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  1. #261
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    Citation Envoyé par calvaire Voir le message
    La France reste encore par rapport au reste du monde un pays bankable
    [...]La confiance a des limites et la elle a atteint ces limites pour la France
    Les limites pour les particuliers, visiblement pas pour les gros poissons.
    j'ai confiance en la BCE pour forcer la France peu importe le parti politique au pouvoir a faire les réformes structurels nécessaire pour rembourser mes intérêts et mon argent.
    David Guiraud semble avoir des bonnes pistes pour ça : abandonner la politique pro-ultra-riches de Macron pour revenir à l'état prémacron.

  2. #262
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    Par défaut PDG de Zoom : « grâce à l'IA, la semaine de travail de trois jours sera bientôt une réalité »
    Le PDG de Zoom partage l'avis de Bill Gates, Jensen Huang et Jamie Dimon : grâce à l'IA, la semaine de travail de trois jours sera bientôt une réalité
    mais les gains de productions promis se font attendre

    Eric Yuan, PDG de Zoom, estime que l'IA pourrait conduire à une semaine de travail plus courte de trois ou quatre jours, permettant ainsi aux travailleurs de s'épanouir davantage. Cela nécessitera que l'IA devienne plus fiable et offre des gains de productivité supplémentaires. Toutefois, la réalité laisse perplexe : les tests n'ont révélé aucun gain de productivité notable et l'IA excelle dans la génération de non-sens, obligeant les entreprises à faire appel à des humains pour réparer les erreurs. L'IA générative semble avoir atteint un palier, ses hallucinations sont un problème insoluble qui s'aggrave et elle repose toujours sur une armée humaine de l'ombre.

    Les chefs d'entreprise sont divisés sur la manière dont l'IA va transformer le monde du travail. Certains, comme Dario Amodei, PDG d'Anthropic, prédisent un cataclysme pour les emplois de cols blancs, tandis que d'autres, comme Demis Hassabis, directeur de Google DeepMind, pensent que la technologie va inaugurer un âge d'or d'abondance. Sam Altman, PDG d'OpenAI, soutient que la génération Z est la génération la plus chanceuse grâce à l'IA.

    À mesure que les robots et les assistants d'IA prennent en charge les emplois des humains, de plus en plus de cadres optimistes envisagent une réduction du temps de travail hebdomadaire. Le PDG de Zoom, Eric Yuan, imagine même que ses employés ne travailleront plus que trois à quatre jours par semaine.

    Dans une récente interview accordée au New York Times, il a souligné le fait que l'évolution rapide de l'IA devrait transformer radicalement la productivité et permettre aux gens d'accomplir en quelques heures un travail qui prenait auparavant plusieurs jours. « Si vous tirez parti de l'IA, vous pouvez probablement obtenir les mêmes résultats avec moins d'efforts », a-t-il déclaré. Il est convaincu que la technologie apportera des gains de productivité.

    « Je pense que si l'IA peut améliorer nos vies à tous, pourquoi devrions-nous travailler cinq jours par semaine ? Toutes les entreprises adopteront le modèle de trois ou quatre jours par semaine. Je pense que cela permettra à chacun de gagner du temps », a déclaré Eric Yuan au New York Times.

    Zoom a connu une immense popularité pendant la pandémie. L'entreprise investit désormais massivement dans des fonctions basées sur l'IA, telles que les résumés de réunion en temps réel ou les assistants de planification intelligents. Tous ces outils sont conçus pour réduire les frictions au travail et améliorer la collaboration. Mais les utilisateurs n'apprécient pas toujours ces fonctions d'IA et certaines d'entre elles posent des problèmes de confidentialité.

    Une idée partagée par plusieurs dirigeants de l'industrie

    Le PDG de Zoom n'est pas le seul leader de l'industrie technologique à avoir exprimé des idées sur la réduction de la semaine de travail grâce à l'IA. Dans une interview accordée à Jimmy Fallon dans The Tonight Show, Bill Gates, cofondateur de Microsoft, a déclaré que nous aurions plus besoin d'êtres humains pour « la plupart des tâches » dans les dix prochaines années, ce qui permettrait aux humains de travailler moins de cinq jours par semaine.


    Lorsque les humains ne seront plus nécessaires, ceux qui resteront dans les effectifs n'auront plus à pointer tous les jours. « À quoi ressembleront les emplois ? Devrions-nous simplement travailler deux ou trois jours par semaine ? Si l'on prend du recul, le but de la vie n'est pas seulement de travailler », a déclaré Bill Gates. Les outils d'IA peuvent être utiles pour les employés dans plusieurs secteurs d'activité, en leur évitant toutes sortes de tâches.

