir aussi :

    Les centres de données américains spécialisés dans l'IA devraient devenir le cinquième consommateur mondial de gaz naturel d'ici 2035, dépassant l'Allemagne et le Japon réunis

    « Que les données règnent » : Trump et les milliardaires de la tech lancent une campagne pour sauver les centres de données IA, après le blocage de projets estimés à 130 milliards de dollars

    La face cachée du cloud : des chercheurs traquent les data centers fantômes qui alimentent la course à l'IA, ce que l'opacité des data centers dit des limites actuelles de la régulation technologique
    Publication de communiqués de presse en informatique. Contribuez au club : corrections, suggestions, critiques, ... Contactez le service news et Rédigez des actualités

  6. #266
    Communiqués de presse

    Homme Profil pro
    Rédacteur technique
    Inscrit en
    Avril 2025
    Messages
    967
    Détails du profil
    Informations personnelles :
    Sexe : Homme
    Localisation : France, Paris (Île de France)

    Informations professionnelles :
    Activité : Rédacteur technique

    Informations forums :
    Inscription : Avril 2025
    Messages : 967
    Par défaut L’essor des centres de données dédiés à l’IA se heurte à une résistance croissante
    L'essor des centres de données dédiés à l'IA se heurte à une résistance croissante : l'opposition locale a bloqué 45 projets de centres de données d'une valeur de 68 milliards $ au deuxième trimestre 2026

    La ruée des États-Unis pour construire les infrastructures nécessaires à l’IA se heurte à une force que l’argent ne peut pas facilement faire taire : l’opposition locale. Des projets de centres de données d’une valeur d’environ 68 milliards de dollars ont été bloqués ou retardés en seulement trois mois, les communautés s’opposant à l’appétit croissant du secteur en matière d’électricité, d’eau et de terrains. Le groupe de recherche Data Centre Watch a recensé 45 projets affectés entre avril et juin. Cette résistance ajoute une contrainte supplémentaire à un secteur déjà confronté à des pénuries de puces et à des problèmes de financement.

    L'opposition aux centres de données a atteint un niveau record en 2026, les opposants ayant réussi à bloquer ou à retarder des projets d'une valeur de près de 130 milliards de dollars au cours du premier trimestre, selon une étude de Data Center Watch. L'organisation a également révélé dans son rapport que le nombre de groupes d'opposition actifs avait doublé par rapport à l'année précédente, pour atteindre 833 dans 49 États. Cette tendance met en évidence les obstacles de plus en plus importants auxquels se heurte l'expansion des infrastructures d'intelligence artificielle (IA) aux États-Unis.

    Un rapport a confirmé que la ruée des États-Unis pour construire les infrastructures nécessaires à l’IA se heurte à une force que l’argent ne peut pas facilement faire taire : l’opposition locale. Des projets de centres de données d’une valeur d’environ 68 milliards de dollars ont été bloqués ou retardés en seulement trois mois, les communautés s’opposant à l’appétit croissant du secteur en matière d’électricité, d’eau et de terrains. Le groupe de recherche Data Centre Watch a recensé 45 projets affectés entre avril et juin. Le groupe a également constaté que les législateurs d’une trentaine d’États avaient proposé ou adopté des réglementations concernant l’implantation des centres de données, leur consommation d’électricité et leur utilisation de l’eau.

    L’ampleur du phénomène est remarquable, car les entreprises spécialisées dans l’IA ont considéré la capacité de calcul comme une course où la vitesse prime sur presque tout le reste. Microsoft, Google, Meta, Amazon et un nombre croissant d’opérateurs cloud spécialisés tentent de s’assurer des sites, des puces et de l’énergie avant leurs concurrents. Mais une installation prévue nécessite tout de même un raccordement au réseau électrique, des autorisations et une communauté disposée à vivre à proximité.

    Les habitants ne s’opposent pas seulement à des coûts environnementaux abstraits. Les grandes installations peuvent nécessiter de nouvelles lignes de transport d’électricité, consommer d’importantes quantités d’eau pour le refroidissement et fonctionner 24 heures sur 24. Les communautés craignent que les ménages ne voient leurs factures d’électricité augmenter, tandis qu’une grande partie de la valeur économique revient à des entreprises technologiques situées ailleurs.

    Les promoteurs promettent souvent des travaux de construction, des recettes fiscales et des investissements. La difficulté réside dans le fait que les centres de données emploient relativement peu de personnes une fois la construction achevée. Cela rend le compromis plus difficile à faire accepter lorsqu’un projet s’accompagne également de nuisances sonores, d’infrastructures lourdes et d’une concurrence pour une énergie limitée.

    Cela ne signifie pas pour autant que le développement de l’IA va s’arrêter. Cela signifie que les entreprises devront peut-être payer davantage pour une production d’électricité plus propre, un refroidissement en circuit fermé, la modernisation du réseau électrique et des avantages directs pour les communautés d’accueil. Les projets pourraient également s’orienter vers des régions disposant d’une énergie abondante ou être repensés autour d’installations plus petites et plus décentralisées.

    Cette résistance ajoute une contrainte supplémentaire à un secteur déjà confronté à des pénuries de puces et à des problèmes de financement. La couverture de l’expansion des centres de données dédiés à l’IA a montré à plusieurs reprises que le calcul devient autant une question d’énergie et d’infrastructures qu’une question de logiciels. Le chiffre de 68 milliards de dollars représente donc bien plus qu’un simple décompte des constructions retardées. C’est un avertissement : la prochaine phase de l’IA ne pourra pas se construire uniquement à coups d’annonces faites dans les salles de réunion. Les entreprises auront besoin du consentement du public, de plans environnementaux crédibles et d’une meilleure réponse lorsque les communautés demanderont ce qu’elles recevront en échange.

    Mais les protestations contre les centres de données, portés par l’explosion des besoins en intelligence artificielle et les ambitions de chaque pays d’être représentatif dans la filière, se multiplient à l’échelle mondiale. Les opposants dénoncent l'impact environnemental de ces infrastructures, pointant du doigt leur surconsommation d'électricité et d'eau. En France, des oppositions concrètes sont visibles dans des zones comme Petit-Landau, près de Grenoble, ou encore en Île-de-France (Vitry-sur-Seine, Wissous, Le Bourget).

    Source : Groupe de recherche Data Center Watch

    Et vous ?

    Pensez-vous que ce rapport est crédible ou pertinent ?
    Quel est votre avis sur le sujet ?

    Voir aussi :

    Un comté comptant 37 centres de données demande aux écoles de « faire des économies d'électricité » pour faire face à la hausse drastique des coûts de l'énergie provoquée par l'appétit énergétique de l'IA

    « Que les données règnent » : Trump et les milliardaires de la tech lancent une campagne pour sauver les centres de données IA, après le blocage de projets estimés à 130 milliards de dollars

    142 manifestations contre les centres de données IA ont eu lieu dans 42 États US, alors que l'opposition s'intensifie les organisateurs qualifiant ces projets d'atteinte inacceptable à la liberté
    Publication de communiqués de presse en informatique. Contribuez au club : corrections, suggestions, critiques, ... Contactez le service news et Rédigez des actualités

  7. #267
    Membre confirmé
    Homme Profil pro
    Architecte réseau
    Inscrit en
    Février 2024
    Messages
    469
    Détails du profil
    Informations personnelles :
    Sexe : Homme
    Âge : 46
    Localisation : Allemagne

    Informations professionnelles :
    Activité : Architecte réseau

    Informations forums :
    Inscription : Février 2024
    Messages : 469
    Par défaut
    Dans une tour humide à circuit fermé, la consommation d'eau (évaporation+ bleed off) est quand-même de 2000 litres par MWh de chaleur évacuée.

    Le centre de données de Google prévu à Châteauroux (1 GW sur 195 hectares) équivaut à la consommation annuelle de 13 ménages chaque heure, ou autant qu'une ville comme Dijon, Orléans, Nancy ou Clermont-Ferrand chaque année.

  8. #268
    Chroniqueur Actualités
    Avatar de Anthony
    Homme Profil pro
    Rédacteur technique
    Inscrit en
    Novembre 2022
    Messages
    2 390
    Détails du profil
    Informations personnelles :
    Sexe : Homme
    Localisation : France, Gironde (Aquitaine)

    Informations professionnelles :
    Activité : Rédacteur technique

    Informations forums :
    Inscription : Novembre 2022
    Messages : 2 390
    Par défaut Les Américains se montrent de plus en plus sceptiques quant aux répercussions négatives des centres de données
    Depuis début 2026, les Américains se montrent de plus en plus sceptiques quant aux éventuelles répercussions environnementales et économiques des centres de données, selon Pew Research

    Le soutien des Américains aux centres de données dédiés à l’intelligence artificielle (IA) s’érode rapidement. Une nouvelle enquête du Pew Research Center menée auprès de plus de 10 500 adultes américains a révélé que 54 % d’entre eux considèrent désormais ces infrastructures comme « globalement néfastes » pour l’environnement, ce qui représente une forte hausse par rapport aux 39 % enregistrés en janvier 2026. Seuls 4 % d’entre eux y voient un quelconque impact positif. La confiance dans les promesses d’emploi s’effrite également, les perceptions négatives ayant presque doublé depuis le début de l'année. Ce mouvement de rejet touche aussi bien les démocrates que les républicains et survient en pleine période des élections de mi-mandat aux États-Unis, alors que le président Donald Trump prône une croissance agressive des infrastructures d’IA à l’échelle nationale.

