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Intelligence artificielle Discussion :

Oracle est dos au mur après avoir accumulé plus de 150 milliards de dollars de dettes adossées à l'IA


Sujet :

Intelligence artificielle

  1. #41
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    Oracle n'est pas en déficit, ici c'est un choix délibéré de Larry Ellison de virer un tas de gens pour faire un énorme pari sur l'IA, donc pour dégager des fonds pour construire des Data Center. Donc il s'agit bien de remplacer des gens par de l'IA.
    La directrice financière sera très bien payée puisque son rôle devra être de dire aux plaignants d'aller se faire voir quand ils vont essayer de contester leur licenciement surprise.

  2. #42
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    Oracle n'est pas en déficit, ici c'est un choix délibéré de Larry Ellison de virer un tas de gens pour faire un énorme pari sur l'IA, donc pour dégager des fonds pour construire des Data Center. Donc il s'agit bien de remplacer des gens par de l'IA.
    La directrice financière sera très bien payée puisque son rôle devra être de dire aux plaignants d'aller se faire voir quand ils vont essayer de contester leur licenciement surprise.
    Je suis trop naïf ! J'aurais pensé qu'il utilise l'IA pour l'implémenter dans leur outil d'administrateur pour aider les DBA à faire certaines vérifications de leur base de donnée.
    Je ne vais pas être cool, espérons qu'ils s'en mordent les doigts et que leur outil deviennent moins bien et que leur client leur fasse savoir.

  3. #43
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    Par défaut Larry Ellison mise tout sur OpenAI. Cela portera-t-il ses fruits ou fera-t-il éclater la bulle de l'IA ?
    Le pari risqué de Larry Ellison : Oracle mise tout sur OpenAI. Cela portera-t-il ses fruits ou fera-t-il éclater la bulle de l'IA ?
    L'action Oracle chute après qu'OpenAI a manqué ses objectifs de revenus

    Les analystes doutent de plus en plus de la solidité du grand pari d'Oracle sur OpenAI. L'entreprise de Larry Ellison a réorienté toute sa stratégie vers l'IA afin de contrer le déclin de ses activités historiques. Celle-ci a conclu un contrat géant de 300 milliards de dollars avec OpenAI, se positionnant comme un pilier en infrastructure malgré de gros risques financiers. Les rapports soulignent des menaces majeures liées aux retards de construction, à l'instabilité géopolitique et aux controverses éthiques sur la surveillance de masse. Oracle joue ainsi son avenir sur une bulle technologique incertaine, dont l'éclatement pourrait provoquer un véritable désastre.

    Larry Ellison, le cofondateur milliardaire d'Oracle, a décidé de jeter toutes les forces de son entreprise dans une course effrénée vers l'IA. Cependant, ce revirement brutal est perçu par certains observateurs de l'industrie comme « le caprice d'un homme qui s'ennuie et refuse de vieillir », cherchant désespérément à rattraper son retard historique sur le cloud, un domaine qu'il avait lui-même moqué avant de se faire distancer par Amazon et Microsoft.

    En délaissant son activité historique de bases de données, certes à faible croissance, mais hautement rentable, pour se lancer dans la construction d'infrastructures de cloud à faible marge et à forte intensité capitalistique, Oracle s'endette, avec 43 milliards de dollars contractés pour la seule année fiscale 2026.

    Oracle ne développe pas de modèles d'IA comme OpenAI ou Anthropic. Et ce n'est pas tout à fait un « néocloud », même s'il s'est lancé dans le même secteur du bare metal que CoreWeave. Big Red est en effet nettement plus ancien que tous ses concurrents dans le domaine de l'IA, à l'exception de Microsoft, et a décidé que son avenir passait par un contrat informatique colossal avec OpenAI, un laboratoire d'IA qui ne génère pas de bénéfices.

    Pacte faustien avec un OpenAI en proie à une instabilité chronique

    Le cœur de la stratégie d'Oracle repose sur un accord colossal de 300 milliards de dollars avec OpenAI, une société qui, malgré sa notoriété, ne dégage aucun profit et se comporte comme une véritable fournaise financière. En liant son destin à celui de Sam Altman, décrit par comme « un menteur sociopathe » au milieu d'une culture d'entreprise chaotique marquée par des démissions massives de cadres, Oracle perd le contrôle de son propre avenir.


    La capacité d'OpenAI à respecter ses engagements envers Oracle dépend largement des fonds qu'il parviendra à lever et de la rapidité avec laquelle il pourra devenir rentable. Le risque pour Oracle est de devoir investir des sommes considérables dans la construction de centres de données pour OpenAI, pour finalement se retrouver dans une situation où OpenAI serait incapable de lui verser les 300 milliards de dollars prévus dans leur contrat.

    Plus inquiétant encore, OpenAI utilise en réalité la cote de crédit d'Oracle pour financer ses besoins en matière d'infrastructures cloud, alors même qu'Oracle possède la note la plus basse parmi les géants du secteur et une dette de plus en plus lourde. Selon les analystes, si OpenAI ne parvient pas à devenir rentable ou à honorer ses contrats, « Oracle se retrouvera avec des centres de données surdimensionnés et une ardoise monumentale ».

    La stratégie d'OpenAI laisse entrevoir une vision bien précise : « ce n'est pas dans l'entraînement des modèles de base que réside le véritable potentiel de rentabilité ». Le véritable profit réside dans l'inférence, c'est-à-dire l'utilisation de modèles d'IA pour produire des résultats à partir de données qui ne figurent pas dans l'ensemble d'entraînement. Toutefois, le chemin pour atteindre cette rentabilité reste flou alors que la bulle continue de grandir.