    Le PDG de Nvidia, Jensen Huang, est également favorable à l'idée de réduire le nombre de jours de travail. Jensen Huang a déclaré que nous n'en sommes qu'au début de la révolution de l'IA et que si les industries continuent à adopter l'IA au rythme rapide actuel, cela pourrait conduire à une semaine de travail de quatre jours. Selon lui, cela permettra aux entreprises de créer plus de valeur et aux employés de se concentrer sur d'autres tâches.

    Même le secteur financier, connu pour imposer à ses employés des semaines de travail de 80 heures, pourrait enfin bénéficier d'un certain soulagement grâce à l'automatisation par l'IA. Le PDG de la banque américaine JPMorgan Chase, Jamie Dimon, avait prédit il y a plusieurs années que cette technologie pourrait permettre un meilleur équilibre entre vie professionnelle et vie privée, même si, bien sûr, cela signifie qu'elle remplacera certains emplois.

    Il a déclaré que l'IA conduirait les humains à travailler trois jours et demi par semaine. « Vos enfants vivront jusqu'à 100 ans et n'auront pas de cancer grâce à la technologie. Et ils travailleront probablement trois jours et demi par semaine », a déclaré Jamie Dimon à Bloomberg TV en 2023.

    De nombreuses expériences font état de plusieurs avantages

    Au Royaume-Uni, par exemple, 61 entreprises (environ 2 900 travailleurs) ont expérimenté la semaine de travail de quatre jours au cours du second semestre 2022. Sur les 23 entreprises qui ont partagé leurs données financières, le chiffre d'affaires entre le début et la fin de l'essai est resté à peu près le même, augmentant de 1,4 % en moyenne. Selon le rapport, une semaine de quatre jours réduit le stress et la maladie au sein de la main-d'œuvre.

    Quelque 71 % des employés ont déclaré avoir des niveaux de burnout inférieurs et 39 % ont déclaré être moins stressés par rapport au début de la période test. L'expérience a révélé une réduction de 65 % des congés maladie et une baisse de 57 % du nombre d'employés quittant les entreprises participantes, par rapport à la même période l'année précédente. Dix-huit des entreprises ont confirmé que la semaine de quatre jours resterait permanente.

    Kickstarter fonctionne avec une semaine de travail de quatre jours depuis 2021, tandis que Microsoft Japon a expérimenté une semaine de travail de quatre jours en 2019, ce qui a entraîné une augmentation de la productivité de 40 %. « Utilisons la technologie au profit des travailleurs. Cela signifie vous donner plus de temps pour votre famille, pour vos amis, pour l'éducation, pour tout ce que vous voulez faire », a déclaré le sénateur Bernie Sanders.

    Un sondage réalisé par Fiverr International Ltd en 2023 a révélé que les Français sont prêts à sauter le pas. Selon le rapport, 71 % des travailleurs français interrogés affirment qu’ils pourraient exécuter la même charge de travail par semaine en 4 jours ouvrables au lieu de 5, toutes générations confondues.

    Un discours optimiste qui ne tient pas compte de la réalité

    La semaine de quatre jours a été testée dans certains pays européens, comme l'Islande et la Belgique, mais elle n'est pas encore devenue une réalité courante dans les entreprises américaines. Lorsque la société américaine de coaching Exos a testé des horaires réduits d'un jour, elle a rapporté que cela s'est avéré bénéfique pour l'entreprise : l'épuisement professionnel des employés a été réduit de moitié et leur productivité a augmenté de plus 24 %.

    Jensen Huang, Jamie Dimon, Eric Yuan et Bill Gates laissent entendre que les progrès de l'IA pourraient être le moteur dont cette initiative a besoin pour aller de l'avant. Selon eux, la réduction du temps de travail résultant de ces gains d'automatisation sera formidable pour les travailleurs humains. C'est une musique douce aux oreilles des travailleurs pris dans la culture du travail acharné des entreprises, mais la réalité ne permet pas d'être optimiste.

    En effet, cela dépendra des progrès de l'IA au cours des prochaines années. La productivité de l'IA n'est pas encore tout à fait certaine. Certaines études ont montré que l'IA peut augmenter la productivité, tandis que d'autres se sont demandé si elle ne faisait que donner aux utilisateurs l'impression d'être plus productifs. Un essai mené récemment par le gouvernement britannique sur Microsoft 365 Copilot n'a révélé aucun gain de productivité notable.