    L'érosion du soutien populaire en faveur des centres de données IA se traduit déjà par des conséquences concrètes sur le terrain. Un rapport récent de Data Centre Watch a en effet révélé que l'opposition locale avait bloqué 45 projets de centres de données d'une valeur de 68 milliards de dollars au cours du deuxième trimestre 2026. Le groupe de recherche a également constaté que des législateurs d'une trentaine d'États proposaient ou adoptaient de nouvelles réglementations encadrant l'implantation, la consommation énergétique et l'usage de l'eau de ces infrastructures.

    À l'approche des élections de mi-mandat aux États-Unis et alors que les centres de données d'IA occupent une place de plus en plus importante dans le débat politique, une nouvelle étude du Pew Research Center révèle que l'opinion des Américains à l'égard de ces installations est devenue encore plus négative au fil de l'année 2026.

    Réalisée auprès de plus de 10 500 adultes américains, cette étude a révélé que seuls 4 % d'entre eux considéraient que les centres de données avaient un impact positif sur l'environnement, les dépenses énergétiques des ménages et la qualité de vie des habitants de la région. À l'inverse, plus de la moitié (54 %) estimaient qu'ils étaient « plutôt néfastes » pour l'environnement, contre 39 % en janvier 2026, soit environ six mois auparavant, ce qui témoigne d'une augmentation marquée en très peu de temps.

    Nom : pew research data center americains.png
Affichages : 962
Taille : 33,4 Ko

    Les citoyens américains se tournent de plus en plus contre les centres de données IA

    En réalité, les Américains estiment que les centres de données américains ont un impact plus négatif qu’auparavant sur les dépenses énergétiques des ménages (50 %), la qualité de vie (49 %) et les recettes fiscales locales (21 %).

    Et alors que les hyperscalers promettent tous de créer des centaines, voire parfois des milliers d’emplois permanents, en plus des milliers d’emplois temporaires liés à la construction au niveau local, les habitants commencent même à ne plus croire à ces promesses. Il est intéressant de noter que la proportion de ressortissants considérant que les centres de données ont un impact globalement négatif sur l’emploi local a augmenté de neuf points de pourcentage, passant de 15 % au début de l’année 2026 à 24 % à la mi-année.

    Les avis sont désormais majoritairement partagés : 24 % des personnes interrogées considèrent que ces projets ont un impact globalement négatif sur l’emploi, tandis que 22 % estiment qu’ils ont un impact globalement positif. Cela signifie qu’une proportion non négligeable d’Américains – comprise entre 18 % et 32 % selon les sujets abordés – reste indécise quant à l’impact des centres de données.

    Les opinions évoluent

    Aujourd'hui, trois Américains sur cinq déclarent qu'ils ne seraient pas très à l'aise, voire pas du tout à l'aise, à l'idée qu'un nouveau centre de données soit implanté dans leur région. Les habitants des zones rurales sont plus enclins qu'auparavant à avoir une perception négative de ces projets, sans doute parce que de plus en plus de projets sont approuvés dans des zones périurbaines où l'espace est moins limité.

    L'étude se penche également sur les implications politiques, confirmant que les Américains sont de plus en plus préoccupés par les centres de données, tous profils confondus, qu'il s'agisse de l'âge, du sexe, du niveau d'études ou de l'appartenance politique. Si les démocrates ont globalement davantage tendance à avoir une opinion négative, les partisans des deux grands partis sont en réalité devenus plus mécontents tout au long de l'année 2026.

    On peut sans doute considérer que l'une des principales conclusions de ce rapport ne réside pas nécessairement dans l'origine de cette division ni dans la question de savoir si les Américains s'inquiètent des répercussions environnementales, sociales ou économiques, mais plutôt dans la rapidité avec laquelle les sentiments négatifs se sont amplifiés en à peine plus de six mois. Tout cela se déroule bien sûr à un moment crucial sur le plan politique pour les États-Unis.

    Alors que le président Trump continue de plaider en faveur du développement de l’IA et de la construction de centres de données afin que le pays devienne un leader mondial, de plus en plus d’États et de régions imposent des interdictions temporaires afin de réévaluer la législation et les répercussions locales, y compris le Texas lui-même – où se trouve le gigantesque projet « Stargate » d’OpenAI.

    Annonce du Pew Research Center

    Le communiqué du Pew Research Center, daté du 22 septembre 2026, fait état d’une préoccupation croissante aux États-Unis concernant les répercussions environnementales et économiques des centres de données. Une majorité des Américains interrogés dans le cadre de l'enquête évoquent des impacts négatifs sur l’environnement, les coûts énergétiques et la qualité de vie dans les environs. Les points clés de ce communiqué sont présentés ci-dessous.

    « Depuis le début de l'année, les Américains se montrent de plus en plus sceptiques quant aux éventuelles répercussions environnementales et économiques des centres de données. Et selon un nouveau sondage du Pew Research Center, une majorité d'entre eux affirment qu'ils se sentiraient mal à l'aise si un nouveau centre de données venait à être mis en service dans leur région.

    Cette enquête intervient alors que les manifestations contre la construction de nouveaux centres de données se multiplient et que certains responsables politiques régionaux et locaux se sont prononcés contre ces installations. De son côté, le président Donald Trump s'est toujours montré un fervent défenseur des centres de données.

    Plus de la moitié des Américains (54 %) estiment désormais que les centres de données ont un impact globalement négatif sur l'environnement, contre 39 % en janvier. La moitié d'entre eux estiment qu'ils ont un impact négatif sur la facture énergétique des ménages, contre 38 % auparavant. Et 49 % considèrent qu'ils nuisent à la qualité de vie des riverains, contre 30 % auparavant. Ce nouveau sondage a été réalisé du 20 juillet au 9 août [2026] auprès de 10 548 adultes américains.

    Seuls 4 % des Américains estiment que les centres de données ont un impact globalement positif dans chacun de ces domaines. »

    Face à cette contestation grandissante, le secteur technologique et ses soutiens politiques ont riposté par une vaste opération de communication. Donald Trump et plusieurs milliardaires de la tech financent en effet actuellement une vaste campagne publicitaire destinée à sauver les centres de données IA et à contrer l'opposition citoyenne. Le groupe de pression « Build American AI » investit des millions de dollars dans des États stratégiques afin de mettre en avant les retombées économiques et les créations d'emplois promises par le secteur. Une offensive qui intervient alors que de nombreux projets sont bloqués ou retardés, faisant de cette question un enjeu central des élections de mi-mandat.

    Source : Enquête du Pew Research Center

    Et vous ?

    Quel est votre avis sur le sujet ?
    Trouvez-vous les conclusions de cette étude du Pew Research Center crédibles ou pertinentes ?

    Voir aussi :

    Les opposants aux centres de données ont bloqué ou retardé 75 projets représentant près de 130 milliards de $ en 2026, et le nombre de groupes d'opposition actifs a plus que doublé pour atteindre 833

    142 manifestations contre les centres de données IA ont eu lieu dans 42 États US, alors que l'opposition s'intensifie les organisateurs qualifiant ces projets d'atteinte inacceptable à la liberté

    Les protestations contre les datacenters, portés par l'explosion des besoins en IA et les ambitions de chaque pays d'être représentatif dans la filière, se multiplient à l'échelle mondiale
    Contribuez au club : corrections, suggestions, critiques, ... Contactez le service news et Rédigez des actualités

  9. #269
    Chroniqueur Actualités

    Homme Profil pro
    Rédacteur technique
    Inscrit en
    Juin 2023
    Messages
    2 139
    Détails du profil
    Informations personnelles :
    Sexe : Homme
    Localisation : Bénin

    Informations professionnelles :
    Activité : Rédacteur technique
    Secteur : High Tech - Éditeur de logiciels

    Informations forums :
    Inscription : Juin 2023
    Messages : 2 139
    Par défaut Un opérateur de centres de données écope d'une amende pour avoir exploité illégalement des générateurs à gaz
    Le New Jersey inflige une amende de 1,1 million à un opérateur de centres de données pour avoir exploité illégalement 62 générateurs à gaz polluants
    à proximité de zones résidentielles

    L'État du New Jersey a récemment imposé une amende de 1,1 million de dollars à DataOne pour avoir exploité illégalement des dizaines de générateurs à gaz. Cette fraude environnementale a été révélée grâce à des images capturées par drone, montrant des installations polluantes fonctionnant sans les permis requis à proximité de zones résidentielles. Les résidents jugent toutefois cette sanction financière dérisoire face à la puissance économique des Big Tech. Ils s'inquiètent des risques sanitaires et dénoncent une violation majeure de la loi sur la pollution de l'air et un manque de transparence de la part de l'opérateur de centre de données.

    La protestation contre les centres de données dédiés à l'IA est devenue plus virulente ces derniers mois. Face à cette hostilité croissante, certains opérateurs choisissent la voie de la ruse. L'État du New Jersey a imposé une amende de 1,1 million de dollars à DataOne, exploitant d'un centre de données situé à Vineland, pour avoir installé et fait fonctionner secrètement 62 générateurs à gaz en violation de la réglementation sur la pollution de l'air.

    Cette infraction a été mise au jour grâce à une enquête menée par The Guardian et Floodlight News, dont les images thermiques capturées par drone ont prouvé que 45 générateurs tournaient simultanément sans aucun permis. Les installations de DataOne affichaient une capacité totale de 1 982 kilowatts.