    Infrastructures : une exécution logistique et financière périlleuse

    La concrétisation des ambitions d'Oracle se heurte à des réalités physiques et économiques brutales, car la construction des cinq mégas centres de données promis, nécessitant une puissance électrique supérieure à celle de tous les foyers de Chicago réunis, accuse déjà des retards importants. Contrairement à ses rivaux, Oracle ne construit pas ses propres centres, mais les loue à des tiers inexpérimentés, multipliant les risques opérationnels.

    Sur le plan financier, la situation est plus alarmante : l'entreprise affiche un flux de trésorerie disponible négatif après avoir dépensé 39 milliards de dollars en investissements rien qu'au troisième trimestre 2026. Le marché obligataire ne s'y trompe pas, traitant parfois les titres d'Oracle comme des actifs à haut risque alors que les coûts d'assurance contre le défaut de paiement de l'entreprise deviennent un baromètre de la bulle de l'IA.

    Pourquoi faire ce pari fou sur OpenAI ? Eh bien, selon Paul Kedrosky, un investisseur de longue date chez SK Ventures, Larry Ellison s'ennuyait. « C'est l'histoire de Larry depuis toujours », explique Paul Kedrosky. « Chaque fois qu'il partait faire de la voile, il disait : « cette entreprise n'est plus aussi amusante qu'avant. Concrètement, l'entreprise traditionnelle est à faible croissance et à forte marge, et cela lui donne l'impression d'être vieux et ringard ».

    Wall Street veut miser sur l'IA, mais ne peut pas parier sur OpenAI, car cette entreprise n'est pas encore cotée en bourse. Microsoft et Oracle servent donc de portes d'entrée. Mais l'activité de Microsoft est plus complexe. Oracle, en revanche, plus simple. Cette lisibilité fait d'Oracle un baromètre de l'ensemble du boom de l'IA : ses swaps sur défaillance de crédit révèlent combien de personnes doutent de sa capacité à rembourser ses dettes à temps.

    Obstacles géopolitiques et montée de la résistance citoyenne

    Au-delà des finances, Oracle fait face à une opposition croissante des communautés locales et à une instabilité mondiale qui menacent ses chantiers. Au Nouveau-Mexique et dans le Wisconsin, des poursuites judiciaires et des manifestations citoyennes ralentissent les projets en raison de leur impact environnemental dévastateur, l'un des centres de données devant émettre plus de gaz à effet de serre que les deux plus grandes villes de l'État réunies.

    Parallèlement, le conflit au Moyen-Orient et les tensions avec l'Iran font peser des risques majeurs sur les chaînes d'approvisionnement en hélium et en aluminium, essentiels aux serveurs, tout en exposant les infrastructures existantes d'Oracle à Dubaï à des frappes potentielles. Ces imprévus pourraient provoquer une crise de liquidités fatale si les revenus futurs ne matérialisent pas assez vite pour couvrir les échéances de remboursement fixes.

    La vision sombre d'un État de surveillance généralisée

    Le futur que dessine Larry Ellison pour Oracle est loin d'être une simple révolution technologique bénéfique pour tous ; il s'agit d'une vision inquiétante de « gouvernance par base de données ». Ce projet lui vaut des critiques. En courtisant des gouvernements autoritaires et en vantant un monde où l'IA surveillerait constamment les citoyens pour assurer leur « bon comportement », Larry Ellison positionne Oracle comme un outil de contrôle social.

    Le concept de "cloud souverain" et l'utilisation de données privées sensibles, comme les dossiers médicaux, pour entraîner des agents d'IA visent à créer un verrouillage technologique total où les clients, une fois leurs données intégrées, ne peuvent plus quitter l'écosystème sans tout perdre. Si ce projet ne sauve pas financièrement Oracle, il risque surtout de transformer l'entreprise en un pilier technologique d'une surveillance autoritaire décomplexée.

    Cette vision dystopique se concrétise par le déploiement de caméras corporelles Oracle pour les forces de l'ordre, conçues pour ne jamais s'éteindre réellement, même lorsque l'officier demande une pause privée. Bien qu'Oracle prétende que ces enregistrements sont protégés et nécessitent une ordonnance judiciaire pour être consultés, une IA resterait en permanence à l'écoute et à l'affût, créant un système de surveillance de masse très intrusif.

    L'objectif de Larry Ellison est de transformer la société en un espace où la présence invisible, mais constante de la technologie dicte la norme sociale par la peur ou la conscience d'être observé. À en croire le milliardaire, la fragmentation actuelle des informations étatiques est un obstacle que l'IA doit surmonter en unifiant ces données hautement sensibles pour les rendre facilement consommables par des modèles de raisonnement automatisés.

    Le verrouillage technologique et l'érosion des contre-pouvoirs

    Le danger majeur de cette hégémonie réside dans la capacité d'Oracle à instaurer un verrouillage total, transformant son infrastructure en une « prison dorée » dont il est quasiment impossible de s'échapper. Une fois qu'un État ou une organisation a intégré ses données ainsi que ses processus d'inférence dans l'écosystème d'Oracle, le coût et la complexité d'une migration deviennent prohibitifs, garantissant la pérennité du système de surveillance.

    Parallèlement, la proximité personnelle de Larry Ellison avec certains dirigeants politiques fait craindre une forme de capture réglementaire, où les régulateurs étatiques n'auraient plus la volonté ou le pouvoir de freiner les dérives d'Oracle. Ainsi, Oracle pourrait agir en toute impunité, utilisant ses capacités de collecte de données pour renforcer son emprise tout en éliminant toute forme de contestation par une surveillance préventive et automatisée.

    Sam Altman : un personnage très controversé dans l'industrie

    Samuel Altman, 40 ans, est un homme d'affaires et entrepreneur américain qui occupe depuis 2019 le poste de PDG du laboratoire de recherche en IA OpenAI. Sam Altman a étudié à Stanford pendant deux ans avant d'abandonner ses études et de cofonder Loopt, un service de réseau géosocial pour smartphones. En 2011, il a rejoint Y Combinator, un accélérateur de startups et une société de capital-risque, dont il a été le président de 2014 à 2019.