    La création de diapositives PowerPoint a été en moyenne plus rapide de sept minutes, mais a nécessité de nombreuses corrections en raison d'une qualité inférieure. Même son de cloche du côté du gouvernement australien. Après une période d'essai, le personnel a jugé l'IA de Microsoft moins utile que prévu.

    Dans le domaine de l'ingénierie logicielle, les assistants d'IA de codage sont censés faciliter et accélérer le travail des programmeurs. Les entreprises d'IA comme Microsoft affirment que leurs outils améliorent déjà la productivité des développeurs, mais les études rigoureuses indépendantes révèlent le contraire. Une récente étude du Model Evaluation & Threat Research a révélé que l'utilisation d'outils d'IA fait perdre du temps aux développeurs.

    Lors de l'étude, les utilisateurs s'attendaient à une augmentation de 24 % de leur productivité, mais l'équipe de recherche a constaté un ralentissement de 19 %. Une précédente étude a révélé que l'utilisation d'outils d'IA n'augmente pas la vitesse de codage, mais augmente significativement le taux de bogues.

    Des humains embauchés pour nettoyer le code écrit par l'IA

    Avec l'essor d'outils d'IA tels que ChatGPT, il est désormais possible de décrire un programme en langage naturel (français par exemple) et de demander au modèle d'IA de le traduire en code fonctionnel. Andrej Karpathy, ancien chercheur d'OpenAI, a donné un nom à cette pratique : le « vibe coding ». Cette pratique gagne rapidement du terrain dans les milieux technologiques. Et Google a même déclaré que 25 % de son code est généré par l'IA.

    Le vibe coding attire l'attention parce qu'elle pourrait abaisser la barrière à l'entrée de la création de logiciels. Mais des questions subsistent quant à la capacité de cette approche à produire de manière fiable un code adapté aux applications du monde réel. Les études montrent que l'IA est loin d'être à la hauteur.

    C'est là que des entreprises comme Harsh Kumar interviennent. Harsh Kumar explique que ses clients lui mettent souvent à disposition des applications ou sites Web générés par une IA et qui se sont avérés instables ou totalement inutilisables. Son rôle : réparer la casse ou remettre de l’ordre dans le code généré par l’IA afin d’aboutir à un produit logiciel fonctionnel. Cette entreprise basée en Inde a déclaré qu'elle a un nombre important de clients.

    Harsh Kumar entre ainsi dans la nouvelle catégorie de titre d’emploi dénommée spécialiste en nettoyage de code généré par l’IA. L’humain revient donc au secours de l’IA que les entreprises tentent de vendre comme une révolution et sur laquelle certains dirigeants s'appuient pour réduire leurs effectifs.

    À l'heure actuelle, la plupart des projets d'IA échouent. Selon le MIT, le taux d'échec de 95 %. Malgré la ruée vers l'intégration de nouveaux modèles d'IA puissants, environ 5 % des programmes pilotes d'IA parviennent à accélérer rapidement leurs revenus ; la grande majorité stagne, n'ayant que peu ou pas d'impact mesurable sur le compte de résultat. Ce constat amer fait écho à des études récentes selon lesquelles les capacités de l'IA sont surestimées.

    Le PDG de Zoom admet que certains emplois seront supprimés

    Les dirigeants sont conscients du fait que le marché de l'emploi connaîtra des bouleversements majeurs, certains postes étant inévitablement automatisés dans le cadre de cette transition. Le PDG de Zoom n'hésite pas à reconnaître que certains employés seront licenciés. Toutefois, le milliardaire ajoute qu'il s'agit simplement d'un nouvel ajustement, à l'instar des bouleversements qui ont suivi la révolution industrielle et de l'avènement d'Internet.

    « Chaque fois qu'il y a un changement de paradigme technologique, certains emplois disparaissent, mais cela crée de nouvelles opportunités. Pour certains emplois, comme ceux d'ingénieurs débutants, nous pouvons utiliser l'IA pour écrire du code. Cependant, il faut toujours gérer ce code. Vous créez également de nombreux agents numériques, et vous avez besoin de quelqu'un pour les gérer », a admis Eric Yuan lors de l'interview.

    Les données du cabinet de conseil en emploi Challenger, Gray and Christmas montrent une forte augmentation des licenciements en juillet 2025, près de la moitié d'entre eux étant liés à l'IA et aux « mises à jour technologiques ». Dans le secteur technologique, plus de 150 000 emplois ont été supprimés dans 549 entreprises en 2024. Depuis le début de cette année, plus de 80 000 travailleurs ont été victimes de réductions d'effectifs dans l'industrie.