    Cette consommation représenterait plus de 50 fois le seuil légal de 37 kilowatts à partir duquel une autorisation est obligatoire. Selon le département de la Protection de l'environnement du New Jersey, ces équipements émettent du dioxyde de carbone, du monoxyde de carbone et des oxydes d'azote, ainsi que des polluants atmosphériques. Ces polluants peuvent provoquer des crises d'asthme, des problèmes cardiaques ou des décès prématurés.

    L'origine de la découverte et les inquiétudes de la population

    Les promesses de rendements colossaux de l'IA générative poussent les acteurs à prendre des risques. L'existence de ces générateurs clandestins a d'abord été décelée par un agriculteur local qui photographiait un terrain de golf voisin et a aperçu ces structures sur des prises de vue aériennes. Lors de leur inspection en juillet 2026, les agents de l'État ont découvert des unités de la taille de semi-remorques qu'il était impossible de manquer.


    Ce centre de données, qui alimente les systèmes d'IA de Microsoft tels que Copilot, se trouve à proximité immédiate de terres agricoles, de zones résidentielles et de deux écoles. La proximité de ces installations suscite une forte inquiétude chez les riverains quant à la qualité de l'air et aux nuisances sonores.

    Tiffany Leone-Vespa, une résidente du quartier depuis 18 ans, a exprimé ses inquiétudes : « qu'avons-nous respiré depuis qu'ils font fonctionner ces générateurs sans permis ? » Ed Potosnak, commissaire du département de la Protection de l'environnement (DEP) du New Jersey, s'est félicité de cette mesure corrective sévère et a ajouté que « les centres de données ne seraient pas construits ni exploités en toute impunité dans cet État ».

    Un porte-parole de DataOne a indiqué que l'entreprise contestait la sanction, mais qu'elle allait déposer une demande de permis temporaire sous 45 jours, tout en préparant une transition vers des générateurs à combustible plus silencieux et moins polluant. Cependant, cette mesure ne satisfait pas les associations locales telles que Sustain SJ, qui demandent l'arrêt immédiat des générateurs pendant la période d'instruction du dossier.

    Parallèlement à cette demande, de nombreux habitants jugent cette amende « dérisoire » au regard des moyens financiers colossaux de l'entreprise. Un résident, Steve Brown, a estimé qu'il s'agissait d'une stratégie coutumière s'apparentant à « ne demandez pas la permission, demandez pardon plus tard ». Dans le Mississippi, un centre de données de xAI fonctionne grâce à 27 turbines à gaz qui rejettent des polluants dans l’atmosphère.

    Les mouvements de contestation gagnent le monde entier

    Aux États-Unis comme ailleurs dans le monde, l’implantation des centres de données destinés à l'IA s’accompagne de problèmes et d’une opposition croissante de la part de la population. Bien qu'il s'agisse de la plus forte pénalité jamais infligée à un opérateur de centres de données dans le New Jersey, l'affaire s'inscrit dans un contexte plus large où plus de 80 projets de centres de données sont prévus ou en cours de construction dans la région.

    La mobilisation citoyenne ont poussé l'État à faire marche arrière sur certains soutiens financiers, et a entrainé le vote d'une loi supprimant 250 millions de dollars d'incitations fiscales accordées à ce secteur en plein essor. Face à ces violations et au manque de transparence déploré par les riverains, les militants écologistes réclament désormais l'instauration d'un moratoire à l'échelle de l'État sur la construction de tout nouveau centre de données.

    L'IA suscite une inquiétude grandissante au sein de la population occidentale, provoquant de vives oppositions. Aux États-Unis, les protestations ont déjà fait échouer des projets de centres de données d'une valeur de plus de 100 milliards de dollars, et jusqu'à 40 % des électeurs souhaiteraient même voir l'IA bannie de la plupart des secteurs industriels. Des politiques ont perdu des élections en raison de leur soutien aux centres de données.

    Selon un rapport récent, des projets de centres de données évalués à 68 milliards de dollars ont été bloqués ou retardés en seulement trois mois. Data Centre Watch a recensé 45 projets affectés entre avril et juin. Le groupe a également constaté que les législateurs d’une trentaine d’États avaient proposé ou adopté des réglementations concernant l’implantation des centres de données, leur consommation d’électricité et leur utilisation de l’eau.

    Le Texas a suspendu les raccordements au réseau électrique des nouveaux centres de données d'IA afin de protéger le réseau contre les surcharges, ainsi que la qualité de vie des Texans. « Notre priorité absolue est de protéger la sécurité et la qualité de vie des Texans », a déclaré Greg Abbott, le gouverneur de l'État.

    L’impact environnemental colossal des centres de données

    Amazon est en train de construire une centrale électrique au gaz naturel de 7,65 gigawatts dans le comté de Pecos, au Texas, afin d'alimenter son nouveau centre de données d'IA. Équipée de 35 turbines, cette grande installation a reçu l'autorisation d'émettre jusqu'à 33 millions de tonnes de dioxyde de carbone par an, ce qui représente un volume d'émissions prévisionnel supérieur à celui de n'importe quelle autre centrale électrique du pays.

    En autorisant un tel niveau de pollution pour soutenir l'IA, les autorités texanes illustrent une tendance lourde où l'innovation semble l'emporter sur l'écologie. Pour certains critiques , ce projet soulève une question cruciale : faut-il donner la priorité à l'environnement ou à l'innovation et la souveraineté numérique ?

    L'essor de l'IA génère des besoins énergétiques et hydriques massifs qui pèsent lourdement sur l'environnement. Aux États-Unis, la Virginie se place en tête des États les plus polluants en raison d'une concentration mondiale record de centres de données, suivie par le Texas, la Californie et l'Ohio. En France, le plus grand centre de données du pays, situé à La Courneuve, consomme à lui seul autant d'électricité qu'une ville de 50 000 habitants.

    L'implantation de ces infrastructures suscite une opposition locale de plus en plus structurée et déterminée à travers le monde. Les opposants dénoncent non seulement la consommation d'eau et d'électricité, mais aussi l'artificialisation de terres agricoles et naturelles. Aux États-Unis, 69 collectivités locales bloquent actuellement les nouvelles constructions de centres de données, et une ville californienne a voté leur interdiction définitive.

    Le désastre sanitaire causé par les centres de données d'IA

    Une étude a quantifié ces impacts en dollars via des indicateurs comme le coût social du carbone, mesurant le préjudice économique de chaque tonne de CO2 émise. Il en résulte que le coût réel des centres de données dépasse largement leur prix d'achat. Il ne s'agit pas d'argent, mais de la santé des personnes vivant à proximité. En 2025, les dommages environnementaux causés par les centres de données ont coûté 25 milliards de dollars à l'économie.

    Environ 3,7 milliards sont directement liés aux activités d'IA menées dans ces centres. Selon le rapport de l'étude, ce coût représente une externalité, c'est-à-dire une conséquence indirecte de l'activité économique qui impose des coûts à des tiers n'étant pas directement impliqués dans l'activité initiale.

    Ces chiffres ne correspondent pas à des dépenses médicales directes ou à des impôts, mais reflètent la valeur économique attribuée à la réduction de l'espérance de vie et aux décès prématurés causés par l'impact environnemental de ces installations. L'auteur indique : « en ce qui concerne la consommation électrique des centres de données, les coûts externes liés à la production d’électricité sont supportés par les consommation exposés aux PM2,5 ».

    Il fait notamment référence aux particules fines inhalables qui peuvent présenter de graves risques pour la santé des communautés locales, notamment des maladies pulmonaires, des troubles cardiaques et, dans certains cas, des taux plus élevés de mortalité prématurée. « L'impact des gaz à effet de serre, quant à lui, se manifeste sur le long terme et représente donc une externalité supportée par les générations futures », a expliqué l'auteur.

    Source : département de la Protection de l'environnement du New Jersey

    Et vous ?

    Quel est votre avis sur le sujet ?
    Que pensez-vous de l'amende infligée à cet opérateur par le New Jersey ?
    Comment les gouvernements peuvent-ils faire face à la prolifération des centres de données ?

    Voir aussi

    Un comté comptant 37 centres de données demande aux écoles de « faire des économies d'électricité » pour faire face à la hausse drastique des coûts de l'énergie provoquée par l'appétit énergétique de l'IA

    Le Texas suspend les raccordements au réseau électrique des nouveaux centres de données IA afin de protéger le réseau contre les surcharges, ainsi que « la qualité de vie des Texans »

    L'essor des centres de données dédiés à l'IA se heurte à une résistance croissante : l'opposition locale a bloqué 45 projets de centres de données d'une valeur de 68 milliards $ au deuxième trimestre 2026

  10. #270
    Membre confirmé
    Homme Profil pro
    Développeur en systèmes embarqués
    Inscrit en
    Mai 2015
    Messages
    754
    Détails du profil
    Informations personnelles :
    Sexe : Homme
    Âge : 55
    Localisation : Belgique

    Informations professionnelles :
    Activité : Développeur en systèmes embarqués

    Informations forums :
    Inscription : Mai 2015
    Messages : 754
    Par défaut
    Citation Envoyé par Mathis Lucas Voir le message
    La protestation contre les centres de données dédiés à l'IA est devenue plus virulente

    • consommation d’électricité.
    • utilisation de l’eau.


    L'essor de l'IA génère des besoins énergétiques et hydriques massifs qui pèsent lourdement sur l'environnement.
    En 2025, les dommages environnementaux causés par les centres de données ont coûté 25 milliards de dollars à l'économie. Ces chiffres ne correspondent pas à des dépenses médicales directes ou à des impôts, mais reflètent la valeur économique attribuée à la réduction de l'espérance de vie et aux décès prématurés causés par l'impact environnemental de ces installations.