    Mais Sam Altman est un personnage très controversé. Il a transformé OpenAI, fondée à l'origine comme organisation à but non lucratif, en une entreprise à but lucratif valorisée à des centaines de milliards de dollars, ce que beaucoup voient comme une trahison des idéaux fondateurs.

    Il est également une personne clivante. Sam Altman prêche la prudence sur les dangers de l'IA tout en étant celui qui accélère le plus son développement à des fins commerciales. Il est accusé de chercher à contrôler la réglementation sur l'IA. Il fait l'objet d'enquêtes remettant en cause son intégrité, d'accusations d'abus au sein de sa famille et incarne les inquiétudes profondes de la société face aux changements radicaux apportés par la technologie.

    Par exemple, dans une récente enquête, le New Yorker a documenté la gouvernance d'OpenAI et du caractère de son PDG. La juxtaposition était saisissante au point d'en être comique : d'un côté, l'homme qui se pose en architecte du futur de l'humanité ; de l'autre, le portrait que dressent de lui des dizaines d'ex-collaborateurs, partenaires et membres de son conseil d'administration, celui d'un dirigeant pathologiquement incapable de dire la vérité.

    Des détails du rapport révèlent que certains des collègues de Sam Altman estimaient qu’il manquait d’une expertise technique approfondie en programmation et en apprentissage automatique, bien qu’il dirige l’une des entreprises d’IA les plus influentes au monde. Selon l'article du New Yorker, plusieurs ingénieurs et initiés ayant travaillé avec le PDG ont déclaré qu’il ne disposait pas d’une grande expérience en codage ou en apprentissage automatique.

    Instabilité de la direction et des défis juridiques croissants

    La structure dirigeante subit des remaniements profonds avec le départ ou la mise en congé médical de plusieurs membres clés de la direction, tels que la responsable du déploiement de l'AGI, la directrice du marketing et le directeur de l'exploitation. Ces mouvements interviennent dans un climat de méfiance, alimenté par des rapports de presse suggérant que « le PDG Sam Altman aurait pu induire en erreur son conseil d'administration par le passé ».

    En complément, la startup est engagée dans un affrontement judiciaire potentiellement dommageable contre Elon Musk, dont les poursuites ont déjà commencé à exposer des communications internes confidentielles. Pour tenter de reprendre la main sur son image de marque, OpenAI a acquis le média en ligne TBPN afin de créer un espace de dialogue contrôlé sur les évolutions de l'IA. Cependant, ses détracteurs y voient une chambre de propagande.

    « En réfléchissant à l’avenir de la communication chez OpenAI, une chose m’est apparue clairement : les codes de communication habituels ne s’appliquent tout simplement pas à nous », avait déclaré la responsable du déploiement de l’AGI chez OpenAI, Fidji Simo, qui était auparavant la directrice des applications.

    OpenAI est vulnérable, en particulier à l’approche de son introduction en bourse potentielle. Alors que les investisseurs injectent des milliards de dollars, tous les regards sont tournés vers son bilan. La directrice financière Sarah Friar aurait exprimé ses inquiétudes quant au fait que l’entreprise ne soit pas prête à entrer en bourse aussi vite que le PDG Sam Altman le souhaite. En effet, la pression pour générer des revenus n’a jamais été aussi forte.

    Une croissance spectaculaire, mais très coûteuse pour OpenAI

    OpenAI connaît une croissance rapide. La startup dirigée par Sam Altman voit ses solutions s’imposer partout dans le monde, avec des revenus en nette accélération. Cela dit, cette expansion repose sur des dépenses colossales en calcul, en infrastructures cloud et en développement de modèles toujours plus puissants. Ces investissements augmentent presque au même rythme que l’usage, ce qui empêche OpenAI de dégager des marges confortables.

    L’IA générative ne fonctionne pas comme le logiciel classique. Dans le SaaS, la croissance du nombre d’utilisateurs permet généralement de diluer les coûts fixes : une fois le produit développé, servir un client supplémentaire coûte peu, ce qui améliore mécaniquement les marges à mesure que l’entreprise grandit. À l’inverse, dans l’IA générative, chaque nouvel utilisateur et chaque interaction supplémentaire entraînent des coûts marginaux significatifs.

    Les requêtes nécessitent du calcul intensif, mobilisent des infrastructures coûteuses et consomment beaucoup d’énergie. De plus, la course à des modèles toujours plus performants pousse les acteurs comme OpenAI à investir sans cesse dans l’entraînement de systèmes toujours plus grands et plus complexes, ce qui alourdit encore la structure de coûts. Cette caractéristique remet en cause l’idée selon laquelle la taille suffira à rendre OpenAI très rentable.

    Même à très grande échelle, une entreprise d’IA peut continuer à brûler du capital si ses revenus n’augmentent pas plus vite que ses dépenses. C’est cette rupture avec les lois économiques du logiciel traditionnel que les analystes économiques considèrent comme un point de fragilité central du modèle d’OpenAI.

    Les gains de productivité généralisés se font toujours attendre

    Plus de trois ans après le lancement de ChatGPT, les gains de productivité promis par l’IA générative se font toujours attendre. Dans les quelques domaines prometteurs, tels que le codage et le service à la clientèle, la concurrence s’intensifie entre OpenAI, Anthropic, Microsoft et des applications sur mesure utilisant leurs modèles ou ceux de tiers. Aucun laboratoire d’IA ne dispose d’un avantage suffisamment durable, ce qui rend leurs revenus vulnérables.

    Même si l'IA est considérée comme un moyen de stimuler la productivité sur le lieu de travail, elle n'a pas été la solution miracle vendue par le battage médiatique. Une étude du MIT a révélé que jusqu'à 95 % des projets pilotes d'IA dans les entreprises échouent à l'heure actuelle. Cela pose particulièrement problème au Royaume-Uni, qui est déjà confronté à une baisse de sa productivité à des niveaux jamais vus depuis l'époque victorienne.