    L'avenir du travail peut sembler décourageant pour la génération Z, car les jeunes diplômés continuent de peiner à trouver un emploi, en partie parce que les entreprises pensent pouvoir confier à l'IA les tâches qui étaient réservées aux débutants. Et le constat sur le terrain est frappant. Selon une étude, 89 % des employeurs évitent d'embaucher de jeunes diplômés et 37 % d'entre eux préfèrent embaucher une IA plutôt qu'un jeune diplômé de la génération Z.

    Conclusion

    Les commentaires du PDG de Zoom corroborent l'évolution générale de la pensée des dirigeants, selon laquelle l'IA ne se contentera pas d'automatiser les tâches, mais redéfinira également la structure même du travail. Le débat passe de l'angoisse liée à l'automatisation à la transformation du mode de vie. Si Eric Yuan et ses pairs ont raison, la prochaine génération de travailleurs pourrait bénéficier de plus de temps libre, tout cela grâce à l'IA.

    Mais rien n'est pas gagné d'avance. Non seulement l'IA devra faire ses preuves, mais les chefs d'entreprise devront apprendre à faire davantage confiance à cette technologie, en particulier si elle doit prendre en charge un nombre important de tâches, voire remplacer une journée de travail complète d'un employé.

    Même si les choses semblent évoluer rapidement, il faudra peut-être attendre un certain temps avant de voir l'IA utilisée dans les entreprises à un niveau tel que les employés puissent être dispensés de travail pendant un jour ou deux. Pour l'instant, les résultats des tests menés par plusieurs organisations ne permettent pas d'être très optimistes. L'IA commet des erreurs et les entreprises rappellent le personnel licencié pour réparer la casse.

    Source : Eric Yuan, PDG de Zoom

    Et vous ?

    Quel est votre avis sur le sujet ?
    Pensez-vous que l'IA conduira à une semaine de travail plus courte ? Pourquoi ?
    L'IA est censée être une révolution, mais des humains sont appelés à corriger ses erreurs. Qu'en pensez-vous ?

    Voir aussi

    Des codeurs sont embauchés pour réparer les erreurs commises par l'IA qui provoque leurs licenciements, spécialiste en nettoyage de code généré par l'IA est le nouveau titre d'emploi en vogue sur les CV

    Une étude révèle que les outils d'IA de codage ralentissent les développeurs tout en leur donnant l'illusion d'être plus rapides, ils ont mis 19 % plus de temps à accomplir les tâches de codage

    Un essai mené par le gouvernement britannique sur Microsoft 365 Copilot n'a révélé aucun gain de productivité notable, Copilot excelle dans les tâches banales, mais bute sur les tâches complexes

  3. #263
    Membre éprouvé Avatar de kain_tn
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    Bill Gates, Jensen Huang, Jamie Dimon, Eric Yuan... Tous multi-milliardaires.

    Oui, c'est sûr que leur avis est pertinent et qu'il vont rester riches si les gens travaillent moins...
    Ou alors ils essayent de rester riches en refourguant des IA à la place des gens.

  4. #264
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    Un bref résumé de l'article :
    L'IA peut prendre quelques minutes pour faire ce qui nous prendrais des heures.
    Mais l'IA peut également prendre des heures pour faire ce qui nous prendrais quelques minutes.

  5. #265
    Inactif  

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    Citation Envoyé par Mathis Lucas Voir le message
    « Je pense que si l'IA peut améliorer nos vies à tous, pourquoi devrions-nous travailler cinq jours par semaine ? Toutes les entreprises adopteront le modèle de trois ou quatre jours par semaine. Je pense que cela permettra à chacun de gagner du temps », a déclaré Eric Yuan au New York Times.
    Pourquoi l'entreprise diminuerait le nombre d'heures travaillés alors qu'elle pourrait diminuer le nombre d'employés ?
    Travailler moins d'heures c'est gagner moins, donc ça ne va pas forcément arranger le travailleur (l'entreprise ne va pas augmenter le taux horaire).
    L'entreprise s'en fout du bien être des travailleurs.
    Les managers sont plus du genre à pousser le travailleur à faire des heures supplémentaires non payés, que de lui conseiller de travailler moins longtemps afin d'améliorer sa productivité et sa santé mentale.
    Quand les managers seront des algorithmes ça changera peut-être radicalement, les algorithmes vont probablement mieux comprendre comment fonctionne un humain.