    • particules fines inhalables qui peuvent présenter de graves risques pour la santé des communautés locales,
    • notamment des maladies pulmonaires,
    • des troubles cardiaques et, dans certains cas,
    • des taux plus élevés de mortalité prématurée.
    • L'impact des gaz à effet de serre, quant à lui, se manifeste sur le long terme et représente donc une externalité supportée par les générations futures.
    Ce que l'on ne n'entend pas beaucoup (et/ou que le lien n'est pas fait), c'est que ces dépenses énergétiques (sans même compter la consommation d'eau, une ressource plus rare qu'on ne le croit), s'ajoutent aux dégâts collatéraux des guerres Israël/Palestine/Cisjordanie, Ukraine/Russie et USA/Iran, et font partie de l'équation qui mène à la flambée des prix actuel... De même, cette course à l'IA entraîne des pénuries de RAM et autres composants...

    Bref, beaucoup de dégât dans le monde réel, là où la bulle IA va faire des ravages incalculable, qu'elle perce (chômage, etc) ou pas (pertes d'investissement si éclatement de la bulle). Ajoutons le développement d'armes boostés à l'IA, qui ne font que prolonger les guerres ci-dessus, dont les victimes sont les pauvres bougres qu'on envoie se faire dégommer dès leur arrivée au front.

    Je ne sais pas vous, mais moi, plus le temps passe, plus je pense que l'IA est un cancer qui se généralise. Il serait grand temps de n'en garder que la substantiel moelle, et d'en finir avec le reste. Vœu pieu, je sais, mais qui serait salutaire au plus grand nombre.

    C'est juste mon avis, chacun a le sien et c'est très bien ainsi.
    BàV et Peace & Love.

  11. #271
    lvr
    lvr est déconnecté
    Membre éclairé Avatar de lvr
    Homme Profil pro
    Responsable de projet fonctionnel
    Inscrit en
    Avril 2006
    Messages
    922
    Détails du profil
    Informations personnelles :
    Sexe : Homme
    Localisation : Belgique

    Informations professionnelles :
    Activité : Responsable de projet fonctionnel
    Secteur : Arts - Culture

    Informations forums :
    Inscription : Avril 2006
    Messages : 922
    Par défaut
    Il me semble qu'on soit encore dans un des bons sujets NIMBY.
    Personne ne veut des data centers chez lui, de leur nuisances sonores, de leur pollution, désastre écologique, ...
    Mais tout le monde continue à l'utiliser. Pour tout et pour rien.
    A un moment, va falloir être cohérent et arrêter de les utiliser.

  12. #272
    Membre confirmé
    Homme Profil pro
    Développeur en systèmes embarqués
    Inscrit en
    Mai 2015
    Messages
    754
    Détails du profil
    Informations personnelles :
    Sexe : Homme
    Âge : 55
    Localisation : Belgique

    Informations professionnelles :
    Activité : Développeur en systèmes embarqués

    Informations forums :
    Inscription : Mai 2015
    Messages : 754
    Par défaut oui et non
    Ivr,

    Citation Envoyé par lvr Voir le message
    Il me semble qu'on soit encore dans un des bons sujets NIMBY.
    Personne ne veut des data centers chez lui, de leur nuisances sonores, de leur pollution, désastre écologique, ...
    Mais tout le monde continue à l'utiliser. Pour tout et pour rien.
    A un moment, va falloir être cohérent et arrêter de les utiliser.
    Non, tout le monde ne l'utilise pas (l'IA), et tout le monde ne veut pas les utiliser (les datacenter), mais tout est fait pour nous forcer à cela... L'excès nuit en tout.

  13. #273
    Chroniqueur Actualités
    Avatar de Anthony
    Homme Profil pro
    Rédacteur technique
    Inscrit en
    Novembre 2022
    Messages
    2 390
    Détails du profil
    Informations personnelles :
    Sexe : Homme
    Localisation : France, Gironde (Aquitaine)

    Informations professionnelles :
    Activité : Rédacteur technique

    Informations forums :
    Inscription : Novembre 2022
    Messages : 2 390
    Par défaut Un promoteur de centre de données offre 10k $ aux habitants d'une ville de Pennsylvanie, mais ils s'y opposent
    Tous les habitants d'une ville de Pennsylvanie recevront 10 000 $ si un centre de données y est construit, soit un montant total de 45 millions $, mais ils continuent de s'y opposer

    Northpoint Development, un grand promoteur qui tient absolument à construire un centre de données près d'une ville de Pennsylvanie, aurait proposé à chaque foyer de Hazle Township un chèque de 10 000 dollars, soit un montant total de 45 millions de dollars. Cependant, la plupart des habitants ont refusé ces versements, craignant qu'il ne s'agisse d'une tentative de les soudoyer pour qu’ils acceptent la construction de l'installation. Leurs craintes portent principalement sur la pollution sonore et lumineuse, la baisse de la valeur immobilière et, plus généralement, la peur que le développement de l'intelligence artificielle (IA) entraîne des suppressions d'emplois. Cette résistance s'inscrit dans un mouvement de rejet plus large à l'échelle nationale : un sondage Gallup réalisé en mai 2026 a révélé que les Américains préféreraient accueillir une centrale nucléaire dans leur localité plutôt qu’un centre de données.

    La décision des habitants de Hazle Township témoigne d'un phénomène national bien plus vaste. Selon une étude de Data Center Watch, les opposants aux centres de données ont bloqué ou retardé 75 projets représentant près de 130 milliards de dollars au cours du premier trimestre 2026. Le nombre de groupes d'opposition actifs a lui aussi plus que doublé en un an, pour atteindre 833 groupes répartis dans 49 États, illustrant ainsi les obstacles croissants auxquels se heurte le développement des infrastructures d'IA sur l'ensemble du territoire américain.

    Dans le cadre de la procédure d'obtention des autorisations pour un projet de centre de données situé dans les contreforts des Poconos, la société Northpoint Development a envoyé cet été des courriers aux 10 460 habitants de la commune voisine de Hazle Township, leur proposant de remettre à chaque foyer un chèque à dépenser « comme bon leur semble ».

    D'un montant total de 45 millions de dollars, ces versements constitueraient un coup de pouce considérable pour de nombreux habitants de la ville, où le revenu moyen par foyer s'élève à 60 000 dollars. Ils pourraient s'en servir pour payer six mois de loyer dans un appartement de deux chambres ou pour financer leurs courses ou leur carburant pendant plusieurs mois supplémentaires, selon le Wall Street Journal.

    Mais de nombreux habitants de Pennsylvanie refusent ces indemnités, soupçonnant le promoteur de tenter de les soudoyer pour qu’ils donnent leur accord à la construction d’un centre de données susceptible de générer des nuisances sonores et une pollution lumineuse, ou simplement de contribuer à l’accélération du développement de l’IA, dont ils craignent qu’elle n’entraîne la disparition massive d’emplois.


    Jeff Fasnacht, un enseignant à la retraite qui habite près du site prévu pour le nouveau centre de données, partageait la même inquiétude que de nombreux autres habitants à travers le pays qui s'opposent à la construction de centres de données : une nouvelle forme de syndrome « NIMBY » (Not In My Backyard, « pas dans mon jardin »).

    « 10 000 dollars, ce n'est rien comparé à la chute de la valeur de ma propriété », a déclaré Jeff Fasnacht au Wall Street Journal, tout en dégustant un scotch et un cigare après une partie de golf.

    Ed Negra, un propriétaire à la retraite, a ajouté que l’offre du promoteur pourrait finir par se retourner contre lui, car elle risquait d’inciter les habitants à se pencher sur les inconvénients potentiels du centre de données. « Je pense que ça a l’effet inverse, car la plupart des gens se disent : "Hé, est-ce qu’ils essaient de nous soudoyer ?" », aurait-il déclaré.

    L'opposition aux centres de données s'est tellement renforcée que les gens préféreraient voir une centrale nucléaire s'implanter dans leur quartier plutôt qu'un centre de données, selon un sondage Gallup réalisé en mai 2026.

    Les promoteurs ont déployé des efforts sans précédent pour tenter de convaincre les propriétaires méfiants, en proposant des dizaines de millions de dollars de financement aux écoles locales, aux services de pompiers et à d'autres services.

    Lors de la fête italienne locale organisée dans le canton de Hazle, les habitants ont pu voir une pancarte indiquant « Manèges gratuits offerts par Northpoint », selon le Journal.

    Les versements directs en espèces aux habitants pourraient constituer la tentative la plus audacieuse à ce jour pour rallier l'opinion publique – même si les responsables politiques des deux bords se montrent de plus en plus réticents à l'égard des centres de données, soucieux de satisfaire leurs électeurs en vue de leur réélection.

    Le gouverneur du Texas, Greg Abbott, républicain, a ordonné un gel des autorisations de construction de centres de données, tandis que la gouverneure de New York, Kathy Hochul, démocrate, a décrété un moratoire sans précédent sur la construction de centres de données à grande échelle.

    Le gouverneur démocrate de Pennsylvanie, Josh Shapiro, a signé un décret interdisant les accords de confidentialité entre les collectivités locales et les entreprises exploitant des centres de données, prenant ainsi position contre ce qu’il a qualifié de promoteurs « prédateurs ».