    Le ministère britannique des Affaires et du Commerce a procédé à un essai du logiciel Microsoft 365 Copilot sur une période de trois mois. Mais il n'a observé aucune augmentation notable de la productivité. L’impact réel était plus nuancé que ne le suggéraient les supports marketing de Microsoft. La création de diapositives PowerPoint a été en moyenne plus rapide de sept minutes, mais a nécessité des corrections en raison d'une qualité « inférieure ».

    Même son de cloche du côté du gouvernement australien. Après une période d'essai, le personnel a jugé l'IA de Microsoft moins utile que prévu. Le rapport fait écho à des études antérieures selon lesquelles les assistants d'IA tels que Copilot et ChatGPT ne sont pas utiles dans les tâches complexes. Malgré ces limites, de nombreuses études ont rapporté une disparition inquiétante des portes de premier échelon, ce qui impacte les jeunes diplômés.

    La bulle de l'IA repose sur un mirage et des mensonges

    Edward Zitron estime que « beaucoup de nouvelles technologies intégrant l’IA ne sont que des itérations d’outils déjà existants, habillés de marketing extravagant ». Ces produits sont présentés comme révolutionnaires alors qu’ils ne font rien de fondamentalement nouveau. L’industrie se concentre sur l’image et le battage médiatique plutôt que sur la création de valeur réelle. Il critique le modèle de capital-risque et de l’investissement dans l’IA.

    Edward Zitron est auteur, podcasteur et spécialiste des relations publiques anglais. Il est connu pour ses analystes critiques sur le secteur technologique, notamment l'essor de l'IA générative. Il dénonce le battage médiatique intense autour des entreprises spécialisées dans l'IA générative. D'après lui, le secteur de l'IA utilise les médias pour dissimuler une croissance des infrastructures beaucoup plus lente que ce qui est annoncé officiellement.

    « Toute la bulle IA repose sur un vague sentiment d'inévitabilité : l'idée que si tout le monde croit suffisamment fort que rien de tout cela ne peut jamais, jamais mal tourner, alors à un moment donné, tous les problèmes évidents finiront par disparaître », a écrit Edward Zitron dans une nouvelle analyse.

    Edward Zitron affirme que le marché actuel de l'IA présente des signes inquiétants de surchauffe, rappelant la bulle Internet de la fin des années 1990, mais à une échelle encore plus grande. Les investissements massifs dans des startups souvent dépourvues de modèle économique viable alimentent une spéculation excessive, où la perception de croissance prime sur la création de valeur réelle. Les conséquences à terme pourraient être dévastatrices.

    Conclusion

    L’avenir d’Oracle dépend de sa capacité à réussir une transition brutale d'un éditeur de logiciels haut de gamme vers un fournisseur d'infrastructures de base. Ce faisant, Oracle risque de voir sa valorisation s'éroder. En misant tout sur OpenAI, qui est actuellement un gouffre financier aux prises avec un chaos interne et des marges bénéficiaires décevantes, Oracle s'expose directement aux risques opérationnels et financiers d'un partenaire instable.

    Si la bulle de l'IA venait à éclater ou si son partenaire principal s'effondrait, Oracle pourrait voir son influence s'estomper face à l'émergence de nouvelles sociétés natives de l'IA, voire faire face à une faillite pure et simple si ses flux de trésorerie négatifs ne permettent plus de couvrir ses dettes colossales.

    À terme, le succès d'Oracle pourrait moins dépendre de son excellence technique que de sa capacité à instaurer un verrouillage total des données et à bénéficier d'une protection politique dans cette initiative. Grâce à des contrats gouvernementaux stratégiques et une potentielle « capture réglementaire » liée à ses liens avec l'administration Trump, l'entreprise pourrait contourner les contrôles habituels pour s'imposer comme un passage obligé.

    En devenant un véritable Hotel California de la donnée, où sortir ses informations devient trop coûteux une fois l'inférence intégrée, Oracle parie que sa domination de fait sur les infrastructures critiques compensera sa gestion financière risquée et son retard historique dans le cloud computing.

    Et vous ?

    Quel est votre avis sur le sujet ?
    Que pensez-vous du grand pari d'Oracle sur OpenAI de Sam Altman ?
    Le virage stratégique d'Oracle vers l'IA sera-t-il couronné de succès à terme ?
    L'entrée en bourse d'OpenAI va-t-elle permettre à l'entreprise de tenir ses promesses ?
    Selon vous, comment OpenAI peut-il construire un modèle économique durable autour de l'IA générative ?
    Larry Ellison a-t-il misé toutes ses billes sur un projet sans avenir ? Que pensez-vous des dettes colossales contractées par Oracle ?
    Que pensez-vous du projet de surveillance de masse plébiscité par Larry Ellison ? Ce projet pourrait-il devenir une réalité ?

    Voir aussi

    Le secteur de l'IA s'apprête à passer un test crucial en 2026 : la vitesse à laquelle OpenAI brûle sa trésorerie pourrait être l'une des grandes questions pour savoir si la bulle éclatera

    Oracle va procéder à des licenciements qui pourraient toucher jusqu'à 30 000 personnes, Larry Ellison étant confronté à une crise de trésorerie pour respecter son engagement de 300 milliards $ envers OpenAI

    Bulle IA : OpenAI n'aurait pas atteint ses objectifs de chiffre d'affaires, ce qui fait chuter le cours de l'action Oracle, alors que les deux entreprises ont conclu un partenariat de 300 milliards $

  4. #44
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    Par défaut Oracle admet avoir licencié 21 000 employés au cours des 12 derniers mois en raison de l'adoption de l'IA
    Oracle a licencié 21 000 employés au cours des 12 derniers mois en raison de l'adoption et du déploiement de technologies d'IA, et Larry Ellison a averti que d'autres suppressions d'emplois pourraient suivre

    Oracle a procédé au licenciement de 21 000 employés au cours des douze derniers mois, alors qu'elle accélère l'adoption des technologies d'intelligence artificielle (IA) dans l'ensemble de ses activités, d'après son dernier rapport annuel. Le géant du cloud et des logiciels a indiqué qu'il comptait 141 000 employés au 31 mai 2026, soit une baisse de près de 13 % par rapport à l'année précédente. L'entreprise a précisé que le déploiement de l'IA avait contribué à ces suppressions d'emplois, tandis que son président exécutif, Larry Ellison, a averti que d'autres réductions de personnel pourraient avoir lieu.