    Citation Envoyé par Mathis Lucas Voir le message
    Kickstarter fonctionne avec une semaine de travail de quatre jours depuis 2021, tandis que Microsoft Japon a expérimenté une semaine de travail de quatre jours en 2019, ce qui a entraîné une augmentation de la productivité de 40 %. « Utilisons la technologie au profit des travailleurs. Cela signifie vous donner plus de temps pour votre famille, pour vos amis, pour l'éducation, pour tout ce que vous voulez faire », a déclaré le sénateur Bernie Sanders.

    Un sondage réalisé par Fiverr International Ltd en 2023 a révélé que les Français sont prêts à sauter le pas. Selon le rapport, 71 % des travailleurs français interrogés affirment qu’ils pourraient exécuter la même charge de travail par semaine en 4 jours ouvrables au lieu de 5, toutes générations confondues.
    Ouais parfois travailler moins longtemps augmente la productivité et la santé mentale du travailleur.

    Citation Envoyé par Mathis Lucas Voir le message
    Il a déclaré que l'IA conduirait les humains à travailler trois jours et demi par semaine. « Vos enfants vivront jusqu'à 100 ans et n'auront pas de cancer grâce à la technologie. Et ils travailleront probablement trois jours et demi par semaine », a déclaré Jamie Dimon à Bloomberg TV en 2023.
    Là ça se voit qu'il ne croit pas en ce qu'il dit.
    Il veut rassurer tout le monde, mais il sait que l'espérance de vie va diminuer, que les maladies vont devenir de plus en plus mortelles et qu'il sera très difficile de trouver un emploi.

  6. #266
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    Par défaut Sam Altman affirme que l'IA ne réduira pas la semaine de travail, car les humains aiment être occupés
    Sam Altman affirme que l'IA ne réduira pas la semaine de travail, car les humains aiment secrètement être occupés
    bien que des études aient démontré l'impact positif sur les travailleurs et la productivité

    Sam Altman a déclaré que l'IA ne réduira pas la durée de la semaine de travail, contrairement aux promesses technologiques passées. Selon le dirigeant, la nature humaine nous pousse à inventer de nouvelles tâches et à rechercher constamment le progrès afin de rester occupés et utiles. Cette perspective s'oppose aux défenseurs de la semaine de quatre jours, comme Bernie Sanders, qui souhaitent que les gains de productivité profitent directement au temps libre des salariés. Bien que des études montrent une amélioration du bien-être liée à la réduction du temps de travail, il estime que l'ambition et la compétition sociale maintiendront un rythme soutenu.

    Samuel Altman, 41 ans, est un homme d'affaires et entrepreneur américain qui occupe depuis 2019 le poste de PDG du laboratoire de recherche en IA OpenAI. Sam Altman a étudié à Stanford pendant deux ans avant d'abandonner ses études et de cofonder Loopt, un service de réseau géosocial pour smartphones. En 2011, il a rejoint Y Combinator, un accélérateur de startups et une société de capital-risque, dont il a été le président de 2014 à 2019.

    Au début de l'essor de l'IA générative, beaucoup espéraient que cette technologie stimulerait la productivité au point de permettre aux individus de travailler moins tout en conservant le même salaire. S'y ajoute aussi la recherche d'un meilleur équilibre entre vie professionnelle et vie personnelle, laissant plus de place à la famille, aux loisirs et au repos. Cependant, cette réduction du temps de travail ne s'est toujours pas concrétisée dans les faits.

    Lors d'une interview accordée au podcast Relentless, le PDG d'OpenAI, Sam Altman, a abordé ce constat en soulignant que cette attente utopique n'est pas un phénomène nouveau. Il rappelle que « la technologie promet depuis longtemps aux gens qu'ils vont travailler moins et qu'ils vont avoir tous ces loisirs ».

    Malgré ces promesses historiques, la société n'a jamais réussi à instaurer une semaine de travail réduite à grande échelle. Sam Altman se montre très clair sur l'impact futur de cette nouvelle technologie : « et je ne m'attends pas à ce que l'IA change cela ». Selon lui, ce souhait s’est concrétisé dans une certaine mesure, les gens disposant de plus de temps libre qu’à aucune autre période de l’histoire et bénéficiant d’une meilleure qualité de vie.