    John Zola, qui habite près de Hazle Township, dans la ville de Sugarloaf, estime que les élus locaux de tout l’État se laissent trop facilement convaincre par les grands promoteurs – et qu’ensuite « les vannes s’ouvrent, et les communes accordent des exonérations fiscales sur dix ans ».

    Brent Miles, directeur marketing de NorthPoint, a expliqué que l’idée des chèques de 10 000 dollars était née à la suite d’une réunion publique l’année dernière, au cours de laquelle des habitants indignés avaient interrogé l’entreprise sur ce qu’ils avaient à gagner du centre de données.

    « Je pense que nous tenons là quelque chose de vraiment novateur, qui répond directement à la question : "Qu’est-ce que ça m’apporte ?" », a déclaré Brent Miles au Journal.

    L'entreprise prévoit également de verser 120 millions de dollars supplémentaires pour soutenir la ville au cours des 15 prochaines années, notamment pour financer un service de police local, a-t-il précisé.

    Charlie Leshko, un ancien agent d’entretien et de nettoyage à la retraite vivant dans une résidence pour seniors, a déclaré au Journal qu’il envisageait d’utiliser ces indemnités pour s’acheter une nouvelle voiture ou verser un apport pour l’achat d’une maison.

    « On ne gagne pas 10 000 dollars tous les jours », a déclaré Charlie Leshko. « J’ai toujours rêvé d’avoir ma propre maison. »

    Carl Majusiak, un ancien ouvrier de fonderie à la retraite, a déclaré qu’il avait lui aussi envisagé ces chèques au départ, mais qu’il avait finalement estimé que cela ne suffisait pas pour compenser le projet immobilier.

    « Au début, je me suis dit : "Bon, d’accord, je vais peut-être y réfléchir" », a expliqué Carl Majusiak, avant de conclure : « Mais j’ai fini par me dire : "On n’a pas besoin de ça par ici." »

    Face à cette contestation grandissante et aux réticences croissantes des habitants et des élus locaux, l'industrie technologique a lancé sa propre contre-offensive. Des milliardaires de la technologie ont ainsi lancé une campagne pour sauver les centres de données IA, portée par le groupe de pression « Build American AI », qui investit massivement dans des États stratégiques afin de mettre en avant les bénéfices économiques et l'emploi générés par ces centres. Un effort de communication qui traduit l'importance prise par ce dossier à l'approche des élections de mi-mandat, alors que de nombreux projets sont toujours bloqués ou retardés à travers le pays.

    Source : Wall Street Journal

    Et vous ?

    Quel est votre avis sur le sujet ?
    Trouvez-vous cette initiative de la société Northpoint Development crédible ou pertinente ?

    Voir aussi :

    54 % des américains considèrent désormais les centres de données IA comme « globalement néfastes » pour l'environnement, une forte hausse par rapport aux 39 % de janvier 2026

    L'essor des centres de données dédiés à l'IA se heurte à une résistance croissante : l'opposition locale a bloqué 45 projets de centres de données d'une valeur de 68 milliards $ au deuxième trimestre 2026

    142 manifestations contre les centres de données IA ont eu lieu dans 42 États US, alors que l'opposition s'intensifie les organisateurs qualifiant ces projets d'atteinte inacceptable à la liberté
    Contribuez au club : corrections, suggestions, critiques, ... Contactez le service news et Rédigez des actualités

  14. #274
    Chroniqueur Actualités

    Homme Profil pro
    Rédacteur technique
    Inscrit en
    Juin 2023
    Messages
    2 139
    Détails du profil
    Informations personnelles :
    Sexe : Homme
    Localisation : Bénin

    Informations professionnelles :
    Activité : Rédacteur technique
    Secteur : High Tech - Éditeur de logiciels

    Informations forums :
    Inscription : Juin 2023
    Messages : 2 139
    Par défaut Amazon veut dépenser un milliard pour apaiser la controverse autour de ses centres de données
    Amazon veut dépenser un milliard pour apaiser la controverse autour de ses centres de données IA, mais essuie encore plus de critiques : ce montant est jugé dérisoire face aux réels problèmes de pollution

    Amazon a annoncé un investissement d'un milliard de dollars sur cinq ans pour apaiser les tensions locales liées à l'expansion de ses centres de données. L'entreprise prétend aussi que les critiques découlent de campagnes de désinformation étrangères. Toutefois, l'association Stand.Earth critique vivement cette initiative qu'elle qualifie de simple opération de contrôle des dégâts, soulignant le manque de transparence et l'impact environnemental désastreux d'une immense centrale électrique au gaz financée par l'hyperscaleur. L'aide financière proposée par Amazon reste dérisoire face aux investissements massifs de la firme et aux réels problèmes de pollution.

    Amazon a récemment annoncé un engagement de plus d'un milliard de dollars sur cinq ans destiné aux collectivités riveraines de ses centres de données aux États-Unis. Le géant du cloud s’est engagé à remédier à leurs impacts sur la consommation d’électricité et d’eau. Amazon, Meta, Oracle et d'autres opérateurs de centres de données font face à une contestation croissante en raison de l'impact environnement catastrophique de leurs infrastructures.

    Selon Matt Garman, PDG d'Amazon Web Services (AWS), les communautés riveraines de leurs installations décideront elles-mêmes de « la répartition de ces fonds entre l'éducation, la formation professionnelle, l'abordabilité de l'énergie, la préservation de l'eau et de l'énergie, et d'autres priorités locales ».

    Amazon promet également que l'implantation de ses infrastructures n'entrainera pas de hausse des factures d'électricité ni d'épuisement des approvisionnements locaux en eau. La firme affirme viser un bilan positif en eau d'ici 2030, tout en assurant que trois quarts de ses projets atteignent déjà cet objectif. En outre, Amazon met fin à l'usage des accords de confidentialité controversé lors de la construction de ses nouveaux centres de données.

    Cette initiative a été saluée pour le gain de transparence qu'elle apporte. Selon un article de blogue publié vendredi par Matt Garman, l’entreprise a déjà investi plus d’un milliard de dollars dans les collectivités accueillant un grand nombre de centres de données au cours des trois dernières années. Cependant, les critiques des centres de données affirment que ces mesures sont très loin de compenser les retombées négatives des centres de données.

    La stratégie défensive d'Amazon face à la compétition technologique

    Le dirigeant d'Amazon a également mis en garde contre la propagation de ce qu’il qualifie de « la désinformation concernant l’impact des centres de données sur l’environnement et les tarifs de l'électricité ». Évoquant des théories similaires à celles du président américain Donald Trump sur « des campagnes de désinformation étrangères », Matt Garman affirme que les adversaires des États-Unis tentent de « nous piéger afin de nous ralentir ».


    En présentant ses engagements, Amazon tente de convaincre l'opinion publique que « la contestation citoyenne contre les centres de données s'appuie sur des contre-vérités ». Par ailleurs, Matt Garman a évoqué les dangers liés à plus de 100 moratoires visant ces centres actuellement à l’étude à travers le pays. Il insiste sur la nécessité de stopper les appels aux moratoires pour éviter que l'IA américaine ne prenne du retard par rapport à la Chine.

    Citation Envoyé par Matt Garman, PDG d'Amazon Web Services

    Si ces mesures sont adoptées, les États-Unis pourraient bien signer leur propre arrêt de mort dans cette course, et les conséquences s’étendraient sur plusieurs générations. En tant que pays, nous ne pouvons pas nous permettre de nous retrouver dans cette situation. Il est urgent de développer ces centres de données, car nous ne sommes pas le seul pays à reconnaître les avantages de l’IA pour l’économie et la sécurité nationale.
    Face à ces annonces, Stand.Earth accuse Amazon de diffuser de la « propagande d'entreprise » et de mener une « tentative désespérée de limiter les dégâts » causés par le développement de ses infrastructures. Le groupe de défense de l'environnement reproche à Amazon de taire son soutien à une centrale au gaz à Pecos, au Texas, qui deviendrait la première source de pollution climatique du pays avec 33 millions de tonnes de rejets par an.

    Stand.Earth conteste également la version d'Amazon selon laquelle « les générateurs de secours restent presque toujours inactifs », rappelant que certaines installations ont tourné au diesel plusieurs jours de suite. Enfin, l'ONG rappelle que l'aide d'un milliard de dollars sur cinq ans représente « une goutte d'eau dans la mer » au regard des 220 milliards de dollars qu'Amazon investit dans les centres de données pour la seule année 2026.

    Craintes liées à l'impact environnemental des centres de données

    L'engagement d'Amazon intervient alors que les centres de données, qui sont les piliers de l'IA et du cloud computing, sont devenus un sujet politique brûlant à l'approche des élections de mi-mandat, les Big Tech se livrant à une course effrénée pour investir davantage dans l'expansion de ces infrastructures informatiques. Les petits centres de données existent depuis des décennies et passent généralement inaperçus aux yeux des résidents.

    Mais l'explosion des chatbots basés sur l'IA a donné naissance à des centres de données d'une taille sans précédent pour pratiquement toutes les villes. Certains d’entre eux éclipsent les stades de football et les usines, et consomment plus d’énergie que de petites villes, une échelle de construction qui inquiète.

    Amazon a déclaré en juillet qu’il prévoyait désormais de consacrer 220 milliards de dollars à des dépenses d’investissement en 2026, notamment pour des centres de données et d’autres investissements technologiques. Ce chiffre est en hausse par rapport à son estimation précédente de 200 milliards de dollars.