    Oracle Corporation est une multinationale américaine spécialisée dans les technologies, dont le siège social est situé à Austin, au Texas. Cofondée à Santa Clara, en Californie, en 1977 par Bob Miner, Ed Oates et Larry Ellison, actuel président du conseil d'administration et directeur technique, Oracle figure parmi les 20 plus grandes entreprises mondiales en termes de capitalisation boursière. La société commercialise des logiciels de bases de données (notamment Oracle Database), des applications d'entreprise, ainsi que des infrastructures cloud et du matériel informatique.

    Lawrence Joseph Ellison est un homme d'affaires américain. Il a cofondé la société de logiciels Oracle Corporation, dont il a été le PDG de 1977 à 2014. Il occupe aujourd'hui les fonctions de directeur technique et de président exécutif de l'entreprise. Selon Forbes, la fortune de Larry Ellison était estimée entre 201 et 203 milliards de dollars début 2026, ce qui fait de lui la sixième personne la plus riche du monde.

    En avril 2026, Oracle a nommé Hilary Maxson au poste de directrice financière, avec une rémunération globale de 29,7 millions de dollars, comprenant un salaire annuel de 950 000 dollars et d'importantes attributions d'actions. Cette nomination est intervenue après que l'entreprise a licencié 30 000 employés par simple e-mail, alimentant le débat sur les priorités du groupe alors que celui-ci investit massivement dans I'IA.

    Selon son dernier rapport annuel déposé auprès de la Securities and Exchange Commission (SEC), Oracle a clôturé l'exercice 2026 avec environ 141 000 salariés à temps plein au 31 mai, soit 21 000 de moins que les 162 000 recensés à la même date en 2025, ce qui représente une baisse des effectifs de près de 13 %.

    « L'adoption et le déploiement des technologies d'intelligence artificielle dans l'ensemble de nos activités ont entraîné, et pourraient continuer d'entraîner, des réductions d'effectifs », a déclaré la société dans son dépôt réglementaire.


    Les charges de restructuration pour l'exercice 2026 se sont élevées à 1,8 milliard de dollars, soit une forte hausse par rapport aux 374 millions de dollars enregistrés par Oracle au cours de l'exercice précédent. Dans le cadre de ce qu'Oracle a baptisé le « Plan de restructuration 2026 » , un programme visant à renforcer l'efficacité opérationnelle notamment grâce à l'intégration de l'IA, la société prévoit des charges totales pouvant atteindre 2,1 milliards de dollars.

    La société a souligné que ses efforts de restructuration comportaient des risques. « Ce type de restructuration peut également entraîner une pénurie de personnel suffisamment qualifié pour certains postes, la perte d'un savoir-faire institutionnel précieux, ainsi qu'une baisse du moral et une difficulté à fidéliser les employés », indique le document. Oracle a également averti qu'elle pourrait ne pas parvenir à réaliser les économies escomptées dans les délais prévus.

    Sur le plan géographique, les quelque 141 000 employés d'Oracle se répartissaient, au 31 mai, entre environ 49 000 basés aux États-Unis et environ 92 000 travaillant à l'étranger.

    Les réductions d'effectifs chez Oracle s'inscrivent dans une tendance plus générale observée au sein des grandes entreprises technologiques. Meta a commencé le mois dernier à notifier environ 8 000 employés de leur licenciement, invoquant la nécessité de financer son développement dans le domaine de l’IA. En mai, pour le troisième mois consécutif, l’IA a été citée comme la principale raison des suppressions d’emplois dans l’ensemble des secteurs d’activité aux États-Unis, les licenciements liés à l’IA s’élevant à 38 579 pour ce seul mois.

    Ces coupes chez Oracle interviennent alors que l’entreprise consacre d’importantes dépenses à l’extension de son infrastructure de centres de données IA. Les dépenses d’investissement de l’entreprise ont atteint 55,7 milliards de dollars au cours de l’exercice 2026, soit une forte hausse par rapport aux 21,2 milliards de dollars de l’année précédente, ce qui a fait basculer le flux de trésorerie disponible en territoire négatif, à -23,7 milliards de dollars.

    À la suite de la publication des résultats du quatrième trimestre d’Oracle, la directrice financière Hilary Maxson a déclaré aux analystes que les dépenses d’investissement nettes pour l’exercice 2027 devraient s’élever à environ 70 milliards de dollars. Oracle a levé 43 milliards de dollars sous forme de dette et 5 milliards de dollars sous forme de capitaux propres au cours de l’exercice 2026 afin de financer ce développement.

    Les obligations de performance restantes de la société, qui correspondent aux revenus contractuels mais non comptabilisés, s'élevaient à 638 milliards de dollars au 31 mai, contre 138 milliards de dollars un an plus tôt, grâce notamment à d'importants contrats liés à l'IA dans le cloud.

    Au cours des douze derniers mois, l'action Oracle a perdu environ 15 % de sa valeur, selon l'hebdomadaire financier Barron's.