    La vision d'Altman : le besoin humain de créer et de rivaliser

    Selon le patron d'OpenAI, bien que l'humanité bénéficie aujourd'hui de plus de temps libre et d'une meilleure qualité de vie qu'à n'importe quelle autre époque de son histoire, cela ne suffit pas à satisfaire la plupart des gens. Il explique cette insatisfaction permanente par la nature compétitive de l'être humain : « nous en voulons toujours plus. Nous imaginons de nouvelles choses à faire, à créer les uns pour les autres, à désirer pour nous-mêmes ».

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    « C'est comme un jeu relatif. Les gens sont très concentrés sur leur situation par rapport à celle des autres », a-t-il déclaré. Lorsque les progrès technologiques facilitent les tâches existantes, les humains compensent en inventant de nouvelles ambitions, de nouvelles expériences et de nouveaux problèmes à résoudre.

    Au-delà des considérations de statut ou d'argent, Sam Altman a déclaré que les individus ressentent un profond besoin d'être utiles et de contribuer à la société, une motivation qui perdurera même lorsque l'IA sera capable d'exécuter une grande partie du travail actuel. Il conclut sur ce paradoxe apparent en prédisant : « je pense que nous serons tous beaucoup plus occupés que nous ne pensions l'être dans un monde de post-superintelligence ».

    « Nous allons continuer à nous en plaindre, mais au fond de nous, nous serons heureux », a-t-il déclaré. L’idée d’une semaine de travail plus courte et plus flexible est devenue un sujet brulant après la pandémie afin de lutter contre l’épuisement professionnel des employés et de donner aux travailleurs davantage de contrôle sur leurs journées de travail. Cette idée ne fait toutefois pas l'unanimité, certains estimant que les gens devraient travailler plus.

    Pourtant, des expériences ont révélé que le passage à un modèle de travail de quatre jours par semaine avait amélioré le moral des employés et stimulé la productivité. Alors que les dirigeants redoublent désormais d’efforts pour imposer le retour au bureau cinq jours par semaine et promouvoir la fameuse culture du travail « 9-9-6 » (travailler de 9 h à 21 h, six jours par semaine), le rêve d’une semaine de travail de quatre jours s’est encore éloigné.

    La vision d'Altman perçue comme déconnectée de la réalité

    Cette analyse de Sam Altman semble reposer sur l'hypothèse que tous les travailleurs bénéficient de carrières épanouissantes offrant de multiples débouchés créatifs. Cependant, il est difficile d'imaginer que les personnes occupant des emplois monotones, épuisants ou déprimants ne souhaitent pas secrètement voir leurs heures de travail diminuer pour un salaire équivalent, voire supérieur. Mais les perspectives sont sombres pour ces travailleurs.

    Des robots humanoïdes capables d'exécuter des gestes répétitifs, de porter des charges lourdes ou de travailler sans relâche devaient, disait-on, soulager les ouvriers et leur permettre de se consacrer à des tâches plus qualifiées, voire de réduire leur temps de travail. L'imaginaire collectif était : celui d'un progrès technique mis au service du bien-être humain plutôt que de sa seule productivité. Mais la réalité semble suivre une tout autre trajectoire.

    Les gains de productivité issus de l'automatisation profitent avant tout aux entreprises et à leurs actionnaires, rarement aux ouvriers eux-mêmes sous forme de temps libéré ou d'augmentation des salaires. Pire encore, les emplois les plus exposés à l'automatisation sont de plus en plus remplacés purement et simplement, plutôt qu'allégés, laissant travailleurs restant dans des postes tout aussi monotones, mais sous une pression accrue de rentabilité.

    La promesse d'un progrès partagé se heurte ainsi à une logique économique qui continue de privilégier la réduction des coûts plutôt que l'amélioration des conditions de vie de ceux qui occupent encore ces emplois. Par ailleurs, l'IA pourrait supprimer des centaines de millions d'emplois, creusant ainsi les inégalités.

    Des regards divergents sur les mutations du monde du travail

    D'autres personnalités remettent également en question cette logique, à l'instar du sénateur Bernie Sanders qui soutient que le temps gagné par les outils d'IA devrait être rendu aux employés sous forme de temps libre, et non comblé par des tâches supplémentaires. Plusieurs avantages ont été démontrés, mais il semble peu probable que les chefs d'entreprise acceptent l'idée de réduire le temps de travail sans diminuer les salaires.