    Donald Trump s’est déclaré favorable à la construction de nouveaux centres de données, mais les électeurs se montrent de plus en plus méfiants. Environ 6 Américains sur 10 sont favorables à une limitation du nombre de nouveaux centres de données pouvant être construits, y compris la plupart des démocrates et des républicains. Certains élus américains ayant apporté leur soutien aux centres de données n'ont pas été réélus par les résidents.

    Par ailleurs, une majorité d’Américains se dit « extrêmement » ou « très » préoccupée par l’impact des centres de données sur les prix de l’électricité ou l’approvisionnement en eau dans les communautés où ils sont construits. D'ici 2030, les centres de données représenteront près de 3 % de la consommation électrique mondiale prévue, soit 935 000 milliards de wattheures, selon un rapport de l'Université des Nations Unies publié en juin.

    Les mouvements de contestation gagnent le monde entier

    Aux États-Unis comme ailleurs dans le monde, l’implantation des centres de données destinés à l'IA s’accompagne de problèmes et d’une opposition croissante de la part de la population. Bien qu'il s'agisse de la plus forte pénalité jamais infligée à un opérateur de centres de données dans le New Jersey, l'affaire s'inscrit dans un contexte plus large où plus de 80 projets de centres de données sont prévus ou en cours de construction dans la région.

    La mobilisation citoyenne ont poussé l'État à faire marche arrière sur certains soutiens financiers, et a entrainé le vote d'une loi supprimant 250 millions de dollars d'incitations fiscales accordées à ce secteur en plein essor. Face à ces violations et au manque de transparence déploré par les riverains, les militants écologistes réclament désormais l'instauration d'un moratoire à l'échelle de l'État sur la construction de tout nouveau centre de données.

    L'IA suscite une inquiétude grandissante au sein de la population occidentale, provoquant de vives oppositions. Aux États-Unis, les protestations ont déjà fait échouer des projets de centres de données d'une valeur de plus de 100 milliards de dollars, et jusqu'à 40 % des électeurs souhaiteraient même voir l'IA bannie de la plupart des secteurs industriels. Des politiques ont perdu des élections en raison de leur soutien aux centres de données.

    Selon un rapport récent, des projets de centres de données évalués à 68 milliards de dollars ont été bloqués ou retardés en seulement trois mois. Data Centre Watch a recensé 45 projets affectés entre avril et juin. Le groupe a également constaté que les législateurs d’une trentaine d’États avaient proposé ou adopté des réglementations concernant l’implantation des centres de données, leur consommation d’électricité et leur utilisation de l’eau.

    Le Texas a suspendu les raccordements au réseau électrique des nouveaux centres de données pour protéger le réseau contre les surcharges, ainsi que la qualité de vie des Texans. « Notre priorité absolue est de protéger la sécurité et la qualité de vie des Texans », a déclaré Greg Abbott, le gouverneur de l'État.

    Le désastre sanitaire causé par les centres de données dédiés à l'IA

    Une étude a quantifié ces impacts en dollars via des indicateurs comme le coût social du carbone, mesurant le préjudice économique de chaque tonne de CO2 émise. Il en résulte que le coût réel des centres de données dépasse largement leur prix d'achat. Il ne s'agit pas d'argent, mais de la santé des personnes vivant à proximité. En 2025, les dommages environnementaux causés par les centres de données ont coûté 25 milliards de dollars à l'économie.

    Environ 3,7 milliards sont directement liés aux activités d'IA menées dans ces centres. Selon le rapport de l'étude, ce coût représente une externalité, c'est-à-dire une conséquence indirecte de l'activité économique qui impose des coûts à des tiers n'étant pas directement impliqués dans l'activité initiale.

    Ces chiffres ne correspondent pas à des dépenses médicales directes ou à des impôts, mais reflètent la valeur économique attribuée à la réduction de l'espérance de vie et aux décès prématurés causés par l'impact environnemental de ces installations. L'auteur indique : « en ce qui concerne la consommation électrique des centres de données, les coûts externes liés à la production d’électricité sont supportés par les consommation exposés aux PM2,5 ».

    Il fait notamment référence aux particules fines inhalables qui peuvent présenter de graves risques pour la santé des communautés locales, notamment des maladies pulmonaires, des troubles cardiaques et, dans certains cas, des taux plus élevés de mortalité prématurée. « L'impact des gaz à effet de serre, quant à lui, se manifeste sur le long terme et représente donc une externalité supportée par les générations futures », a expliqué l'auteur.

    Source : Amazon

    Et vous ?

    Quel est votre avis sur le sujet ?
    Que pensez-vous des engagements d'Amazon envers les communautés qui accueillent ses centres de données ?
    Que pensez-vous du montant dérisoire de ces engagements face aux sommes colossales investies dans les centres de données ?

    Voir aussi

    La nouvelle centrale électrique au gaz du datacenter IA d'Amazon au Texas, d'une puissance de 7,65 GW, peut devenir la plus grande source d'émissions de CO2 aux USA, avec jusqu'à 33 millions de tonnes par an

    Le New Jersey inflige une amende de 1,1 million à un opérateur de centres de données pour avoir exploité illégalement 62 générateurs à gaz polluants à proximité de zones résidentielles

    Le plus grand centre de données IA prévu en Californie, qui s'était engagé à ne pas utiliser l'eau du fleuve Colorado, a intenté une action en justice pour obtenir l'accès à 984 000 mètres cubes d'eau par an

  15. #275
    Chroniqueur Actualités

    Homme Profil pro
    Rédacteur technique
    Inscrit en
    Juin 2023
    Messages
    2 139
    Détails du profil
    Informations personnelles :
    Sexe : Homme
    Localisation : Bénin

    Informations professionnelles :
    Activité : Rédacteur technique
    Secteur : High Tech - Éditeur de logiciels

    Informations forums :
    Inscription : Juin 2023
    Messages : 2 139
    Par défaut Un caviardage raté dévoile la consommation colossale d'un centre de données de Google au Nebraska
    Un caviardage raté dévoile la consommation d'un centre de données de Google au Nebraska : 52,65 mégawatts et 49,2 millions de litres d'eau par an
    l'entreprise aurait rasé une zone forestière en Finlande

    Les Big Tech font face à de vives critiques concernant l'impact environnemental de leurs centres de données. Google est accusé d'avoir détruit une vaste zone forestière en Finlande pour implanter un centre de données avant la fin des évaluations écologiques. En outre, des documents divulgués au Nebraska révèlent la consommation réelle des installations de Google, et les importants avantages fiscaux dont l'entreprise devrait bénéficier. De son côté, Microsoft essuie des critiques acerbes pour ses concepts architecturaux prétendument écologiques. Ils sont jugés superficiels et inefficaces en raison de leur dépendance énergétique polluante.

    Les Big Tech affichent régulièrement leurs engagements écologiques, à l'instar de Google dont le site dédié à la durabilité proclame « Rendre l’IA utile à tous, y compris à la planète ». Toutefois, l'essor massif des centres de données nécessaires à l'IA suscite de nombreuses craintes quant à leur impact réel sur l'environnement. Certaines populations locales s'opposent à l'implantation de ces infrastructures informatiques dans leurs communautés.

    Google est cœur d'une nouvelle polémique après de récentes révélations. En Finlande, le projet de centre de données de Google est accusé d'avoir détruit 300 hectares de forêt, soit l'équivalent d'environ 500 terrains de football, avant même qu'une évaluation d'impact environnemental ne soit terminée.

    À partir d'images satellites, Hanna Halmeenpää, présidente de l'Association finlandaise pour la conservation de la nature, a souligné que « des sites naturels qui devraient être protégés ont eux aussi été abattus ». Et Google n'est pas la seule entreprise concernée. Amazon, Meta, Oracle et d'autres opérateurs de centres de données font face à une contestation croissante en raison de l'impact environnement catastrophique de leurs infrastructures.

    Les efforts de Microsoft pour intégrer ses centres de données dans le paysage local en réhabilitant des zones humides et des jardins ont suscité des critiques selon lesquelles ces projets ne font que masquer les effets négatifs de ces installations. Adrian Shelley, directeur pour le Texas de Public Citizen, a qualifié ces démarches de simple maquillage, rappelant que ces installations sont alimentées par des centrales à gaz polluants situées à proximité.

    Selon lui, aucun niveau projet écologique ne peut faire d'une centrale à gaz un voisin souhaitable. Les propres estimations de Microsoft montrent d'ailleurs une hausse de 25 % de ses émissions en 2025, causée principalement par l'expansion de ses centres de données. En réaction, les riverains et citoyens se mobilisent contre ces installations en dénonçant les nuisances sonores, le non-respect des espaces verts et la dégradation de leur cadre de vie.

    Consommation de ressources et incitations fiscales au Nebraska

    Aux États-Unis, la transparence sur l'empreinte énergétique des centres de données fait l'objet de débats intenses. Au Nebraska, un décret oblige ces installations à déclarer chaque année leur impact sur l'eau, le réseau électrique et les infrastructures locales. Google a tenté de masquer ces données pour ses sites de Lincoln, Papillion et Omaha au nom du secret commercial, mais des erreurs de caviardage informatique ont révélé les chiffres réels.

    Nom : Capture d'écran 2026-10-06 225619.png
Affichages : 1232
Taille : 58,4 Ko

    D'après les documents divulgués, le centre d'Agate LLC à Lincoln déclare une demande électrique de pointe de 52,65 mégawatts et une consommation annuelle de 49,2 millions de litres d'eau, soit de quoi remplir environ 20 piscines olympiques. À l'échelle de l'État du Nebraska, les six centres de données ayant soumis leur rapport comptabilisent 2,89 milliards de litres d'eau utilisés sur un an, ce qui équivaut à plus de 1 159 piscines olympiques.