    Alors qu'Oracle mise fortement sur l'essor de l'IA pour soutenir sa croissance, les ambitions de l'entreprise dans ce domaine sont étroitement liées à la dynamique financière de ses principaux partenaires. Oracle a en effet conclu un accord de 300 milliards de dollars sur cinq ans avec OpenAI pour fournir l'infrastructure informatique nécessaire à ses activités d'IA. Toutefois, en avril 2026, le Wall Street Journal a rapporté qu'OpenAI n'avait pas atteint ses objectifs en matière de chiffre d'affaires, ce qui a fait chuter le cours de l'action d'Oracle. Bien qu'OpenAI ait rejeté ces affirmations, ces révélations ont suscité des inquiétudes quant à la capacité du laboratoire d'IA à honorer ses engagements financiers.

    Source : Rapport annuel d'Oracle déposé auprès de la SEC

    Et vous ?

    Quel est votre avis sur le sujet ?
    Trouvez-vous la décision d'Oracle de réduire ses effectifs au profit de l'IA crédible ou pertinente ?

    Voir aussi :

    Le pari risqué de Larry Ellison : Oracle mise tout sur OpenAI. Cela portera-t-il ses fruits ou fera-t-il éclater la bulle de l'IA ? L'action Oracle chute après qu'OpenAI a manqué ses objectifs de revenus

    Oracle va procéder à des licenciements qui pourraient toucher jusqu'à 30 000 personnes, Larry Ellison étant confronté à une crise de trésorerie pour respecter son engagement de 300 milliards $ envers OpenAI

    La plus grande vague de licenciements jamais organisée par Oracle ne s'est pas accompagnée d'un appel téléphonique, d'une réunion ou d'un entretien avec un responsable, mais seulement d'un e-mail

    Oracle a commencé à licencier des employés dans ses bureaux à travers le monde, des travailleurs ont reçu dès 6 h du matin des courriels de licenciement émanant de la « direction d'Oracle »
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  5. #45
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    Par défaut Oracle est dos au mur après avoir accumulé plus de 150 milliards de dollars de dettes adossées à l'IA
    Oracle est-il condamné ? L'entreprise est dos au mur après avoir accumulé plus de 150 milliards de dollars de dettes adossées à l'IA
    elle pourrait être le premier domino à tomber si la bulle de l'IA éclate

    Oracle fait face à une précarité financière inquiétante. L'entreprise a délaissé un modèle logiciel lucratif pour s'endetter lourdement dans le cloud et l'IA. Elle a pris un risque démesuré en devenant une bailleuse de fonds pour OpenAI, assumant des engagements financiers que le laboratoire d'IA ne porte pas à son propre bilan. Cette stratégie a entraîné une dégradation de la note de crédit de l'entreprise, désormais proche de la catégorie spéculative. La société est à bout de souffle et s'est vu obliger de licencier 21 000 personnes pour rester à flot. Si la bulle de l'IA éclate, Oracle pourrait être la première pièce d'un effet domino dévastateur pour l'industrie.

    Oracle est historiquement l'une des entreprises technologiques les plus critiquées du secteur des logiciels, bien qu'elle équipe plus de 95 % des entreprises du Fortune 500. L'entreprise est parfois décrite comme un cabinet d'avocats déguisé en une société de logiciels, illustré par cette plaisanterie : « quelle est la différence entre travailler avec Oracle et être pris en otage ? Eh bien, si vous êtes un otage, quelqu'un finit par négocier une libération ».

    Pourtant, malgré cette réputation difficile, l'entreprise générait autrefois d'importants flux de trésorerie de manière très stable. Aujourd'hui, Oracle s'est lancée dans une stratégie extrêmement précaire en misant massivement sur la construction de centres de données destinés aux charges de travail de l'IA.

    Oracle dépense ses liquidités plus vite qu’il ne parvient à générer des revenus, alors qu’il est en pleine expansion de ses centres de données, un projet de 250 milliards de dollars. Cela a conduit S&P Global Ratings à abaisser la notation de crédit la société à BBB-, soit un cran seulement au-dessus du statut « spéculatif ». Moody’s Ratings a émis une perspective négative, ce qui signifie qu’une nouvelle dégradation est possible à moyen terme.

    Les montants projetés pour construire cette infrastructure mondiale sont vertigineux, bien que les différentes prévisions n'incluent pas toujours exactement les mêmes paramètres d'analyse. Le financement par emprunt dans le domaine de l’IA deviendra un marché du crédit de plusieurs milliers de milliards de dollars, avec un encours de dette qui dépasse les 7 000 milliards de dollars d’ici 2029, une évolution qui inquiète de nombreux experts financiers.

    Un modèle économique sans perspective de rendement clair

    L'entreprise a progressivement abandonné son modèle traditionnel de vente de licences logicielles, qui offrait des marges brutes confortables d'environ 70 % et des coûts marginaux quasi nuls. À la place, le géant du logiciel a décidé de devenir un grand propriétaire immobilier dans le secteur technologique, empruntant massivement pour acheter des processeurs graphiques (GPU) et construire de grands centres de données qu'il loue ensuite.


    Cette orientation l'a fait passer d'une machine à générer des liquidités à haut rendement à une entreprise d'exploitation locative à très faible marge. En conséquence, Oracle a accumulé plus de 150 milliards de dollars de dettes, et sa note de crédit a récemment été dégradée. Les ambitions d'Oracle de dominer le développement de l'IA se heurtent à un obstacle majeur : « financer un vague de dépenses sans nuire davantage à sa solvabilité ».

    George Catrambone, responsable des titres à revenu fixe chez DWS Americas, note : « elles se trouvent dans une situation délicate. Alors que le cycle de crédit entre dans une phase avancée, je pense qu’il devient de plus en plus difficile pour certaines de ces entreprises de conserver leurs notations, mais surtout de financer leur expansion ». Le risque pour Oracle est de se faire distancer dans une course qu’il s’était fixé de remporter.