    Lors d'une interview avec Joe Rogan l'année dernière, le sénateur du Vermont a défendu sa proposition : « la technologie va travailler pour nous améliorer, et pas seulement pour les personnes qui possèdent la technologie et les dirigeants des grandes entreprises. Vous êtes un travailleur, votre productivité augmente parce que nous vous donnons l'IA, n'est-ce pas ? Au lieu de vous jeter à la rue, je vais réduire votre semaine de travail à 32 heures ».

    Il soutient un projet de loi qui réduirait la durée légale du travail de 40 à 32 heures, en imposant les heures supplémentaires au-delà de 32 heures. Les employeurs seraient tenus de rémunérer les heures supplémentaires des salariés non exemptés à hauteur d'une fois et demie le taux horaire pour chaque heure travaillée au-delà de huit heures au cours d'une même journée, et de deux fois le taux horaire pour chaque heure travaillée au-delà de douze heures.

    Des données contredisent l'idée qu'il est indispensable de travailler autant. Des organismes publics et des entreprises en France, au Royaume-Uni, en Allemagne et au Japon ont expérimenté la semaine de travail de quatre jours sans baisse de rémunération. Les résultats de ces expériences mondiales sont très positifs : les revenus des entreprises ont augmenté de 8 %, tandis que le stress des employés a chuté d'environ 35 % et leur fatigue de 10 %.

    De nombreuses expériences font état de plusieurs avantages

    Au Royaume-Uni, par exemple, 61 entreprises (environ 2 900 travailleurs) ont expérimenté la semaine de travail de quatre jours au cours du second semestre 2022. Sur les 23 entreprises qui ont partagé leurs données financières, le chiffre d'affaires entre le début et la fin de l'essai est resté à peu près le même, augmentant de 1,4 % en moyenne. Selon le rapport, une semaine de quatre jours réduit le stress et la maladie au sein de la main-d'œuvre.

    Quelque 71 % des employés ont déclaré avoir des niveaux de burnout inférieurs et 39 % ont déclaré être moins stressés par rapport au début de la période test. L'expérience a révélé une réduction de 65 % des congés maladie et une baisse de 57 % du nombre d'employés quittant les entreprises participantes, par rapport à la même période l'année précédente. Dix-huit des entreprises ont confirmé que la semaine de quatre jours resterait permanente.

    Kickstarter fonctionne avec une semaine de travail de quatre jours depuis 2021, tandis que Microsoft Japon a expérimenté une semaine de travail de quatre jours en 2019, ce qui a entraîné une augmentation de la productivité de 40 %. « Utilisons la technologie au profit des travailleurs. Cela signifie vous donner plus de temps pour votre famille, pour vos amis, pour l'éducation, pour tout ce que vous voulez faire », a déclaré le sénateur Bernie Sanders.

    Un sondage réalisé par Fiverr International Ltd. en 2023 a révélé que les Français sont prêts à sauter le pas. Selon le rapport, 71 % des travailleurs français interrogés affirment qu’ils pourraient exécuter la même charge de travail par semaine en 4 jours ouvrables au lieu de 5, toutes générations confondues.

    Altman pense que l'IA se trouve désormais dans la singularité

    Dans cette même interview, Sam Altman a déclaré que l’IA se trouve désormais dans « la singularité », un stade où l’IA dépasse l’intelligence humaine et pourrait commencer à agir de manière incontrôlable. Ses propos font suite à l’incident au cours duquel les derniers modèles d’OpenAI ont « échappé » à leur environnement de test et piraté un ensemble de données appartenant à la plateforme d'hébergement des poids de modèles d’IA, Hugging Face.

    Sam Altman a toutefois : « la singularité serait incroyable, extrêmement positive et formidable pour le monde ». Toutefois, l'idée d'une IA autonome hors de contrôle est largement controversée et considérée comme un effet d'annonce à un moment où la bulle de l'IA commence à ralentir. Les investisseurs s'interrogent de plus en plus sur la rentabilité des sommes colossales investies dans la construction de gigantesques infrastructures destinées à l'IA.

    Sam Altman est très controversé dans l'industrie. Il prêche la prudence sur les dangers de l'IA tout en étant celui qui accélère le plus son développement à des fins commerciales. Il est accusé de chercher à contrôler la réglementation sur l'IA. Il fait l'objet d'enquêtes remettant en cause son intégrité, d'accusations d'abus au sein de sa famille et incarne les inquiétudes profondes de la société face aux changements radicaux apportés par la technologie.