    L'installation la plus gourmande est le site Fireball Group LLC de Google à Papillion, avec 2,07 milliards de litres d'eau. Le caviardage défectueux a aussi mis en lumière d'importantes demandes de remboursement d'impôts sur les ventes dans le cadre du Nebraska Advantage Act. Agate LLC anticipe un remboursement de 56 millions de dollars pour 2025, Fireball LLC attend 40 millions et Westwood Solutions LLC à Omaha sollicite environ 23 millions.

    Le site d'Agate LLC couvre par ailleurs une superficie brute de 2,68 hectares, soit l'équivalent de cinq terrains de football. Selon certains critiques, peut-être que ces cas où les Big Tech semblent étrangement indifférents aux questions environnementales ne devraient pas nous surprendre outre mesure. Après tout, des entreprises comme Google et Microsoft sont cotées en bourse et doivent avant tout rendre des comptes à leurs actionnaires.

    De nombreux citoyens s'opposent à la ruée vers l'IA et à l'expansion des centres de données qui l'accompagne. Au Texas, par exemple, Pamela Griffin, de nombreux citoyens de la ville de Taylor s'opposent à un projet visant à transformer un terrain situé près de leurs habitations en centre de données, arguant qu'un acte notarié de 1999 réservait cet espace à un usage de parc. Selon eux, cette disposition n'a pas été respectée par ce projet.

    La stratégie très controversée de blanchiment d'image d'Amazon

    Amazon a récemment annoncé un engagement de plus d'un milliard de dollars sur cinq ans destiné aux collectivités riveraines de ses centres de données aux États-Unis. Le géant du cloud s’est engagé à remédier à leurs impacts sur la consommation d’électricité et d’eau. Toutefois, l'association Stand.Earth critique vivement cette initiative qu'elle qualifie de simple opération de contrôle des dégâts. Le géant du cloud est accusé d'écoblanchiment.

    Nom : BAU-Chart.png
Affichages : 1131
Taille : 59,3 Ko

    Selon Matt Garman, PDG d'Amazon Web Services (AWS), les communautés riveraines de leurs installations décideront elles-mêmes de « la répartition de ces fonds entre l'éducation, la formation professionnelle, l'abordabilité de l'énergie, la préservation de l'eau et de l'énergie, et d'autres priorités locales ».

    Amazon promet également que l'implantation de ses infrastructures n'entrainera pas de hausse des factures d'électricité ni d'épuisement des approvisionnements locaux en eau. La firme affirme viser un bilan positif en eau d'ici 2030, tout en assurant que trois quarts de ses projets atteignent déjà cet objectif. En outre, Amazon met fin à l'usage des accords de confidentialité controversé lors de la construction de ses nouveaux centres de données.

    Cette initiative a été saluée pour le gain de transparence qu'elle apporte. Selon un article de blogue publié vendredi par Matt Garman, l’entreprise a déjà investi plus d’un milliard de dollars dans les collectivités accueillant un grand nombre de centres de données au cours des trois dernières années. Cependant, les critiques des centres de données affirment que ces mesures sont très loin de compenser les retombées négatives des centres de données.

    Face à ces annonces, Stand.Earth accuse Amazon de diffuser de la « propagande d'entreprise » et de mener une « tentative désespérée de limiter les dégâts » causés par le développement de ses infrastructures. Le groupe de défense de l'environnement reproche à Amazon de taire son soutien à une centrale au gaz à Pecos, au Texas, qui deviendrait la première source de pollution climatique du pays avec 33 millions de tonnes de rejets par an.

    Stand.Earth conteste également la version d'Amazon selon laquelle « les générateurs de secours restent presque toujours inactifs », rappelant que certaines installations ont tourné au diesel plusieurs jours de suite. Enfin, l'ONG rappelle que l'aide d'un milliard de dollars sur cinq ans représente « une goutte d'eau dans la mer » au regard des 220 milliards de dollars qu'Amazon investit dans les centres de données pour la seule année 2026.

    Désastre sanitaire causé par les centres de données dédiés à l'IA

    Une étude a quantifié ces impacts en dollars via des indicateurs comme le coût social du carbone, mesurant le préjudice économique de chaque tonne de CO2 émise. Il en résulte que le coût réel des centres de données dépasse largement leur prix d'achat. Il ne s'agit pas d'argent, mais de la santé des personnes vivant à proximité. En 2025, les dommages environnementaux causés par les centres de données ont coûté 25 milliards de dollars à l'économie.

    Environ 3,7 milliards sont directement liés aux activités d'IA menées dans ces centres. Selon le rapport de l'étude, ce coût représente une externalité, c'est-à-dire une conséquence indirecte de l'activité économique qui impose des coûts à des tiers n'étant pas directement impliqués dans l'activité initiale.

    Ces chiffres ne correspondent pas à des dépenses médicales directes ou à des impôts, mais reflètent la valeur économique attribuée à la réduction de l'espérance de vie et aux décès prématurés causés par l'impact environnemental de ces installations. L'auteur indique : « en ce qui concerne la consommation électrique des centres de données, les coûts externes liés à la production d’électricité sont supportés par les consommation exposés aux PM2,5 ».

    Il fait notamment référence aux particules fines inhalables qui peuvent présenter de graves risques pour la santé des communautés locales, notamment des maladies pulmonaires, des troubles cardiaques et, dans certains cas, des taux plus élevés de mortalité prématurée. « L'impact des gaz à effet de serre, quant à lui, se manifeste sur le long terme et représente donc une externalité supportée par les générations futures », a expliqué l'auteur.

    Sources : dépôt légal, Microsoft

    Et vous ?

    Quel est votre avis sur le sujet ?
    Que pensez-vous de l'impact environnemental des centres de données de Google, Amazon et Microsoft ?

    Voir aussi

    Amazon veut dépenser un milliard pour apaiser la controverse autour de ses centres de données IA, mais essuie encore plus de critiques : ce montant est jugé dérisoire face aux réels problèmes de pollution

    La nouvelle centrale électrique au gaz du datacenter IA d'Amazon au Texas, d'une puissance de 7,65 GW, peut devenir la plus grande source d'émissions de CO2 aux USA, avec jusqu'à 33 millions de tonnes par an

    Le New Jersey inflige une amende de 1,1 million à un opérateur de centres de données pour avoir exploité illégalement 62 générateurs à gaz polluants à proximité de zones résidentielles

  16. #276
    Membre confirmé
    Homme Profil pro
    Développeur en systèmes embarqués
    Inscrit en
    Mai 2015
    Messages
    754
    Détails du profil
    Informations personnelles :
    Sexe : Homme
    Âge : 55
    Localisation : Belgique

    Informations professionnelles :
    Activité : Développeur en systèmes embarqués

    Informations forums :
    Inscription : Mai 2015
    Messages : 754
    Par défaut Hum...
    Ces entreprises se comportent comme des mafia... Combien de temps va-t-on laisser faire ?

  17. #277
    Membre extrêmement actif
    Homme Profil pro
    Développeur informatique
    Inscrit en
    Octobre 2017
    Messages
    3 175
    Détails du profil
    Informations personnelles :
    Sexe : Homme
    Localisation : Suisse

    Informations professionnelles :
    Activité : Développeur informatique

    Informations forums :
    Inscription : Octobre 2017
    Messages : 3 175
    Par défaut
    Citation Envoyé par OuftiBoy Voir le message
    Ces entreprises se comportent comme des mafia... Combien de temps va-t-on laisser faire ?
    Le temps que le peu de ressources qui subsistent sur Terre puissent être détruites... Et encore, après ces entreprises pourront détruire le reste de l'univers... Certaines s'y essaient déjà en délocalisant leur datacenters en orbite terrestre!!!

  18. #278
    Communiqués de presse

    Femme Profil pro
    Rien
    Inscrit en
    Juillet 2026
    Messages
    227
    Détails du profil
    Informations personnelles :
    Sexe : Femme
    Localisation : France, Paris (Île de France)

    Informations professionnelles :
    Activité : Rien

    Informations forums :
    Inscription : Juillet 2026
    Messages : 227
    Par défaut En Pennsylvanie, des habitants refusent 10 000 $ chacun pour un centre de données, dénonçant de la corruption
    En Pennsylvanie, des habitants refusent 10 000 $ chacun pour soutenir un centre de données proposant un total de 45 millions $ à 4 500 foyers, « c'est comme de la corruption »

    Un promoteur a proposé de verser 10 000 dollars à chaque foyer d'une petite ville de Pennsylvanie s'ils acceptaient un projet de centre de données de grande envergure. Selon un article, NorthPoint Development a envoyé des lettres aux ménages de Hazle Township proposant un total de 45 millions de dollars à 4 500 foyers si la commune autorisait la mise en œuvre du projet. Mais cette offre n'a pas réussi à convaincre de nombreux habitants, qui craignent que le projet n'endommage leurs maisons et ne transforme leur communauté. Pour une commune où le revenu médian des ménages s'élève à environ 60 000 dollars, la somme proposée représente une somme importante. Pourtant, de nombreux habitants interrogés ont déclaré ne pas être disposés à accepter le projet, même avec l'argent proposé.