    D’autres géants de l’IA, tels qu’Alphabet et Meta, suivent une trajectoire opposée, générant des liquidités plus que suffisantes pour financer leurs investissements. « Cela leur confère une plus grande flexibilité financière pour dépenser davantage qu’Oracle et résister aux ralentissements du secteur », selon S&P.

    L'entreprise est au dos au mur, mais continue de dépenser

    S&P explique avoir constamment sous-estimé le montant qu'Oracle devrait dépenser en amont pour ses investissements dans l'IA. Ces investissements ont conduit l'entreprise à dépenser plus de 20 milliards de dollars au cours des quatre derniers trimestres, après déduction des dépenses d'investissement. Selon les analystes de Wall Street, pour améliorer sa notation, l'entreprise de Larry Ellison doit impérativement démontrer sa solvabilité.

    « Oracle souhaite conserver cette notation “investment grade”, et pour y parvenir, l’entreprise va devoir démontrer qu’elle n’inonde pas le marché avec davantage d’offres », a déclaré Andrew Wells, directeur des investissements chez SanJac Alpha. « Elle est en quelque sorte acculée et doit prendre une décision : va-t-elle décevoir les investisseurs obligataires ou les investisseurs en actions ? ». Les marchés financiers en ont pris bonne note.

    « C'est le début d'un retournement de tendance : le coût du capital a un prix, ce n'est pas gratuit », a déclaré George Catrambone, ajoutant que les dépenses des hyperscaleurs avaient jusqu'à présent bénéficié d'un contexte macroéconomique favorable, avec des écarts de crédit proches de leurs plus bas niveaux depuis des décennies. « Et si la Fed finissait par devoir relever ses taux ? » Le coût de la dette d'Oracle augmenterait fortement.

    Selon le cabinet d’études CreditSights, les dépenses d’investissement d’Oracle devraient augmenter au moins jusqu’à l’exercice 2029. Cette tendance n’est pas sans rappeler celle de nombreux autres hyperscaleurs, dont Google, Meta, Microsoft et Amazon. Au total, ces géants de la technologie prévoient de dépenser jusqu’à 725 milliards de dollars rien qu'en 2026, principalement dans des équipements de centres de données dédiés à l’IA.

    OpenAI : l'alliance risquée avec un laboratoire sous tension

    En septembre, Larry Ellison est brièvement devenu l’homme le plus riche du monde, après avoir fait entrer Oracle dans le nouvel univers de l’IA. Mais son pari audacieux de sur l’IA reposait sur un endettement astronomique, dont les répercussions dépassent largement le cadre de son entreprise. Aujourd'hui, il est passé du statut de l'homme le plus riche du monde à celui d’acteur le plus vulnérable dans le jeu de plus en plus instable de l’IA.

    Il a contracté des dettes de plus en plus inquiétantes. L'orgueil et la peur de l'obsolescence ont poussé Oracle à sacrifier sa stabilité pour un pari incertain sur des infrastructures à dépréciation rapide. Ce bouleversement financier est d'autant plus périlleux qu'Oracle a lié son sort de manière intime à OpenAI.

    Bien qu'OpenAI possède environ 73 milliards de dollars de liquidités apportées par ses autres investisseurs, ce montant est jugé insuffisant pour couvrir ses engagements d'achats colossaux en infrastructures, en puces et en énergie, qui n'apparaissent pas dans son bilan. (D'après une récente étude publiée par Nikkei, Alphabet, Microsoft, Amazon, Meta et Oracle portent à eux seuls 1 650 milliards de dollars de dette hors bilan adossée à l'IA.)

    OpenAI ne contracte presque pas de dettes, c'est Oracle et d'autres investisseurs qui endossent ce fardeau financier. L'entreprise de Sam Altman perd elle-même des milliards de dollars par an. Pour Oracle, la situation est particulièrement alarmante, car « la société de Larry Ellison a emprunté sur 30 ans de revenus de licences pour construire des entrepôts climatisés pour GPU pour un client qui a perdu de l'argent chaque année de son existence ».

    Le syndrome du dinosaure et le risque élevé d'effondrement

    Pourquoi délaisser une activité logicielle à forte marge pour une autre à la rentabilité incertaine ? Cette prise de risque monumentale pourrait en grande partie s'expliquer par la défaite d'Oracle lors de la première guerre du cloud face à des géants comme Amazon, Microsoft et Google. Oracle s'est alors retrouvé dans une position inconfortable, risquant d'être perçu comme obsolète et de rejoindre les dinosaures technologiques, à l'instar d'IBM.

    La fièvre de l'IA lui a offert une occasion inespérée de rattraper son retard en fournissant une puissance de calcul à quelques clients disposant de budgets gigantesques. Cependant, le pari est qualifié d'extrêmement dangereux, car la dette d'Oracle est engagée sur le long terme, tandis que la durée de vie technologique des GPU et d'autres composants des centres de données est très courte en raison de leur dépréciation extrêmement rapide.

    De plus, OpenAI ne génère pas de bénéfices et fait désormais face à une concurrence acharnée. Si cette coûteuse stratégie d'infrastructure ne se transforme pas rapidement en liquidités réelles, Oracle pourrait se retrouver en situation de grave difficulté financière. De nombreux clients d'Oracle ressentiraient sans doute une certaine satisfaction de voir cette entreprise trébucher après des années de pratiques commerciales et d'audits agressifs.

    Toutefois, les analystes préviennent qu'il faut se méfier d'un tel scénario en raison du danger systémique que cela représente. En effet, à cause des montages financiers circulaires actuels liant des acteurs l'IA, comme Oracle, OpenAI et Nvidia, la chute d'Oracle pourrait déclencher une véritable réaction en chaîne. Il est ainsi fort possible qu'Oracle soit le tout premier domino à tomber lors de l'éclatement de cette énorme bulle financière de l'IA.