    Par exemple, dans une enquête, le New Yorker a documenté la gouvernance d'OpenAI et du caractère de son PDG. La juxtaposition était saisissante au point d'en être comique : d'un côté, l'homme qui se pose en architecte du futur de l'humanité ; de l'autre, le portrait que dressent de lui des dizaines d'ex-collaborateurs, partenaires et membres de son conseil d'administration, celui d'un dirigeant pathologiquement incapable de dire la vérité.

    Source : Sam Altman, PDG d'OpenAI

    Et vous ?

    Quel est votre avis sur le sujet ?
    Pensez-vous que l'IA va contribuer à la réduction de la semaine de travail ?
    Sam Altman affirme que les humains aiment secrètement être occupés. Partagez-vous son avis ?
    Des voix appellent à la réduction de la semaine de travail. Ces projets ont-ils une chance d'aboutir ? Pourquoi ?

    Voir aussi

    Bernie Sanders estime que si l'IA rend les travailleurs plus productifs, alors ils devraient bénéficier d'une semaine de travail de quatre jours au lieu d'être remplacés par des machines autonomes

    Le fondateur d'Infosys estime que la culture du travail doit changer : « les jeunes devraient travailler 70 heures par semaine », une proposition qui est fortement controversée sur la toile

    Le PDG de Zoom partage l'avis de Bill Gates, Jensen Huang et Jamie Dimon : grâce à l'IA, la semaine de travail de trois jours sera bientôt une réalité, mais les gains de productions promis se font attendre

  7. #267
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    car les humains aiment secrètement être occupés
    C'est vrai


    Citation Envoyé par Mathis Lucas Voir le message
    Sam Altman affirme que l'IA ne réduira pas la semaine de travail...
    Mais un jour il découvrira que nous avons d'autres occupations que le travail, et que moins de travail signifie plus de temps pour nos loisirs, notre famille ou autre.
    Je peux même compléter en disant que les humains aiment travailler, ce qui ne signifie pas qu'ils aiment le travail salarié, ils aiment travailler dans leur jardin, dans leur atelier, dans leur garage ou devant leur PC.
    Le fait qu'il affirme ça en dit plus sur lui que sur l'humanité.
    Samy, autorise toi, un jour, de ne pas réflechir à ton travail, va marcher dans la forêt, voir tes parents, aller au musée ou que sais-je. Découvre que le monde en dehors de ton entreprise est infiniment plus grand est fascinant qu'à l'intérieur. (Après c'est vrai qu'il remplira moins ton compte en banque).


    La vision d'Altman : le besoin humain de créer et de rivaliser
    Arrêtes de projeter tes vices sur les autres.

  8. #268
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    Pour une fois je suis d'accord avec Altman, à la nuance près qu'on parle d'emplois faisant appel aux qualités humaines (intelligence, créativité, collaboration, concurrence, épanouissement ) et non de ceux réduisant l'humain à un statut de machine.
    A l'époque des choix de carrière j'avais visité une usine d'horlogerie et j'avais été horrifié à la vision d'une personne, à un bout de la chaîne, une boîte sur ses genoux, plaçant des platines pré-découpées sur la chaîne, où elles deviendraient la base des mouvements. Cela à longueur de journée, de vie, rend compréhensible l'appel des vacances...

  9. #269
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    Citation Envoyé par TJ1985 Voir le message
    d'une personne, à un bout de la chaîne, une boîte sur ses genoux, plaçant des platines pré-découpées sur la chaîne, où elles deviendraient la base des mouvements. Cela à longueur de journée, de vie, rend compréhensible l'appel des vacances...
    Pour avoir rencontré et discuter avec ce genre de travailleur je peux dire deux choses :
    Ils ont en général une approche purement mécanique au travail (ce qui de mon point de vue est une preuve de l'efficacité du capitalisme : certaines personnes acceptent sans broncher une situation défavorable) : je suis payé pour mettre des platines sur la chaine. Je le fais on me paye et basta. Et donc ils ne vivent pas si mal d'avoir un travail qui ne les stimule pas. Ce qui va se dégrader quand ils vont commencer à subir des problèmes physiques liés à cette répétition.
    Ce sont des personnes qui quitteront instantanément leur travail le jour où on leur garanti le même salaire pour pas de travail. Raison pour laquelle nos patrons ont une peur bleue du salaire à vie.
    Mais elles travailleront tout autant, à construire leur maison ou celle d'un ami/voisin/..., à cultiver leur jardin, à réparer des voitures ou que sais-je d'autre.

    Sam Altman a raison, nous aimons être occupé, mais nous sommes très bien capable de nous occuper en dehors du salariat. Mais ça, ça le dépasse.

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