    Il y a peu, Northpoint Development, un grand promoteur qui tenait absolument à construire un centre de données près d'une ville de Pennsylvanie, aurait proposé à chaque foyer de Hazle Township un chèque de 10 000 dollars, soit un montant total de 45 millions de dollars. Cependant, la plupart des habitants avaient refusé ces versements, craignant qu'il ne s'agît d'une tentative de les soudoyer pour qu’ils acceptassent la construction de l'installation. Leurs craintes portaient principalement sur la pollution sonore et lumineuse, la baisse de la valeur immobilière et, plus généralement, la peur que le développement de l'intelligence artificielle (IA) n'entraînât des suppressions d'emplois. Cette résistance s'inscrivait dans un mouvement de rejet plus large à l'échelle nationale : un sondage Gallup réalisé en mai 2026 avait révélé que les Américains préféraient accueillir une centrale nucléaire dans leur localité plutôt qu’un centre de données.

    En effet, ce promoteur immobilier a proposé de verser 10 000 dollars à chaque foyer d’une petite ville de Pennsylvanie s’ils acceptaient un projet de centre de données de grande envergure. Cette somme pourrait servir à payer un loyer, faire les courses, acheter du carburant, voire aider quelqu’un à acheter une voiture. Mais cette offre n’a pas réussi à convaincre de nombreux habitants, qui craignent que le projet n’endommage leurs maisons, ne perturbe leur vie quotidienne et ne transforme leur communauté. Selon un article, NorthPoint Development a envoyé des lettres aux ménages de Hazle Township, en Pennsylvanie, proposant un total de 45 millions de dollars à 4 500 foyers si la commune autorisait la mise en œuvre du projet de centre de données proposé.

    Le projet prévoit la construction du premier d’une série de 15 bâtiments destinés à accueillir des centres de données sur un terrain de 1 300 acres situé dans les contreforts des Poconos. Le projet proposé se heurte toutefois à une forte opposition locale, les habitants s’inquiétant notamment du bruit, de la valeur de leurs biens immobiliers et de l’expansion rapide des infrastructures d’IA. Pour une commune où le revenu médian des ménages s’élève à environ 60 000 dollars, la somme proposée de 10 000 dollars représente une somme importante. Pourtant, de nombreux habitants interrogés ont déclaré ne pas être disposés à accepter le projet, même avec l’argent proposé.


    Pourquoi les habitants ont décliné l’offre de 10 000 dollars en lien avec le centre de données

    Pour Jeff Fasnacht, un enseignant à la retraite qui habite près du site proposé, la principale préoccupation concerne l’impact que ce projet pourrait avoir sur la valeur de son bien immobilier. Il estime que cette compensation financière ne suffirait pas à compenser une éventuelle baisse de la valeur de sa maison. « 10 000 dollars, ce n’est pas à la hauteur de la chute que va subir la valeur de ma propriété », a déclaré Fasnacht.

    Diana Spallone, enseignante en éducation spécialisée qui a également reçu la lettre, partage ces inquiétudes. Elle et son mari ont récemment investi dans des travaux d’amélioration de leur logement, notamment la pose d’une nouvelle toiture. Même si l’indemnité proposée pourrait les aider à reconstituer leur épargne, elle craint que le centre de données ne finisse par nuire à la valeur de leur bien immobilier. « 10 000 dollars, ce serait bien », a déclaré Spallone.

    D’autres s’inquiètent des répercussions que ce projet pourrait avoir sur l’ensemble de la communauté. Certains habitants redoutent des années de bruit lié aux travaux, tandis que d’autres se méfient des grands promoteurs et craignent que les communes ne reçoivent pas suffisamment d’informations avant l’approbation de projets d’envergure. Ed Negra, un propriétaire à la retraite qui participe à l’organisation de la contestation, estime que cette offre financière pourrait avoir l’effet inverse de celui escompté par le promoteur. « Je pense que ça marche à l’envers, car la plupart des gens se disent : “Hé, est-ce qu’ils essaient de nous soudoyer ?” », a déclaré Negra.

    Brent Miles, directeur marketing de NorthPoint, a expliqué que l’idée des paiements directs était née à la suite d’une réunion publique houleuse l’année dernière, au cours de laquelle les habitants avaient demandé ce qu’ils auraient à y gagner en soutenant le projet. « Je pense que nous avons là quelque chose de vraiment novateur », a déclaré Miles, « qui répond directement à la question : “Qu’est-ce que j’y gagne ?” »

    L’entreprise a également proposé 120 millions de dollars supplémentaires, versés sur 15 ans, pour financer les services de police et d’autres investissements communautaires. Miles a indiqué que l’entreprise avait convaincu certains habitants initialement sceptiques en répondant à leurs questions concernant la consommation d’eau, les coûts énergétiques et les nuisances sonores. Toutefois, l'avenir du projet reste incertain. La commune de Hazle l'a rejeté en novembre pour des raisons d'urbanisme, à la suite de quoi NorthPoint a intenté une action en justice contre la commune afin de faire annuler cette décision.

    En juin 2026, l'opposition aux centres de données avait atteint un niveau record, les opposants ayant réussi à bloquer ou à retarder des projets d'une valeur de près de 130 milliards de dollars au cours du premier trimestre, selon une étude de Data Center Watch. L'organisation avait également révélé dans son rapport que le nombre de groupes d'opposition actifs avait doublé par rapport à l'année précédente, pour atteindre 833 dans 49 États. Cette tendance mettait en évidence les obstacles de plus en plus importants auxquels se heurtait l'expansion des infrastructures d'IA aux USA.

    Et vous ?

    Pensez-vous que cette information est crédible ou pertinente ?
    Quel est votre avis sur le sujet ?

    Voir aussi :

    54 % des américains considèrent désormais les centres de données IA comme « globalement néfastes » pour l'environnement, une forte hausse par rapport aux 39 % de janvier 2026

    Une famille refuse une offre de 26 millions $ pour transformer des terres agricoles en centre de données IA, quand une offre indécente devient le seul outil de négociation des Big Tech avec les agriculteurs

    Les gens préfèrent avoir des centrales nucléaires dans leur quartier plutôt que des centres de données dédiés à l'IA, une perception alimentée par les inquiétudes liées à la consommation d'eau et d'électricité
    Publication de communiqués de presse en informatique. Contribuez au club : corrections, suggestions, critiques, ... Contactez le service news et Rédigez des actualités

  19. #279
    Membre confirmé
    Homme Profil pro
    Architecte réseau
    Inscrit en
    Février 2024
    Messages
    469
    Détails du profil
    Informations personnelles :
    Sexe : Homme
    Âge : 46
    Localisation : Allemagne

    Informations professionnelles :
    Activité : Architecte réseau

    Informations forums :
    Inscription : Février 2024
    Messages : 469
    Par défaut
    10000$ quand la décote de leur bien immobilier liée au datacenter est d'au moins 100000, vas falloir faire un effort effectivement.

    On parle d'un datacenter entre 35 et 40 milliards de dollars. NorthPoint peut offrir beaucoup mieux aux habitants que 165 millions sur 15 ans vu l'ampleur du projet.

  20. #280
    Membre éprouvé
    Avatar de calvaire
    Homme Profil pro
    .
    Inscrit en
    Octobre 2019
    Messages
    2 530
    Détails du profil
    Informations personnelles :
    Sexe : Homme
    Âge : 44
    Localisation : Singapour

    Informations professionnelles :
    Activité : .
    Secteur : Conseil

    Informations forums :
    Inscription : Octobre 2019
    Messages : 2 530
    Par défaut
    quand j’investis en bourse il y'a des haut et des bas, en immobilier c'est pareil, il faut arrêter de croire que ca monte sans arret.
    Beaucoup de propriétaires on eu leurs bien qui on décoté: le quartier est devenue infréquentable (drogue, délinquance, insécurité....), des infrastructures ont été construit à coté (voies ferrés, grosse routes, aéroport, grosses usines).

    l'immobilier et considéré comme de l'investissement, donc avec risque de perte en capitale et ca beaucoup semble l'oublier en croyant acheter leur maison de rêve au prix fort et qu'elle ne va pas décoter pendant 50ans .
    l'ia et les datacenters sont l'arme nucléaire post seconde guerre mondial, c'est un enjeux national pour la domination du monde pour le prochaine siècle. Si les USA veulent rester Great Again et pas finir comme l'europe esclave des usa et chine c'est une nécessité.

    Je doute que la chine demande l'avis des locaux pour construire une usine, un datacenter ou une base de lancement de fusée.
    La France est un pays qui redistribue tout sauf de l'espoir.

Discussions similaires

  1. Réponses: 3
    Dernier message: 01/09/2025, 15h54
  2. Réponses: 1
    Dernier message: 22/01/2025, 10h04
  3. k-means calcul des centres
    Par wildthing dans le forum Traitement d'images
    Réponses: 2
    Dernier message: 27/05/2009, 00h11
  4. Activation en masse des centres de profits
    Par alex830001 dans le forum SAP
    Réponses: 0
    Dernier message: 13/05/2009, 12h07
  5. Trouver des centres de particules sur stack d'images en Z
    Par babarpapa dans le forum Traitement d'images
    Réponses: 19
    Dernier message: 03/11/2006, 08h30

Partager

Partager
  • Envoyer la discussion sur Viadeo
  • Envoyer la discussion sur Twitter
  • Envoyer la discussion sur Google
  • Envoyer la discussion sur Facebook
  • Envoyer la discussion sur Digg
  • Envoyer la discussion sur Delicious
  • Envoyer la discussion sur MySpace
  • Envoyer la discussion sur Yahoo