    L'activité logicielle historique d'Oracle est désormais menacée

    Oracle explore de nouvelles façons de réduire sa consommation de trésorerie, notamment en demandant à certains clients de payer d’avance l'utilisation de sa puissance de calcul. Les dirigeants de l’entreprise se sont aussi engagés à préserver sa solvabilité. Une dégradation de la note à « junk » (catégorie spéculative) par au moins deux agences de notation augmenterait fortement les coûts de la dette d’Oracle. Les enjeux sont considérables.

    Oracle risque non seulement de perdre l’accès au marché bien plus vaste des titres de dette de haute qualité, mais la société ne peut pas non plus se permettre de perdre la confiance de ses clients professionnels dans le secteur des bases de données, qui comptent sur sa stabilité pour la sécurité de leurs données.

    Si Orale souhaite éviter que ses investissements ne le conduisent au statut de « junk », il devra peut-être émettre davantage d’actions, réduire ses dépenses d’investissement, voire les deux. Ces options ont un coût élevé. Par ailleurs, près de la moitié des 638 milliards de dollars d’obligations de performance restantes d’Oracle, une mesure des revenus futurs contractuels, y sont liées, d'après les estimations de l'agence de notation S&P.

    Les analystes s’interrogent sur la capacité d’endettement réelle d'Oracle, et la réponse tend à être qu’il doit démontrer des progrès en matière de monétisation de l’IA. Pour l'instant, l'IA reste un gouffre financier aux perspectives de rentabilité incertaines. L'industrie américaine de l'IA, basée sur des modèles fermés, est désormais confrontée à la concurrence féroce des modèles à poids ouverts chinois, ce qui menace sérieusement sa domination.

    Et vous ?

    Quel est votre avis sur le sujet ?
    Que pensez-vous de la situation inquiétante d'Oracle dans l'industrie de l'IA ?
    Oracle est-il condamné ? Ou l'IA va-t-elle tenir ses promesses et permettre à Oracle de gagner son pari ?
    Quelles sont vos prédictions sur l'avenir de l'industrie de l'IA ? Y aura-t-il un vainqueur ? Si oui, qui l'emportera selon vous ?
    Oracle a parié son avenir sur les modèles propriétaires d'OpenAI, mais les modèles équivalents ouverts de la Chine séduisent davantage. Quel impact cela pourrait-il avoir sur le pari d'Oracle ?

    Voir aussi

    Oracle dans la tourmente après avoir misé 300 milliards de dollars sur OpenAI ? L'entreprise veut devenir un hyperscaler de première division grâce à l'IA, mais le marché y voit un pari dangereux

    Le boom des infrastructures informatiques destinées à l'IA, évalué à 11 000 milliards de dollars, pourrait laisser Wall Street avec un marché de la dette de 7 000 milliards de dollars sur les bras

    Des documents financiers divulgués révèlent qu'OpenAI perd des milliards de dollars par an. La croissance du chiffre d'affaires est largement éclipsée par les dépenses de R&D et autres coûts

  6. #46
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    elle pourrait être le premier domino à tomber si la bulle de l'IA éclate
    Si la bulle IA éclate?

    La question n'est pas "SI" mais "QUAND"!!!!!

    Depuis le début de la finance, il n'y a jamais eu... Je dis bien JAMAIS eu une bulle spéculative qui n'éclate pas!!!

    Depuis le premier crash recensé aux Pays-Bas en février 1637 avec l'éclatement du marché spéculatif des oignons de tulipes, en passant par les emprunts russes, la crise de 29, la bulle internet, la crise des subprimes jusqu'à aujourd'hui le monde financier n'est qu'une succession de crash: Ceux qui gagnent sont ceux qui sont les premiers à investir dans une bulle et les premiers qui en sortent, les "suiveurs" sont toujours ceux qui perdent tout jusqu'à leur slip!!!

    Comme dit l'autre: "Un arbre ne pousse pas à l'infini"

    ---

    PS:
    La bulle IA vient d'ailleurs de faire une première victime: Le hedge fund "Situational Awareness" fondé en 2024 par un jeune allemand Leopold Aschenbrenner, présenté comme un "génie visionnaire" par les médias et qui se vantait faire une performance de 400% sur le premier semestre 2026 en se concentrant sur les valeurs boursières en relation avec l'IA.

    Et bien le hedge fund a perdu 70% de sa valeur au mois de juillet 2026, les banques prêteuses ont exigé une couverture pour l'argent prêté et le "petit génie" a dû vendre son hedge fund à la concurrence pour une somme dérisoire!!!

    Son "génie visionnaire dans l'IA" n'aura duré que 1 an et demi

  7. #47
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    Citation Envoyé par Anselme45
    Depuis le début de la finance, il n'y a jamais eu... Je dis bien JAMAIS eu une bulle spéculative qui n'éclate pas!!!
    Rétrospectivement c'est sûr que toutes les bulles ont éclaté vu que quand ça n'éclate pas, on appelle pas ça une bulle.
    Mais il y a eu beaucoup de cas de nouveaux marchés qui ont monté et se sont stabilisé ou ont dégonflé progressivement sans chute violente. Et même quand il y a eu des crashs, il y a parfois des survivants qui restent des valeurs sure comme Facebook.
    Je dis pas que le crash n'est pas une vraie possibilité, mais c'est plus compliqué que dire ça va péter, c'est sur.

  8. #48
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    Citation Envoyé par Uther Voir le message
    Mais il y a eu beaucoup de cas de nouveaux marchés qui ont monté et se sont stabilisé ou ont dégonflé progressivement sans chute violente.
    Comme il y a eu beaucoup de cas de non-bulles, cela ne vous sera pas difficile d'en donner ici quelques exemples... Je suis impatient!

  9. #49
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    Par défaut Oracle, Oh désespoir
    Oracle, l'une des pires entreprises qui existe, avec Microsoft.

    Bon débarra :

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